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Sainte Joséphine Bakhita

Posté par diaconos le 27 juillet 2022

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Joséphine Bakhita  L’esclave devenue sainte

Joséphine Bakhita naquit en 1869 au Soudan, province du Darfour, à Olgossa, à l’ouest de Nyalaa, près du Mont Agileri, dans  la tribu nubienne des Daadjo. Issue d’une famille composée de quatre sœurs et de trois frères, elle n’avait que cinq ans lorsque sa sœur Kishmet fut enlevée sous ses yeux par des trafiquants d’esclaves en 1874.  Alors qu’elle avait près de neuf ans, elle fut victime de négriers musulmans qui la vendirent et la revendirent plusieurs fois, sur les marchés d’El Obeid (une ville du centre du Soudan) et de Khartoum (capitale du Soudan), en lui infligeant de mauvais traitements.

Le traumatisme fut si grand qu’elle en oublia son premier nom. C’est ainsi qu’on lui donna le nom de Bakhita, qui signifie « la chanceuse » en arabe. Elle appartint quelques années à un général turc qui lui fit subir de cruels tatouages, bien avant de décider de vendre tous ses esclaves, au début de la guerre des mahdistes (1880-1889) . Bakhita fut alors acquise par le consul d’Italie à Khartoum, Calisto Legnani, en 1883.

À quatorze ans sa vie changea radicalement : Calisto Legnani, étant assez bon, se prit d’affection pour elle. Joséphine Bakkita n’eut plus de réprimandes, de coups, de châtiments. Joséphine hésita, pendant quelque temps, à croire à tant de paix et de tranquillité. En 1885, le consul Legnani dût quitter le Soudan à cause de la révolution mahdiste et Bakhita lui demanda de l’emmener. Il finit par accepter, et ils embarquèrent, à Suakin, avec une famille amie, les Michieli.

Arrivés à Gênes, Madame Maria Turina Michieli demanda à garder Bakhita à son service. Elle arriva ainsi à Zianigo, près de Mirno dans la province de Venise. Madame Michieli ayant eu une petite fille, Mimmina, elle en confia la garde à Bakhita qui s’en occupa avec beaucoup de tendresse. C’est ensemble qu’elles retournèrent au Soudan, à Suakin, pour tenir un hôtel, avant de revenir à nouveau en Italie.

Là, Madame Michieli confia pour une brève période sa petite fille et Bakhita à l’institut des Catéchistes de Venise, tenu par les religieuses canossiennes. Lorsque Madame Michieli voulut la reprendre pour la ramener chez elle, elle demanda à rester chez les religieuses, malgré sa tristesse de quitter Mimmina, ce qui fut difficilement accepté. Madame Michieli, refusant de se séparer de Bakhita, elle tenta de faire intervenir diverses personnalités pour la sortir de l’Institut.

L’affaire alla jusqu’à un procès. Néanmoins, le 29 novembre1889, le procureur déclara Bakhita libre de choisir là où elle voulut rester puisque l’esclavage n’existe pas en Italie. Les religieuses firent son instruction avec beaucoup de patience, et lui firent connaître ce Dieu que tout enfant, elle sentit dans son cœur sans savoir qui il était. Voyant le soleil, la lune et les étoiles, Bakhita se posa la question : « Qui donc est le maître de ces belles choses ? « Et éprouva une grande envie de le voir, de le connaître et de lui rendre hommage.

Le neuf janvier 1890, elle fut baptisée par le cardinal archevêque de Venise, Monseigneur Domenico Agostini, et reçut la confirmation. Elle aimait à baiser les fonts baptismaux en disant : »Ici, je suis devenue fille de Dieu » . Trois ans après, elle demanda à devenir religieuse, à 24 ans. La Sœur Supérieure, Anna, le cardinal-archevêque de Venise, Monseigneur Domenico Agostini, et reçut la confirmation. Elle aimait à baiser les fonts baptismaux en disant : » Ici, je suis devenue fille de Dieu «

Le neuf janvier 1890, elle fut baptisée par le cardinal archevêque de Venise, Monseigneur Domenico Agostini, et reçut la confirmation. Elle aimait à baiser les fonts baptismaux en disant :   »Ici, je suis devenue fille de Dieu » . Trois ans après, elle demanda à devenir religieuse, à 24 ans. La Sœur Supérieure, Anna,  le cardinal-archevêque de Venise, Monseigneur Domenico Agostini, et reçut la confirmation. Elle aimait à baiser les fonts baptismaux en disant :   » Ici, je suis devenue fille de Dieu «  

Trois ans après, elle demanda à devenir religieuse, à 24 ans. La Sœur Supérieure, Anna Previtali, lui dit :  «  Ni la couleur de la peau, ni la position sociale ne sont des obstacles pour devenir sœur ». Le 7 décembre 1893, Bakhita rejoignit le noviciat des Sœurs de la Charité à l’institut de catéchuménat de Venise. Le huit décembre 1896, à Vérone, elle prononça ses premiers vœux. En 1902, elle fut transférée à Schio, province de Vicence où, pendant plus de cinquante ans, elle s’occupa de la cuisine, de la lingerie, de la conciergerie. En 1927, elle prononça  ses vœux perpétuels.

Aimée de tous, on lui donna le surnom de « Madre Moretta  « Notre petite Mère noire ». Elle disait souvent : « Soyez bons, aimez le Seigneur, priez pour ceux qui ne le connaissent pas. Voyez comme est grande la grâce de connaître Dieu. «   En 1910, elle écrivit son histoire à la demande de sa Supérieure, sœur Margherita Bonotto. Après une longue et douloureuse maladie, et une pénible agonie où elle revit les jours de son esclavage en murmurant : «  Lâchez mes chaînes, elles me font mal  » , elle  mourut le huit février 1947 en invoquant : «  Notre Dame ! Notre Dame !  » . Les gens vinrent se recueillir sur sa tombe.

Le procès pour la cause de canonisation commença douze ans après sa mort, et le premier décembre1978, l’Église publia le  décret sur l’héroïcité de ses vertus. La divine Providence qui prend soin des fleurs des champs et des oiseaux du ciel, guida  cette esclave soudanaise, à travers d’innombrables souffrances, vers la liberté humaine et celle de la foi, jusqu’à la consécration  de sa propre vie pour l’avènement du Royaume. Joséphine Bakhita a été canonisée en l’an 2000 par le pape Jean Paul II.

 Prière à sainte Joséphine Bakhita

Sainte Joséphine Bakhita cette sœur universelle, modèle évangélique de foi simple et de charité, donne à nous aussi la volonté de grandir et d’aimer selon l’Évangile. Exauce-nous les Prières de toutes les personnes qui invoquent son intercession. Donne-nous la grâce d’un cœur miséricordieux comme le sien, cœur capable de pardonner même à ceux qui nous ont fait du mal, cœur capable de vaincre le mal avec la puissante♥force du bien. »

Sainte Joséphine Bakhita, Priez pour nous ! O Dieu notre Père, Liberté pour les opprimés et Consolateur des pauvres qui appelle les hommes et les femmes de chaque Nation à goûter la béatitude de la Liberté et de la Foi, allume en Tes fils le désir de la Sainteté dont Tu as comblé Sainte Joséphine Bakhita, Vierge, pour que, fidèles à Tes Commandements, nous Te servions avec la même pureté de cœur. Nous Te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Compléments

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♥ Bakhita, l’esclave devenue sainte

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Samedi de la quatorzième semaine du Temps Ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 8 juillet 2022

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# La théologie de la substitution, ou théorie de la substitution, ou super impressionnisme est une doctrine selon laquelle le christianisme se serait substitué au judaïsme dans le dessein de Dieu. Au milieu du IIe siècle, Justin de Naplouse (100-114 – 162-168) défendit le christianisme contre un interlocuteur juif fictif, affirma que l’Église fut le véritable Israël. Pour sa part, au IIe siècle, Marcion préconisait de rejeter en bloc l’influence judaïque sur la foi chrétienne. Le marcionisme a été condamné en 144.

 La théologie de la substitution prit une place énorme chez les Pères de l’Église : considérant qu’Israël ne s’était pas converti, puisqu’il n’avait pas reconnu le Messie, ils affirmèrent que son rôle était terminé, et que les chrétiens devaient le remplacer. Cette doctrine fut développée par plusieurs auteurs, parmi lesquels : Tertullien (né vers 150-160 et mort vers 230-240) à Carthage. Jean Chrysostome (349-407), patriarche de Constantinople, Augustin d’Hippone (354-430). Dans le catholicisme, la paternité de la théologie de la substitution est généralement attribuée à Paul de Tarse. Le concile de Florence au XVe siècle a réaffirmé la théologie de la substitution.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres :  «  Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. Il suffit que le disciple soit comme son maître, et le serviteur, comme son seigneur. Si les gens ont traité de Béelzéboul le maître de maison, ce sera bien pire pour ceux de sa maison. Ne craignez donc pas ces gens-là ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ?

Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »

Jésus est venu pour accomplir

Jésus n’est pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; aucun trait de la loi divine ne passera jusqu’à ce que tout ait été accompli ; la violer ou l’observer, c’est être petit ou grand dans le royaume des cieux : et ceux-là n’y entreront pas dont la justice ne surpasse pas celle des pharisiens. Quelle est cette justice supérieure, comment faut-il interpréter la loi ? Jésus le montra par une série d’exemples empruntés à la loi morale.

Premier exemple : interprétation du cinquième commandement. La loi dit : « Tu ne tueras point », et le meurtrier est punissable par le jugement. Mais moi je vous dis que la colère ou des paroles de mépris ou de haine contre un frère sont une violation de la loi et méritent la condamnation. Aucun acte de piété n’est possible dans ces sentiments : va premièrement te réconcilier avec ton frère. Sois promptement d’accord avec ton adversaire, tandis qu’il en est temps, de peur que tu ne sois condamné.

Second exemple : interprétation du sixième commandement. La loi dit : « Tu ne commettras pas  d’adultère » ; mais moi je vous dis que regarder une femme avec convoitise, c’est violer le commandement. C’est dans le cœur qu’il faut déraciner le mal, fût-ce par un sacrifice pareil à celui de s’arracher un œil ou de se couper une main. Ainsi encore, la loi permet le divorce ; mais moi je vous dis que quiconque répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère.

Troisième exemple : La loi interdit le parjure et ordonne de tenir fidèlement les serments ; mais moi je vous dis : Ne jurez pas du tout, ni par des objets sacrés, ni par des choses terrestres ; mais contentez-vous d’affirmer la vérité par un oui ou un non. .

Quatrième exemple : Il a été dit : « œil pour œil, dent pour dent » ; mais moi je vous dis : de ne pas résister au méchant, de souffrir des injures et des pertes, de donner et de prêter libéralement.

Cinquième exemple : Il a été dit : « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi » ; mais moi je vous dis : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous maudissent et vous persécutent, et priez pour eux, afin qu’ainsi vous soyez fils de votre Père, qui donne à tous des marques de sa bonté. Aimer ceux qui vous aiment, de quelle récompense cela est-il digne ? Le but suprême à atteindre, c’est la perfection même de Dieu.

Si l’on considère que Jésus caractérisa les vrais membres de son royaume, ceux qui ont faim et soif de la justice et dont les hommes doivent voir les bonnes œuvres, et qu’il exposa l’esprit et la pratique de cette justice véritable telle que la formule la loi divine, on se convaincra qu’il existe entre ces deux pensées fondamentales un lien intime.

À ce point de vue on comprend d’autant mieux la déclaration que lui, le Messie, n’est pas venu, pas entré dans son ministère pour abolir la loi ou les prophètes, comme le pensèrent les Juifs, qui s’attendirent à ce que leur Messie transformerait toute la loi. La loi et les prophètes, c’est toute l’économie mosaïque et toutes les révélations de l’ancienne alliance, soit comme institutions, soit comme Écriture sainte. Il a enseigné, révélé le sens complet et spirituel de la loi divine, que le pharisaïsme avait matérialisée par sa doctrine des observances extérieures. Jésus accomplit parfaitement la loi par sa vie sainte. Il réalisa, par son œuvre et par sa mort l’ancienne alliance, avec ses types, ses figures, ses sacrifices, ses promesses et ses espérances.

Cet accomplissement, dans un sens plus élevé, plus parfait, l’Évangile de Christ l’opère à son tour dans le cœur des croyants. Ainsi Jésus a accompli la loi et les prophètes d’une manière organique et vivante, comme la fleur accomplit le bouton, comme le fruit accomplit la fleur. Et en portant nos regards plus loin, nous pouvons attendre encore pour l’avenir l’accomplissement de ce qu’il y a de plus excellent dans l’économie présente, notre communion avec Jésus, la joie de ses rachetés : «  Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » » (Jn 15, 11)

Un de ces plus petits commandements, c’est ce que Jésus désigna comme un iota ou un trait de lettre. Le violer ou l’abolir ainsi de fait  et enseigner les autres à le faire, c’est s’exposer à n’occuper qu’un degré très inférieur dans le royaume des cieux. L’expression dont Jésus se servit : il sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ne signifie pas qu’il sera exclu de la félicité éternelle (Augustin, Luther, Calvin), ce sens est contraire aux termes ; elle ne signifie pas qu’il n’aura qu’une petite part du bonheur à venir (Meyer), car l’Évangile n’enseigne pas qu’il y aura des degrés divers dans ce bonheur. Elle signifie qu’il n’aura qu’une part moindre et un rôle inférieur dans l’établissement du règne de Dieu sur la terre (B. Weiss).

Celui qui croit pouvoir travailler à l’œuvre de ce règne plus efficacement en s’affranchissant de l’obéissance aux commandements qui lui paraissent secondaires, en les abolissant dans sa conduite et ses préceptes, se trompe. C’est la fidélité dans les petites choses, l’accomplissement scrupuleux de l’humble devoir, qui rendent apte au royaume de Dieu. Il faut d’ailleurs envisager ces commandements dans leur esprit et dans leur ensemble, qui forme un tout inviolable, la volonté de Dieu.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Si ♥veux entrer dans la vie, observe les commandements

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 Vidéo  Jésus et les messies de son temps1

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Quinzième dimanche du Temps Ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 4 juillet 2022

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De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : «  Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? «  Jésus lui demanda :  «  Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ?  Et comment lis-tu ? «  L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »  Jésus lui dit : « « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. »  Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? « 

 Jésus reprit la parole :« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.

Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : ‘Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.’ Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? «  Le docteur de la Loi répondit : « « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »  Jésus lui dit : « « Va, et toi aussi, fais de même. » (Lc 10, 25-37)

-L’amour de Dieu et l’amour des autres sont indissociables

La révélation chrétienne affirme que l’authentique relation à Dieu PÈRE, en nous libérant de toute aliénation, nous rend totalement capables de nous ouvrir aux personnes que nous découvrons comme « FRÈRES ». C’est pourquoi les deux premiers commandements de la Loi de Moïse qui restent la base de la Loi chrétienne sont indissociables  en famille ou  au hasard d’une conversation dans votre milieu professionnel, on vous a peut-être posé cette question : « À quoi crois-tu ?   Nous n’aimons généralement pas du tout être mis en cause de cette façon, surtout quand la question est malveillante ou lorsque notre interlocuteur ne semble pas de bonne foi.

Jésus, la loi comportait 613 préceptes : 365 interdictions et 248 commandements ! Pour les chefs religieux, la grande priorité c’était le respect de ces préceptes. Ils ne voyaient que ce qui était permis ou défendu et ils n’avaient que mépris pour les personnes qui ne respectaient pas cette Loi.    La discussion sur le plus grand commandement opposait particulièrement les Pharisiens, qui défendaient l’égale importance de ces préceptes aux Saducéens qui souhaitaient les hiérarchiser pour présenter le cœur de la religion juive aux personnes de l’extérieur.

Jésus n’échappa pas à ce genre de piège : les maîtres juifs l’épièrent pour le prendre en défaut, tous unis contre lui ! Les pharisiens, voyant que leurs adversaires saducéens avaient été réduits au silence, prirent la relève et déléguèrent auprès de Jésus l’un de leurs spécialistes connaissant parfaitement la Loi. ; «   Maître, dans la Loi, quel est le plus grand commandement ?  » Dans sa réponse Jésus cita le commandement de l’amour de Dieu :  » Tu aimera le Seigneur ton Dieu de toute ton âme, de tout ton cœur et de tout ton esprit »  (Mt 22, 37)  Ce commandement le juif le récitait matin et soir dans la prière du Shema Israël (Écoute Israël). Mais Jésus y associa l’amour du prochain. Selon Jésus , ces deux commandements sont inséparables.

À nous de préciser dans le concret de nos activités cette association que fait le Christ. Bien que nous sommes tentés de mettre Dieu en premier, nous oublions souvent qu’il s’est rendu proche des petits, des mal-aimés, des exclus, … Pour aimer Dieu nous devons dans le même temps aimer notre prochain. Le plus important pour Jésus, c’est son amour absolu pour le Père et son désir de sauver tous les hommes. Le Christ nous renvoie à l’essentiel : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » . C’est le premier commandement. Si nous a vraiment compris cela, nous ne pouvons plus nous limiter au permis et au défendu ; nous devons donner le meilleur de nous-mêmes.

Notre amour pour Dieu doit être une priorité absolue qui vient éclairer toute notre vie. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu »  exprime non seulement tout ce qu’il y a dans la Loi et les Prophètes, ce sans quoi tout le reste est dénué de sens, mais par cette réponse, Jésus livre le secret de sa vie et l’amour dont il est question, n’est pas simplement du sentiment ; cet amour se il se traduit par un engagement, un don de soi et de sa vieDieu nous aime d’un amour bien concret, et c’est d’une façon bien concrète que nous sommes appelés à aimer à notre tour. La première lecture, tirée du livre de l’Exode, nous livre quelques exemples :

« « Tu ne maltraiteras pas l’émigré qui réside chez toi, tu n’accableras pas la veuve et l’orphelin »  Le deuxième commandement est semblable au premier : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même »   Pouvons-nous dire que nous aimons Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de toutes nos forces si nous restons fâchés avec quelqu’un. L’amour du prochain s’étend jusqu’à l’amour des ennemis.  Il est donc urgent de poser des gestes de paix et d’accueillir ceux des autres. Demain, il sera peut-être trop tard. Notre amour, pour les autres, doit d’abord se manifester dans nos paroles et nos écrits.

Les dégâts que peuvent causer la médisance et la calomnie sont terribles : les mots peuvent blesser bien plus que les bâtons et les pierres. Il vaut mieux encourager plutôt que rabaisser la personne qui a mal agi ou qui a des limites. Aimer à la manière du Christ, c’est partager, c’est accueillir, c’est se donner. Nous comprenons cela en regardant vers sa Croix : Il s’est donné jusqu’au bout, jusqu’au don de sa vie. L’Esprit Saint est là pour nous inspirer comment vivre cet amour fraternel : cela peut passer par des gestes très simples, un sourire amical, une écoute humble, l’acceptation du point de vue de l’autre, un effort pour être aimable envers la personne qui est désagréable. N’oublions pas que la prière crée un extraordinaire réseau de solidarité.

Prier pour les autres, c’est aussi une manière de les aimer. Au jour du Jugement dernier, le Christ dira à chacun : “Ce que vous avez fait au plus petit des miens, c’est à moi que vous l’avez fait”. Telle est la charte du Royaume : “aimer Dieu et aimer notre prochain ne font qu’un”.

Diacre Michel Houyoux

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♥  Vidéo Abbé Guillaume Le Gall :  » Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »

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Vendredi de la onzième semaine du temps Ordinaire – Année paire

Posté par diaconos le 16 juin 2022

Appel apôtres 2.jpg

Jésus disait à ses disciples : « Ne faires pas de trésors sur la terre. Mais faites-vous des trésors dans le ciel. »

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là,  Jésus disait à ses disciples : «  Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers  qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière ;     mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! «      

Là où est ton trésor et là aussi sera ton cœur

 Jésus voulut dire que ce trésor ne vient pas de nous, qu’il nous est donné, qu’il nous faut l’accueillir et en faire justement le souci de notre cœur. Quel est ce trésor qui nous est offert et que nous avons à accueillir ? fondamentalement, c’est une capacité à aimer comme Dieu aime. Ainsi mon trésor serait de pouvoir aimer à la manière de Dieu et dont Jésus a été la manifestation la plus juste et la plus parfaite. C’est bien ce que Jésus a dit : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés  » (Jn 15, 12). Ce n’est pas sans raison si Jésus fit le lien entre le trésor et le cœur, ce dernier étant traditionnellement l’expression de la personne dans sa réalité la plus profonde.

 L’accueil de ce trésor qu’est l’amour de Dieu, source de notre propre amour et source de vie éternelle, nous demander un vrai combat spirituel; car notre nature doit sans cesse réagir pour surmonter les pulsions et les instincts qui nous habitent tous : égoïsme, volonté de pouvoir, soif de l’argent. Le combat spirituel  exige  de notre part un effort de vérité. Nous avons vite fait de nous rassurer sur nos motivations les plus ambiguës et,  c’est l’image que prit Jésus de l’œil clair ou obscur. L’œil clair correspond à l’effort de vérité sur nous-mêmes,  l’œil obscur correspond à tous les mensonges qui nous cachent la réalité de notre vie.

L’œil clair ou obscur dépend donc surtout de notre propre effort de vérité sur nous-mêmes. Il n’est pas facile de se voir tels que nous sommes sauf si nous nous jetons dans les bras de Dieu qui a toujours pour nous une immense espérance. « Tu peux » est cette parole d’espérance que nous souffle sans cesse l’Esprit de Dieu.  Jésus a dit : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie.  » (Jn 8, 12). Alors essayons de suivre le Christ Jésus afin que notre vie soit un peu lumineuse et nous permette ainsi d’accueillir le trésor de l’amour de Dieu.

Compléments

◊  là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur  : cliquez ici →  Celui qui fait la volonté de Dieu demeure pour toujours (1 Jn 2, 12-17)

◊ Quel est le critère de ma générosité ?  : cliquez ici  pour lire l’article → Les deux piécettes de la veuve. (Mc 12, 41-44)

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Aumônerie catholique à l’UCL (Bruxelles)  : cliquez ici  pour lire l’article →  Là où est ton trésor, là sera ton cœur

◊ Regnum Christi   : cliquez ici  pour lire l’article → Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur 

VidéoLà où est ton trésor, là aussi sera ton cœur

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