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Mercredi de la deuxième Semaine du Temps Ordinaire — Année Paire de la férie

Posté par diaconos le 19 janvier 2022

PPT - LE SABBAT PowerPoint Presentation, free download - ID:5576108

Michel Houyoux, professeur retraité du secondaire (Biologie, chimie, et physique) du Collège saint Stanislas à Mons (Belgique) et diacre permanent en province de Namur-Luxembourg.

 Michel HouyouxLa piscine de Bethesda, située sur le chemin de la vallée de Beth Zeta, est mentionnée dans l’Évangile de Jean, au chapitre 5, comme le lieu d’un miracle de Jésus sur un paralytique. La description qui en est faite signale qu’elle était entourée de cinq portiques. Les anciens manuscrits de l’évangile de Jean ne s’entendent pas sur le vrai nom de cet endroit : il s’appellerait « Bezatha », ou « Bethesda », ou « Belsetha », ou encore « Bethsaïda ».

Un des manuscrits de la mer Morte résout le problème de façon inattendue. Le rouleau de cuivre, qui doit dater de la première moitié du Ier siècle, présente une longue liste de trésors cachés à Jérusalem et ailleurs en Terre d’Israël. Une des cachettes est située dans un lieu de Jérusalem appelé Bet-eshdatain, marqué par une piscine à deux bassins de grandeurs différentes. Il ne fait pas de doute, que la transcription grecque de Bethesda doit être retenue comme la plus juste, et le nom doit être traduit par « maison des deux flots, des deux bouches » : il est fait référence à deux sources d’alimentation d’une piscine, ce qui se comprend bien si cette dernière comporte deux bassins indépendants.

À la suite de restaurations entreprises sur l’église Sainte-Anne à Jérusalem en 1888, deux grandes piscines avec cinq portiques et de nombreux fragments de l’époque romaine ont été exhumées. Une fresque située sur l’un des murs représente un ange remuant l’eau. Les secondes piscines furent érigées durant le IIIe siècle av. J.-C. par le Grand Prêtre Simon II (de la famille des Oniades). Ces piscines étaient utilisées pour laver les moutons avant leur sacrifice au Temple. Cette méthode d’utilisation des piscines conféra à l’eau un halo de sainteté, et plusieurs invalides vinrent se baigner dans les piscines dans l’espoir d’être guéri. Les piscines sont mentionnées dans le Nouveau Testament.

Dans Jean 5, il est rapporté que Jésus guérit un homme dans la piscine. Son nom est décrit comme provenant de l’araméen Beth Hesda, signifiant « lieu de la grâce » . D’autres désignations incluent les noms de Bethzatha et Bethsaïda (qu’il ne faut pas confondre avec la ville de Bethsaïde en Galilée). Selon l’Encyclopédie juive : « Bethesda », elle symbolisait la maison de la pitié, un réservoir, « un bain pour nager ») avec cinq porches, près de la porte du marché des moutons (Néhémie 3:1; Jean 5:2)1. L’historien Eusèbe de Césarée (~265-~340) la surnommait « la piscine aux moutons ». Il la désigna également par les noms de « Bethsaïde » et « Beth-zatha » (Jean 5:2, marg. RSV). Sous ses « porches » ou colonnades se retrouvaient habituellement un grand nombre d’infirmes qui attendaient que l’eau se trouble et qu’un miracle se produise.

De l’évangile selon Luc

06 Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée. 07 Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser. 08 Mais lui connaissait leurs raisonnement, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout.

09 Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? » 10 Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus ». (Lc 6, 6-11)

Guérir le jour du Sabbat

Les adversaires de Jésus voulurent voir s’ il avait en général l’habitude de guérir au jour du sabbat, ce qui eût été plus grave. D’après Luc, Jésus dit : « De sauver une vie, ou de la tuer, la fureur et la haine leur ôtèrent le bon sens. ‘ La cause en fut une manifestation éclatante de la puissance et de l’amour de Jésus. Ils crurent n’obéir qu’à leur zèle pour la loi de Dieu, mais ce zèle se corrompit et changé en passion. Matthieu dit : « Ils tinrent conseil contre lui, afin de le faire périr ». Marc ajouta : « Ils tinrent conseil avec les hérodiens..

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♥   Thème Le pays de la Bible, au delà des apparences  : »La guérison de Jésus à la piscine de Béthesda »

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Deuxième dimanche du Temps Ordinaire — Année C

Posté par diaconos le 15 janvier 2022

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De l’évangile selon Jean, au chapitre deux

 Trois jours plus tard, il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. 02 Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples.  Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. »  Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. »  Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. »

  Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu’au bord.  Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.

Le maître du repas goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » 11 Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. (Jn 2, 1-11)

Les noces de Cana

Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont plus de vin. » Jésus lui répondit : « Femme, que me veux tu ? Mon heure n’est pas encore venue. «  Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. »

Toute la Bible est une histoire d’amour, une histoire d’Alliance. Dans les textes choisis pour dimanche prochain, l’image est encore plus forte : c’est l’image des épousailles entre Jérusalem et le Christ (deuxième lecture), entre le Christ et l’Église. Dans le récit des noces de Cana (Évangile) où Jésus donne le premier signe du Royaume, les circonstances qui entourent celles-ci, tout autant que le miracle qui s’y accompli, sont typiques du symbolisme habituel de saint Jean.

Pour lui, toute réalité humaine peut être évocatrice du Royaume, ou plus exactement de la vie éternelle. Car saint Jean n’emploie jamais le terme de Royaume, il préfère parler de “vie” ou de “vie éternelle”. Par l’incarnation de son Fils, Dieu a épousé toute l’humanité. Dieu qui est amour infini, trouve sa joie en chaque personne et c’est toujours avec tendresse qu’il murmure à chaque personne, au milieu de ses épreuves et de ses moments de doute, de ses moments difficiles : « Tiens bon, je suis là et je t’aime, va, puisque je crois en toi, tu seras la joie de ton Dieu. »

Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas.

Ils n’avaient pas de vin, parce que le vin de la noce était épuisé. Alors la mère de Jésus lui dit : « Il n’y a pas de vin. (Jn 2,3) Comme les invités étaient nombreux et que chez les Juifs les noces duraient plusieurs jours, il est facile de s’expliquer cette circonstance que le vin finit par manquer. Quand Jésus dit : mon heure n’est pas encore venue, il désigne toujours le moment déterminé par la volonté de Dieu où doit s’accomplir quelque grand événement de sa vie, en particulier l’heure de sa manifestation comme Messie, qui, il le sait, sera suivie de l’heure de sa mort. (Jean 7, 30 ; 8, 20 ; 12, 27 ; 13, 1)

Marie accepta  humblement la répréhension, elle s’effaça ; mais, certaine que son fils, s’il ne voulut pas se prêter à la manifestation éclatante qu’elle lui suggérait,  trouva un moyen de tirer les organisateurs de la fête d’embarras, elle ordonna aux serviteurs de faire tout ce que Jésus dira. C’est à nous aussi qu’elle adresse l’ordre donné aux serviteurs, à Cana de Galilée, durant le repas de noces: « Faites tout ce qu’il vous dira. » (Jn 2, 8)

La première lecture est tirée du livre d’Isaïe

Commentaire :  Dans cet extrait, le prophète Isaïe emploie deux fois  le mot « désir » (au sens de désir amoureux) pour traduire les sentiments de Dieu à l’égard de son peuple.  Ce texte est une véritable déclaration d’amour ! Un fiancé n’en dirait pas plus à sa bien-aimée. Tu seras ma préférée, mon épouse… Tu seras belle comme une couronne, comme un diadème d’or entre mes mains… tu seras ma joie…

Histoire : Ce chapitre 62 d’Isaïe a été écrit dans le contexte du retour d’Exil. On est rentré de l’Exil (à Babylone) en 538 et le Temple n’a commencé à être reconstruit qu’en 521.  .

Texte

01  Pour la cause de Jérusalem je ne me tairai pas, pour Sion je ne prendrai pas de repos, avant que sa justice  ne se lève  comme l’aurore et que son salut ne flamboie comme une torche. 02  Les nations verront ta justice, tous les rois verront ta gloire. On t’appellera d’un nom nouveau, donné par le Seigneur lui-même. 03  Tu seras une couronne resplendissante entre les doigts du Seigneur, un diadème royal dans la main de ton Dieu. 04  On ne t’appellera plus : « La délaissée », on n’appellera plus ta contrée : « Terre déserte », mais on te nommera : « Ma préférée », on nommera ta contrée : « Mon épouse », car le Seigneur met en toi sa  préférence et ta contrée aura un époux.
05  Comme un jeune homme épouse une jeune fille, celui qui t’a construite t’épousera. Comme la jeune mariée est la  joie de son mari, ainsi tu seras la joie de ton Dieu.

Psaume 95, 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac

Commentaire : un jour viendra où tous les peuples sans exception reconnaîtront Dieu comme le seul Dieu. L’humanité tout entière mettra sa confiance en lui seul : ce psaume tout entier a cette dimension universelle.

Note :  La scène se passe dans le Temple à Jérusalem : les marches du parvis du Temple sont noires de monde, sur l’esplanade on se bouscule joyeusement, la ville de Jérusalem n’y suffit pas… aussi loin que porte le regard, les foules affluent… il en vient de partout, il en vient du bout du monde. Et toute cette foule immense chante à pleine gorge, c’est une symphonie : qu’est-ce qu’ils chantent ? 

« Le Seigneur est roi ! »  (verset 10a)  Quatre mots seulement, mais pas n’importe lesquels : c’est l’exclamation des grands jours !

Texte

01  Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, 2a  chantez au Seigneur et bénissez son nom ! 2b  De jour en jour, proclamez son salut, 03  racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles ! 07  Rendez au Seigneur, familles des peuples, rendez au Seigneur la gloire et la puissance, 8a  rendez au Seigneur la gloire de son nom. 9a  adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté : 10a  Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! » 10c  Il gouverne les peuples avec droiture.

De la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Commentaire :  Dans cet extrait, l’apôtre Paul parle de choses très concrètes, il rappelle d’abord le fondement des choses, qui est notre baptême : comme disait Jean-Baptiste, par le Baptême, nous avons été plongés dans le feu de l’Esprit, et désormais c’est l’Esprit qui se réfracte à travers nous selon nos propres diversités. Comme dit Paul : « Celui qui agit en tout cela, c’est le même et unique Esprit : il distribue ses dons à chacun, selon sa volonté. » (verset 11).

Une des leçons de ce texte de l’apôtre Paul est certainement d’apprendre à nous réjouir de nos différences. Elles sont les multiples facettes de ce que l’Amour nous rend capables de faire selon l’originalité de chacun. Réjouissons-nous donc de la variété des races, des couleurs, des langues, des dons, des arts, des inventions… C’est ce qui fait la richesse de l’Eglise et du monde à condition de les vivre dans l’amour.

Texte

04i  Frères, les dons de la grâce sont variés, mais c’est toujours le même Esprit05  Les fonctions dans l’Église sont variées, mais c’est toujours le même Seigneur. 06  Les activités sont variées, mais c’est toujours le même Dieu qui agit en tous. 07  Chacun reçoit le don de manifester l’Esprit en vue du bien de tous. 08  A celui-ci est donné, grâce à l’Esprit, le langage de la sagesse de Dieu ; à un autre, toujours par l’Esprit, le langage de la connaissance de Dieu ; 09  un autre reçoit, dans l’Esprit, le don de la foi ; un autre encore, des pouvoirs de guérison dans l’unique Esprit ; 10 un autre peut faire des miracles, un autre est un prophète, un autre sait reconnaître ce qui vient vraiment de l’Esprit ; l’un reçoit le don de dire toutes sortes de paroles mystérieuses, l’autre le don de les interpréter. 11  Mais celui qui agit en tout cela, c’est le même et unique Esprit : il distribue ses dons à chacun, selon sa volonté.

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

L’élément central du récit, ce sont les six jarres de pierre qui servaient aux ablutions que faisaient les Juifs pour se purifier. Elles sont de pierre, comme les tablettes sur lesquelles Moïse grava les dix commandements de Dieu (Ex 20, 1-17). Ces jarres, qui étaient vides, avant l’intervention de Jésus, représentent l’Ancienne Alliance où l’homme vivait dans la peur, obsédé par la tension entre le pur et l’impur, le permis et le défendu, et essayant de se libérer de son sentiment d’impureté à travers des ablutions rituelles.

 C’est à cette religion du pur et de l’impur, des ablutions et des sacrifices que Jésus vient substituer une religion d’amour symbolisée par le vin nouveau de l’Esprit. Cette loi Ancienne, Jésus dira un jour qu’il n’est pas venu l’abolir mais l’accomp

 Source → Rencontre avec la Parole de Vie : Parole de Dieu–  Éditions Croix du Salut

Commentaire : les noces de Cana indiquent le sens de la mission de Jésus, la « Nouvelle Alliance » où Dieu donne sa vie en abondance. Il ne faut pas lire cette page d’évangile comme une simple chronique de journaliste. Cette eau changée en vin c’est bien sympathique car les convives peuvent continuer la fête. Mais si on en reste là, on manque l’essentiel du message de l’évangile. Saint Jean ne nous parle pas de « miracle » mais de « signe » ce qui n’est pas la même chose. 

Il nous faut donc prendre le temps de lire entre les lignes et voir tout ce qui est sous-entendu : au-delà du mariage du jeune couple de Cana, il y en a un autre : C’est l’alliance du Christ et de son Eglise. Toute la Bible nous montre un Dieu qui s’adresse aux hommes en termes d’amour et d’alliance. C’est cela qu’il faut bien voir dans cet évangile, l’annonce de la nouvelle alliance entre Dieu et les hommes. Au-delà du manque de vin, l’évangile nous invite à prendre conscience de tous nos manques, manques d’amour, manque de raisons de vivre et d’espérer. A Cana, Jésus vient à la rencontre d’une humanité qu’il veut épouser.

Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. 02  Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. »  Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. »

 Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres.  Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu’au bord.  Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. « Ils lui en portèrent.

 Le maître du repas goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs le  savaient, eux qui avaient puisé l’eau.
Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »  Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Complément

◊ Catéchèse  →  Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas.

Liens externes

◊ Mots croisés bibliques → Les noces de Cana

◊ Catéchèse → Caté autour du récit des Noces de Cana

  Vidéo Les noces de Cana racontées aux enfants

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♥ KTOTV / « Les noces de Cana »

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Samedi après l’Épiphanie — Année C

Posté par diaconos le 8 janvier 2022

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De l’évangile selon Jean

En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison. Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification.

Ils allèrent trouver Jean et lui dirent :  » Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! «    Jean répondit :  » Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.

Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue.  » (Jn 3, 22-30)

Jésus et Jean-Baptiste en Judée

 Après ce premier séjour à Jérusalem où eut lieu l’entretien avec Nicodème. Jésus quitta la capitale, où sa manifestation dans le temple et les miracles qu’il avait accomplis n’avaient pu lui assurer l’adhésion générale ni l’approbation des autorités théocratiques. Il en conclut que l’œuvre de préparation accomplie par Jean-Baptiste dut se poursuivre encore et il s’y associa lui-même, il se rendit dans les campagnes de la Judée pour séjourner là quelque temps avec ses disciples. Là aussi, il joignit à la prédication le baptême.

Jean rectifia et compléta le renseignement en disant que ce n’était pas Jésus lui-même qui baptisait mais ses disciples ». Ce baptême était comme celui de Jean-Baptiste, un baptême administré en signe de repentance ; le baptême d’Esprit n’eût lieu qu’après la Pentecôte. Dans l’Église chrétienne, ces deux baptêmes furent réunis en un seul, qui devint le sceau de la régénération.

 Jean continuait son œuvre, parce qu’à ses yeux le royaume de Dieu en vue duquel il prêchait et baptisait, n’était pas encore établi. Il lui fallait, pour mettre un terme à sa mission, un ordre de Dieu ; il le reçut bientôt par le fait de son emprisonnement. On n’a que des conjectures sur la situation précise de ces deux localités Enon et Salim.

Jean expliqua comment l’activité de Jean-Baptiste pouvait continuer encore. Mais pourquoi cette observation était-elle nécessaire ? Évidemment parce que le récit des évangiles de Matthieu et de Marc qui ne suivirent pas un ordre chronologique rigoureux, laissa croire que l’emprisonnement de Jean-Baptiste eut lieu avant le premier retour de Jésus de Judée en Galilée, immédiatement après son baptême.

Or Jean , qui rapporta un premier voyage en Galilée et un second voyage, distinguant ainsi ces deux retours, que la tradition synoptique avait fondus en un seul, rétablit l’ordre chronologique de ces premiers temps de l’activité de Jésus dit que la prédication du Précurseur eut lieu, quelque temps encore, simultanément avec celle de Jésus.

 Une dispute des disciples de Jean avec un Juif eut lieu au sujet de la purification. « Ils vinrent à Jean et lui dirent : Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, auquel tu as rendu témoignage, voici, il baptise, et tous vont à lui. » (Jn 3, 26) Ces paroles respirent la jalousie : « Celui à qui tu as rendu témoignage, que tu as recommandé avec un désintéressement si généreux, voici, celui-là baptise ! Il cherche à te supplanter par une concurrence directe ! «  Et ils ajoutèrent avec l’exagération du dépit : « Tous vont à lui ! »

Les disciples de Jean ne pouvaient pas ignorer les déclarations si positives de Jésus sur son rapport avec le Messie. Eux-mêmes firent allusion au témoignage rendu par Jean. Aussi il leu(r dit :  « Vous-mêmes m’êtes témoins. »

Jean-Baptiste décrivit quelle fut sa position subordonnée à l’égard de Jésus :  »Lui est l’époux, à qui appartient l’épouse », c’est-à-dire l’Église qu’il a rachetée. Jean ne fut que l’ami de l’époux, mais cela suffit pleinement à sa joie. Cette image, Jean l’avait trouvée dans l’Ancien Testament ; mais quelle vue profonde fallait-il qu’il eût et de l’Écriture et du Messie, pour appliquer à ce dernier ce que les prophètes avaient dit de l’union de l’Éternel avec son peuple !

Jésus lui-même se servit de cette image qui décrivit si vivement son amour pour l’Église et ses disciples, après lui, se gardèrent de l’oublier. La position que Jean s’attribua par cette comparaison est celle d’ami de l’époux, son intermédiaire auprès de l’épouse, chargé de demander la main de celle-ci et enfin de préparer les noces.

Ce fut ce rôle que Jean décrivit par ces détails : « L’ami de l’époux se tient là, à sa disposition, il l’écoute, il fut ravi de joie d’entendre sa voix, pendant la fête des noces . » Puis Jean ajouta que cette joie qui fut la sienne fut parfaite, parvenue à son plein accomplissement. Quel contraste entre cette joie du maître et la jalousie des disciples !

Jean-Baptiste dit Meyer, parla réellement dans le cercle intime de ses disciples, avec l’enthousiasme croissant du dernier des prophètes, il dévoila encore toute la grandeur divine de Jésus et couronna ainsi ses témoignages avant de disparaître de l’histoire. t si l’on ne peut méconnaître dans la forme de son enseignement les caractères du style de Jean, il ne faut pas oublier que celui-ci a dû reproduire en grec un discours tenu en araméen.

Diacre Michel Houyoux

Complément

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Mercredi après l’Épiphanie — Année C

Posté par diaconos le 5 janvier 2022

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Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous

De la première lettre de saint Jean

Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection. Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit.

Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

Voici comment l’amour atteint, chez nous, sa perfection : avoir de l’assurance au jour du jugement ; comme Jésus, en effet, nous ne manquons pas d’assurance en ce monde. Il n’y a pas de crainte dans l’amour, l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte implique un châtiment, et celui qui reste dans la crainte n’a pas atteint la perfection de l’amour.  (1 Jn 4, 11-18)

Amour des enfants de Dieu les uns pour les autres

.L’amour des enfants de Dieu les uns pour les autres doit être de même nature que l’amour de Dieu envers eux ; il est produit par la connaissance de cet amour. Le Dieu invisible, inaccessible, s’est manifesté à nous par son Fils unique et il se manifeste en nous par la communion de l’amour fraternel qui est une preuve sensible de sa présence, de sa communion intime avec nous.

Son amour est alors accompli en nous, parce que nul ne peut aimer véritablement ses frères, sinon celui en qui Dieu a répandu son amour ; or, là où il a déjà accompli cette œuvre de grâce par la régénération d’un cœur qui s’est ouvert pour recevoir l’amour de Dieu, il la poursuivra jusqu’à sa perfection.

Le signe de notre communion avec Dieu n’est pas différent de celui que donna Jean, car, comme Dieu est amour, son Esprit ne peut produire que l’amour. Jean indiqua le moyen par lequel l’homme arrive à la communion de l’amour avec Dieu, à savoir son Saint-Esprit, qui régénère et purifie le cœur pour verser ensuite le trésor de ses grâces.

D’autres traduisirent : à ce développement de l’amour fraternel par la communication de l’amour divin, nous connaissons que nous demeurons en lui et lui en nous, parce qu’il nous a donné de son Esprit, qui nous conduit dans toute la vérité et qui, par conséquent, nous apprend à connaître l’amour, manifesté dans le don de Christ, comme l’essence de Dieu, la source de tout amour et nous rend certains de la présence de Dieu en nous.

D’autres résumèrent dans ces profondes paroles tout ce qu’il eut dit. L’amour vient de Dieu qui est amour ; connaître et croire cet amour, y croire pour le connaître par expérience, pour le connaître tel que Dieu le manifeste en nous, enfin y demeurer, en faire sa vie habituelle et intime, c’est demeurer en Dieu et avoir Dieu en nous, expression la plus complète de la communion d’une âme avec Dieu.

La confession du nom de Jésus, comme Fils de Dieu, Sauveur du monde, cette confession, fruit de la foi et de l’amour, est aussi un signe très important de notre communion avec Dieu. Là où ce signe manque, il n’y a certainement ni foi, ni amour, ni communion avec Dieu.

Jean résuma dans ces profondes paroles tout ce qu’il eut dit : l’amour vient de Dieu qui est amour ; connaître et croire cet amour, y croire pour le connaître par expérience, pour le connaître tel que Dieu le manifeste en nous, enfin y demeurer, en faire sa vie habituelle et intime, c’est demeurer en Dieu et avoir Dieu en nous, expression la plus complète de la communion d’une âme avec Dieu.

Dans le fait que nous demeurons en Dieu et Dieu en nous, que l’amour est rendu parfait, non seulement en nous personnellement, mais dans nos relations avec nos frères, dans la communauté des croyants. Le but en vue duquel l’amour est ainsi accompli en nous, c’est que nous ayons de l’assurance au jour du jugement. D’autres traduisirent :  » L’amour est rendu parfait en nous en ce que nous aurons de l’assurance ».

D’autres encore : « Voici comment l’amour est rendu parfait en nous afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement, c’est que tel il est, tels nous sommes ». Cette assurance devant Dieu, nous l’aurons au jour du jugement, au grand jour où notre destinée éternelle sera arrêtée. Jean exhorta ses frères à demeurer en Dieu pour avoir cette assurance.

Il la fit dépendre d’un véritable amour fraternel : privilège de celui qui demeure dans l’amour et par là même demeure en Dieu et a Dieu demeurant en lui. Enfin, cette assurance est motivée par le fait que notre position devient ainsi semblable à celle de Jésus : tel il est, tels nous sommes en ce monde. Tel il est, maintenant dans la gloire du ciel et non tel il était pendant son séjour sur la terre.

L’amour, loin de redouter son objet, le désire et ne demande qu’une communion toujours plus intime avec lui ; plus l’amour grandit et s’approche de la perfection, plus il bannit la crainte. La raison qu’en donna Jean est tout à fait conforme à la nature des choses : la crainte implique châtiment, elle est le sentiment de culpabilité qui est le premier châtiment du péché et qui restera son châtiment éternel, à moins qu’il n’y ait pardon et réconciliation.

Or, il est bien évident que là où cette crainte subsiste encore, la réconciliation n’a pas eu lieu ou n’a pas été pleinement saisie par la foi, la communion n’a pas été rétablie, l’amour ne règne pas, n’est pas parfait.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  → Ils le virent marcher sur la mer

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♥ Pasteur Louis Pernot : « Vivre l’amour fraternel »

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