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Mardi de la vingt-neuvième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 19 octobre 2021

MON BILLET DE CE JOUR ADRESSE AUX SENIORS EN CE 22 OCTOBRE 2019 - Espace  pour mieux Chercher

# La parabole du figuier, ou du figuier en bourgeons, est une parabole de Jésus-Christ racontée dans les trois Évangiles synoptiques: Matthieu 24, 32-35 ; Marc 13, 28-31 ; et Luc 21, 29-33. Elle ne doit pas être confondue avec la parabole du figuier stérile rapportée dans saint Luc, 13, 6-9. Cette parabole est immédiatement suivie d’une exhortation à la vigilance. Jésus expliqua que cette parabole doit être comprise dans une perspective eschatologique. Comme le Discours sur le mont des Oliviers, où Jésus employa un vocabulaire apocalyptique, il se servit du figuier pour évoquer les fins dernières et l’arrivée du temps de la Passion.
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Le docteur de l’Église Jean Chrysostome dit, dans son homélie 77, qu’un été spirituel viendra effacer l’hiver pénible de ce monde, mais il ajouta que le Messie prit l’exemple des saisons afin de montrer la nature réelle du monde, et que ce qui professé fut immuable. Le Figuier stérile est une parabole du Christ racontée dans l’évangile selon Luc, 13, 6-9. Elle aborde les sujets du pardon et de l’importance de donner du fruit. Dans le domaine de l’exégèse biblique, elle fait partie du Sondergut de cet évangile. L’interprétation traditionnelle est que le maître représente Dieu le Père et le vigneron Jésus-Christ. Le figuier est un symbole fréquent de la terre d’Israël.
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Jésus proposa une dernière chance au peuple d’Israël, et par là-même à l’humanité, pour la repentance, dans une perspective eschatologique. Les exégètes mirent cette parabole en parallèle avec la péricope du figuier maudit. Grégoire le Grand, docteur de l’Église, consacre une partie de son homélie 31 à cette parabole. Il dit clairement qu’il faut demander pardon à Dieu pour ses fautes. L’homme que représenta le figuier est trop dans la désobéissance des commandements apportés par le Christ, et ne donne plus de fruits à cause de ses fautes. Seule la repentance pourra le sauver. Cette parabole précède celle de la femme courbée, et lui est relativement similaire dans la pensée.

 De l’évangile selon Luc

35 Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. 36 Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.  37 Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. 38 S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! » (Lc 12, 35-38)

Exhortation à la vigilance

Aux disciples   Qu’ils aient leurs reins ceints et leurs lampes allumées, comme des serviteurs qui attendent leur maître. Heureux seront-ils, s’il les trouve veillant ; il les fera mettre à table et les servira. Si le maître de maison savait l’heure où le larron viendra, il veillerait… Veillez sans relâche, car le fils de l’homme viendra à l’heure où vous ne l’attendez pas.

Aux apôtres  Qu’ils aient leurs reins ceints et leurs lampes allumées, comme des serviteurs qui attendent leur maître. Heureux seront-ils, s’il les trouve veillant ; il les fera mettre à table et les servira.  Si le maître de maison savait l’heure où le larron viendra, il veillerait… Veillez sans relâche, car le fils de l’homme viendra à l’heure où vous ne l’attendez pas. Pierre demanda si le précédent enseignement s’appliquait à eux, apôtres, ou aussi à tous. Jésus répondit d’une manière indirecte, par une parabole : L’économe fidèle et prudent que le maître a établi sur ses serviteurs, leur dispense leurs rations au temps voulu. À son retour le maître lui confia tous ses  biens.

« Votre Père vous a donné un royaume (verset 32) qui vous élève au-dessus de toutes les inquiétudes de la vie et auquel vous devez tout sacrifier ; soyez donc dans une attente vigilante jusqu’au moment où le Seigneur viendra vous mettre en possession de sa gloire. Cette attitude vous sera naturelle, car en vous détachant d’ici-bas, vous vous attacherez au ciel ; votre cœur suivra votre trésor et, en étant élevé au ciel, il demeurera dans l’attente de Celui qui y règne et qui doit vous y faire entrer ».

L’image qui illustre ce devoir de la vigilance est empruntée à une maison dans laquelle les serviteurs se tiennent prêts, durant les veilles de la nuit, à recevoir leur maître qui revient d’un banquet de noces. Leurs longs vêtements orientaux furent ceints autour de leurs reins, afin qu’ils puissent faire librement leur service. Ils eurent à la main des lampes allumées ; ils furent prêts à ouvrir à leur maître dès qu’il heurta la porte.  Les noces d’où revint le maître ne furent pas les siennes propres, mais celles d’un ami. Les noces de l’Époux n’eurent lieu qu’après son retour.

Cette position de serviteur que le Seigneur avait prise durant sa vie sur la terre, il la prendra encore quand il viendra élever les siens jusqu’à sa gloire et les rendre semblables à lui dans l’éternité. Cette promesse de les servir est la plus honorable et la plus grande de toutes. C’est ainsi que l’Époux recevra ses amis au jour solennel des noces. (Bengel)

Diacre  Michel Houyoux

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◊ Père Gilbert Adam  : cliquez ici pour lire l’article →  Mardi de la 29e semaine, année impaire

◊ Père Jean-Luc Fabre : cliquez ici pour lire l’article →  Exhortation à la vigilance et la prière

Diocèse d’Avignon : « Restez en tenue de service »

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Saint Luc, évangéliste

Posté par diaconos le 18 octobre 2021

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# Les septante disciples étaient les disciples de Jésus mentionnés dans l’Évangile selon Luc (X: 1-24). Selon ce texte, le seul du canon où ils apparaissent, Jésus les choisit et les dépêcha par groupes de deux vers différentes régions pour annoncer l’Évangile. La tradition chrétienne occidentale les désigne le plus souvent sous le nom de « disciples » tandis que les chrétiens orientaux les appellent volontiers « apôtres ». Si l’on se réfère au lexique grec, un « apôtre » est celui que l’on envoie en mission tandis qu’un « disciple » est un élève : les deux traditions s’opposent donc sur la portée du mot « apôtre ».
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Il existe plusieurs listes antiques, comportant plus ou moins d’informations et présentant certaines différences. Dans certaines versions de la Bible, le nombre de disciples est de 72. Il en est de même dans plusieurs textes du christianisme oriental. On peut penser que chacun des 12 apôtres était responsable de la formation des disciples. Ainsi, on se serait trouvé en présence de 12 groupes de 6 disciples, chaque groupe ayant à sa tête un apôtre formateur. Ces douze groupes de formation évangélique auraient donc été formés chacun de sept membres pour un total de 84, soit 72 disciples plus 12 apôtres.
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L’effectif est de 70 dans les manuscrits de la tradition d’Alexandrie (comme le Codex Sinaiticus) et la tradition de Césarée mais de 72 dans quelques codex de tradition alexandrine et occidentale. Le concept renvoie peut-être aux 70 nations de la Genèse ou aux autres listes de 70 noms que l’on trouve dans la Bible, ou même aux 72 traducteurs de la Bible des Septante nommés dans la Lettre d’Aristée. Pour son édition de la Vulgate, Jérôme a retenu le nombre de 72. L’Évangile selon Luc est le seul des Évangiles synoptiques à relater deux épisodes dans lesquels Jésus dépêche ses disciples en mission.
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La première occasion (Luc IX:1-6) suit de près la mission évoquée dans l’Évangile selon Marc VI:6b-13, qui cependant ne parle que des douze apôtres, et non de 70 fidèles, bien que les détails donnés soient identiques. Ce parallèle (voir aussi Matthieu IX:35, et X:1,7-11) suggère une origine commune à rechercher dans la Source Q. Ce qui fut annoncé aux Septante-deux en Luc X:4 est d’ailleurs repris au passage dans l’annonce aux apôtres en Luc XXII, 35 : « Jésus leur dit, « Lorsque je vous ai envoyés sans bourse ni chaussures, avez-vous manqué de quelque chose ? »
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Ils dirent: « De rien.» La tradition orthodoxe énumérant les Septante dont les noms sont inscrits dans les cieux est associée à un évêque de la fin du IIIe siècle, Dorothée de Tyr, qui n’est connu que par cette nomenclature, et à qui l’on attribua un récit du ministère des Septante, qu’on ne connut que par une copie du VIIIe siècle. Les noms des disciples sont donnés par différentes listes : le Chronicon Paschale, et celle du Pseudo-Dorothée (imprimés dans la Patrologia Graeca du père Migne, vol. XCII, p. 521-524 ; p. 543-545 ; p. 1061-1065).

 De l’évangile selon Luc

01 Après cela, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. 02 Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. 03 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. 04 Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.

05 Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” 06 S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. 07 Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. 08 Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. 09 Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.”  » (Lc 10, 1-9)

L’envoi des soixante-dix

« Or, après cela, le Seigneur désigna encore soixante et dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui, dans toute ville et tout lieu où lui-même devait aller. » (Lc 10, 1)   Ce fut ce moment important que Jésus eut ’ choisi pour envoyer devant lui ces nombreux disciples. Leur mission avait pour but de réveiller l’attention et de préparer les voies à sa prédication dans les lieux où lui-même devait aller. Jésus les envoya deux à deux : ils pouvaient se compléter l’un l’autre et se fortifier contre les dangers moraux et les découragements ; le témoignage aussi qu’ils étaient appelés à rendre en acquérait plus d’autorité.

Les uns y virent, selon le symbolisme biblique des chiffres, le nombre des douze apôtres, multiplié par six. On aurait ainsi soixante-douze, ce qui expliquerait pourquoi ce dernier terme se trouve réellement dans plusieurs manuscrits  D’autres  y retrouvèrent l’idée énoncée dans le Talmud que l’humanité entière renfermait soixante-dix peuples et mettre cette mission dans une relation quelconque avec l’évangélisation du monde. Ceci montra combien les disciples de Jésus étaient nombreux dès cette époque, puisqu’il put en choisir soixante-dix des plus capables pour leur confier cette importante mission.

II ne les appelait pas, du reste, comme il l’avait fait pour les douze, à quitter d’une manière permanente leur vocation terrestre. Après avoir rempli cette mission et peut-être accompagné Jésus jusqu’à Jérusalem pour y célébrer la fête, ils devaient retourner à leurs travaux ordinaires. Comme cet envoi des soixante-dix disciples fut passé sous silence par Matthieu et Marc, la critique négative ne manqua d’y voir une invention de Luc, ou  une tradition sans fondement historique.

D’après Matthieu, ce fut au moment d’envoyer les douze dans leur première mission que Jésus fit entendre cette exhortation. Jésus  prononça plus d’une fois cette courte et grave sentence.  Les instructions que Jésus donna aux soixante-dix disciples furent pour la plupart répétées également : quelques-unes se retrouvent, d’après Luc lui-même, adressées aux douze. Par ce préambule Jésus fit sentir à ceux qu’il envoya l’importance du moment actuel et l’opportunité de la mission qu’il leur confia.

Les chaussures étaient des chaussures de rechange. Comment Jésus put-il défendre à ses disciples de remplir un simple devoir de politesse ou même de bienveillance ?  Les salutations furent cérémonieuses et compliquées en Orient ; or Jésus voulut que ses disciples fussent pénétrés de l’importance suprême de leur mission et s’y consacrèrent exclusivement, sans perdre leur temps pour de vaines formes. Si les disciples, après avoir reçu l’hospitalité dans une maison, passaient dans une autre, leurs hôtes pourraient interpréter cette conduite comme un signe de mécontentement, un manque de reconnaissance et d’affection ; ils exciteraient ainsi des jalousies. Or, ils devaient apporter la paix

Dans leur attitude à l’égard d’une ville entière, les disciples furent guidés par les mêmes principes que dans leur conduite envers chaque maison particulière. Ainsi, pour les malades, la guérison ; pour tous, la grande proclamation du royaume de Dieu, qui s’est approché de vous : telle fut la double et bienfaisante mission des disciples. L’action symbolique, si sévère de secouer la poussière de leurs pieds ne suffit pas ; ils durent proclamer qu’ils le firent, en disant aux habitants : « C’est à vous, contre vous-mêmes. » Mais la responsabilité de toutes les grâces de Dieu resta sur la tête de ces rebelles ; car il fallut qu’ils le surent, le royaume de Dieu s’est approché.

Diacre Michel Houyoux

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◊ La Croix : cliquez ici pour lire l’article →  Saint Luc : notre dossier sur cet évangéliste

◊ Catholique.org : cliquez ici pour lire l’article →    Saint Luc, évangéliste - Homélie

Abbé Laguérle : « L’Evangile à bras-le-corps »

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Samedi de la vingt-huitième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 16 octobre 2021

L'Esprit Saint vous enseignera ce qu'il faudra dire 

 # Le péché contre l’Esprit, quelquefois appelé aussi blasphème contre l’Esprit saint, est un concept doctrinal chrétien issu d’une citation de Jésus commune aux trois évangiles synoptiques : « Mais quiconque aura parlé contre l’Esprit saint, cela ne lui sera remis ni en ce monde, ni dans l’autre. » (Mt 12, 31–32). Ce péché consiste pour l’essentiel à refuser la miséricorde de Dieu. Le Catéchisme de l’Église catholique affirme : « Il n’y a pas de limites à la miséricorde de Dieu, mais qui refuse délibérément d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir rejette le pardon de ses péchés et le salut offert par l’Esprit Saint. Un tel endurcissement peut conduire à l’impénitence finale et à la perte éternelle. » Thomas d’Aquin parle d’un péché « irrémissible de par sa nature, parce qu’il exclut les éléments grâce auxquels est accordée la rémission des péchés ». Dans son encyclique Dominum et vivificantem sur l’Esprit saint, le pape Jean-Paul II a abordé cette question.

Le « blasphème » ne consiste pas exactement à offenser en paroles l’Esprit saint ; il consiste à refuser de recevoir le salut que Dieu offre à l’homme par l’Esprit saint agissant en vertu du sacrifice de la Croix. Si l’homme refuse la « manifestation du péché », qui vient de l’Esprit saint et qui a un caractère salvifique, il refuse en même temps la « venue » du Paraclet, en union avec la puissance rédemptrice du Sang du Christ, le Sang qui « purifie la conscience des œuvres mortes ». Le fruit d’une telle purification est la rémission des péchés. En conséquence, celui qui refuse l’Esprit et le Sang demeure dans les « œuvres mortes », dans le péché. Le blasphème contre l’Esprit saint est le péché commis par celui qui revendique le « droit » de persévérer dans le mal — dans le péché quel qu’il soit — et refuse par là même la Rédemption. L’homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible, pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des péchés, qu’il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie.

Le péché contre le Saint Esprit est lié à la perte du sens du péché, évoqué dans l’Exhortation apostolique Reconciliatio et paenitentia8. C’est le refus de la « mise en évidence du péché » par l’Esprit saint qui est constitutif du péché contre l’Esprit. Paraclet, du latin paracletus, est un néologisme forgé par Jérôme de Stridon dans la traduction en latin de l’Évangile de Jean. Appliqué à l’Esprit saint, ce mot a le sens de « défenseur », d’« intercesseur », de « consolateur ». Jésus, lorsqu’il annonça et promit la venue de l’Esprit Saint, le nomma le « Paraclet », Jésus appela l’Esprit Saint « l’Esprit de Vérité » (Jn 16, 13). Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas pardonné. Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir.».

De l’évangile selon Luc

08 Je vous le dis : Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu. 09 Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu. 10 Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné.

11 Quand on vous traduira devant les gens des synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz. 12 Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. » » (Lc 12, 8-12)

Quiconque dira une parole contre le fils de l’homme, il lui sera pardonné

Dans les évangiles selon Matthieu et Luc, Jésus opposa à la crainte des hommes une courageuse confession de son nom. C’est cette crainte qui paralyse le cœur et les lèvres, quand il s’agit de se déclarer pour lui et pour sa cause. Matthieu dit :  » devant mon Père qui est aux cieux », parce qu’il s’agit du jugement éternel, auquel les anges prendront part. D’après Luc, Jésus ne dit pas qu’il reniera lui-même celui qui l’aura renié. Aujourd’hui encore en Orient on vend cinq petits passereaux pour deux sous.

Matthieu parla de deux passereaux qui se vendirent un sou. « Quiconque dira une parole contre le fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais à celui qui aura blasphémé contre le Saint-Esprit, il ne lui sera point pardonné. » (Lc 12, 10). Ce ne fut pas à ses disciples que Jésus adressa cet avertissement, mais à ses adversaires. Le reniement du nom de Christ peut conduire jusqu’au blasphème contre le Saint-Esprit. Matthieu et Marc assignèrent sa vraie place à cette sévère déclaration que Jésus dirigea contre ceux qui attribuèrent ses miracles au démon.

D’après Luc, cette même accusation fut formulée dans des circonstances différentes. Les synagogues sont les tribunaux juifs, les magistrats les juridictions païennes ; enfin, les autorités est un terme générique, désignant les divers pouvoirs devant lesquels les disciples pourront être traduits. Les paroles par lesquelles Jésus voulut rassurer ses disciples signifient littéralement : « Ne soyez point en peine comment ou de quoi vous ferez votre apologie, ou de quoi vous parlerez». Dans Matthieu, ces paroles font partie des instructions données aux apôtres envoyés en mission. C’est certainement là leur place naturelle et première.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Le samedi 16 octobre 2021 ♦ Sainte Marguerite-Marie

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 Pasteure Béatrice Cléro-Mazire  : « Jésus et la maison de l’homme fort.« 

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Jeudi de la vingt-huitième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 14 octobre 2021

Archives des Evangile du jour - Je suis Catholique
# La tombe des Prophètes, aussi appelée tombe des prophètes Aggée, Zacharie et Malachie, est une grotte funéraire situé dans le cimetière juif du mont des Oliviers à Jérusalem, près de l’hôtel Seven Arches. Elle date de la période byzantine. Selon des traditions juives médiévales, ce complexe funéraire abrite les tombes des prophètes Aggée, Zacharie et Malachie1.
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Les premiers témoignages mentionnent seulement Aggée. Dans les descriptions ultérieures viennent s’ajouter Zacharie et Malachie. Le tombeau des Patriarches est un monument construit durant la période du Second Temple sur un ensemble de grottes, situé dans la vieille ville d’Hébron, au sud-ouest de la Cisjordanie.
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Le monument abrite des cénotaphes construits au-dessus de tombes attribuées aux patriarches bibliques Abraham, Isaac, Jacob et à leurs épouses Sarah, Rébecca et Léa. Un édifice accolé au mur sud-ouest abrite un cénotaphe attribué à Joseph. Il est l’un des endroits les plus sacrés du judaïsme et selon la tradition juive, la caverne est aussi le lieu de sépulture d’Adam et Ève. C’est un lieu saint et un site de pèlerinage pour les religions monothéistes : judaïsme, christianisme et islam. Le lieu est identifié au site biblique de Machpéla acheté par Abraham pour y enterrer sa femme Sarah puis les autres membres de sa famille. Il est appelé dans la tradition juive « grotte de Machpéla », Un mur d’enceinte fut construit autour du site à l’époque d’Hérode le Grand au Ier siècle av. J.-C.
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Les Byzantins e’ transformèrent et ensuite, il fut transformé en église au Ve / VIe siècles, les musulmans en mosquée connue sous le nom de « mosquée d’Abraham » au VIIe siècle et ensuite les croisés en « église Saint-Abraham » au XIIIe siècle. Les cénotaphes datent des IXe siècle et XIVe siècle. Aujourd’hui, on y trouve une synagogue et une mosquée.
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Le judaïsme considère ce lieu comme le deuxième lieu saint après le mont du Temple, pour être le premier morceau de terre du pays de Canaan (terre promise) acheté par Abraham. Selon la tradition juive (TBErouvin 53a, Pirke de Rabbi Éliézer 20), quatre couples y sont enterrés : Adam et Ève ; Abraham et Sarah ; Isaac et Rebecca ; Jacob et Léa (Rachel, la seconde épouse de Jacob, ne fut pas inhumée à cet endroit, mais au tombeau de Rachel, à côté de Bethlée)
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Le lieu est connu par les musulmans comme la mosquée d’Abraham. Selon le Coran, le patriarche et prophète Abraham fut reconstruit la Kaaba de La Mecque avec son fils aîné Ismaël. Après la conquête musulmane de la ville de Hébron par Omar au VIIe siècle, le grand monument qui avait été édifié à l’époque d’Hérode le Grand au Ier siècle fut reconstruit en mosquée. Pendant les croisades au XIIIe siècle, les chrétiens le transformèrent temporairement en église, avant qu’il ne redevienne une mosquée.

De l’évangile selon Luc

47 Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. 48 Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.49 C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront.

50 Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde, 51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération.

52 Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. » 53 Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ; 54 ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.»  (Lc 11, 47-54)

Bâtir les tombeaux des prophètes

Le reproche que Jésus adressa à ses auditeurs diffère de celui qui se lit dans l’évangile selon Matthieu. Bâtir les tombeaux des prophètes était, dans leur intention, une œuvre réparatrice de piété ; mais, par une ironie des faits que Jésus releva, ils perpétuèrent le souvenir de la conduite de leurs pères en consommant leur œuvre. Au lieu de laisser tomber leurs crimes dans l’oubli, ils en élevèrent les monuments.

Ils se constituèrent les témoins du meurtre des hommes de Dieu et ils l’approuvèrent ; car eux, les tuèrent, ajouta Jésus, et vous, vous bâtissiez leurs tombeaux. Sans doute, les auditeurs de Jésus auraient pu répondre qu’en honorant les prophètes martyrs, ils protestaient contre leur meurtre ; mais comme, en présence même de Jésus, le plus grand des prophètes.

Ils se montraient remplis de haine contre la vérité divine, ils témoignaient par là que leurs soins pour les tombeaux des prophètes n’étaient qu’un acte d’hypocrisie. Jésus dévoila dans leur cœur le vrai commentaire de leurs actions.

Dans la tradition apostolique, on s’était habitué à citer les paroles de Jésus avec cette formule : « la sagesse divine a dit » Hofmann, Bernhard Weiss, M. Godet appliquèrent le terme de sagesse de Dieu, au plan conçu par Dieu pour le salut. La relation que Luc conserva de ce discours est conforme à celle de Matthieu, où Jésus dit sans formule de citation : « C’est pourquoi, voici, je vous envoie des prophètes »

 « Parce qu’ayant enlevé la clef de la connaissance, vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, ceux qui entraient, vous les avez empêchés. » (Lc 11, 52) Dans l’évangile selon Matthieu, ces paroles s’adressèrent à la fois aux scribes et aux pharisiens, comme tout le discours.

Dans le récit de Luc, elles ne concernèrent que les légistes auxquels Jésus parla, car c’étaient les docteurs de la loi qui s’arrogèrent le droit d’interpréter les Écritures, de les enseigner aux jeunes rabbins et de les appliquer au peuple, dans les diverses circonstances de la vie sociale.

La connaissance de Dieu et du salut fut comparée par Jésus à une maison ou à un temple que les scribes fermèrent après s’être saisis de la clef. Non seulement ces savants théologiens n’y entrèrent pas entrés, mais ils empêchèrent, par leurs erreurs et leur opposition, ceux qui voulurent entrer.

Dans la tradition apostolique, on s’était habitué à citer les paroles de Jésus avec cette formule : « la sagesse divine a dit » Hofmann, Bernhard Weiss, M. Godet appliquèrent le terme de sagesse de Dieu, au plan conçu par Dieu pour le salut. La relation que Luc conserva de ce discours est conforme à celle de Matthieu, où Jésus dit sans formule de citation : « C’est pourquoi, voici, je vous envoie des prophètes »

« Parce qu’ayant enlevé la clef de la connaissance, vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, ceux qui entraient, vous les avez empêchés. » (Lc 11, 52) Dans l’évangile selon Matthieu, ces paroles s’adressèrent à la fois aux scribes et aux pharisiens, comme tout le discours.

Dans le récit de Luc, elles ne concernèrent que les légistes auxquels Jésus parla, car c’étaient les docteurs de la loi qui s’arrogèrent le droit d’interpréter les Écritures, de les enseigner aux jeunes rabbins et de les appliquer au peuple, dans les diverses circonstances de la vie sociale.

La connaissance de Dieu et du salut fut comparée par Jésus à une maison ou à un temple que les scribes fermèrent après s’être saisis de la clef. Non seulement ces savants théologiens n’y entrèrent pas entrés, mais ils empêchèrent, par leurs erreurs et leur opposition, ceux qui voulurent entrer. « …lui dressant des pièges pour surprendre quelque parole sortie de sa bouche. » (Lc 11, 54)

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Saint Calliste Ier, pape et martyr (155-222)

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →  Jeudi de la 28e semaine année Impaire 

◊ Dom Armand Veilleux (Abbaye de Maredsous (Belgique)  : cliquez ici pour lire l’article →  HOMÉLIE POUR LE JEUDI DE LA 28ÈME SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

Prédication du pasteur Marc Pernot :  » Le roi, le prêtre, le prophète et le soldat »

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