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Mercredi de la dixième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 9 juin 2021

Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir

Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Matthieu 5:17

# Selon la Torah, Moïse, le prophète choisi par Dieu, a conduit le peuple d’Israël hors d’Égypte. Peu après, il a reçu son enseignement sur le mont Sinaï et retransmis au travers de ses cinq livres ainsi que l’ensemble des enseignements qui en découlent . Le Deutéronome rapporte : lorsque Moïse eut complètement achevé d’écrire dans un livre les paroles de cette loi, il donna cet ordre aux Lévites qui portaient l’arche de l’alliance de l’Éternel : « Prenez ce livre de la loi, et mettez-le à côté de l’arche de l’alliance de l’Éternel, votre Dieu, et il sera là comme témoin contre toi. »
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Des passages similaires se référant à la loi incluent, par exemple, (Ex 17,14) : L’Éternel dit à Moïse : « Écris cela dans le livre, pour que le souvenir s’en conserve, et déclare à Josué que j’effacerai la mémoire d’Amalek de dessous les cieux. » ; (Ex 24,4), Moïse écrivit toutes les paroles de l’Éternel. Puis il se leva de bon matin ; il bâtit un autel au pied de la montagne, et dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël. (Ex 34,27) ; L’Éternel dit à Moïse : « Écris ces paroles ; car c’est conformément à ces paroles que je traite alliance avec toi et avec Israël. » ; et (Lv 26,46) : Tels sont les statuts, les ordonnances et les lois, que l’Éternel établit entre lui et les enfants d’Israël, sur la montagne de Sinaï, par Moïse.
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La Torah est devenue ainsi l’identité du judaïsme ancien. Des recherches antérieures du Nouveau Testament ont conclu que le judaïsme ancien était la religion d’État ou même la religion du travail et de la justice. Les travaux menés par E. P. Sanders, théologien américain, spécialiste du Nouveau Testament, ont été révolutionnaires dans ce domaine. Sa thèse sur la  théologie de l’alliance  fut largement soutenue : la Torah est l’ordre de vie donné par Dieu pour son peuple élu, qui permet de rester en alliance avec lui.
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Le livre des rois raconte comment une  loi de Moïse a été découverte dans le temple sous le règne du roi Josias (c. 641–609 avant notre ère). Ce livre est principalement identifié comme une première version du Deutéronome. La Loi est décrite dans la Genèse (sur la circoncision), l’Exode, le Lévitique, les Nombres, puis réitérée et ajoutée dans le Deutéronome. Ce sont surtout ces quatre derniers livres qui sont catégorisés comme ceux de la « Loi » ; ils contiennent 613 commandements. La Loi de Moïse est différente des autres codes juridiques du Proche-Orient antique car elle considère les transgressions comme des offenses contre Dieu plutôt que comme des infractions au droit civil de la société11. Cela contraste avec le code sumérien d’Ur-Namma (v. 2100-2050 av. J.C) et le Code de Hammurabi (v. 1760 av. J.C), dont près de la moitié concerne le droit de contrat) .
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De l’évangile selon Mathieu

17 « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. 18 Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.

19 Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. » (Mt 5, 17-19)

Réforme de la vie morale

Jésus n’est pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; aucun trait de la loi divine ne passera jusqu’à ce que tout ait été accompli ; la violer ou l’observer, c’est être petit ou grand dans le royaume des cieux : et ceux-là n’y entreront pas dont la justice ne surpasse pas celle des pharisiens.

Quelle est cette justice supérieure, comment faut-il interpréter la loi ? Jésus le montra par une série d’exemples empruntés à la loi morale.

Premier exemple  Interprétation du cinquième commandement. La loi dit : « Tu ne tueras pas, et le meurtrier est punissable par le jugement. Mais moi je vous dis que la colère ou des paroles de mépris ou de haine contre un frère sont une violation de la loi et méritent la condamnation. Aucun acte de piété n’est possible dans ces sentiments : va premièrement te réconcilier avec ton frère. Sois promptement d’accord avec ton adversaire, tandis qu’il en est temps, de peur que tu ne sois condamné » .

Second exemple  Interprétation du sixième commandement. La loi dit :  Tu ne commettras point adultère ; mais moi je vous dis que regarder une femme avec convoitise, c’est violer le commandement. »  C’est dans le cœur qu’il faut déraciner le mal, fût-ce par un sacrifice pareil à celui de s’arracher un œil ou de se couper une main. Ainsi encore, la loi permet le divorce ; mais moi je vous dis que quiconque répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère.

Troisième exemple  La loi interdit le parjure et ordonne de tenir fidèlement les serments ; mais moi je vous dis : Ne jurez pas du tout, ni par des objets sacrés, ni par des choses terrestres ; mais contentez-vous d’affirmer la vérité par un oui ou un non. »

Quatrième exemple  « Il a été dit : œil pour œil, dent pour dent ; mais moi je vous dis : de ne pas résister au méchant, de souffrir des injures et des pertes, de donner et de prêter libéralement ».

Cinquième exemple  Il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi ; mais moi je vous dis : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous maudissent et vous persécutent, et priez pour eux, afin qu’ainsi vous soyez fils de votre Père, qui donne à tous des marques de sa bonté. »  Aimer ceux qui vous aiment, de quelle récompense cela est-il digne ? Le but suprême à atteindre, c’est la perfection même de Dieu.

Réforme de la vie morale.

Jésus ne vint pas pour abolir la loi ou les prophètes, comme le pensèrent les Juifs, qui s’attendaient à ce que leur Messie transformerait toute la loi. Le Sauveur ne veut rien abolir, abroger (grec délier, dissoudre, détruire, verset 19), mais tout accomplir. Et il l’a fait de toutes manières.

  1. Il a enseigné, révélé le sens complet et spirituel de la loi divine, que le pharisaïsme avait matérialisée par sa doctrine des observances extérieures .
  2. Il a lui-même accompli parfaitement la loi par sa vie sainte.
  3. Il a réalisé, par toute son œuvre et surtout par sa mort, l’idée complète de l’ancienne alliance, avec ses types, ses figures, ses sacrifices, ses promesses et ses espérances.

 Un trait de lettre désigne certains jambages ou crochets qui distinguent les unes des autres les lettres hébraïques. Ces images signifient qu’aucune partie de la loi ne passera sans avoir été accomplie. Mais l’accomplissement même rend inutile la forme précédente, le fruit remplace la fleur, la grâce et l’amour se substituent à la loi dans la vie du chrétien, la réalité succède aux ombres et aux figures de la loi cérémonielle, et un jour la perfection suivra tout ce que nous possédons aujourd’hui. (1 Co 13, 9-12)

Un de ces plus petits commandements, c’est ce que Jésus désigna comme un iota ou un trait de lettre. Le violer ou l’abolir ainsi de fait et enseigner les autres à le faire, c’est s’exposer à n’occuper qu’un degré très inférieur dans le royaume des cieux. L’expression dont Jésus se servit : « Il sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux » ne signifie pas qu’il sera exclu de la félicité éternelle (Augustin, Luther, Calvin).  L’Évangile n’enseigne pas qu’il y aura des degrés divers dans ce bonheur.

« Elle signifie qu’il n’aura qu’une part moindre et un rôle inférieur dans l’établissement du règne de Dieu sur la terre » (B. Weiss). Celui qui croit pouvoir travailler à l’œuvre de ce règne plus efficacement en s’affranchissant de l’obéissance aux commandements qui lui paraissent secondaires, en les abolissant dans sa conduite et ses préceptes, se trompe.

C’est la fidélité dans les petites choses, l’accomplissement scrupuleux de l’humble devoir, qui rendent apte au royaume de Dieu. Il faut d’ailleurs envisager ces commandements dans leur esprit et dans leur ensemble, qui forme un tout inviolable, la volonté de Dieu. :  » Aurait-on observé la Loi tout entière, si l’on commet un écart sur un seul point, c’est du tout qu’on devient justiciable. » ( Jc 2, 10)

Diacre Michel Houyoux

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Lectio divina : «  »Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir »

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Pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?

Posté par diaconos le 18 novembre 2020

Un serviteur rend la mine à son maître

# La parabole des talents est racontée dans l’Évangile de Mathieun (Mt 25, 14-30)V, 14-30. La parabole des mines se trouve dans l’Évangile de Luc (Lc 19, 12-27) Elles dépeignent un maître qui gratifia des serviteurs méritants, et qui en punit un autre pour sa paresse. Jésus cherche à ce que ses enfants donnent du fruit, qu’ils partager, aident, et fassent vivre la compassion. Les deux récits évoquent également le sort des élus et le sort des damnés lors du Jugement dernier. Dans leur commentaire de la parabole des mines, l’exégète Daniel Marguerat et Emmanuelle Steffelk indiquèrent que le prince en attente de royauté représenta Jésus, et que le moment où les serviteurs durent rendre des comptes correspond au Jugement dernier.Selon un dicton selon : les riches deviennent toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Là encore, les mœurs politiques de l’époque se font jour. ». Dans son commentaire, Paul Jorion releva: « une simple lecture du texte de la parabole dans ses deux versions, chez Mathieu et chez Luc, révèle toute l’étendue du malentendu : le maître qui admonesta son serviteur de ne pas avoir investi fut un tyran méprisable. »
 De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même. Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.”

Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté.
Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.” Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.”     Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq.”
À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.” Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ; je l’ai gardée enveloppée dans un linge. En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.”
Le roi lui déclara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ; alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?
À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.” Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.”   “Seigneur, il a dix fois plus ! Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.
Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” » Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant» (Lc 19, 11-28)

La parabole des mines

Comme Jésus entra dans Jéricho, un chef des péagers, Zachée, chercha à le voir. En étant empêché par sa petite taille, il monta sur un sycomore. Ses efforts récompensés Jésus, arrivé près de l’arbre, leva les yeux et annonça à Zachée qu’il dut loger chez lui. Zachée le reçut avec joie. L’entrée de Jésus chez un péager provoqua les murmures des assistants. Zachée se présenta devant Jésus et déclara sa résolution de donner la moitié de ses biens aux pauvres et de restituer le quadruple. Jésus déclara à son tour que le salut entra ce jour même dans la maison de Zachée, car le fils de l’homme vint chercher et sauver ce qui fut perdu.

Jésus prononça cette parabole pour calmer l’excitation que provoquèrent dans son cortège l’approche de Jérusalem et l’attente de l’avènement immédiat du royaume de Dieu.  Un homme de haute naissance alla dans un pays lointain recevoir l’investiture de la royauté. Il confia à dix de ses serviteurs dix mines à faire valoir par leur travail. Ses concitoyens envoyèrent une ambassade à sa suite pour combattre ses prétentions à la royauté. Le maître revint investi de la royauté et fit rendre compte aux serviteurs. L’un rapporta dix mines et reçut dix villes ; l’autre rapporta cinq mines et reçut cinq villes.

Un serviteur vint, apportant sa mine cachée dans un linge. Il expliqua sa conduite par la crainte que lui inspira la sévérité de son maître. Le maître répondit qu’il le jugea sur cette parole : cette crainte dut le pousser à mettre l’argent à la banque. Il ordonna de lui ôter sa mine et de la donner à celui qui en reçut dix, et, sur l’objection qu’on lui fit que ce serviteur en eut déjà  reçu dix , il déclara qu’on donna à celui qui eu eut déjà, et qu’à celui qui n’eut rien, on ôta ce qu’il eut. Après ces paroles, Jésus marcha en tête de son cortège, montant à Jérusalem.

Ce trait principal de la parabole fut emprunté aux circonstances politiques du temps. La maison des Hérode n’exerça la royauté que sous la dépendance des Romains. Chaque prince de cette famille dut, avant de prendre le gouvernement de ses États, s’en aller à Rome pour y chercher la confirmation impériale. Ce que Jésus appela être investi de la royauté. Il arriva parfois que les Juifs, mécontents d’un prince, envoyèrent après lui des délégués qui durent, en l’accusant auprès de l’empereur, empêcher son élévation à la souveraineté. Ils combattirent de la sorte l’avènement d’Archélaus, ainsi que le renseigna  l’historien Josèphe.

« Quoique Antipater eût fait disparaître ses frères et chargé son père du plus impie des crimes et du remords qui les vengeait, ses espérances d’avenir ne s’accordaient pas à ses desseins. Délivré de la crainte de voir ses frères partager le pouvoir avec lui, il s’apercevait que l’accession au trône serait peur lui chose fort ardue et embarrassante, tant la nation avait conçu de haine contre lui. [2] C’était là un obstacle gênant ; mais ce qui le tourmentait plus encore, c’étaient les mauvaises dispositions de l’élément militaire, de qui dépendait, toute la sécurité de la maison royale toutes les fois que le peuple venait, à tenter une révolution. Telle était la situation pleine de péril que lui fit la mort de ses frères. » (Josèphe (Antiquités Juives, XVII, 11, 1)

Jésus se représenta lui-même dans la position d’un de ces princes ; il ne dut pas prendre immédiatement possession de son royaume, mais s’en aller auparavant auprès de son Père, où son autorité fut confirmée. Les Juifs agirent envers lui comme ils agirent envers un prince qu’ils n’aimèrent pas. Mais il eut aussi des serviteurs fidèles, auxquels il confia les moyens de travailler à l’établissement de son règne. Les concitoyens du prince représentèrent les Juifs, qui refusèrent de reconnaître Jésus : « Mais ils s’écrièrent : Ôte, ôte, crucifie-le ! Pilate leur dit : Crucifierai-je votre roi ? Les principaux sacrificateurs répondirent : Nous n’avons de roi que César. » (Jn 19, 15 Ils le haïrent à cause de la vérité qu’il leur annonça.

Avec quelle tristesse Jésus prononça cette parole ! La vraie cause de la révolte de l’homme pécheur, fur que Jésus voulut régner sur lui.  Plus le serviteur se montra humble, plus fut belle la louange et grande la récompense que jésus lui accorda. Avec ces dix mines, il aurait à peine acheté une maison, et le maître lui donne dix villes à gouverner. Telles sont les richesses de la grâce. Comment faut-il entendre cette récompense quand il s’agit du royaume de Dieu ? Jésus ne le dit pas ; mais il est évident que la position plus élevée et l’activité plus étendue qui fut assignée aux serviteurs furent une image de la vie glorieuse et féconde que les enfants de Dieu posséderont dans la maison de leur Père.

Dans la parabole des talents, la récompense fut ainsi énoncée : «  Bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton Seigneur »  (Mt 25, 21). Récompense également proportionnée à la fidélité. Elle suppose des degrés divers de félicité et d’activité dans le royaume de Dieu. Dans Matthieu, les deux serviteurs reçurent la même louange et la même récompense, bien que les résultats de leur travail fussent différents. Ce fut une autre face de la même vérité. Le don immense de la vie éternelle fait disparaître les diversités.

Dans Matthieu, le serviteur infidèle cacha l’argent de son maître dans la terre ; ici, il le garda dans un linge. L’expression de Luc : « Tu prends ce que ta n’as pas déposé », est plus rude encore que celle de Matthieu. La principale divergence résulte du fait que dans la parabole de Luc tous les serviteurs reçurent la même somme à faire valoir. Cette plainte s’explique mieux dans la parabole de Matthieu : l’unique talent qu’il eutt reçu lui parut comme rien en comparaison des multiples talents confiés aux autres. Jésus quitta Jéricho et prit la route pour aller à  Jérusalem. L’heure fut décisive.Il se mit en marche, à la tête d’un cortège qui devint plus important à chaque instant.

Diacre Michel Houyoux

                                                                                                                 Complément

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Paroisse du Confluent (Diocèse de Versailles) :  « Pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? ».

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Dix-huitième dimanche du temps ordinaire dans l’année A

Posté par diaconos le 2 août 2020

La multiplication des pains

Dix-huitième dimanche du Temps Ordinaire — Année A dans Catéchèse 116930436

Auteur : Père Marie Landry Bivina

De l’Évangile de Mathieu

En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants. (Mt 14, 13-21)

Homélie

C’est dans un lieu « désert » que se trouve Jésus. Il y a là une claire allusion à un autre épisode de l’histoire du peuple d’Israël. La sortie d’Égypte était loin derrière et la traversée du désert pour atteindre la terre promise se faisait longue. Le peuple se plaignait à Moïse que Dieu les ait fait sortir d’Égypte pour les laisser mourir de faim dans le désert. Mais Dieu est fidèle. Il entendit leur cri et fit en sorte qu’une fine couche de pain apparaisse chaque matin sur le sol. Les Hébreux appelèrent ce pain « manne ». On trouve ce récit dans le livre de l’Exode.’ ici c est Jésus qui va nourrir la foule en lui donnant du pain. Jésus est même plus grand que Moïse, puisque c’est lui-même qui fait apparaître le pain. Mais il ne le fait pas immédiatement. D’abord, il sollicite ses disciples. Il les met à l’épreuve en quelque sorte. Les disciples sont déroutés. Sans doute la foi leur manque. Alors Jésus lève les yeux, bénit les pains, les rompt et les donne aux disciples pour qu’ils en apportent aux gens. La prière et le geste de Jésus préfigurent le don du pain eucharistique. Les verbes « bénir » et « rompre le pain » sont répétés à chaque messe.
Et si Jésus veut avoir besoin de ses disciples pour faire parvenir ce pain aux foules, c’est qu’il leur confie déjà un ministère. Malgré leur manque de foi, malgré leurs hésitations, Jésus choisit d’agir par la médiation de ses disciples, une médiation eucharistique qu’ils auront ensuite à poursuivre après sa mort et sa Résurrection. Ce sont bien eux qui – aujourd’hui encore – nous donnent l’Eucharistie qui rend la présence de Jésus réelle et actuelle.Après que tous ont mangé, les disciples rapportent douze corbeilles, le chiffre des douze tribus, donc le chiffre d’Israël. C’est vers tout Israël que Jésus est envoyé. Avant d’être le Messie des nations, il est le Messie des Juifs. Jésus disait d’ailleurs qu’il a été envoyé d’abord aux brebis perdues de la maison d’Israël, ensuite seulement et par l’entremise des Juifs, il a rejoint les païens. Telle est la pédagogie que Dieu a mise en place dès les premiers moments de l’histoire de son peuple Israël.Israël commença à exister comme peuple dès qu’il fut libéré du joug égyptien et Dieu prit soin de lui au désert en lui donnant la manne. Désormais, en Jésus, Dieu convoque un nouveau peuple qui réunit les Juifs et les païens, afin de les libérer définitivement du joug de l’esclavage du péché et afin de les nourrir du pain eucharistique, le pain qui fait vivre éternellement.

Jésus, tu me nourris chaque dimanche de ton pain eucharistique, ce pain que tu es toi-même, ce pain qui refait mes forces de semaine en semaine et qui me fait vivre éternellement. Loué sois-tu pour le grand don de toi-même !

Contact  Père Marie Landry Bivina

Complément

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La multiplication des pains ou l’art de la délégation

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Vendredi Saint : C’est à cause de nos fautes qu’il a été broyé

Posté par diaconos le 27 mars 2018

Lecture du livre du prophète Isaïe au chapitre cinquante-deux

 La Croce, vertice luminoso dell’amore di Dio che ci custodisce. Chiamati ad essere anche noi custodi per amore.


La Croce, vertice luminoso dell’amore di Dio che ci custodisce. Chiamati ad essere anche noi custodi per amore. La croix est lz sommet lumineux de l’amour de Dieu qui nous garde.

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.

Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien.

En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.

Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.

Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs. (Is 52, 13 – 53, 12)

Source de l’imageVenerdi Santo : PASSIONE DEL SIGNORE    sur le site → Testi – QUMRAN NET – Materiale pastorale online

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Ce fut une lourde épreuve pour la foi lorsque le peuple juif fut déporté, la ville sainte occupée et le Temple détruit. Car si Yahvé  n’était pas le Sauveur d’Israël, il n’était plus rien. Le premier paragraphe rapporte les paroles de Yahvé et c’est le peuple qui répondit par la bouche du prophète. Le Seigneur sauve par la souffrance des innocents et principalement par le sacrifice volontaire de celui qui accepte de prendre sur lui le péché du monde.

En écrivant ces lignes, ke prophète Isaïe pensa aux Juifs exilés à Babylone : ils étaient méprisés. Cependant ils n’avaient pas mérité ce mépris à cause de leurs péchés. Ils subirent cette déportation à cause des péchés d’Israël. Mais Yahvé les sauva en faisant de ce peuple le germe d’un peuple saint : il vit une descendance extraordinaire. Cette merveille de Yahvé surpassa toutes les autres et, les rois, en les voyant, furent émerveillés.

Les autres paragraphes se réfèrent à l’humiliation du peuple Juif qui, à cette époque, comme aujourd’hui, fut l’instrument du salut. Si nous y regardons de plus près, ce texte traça avant le temps l’image de Dieu fait homme qui s’abaissa avant de mourir sur une croix. Quand nous lisons dans les évangiles de Mathieu, de Jean et de Luc, la Passion du Christ nous y voyons combien ces évangélistes furent frappés par la ressemblance entre le jugement et la mort de Jésus et ce qu’Isaïe annonça.

En parlant de Jésus, les apôtres se rapportèrent plusieurs fois à ce texte : « Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci: Il a été mené comme une brebis à la boucherie; Et, comme un agneau muet devant celui qui le tond, Il n’a point ouvert la bouche. »b (Ac 8, 32) Qui pouvait croire ce que nous venons d’apprendre ? Comment les personnes qui entendirent Pierre, Paul et Jean acceptèrent leur proclamation d’un sauveur crucifié ?

Offrir notre vie en sacrifice de pardon : plusieurs passages dans la Bible nous invite à le faire quand nous souffrons injustement : « Prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous, » (1 P 1.20) Mais seul le Christ remplit cette mission de rédemption du commencement ç la fin de sa vie : « Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. » (Rm 5, 6)

Le juste, mon serviteur, fera une multitude de justes (Is 53 11b) : Jésus fit allusion à ce verset au cours de son dernier repas. Le sang de l’Alliance fut répandu pour la multitude” (Mc 14,24) Dès le premier jour, l’Eucharistie est apparue comme un sacrifice. Jésus institua l’Eucharistie au cours du repas pascal des Juifs, repas associé au sacrifice de l’agneau pascal. Jésus prit la place de l’agneau pascal, mystère que Jean Baptiste comprit dès sa première rencontre avec Jésus : «Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.» (Jn 1,29)

L’agneau pascal fut le mémorial de la rédemption d’Israël. Yahvé a été le Rédempteur d’Israël : il le sauva de l’esclavage. Il fit  sortir son peuple d’Égypte. Le repas pascal était le rappel de cette libération. Mais dans l’Ancien Testament, le sang de l’Alliance provient donc d’un autre sacrifice que celui de l’agneau pascal. Jésus , pour nous faire comprendre ce qu’est l’Eucharistie, la rapproche de ces deux sacrifices !

Compléments

◊ Venerdi Santo → PASSIONE DEL SIGNORE

◊ Vendredi Saint → Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. (Jn 15,13)

◊ Celui qui a porté nos souffrances et nos péchés  est cause de notre salut.  → Vendredi Saint

Liens externes

◊ Catéchèse avec KT42 → Activités, caté : la Passion, la mort du Christ

◊ Diaporama → Un chemin de croix pour les enfants

Les sacrifices dans la Bible

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