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Épiphanie du Seigneur

Posté par diaconos le 2 janvier 2022

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De l’Évangile selon saint Matthieu

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.

Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. »

Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent.

Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui.

Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. (Mt 2, 1-12)

Auteur +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

En ce jour où tu te révèles au monde, Seigneur Jésus, je t’ouvre mon esprit et mon cœur pour que tu puisses te manifester à moi. Augmente en moi le désir de te connaître toujours plus.

Les rois mages en entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère

Aujourd’hui, le prophète Isaïe nous encourage: «Lève-toi, et resplendis! Car ta lumière paraît, et la gloire de Yahvé s’est levée sur toi» (Is 60,1). Cette lumière qu’avait vue le prophète est l’étoile qu’ont vue les Rois Mages en Orient, avec beaucoup d’autres. Les Mages découvrent sa signification. Les autres la contemplent comme quelque chose qui leur parait admirable, mais qui ne les affecte pas.

Et, ainsi ils ne réagissent pas. Les Mages se rendent compte que par elle,  Dieu leur envoie un message important qui vaut la peine de passer par les désagréments de laisser de côté de choses sûres et de s’aventurer dans un voyage incertain : l’espérance de trouver le Roi les amène à suivre cette étoile qu’avaient annoncée les prophètes et que le peuple d’Israël avait attendu depuis des siècles.

Ils arrivent à Jérusalem, la capitale des juifs. Ils pensent que là on saura leur indiquer le lieu précis où est né son Roi. Effectivement, on leur dira: «A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète» (Mt 2,5). La nouvelle de l’arrivée des Mages et leur question se propagea par tout Jérusalem en peu de temps : Jérusalem était alors une petite ville, et la présence des Mages avec leur suite a dû être remarqué par tous les habitants, en effet «le roi Hérode fut pris d’inquiétude, et tout Jérusalem avec lui» (Mt 2,3), nous dit l’Évangile.

Jésus-Christ croise la vie de beaucoup de personnes, qui ne s’intéressent pas à lui. Un petit effort aurait changé leurs vies, ils auraient rencontré le Roi de la joie et de la paix. Cela requiert de la bonne volonté de le chercher, de bouger, de demander sans nous décourager, comme les Mages, de sortir de notre apathie, de notre routine, d’apprécier l’immense chance de trouver le Christ.

Si on ne le trouve pas, on n’a rien trouvé dans la vie, car Lui seul est le Sauveur: trouver Jésus c’est trouver le Chemin qui nous amène à connaître la Vérité qui nous donne la Vie. Et, sans Lui, rien de rien ne vaut la peine.

Jésus, je te confie tous ceux qui ne te connaissent pas encore. Conduis leurs pas vers toi qui es le chemin, la vérité et la vie.

Contact  Père Marie Landry Bivina

Compléments

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  L’Épiphanie du Seigneur -Année C 

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Quatrième dimanche de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 19 décembre 2021

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D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?

De l’Évangile selon saint Luc

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » (Lc 39-45)

Auteur Père Marie Landry Bivina

Marie, je viens prier avec toi. Comme toi, je veux accueillir Dieu qui vient à ma rencontre. Je veux accueillir sa Parole, sa volonté et son œuvre. Ouvre mon cœur et mon esprit, guide ma prière. Esprit de Dieu, Verbe de vie, prépare nos esprits et nos cœurs à ta venue. Noël approche. Introduis-nous dans ce mystère. Donne-nous l’amour et la simplicité de Marie pour nous ouvrir à l’œuvre de Dieu.

C’est lui qui agit. Il demande notre accueil ; il demande de le laisser faire, d’unir notre oui à celui de Marie. Esprit de Dieu, Verbe de vie, réchauffe nos cœurs par ta présence. Tu t’approches de nous, tu te rends présent en esprit et en vérité. Fais grandir en nous ton amour. Heureuse celle qui a cru.

Heureuse celle qui a cru

Aujourd’hui c’est le dernier dimanche de ce temps de préparation à la venue —Avent— de Dieu à Bethléem. Parce qu’il est en tout notre égal, il voulut être conçu —comme tout homme— dans le sein d’une femme, la Vierge Marie, mais par l’œuvre du Saint Esprit, puisqu’il était Dieu. Bientot, le jour de Noël, nous célèbrerons dans la joie sa naissance.

L’Evangile d’aujourd’hui nous présente deux personnages, Marie et sa cousine Elizabeth, qui nous montrent l’attitude intérieure qui doit être la nôtre pour contempler cet événement. Ce doit être une attitude de foi, et de foi dynamique.

Elizabeth, avec une humilité sincère, «fut remplie du Saint Esprit. Elle s’écria d’une voix forte : « Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi ? » (Lc 1,41-43). Personne ne le lui avait dit ; c’est la foi, l’Esprit Saint, qui lui fit voir que sa cousine était la mère de son Seigneur, la mère de Dieu.

À présent qu’elle connaît l’attitude de foi totale de Marie, lorsque l’Ange lui annonça que Dieu l’avait choisi pour être sa mère terrestre, Elizabeth n’hésite pas à proclamer la joie que procure la foi : « Heureuse celle qui a cru » (Lc 1, 45).

C’est donc avec une attitude de foi que nous devons vivre la Noël. Mais, à l’imitation de Marie et d’Elizabeth, avec une foi dynamique. Comme Elizabeth, si c’est nécessaire, nous ne devons pas réprimer notre reconnaissance et notre joie de posséder la foi. Et, comme Marie, nous devons aussi la manifester par nos œuvres. « Marie se leva, et s’en alla en hâte vers les montagnes, dans une ville de Juda. Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Elizabeth » (Lc 1,39-40), pour la féliciter et l’aider, en restant auprès d’elle environ trois mois.

Saint Ambroise recommanda que, durant ces fêtes, «nous ayons tous l’âme de Marie pour glorifier le Seigneur». Il est sûr que les occasions ne nous manqueront pas de partager bien des joies et d’aider ceux qui sont dans le besoin.

Élisabeth fut la première à voir Marie avec l’Enfant. Elle vit dans la foi ce mystère de l’Incarnation. Elle sut qu’il est Dieu, qu’il est le sauveur ; que par cet Enfant, elle est déjà sauvée, elle et tout son peuple, toute sa famille, tous ses êtres chers. Elle se réjouit de la visite de l’Enfant et de sa Mère. Elle adore en esprit et en vérité. Elle exalte et loue Dieu. Elle se sait sauvée. Elle voit dans la foi la promesse déjà accomplie. Foi, amour, espérance jaillissent en son cœur. Sa foi, son amour, son espérance grandissent en présence de Marie et de Jésus.

Marie est aussi réconfortée à la vue d’Élisabeth qui est bien enceinte comme l’ange le lui avait prédit. Les paroles de l’ange étaient vraies. Si Dieu a pu réaliser un miracle pour Élisabeth, il le fera pour elle aussi. Elle est réconfortée par les paroles d’Élisabeth, très inspirée. Seul Dieu a pu lui révéler tout ce qu’elle affirme. Elle est réconfortée de pouvoir partager les desseins de Dieu sur elle avec sa cousine. Elle est réconfortée dans sa foi, dans le don d’elle-même à la volonté de Dieu, dans la joie pour son peuple. Le Sauveur est en elle. Elle adore en esprit et en vérité. Elle se réjouit et loue Dieu.

« D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » Marie me rend visite aussi, avec l’Enfant. Comme Élisabeth, je peux m’exclamer : « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » Je ferme les yeux et je contemple la présence et la visite de Marie, ma Mère, avec l’Enfant en son sein. C’est elle qui vient à présent me réconforter. Elle vient partager avec moi sa joie, son espérance, son attente. Avec Élisabeth, avec Marie, j’attends, moi aussi, la naissance de Jésus, notre Sauveur. Mon cœur se remplit de joie, de foi, d’amour et d’espérance.

Jésus, je te remercie pour ta présence, je te remercie pour ta visite. Tu es venu me visiter, là, dans le sein de Marie, anticipant pour moi aussi Noël. Qu’attends-tu de moi ? Comme Marie, comme Élisabeth, tu m’invites à me réjouir, à croire, à me prêter à ton action divine. Tu veux que je croie à ton œuvre de salut. Tu es vraiment le Fils de Dieu. Je crois en toi et je t’aime. Je crois en toi pour tous ceux qui ne croient pas. Viens, Emmanuel, viens nous sauver.

Résolution Aujourd’hui, je me réjouirai intérieurement avec Marie. Et je rendrai grâce à Dieu, dans l’espérance, la foi et l’amour, du fait de me savoir sauvé et de sa venue pour sauver toute l’humanité.

Contact   Père Marie Landry Bivina

Complément et archives 

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Quatrième dimanche de l’Avent de l’année C

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article (archive 2018) →  Quatrième dimanche de l’Avent, année C

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  (archive 2012) →  Quatrième dimanche de l’Avent, année C

♥ Diocèse d’Avignon : « Le Puissant fit pour moi des merveilles »

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Vendredi de la troisième semaine de l’Avent de l’année année B

Posté par diaconos le 17 décembre 2021

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Généalogie de Jésus, Christ

Fils de David, fils d’Abraham. Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone,    Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David.

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, sa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ezékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.

   Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob,    Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.

   Le nombre total des générations est donc : depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ; depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ; depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations.

Origine humaine et divine du Messie

Le but de l’Évangile de Matthieu est de mettre en évidence le rapport intime et vivant des deux alliances, de montrer en Jésus-Christ l’accomplissement de toute l’histoire de son peuple. Ce but, Matthieu le manifesta dès les premières lignes de son livre, par cette généalogie dont la signification fut marquée d’abord par les deux grands noms de David et d’Abraham ; David, dans la famille duquel devait, selon la prophétie, naître celui dont la royauté serait éternelle.

Abraham, dans la postérité duquel devaient être bénies toutes les familles de la terre, promesse qui n’a de sens et d’accomplissement qu’en Jésus-Christ Le Fils de Dieu vint prendre sa place dans cette postérité d’Abraham et dans notre humanité qu’il devait renouveler. S’il ne s’était agi pour lui que d’apporter au monde des révélations nouvelles, une longue série de traditions aurait suffi et peut-être aurions-nous trouvé au lieu d’une généalogie, le catalogue des livres de l’Ancien Testament.

La bénédiction promise à Abraham se réalisa dans sa postérité et consista en une création nouvelle, commencée dans la personne même de jésus. De là une généalogie qui n’a pas seulement pour but d’établir la filiation historique de celui-ci. Mais, objecte-t-on, cette généalogie est celle de Joseph et dès lors ne répond plus au but que vous lui attribuez. Matthieu en jugea autrement, puisque il mit un soin particulier à écarter la paternité de Joseph et qu’il conserva la généalogie.

En remontant jusqu’à David et jusqu’à Abraham, il indiqua l’origine généalogique de Marie, mère de Jésus. Il affirma que le fils de David, fils Abraham, descendit de ces personnages par sa mère, puisque Joseph ne fut pas son père.  La généalogie de Joseph n’était pas inutile pour les Israélites. Durant tout le temps de sa vie, Jésus fut envisagé comme fils de Joseph  et il le fut en vertu des plus hautes convenances.

Mais, de plus, il y avait dans cette opinion ceci de fondé, que Joseph conférait à son fils adoptif un droit légal théocratique à la royauté, d’abord parce qu’il était lui-même descendant de David et ensuite parce que, en épousant Marie, il entra légalement dans la lignée de sa femme et en prit le nom.

Le but de Matthieu fut de constater la double origine de Jésus-Christ, telle qu’elle fut révélée par le témoignage unanime du Nouveau Testament, savoir, sa descendance de David .  Jésus, en hébreu Jehoschoua, même nom que celui de Josué Exode 24.13, signifie Jéhova est Sauveur et le récit qui va suivre (verset 21) rend le lecteur attentif à la belle signification de ce nom !

Christ, en hébreu Maschiah, grec Messias Jean 1.42 ; Jean 4.25 signifie OINT. Ce nom indiquait dans l’Ancien Testament la dignité royale, parce qu’on oignait d’huile, symbole de l’Esprit de Dieu, les rois, qui étaient ainsi consacrés pour leur charge. Il en était de même des sacrificateurs et des prophètes.

Jésus-Christ qui, pour réaliser l’idée de l’ancienne alliance dans la nouvelle, a rempli ces trois charges, était donc, par excellence, l’oint de l’Éternel et c’est sous ce nom de Messie, emprunté surtout au Psaumes 2 et à Daniel 9.25-26, que son peuple l’attendait. Lui-même, en prêchant dès l’entrée de son ministère un royaume de Dieu dont il était le Chef, a donné à cette notion toute sa vérité et sa spiritualité.

Aussi, dans son Église, le titre de Christ devint peu à peu un nom propre, mais sans rien perdre de sa haute signification. Ce n’est point sans intention que les écrivains sacrés l’appellent tantôt Jésus, tantôt le Christ, ou lui donnent ce double nom de Jésus-Christ, comme le fait notre Évangile dès la première ligne.

Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ. Il faut remarquer le soin avec lequel ces derniers mots de la généalogie écartent l’idée que Joseph fut le père de Jésus. Il est bien appelé mari ou époux de Marie.   La généalogie de Joseph n’était pas inutile pour les Israélites.

Durant tout le temps de sa vie, Jésus fut envisagé comme fils de Joseph  et il le fut en vertu des plus hautes convenances. Mais, de plus, il y avait dans cette opinion ceci de fondé, que Joseph conférait à son fils adoptif un droit légal théocratique à la royauté, d’abord parce qu’il était lui-même descendant de David et ensuite parce que, en épousant Marie, il entra légalement dans la lignée de sa femme et en prit le nom.

Le but de Matthieu fut de constater la double origine de Jésus-Christ, telle qu’elle fut révélée par le témoignage unanime du Nouveau Testament, savoir, sa descendance de David . Christ signifie OINT. Ce nom indiquait dans l’Ancien Testament la dignité royale, parce qu’on oignait d’huile, symbole de l’Esprit de Dieu, les rois, qui étaient ainsi consacrés pour leur charge. Il en était de même des sacrificateurs et des prophètes.

Les exégètes se donnèrent beaucoup de peine pour retrouver la division d’après laquelle l’auteur établissait ces trois séries de quatorze générations. Les générations de la première période, d’Abraham à David,furent énumérées, sans omission, elles sont au nombre de quatorze. Dans la seconde période, l’auteur retrancha quatre rois de Juda : Achazia, Joas, Amazia, entre Joram et Ozias et Jojakim, entre Josias et Jechonias.

 Les uns pensèrent que l’omission fut faite dans la dernière série. Les autres (Calvin) considérèrent Jechonias comme le premier de la troisième série et pensèrent que le nom omis fut celui de Jojakim, dans la seconde série. Ce nom se trouve dans quelques manuscrits.

Une autre particularité de cette généalogie fut la mention de quatre femmes : Thamar, Rahab, Ruth, Bath-Scheba. L’intention de Matthieu fut de relever le fait que ces femmes ne furent admises que par une dispensation très exceptionnelle à l’honneur d’être comptées parmi les ancêtres du Messie.

Le but de Matthieu, dans cette récapitulation des membres de la généalogie en trois séries de quatorze, fut de faire ressortir le plan suivi par Dieu dans la manière dont il conduisit les destinées du peuple élu. Quatorze générations s’étaient succédé depuis Abraham, à qui la promesse fut faite, jusqu’à David, à qui elle fut renouvelée, avec cette affirmation que le Messie naîtrait de sa race.

Quatorze générations s’étaient succédées depuis la fondation de la royauté théocratique jusqu’à son effondrement, lors de la déportation à Babylone.

Diacre Michel Houyoux

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Le Christ était-il juif ?

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Jeudi de la troisième semaine de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 16 décembre 2021

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Michel HouyouxMichel Houyoux, professeur retraité (Biologie, chimie et Physique) du Collège Saint Stanislas à Mons (Belgique)
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# Jean le Baptiste de son nom de naissance Yohanan  est un personnage majeur du christianisme et de l’islam. Sur le plan historique, son existence est attestée par un passage de Flavius Josèphe, il est un prédicateur juif du temps de Jésus de Nazareth.
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L’Évangile selon Jean localise l’activité du Baptiste sur les rives du Jourdain et à Béthanie au-delà du Jourdain. Jésus, vécut un temps dans son entourage et y recruta ses premiers apôtres. Les Évangiles synoptiques synchronisèrent le début de l’activité de Jésus avec l’emprisonnement de Jean.
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L’audience de ce prophète apocalyptique ne cessa de croître, au point de susciter la réaction d’Hérode Antipas, qui, le voyant rassembler ses partisans, craignit qu’il ne suscita une révolte. Dans les Évangiles synoptiques, le Baptiste fut mis à mort, parce qu’il avait critiqué le mariage d’Antipas avec Hérodiade. Dans le christianisme, Jean le Baptiste est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus de Nazareth.
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Il l’a baptisé sur les bords du Jourdain, laissant certains de ses disciples se joindre à lui. Précurseur du Messie, il est présenté dans les synoptiques comme partageant beaucoup de traits avec le prophète Élie, ce qui n’est pas mentionné dans l’Évangile selon Jean.. Le catholicisme romain en a fait un saint et lui a consacré deux fêtes : le 24 juin qui commémore sa naissance, fixée six mois avant Noël pour se conformer au récit d’enfance de l’Évangile selon Luc, et le 29 août qui célèbre la mémoire de sa décapitation ou sa décollation (cf. art. Décollation de Jean Baptiste).
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La religion mandéenne en fait son prophète principal. Il est considéré par l’islam comme un prophète descendant de ’Imrān. Otto Betz (de) examine la possibilité que Jean le Baptiste ait vécu à Qumrân16. La prophétie du Livre d’Isaïe se retrouve dans l’Évangile selon Marc et dans le Manuel de discipline des manuscrits de Qumrân .Selon François Blanchetière, Jésus vécut un temps dans l’entourage de son cousin rencontré à l’occasion d’un pèlerinage à Jérusalem.
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Les premiers disciples de Jésus furent issus de l’entourage de Jean Baptiste : Dans les évangiles, Jean reconnaît Jésus, son disciple, comme plus grand que lui, mais selon le théologien Étienne Trocmé, « les épisodes rapportés par les évangélistes pour montrer le Baptiste faisant allégeance à Jésus (Mt 3. 14)
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Selon la majorité des historiens et exégètes, la mort de Jean Baptiste est à situer vers 28/29, ou, à l’instar de la formulation d’André Paul, « vers la fin des années 20 »32, avant l’arrestation et la crucifixion de Jésus33 qui aurait eu lieu vers 30 ou 33. Quelques chercheurs optent pour une date un peu plus tardive — vers 32 — dans une chronologie qui fixe en 33 la mort de Jésus de Nazareth, également admise par une partie non négligeable de la recherche.
De l’évangile de Jésus-Christ selon Luc

Après le départ des messagers de Jean, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ? lors, qu’êtes-vous allés voir ? un homme habillé de vêtements raffinés ?  Mais ceux qui portent des vêtements somptueux et qui vivent dans le luxe sont dans les palais royaux. Alors, qu’êtes-vous allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis ; et bien plus qu’un prophète !

   C’est de lui qu’il est écrit : « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour réparer le chemin devant toi. Je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne n’est plus grand que Jean ; et cependant le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. »

   Tout le peuple qui a écouté Jean, y compris les publicains, en recevant de lui le baptême, a reconnu que Dieu était juste. Mais les pharisiens et les docteurs de la Loi, en ne recevant pas son baptême, ont rejeté le dessein que Dieu avait sur eux. » (Lc 7, 24-30)

Message de Jean-Baptiste

Celui qui fut l’objet de la prophétie fut plus grand qu’un prophète. Ce qu’il y a de très remarquable dans cette citation de Malachie 3.1, c’est que dans les trois évangiles synoptiques elle n’est faite exactement ni d’après l’hébreu, ni d’après les Septante, mais modifiée de manière à ce que la venue de Jehova, annoncée par cette prophétie, se trouva accomplie en la personne de Jésus.

Tout le peuple qui avait écouté Jean, dont la prédication avait excité l’attention universelle et particulièrement les péagers qui avaient humblement reçu son baptême, justifièrent Dieu, en rendant hommage à sa justice et démontrèrent par leur conduite l’excellence de ses voies pour le salut des hommes, en confessant leurs péchés et en recourant aux moyens de grâce qu’il leur offrit.

Les pharisiens, au contraire et les légistes, ou docteurs de la loi, ayant repoussé la prédication et le baptême de Jean, rendirent nul le dessein de la miséricorde de Dieu à leur égard. Dieu voulait les sauver, ils ne l’ont pas voulu.

Diacre Michel Houyoux

Archive à consulter

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◊ Père Gilbert Adam   : cliquez ici pour lire l’article → Jeudi de la 3e semaine de l’Avent 

♥ Père Santiago Martin FM : « Homélie pour la troisième semaine de l’Avent »

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