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Saint Marc, évangéliste

Posté par diaconos le 25 avril 2022

 Fête de l'Ascension de Jésus dans Catéchèse ascension2

 Grande Mission, ou Mission universelle, est une instruction que donne Jésus de Nazareth à onze de ses Douze Apôtres après sa résurrection. Dans cet épisode, relaté par les cinq derniers versets de l’Évangile selon Matthieu, Jésus apparaît à ses disciples sur une montagne de Galilée et leur demande de baptiser « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » l’ensemble des nations du monde. La « Grande Mission » est à distinguer de la « Petite Mission », ou « Discours d’envoi », qui figure plus haut dans le même Évangile selon Matthieu, au chapitre 10. En revanche, elle évoque d’autres péricopes des Évangiles canoniques, parmi lesquelles l’institution des douze apôtres, présente dans les trois synoptiques.

Toutefois, l’institution des apôtres a lieu du vivant de Jésus, avant la crucifixion, alors que la « Grande Mission » se situe après la résurrection. L’Évangile selon Luc, rédigé à la même époque que celui de Matthieu, c’est-à-dire vers l’année 80, rapporte une scène proche de la « Grande Mission » exposée par Matthieu ; elle prend place elle aussi après la crucifixion et la résurrection. Jésus demande à ses disciples de prêcher à toutes les nations, en commençant par Jérusalem, la repentance qui mène à la rémission des péchés. Le thème réapparaît dans les Actes des Apôtres, ouvrage également écrit par Luc : au moment de l’Ascension, Jésus promet à ses apôtres que l’Esprit saint les assistera dans l’accomplissement de leur mission. L’Évangile selon Marc, qui est antérieur aux deux autres synoptiques et date des années 65-75, inclut un passage comparable à la « Grande Mission » de Matthieu dans sa « finale longue ».

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De l’évangile de Jésus Christ selon Marc

En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier.  Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire  sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal  ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »

Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient. (Mc 16, 15-20)

ui n’est plus visible dans le monde terrestre, mais demeure présent dans les sacrements. Elle annonce également la venue du Saint-Esprit dix jours plus tard et la formation de l’Église à l’occasion de la fête de la Pentecôte. Elle préfigure enfin pour les chrétiens la vie éternelle.

L’Ascension est un élément essentiel de la foi chrétienne : elle est mentionnée explicitement, tant dans le Symbole des apôtres que dans le Symbole de Nicée-Constantinople et donc partagée par les catholiques, les orthodoxes (l’Ascension du Seigneur est une des Douze Grandes Fêtes), les protestants et les fidèles des Églises anté chalcédoniennes. Le jeudi de l’Ascension est jour férié dans plusieurs pays.. Pour les orthodoxes, c’est respectivement le 28 mai et le 10 juin. L’Ascension marque dans la théologie chrétienne la fin de la présence physique de Jésus sur la Terre, après sa mort et sa Résurrection. Elle symbolise un nouveau mode de présence du Christ tout intérieure, universelle et hors du temps. Il est présent dans l’Eucharistie..

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Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé

La foi, condition du salut ; l’incrédulité, cause de la condamnation, tel est le grand principe de tout l’Évangile dans son application à l’homme  : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.  » (jn 3, 36) Si Marc ajouta à la foi le baptême, c’est que cette parole remplace l’ordre de baptiser que rapporta Matthieu (Matthieu 28, 19).

Ce symbole ne contribuera au salut que pour autant qu’il sera administré à celui qui croira. La foi, condition du salut ; l’incrédulité, cause de la condamnation, tel est le grand principe de tout l’Évangile dans son application à l’homme  : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » (Jn 3, 36)

Si Marc ajouta  à la foi le baptême, ce fut que cette parole remplaça l’ordre de baptiser que rapporta Matthieu (Mt 28, 9). Ce symbole ne contribuera cependant au salut que pour autant qu’il sera administré à celui qui croira.  Plusieurs de ces prodiges parurent étrangers à la sobriété qui distingue les évangiles. Rien ne le prouva mieux que la nécessité où se trouvèrent certains exégètes d’expliquer dans un sens spirituel ces dons qu’ils ne purent entendre à la lettre.

Chasser les démons fut un pouvoir réellement exercé quelquefois par les apôtres ; Jésus le leur avait positivement conféré. Parler des langues nouvelles, c’est parler des langues non apprises d’une manière naturelle. Il ne s’agit donc pas du don de parler en langues dans un état d’extase. Saisir des serpents fut une répétition de la promesse de Jésus, qui eut lieu pour Paul à Malte ;  Jésus conféra aux siens le pouvoir de braver tous les dangers.

Le don de guérir des malades fut souvent exercé par les apôtres : « Et il se rencontra que le père de Publius était au lit, malade de la fièvre et de la dysenterie. Paul entra chez lui ; et ayant prié, il lui imposa les mains, et le guérit. » (Ac 28, 8)

Diacre Michel Houyoux

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Lundi de la troisième semaine du Carême dans l’année C

Posté par diaconos le 21 mars 2022

Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres » 

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis :  aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.

Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien.» À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. (Lc 4, 24-30)

# La tentation du Christ (ou les tentations, au pluriel) est un épisode de la vie de Jésus de Nazareth, telle que décrite dans les trois Évangiles synoptiques, qui relate le séjour de Jésus au désert et sa tentation par le Diable. Les tentations dans le désert comptent parmi les plus importantes omissions dans l’évangile de Jean. Néanmoins, certains auteurs ont détecté des relations entre les trois tentations de Matthieu et des incitations dans le quatrième évangile. Par exemple: Tentation de transformer les pierres en pain → Jean 6:26,31 incitation à faire manne dans le désert. Tentation de sauter en bas du temple → Jean 2:18 incitation à effectuer un signe messianique dans le temple. La tentation de prendre les royaumes du monde → Jean 6.15 « Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul. »
Les premiers lecteurs de Matthieu seraient familiers déjà avec une confrontation entre un autre Jésus et un autre diable, dans la version grecque de Zacharie. Zacharie : « Il me fit voir Josué le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser. » Cette vision a été comprise comme symbolique, probablement en relation avec le conflit dans Néhémie 13. Zacharie 3:8 « Écoute donc, Josué, souverain sacrificateur, toi et tes compagnons qui sont assis devant toi! car ce sont des hommes qui serviront de signes. »
Les rabbins avaient attendu que Jésus apparaîtrait sur le toit du temple. Les quarante jours de jeûne dans le désert, après un baptême dans l’eau, rappellent en parallèle le livre de l’Exode, dans lequel les Hébreux voyagent pendant quarante ans dans le désert après avoir traversé la mer Rouge. Le nombre de quarante jours est également la durée du Déluge pendant lequel l’arche de Noé flotte sur les eaux, dans le livre de la Genèse. Dès le IIe siècle, Irénée de Lyon analyse dans son traité Contre les hérésies la résistance du Christ à la tentation comme la victoire finale contre le Diable qui avait provoqué la chute d’Adam. Le Christ peut donc être considéré comme le nouvel Adam . De nombreux commentaires ont été faits par les théologiens des premiers siècles (Origène, Augustin d’Hippone…), dont beaucoup sont cités par
Thomas d’Aquin dans sa Somme théologique4, vers 1270 : il y propose des réponses aux questions de la raison de la tentation, du lieu et du moment, du genre et de l’ordre des tentations. Chez Jean Calvin, au XVIe siècle, ce passage des Évangiles est l’occasion de souligner que les tentations, même si elles ne sont pas suscitées directement par Dieu, sont voulues par lui5 (c’est d’ailleurs ce que disaient déjà Thomas d’Aquin et Irénée de Lyon). Dans le Catéchisme de l’Église catholique6 de 1992, l’accent est remis sur le parallèle entre la tentation du Christ, celles d’Adam et des Hébreux dans le désert. Par obéissance à Dieu son Père, Jésus, nouvel Adam, résiste à Satan. Cette victoire anticipe sa passion.

La tentation de Jésus au désert

Jésus revint du Jourdain rempli du Saint-Esprit. Il fut conduit par l’Esprit çà et là dans le désert et tenté par le diable pendant quarante jours. N’ayant pas pris de nourriture pendant ce temps-là, il eut faim. Prenant occasion de cette faim, Satan lui insinua de changer une pierre en pain, puisque, comme Fils de Dieu, il a le pouvoir et le devoir de s’aider lui-même. Jésus répondit ar une parole de l’Écriture, mentionnant cette nourriture supérieure qui consiste dans la confiance en Dieu et l’obéissance à sa volonté.

Satan, l’élevant sur une montagne, lui offrit la puissance et la gloire des royaumes de ce monde. Elle lui fut livrée, il la donna à qui se prosternait devant lui. Jésus repoussa cette offre en rappelant à Satan le grand commandement qui ordonnait d’adorer Dieu seul.  Satan conduisit Jésus au haut du temple et l’invita à se précipiter dans le vide ; comme Fils de Dieu, il n’eut rien à craindre ; Dieu a promis de le garder en toute circonstance, l’Écriture, citée par lSatan, l’affirme. Jésus le repoussa par cette autre parole de l’Écriture : « Tu ne tenteras point Dieu.. La tentation achevée, Satan se retira de lui, jusqu’à une occasion favorable).

Les trois évangiles synoptiques mettent ces deux faits dans un rapport intime. Luc marqua la réalité du don fait à Jésus lors de son baptême en disant qu’il revint du Jourdain, rempli de l’Esprit-Saint. Et ’ilsubit la tentation.  Luc,  admit qu’il y était déjà, après être revenu du Jourdain et affirma qu’il  fut conduit  par l’Esprit dont il était rempli et qui était le principe dirigeant sa vie intérieure .

La version syriaque, rappelle que les livres des Hébreux étaient écrits sur de longues bandes de parchemin, roulées autour d’un cylindre.  Il y avait deux portions des saintes Écritures fixées pour chaque jour : l’une tirée de la loi, l’autre des prophètes Comme on remit à Jésus le livre du prophète Ésaïe, le passage qu’il lut était  indiqué pour ce jour. Cette prophétie messianique, lu publiquement par Jésus en qui elle était accomplie fut d’autant plus frappante.

« L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, parce que l’Éternel m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux misérables ; il m’a envoyé pour bander ceux qui ont le cœur brisé, pour publier aux captifs la liberté et à ceux qui sont liés l’ouverture de la prison, pour publier l’année de la bienveillance de l’Éternel ». :  c’est l’œuvre de rédemption de Jésus. Que Ésaïe annonça., et Isaïe contempla la présence et l’œuvre du grand Réparateur promis à Israël. Jésus déclara de la manière la plus solennelle que l’Esprit du Seigneur, l’Éternel, repose sur lui, parce que l’Éternel l’eut oint de cet esprit.  Oint est la traduction de l’hébreu Messie et du grec Christ .

« Annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. »: la bonne nouvelle qui leur est annoncée, c’est le relèvement, la consolation, les richesses de la grâce. » Guérir ceux qui ont le cœur brisé.: cette parole l’une des plus belles de la prophétie,. Presque tous les critiques modernes l’omirent. Mais comme elle est dans l’hébreu et dans la version grecque des Septante, elle ne peut avoir été omise ici que par une inadvertance des copistes. Annoncer ou publier la liberté aux captifs. Cette promesse s’appliquait en premier lieu aux Israélites captifs à Babylone, elle avait trait aussi à la liberté morale que donne le Sauveur (Jean 8.36) et qui est la source de toutes les libertés.

« Aux aveugles le recouvrement de la vue » : cette parole présente une promesse très belle qui se trouve déjà ailleurs dans les prophètes et que Jésus a fréquemment accomplie corporellement et spirituellement pour les aveugles de son temps. « Renvoyer libres les opprimés ou mettre en liberté ceux qui sont froissés, foulés, brisés ». Cette parole d’une si belle signification, ne se trouve ni dans l’hébreu ni dans les Septante . Enfin publier l’année de bienveillance de l’Éternel. Il s’agit de l’année du jubilé, qui revenait tous les cinquante ans, année de grâce et de joie universelle, où les travaux cessaient, les esclaves étaient rendus à la liberté, les dettes acquittées, les prisonniers amnistiés.

Jésus n’avait  pas lu seulement le passage de la prophétie rapporté par Luc, mais toute la section où il se trouvait. Et il y avait, déjà dans sa manière de lire, quelque chose qui avait fait pénétrer dans les cœurs la parole divine. De là le vif intérêt avec lequel tous attendaient son explication, de là ces regards de tous fixés sur lui. Cette scène fut si vivante que Luc la reçut d’un témoin oculaire.  D’une part, un témoignage favorable rendu par tous à Jésus, à la suite de ce qu’ils entendirent ; un étonnement, de cette grâce divine qu’il leur annonçait et qui respirait dans toutes ses paroles ; et, d’autre part, une question qui supposa le doute, la défiance et qui signifiait : Quoi ? Cette œuvre divine pour la délivrance de tout ce qui souffre dans notre humanité serait accomplie par ce jeune homme que nous avons vu grandir au milieu de nous, ce fils du charpentier Joseph dont nous connaissons tous la famille ! »

La réflexion, la critique, succédant à une première impression favorable mais superficielle, ont produit des dispositions différentes qui allèrent jusqu’à l’incrédulité, jusqu’à la fureur. Les interprètes, qui n’admirent pas un tel revirement dans les sentiments du peuple, supposèrent celui-ci divisé en deux partis, dont l’un aurait éprouvé les impressions d’abord décrites, tandis que l’autre aurait d’emblée exprimé ses doutes sur le fils de Joseph. « Nul prophète n’est bien reçu dans sa patrie, mais c’est avec vérité,  c’est un sérieux avertissement, que je vous le dis, si cette patrie aveuglée le rejette, d’autres recevront la guérison que vous dédaignez » ;  Jésus donna des preuves historiques.

La pluie fut accordée à la prière du prophète  Isaïe la troisième année de la sécheresse. En disant : trois ans et six mois, Jésus adopta la tradition juive qui tenait compte plutôt de la durée de la famine, que de celle de la sécheresse elle-même. La terre ne put produire qu’une demi-année au moins après avoir reçu la pluie du ciel.  Sarepta était une petite ville phénicienne située entre Tyr et Sidon. Le nom s’en est conservé dans celui de Surafend, village qui rappelle encore le souvenir de la ville ancienne.

 Naaman et la veuve de Sarepta étaient païens l’un et l’autre. Par ces deux exemples, si frappants pour des auditeurs juifs, Jésus voulut relever cette vérité : aucun homme, aucune ville, aucun peuple n’a des droits à la faveur de Dieu, qui est parfaitement libre dans la dispensation de ses grâces. Et, c’est précisément par des prétentions à un droit, fondé sur des privilèges extérieur), que nous nous rendons indigne des bénédictions divines. Nazareth est situé sur le penchant d’une montagne où se voit encore, près de l’église des maronites, une paroi de rochers de 40 à 50 pieds de hauteur.

Est-ce par un miracle de sa puissance sur leur volonté que Jésus parvint à passer au milieu d’eux et à s’en aller ? Plusieurs interprètes l’admirent. D’autres pensèrent qu’il lui suffit de la majesté de sa personne pour contenir la colère de ces furieux. Q, Jésus sut réduire à néant les desseins meurtriers de ses adversaires, aussi longtemps que  son heure n’était pas venue Plus tard il se livra à eux volontairement pour accomplir le grand sacrifice d’où dépendait la rédemption du monde.

Diacre Michel Houyoux

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♥ Tentations de Jésus au désert

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Vendredi de la deuxième semaine du Carême de l’année C

Posté par diaconos le 18 mars 2022

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De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :  » Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne.

Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !”

Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. « Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? «  On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »

Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »

En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète. (Mt 21, 33-43.45-46)

 La parabole des vignerons

Dans cette seconde parabole, Jésus représenta la conduite des chefs du peuple dans le passé, le présent et l’avenir : « Un maître de maison planta une vigne, y ’donna tous ses soins puis la loua à des vignerons. La saison des fruits étant venue, il envoya ses serviteurs pour les recevoir ; mais les vignerons les maltraitèrent. Il en envoya d’autres qui furent maltraités encore. Enfin il leur envoya son propre fils, pensant qu’il serait respecté. Mais les vignerons, voyant en lui l’héritier, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent pour s’emparer de son héritage »

Mais les vignerons, voyant en lui l’héritier, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent pour s’emparer de son héritage. Que fit le maître ? À cette question, les auditeurs de Jésus répondirent :  » Il fera périr ces misérables et louera la vigne à d’autres. » Ce fut ainsi, reprit Jésus, en appuyant sa déclaration d’une parole de l’Écriture : « Le royaume de Dieu vous sera ôté et qu’il sera donné à une nation qui en produira les fruits. « 

Les sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c’était d’eux-mêmes que Jésus parlait ; ils cherchèrent à se saisir de lui, mais ils craignirent le peuple.  La lutte dans le temple entre Jésus et ses adversaires commença. Le peuple en suivit les péripéties avec intérêt. Sa faveur mit momentanément Jésus à l’abri des entreprises de ses ennemis. Le but de ceux-ci, dans les questions qu’ils lui posèrent, fut de l’amener à des affirmations qui lui aliénèrent la sympathie de la foule et purent servir de motifs de condamnation.

Les principaux sacrificateurs et les anciens faisaient partie du sanhédrin, le conseil souverain, qui avait la plus haute autorité en matière civile et religieuse. Ils vinrent à Jésus comme députation officielle.  Leur double question fut précise : « Quelle est ton autorité ? Et de qui la tiens-tu ? «  dirent-ils :  »Nous ne t’avons pas donné d’autorité : es-tu un envoyé direct de Dieu ? »

Mais qu’entendirent-ils par ces choses que Jésus faisait et qui les offusquèrent ? Était-ce son enseignement, dans lequel ils vinrent l’interrompre, ou toute son action à Jérusalem depuis son entrée royale dans cette ville, ou enfin et surtout la purification du temple ? Les interprètes se divisèrent sur ce point, mais il n’y eut pas de doute que ce dernier acte d’autorité ne fût le principal grief des membres du sanhédrin.

Ils espéraient que Jésus déclarerait qu’il avait le droit de faire la police dans le temple, parce qu’il s’y trouvait dans la maison de son Père (Lc 2.49), étant le Fils de Dieu. Ils savaient quelle répugnance le peuple avait toujours montrée à accepter de Jésus une affirmation catégorique de sa divinité. En la lui arrachant à ce moment, ils pensèrent ébranler, ruiner sa popularité.

Le baptême de Jean, d’où venait-il ? Du ciel ou des hommes ? Mais eux raisonnaient entre eux, disant : « Si nous disons : Du ciel, il nous dira : Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui ? » Cette question de Jésus correspondait exactement à la leur. Elle n’était nullement un faux-fuyant ni une manière de les réduire au silence, mais un élément pénétrant de vérité jeté dans leur conscience.

Si le baptême de Jean, c’est-à-dire tout son ministère au sein d’Israël, était de Dieu, alors l’autorité de Jésus ne pouvait être douteuse. Car Jean lui avait rendu témoignage par le Saint-Esprit (Jn 1.19-34). De plus, le baptême de Jean était un baptême de repentance administré à ceux que sa prédication avait convaincus de péché. Si donc les chefs du peuple avaient cru à cette prédication, s’ils s’étaient repentis, ils auraient cru aussi à jésus annoncé par Jean. Les membres du sanhédrin se retirèrent à l’écart et raisonnèrent entre eux.

Ils se débattirent entre les deux termes du dilemme que Jésus leur posa. Ils ne trouvèrent d’autre issue que d’avouer leur ignorance et leur incompétence à se prononcer sur l’une des plus importantes manifestations religieuses de leur temps. La crainte de la foule les retint de se déclarer ouvertement contre Jean-Baptiste. La vénération dont le peuple entourait la mémoire du prophète était si profonde, qu’une telle attitude leur eût fait courir les plus grands risques ; ils furent forcés de se dire : « Tout le peuple nous lapidera » (Lc 20.6).

 Ils se réfugièrent dans cette défaite : «  Nous ne savons » ; aveu humiliant pour eux, les conducteurs spirituels de la nation ; car leur devoir sacré eût été d’examiner la mission de Jean et de la recommander au peuple ou de s’y opposer, selon qu’elle était de Dieu ou des hommes. Quelle confusion pour ces hommes et quel jugement de Dieu dans ce refus.

Diacre Michel Houyoux

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 Frère Thibaut du Pontavice : « Les vignerons homicides »

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Contre la pauvreté : choisissons le vivre-ensemble !

Posté par diaconos le 12 mars 2022

Résultat d’images pour Amour et fraternité

Pour vivre ensemble l’altruisme, l’amour et la fraternité ne sont pas des anachronismes réservés à quelques uns. Il nous faut nous réapproprier cette expression et lui redonner son sens fort. Le Christ nous invite tous à aller à la rencontre des autres, il nous envoie, il nous demande de nous bouger pour porter la joie de l’Évangile ! Demandons-nous : sommes-nous missionnaires (…) ? Ou sommes-nous des chrétiens enfermés dans notre cœur et dans nos églises, des chrétiens de sacristie ? Des chrétiens seulement en parole, mais qui vivent comme des païens ? Nous devons nous poser ces questions, qui ne sont pas un reproche. Je me le dis aussi à moi : comment suis-je chrétien ? Par le témoignage, vraiment ?

Refusons de céder à la peur, retrouvons l’enthousiasme, l’envie, l’être, le désir de vie. Vivre pleinement, c’est avancer, construire, découvrir, créer, relier, aimer, mais aussi rire. Et nous pourrions ajouter « ensemble » derrière chacun de ces verbes. Pour y parvenir rapidement, retroussons nos manches, ouvrons notre porte et mettons nous à l’ouvrage. Pour vivre ensemble, choisissons la justice sociale, car on ne peut pas vivre dans une société inégalitaire.

Pour vivre ensemble, choisissons la rencontre, la découverte de l’autre, car on ne peut pas vivre ensemble si on ne se connaît pas. La joie de vivre ensemble grandit à mesure que nous donnons et que nous recevons et que nous délaissions le « Je » pour le « nous ». Essayons de découvrir ce qui nous unit plutôt ce qui nous divise, enrichissons nous des traditions des autres…

 L’évangile de Luc au chapitre trois commence par l’énumération d’un tas de gens importants : gouverneurs, princes, grands-prêtres pour arriver à nous dire que c’est à Jean, fils de Zacharie, que la parole de Dieu est adressée. Ce Jean, qui n’a aucun titre ouvrira la voie au messie : il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. (Lc 3, 1-6)

Préparez le chemin du Seigneur : cette parole est pour nous une exhortation à un véritable renouvellement de vie. Frères et soeurs, en cette deuxième semaine de l’Avent, laissons-nous nous toucher par cet appel de Jean pour nous remettre en question, redresser nos mauvais penchants et pour changer de cap. Que de trous, de ravins ou même d’abîmes sont à combler en nous !

 Source → Rencontre avec la Parole de Vie : Parole de Dieu – Sur le site des Éditions Croix du Salut

Dans le monde entier des collectifs, des associations sont ces petits, qui comme Jean le fit, crient avec force dans le désert face aux grands, pour rappeler que le bien-être de tout homme doit passer avant le profit. Ils sont des semeurs d’espoir, en écho à ces versets du psaume 125 : « Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes. » (Ps 125, 5-6)

« La pauvreté du monde est un scandale. Dans un monde où il y a tant, tant de richesses, tant de ressources pour donner à manger à tous, on ne comprend pas comment il se fait qu’il y a tant d’enfants qui ont faim, il y a tant d’enfants sans éducation, tant de pauvres ! La pauvreté aujourd’hui est un cri. Nous devons tous penser à devenir un peu plus pauvres : cela aussi, nous devons tous le faire. Comment puis-je devenir un peu plus pauvre pour ressembler davantage à Jésus, qui était le Maître pauvre ?

Le bien vivre ensemble n’est pas possible sans justice. Paix et justice sont indissociables : si nous voulons la paix, établissons d’abord la justice. Notre société serait bien inspirée de relire cet extrait du livre de Baruch.

 Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours, enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel. Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel, car Dieu, pour toujours, te donnera ces noms : « Paix-de-la-justice » et « Gloire-de-la-piété-envers-Dieu « .

Debout, Jérusalem ! tiens-toi sur la hauteur, et regarde vers l’orient : vois tes enfants rassemblés du couchant au levant par la parole du Dieu Saint ; ils se réjouissent parce que Dieu se souvient. Tu les avais vus partir à pied, emmenés par les ennemis, et Dieu te les ramène, portés en triomphe, comme sur un trône royal. Car Dieu a décidé que les hautes montagnes et les collines éternelles seraient abaissées, et que les vallées seraient comblées : ainsi la terre sera aplanie, afin qu’Israël chemine en sécurité dans la gloire de Dieu.

 Sur l’ordre de Dieu, les forêts et les arbres odoriférants donneront à Israël leur ombrage ; car Dieu conduira Israël dans la joie, à la lumière de sa gloire, avec sa miséricorde et sa justice. (Ba 5, 1-9) Aplanissons les montagnes de bêtises, de méchanceté, d’indifférence. Agir ainsi, c’est combler les vallées de l’hypocrisie, de la trahison et des coups bas. Pour bien vivre ensemble, libérons nous de nos peurs de l’autre, de l’avenir, de nos désirs de biens matériels superflus, de nos frustrations, de consommateurs jamais satisfaits. En nous libérant de ces prisons et de ces désirs, nous nous rapprocherons des autres et de Dieu : « Votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. » (Jn 16, 22b)

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