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Mardi de la cinquième semaine du Temps Ordinaire — Année Paire

Posté par diaconos le 8 février 2022

Mardi de la cinquième semaine du Temps Ordinaire — Année Paire dans Catéchèse

Vous laissez de côté les commandements de Dieu

De l’évangile selon Marc Christ selon Marc

En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus,    et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ;  et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats.

   Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » Jésus leur répondit : «  Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi.    C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.

Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes.  »   Il leur disait encore : «  Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition. En effet, Moïse a dit : honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort. Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu”,  alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ; vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre.  » (Mc 7, 1-13)

La tradition des Anciens

  # Une ablution est une purification rituelle de certaines parties du corps avant certains actes religieux. L’eau est un symbole de purification présent dans de nombreuses grandes religions Dans le judaïsme, le mikvé est un bain rituel utilisé pour l’ablution nécessaire aux rites de pureté. Dans le christianisme, l’eau est utilisée pour le baptême, acte de foi devant une assemblée en reconnaissant Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur de sa vie (immersion partielle ou totale) et réalisé par le prêtre ou pasteur au cours de la messe ou du culte. Le baptisé devient « enfant de Dieu ». Dans l’islam, l’eau est utilisée pour purifier le musulman au cours des ablutions qui précèdent les prières, ou salat, tel que prévu par le Coran et la Sunna. Dans l’hindouisme, l’eau a des pouvoirs de purification.

immersion partielle ou totale) et réalisé par le prêtre ou pasteur au cours de la messe ou du culte. Le baptisé devient « enfant de Dieu ». Dans l’islam, l’eau est utilisée pour purifier le musulman au cours des ablutions qui précèdent les prières, ou salat, tel que prévu par le Coran et la Sunna. Dans l’hindouisme, l’eau a des pouvoirs de purification.

Dans le shintoïsme, le misogi est une purification par une chute d’eau ou un cours d’eau. Les ablutions et la notion de pureté rituelle sont parmi les héritages du judaïsme et de l’islam alors que le christianisme les a pratiquement abandonnés. Dans le judaïsme, c’est une purification rituelle allant de l’immersion de tout le corps jusqu’à une simple aspersion d’eau sur les mains. La Torah prescrivait une immersion totale dans une source naturelle, une rivière, ou un bain rituel pour purifier les personnes ou les objets rendus impurs par contact avec diverses sources d’impureté comme le sang ou les cadavres. Le bain au mikvé est exigé de la femme niddah pour que son mari puisse avoir des relations avec elle. Le bain au mikvé est également exigé du nouveau converti.

Le christianisme ne retient des ablutions que leur sens symbolique dans le rite du baptême et lors de la célébration eucharistique. Selon l’Église concernée ce rite consiste en une simple aspersion d’eau sur le front ou à une immersion complète dans un bassin. C’est un héritage du rite du baptême pratiqué par Jean-Baptiste et qui existait déjà dans certaines sectes juives de son époque. Lors de la célébration eucharistique, précédent la consécration des deux espèces où le pain et le vin deviendront le corps et le sang du Christ, le prêtre catholique procède au lavement des mains, rituel de purification. Ainsi lorsque le servant de messe verse délicatement sur les mains du prêtre l’eau, le prêtre récite un verset du psaume 51 : « Seigneur, purifie-moi de mon péché et lave-moi de mes fautes » et essuie l’eau avec un linge liturgique (manuterge).

L’eau ayant servi aux ablutions du célébrant sera par la suite versée dans un récipient (piscine) prévu pour recevoir l’eau des ablutions ou dans la terre. Car cette eau ne peut être versée dans un endroit quelconque. De même, au moment de l’offertoire, le prêtre mêle un peu d’eau au vin dans le calice. Ce rite a été rendu obligatoire dans l’Église catholique par le concile de Trente, le 13 décembre 1545.

 De l’évangile selon Marc

01 Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, 02 et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. 03 – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; 04 et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats.

05 Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » 06 Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. 07 C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.

08 Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. » 14 Appelant de nouveau la foule, il lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. 15 Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » 21 Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres,

22 adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. 23 Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur.»  (Mc 7, 1-8.14-15.21-23)

Les pharisiens de Jérusalem attaquent Jésus au sujet des ablutions

 Cette réunion des adversaires de Jésus montra l’importance de leur démarche. Celle-ci avait peut-être un caractère officiel. Pourquoi ce ces pharisiens et ces scribes se trouvaient là, venus de Jérusalem, s’ils n’avaient été envoyés par le sanhédrin. quelques-uns de ses disciples mangèrent les pains avec des mains communes ». Commun se disait par opposition à ce qui était mis à part, sanctifié, consacré. Il y eut quelque souillures qui devaient être ôtée par une ablution rituelle.

Marc expliqua leur scrupule à ses lecteurs étrangers aux usages judaïques, en ajoutant cette phrase : « C’est-à-dire non purifiées. » Marc interrompit son récit pour exposer tous ces usages juifs à ses lecteurs qui, convertis du paganisme, les ignoraient. Il attribua ces pratiques aux pharisiens, qui les observaient avec le plus de rigueur, mais à tous les Juifs. Se laver les mains avec le poing veut dire probablement se laver en frottant tour à tour une main ouverte avec l’autre fermée, de manière à enlever de la paume des mains toute impureté.

 La tradition des anciens fut opposée aux prescriptions de la loi divine. Il s’agissait des usages fondés sur l’autorité des anciens docteurs juifs et que souvent on mettait au -dessus de la loi elle-même. La place publique était le lieu où le peuple s’assemblait et où se tenait le marché. En revenant de là, les Juifs ne prenaient pas leurs repas sans s’être purifiés. Quelques interprètes appliquèrent cette purification aux personnes, aux aliments rapportés du marché.

Le setier est, en grec, en latin et en français, le nom d’une mesure de liquides. Ce mot désigne ici des vases à vin, en bois ou en terre. Les lits étaient ces sortes de divans sur lesquels les anciens prenaient leurs repas, appuyés sur le coude gauche. Selon Matthieu, Jésus répondit à la question des pharisiens par une autre question propre à les confondre ; puis il dit : «  Car Moïse a dit :  « Honore ton père et ta mère »  ; » et « Que celui qui maudit père ou mère soit mis à mort. ». 

Pendant la discussion, la foule se tint à distance. Comme elle avait entendu l’accusation portée contre Jésus et ses disciples, elle dut entendre aussi la réponse de Jésus ; il la rappela auprès de lui et il revint à la question qui lui fut adressée. : « Ces larcins, les cupidités, les méchancetés, la fraude, la dissolution, l’œil envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie.  » (Mc 7, 22)

 Marc présenta cette énumération des péchés de l’homme avec plus de détails : que les mauvaises pensées sont l’élément générateur0 dont tous les autres péchés ne sont que la réalisation, que les deux premiers termes (adultères, fornications) indiquent les péchés qui ont leur source dans la sensualité, que les meurtres, les larcins, les cupidités proviennent d’une ambition dépravée, à moins qu’on ne veuille attribuer le premier de ces péchés à la haine, que les vices sont des passions mauvaises, indépendantes des actes par lesquels elles se manifestent.

Les méchancetés sont l’effet de cette malice qui se complaît à faire le mal, la fraude exprime ici, moins des actes d’injustice que la duplicité, la fausseté du caractère, tout ce qui est contraire à la droiture. La dissolution indique l’insolence avec laquelle l’homme corrompu s’abandonne à sa dépravation ; l’œil envieux est l’envie méchante qu’on porte à une personne et à laquelle la croyance populaire en plus d’un pays, attribue une influence malfaisante.

La calomnie, pourrait être une parole impie prononcée contre Dieu, mais, comme tout, dans cette énumération, se borna aux rapports des gens entre eux : une parole offensante, outrageante, adressée au prochain. On peut du reste remarquer que toute passion poussée à l’extrême produit la folie proprement dite.

Il est peu de passages de l’Écriture qui nous révèlent d’une manière plus complète la corruption naturelle du cœur de l’homme, que ce discours de Jésus-Christ. D’où il ne faudrait pas conclure toutefois que tout mal moral dans le monde procède de l’homme. Il y a un royaume des ténèbres qui exerce sur lui son influence, comme aussi une puissance de la grâce divine qui peut le régénérer ; et alors, de ce même cœur d’où sortent les mauvaises pensées et les péchés sortent aussi les bons sentiments et les bonnes actions.

Diacre Michel

♥ Vous laissez de côté le commandement de Dieu

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L’Église don gratuit de Dieu est corps du Christ

Posté par diaconos le 7 février 2022

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Michel Houyoux

Le statut est en ligne : Michel Houyoux, professeur retraité (Biologie, chimie et physique) du secondaire à Mons chez Collège saint Stanislas (Belgique)  et diacre permanent dans le diocèse de Namur=Luxembourg.

 L’Église est là pour nous conseiller, nous aider, nous accompagner dans notre cheminement vers ce Dieu trinitaire, vers ce Royaume dont nous parle Jésus. L’Église don gratuit de Dieu  est corps du Christ : « La réalité c’est le Corps du Christ.   (Col 2, 17-18). Par le Christ s’opère la croissance en Dieu « (Col 2, 9, 17, 19). L’Église met les hommes en relation de communion avec le Dieu de Jésus Christ On devient membre de l’Église par le baptême et par ce baptême nous recevons la marque du Christ, nous sommes appelés à vivre en chrétien et à devenir disciple de Jésus (en vivant le message évangélique).

L’Église est le Peuple de Dieu en marche vers le Royaume. Ce peuple est sacerdotal : « Vous êtes un sacerdoce royal, un peuple qu’il s’est acquis pour proclamer les louanges » ( 1P2, 9-10). Le sacerdoce de ce peuple c’est tout le culte et tout l’apostolat. L’Église est un peuple de prêtres : être prêtre, vivre son sacerdoce c’est être capable d’affirmer:  « Me voici, Ô Père, je viens faire ta. volonté «  ; « Ce ne sont pas ceux qui disent « Seigneur! Seigneur! » qui entreront dans le Royaume, mais celui qui fait la volonté de mon Père.» (Mt 7, 21-23)

L’Église est un peuple de croyants : » L’ensemble de ceux et de celles qui regardent avec la foi vers Jésus, auteur du salut, principe d’unité et de paix. Dieu les a appelés, il en fait l’Église, pour qu’elle soit , aux yeux de tous et de chacun, le sacrement visible de cette unité salutaire » unit au Christ par la foi et le baptême. L’Église est le corps mystique du Christ :  » Le Christ est la tête du corps qu’est l’Église » ( Col.1, 18, 24). Le corps du Christ se construit en nous à travers et par notre charité. Par la pratique d’une charité vraie, nous croîtrons vers le Christ. » (Ep. 4, 15,16).

Être chrétien, c’est à dire être incorporé au Christ, ne peut pleinement se vivre qu’à travers une charité vraie. Saint Vincent de Paul disait souvent : « La vraie charité ouvre les bras et ferme les yeux « . Aider les autres, encourager les autres constituent d’excellents actes de charité. Être chrétien c’est être une nouvelle révélation du Christ et pour le devenir la lecture ainsi que la compréhension des textes évangéliques sont de bons guides pour vivre l’Évangile au quotidien.

Être chrétien c’est aussi croire que mystérieusement et invisiblement, Jésus ressuscité fait grandir son corps dans l’humanité toute entière, partout où les hommes donnent leur vie pour leurs frères . Dieu dans son Amour infini nous appelle tous et pas seulement les seuls baptisés à partager avec lui son bonheur éternel.

Diacre Michel Houyoux.

♥ L’Église don gratuit de Dieu est corps du Christ

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Sixième dimanche du Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 7 février 2022

Heureux les pauvres ! Quel malheur pour vous les riches !

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Michel HouyouxLe statut est en ligne : Michel Houyoux, professeur retraité (Biologie, chimie et physique) du secondaire à Mons chez Collège saint Stanislas (Belgique)
La pauvreté spirituelle est définie comme une vertu évangélique (à ne pas confondre avec la pauvreté évangélique) issue de la béatitude « Bienheureux les pauvres en esprit, le Royaume de Dieu est à eux » (Mt 5,3).
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Cette vertu, associée à la promesse du Royaume des cieux, a été abordée par de nombreux auteurs chrétiens. Si le Catéchisme de l’Église catholique indique qu’elle concerne les personnes qui se reconnaissent par « leur qualité de cœur, purifié et éclairé par l’Esprit », de nombreux auteurs chrétiens ont cherché à préciser le sens de cette pauvreté et ce qu’il fallait faire pour l’obtenir. Ainsi, cette « pauvreté dans l’esprit » s’obtient, d’après ces auteurs, par une humilité volontaire face à Dieu, un accueil libre et joyeux de ses faiblesses (morales, physiques, psychologiques), une attention tournée vers Dieu et l’autre.
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C’est aussi un chemin de dépouillement de toutes les « richesses intérieures, les dons reçus de Dieu », un renoncement aux consolations et grâces spirituelles que Dieu veut nous donner. Ce renoncement, cet appauvrissement, libre et joyeux est associé, pour les chrétiens, à la promesse de posséder le Royaume des cieux, et donc de « jouir de la présence de Dieu » ; ce bonheur étant possible, d’après certains auteurs, « dès à présent ». Pour sœur Lise, « seul le pauvre d’esprit peut aimer, car pour aimer il faut avoir besoin de l’autre. Être pauvre, c’est être dans un état de réceptivité… comme quelqu’un qui prend un bain de soleil.
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La pauvreté radicale arrache la personne à tout ce qui fait obstacle au don total de l’amour. Cette pauvreté est ouverture à l’envahissement… et ça fait peur… s’il fallait que Dieu m’envahisse, que les autres m’envahissent… et pourtant cette disposition conduit à la liberté intérieure. Le vrai pauvre n’est jamais aigri quand il tend la main » Pour le père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, la vertu de pauvreté spirituelle permet de purifier la vertu théologale d’espérance, il dit : « C’est dans la pauvreté spirituelle que l’espérance trouve sa pureté qui fait sa perfection. Seule la pauvreté spirituelle peut assurer la perfection de l’espérance.
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L’espérance est obtenue par l’élimination de tout le reste, par ce dégagement souverain qu’est la pauvreté spirituelle. ». À ce sujet il cite saint Jean de la Croix : « Moins l’âme possède les autres choses, plus elle a de capacité et d’aptitude pour espérer ce qu’elle désire, et par conséquent plus elle a d’espérance plus la mémoire se dépouille et plus elle acquiert d’espérance ; par la suite, plus elle a d’espérance et plus elle est unie à Dieu. Car plus une âme espère en Dieu, plus elle obtient de Lui. » e père Mas Arrondo, dans son livre Toucher le Ciel indique que dans les 5e demeures17, « on commence à jouir amplement du ciel sur la terre. Beaucoup plus de personnes y vivent qu’on ne peut le penser »18. Et « que chacun reçoit en gage, à l’intérieur de lui-même, le royaume de Dieu. C’est un don gratuit accordé par Dieu le Père »

Du sermon sur la montagne

# Le Sermon sur la montagne est un discours adressé par Jésus-Christ à ses disciples ainsi qu’à une large foule, rapporté dans l’Évangile selon Matthieu aux chapitres 5, 6 et 7. Jésus l’aurait prononcé au début de son ministère, peu après son baptême par Jean le Baptiste, du haut d’une montagne près du lac de Tibériade surplombant Génézareth, non loin de Capharnaüm.

Ce discours, qui porte sur l’éthique, est le plus long enseignement oral du Nouveau Testament. Il comporte notamment les Béatitudes et la prière du Notre Père. Au début du XXe siècle Sante Ferrini, sensible au message de Christ tel que rapporté dans le Nouveau testament, reproche au clergé et aux puissants d’avoir détourné ses préceptes à leur profit.

Il illustre son propos dans une parodie sans concession du sermon sur la montagne qu’il imagine pouvoir être prononcé par le Pape, sur la place Saint-Pierre à Rome : « Heureux les forts car ils posséderont la terre ! Heureux ceux qui ont le cœur dur car ils riront des malheurs d’autrui et ne pleureront jamais ! Heureux les violents car ils seront respectés des timorés ! Heureux les injustes car ils auront leurs biens et ceux des autres !

Heureux les mauvais car ils se feront pardonner par la force ! Heureux ceux qui ont l’âme impure et malveillante car ils jouiront des turpitudes humaines ! Heureux ceux qui possèdent, car ils n’ont pas besoin de miséricorde ! Heureux les incrédules car ils ne seront pas trompés ! Amen ! » Plus récemment, la phrase « Bienheureux les pauvres d’esprit… » a parfois été interprétée à contresens comme « Bienheureux les imbéciles », par exemple par Luigi Cascioli, alors qu’elle ne peut être comprise que dans le judaïsme palestinien de l’époque de Jésus.

On connaît dans la Bible certaines « béatitudes » isolées, ou groupées par deux ou trois, rarement quatre4. Une série de huit béatitudes se trouve dans le Siracide« construite suivant un procédé poétique obéissant à des règles précises pour ce genre littéraire (Si 14, 20-27). » Le même procédé s’applique à l’un des manuscrits de la mer Morte provenant de la grotte 4 (4Q525 2 II)4. Le texte de l’évangile selon Matthieu présente une structure reposant sur le même procédé4. Toutefois, écrit Émile Puech, il s’en distingue par une « nouveauté totale » : la mention du Royaume, proclamé par ce discours inaugural, auquel répondra le dernier discours (Mt 25, 31-46). 

De l’évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, Jésus descendit de la montagne avec les Douze et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : «  Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.

Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim !  (Lc 6, 17.20-26)

Du sermon sur la montagne

« Mamona signifie en chaldéen et syriaque richesse, en langue punique, selon saint Augustin, le lucre. Avoir de l’argent et du bien n’est pas un péché, mais ne le laisse pas devenir ton maître ; qu’il te serve, et que tu sois son maître. » (Luther)

Cette partie du sermon sur la montagne qui est dirigée contre les soucis de la vie matérielle, est la conséquence nécessaire de l’incompatibilité qu’il y a entre le service de Dieu et celui de Mammon. La recherche inquiète de notre subsistance comme la possession des richesses nous empêche d’être tout entiers à Jésus. Son service impliqua une confiance absolue aussi bien qu’un complet détachement. Cette idée se retrouve également dans Luc.

Être en souci qui signifie, par son étymologie, être partagé. Les inquiétudes qui tirent la pensée en sens contraire, sont l’effet d’un cœur partagé entre le ciel et la terre, troublé par le doute au jour de l’épreuve. Le remède à ce mal, c’est la confiance en Dieu que Jésus voulut inspirer à ses disciples. C’est pour cela qu’il leur présenta diverses considérations aussi élevées que puissantes.

Premier motif de confiance Puisque la vie est plus que la nourriture qui l’entretient ; le corps plus que le vêtement qui le couvre ; celui qui a donné et conserve le plus, ne donnera-t-il pas le moins ? Paul employa un raisonnement pareil.

Second motif  Les soins admirables de Dieu dans la nature : « Dieu est votre Père ! »

Troisième motif L’inutilité, l’impuissance des inquiétudes, qui ne font au contraire qu’énerver les forces de l’âme. Nul ne peut, ajouter une coudée à son âge, une heure au temps de sa vie, objet de ses soucis. Dieu en a déterminé la mesure et n’y peut rien ajouter.

Le voyageur vit avec admiration, sur le plateau de la montagne des Béatitudes, au pied de l’éminence d’où il supposa que Jésus parlait d’un magnifique tapis de ces anémones écarlates. Le manque de cette foi qui n’est pas autre chose que la confiance du cœur en Dieu, telle est la cause de toutes les inquiétudes.

Les païens doivent rechercher ces choses, y mettre leur cœur ou être en souci quand elles leur manquent, parce qu’au lieu du Dieu vivant ils adorent de fausses divinités ou une froide et impitoyable fatalité. « Mais vous qui connaissez votre Père céleste ! Il sait vos besoins cela doit vous suffire pour dissiper vos inquiétudes. »

 Que ce soit là avant tout votre souci, le but de vos efforts, et quand vous aurez trouvé cette grande richesse, le royaume de Dieu et la justice de Dieu, alors votre Père céleste, qui voit que vous avez besoin de toutes ces autres choses vous les donnera par-dessus. On sait que toujours les inquiétudes se portent sur l’avenir. Or, le Seigneur aurait pu nous dire que cet avenir ne nous appartient pas, que nous ne le verrons peut-être jamais.

« Pourquoi veux-tu t’inquiéter au-delà d’aujourd’hui et prendre sur toi le mal de deux jours ? Contente-toi de celui que ce jour t’impose, demain t’apportera autre chose. » (Luther)

Cette interprétation est seule en harmonie avec cette dernière parole : au jour suffit sa peine, ou son mal, sa misère. Oui, ce mal de chaque jour suffit ; il est même souvent bien lourd pour notre faiblesse. Quelle compassion Jésus mit dans ce conseil de ne pas y ajouter le mal du lendemain !

Diacre Michel

♥ Heureux les pauvres !

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Lundi de la quatrième Semaine du Temps Ordinaire — Année Paire

Posté par diaconos le 31 janvier 2022

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Jésus dit : « Esprit impur sort de cet homme  ! « 

De l’évangile selon saint Marc

En ce temps-là, Jésus et ses disciples arrivèrent sur l’autre rive, de l’autre côté de la mer de Galilée, dans le pays des Géraséniens. Comme Jésus sortait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit impur s’avança depuis les tombes à sa rencontre ; il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne ; en effet on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser.

Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres. Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria d’une voix forte : « Que me veux tu, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas !  »   Jésus lui disait en effet : «  Esprit impur, sors de cet homme !  »   Et il lui demandait : «  Quel est ton nom ?  » L’homme lui dit : « Mon nom est Légion, car nous sommes beaucoup. » Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays.

   Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs ui cherchait sa nourriture. Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. »  Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer.    Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé.    Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte.

   Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé et ce qui était arrivé aux porcs. Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire. Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. l n’y consentit pas, mais il lui dit : «  Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. »    Alors l’homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapolece que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration. (Mc 5, 1-20)

Que me veux – tu, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ?

 « Que me veux – tu, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! » Dans ce passage nous trouvons une description détaillée des rouages du mal. L’homme possédé alla à la rencontre du Christ car en lui il y eut une recherche implicite de Dieu et du bonheur. Mais le rapport à Dieu fut faussé ; au lieu de découvrir avec émerveillement ses dons, le démon se méfia de la bonté dz Dieu et lui demanda : « Que me veux – tu ? »

Il n’accepta pas un Dieu qui fut amour et appela à sa suite. Choisir le Christ, c’est reconnaître que le couronnement de l’existence est dans le don de soi, le service, l’humilité, le sacrifice et la mort pour ses frères. Le péché au contraire tend à posséder, utiliser, s’affirmer, dominer. En rejetant Dieu, le pécheur renonce à la vie selon Dieu, et il entre donc dans les ténèbres de l’égoïsme.

L’homme possédé vivait dans les tombeaux. Le péché conduit à notre désintégration, il nous détruit de l’intérieur, nous mène vers la mort. L’homme de l’Évangile se blessa avec des pierres car en rejetant Dieu, il rejeta également sa personne. Alors qu’aucune chaîne extérieure ne put le lier car il revendiqua une liberté absolue, il fut soumis et aliéné au péché qui le blessa sans arrêt, nuit et jour.

« Esprit impur, sors de cet homme ! » Cet évangile illustre la victoire totale de Jésus sur le mal. Jésus étant sorti de la Galilée juive, il alla vers les païens. Dans ce pays des Géraséniens, qui n’attendirent pas le Messie et n’eurent rien à voir avec lui, l’action du Christ fut puissante.

Jésus n’est pas venu pour un type de problèmes ou un type de personnes seulement, mais pour tous. Si vraiment Dieu se fit fait homme en Jésus-Christ, alors il n’existe pas de problème humain sans réponse. Jésus a pénétré toute notre ♥, et rien de ce qui est humain ne lui est étranger.

« Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire. » Jésus chassa le démon, libéra le possédé qui désira le suivre. Le mal fut balayé par son autorité. Le péché ne peut résister à l’amour créateur et rédempteur de Dieu. Son amour nous fait renaître des situations les plus sinistres. Malgré ce message d’espérance de l’Évangile, une chose reste certaine : Jésus ne forcera aucune personne qui ne l’accueille pas. Ce possédé fut touché par la miséricorde de Jésus.

Seigneur, libère-moi de mon péché ! Tu sais que sans toi je ne♥peux pas me défaire de mes entraves. Viens me donner un cœur nouveau. Reconnaissons que le Christ est plus fort que nos péchés et peut nous les pardonner.

Diacre Michel Houyoux

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♥ Prédication au temple de Malagnou à Genève par le pasteur Marc Pernot

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