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Premier dimanche de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 28 novembre 2021

Bien qu’entouré par la méchanceté, le prophète Habaqouq reste spirituellement éveillé

Rester spirituellement éveillés

 

De l’Évangile selon saint Luc

Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. » Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme.» (Lc 21, 25-28.34-36)

Priez en tout temps

Auteur +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

« Seigneur, dans le silence de ce jour naissant, je viens te demander la paix, la sagesse, la force. Je veux regarder aujourd’hui le monde avec des yeux tout remplis d’amour. » (Saint François d’Assise)

Jésus, aide-moi à entrer dans ce temps de l’Avent en me préparant intérieurement à l’un des plus grands mystères chrétiens : ton Incarnation. «Priez en tout temps : ainsi vous serez jugés dignes de paraître debout devant le Fils de l’homme»

Aujourd’hui, début de la nouvelle année liturgique, nous prenons la résolution de renouveler notre enthousiasme et notre lutte personnelle pour atteindre la sainteté, la nôtre et celle de tous. Dans l’Évangile d’aujourd’hui l’Église nous y invite et nous rappelle en même temps la nécessité d’être toujours prêts, toujours “amoureux” du Seigneur : «Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans la débauche, l’ivrognerie et les soucis de la vie» (Lc 21, 34).

Mais notons bien un détail important chez les amoureux : cette attitude d’éveil, de préparation, ne peut pas être intermittente mais doit, au contraire, être permanente. C’est pour cela que le Seigneur nous dit : «Restez éveillés et priez en tout temps» (Lc 21, 36). En tout temps ! : Voici la mesure juste de l’amour. La fidélité ne consiste pas à des “maintenant oui, maintenant non”. Il est donc très opportun que notre rythme de piété et de formation spirituelle soit un rythme habituel (jour après jour, semaine après semaine). Ah si nous pouvions vivre chaque journée avec la mentalité d’un débutant ; ah si chaque matin , à notre réveil, nous parvenions à dire : aujourd’hui je suis né (merci, mon Dieu !) ; aujourd’hui je reçois le baptême ; aujourd’hui, je fais ma Première Communion ; je me marie… Pour persévérer d’un air joyeux il faut “re-recommencer”, il faut se renouveler.

Nous n’avons pas sur le terre de demeure permanente. Le jour viendra où même «les puissances des cieux seront ébranlées» (Lc 25, 26). Bonne raison pour nous tenir sur nos gardes ! Mais, en ce temps de l’Avent, l’Église ajoute un beau motif pour notre joyeuse préparation : certainement, un jour les hommes «verront le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire» (Lc 25, 27), mais maintenant Dieu arrive sur la terre dans la douceur et la discrétion ; comme un nouveau-né, au point que le Christ fût emmailloté dans des langes et placé dans une crèche . (Saint Cyrille de Jérusalem). Seulement un esprit attentif peut découvrir en cet Enfant la grandeur de l’amour de Dieu et de son salut. (Ps 84, 8).

«Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe, Dieu ne change pas, la patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit.» (Sainte Thérèse d’Avila) Cette semaine, Trouvez un moment pour aller prier dans une église et montrer par ce geste combien la prière est précieuse pour vous.

Contact Père Marie Landry Bivina

 Compléments

◊ Diacre Mchel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article. →  PREMIER DIMANCHE DE L’AVENT DE L’ANNEE C

◊ Diacre Mchel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article. → A.D.A.L. pour le premier dimanche de l’Avent, année C

◊ Diacre Mchel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article. →Redressez-vous et relevez la tête (Lc 21,28)

◊Diacre Mchel Houyoux (Archive 2012) : cliquez ici pour lire l’article. →     Premier dimanche de l’Avent, année C

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Koïnonia Jean-Baptiste (Suisse) – Père Olivier Bagnoud : « Priez en tout temps dans l’Esprit, » ( Eph 6,18)

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Samedi de la trente-deuxième semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 13 novembre 2021

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Michel Houyoux

Michel Houyoux, professeur retraité du collège saint Stanislas à Mons (Belgique) et diacre permanent dans le doyenné de Florennes (Belgique)

L’expression de don spirituel est employée par l’apôtre Paul en Romains 1,11. Celui-ci dit, de façon plus elliptique, littéralement « les spirituels » en 1 Corinthiens 12,1 et 14,1. À la fois l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, et tout particulièrement les Épîtres de Paul, comptent plusieurs listes de dons spirituels. Afin d’éviter les confusions, il a été proposé de nommer plus spécifiquement quatre de ces listes : les sept dons, les charismes, les ministères, et le fruit de l’Esprit.

Neuf dons du Saint-Esprit sont décrits par Paul de Tarse dans la première épître aux Corinthiens, chapitre 12. Au chapitre 13, Paul décrit la hiérarchie des dons, et fait un hymne à l’amour. Au chapitre 14, il établit une hiérarchie des charismes en vue de l’utilité commune. Au sujet du parler en langues, Paul revient sur la nécessité de l’interprétation : « C’est pourquoi celui qui parle en langue doit prier pour pouvoir interpréter.

xCar si je parle en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence n’en retire aucun fruit. » (1Co 14, 13-14). Pour plus de détails sur le parler en langues et l’interprétation, voir la glossolalie. .Plusieurs mouvements ont contribué a ramener l’importance des dons spirituels. Ces mouvements ont été appelés « vague » . Il y a eu d’abord « la première vague », le pentecôtisme en 1906.

xPuis « la deuxième vague », le mouvement charismatique en 1960. Finalement, « la troisième vague », le mouvement néo-charismatique en 1980. Les charismatiques peuvent aussi bien être évangéliques que catholiques, anglicans ou d’autres dénominations chrétiennes. Tous insistent sur l’Esprit et son action dans les vies humaines et dans l’Église .

xLe christianisme évangélique, principalement dans les courants du pentecôtisme, mouvement charismatique évangélique et mouvement néo-charismatique, accorde une importance particulière aux dons de l’Esprit Saint (1 Corinthiens 12 : 4 à 7). Cette théologie donnant la priorité au parler en langues est cependant contestée à l’extérieur et au sein même du pentecôtisme.

Le parler en langues peut être vu comme un charisme possible parmi d’autres. Un croyant peut être né de nouveau, et baptisé du Saint-Esprit, régénéré et rempli de foi, sans que cette vie dans l’Esprit se manifeste obligatoirement par le charisme des langues. « Tous ont-ils des charismes de guérison ? Parlent-ils tous en langues ? Tous interprètent-ils ? Vous, soyez zélés pour les charismes les meilleurs. »

Du livre de la Sagesse

14 Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide ; 15 alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, comme un guerrier impitoyable, portant l’épée tranchante de ton décret inflexible. 16 Elle s’arrêta, et sema partout la mort ; elle touchait au ciel et marchait aussi sur la terre. (Sg 18, 14-16 )

06 La création entière, dans sa propre nature, était remodelée au service de tes décrets, pour que tes enfants soient gardés sains et saufs. 07 On vit la nuée recouvrir le camp de son ombre, on vit la terre sèche émerger là où il n’y avait eu que de l’eau ; de la mer Rouge surgit un chemin sans obstacles et, des flots impétueux, une plaine verdoyante. 08 C’est là que le peuple entier, protégé par ta main, traversa en contemplant des prodiges merveilleux. 09 Ils étaient comme des chevaux dans un pré, ils bondissaient comme des agneaux et chantaient ta louange, Seigneur : tu les avais délivrés. (Sg 19,  6-9)

La sagesse est un don de Dieu

Dieu agit par sa Parole ; ce qu’il fit ici en faveur de son peuple fut enveloppé dans le silence paisible de la nuit et garda sa part de mystère. Mais la Bible nous révèle du début à la fin que la Parole de Dieu est créatrice et libératrice ; si elle est tranchante, c’est pour détruire le mal et faire advenir en nous la Vérité et la Vie. « Elle est vivante la Parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit […] elle juge des intentions et des pensées du cœur. »* 

Dans le silence et l’obscurité de nos vies peut jaillir la lumière. Une parole vivifiante peut se faire entendre et nous redonner confiance et courage. Alors nous y voyons un peu plus clair. La vie peut renaître de la souffrance, des épreuves et de la mort. En relevant le Christ du tombeau dans la nuit de la Pâque, Dieu a ouvert une brèche, il a tranché pour la Vie, les forces de mort n’ont plus le dernier mot. Écoutons-le d’un cœur paisible. Laissons-nous surprendre et façonner par le tranchant de sa Parole

Le texte de la première lecture tirée du livre de la Sagesse met de l’avant l’histoire du salut, le mouvement du monde, de l’humanité, de l’univers tout entier. « La création entière, dans sa propre nature, était remodelée au service de tes décrets pour que tes enfants soient gardés sains et saufs.» Lle peuple entier, que la main divine protégeait, contempla des prodiges merveilleux…ils rendirent grâce à Yahvé qui les délivrèrent.

Le livre de la sagesse confirme la limite de la sagesse de l’homme et nous ouvre  à la dimension infinie de la sagesse de Dieu. La sagesse est avant tout un don de Dieu. Un jour, le roi Salomon voulut offrir un grand sacrifice à Gabaon, il voulut sacrifier pour son Seigneur mille animaux. Ce fut en dormant à cet endroit qu’il rêva et Yahvé lui demanda d’exprimer un souhait et qu’il sera exaucé.

L’auteur  célébra les prodiges que Dieu fits pour son peuple afin de le délivrer de l’esclavage en Égypte. A la fin du livre, il revint sur le dernier acte de la sortie d’Égypte, le passage de la mer auquel il mêla d’autres motifs du long parcours à travers le désert pour gagner la terre promise, comme le don de la manne. Tout tourne autour du thème du renversement de la création, ce changement qui manifeste la puissance de Dieu qui vient sauver son peuple. Rien n’est impossible à Dieu. Devant lui, les éléments se transforment, car il est le Seigneur de l’univers.

Les paroles de la Sagesse demandent avec insistance de remettre notre vie à Dieu, car il nous aidera à trouver cette sagesse qui nous permettra de comprendre le chemin du bien et de jouir de sa présence parmi nous. Face aux profonds changements qui rendirent la société planétaire encore plus complexe et incertaine, la Sagesse met en lumière la présence de Dieu, source d’espérance.

Dieu ne permettra pas que ses enfants soient écrasés par les forces du mal qui semblent parfois l’emporter ; il ne permettra pas non plus que ceux qui vivent dans la justice et dans l’amour soient submergés. Le passage de la mer, fut l’accomplissement de la Pâque, le passage par les eaux du baptême qui ont engendré en nous une créature nouvelle.

Le jeune Salomon conscient de son jeune âge et que le peuple d’Israël fut le peuple de Dieu demanda la sagesse pour gouverner. Yahvé lui répliqua: «Puisque tu n’as pas demandé l’or de ce monde, la royauté la mort de tes ennemis au-delà de ce que tu demandes je te donnerai toutes les richesses de ce monde ». Dieu  est source de la sagesse. On ne naît pas sage mais on le devient, car la sagesse est un don de Dieu. La sagesse n’est pas une affaire d’âge, elle est une ouverture à la grâce de Dieu. Notre existence tombe en ruine s’il nous manque la sagesse. La sagesse de Dieu c’est le Christ lui-même.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Hououx : cliquez ici pour lire l’article → Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ?

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →  Samedi de la 32e semaine, année impaire

◊ La Communauté Catholique Shalom : cliquez ici pour lire l’article →  Dons de l’Esprit Saint : Don de sagesse

L’équipe emci : « La sagesse te permet d’attendre le temps de Dieu »

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Jeudi de la vingt- neuvième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 21 octobre 2021

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Michel Houyoux

# Marc Rastoin est né le 30 avril 1967. Il est le fils de Jean Rastoin (1932-2009), ingénieur, et de Jacqueline Rastoin (1934-2008), traductrice et essayiste et le frère de Cécile Rastoin, du carmel de Montmartre. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris en 1988, Marc Rastoin est licencié en théologie en 1999 sous la direction de Paul Beauchamp. Le 14 octobre 2002, il soutient sa thèse en théologie biblique à l’Université pontificale urbanienne de Rome sous la direction du jésuite Jean-Noël Aletti.

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Sa thèse porte sur la façon dont saint Paul, dans la lettre aux Galates, a su construire son argumentation, aussi bien à l’adresse des juifs familiers des Écritures que des Grecs formés à la rhétorique et à la philosophie. L’année suivante, il publia sa thèse qui fut bien accueillie. Jean-Pierre Lémonon émit quelques réserves qui n’enlevèrent rien au grand mérite de l’ouvrage qui permit de mieux pénétrer dans l’univers paulinien ». À la suite de cette thèse, Marc Rastoin fut envoyé au Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris, où il enseigna la Bible afin que tous puissent découvrir les richesses des Écritures».
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Il s’intéresse aussi au cinéma et à la littérature contemporaine. Il fut passionné par l’histoire ainsi que par le judaïsme et la lecture juive des Écritures. Depuis 2007, il enseigna également, à l’Institut biblique pontifical de Rome (introduction à saint Paul ou aux évangiles synoptiques). Il s’intéressa aux recherches exégétiques sur saint Paul ainsi qu’à tout ce qui touche à la recherche sur le Jésus de l’histoire et la façon dont il eut compris sa mission messianique. Il s’intéressa aussi à la théologie de l’évangéliste saint Luc et au dialogue judéo-chrétien.
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Il appartint à l’équipe pastorale de l’église Saint-Ignace à Paris animant des propositions pour les couples et participant à la catéchèse des enfants de 2002 à 2015. Le 5 novembre 2014, il fut nommé conseiller du père Général de la Compagnie de Jésus pour les relations avec le judaïsme (Advisor for the relations with Judaism) en remplacement du père Jean-Pierre Sonnet (professeur à la Grégorienne).

 De l’évangile selon Luc

49 Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! 50 Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli ! 51 Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division. 52 Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; 53 ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère.»  (Lc 12, 49-53)

Je suis venu jeter un feu sur la terre

« Je suis venu jeter un feu sur la terre ; et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé ? » (Lc 12, 49)  Les interprètes se  donnèrent beaucoup de peine pour trouver une liaison entre cette partie du discours et celle qui précède. Je suis venu ; cette expression, fréquente dans saint Jean, se trouve donc aussi dans les synoptiques ; Jésus l’employa en ayant conscience de sa préexistence. Qu’est-ce que ce feu qu’il est venu jeter sur la terre, où il n’existait pas avant lui, où il n’aurait jamais été allumé sans lui ? Pou plusieurs exégètes, ce feu n’est pas autre chose que l’agitation des esprits et les divisions dont Jésus parla.

Mais comprendrait-on alors qu’il désirât avec tant d’ardeur de voir ce feu s’allumer et qu’il fasse intervenir la grande et douloureuse pensée de ses souffrances et de sa mort ?  Mais pourquoi ne pas y voir la vie nouvelle de la foi, de l’amour, du zèle, dont Jésus ouvrait la source et dont la puissance dévorante devait brûler, purifier ou consumer tout ce qui était exposé à son action ? Cette action divine provoqua des divisions et des luttes entre ceux qui en subirent l’influence et ceux qui la repoussèrent par incrédulité. Jésus expliqua comment cette division se produira dans la vie pratique et jusque dans la famille.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Dieu aime l’ensemble des pauvres

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◊ La Parole vivante: cliquez ici pour lire l’article →      je suis venu jeter un feu sur la terre

L’Évangile à bras-le-corps : « Je suis venu jeter le feu sur la terre »..

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Vingt-neuvième dimanche du Temps Ordinaire de l’année B

Posté par diaconos le 11 octobre 2021

 29è Dimanche ordinaire: journée missionnaire mondiale

# Le rite du baptême catholique est le premier des trois sacrements de l’initiation chrétienne, avec l’eucharistie (la communion) et la confirmation. Pour les personnes ayant l’âge de raison (enfants et adultes), il est précédé d’une période de préparation, appelée catéchuménat, au cours de laquelle le futur baptisé, le catéchumène, découvre la foi pour laquelle il demande le baptême. Pour les nouveau-nés, les parents suivent une préparation au baptême qui les aide à comprendre le sens de ce sacrement. Pour les adultes, le baptême proprement dit a souvent lieu au cours de la veillée de Pâques. On appelle « ondoiement » un baptême réduit à l’effusion d’eau accompagnée de la formule baptismale, sans aucune des autres formes complémentaires. Il est souvent réservé aux cas d’urgence (danger de mort). Bien que canoniquement valide, il doit être ensuite complété par les autres cérémonies, si l’on dispose d’assez de temps. Traditionnellement, en France, à l’époque moderne, les enfants de la famille royale et les princes du sang étaient ondoyés à leur naissance puis baptisés une fois enfants. Le baptême de sang L’Église catholique reconnaît l’idée du baptême dans le martyre dit aussi « baptême de sang » : une personne n’ayant pas reçu le baptême par l’eau mais morte à cause de ses convictions chrétiennes est considérée comme baptisée sans pour autant avoir reçu le sacrement.

Le « baptême de désir implicite » s’appuie sur l’idée que si quelqu’un est droit, généreux, sincère, on peut présumer que s’il avait eu connaissance du Christ et de l’Évangile, il aurait sûrement accepté le baptême et que donc il pourrait être sauvé. L’obligation du baptême est ainsi maintenue, mais dans les faits c’est reconnaître que le salut n’est pas assuré par l’accomplissement d’un rite mais par l’attitude intérieure : le baptême de salut implicite permet à des millions voire des milliards d’hommes que certains croyaient damnés pour l’éternité de se retrouver dans la même situation dans l’au-delà que les baptisés, baptisés sans le savoir6. L’extension de la notion de baptême de désir, puis de baptême de désir implicite implique une rupture avec la théologie de saint Augustin avec l’idée d’un salut rendu accessible par le Christ à toute l’humanité à travers le temps et l’espace et pas seulement aux baptisés, même si cette idée était présente dès le début de l’Église, les théories de saint Augustin ne constituant pas un dogme de l’Église catholique et n’ayant jamais été admises dans les Églises orthodoxes. Par le baptême, tous les péchés sont remis, le péché originel et tous les péchés personnels ainsi que toutes les peines dues au péché8. Dans le baptisé, certaines conséquences temporelles du péché demeurent cependant, telles les souffrances, la maladie, la mort, ou les fragilités inhérentes à la vie comme les faiblesses de caractère, ainsi qu’une inclination au péché que la Tradition appelle la concupiscence. .

 De l’évangile selon Marc

35 Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » 36 Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » 37 Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. »

38 Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? » 39 Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.

40 Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé.  comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. 43 Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur.

44 Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : 45 car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » (Mc 10, 35-45)

Ambition des disciples

« Et Jacques et Jean, fils de Zébédée, s’approchent de lui, en disant : Maître, nous voudrions que tu nous fisses ce que nous te demanderons. » (Mc 10, 35)  Après la prédiction que Jésus leur fit entendre, la démarche de Jacques et de Jean parut incompréhensible, si elle ne fut pas une preuve nouvelle du fait que même les disciples les plus intelligents ne saisirent pas cette prédiction.

Les disciples, malgré toutes les douloureuses perspectives que Jésus leur fit entrevoir, ne doutèrent pas qu’il ne parvint dans un avenir prochain à être le chef d’un royaume et d’un royaume glorieux. Quant aux idées fausses qu’ils s’en firent, rien ne fut plus propre à les dissiper que les instructions que Jésus  leur donna.

De ces deux images des souffrances de Christ : la coupe et le baptême, la première seule est authentique dans Matthieu.  Si la coupe, dans le langage symbolique de l’Écriture, est la mesure de biens ou de maux destinés à chacun, le baptême est une image encore plus générale et plus profonde de la souffrance dans laquelle il s’agit d’être tout entier plongé, selon la signification étymologique du mot.

Jésus indiqua par là aux deux disciples le chemin qui le conduira à la gloire et il leur demanda : « Pouvez-vous m’y suivre ?  De plus, il vit ce moment de la souffrance comme étant déjà arrivé ; et Marc fit sentir, selon sa coutume : la coupe que je bois, le baptême dont je suis baptisé.  Dans Matthieu, c’est la mère de Jacques et de Jean, Salomé, qui d’abord adressa à Jésus cette demande pour ses fils, tandis que, selon Marc, ce furent les deux disciples eux-mêmes qui la formulèrent.

Matthieu ajouta : par mon Père ; la pensée de Marc fut la même. Dieu seul prépare à une âme la haute destination qu’ambitionnaient les deux disciples.  Pour réprimer l’ambition de ses disciples, Jésus mit en contraste l’esprit de son royaume avec ce qui se passait dans les royaumes de ce monde. Pour cela, il se servit de termes très significatifs. Et d’abord il dit des princes de ce monde qu’ils pensèrent gouverner, ou furent censés, ou s’imaginèrent régner.

Que voulut dire Jésus ? Selon quelques interprètes, cela signifierait que ces princes songèrent surtout a établir et à faire valoir leur autorité, une autorité que les peuples reconnurent. D’autres firent dire à Jésus que ces puissants de la terre parurent exercer une grande domination, tandis qu’eux-mêmes furent esclaves de leurs passions. Tout en s’imaginant exercer le pouvoir suprême, ils furent dans la dépendance absolue de Dieu, par qui les rois régnèrent ?

« Ceux qui s’imaginent commander aux peuples les tyrannisent et les grands les oppriment. »  (Rilliet )  Jésus étant arrivé à Jéricho, au moment où il sortit de cette ville accompagné d’une grande foule, un aveugle nommé Bartimée, apprenant que ce fut Jésus qui passait se met à crier : « Fils de David, aie pitié de moi ! »  Comme on voulut l’empêcher d’importuner Jésus, il cria encore plus fort : « Aie pitié de moi ! »

Jésus s’étant arrêté fit appeler l’aveugle qui, se levant en toute hâte et jetant son manteau, accourut vers Jésus. « Que veux-tu que je te fasse ? »  Lui demanda Jésus.  » Rabbouni, que je recouvre la vue ! «  Jésus lui dit :  » Va, ta foi t’a sauvé » . Et aussitôt il recouvrit la vue et suivit Jésus.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Diocèse de Fréjus-Toulon  : cliquez ici pour lire l’article → Vingt-neuvième dimanche Ordinaire, année B – Service de la  catéchèse

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →  29e dimanche du temps ordinaire, année B

Prédication du Pasteur Marc  Pernot »Ne comprenez-vous pas encore ? »

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