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Samedi de la trente-deuxième semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 13 novembre 2021

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Michel Houyoux

Michel Houyoux, professeur retraité du collège saint Stanislas à Mons (Belgique) et diacre permanent dans le doyenné de Florennes (Belgique)

L’expression de don spirituel est employée par l’apôtre Paul en Romains 1,11. Celui-ci dit, de façon plus elliptique, littéralement « les spirituels » en 1 Corinthiens 12,1 et 14,1. À la fois l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, et tout particulièrement les Épîtres de Paul, comptent plusieurs listes de dons spirituels. Afin d’éviter les confusions, il a été proposé de nommer plus spécifiquement quatre de ces listes : les sept dons, les charismes, les ministères, et le fruit de l’Esprit.

Neuf dons du Saint-Esprit sont décrits par Paul de Tarse dans la première épître aux Corinthiens, chapitre 12. Au chapitre 13, Paul décrit la hiérarchie des dons, et fait un hymne à l’amour. Au chapitre 14, il établit une hiérarchie des charismes en vue de l’utilité commune. Au sujet du parler en langues, Paul revient sur la nécessité de l’interprétation : « C’est pourquoi celui qui parle en langue doit prier pour pouvoir interpréter.

xCar si je parle en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence n’en retire aucun fruit. » (1Co 14, 13-14). Pour plus de détails sur le parler en langues et l’interprétation, voir la glossolalie. .Plusieurs mouvements ont contribué a ramener l’importance des dons spirituels. Ces mouvements ont été appelés « vague » . Il y a eu d’abord « la première vague », le pentecôtisme en 1906.

xPuis « la deuxième vague », le mouvement charismatique en 1960. Finalement, « la troisième vague », le mouvement néo-charismatique en 1980. Les charismatiques peuvent aussi bien être évangéliques que catholiques, anglicans ou d’autres dénominations chrétiennes. Tous insistent sur l’Esprit et son action dans les vies humaines et dans l’Église .

xLe christianisme évangélique, principalement dans les courants du pentecôtisme, mouvement charismatique évangélique et mouvement néo-charismatique, accorde une importance particulière aux dons de l’Esprit Saint (1 Corinthiens 12 : 4 à 7). Cette théologie donnant la priorité au parler en langues est cependant contestée à l’extérieur et au sein même du pentecôtisme.

Le parler en langues peut être vu comme un charisme possible parmi d’autres. Un croyant peut être né de nouveau, et baptisé du Saint-Esprit, régénéré et rempli de foi, sans que cette vie dans l’Esprit se manifeste obligatoirement par le charisme des langues. « Tous ont-ils des charismes de guérison ? Parlent-ils tous en langues ? Tous interprètent-ils ? Vous, soyez zélés pour les charismes les meilleurs. »

Du livre de la Sagesse

14 Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide ; 15 alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, comme un guerrier impitoyable, portant l’épée tranchante de ton décret inflexible. 16 Elle s’arrêta, et sema partout la mort ; elle touchait au ciel et marchait aussi sur la terre. (Sg 18, 14-16 )

06 La création entière, dans sa propre nature, était remodelée au service de tes décrets, pour que tes enfants soient gardés sains et saufs. 07 On vit la nuée recouvrir le camp de son ombre, on vit la terre sèche émerger là où il n’y avait eu que de l’eau ; de la mer Rouge surgit un chemin sans obstacles et, des flots impétueux, une plaine verdoyante. 08 C’est là que le peuple entier, protégé par ta main, traversa en contemplant des prodiges merveilleux. 09 Ils étaient comme des chevaux dans un pré, ils bondissaient comme des agneaux et chantaient ta louange, Seigneur : tu les avais délivrés. (Sg 19,  6-9)

La sagesse est un don de Dieu

Dieu agit par sa Parole ; ce qu’il fit ici en faveur de son peuple fut enveloppé dans le silence paisible de la nuit et garda sa part de mystère. Mais la Bible nous révèle du début à la fin que la Parole de Dieu est créatrice et libératrice ; si elle est tranchante, c’est pour détruire le mal et faire advenir en nous la Vérité et la Vie. « Elle est vivante la Parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit […] elle juge des intentions et des pensées du cœur. »* 

Dans le silence et l’obscurité de nos vies peut jaillir la lumière. Une parole vivifiante peut se faire entendre et nous redonner confiance et courage. Alors nous y voyons un peu plus clair. La vie peut renaître de la souffrance, des épreuves et de la mort. En relevant le Christ du tombeau dans la nuit de la Pâque, Dieu a ouvert une brèche, il a tranché pour la Vie, les forces de mort n’ont plus le dernier mot. Écoutons-le d’un cœur paisible. Laissons-nous surprendre et façonner par le tranchant de sa Parole

Le texte de la première lecture tirée du livre de la Sagesse met de l’avant l’histoire du salut, le mouvement du monde, de l’humanité, de l’univers tout entier. « La création entière, dans sa propre nature, était remodelée au service de tes décrets pour que tes enfants soient gardés sains et saufs.» Lle peuple entier, que la main divine protégeait, contempla des prodiges merveilleux…ils rendirent grâce à Yahvé qui les délivrèrent.

Le livre de la sagesse confirme la limite de la sagesse de l’homme et nous ouvre  à la dimension infinie de la sagesse de Dieu. La sagesse est avant tout un don de Dieu. Un jour, le roi Salomon voulut offrir un grand sacrifice à Gabaon, il voulut sacrifier pour son Seigneur mille animaux. Ce fut en dormant à cet endroit qu’il rêva et Yahvé lui demanda d’exprimer un souhait et qu’il sera exaucé.

L’auteur  célébra les prodiges que Dieu fits pour son peuple afin de le délivrer de l’esclavage en Égypte. A la fin du livre, il revint sur le dernier acte de la sortie d’Égypte, le passage de la mer auquel il mêla d’autres motifs du long parcours à travers le désert pour gagner la terre promise, comme le don de la manne. Tout tourne autour du thème du renversement de la création, ce changement qui manifeste la puissance de Dieu qui vient sauver son peuple. Rien n’est impossible à Dieu. Devant lui, les éléments se transforment, car il est le Seigneur de l’univers.

Les paroles de la Sagesse demandent avec insistance de remettre notre vie à Dieu, car il nous aidera à trouver cette sagesse qui nous permettra de comprendre le chemin du bien et de jouir de sa présence parmi nous. Face aux profonds changements qui rendirent la société planétaire encore plus complexe et incertaine, la Sagesse met en lumière la présence de Dieu, source d’espérance.

Dieu ne permettra pas que ses enfants soient écrasés par les forces du mal qui semblent parfois l’emporter ; il ne permettra pas non plus que ceux qui vivent dans la justice et dans l’amour soient submergés. Le passage de la mer, fut l’accomplissement de la Pâque, le passage par les eaux du baptême qui ont engendré en nous une créature nouvelle.

Le jeune Salomon conscient de son jeune âge et que le peuple d’Israël fut le peuple de Dieu demanda la sagesse pour gouverner. Yahvé lui répliqua: «Puisque tu n’as pas demandé l’or de ce monde, la royauté la mort de tes ennemis au-delà de ce que tu demandes je te donnerai toutes les richesses de ce monde ». Dieu  est source de la sagesse. On ne naît pas sage mais on le devient, car la sagesse est un don de Dieu. La sagesse n’est pas une affaire d’âge, elle est une ouverture à la grâce de Dieu. Notre existence tombe en ruine s’il nous manque la sagesse. La sagesse de Dieu c’est le Christ lui-même.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Hououx : cliquez ici pour lire l’article → Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ?

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◊ La Communauté Catholique Shalom : cliquez ici pour lire l’article →  Dons de l’Esprit Saint : Don de sagesse

L’équipe emci : « La sagesse te permet d’attendre le temps de Dieu »

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Vingt-neuvième dimanche du Temps Ordinaire de l’année B

Posté par diaconos le 11 octobre 2021

 29è Dimanche ordinaire: journée missionnaire mondiale

# Le rite du baptême catholique est le premier des trois sacrements de l’initiation chrétienne, avec l’eucharistie (la communion) et la confirmation. Pour les personnes ayant l’âge de raison (enfants et adultes), il est précédé d’une période de préparation, appelée catéchuménat, au cours de laquelle le futur baptisé, le catéchumène, découvre la foi pour laquelle il demande le baptême. Pour les nouveau-nés, les parents suivent une préparation au baptême qui les aide à comprendre le sens de ce sacrement. Pour les adultes, le baptême proprement dit a souvent lieu au cours de la veillée de Pâques. On appelle « ondoiement » un baptême réduit à l’effusion d’eau accompagnée de la formule baptismale, sans aucune des autres formes complémentaires. Il est souvent réservé aux cas d’urgence (danger de mort). Bien que canoniquement valide, il doit être ensuite complété par les autres cérémonies, si l’on dispose d’assez de temps. Traditionnellement, en France, à l’époque moderne, les enfants de la famille royale et les princes du sang étaient ondoyés à leur naissance puis baptisés une fois enfants. Le baptême de sang L’Église catholique reconnaît l’idée du baptême dans le martyre dit aussi « baptême de sang » : une personne n’ayant pas reçu le baptême par l’eau mais morte à cause de ses convictions chrétiennes est considérée comme baptisée sans pour autant avoir reçu le sacrement.

Le « baptême de désir implicite » s’appuie sur l’idée que si quelqu’un est droit, généreux, sincère, on peut présumer que s’il avait eu connaissance du Christ et de l’Évangile, il aurait sûrement accepté le baptême et que donc il pourrait être sauvé. L’obligation du baptême est ainsi maintenue, mais dans les faits c’est reconnaître que le salut n’est pas assuré par l’accomplissement d’un rite mais par l’attitude intérieure : le baptême de salut implicite permet à des millions voire des milliards d’hommes que certains croyaient damnés pour l’éternité de se retrouver dans la même situation dans l’au-delà que les baptisés, baptisés sans le savoir6. L’extension de la notion de baptême de désir, puis de baptême de désir implicite implique une rupture avec la théologie de saint Augustin avec l’idée d’un salut rendu accessible par le Christ à toute l’humanité à travers le temps et l’espace et pas seulement aux baptisés, même si cette idée était présente dès le début de l’Église, les théories de saint Augustin ne constituant pas un dogme de l’Église catholique et n’ayant jamais été admises dans les Églises orthodoxes. Par le baptême, tous les péchés sont remis, le péché originel et tous les péchés personnels ainsi que toutes les peines dues au péché8. Dans le baptisé, certaines conséquences temporelles du péché demeurent cependant, telles les souffrances, la maladie, la mort, ou les fragilités inhérentes à la vie comme les faiblesses de caractère, ainsi qu’une inclination au péché que la Tradition appelle la concupiscence. .

 De l’évangile selon Marc

35 Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » 36 Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » 37 Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. »

38 Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? » 39 Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.

40 Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé.  comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. 43 Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur.

44 Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : 45 car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » (Mc 10, 35-45)

Ambition des disciples

« Et Jacques et Jean, fils de Zébédée, s’approchent de lui, en disant : Maître, nous voudrions que tu nous fisses ce que nous te demanderons. » (Mc 10, 35)  Après la prédiction que Jésus leur fit entendre, la démarche de Jacques et de Jean parut incompréhensible, si elle ne fut pas une preuve nouvelle du fait que même les disciples les plus intelligents ne saisirent pas cette prédiction.

Les disciples, malgré toutes les douloureuses perspectives que Jésus leur fit entrevoir, ne doutèrent pas qu’il ne parvint dans un avenir prochain à être le chef d’un royaume et d’un royaume glorieux. Quant aux idées fausses qu’ils s’en firent, rien ne fut plus propre à les dissiper que les instructions que Jésus  leur donna.

De ces deux images des souffrances de Christ : la coupe et le baptême, la première seule est authentique dans Matthieu.  Si la coupe, dans le langage symbolique de l’Écriture, est la mesure de biens ou de maux destinés à chacun, le baptême est une image encore plus générale et plus profonde de la souffrance dans laquelle il s’agit d’être tout entier plongé, selon la signification étymologique du mot.

Jésus indiqua par là aux deux disciples le chemin qui le conduira à la gloire et il leur demanda : « Pouvez-vous m’y suivre ?  De plus, il vit ce moment de la souffrance comme étant déjà arrivé ; et Marc fit sentir, selon sa coutume : la coupe que je bois, le baptême dont je suis baptisé.  Dans Matthieu, c’est la mère de Jacques et de Jean, Salomé, qui d’abord adressa à Jésus cette demande pour ses fils, tandis que, selon Marc, ce furent les deux disciples eux-mêmes qui la formulèrent.

Matthieu ajouta : par mon Père ; la pensée de Marc fut la même. Dieu seul prépare à une âme la haute destination qu’ambitionnaient les deux disciples.  Pour réprimer l’ambition de ses disciples, Jésus mit en contraste l’esprit de son royaume avec ce qui se passait dans les royaumes de ce monde. Pour cela, il se servit de termes très significatifs. Et d’abord il dit des princes de ce monde qu’ils pensèrent gouverner, ou furent censés, ou s’imaginèrent régner.

Que voulut dire Jésus ? Selon quelques interprètes, cela signifierait que ces princes songèrent surtout a établir et à faire valoir leur autorité, une autorité que les peuples reconnurent. D’autres firent dire à Jésus que ces puissants de la terre parurent exercer une grande domination, tandis qu’eux-mêmes furent esclaves de leurs passions. Tout en s’imaginant exercer le pouvoir suprême, ils furent dans la dépendance absolue de Dieu, par qui les rois régnèrent ?

« Ceux qui s’imaginent commander aux peuples les tyrannisent et les grands les oppriment. »  (Rilliet )  Jésus étant arrivé à Jéricho, au moment où il sortit de cette ville accompagné d’une grande foule, un aveugle nommé Bartimée, apprenant que ce fut Jésus qui passait se met à crier : « Fils de David, aie pitié de moi ! »  Comme on voulut l’empêcher d’importuner Jésus, il cria encore plus fort : « Aie pitié de moi ! »

Jésus s’étant arrêté fit appeler l’aveugle qui, se levant en toute hâte et jetant son manteau, accourut vers Jésus. « Que veux-tu que je te fasse ? »  Lui demanda Jésus.  » Rabbouni, que je recouvre la vue ! «  Jésus lui dit :  » Va, ta foi t’a sauvé » . Et aussitôt il recouvrit la vue et suivit Jésus.

Diacre Michel Houyoux

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Prédication du Pasteur Marc  Pernot »Ne comprenez-vous pas encore ? »

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Vingt-septième dimanche du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 27 septembre 2021

Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !

Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! » - Hozana

# L’Église n’interdit pas la séparation des époux pour de graves motifs, à condition qu’il n’y ait pas remariage ; la séparation « simple » n’empêche donc pas l’accès aux sacrements. L’adultère en tant que tel n’empêche pas non plus l’accès aux sacrements, mais seulement le remariage, considéré comme une installation durable dans l’adultère1 Pour l’Église catholique, le sacrement de mariage est indissoluble.
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Au cas où des conjoints se séparent, leur éventuel remariage civil est tenu pour gravement coupable. Les mariés séparés sont considérés, du vivant de leur premier conjoint, comme inaptes à toute autre vie conjugale légitime. Le principe de l’indissolubilité du mariage s’appuie sur le Nouveau Testament, en particulier Matthieu 5, 31-32, Matthieu 19, 1-9, Marc 10, 2-12, Luc 16, 18 et 1 Corinthiens 7, 11. Ces textes prohibent la répudiation et le remariage.
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L’Évangile de Matthieu, en deux lieux (5,3-22 et 19,9), évoque un motif d’interdiction de mariage pris en considération par l’Église catholique, à savoir que l’union illégitime tandis que theotex donne « fornication » dont un conjoint en serait coupable si le mariage était reconnu comme valide. Il existe d’autres cas dans lesquels l’union est invalide (illégitime), auxquels cas, l’Église peut également prononcer une déclaration en nullité de mariage, via le jugement d’un tribunal ecclésiastique.
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Le mariage n’est donc pas dissous, mais on considère qu’il n’a jamais existé. Il est alors possible de renouveler son consentement à l’église. Toutefois, le simple constat d’un échec post-mariage ne suffit pas à obtenir cette déclaration. Les motifs revenant le plus souvent pour déclarer une nullité de mariage sont le manque de discernement ou une situation de contrainte au moment du mariage.
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Un mariage non consommé (c’est-à-dire qui n’a pas donné lieu à des relations sexuelles) est également considéré comme nul Chaque année près de 55 000 demandes de causes en nullité sont introduites auprès des tribunaux ecclésiastiques (environ 500 en France). Elles aboutissent à une déclaration de nullité dans plus de 90 % des cas . Il est à noter que l’Église catholique considère que le mariage civil conclu par deux non-baptisés ou un non-baptisé avec un baptisé est lui aussi indissoluble, à deux exceptions près : Un mariage célébré entre deux non-baptisés peut être dissous par un évêque si l’un des conjoints accède au baptême et que l’autre le refuse (c’est le « privilège paulin », fondé sur 1 Corinthiens 7, 11)  ; Un mariage entre un conjoint baptisé et un conjoint non-baptisé peut être dissous par le Pape (c’est le « privilège pétrinien ») si le conjoint non-baptisé met en danger la foi du conjoint baptisé qui désire avoir un conjoint baptisé . Et la dissolution d’un tel mariage peut être actée à la seule demande de l’un des conjoints même contre le gré de l’autre

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 De l’évangile selon Marc

02 Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » 03 Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » 04 Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » 05 Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle.

06 Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. 07 À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, 08 il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. 09 Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » 10 De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.

11 Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. 12 Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. » 13 Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement. 14 Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.

15 Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » 16 Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains. » (Mc 10, 2-16)

Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !

« Est-il permis à un homme de répudier sa femme ? » (Mr 10, 2)  En quoi consista la tentation à laquelle les pharisiens voulurent soumettre Jésus ? Leur question, toute générale, devait amener une réponse affirmative, puisque le divorce était permis par la loi dans certaines circonstances et que Jésus lui-même l’avait autorisé en cas d’adultère.

Ils avaient eu connaissance de déclarations de Jésus contraires au divorce et qu’ils espéraient le mettre en contradiction avec la loi de Moise et avec leur tradition. « Moïse a permis d’écrire une lettre de divorce, et de répudier. » (Mc 10, 4) Pour Matthieu, Jésus repoussa le divorce, en rappelant le dessein primitif de Dieu, qui créa un homme et une femme pour qu’ils devinssent un seul être dans une union indissoluble ; et ce furent les adversaires qui en appelèrent à la loi de Moïse, comme objection au principe posé par Jésus, attendu que cette loi autorisa le divorce.

D’après Marc, au contraire, c’est Jésus qui commença par en appeler à la loi ; et comme cette loi parut favorable aux pharisiens, Jésus en expliqua le motif, la dureté du cœur ; puis il exposa la destination de l’homme et de la femme dans le plan de la création. Le fond de l’enseignement resta le même ; mais ces divergences dans les récits de Matthieu et de Marc montrent combien ils furent indépendants les uns des autres.

Jésus cita textuellement  « les fit mâle et femelle » , d’après Genèse 1, 27, le récit de la création de l’homme et de la femme, qui marqua l’intention de Dieu dans leur union, puis la parole d’Adam (Genèse 2, 24), qu’il s’appropria et sanctionna de son autorité. Il ajouta, comme conclusion : « Ainsi ils ne sont plus deux qui puissent être séparés, mais une seule chair, un seul être » (Mt 19, 4-6)

Cette déclaration fait encore partie du discours adressé aux pharisiens. Elle se retrouve d’ailleurs dans le sermon sur la montagne  (Matthieu 5.31-32).L’Évangile de Matthieu mentionne aussi une question que les disciples posèrent à Jésus (sans indiquer que ce fût dans la maison) mais cette question concerna  l’opportunité du mariage (Matthieu 19.10-12).

Dans Marc la pensée est tout autre. Elle supposa une réciprocité et une égalité entre les deux époux qui n’existaient chez les Juifs ni dans la loi, ni dans les mœurs et qui ne se rencontraient qu’en Grèce et à Rome. Quelques interprètes  conclurent qu’il accommoda le discours que Jésus rapporta à ces mœurs étrangères, ou que Jésus avait voulu établir par anticipation une règle pour son Église.

Mais bien qu’une femme répudiant son mari fût un fait inouï parmi les Juifs, ne fut-t-il pas possible que Jésus fit allusion à ce qui venait de se passer dans la famille d’Hérode ? L’égalité de la femme et de l’homme devant la loi et devant Dieu ressortira certainement de l’Évangile, mais d’une manière entièrement inconnue dans l’antiquité .

« Et on lui amenait de petits enfants, afin qu’il les touchât ; mais les disciples reprenaient ceux qui les amenaient » (Mc 10, 13)  Matthieu, Marc et Luc rapportèrent ce trait aussi instructif que touchant, mais tous les trois sans liaison apparente avec ce qui précède et ce qui suit. Afin qu’il les touchât, peut indiquer chez ces pieux parents la pensée que, si seulement cet homme de Dieu touchait leurs enfants, il en résulterait pour ceux-ci une bénédiction.

Pour recevoir l’Évangile qui nous y introduit et la vie d’en haut qui en fait l’essence, il faut avoir recouvré, par une œuvre de la grâce divine, les caractères qui distinguent le petit enfant : le sentiment de sa faiblesse, de sa dépendance absolue, l’humilité, la candeur. L’enfant n’a point de préjugés et dès lors il reçoit avec simplicité de cœur ce qui lui est présenté comme la vérité.

La tendresse de Jésus pour les petits et les faibles  explique pourquoi il fut indigné contre ses disciples qui voulaient les écarter de lui : « Jésus les bénit en imposant les mains. »  Ce geste ne fut pas un symbole vain et vide, mais le moyen par lequel jésus communiqua la bénédiction. La bénédiction divine resta sur ces enfants.

Diacre Michel Houyoux

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  La question à Jésus sur le divorce

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Lundi de la vingt-deuxième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire de la férie

Posté par diaconos le 30 août 2021

Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays

 Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres »

# La tentation du Christ (ou les tentations, au pluriel) est un épisode de la vie de Jésus de Nazareth, telle que décrite dans les trois Évangiles synoptiques, qui relate le séjour de Jésus au désert et sa tentation par le Diable. Les tentations dans le désert comptent parmi les plus importantes omissions dans l’évangile de Jean. Néanmoins, certains auteurs ont détecté des relations entre les trois tentations de Matthieu et des incitations dans le quatrième évangile. Par exemple: Tentation de transformer les pierres en pain → Jean 6:26,31 incitation à faire manne dans le désert. Tentation de sauter en bas du temple → Jean 2:18 incitation à effectuer un signe messianique dans le temple. La tentation de prendre les royaumes du monde → Jean 6.15 « Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul. »
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Les premiers lecteurs de Matthieu seraient familiers déjà avec une confrontation entre un autre Jésus et un autre diable, dans la version grecque de Zacharie. Zacharie : « Il me fit voir Josué le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser. » Cette vision a été comprise comme symbolique, probablement en relation avec le conflit dans Néhémie 13. Zacharie 3:8 « Écoute donc, Josué, souverain sacrificateur, toi et tes compagnons qui sont assis devant toi! car ce sont des hommes qui serviront de signes. »
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Les rabbins avaient attendu que Jésus apparaîtrait sur le toit du temple. Les quarante jours de jeûne dans le désert, après un baptême dans l’eau, rappellent en parallèle le livre de l’Exode, dans lequel les Hébreux voyagent pendant quarante ans dans le désert après avoir traversé la mer Rouge. Le nombre de quarante jours est également la durée du Déluge pendant lequel l’arche de Noé flotte sur les eaux, dans le livre de la Genèse. Dès le IIe siècle, Irénée de Lyon analyse dans son traité Contre les hérésies la résistance du Christ à la tentation comme la victoire finale contre le Diable qui avait provoqué la chute d’Adam. Le Christ peut donc être considéré comme le nouvel Adam . De nombreux commentaires ont été faits par les théologiens des premiers siècles (Origène, Augustin d’Hippone…), dont beaucoup sont cités par
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Thomas d’Aquin dans sa Somme théologique4, vers 1270 : il y propose des réponses aux questions de la raison de la tentation, du lieu et du moment, du genre et de l’ordre des tentations. Chez Jean Calvin, au XVIe siècle, ce passage des Évangiles est l’occasion de souligner que les tentations, même si elles ne sont pas suscitées directement par Dieu, sont voulues par lui5 (c’est d’ailleurs ce que disaient déjà Thomas d’Aquin et Irénée de Lyon). Dans le Catéchisme de l’Église catholique6 de 1992, l’accent est remis sur le parallèle entre la tentation du Christ, celles d’Adam et des Hébreux dans le désert. Par obéissance à Dieu son Père, Jésus, nouvel Adam, résiste à Satan. Cette victoire anticipe sa passion.
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De l’évangile selon Luc

16 Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. 17 On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : 18 L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, 19 annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.

20 Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. 21 Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » 22 Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » 23 Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm ; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” »

24 Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. 25 En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; 26 pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. 27 Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »

28 À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. 29 Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. 30 Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. 31 Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. 32 On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité. 33 Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte : 34 « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »

35 Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. 36 Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! » 37 Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région. 38 Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. 39 Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.

40 Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.» (Lc 4, 16-30)

La tentation de Jésus au désert

Jésus revint du Jourdain rempli du Saint-Esprit. Il fut conduit par l’Esprit çà et là dans le désert et tenté par le diable pendant quarante jours. N’ayant pas pris de nourriture pendant ce temps-là, il eut faim. Prenant occasion de cette faim, Satan tlui insinua de changer une pierre en pain, puisque, comme Fils de Dieu, il a le pouvoir et le devoir de s’aider lui-même. Jésus répondit ar une parole de l’Écriture, mentionnant cette nourriture supérieure qui consiste dans la confiance en Dieu et l’obéissance à sa volonté.

Satan, l’élevant sur une montagne, lui offrit la puissance et la gloire des royaumes de ce monde. Elle lui fut livrée, il la donna à qui se prosternait devant lui. Jésus repoussa cette offre en rappelant à Satan le grand commandement qui ordonnait d’adorer Dieu seul.  Satan conduisit Jésus au haut du temple et l’invita à se précipiter dans le vide ; comme Fils de Dieu, il n’eut rien à craindre ; Dieu a promis de le garder en toute circonstance, l’Écriture, citée par lSatan, l’affirme. Jésus le repoussa par cette autre parole de l’Écriture : « Tu ne tenteras point Dieu.. La tentation achevée, Satan se retira de lui, jusqu’à une occasion favorable).

Les trois évangiles synoptiques mettent ces deux faits dans un rapport intime. Luc marqua la réalité du don fait à Jésus lors de son baptême en disant qu’il revint du Jourdain, rempli de l’Esprit-Saint. Et ’ilsubit la tentation.  Luc,  admit qu’il y était déjà, après être revenu du Jourdain et affirma qu’il  fut conduit  par l’Esprit dont il était rempli et qui était le principe dirigeant sa vie intérieure .

La version syriaque, rappelle que les livres des Hébreux étaient écrits sur de longues bandes de parchemin, roulées autour d’un cylindre.  Il y avait deux portions des saintes Écritures fixées pour chaque jour : l’une tirée de la loi, l’autre des prophètes Comme on remit à Jésus le livre du prophète Ésaïe, le passage qu’il lut était  indiqué pour ce jour. Cette prophétie messianique, lu publiquement par Jésus en qui elle était accomplie fut d’autant plus frappante.

« L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, parce que l’Éternel m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux misérables ; il m’a envoyé pour bander ceux qui ont le cœur brisé, pour publier aux captifs la liberté et à ceux qui sont liés l’ouverture de la prison, pour publier l’année de la bienveillance de l’Éternel ». :  c’est l’œuvre de rédemption de Jésus. Que Ésaïe annonça., et Isaïe contempla la présence et l’œuvre du grand Réparateur promis à Israël. Jésus déclara de la manière la plus solennelle que l’Esprit du Seigneur, l’Éternel, repose sur lui, parce que l’Éternel l’eut oint de cet esprit.  Oint est la traduction de l’hébreu Messie et du grec Christ .

« Annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. »: la bonne nouvelle qui leur est annoncée, c’est le relèvement, la consolation, les richesses de la grâce. » Guérir ceux qui ont le cœur brisé.: cette parole l’une des plus belles de la prophétie,. Presque tous les critiques modernes l’omirent. Mais comme elle est dans l’hébreu et dans la version grecque des Septante, elle ne peut avoir été omise ici que par une inadvertance des copistes. Annoncer ou publier la liberté aux captifs. Cette promesse s’appliquait en premier lieu aux Israélites captifs à Babylone, elle avait trait aussi à la liberté morale que donne le Sauveur (Jean 8.36) et qui est la source de toutes les libertés.

« Aux aveugles le recouvrement de la vue » : cette parole présente une promesse très belle qui se trouve déjà ailleurs dans les prophètes et que Jésus a fréquemment accomplie corporellement et spirituellement pour les aveugles de son temps. « Renvoyer libres les opprimés ou mettre en liberté ceux qui sont froissés, foulés, brisés ». Cette parole d’une si belle signification, ne se trouve ni dans l’hébreu ni dans les Septante . Enfin publier l’année de bienveillance de l’Éternel. Il s’agit de l’année du jubilé, qui revenait tous les cinquante ans, année de grâce et de joie universelle, où les travaux cessaient, les esclaves étaient rendus à la liberté, les dettes acquittées, les prisonniers amnistiés…

Jésus n’avait  pas lu seulement le passage de la prophétie rapporté par Luc, mais toute la section où il se trouvait. Et il y avait, déjà dans sa manière de lire, quelque chose qui avait fait pénétrer dans les cœurs la parole divine. De là le vif intérêt avec lequel tous attendaient son explication, de là ces regards de tous fixés sur lui. Cette scène fut si vivante que Luc la reçut d’un témoin oculaire.  D’une part, un témoignage favorable rendu par tous à Jésus, à la suite de ce qu’ils entendirent ; un étonnement, de cette grâce divine qu’il leur annonçait et qui respirait dans toutes ses paroles ; et, d’autre part, une question qui supposa le doute, la défiance et qui signifiait : Quoi ? Cette œuvre divine pour la délivrance de tout ce qui souffre dans notre humanité serait accomplie par ce jeune homme que nous avons vu grandir au milieu de nous, ce fils du charpentier Joseph dont nous connaissons tous la famille ! »

La réflexion, la critique, succédant à une première impression favorable mais superficielle, ont produit des dispositions différentes qui allèrent jusqu’à l’incrédulité, jusqu’à la fureur. Les interprètes, qui n’admirent pas un tel revirement dans les sentiments du peuple, supposèrent celui-ci divisé en deux partis, dont l’un aurait éprouvé les impressions d’abord décrites, tandis que l’autre aurait d’emblée exprimé ses doutes sur le fils de Joseph. « Nul prophète n’est bien reçu dans sa patrie, mais c’est avec vérité,  c’est un sérieux avertissement, que je vous le dis, si cette patrie aveuglée le rejette, d’autres recevront la guérison que vous dédaignez » ;  Jésus donna des preuves historiques.

La pluie fut accordée à la prière du prophète  Isaïe la troisième année de la sécheresse. En disant : trois ans et six mois, Jésus adopta la tradition juive qui tenait compte plutôt de la durée de la famine, que de celle de la sécheresse elle-même.La terre ne put produire qu’une demi-année au moins après avoir reçu la pluie du ciel.  Sarepta était une petite ville phénicienne située entre Tyr et Sidon. Le nom s’en est conservé dans celui de Surafend, village qui rappelle encore le souvenir de la ville ancienne.

 Naaman et la veuve de Sarepta étaient païens l’un et l’autre. Par ces deux exemples, si frappants pour des auditeurs juifs, Jésus voulut relever cette vérité : aucun homme, aucune ville, aucun peuple n’a des droits à la faveur de Dieu, qui est parfaitement libre dans la dispensation de ses grâces. Et, c’est précisément par des prétentions à un droit, fondé sur des privilèges extérieur), que nous nous rendons indigne des bénédictions divines. Nazareth est situé sur le penchant d’une montagne où se voit encore, près de l’église des maronites, une paroi de rochers de 40 à 50 pieds de hauteur.

Est-ce par un miracle de sa puissance sur leur volonté que Jésus parvint à passer au milieu d’eux et à s’en aller ? Plusieurs interprètes l’admirent. D’autres pensèrent qu’il lui suffit de la majesté de sa personne pour contenir la colère de ces furieux. Q, Jésus sut réduire à néant les desseins meurtriers de ses adversaires, aussi longtemps que  son heure n’était pas venue Plus tard il se livra à eux volontairement pour accomplir le grand sacrifice d’où dépendait la rédemption du monde.

Diacre Michel Houyoux

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◊  Dom Armand Veilleux de l’Abbaye de Maredsous (Belgique) : cliquez ici pour lire l’article →   Homélie pour le lundi de la 22ème semaine du Temps Ordinaire (30 août 2021)

◊  Père Gilbert Adam cliquez ici pour lire l’article → Lundi de la 22e semaine, année impaire

  Tentation de Jésus-Christ au désert 【HD】

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