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Deuxième dimanche de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 29 novembre 2021

Rendez droits les chemins du Seigneur

 Deuxième dimanche de l'Avent de l'année C dans Catéchèse 20201206-01

Michel Houyoux      Michel Houyoux, Professeur retraité  du  Collège saint Stanislas à Mons 5Belgique) et diacre mermanent
 # Jean le Baptiste, fut un personnage majeur du christianisme et de l’islam. Sur le plan historique, son existence fut attestée par un passage de Flavius Josèphe, il fut un prédicateur juif du temps de Jésus de Nazareth. L’Évangile selon Jean localisa l’activité du Baptiste sur les rives du Jourdain et à Béthanie au-delà du Jourdain. Jésus y vécut un temps dans son entourage et y recruta ses premiers apôtres.
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Les Évangiles synoptiques synchronisent le début de l’activité de Jésus avec l’emprisonnement de Jean. L’audience de ce prophète apocalyptique fut tellement importante, qu’elle suscita la réaction d’Hérode Antipas, qui, le voyant rassembler ses partisans, craignit qu’il ne provoqua une révolte. Dans les Évangiles synoptiques, le Baptiste fut tué, parce qu’il avait critiqué le mariage d’Antipas avec Hérodiade.
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Dans le christianisme, Jean le Baptiste est le prophète qui annonça la venue de Jésus de Nazareth. Il le a baptisa sur les bords du Jourdain, laissant certains de ses disciples se joindre à lui. Précurseur du Messie, il est présenté dans les synoptiques comme partageant beaucoup de traits avec le prophète Élie. Le catholicisme romain en a fit un saint et lui consacra deux fêtes : le 24 juin qui commémore sa naissance, fixée six mois avant Noël pour se conformer au récit d’enfance de l’Évangile selon Luc, et le 29 août qui célèbre la mémoire de sa décapitation. La religion mandéenne en fait son prophète principal. Il est considéré par l’islam comme un prophète descendant de ‘Imrān.
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D’après l’Évangile selon Luc, Jean fut le fils de Zacharie, un prêtre qui assura des fonctions au Temple de Jérusalem. Il appartint à une famille sacerdotale. « Jean est un cohen-prêtre rural qui prôna un pardon des péchés par le baptême et non par les rites du Temple. Il fut surtout un solitaire à l’ascèse proverbiale (Mt 11, 18) non sans parallèle à l’époque » Ses traits et ses mœurs rappellèrent d’assez près ceux de Bannos, dont Flavius Josèphe se fit l’émule dans sa jeunesse. À partir de son analyse des Mandéens qui se donnèrent le nom de nasôrayya (observants) et ce que dirent les Pères de l’Église de la secte des nasaréens..
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André Paul estima que le nom Nasôréens (nasôrayya) fut donné aux disciples de Jean le Baptiste. « En arabe selon T. Fahd dans la notice « Sabi’a » de l’Encyclopédie de l’Islam, natsoraye/observants désigne l’une des deux branches de la secte musulmane des Sabi’un ou sabéens, des baptistes apparentés aux elkasaïtes au VIIe siècle et considérés dans le Coran comme faisant partie des Gens du livre/ahl al-kitab.» L’évangile attribué à l’apôtre Jean localisa l’activité de Jean le Baptiste sur les rives du Jourdain. Les pratiques de Jean et celles des esséniens n’ont que peu de rapports.

De l’évangile de Jésus Christ selon saint Luc

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie.

Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : « Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ;    et tout être vivant verra le salut de Dieu.» (Lc 3, 1-6)

Le ministère de Jean-Baptiste

Au moment solennel où Jean-Baptiste annonça celle de Jésus, Luc tint à marquer la place de cet événement dans le cadre de l’histoire de son temps. De là ces données chronologiques si précises. Son regard se porta d’abord sur l’empire, puis sur les différentes parties de la terre sainte et de ses environs, enfin sur les autorités théocratiques du peuple juif.Tibère succéda à Auguste le 19 août de l’an 14 de notre ère ; la quinzième de son règne tomba sur l’an 28 ou 29. Jésus, étant né quatre ans avant notre ère avait alors trente-deux ou trente-trois ans.Certains historiens pensèrent que Luc compta les années du règne de Tibère du moment où Auguste l’associa à l’empire, ce qu’il fit deux ans avant sa mort en l’an 26 et Jésus aurait eu trente ans exactement lors de son baptême ; cette manière de compter les années d’un règne est sans analogie chez les historiens anciens.Pilate ne portait alors que le titre d’intendant de l’empereur.

En Judée, comme dans quelques autres districts, ce fonctionnaire était chargé de toute l’administration.Depuis la destitution d’Archélaüs, fils d’Hérode, en l’an 6 de notre ère, la Judée formait, avec la Samarie et l’Idumée, une annexe de la province de Syrie. Pilate y arriva quelques années seulement avant le ministère de Jean-Baptiste et, après un gouvernement de dix ans (26-36 après J.-C.), il fut révoqué (Josèphe, Antiquités Juives, XVIII, 4, 2).

.Hérode Antipas, second fils d’Hérode le Grand, gouvernait la Galilée et la Pérée, avec le titre de tétrarque, qui désignait originairement le souverain de la quatrième partie d’un royaume, mais qui, dans la suite, fut appliqué à de petits princes dépendants des Romains.Hérode Antipas régna depuis la mort de son père en l’an 4 avant Jésus-Christ, jusqu’en l’an 39 de notre ère. Philippe, autre fils d’Hérode et frère du précédent, régnait sur l’Iturée et la Trachonite, auxquelles l’historien Josèphe (Antiquités Juives, XV, 10, 1) ajoute la Batanée et l’Auranitide, provinces situées au nord-est de la Galilée, près des montagnes du Liban. Philippe régna de l’an 4 avant Jésus-Christ jusqu’à l’an 34 de notre ère.L’Abilène, ainsi nommée d’Abila, chef-lieu de cette province que gouvernait Lysanias, avec le titre de tétrarque, était également située près des montagnes du Liban.

Ce Lysanias fut souvent confondu avec un de ses prédécesseurs du même nom, mentionné par Josèphe (Antiquités Juives, XV, 4, 1)Il fut prouvé, par des inscriptions, qu’il existait sous le règne de Tibère un tétrarque Lysanias, descendant de l’ancien prince de ce nom Luc, après ces indications relatives à l’état politique du monde, caractérisa la situation théocratique et religieuse du pays.Anne, beau-père de Caïphe, fut destitué par le prédécesseur de Pilate et Caïphe fut le seul titulaire de la fonction, soit à cause de sa parenté avec ce dernier, soit parce que les Juifs ne voulaient pas reconnaître ces empiétements de l’autorité païenne sur leurs institutions religieuses,

Anne continuait à s’arroger le titre et partageait avec son gendre l’autorité sacerdotale.Les environs du Jourdain faisaient partie de la région désignée d’une manière plus vague par Matthieu sous le nom de « désert de Judée » Ces paroles exprimèrent brièvement tout le sens et le but du ministère de Jésus.« Toute chair verra le salut de Dieu. » (Lc 3, 6) Luc adopta cette paraphrase qui convenait à son but. voir le salut de Dieu, dans les temps évangéliques, c’était voir la manifestation de ses perfections, de sa sainteté, de sa miséricorde.

Ces paroles se trouvent dans un autre passage d’Ésaïe (Is 52.10). Quant à son sens général, la prophétie employa l’image des préparatifs qu’on faisait sur les chemins, en vue du passage d’un roi visitant solennellement ses États. Par cette image fut décrit le changement qui devait s’opérer dans le cœur de l’homme déchu, pour que Dieu et sa sainte volonté puissent y régner : orgueilleux et hautain, il doit être abaissé par la repentance ; engagé dans les voies tortueuses de l’incrédulité ou du doute, ou de la superstition, il doit revenir au droit chemin de la vérité de Dieu, de la sincérité. Du reste, il faut éviter, dans l’interprétation et l’application de ces images, les subtilités où se perd quelquefois l’exégèse ou la prédication

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Le Jésus historique

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Premier dimanche de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 28 novembre 2021

Bien qu’entouré par la méchanceté, le prophète Habaqouq reste spirituellement éveillé

Rester spirituellement éveillés

 

De l’Évangile selon saint Luc

Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. » Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme.» (Lc 21, 25-28.34-36)

Priez en tout temps

Auteur +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

« Seigneur, dans le silence de ce jour naissant, je viens te demander la paix, la sagesse, la force. Je veux regarder aujourd’hui le monde avec des yeux tout remplis d’amour. » (Saint François d’Assise)

Jésus, aide-moi à entrer dans ce temps de l’Avent en me préparant intérieurement à l’un des plus grands mystères chrétiens : ton Incarnation. «Priez en tout temps : ainsi vous serez jugés dignes de paraître debout devant le Fils de l’homme»

Aujourd’hui, début de la nouvelle année liturgique, nous prenons la résolution de renouveler notre enthousiasme et notre lutte personnelle pour atteindre la sainteté, la nôtre et celle de tous. Dans l’Évangile d’aujourd’hui l’Église nous y invite et nous rappelle en même temps la nécessité d’être toujours prêts, toujours “amoureux” du Seigneur : «Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans la débauche, l’ivrognerie et les soucis de la vie» (Lc 21, 34).

Mais notons bien un détail important chez les amoureux : cette attitude d’éveil, de préparation, ne peut pas être intermittente mais doit, au contraire, être permanente. C’est pour cela que le Seigneur nous dit : «Restez éveillés et priez en tout temps» (Lc 21, 36). En tout temps ! : Voici la mesure juste de l’amour. La fidélité ne consiste pas à des “maintenant oui, maintenant non”. Il est donc très opportun que notre rythme de piété et de formation spirituelle soit un rythme habituel (jour après jour, semaine après semaine). Ah si nous pouvions vivre chaque journée avec la mentalité d’un débutant ; ah si chaque matin , à notre réveil, nous parvenions à dire : aujourd’hui je suis né (merci, mon Dieu !) ; aujourd’hui je reçois le baptême ; aujourd’hui, je fais ma Première Communion ; je me marie… Pour persévérer d’un air joyeux il faut “re-recommencer”, il faut se renouveler.

Nous n’avons pas sur le terre de demeure permanente. Le jour viendra où même «les puissances des cieux seront ébranlées» (Lc 25, 26). Bonne raison pour nous tenir sur nos gardes ! Mais, en ce temps de l’Avent, l’Église ajoute un beau motif pour notre joyeuse préparation : certainement, un jour les hommes «verront le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire» (Lc 25, 27), mais maintenant Dieu arrive sur la terre dans la douceur et la discrétion ; comme un nouveau-né, au point que le Christ fût emmailloté dans des langes et placé dans une crèche . (Saint Cyrille de Jérusalem). Seulement un esprit attentif peut découvrir en cet Enfant la grandeur de l’amour de Dieu et de son salut. (Ps 84, 8).

«Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe, Dieu ne change pas, la patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit.» (Sainte Thérèse d’Avila) Cette semaine, Trouvez un moment pour aller prier dans une église et montrer par ce geste combien la prière est précieuse pour vous.

Contact Père Marie Landry Bivina

 Compléments

◊ Diacre Mchel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article. →  PREMIER DIMANCHE DE L’AVENT DE L’ANNEE C

◊ Diacre Mchel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article. → A.D.A.L. pour le premier dimanche de l’Avent, année C

◊ Diacre Mchel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article. →Redressez-vous et relevez la tête (Lc 21,28)

◊Diacre Mchel Houyoux (Archive 2012) : cliquez ici pour lire l’article. →     Premier dimanche de l’Avent, année C

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Koïnonia Jean-Baptiste (Suisse) – Père Olivier Bagnoud : « Priez en tout temps dans l’Esprit, » ( Eph 6,18)

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Samedi de la trente-deuxième semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 13 novembre 2021

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Michel Houyoux

Michel Houyoux, professeur retraité du collège saint Stanislas à Mons (Belgique) et diacre permanent dans le doyenné de Florennes (Belgique)

L’expression de don spirituel est employée par l’apôtre Paul en Romains 1,11. Celui-ci dit, de façon plus elliptique, littéralement « les spirituels » en 1 Corinthiens 12,1 et 14,1. À la fois l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, et tout particulièrement les Épîtres de Paul, comptent plusieurs listes de dons spirituels. Afin d’éviter les confusions, il a été proposé de nommer plus spécifiquement quatre de ces listes : les sept dons, les charismes, les ministères, et le fruit de l’Esprit.

Neuf dons du Saint-Esprit sont décrits par Paul de Tarse dans la première épître aux Corinthiens, chapitre 12. Au chapitre 13, Paul décrit la hiérarchie des dons, et fait un hymne à l’amour. Au chapitre 14, il établit une hiérarchie des charismes en vue de l’utilité commune. Au sujet du parler en langues, Paul revient sur la nécessité de l’interprétation : « C’est pourquoi celui qui parle en langue doit prier pour pouvoir interpréter.

xCar si je parle en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence n’en retire aucun fruit. » (1Co 14, 13-14). Pour plus de détails sur le parler en langues et l’interprétation, voir la glossolalie. .Plusieurs mouvements ont contribué a ramener l’importance des dons spirituels. Ces mouvements ont été appelés « vague » . Il y a eu d’abord « la première vague », le pentecôtisme en 1906.

xPuis « la deuxième vague », le mouvement charismatique en 1960. Finalement, « la troisième vague », le mouvement néo-charismatique en 1980. Les charismatiques peuvent aussi bien être évangéliques que catholiques, anglicans ou d’autres dénominations chrétiennes. Tous insistent sur l’Esprit et son action dans les vies humaines et dans l’Église .

xLe christianisme évangélique, principalement dans les courants du pentecôtisme, mouvement charismatique évangélique et mouvement néo-charismatique, accorde une importance particulière aux dons de l’Esprit Saint (1 Corinthiens 12 : 4 à 7). Cette théologie donnant la priorité au parler en langues est cependant contestée à l’extérieur et au sein même du pentecôtisme.

Le parler en langues peut être vu comme un charisme possible parmi d’autres. Un croyant peut être né de nouveau, et baptisé du Saint-Esprit, régénéré et rempli de foi, sans que cette vie dans l’Esprit se manifeste obligatoirement par le charisme des langues. « Tous ont-ils des charismes de guérison ? Parlent-ils tous en langues ? Tous interprètent-ils ? Vous, soyez zélés pour les charismes les meilleurs. »

Du livre de la Sagesse

14 Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide ; 15 alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, comme un guerrier impitoyable, portant l’épée tranchante de ton décret inflexible. 16 Elle s’arrêta, et sema partout la mort ; elle touchait au ciel et marchait aussi sur la terre. (Sg 18, 14-16 )

06 La création entière, dans sa propre nature, était remodelée au service de tes décrets, pour que tes enfants soient gardés sains et saufs. 07 On vit la nuée recouvrir le camp de son ombre, on vit la terre sèche émerger là où il n’y avait eu que de l’eau ; de la mer Rouge surgit un chemin sans obstacles et, des flots impétueux, une plaine verdoyante. 08 C’est là que le peuple entier, protégé par ta main, traversa en contemplant des prodiges merveilleux. 09 Ils étaient comme des chevaux dans un pré, ils bondissaient comme des agneaux et chantaient ta louange, Seigneur : tu les avais délivrés. (Sg 19,  6-9)

La sagesse est un don de Dieu

Dieu agit par sa Parole ; ce qu’il fit ici en faveur de son peuple fut enveloppé dans le silence paisible de la nuit et garda sa part de mystère. Mais la Bible nous révèle du début à la fin que la Parole de Dieu est créatrice et libératrice ; si elle est tranchante, c’est pour détruire le mal et faire advenir en nous la Vérité et la Vie. « Elle est vivante la Parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit […] elle juge des intentions et des pensées du cœur. »* 

Dans le silence et l’obscurité de nos vies peut jaillir la lumière. Une parole vivifiante peut se faire entendre et nous redonner confiance et courage. Alors nous y voyons un peu plus clair. La vie peut renaître de la souffrance, des épreuves et de la mort. En relevant le Christ du tombeau dans la nuit de la Pâque, Dieu a ouvert une brèche, il a tranché pour la Vie, les forces de mort n’ont plus le dernier mot. Écoutons-le d’un cœur paisible. Laissons-nous surprendre et façonner par le tranchant de sa Parole

Le texte de la première lecture tirée du livre de la Sagesse met de l’avant l’histoire du salut, le mouvement du monde, de l’humanité, de l’univers tout entier. « La création entière, dans sa propre nature, était remodelée au service de tes décrets pour que tes enfants soient gardés sains et saufs.» Lle peuple entier, que la main divine protégeait, contempla des prodiges merveilleux…ils rendirent grâce à Yahvé qui les délivrèrent.

Le livre de la sagesse confirme la limite de la sagesse de l’homme et nous ouvre  à la dimension infinie de la sagesse de Dieu. La sagesse est avant tout un don de Dieu. Un jour, le roi Salomon voulut offrir un grand sacrifice à Gabaon, il voulut sacrifier pour son Seigneur mille animaux. Ce fut en dormant à cet endroit qu’il rêva et Yahvé lui demanda d’exprimer un souhait et qu’il sera exaucé.

L’auteur  célébra les prodiges que Dieu fits pour son peuple afin de le délivrer de l’esclavage en Égypte. A la fin du livre, il revint sur le dernier acte de la sortie d’Égypte, le passage de la mer auquel il mêla d’autres motifs du long parcours à travers le désert pour gagner la terre promise, comme le don de la manne. Tout tourne autour du thème du renversement de la création, ce changement qui manifeste la puissance de Dieu qui vient sauver son peuple. Rien n’est impossible à Dieu. Devant lui, les éléments se transforment, car il est le Seigneur de l’univers.

Les paroles de la Sagesse demandent avec insistance de remettre notre vie à Dieu, car il nous aidera à trouver cette sagesse qui nous permettra de comprendre le chemin du bien et de jouir de sa présence parmi nous. Face aux profonds changements qui rendirent la société planétaire encore plus complexe et incertaine, la Sagesse met en lumière la présence de Dieu, source d’espérance.

Dieu ne permettra pas que ses enfants soient écrasés par les forces du mal qui semblent parfois l’emporter ; il ne permettra pas non plus que ceux qui vivent dans la justice et dans l’amour soient submergés. Le passage de la mer, fut l’accomplissement de la Pâque, le passage par les eaux du baptême qui ont engendré en nous une créature nouvelle.

Le jeune Salomon conscient de son jeune âge et que le peuple d’Israël fut le peuple de Dieu demanda la sagesse pour gouverner. Yahvé lui répliqua: «Puisque tu n’as pas demandé l’or de ce monde, la royauté la mort de tes ennemis au-delà de ce que tu demandes je te donnerai toutes les richesses de ce monde ». Dieu  est source de la sagesse. On ne naît pas sage mais on le devient, car la sagesse est un don de Dieu. La sagesse n’est pas une affaire d’âge, elle est une ouverture à la grâce de Dieu. Notre existence tombe en ruine s’il nous manque la sagesse. La sagesse de Dieu c’est le Christ lui-même.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Hououx : cliquez ici pour lire l’article → Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ?

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →  Samedi de la 32e semaine, année impaire

◊ La Communauté Catholique Shalom : cliquez ici pour lire l’article →  Dons de l’Esprit Saint : Don de sagesse

L’équipe emci : « La sagesse te permet d’attendre le temps de Dieu »

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Préparez le chemin du Seigneur et rendez droits ses sentiers

Posté par diaconos le 19 septembre 2021

 2 ème dimanche de l'avent 2014

Jean-Baptiste parut dans le désert, exhortant le peuple à se repentir, vu la proximité du royaume de Dieu. Il accomplit la prophétie d’Ésaïe. Matthieu décrivit son vêtement et sa nourriture, le baptême que Jean leur administrait après qu’ils avaient confessé leurs péchés.

Discours de Jean

Discours de Jean aux pharisiens et aux sadducéens : il démêla leur peu de sincérité ; les avertit de ne pas se confier en leur qualité de descendants d’Abraham et leur dénonça le jugement imminent ;  le baptême d’eau qu’il administra ne fut destiné qu’à préparer la venue d’un plus puissant, auprès duquel, lui, Jean ne se sentit pas digne de remplir l’office d’un esclave et qui baptisera d’Esprit et de feu. Celui-là consommera le jugement, en opérant un triage définitif.

# Selon François Blanchetière, Jésus vécut un temps dans l’entourage de Jean. Les premiers disciples de Jésus furent issus de l’entourage de Jean Baptiste : André, Simon-Pierre, Philippe, Nathanaël (Jn 1. 35-51). Jean reconnut Jésus comme plus grand que lui. Les spécialistes discutèrent pour déterminer dans quels lieux les deux hommes se rencontrèrent. L’Évangile de Jean localise l’activité de Jean le Baptiste sur les rives du Jourdain, ou à Béthanie au-delà du Jourdain.

Le lieu appelé Aenon près de Salim où les eaux sont abondantes fut identifié à Ain Fa’rah. L’autre, Béthanie au-delà du Jourdain, où Jean baptisa où est située la première rencontre de Jésus et de Jean fut localisée en Pérée au-delà du Jourdain par la tradition chrétienne. Toutefois, selon les travaux de Murphy O’Connor repris par François Blanchetière, cette localisation — à Al-Maghtas — se révéla impossible à soutenir.

Selon la majorité des historiens et exégètes, la mort de Jean Baptiste est à situer vers 28/2930, ou, à l’instar de la formulation d’André Paul, vers la fin des années 20 »31, avant l’arrestation et la crucifixion de Jésus qui aurait eu lieu vers 30 ou 33. Selon Luc, l’histoire de Jean Baptiste est un midrash bâti sur les récits bibliques de la naissance d’Isaac et de Samuel de David

 Dans le désert une voix cria : « Préparez le chemin du Seigneur , rendez droits ses sentiers. » (Mc 1, 3) Préparons pour Jésus un chemin. Les chemins et les routes sont un lieu vital pour tous les peuples. Ils permettent aux gens de communiquer d’un endroit à l’autre et de se rencontrer. Ce désert que nous devons transformer, c’est celui de la détresse morale, c’est celui de la solitude, celui aussi qui est provoqué par le non-respect de la dignité humaine.

Vers la fin de l’an 27, Jean-Baptiste proclama dans le désert un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Il ne ménagea jamais son auditoire: « Changez totalement de conduite. Retournez-vous. Vous fîtes  ceci…. Faites maintenant le contraire. Ce mal que vous avez commis,  cessez de le faire. Ce bien que vous n’avez pas fait, mettez- vous à le faire. Changez… Changez… »

Commençons d’ôter de notre vie tout ce qui est contraire à Dieu ; ne jugeons pas et nous ne serons pas jugés. Ne condamnons pas les autres mêmes s’ils ont commis des actions mauvaises. En les rejetant, c’est l’amour de Dieu que nous rejetons pour eux. Il nous arrive parfois de dénoncer ou d’accuser au nom de la vérité. Cette manière d’agir est souvent hypocrite et surtout elle ne laisse aucune chance à la personne qui en est la victime. 

 Tout pécheur est une personne que Dieu veut sauver. La vraie conversion doit s’accompagner du témoignage de notre vie. Comme Jean-Baptiste le fit, nous avons à retrousser nos manches pour construire un monde plus juste et plus fraternel. En tant que témoins de Jésus, n’ oublions pas cette parole : « Celui qui vient derrière nous, celui que nous annonçons est plus puissant que nous « 

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♥  Homélie par le frère Thibaut du Pontavice

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TV Foi – Préparez le chemin du Seigneur

 

Rencontre avec la parole de vieAuteur  Diacre Michel Houyoux  - 224 pages , publié en français le 06 juillet 2012

EAN 139783841698070 ISBN   978-3-8416-9807-0  Format  Broché

EAN13   Éditeur  Croix du Salut

Publié à la maison d’éditions Croix du SalutSite Web  http : www. editions-croix.com

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Rencontre avec la Parole de Vie

Des interprètes prirent comme un fait réel que les chapitres 40 à 65 et quelques autres morceaux (Is 13, /-14.23, Is 21, 1-10 et les chapitres 34 et 35 furent composés  vers la fin de la captivité de Babylone, soit bprès de deux siècles après le temps d’Isaïe.

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Miracles de la multiplication des pains
◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →L’ÂNE DU FERMIER
Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Le fils de l’homme est maître du Sabbat
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