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Le Christ ne s’est fait d’abord connaître à l’Église que par sa voix.

Posté par diaconos le 23 mars 2022

  

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Le printemps est arrivé et la nature se transforme

Le voici qui vient, bondissant sur les montagnes » (Ct 2,8). Le Christ ne s’est fait d’abord connaître à l’Église que par sa voix. Il a commencé par lancer sa voix devant lui par l’intermédiaire des prophètes ; sans se laisser voir, il se faisait entendre. Sa voix portait dans les messages que l’on annonçait de lui,

Extrait du livre des Cantiques au chapitre deux

La voix de mon bien-aimé ! C’est lui, il vient… Il bondit sur les montagnes, il court sur les collines,  mon bien-aimé, pareil à la gazelle, au faon de la biche. Le voici, c’est lui qui se tient derrière notre mur : il regarde aux fenêtres, guette par le treillage. Il parle, mon bien-aimé, il me dit : Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens…

Vois, l’hiver s’en est allé, les pluies ont cessé, elles se sont enfuies. Sur la terre apparaissent les fleurs, le temps des chansons est venu et la voix de la  tourterelle s’entend sur notre terre. Le figuier a formé ses premiers fruits, la vigne fleurie exhale sa bonne odeur. Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens… Ma colombe, dans les fentes du rocher, dans les retraites escarpées, que je voie ton visage, que j’entende ta voix ! Ta voix est douce et ton visage, charmant.

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Sulammith, l’une des jeunes filles du ha­rem cé­lébra le bon­heur d’être l’ob­jet des at­ten­tions d’un roi tel que Sa­lo­mon. Elle  en­tendit dans son rêve les pas de son bien-aimé, puis­qu’elle le dé­peignit  sau­tant, bon­dis­sant comme une ga­zelle, ou au faon d’une biche. Cher­chant à voir à tra­vers les fe­nêtres ce qui se passa dans la mai­son. Elle aper­çut son œil brillant, qui perça à tra­vers le treillis qui ornait les fe­nêtres. Le bien-aimé in­vita Sulam­mith à une pro­me­nade pour jouir de toute la beauté d’une jour­née prin­ta­nière.

Le printemps étant arrivé, toute la nature fut transformée, le chant des oiseaux, les  premières fleurs, les premiers fruits et sur les figuiers la première récolte. Tout cela invite à la promenade. Comme Su­lam­mith ne ré­pondit pas,  le bien-aimé la com­para à une co­lombe qui se cacherait dans les fentes des ro­chers ; il dé­sira intensément en­tendre sa voix. Quand le figuier produit ses premiers fruits, on est assuré que l’été est proche, de même le royaume de Dieu est proche : « Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissez que l’été est proche. De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte.… »(Mt 24, 32-33)

Note : Le fi­guier porte en Pa­les­tine deux es­pèces de figues : les précoces, qui poussent sur le bois de l’an­née pré­cé­dente et qui sont mûres au mois de juin, et les tardives, qui poussent sur les branches nou­velles de l’an­née et ap­pa­raissent à la base des feuilles, mû­ris­sant suc­ces­si­ve­ment dès le mois d’août, les unes en­core du­rant l’été, les autres res­tant sus­pen­dues à l’arbre pen­dant tout l’­hi­ver et n’é­tant mûres qu’au prin­temps,  seule­ment après l’ap­pa­ri­tion des feuilles. Jésus Seigneur nous invite à le connaître pour mieux le suivre. Le but ultime de cette démarche est notre croissance humaine et spirituelle. Sur le chemin de notre vie, la rencontre avec Jésus doit nous transformer, nous humaniser davantage pour en être comme divinisé.

C’est ainsi que si nous cherchons à le connaître davantage, à en faire un maître et un ami, nous pourrons mieux servir l’humanité souffrante. Faire et répandre le bien sont inscrits dans notre vocation profonde. C’est une manière concrète de vivre et d’incarner notre consécration baptismale. Néanmoins, si le bien ne fait pas de bruit, il porte beaucoup de fruits, comme les grains de blé semés. C’est un travail, un exercice qui est avant tout spirituel. Pour marcher vers cet objectif, nous avons seulement à contempler le Christ. Il est la Parole du Père qui nous donne de le connaître pour que  son nom soit glorifié.

Servons la gloire de Dieu

 Portons ter le nom de Jésus dans notre entourage pour que sa lumière l’éclaire de la clarté pascale. C’est l’un des sens que peut prendre le Carême. Ce temps, pour chercher à mieux connaître le Christ, n’a de sens que s’il est orienté vers Pâques. Cette lumière qui éclaire le monde et nos vies, nous avons à en être les porteurs ; notre monde en a tant besoin. Notre appel à servir le monde, au nom du Christ, nous conduit à nous porter les uns, les autres, d’abord par la prière fraternelle. Offrir à Jésus les personnes qui nous sont confiées et qui partagent notre quotidien, de manière proche ou lointaine, est un impératif. C’est un acte humble, qui ne fait pas de bruit, mais qui doit être le cœur de nos journées.

La vie n’est pas faite que de joies. Il y a aussi les peines, les tristesses, toutes ces croix quotidiennes. Elles nous donnent parfois à être un grain de blé moulu par la dent des bêtes. Tel était fut le souhait d’Ignace d’Antioche. Cependant, nous ne sommes pas tous appelés à la vocation du martyre. Ces croix font parties de la vie. Elles sont parfois douloureuses et difficiles à porter.  La force de Dieu nous est continuellement donnée, mais nous la portons dans des vases d’argile (2 Co 4, 7). Cette fragilité est, en même temps, l’être même de Dieu. De la crèche au tombeau, en passant par sa vie pèlerine, il s’est fait fragile. Il s’est laissé toucher par les détresses des personnes, a communié à leurs blessures pour les assumer, les parachever sur la croix.

 Dieu nous invite à découvrir la grâce de l’incarnation de son Fils. Cet acte d’amour suprême est un marqueur indélébile de notre engagement à la suite du Christ. Entrons donc le cœur léger dans ces dernières semaines avant Pâques qui nous feront découvrir le cœur blessé du Christ. Il est le lieu où nous pouvons lui confier nos manques d’amour, de foi et de charité, et recevoir sa miséricorde.

Diacre Michel Houyoux

♥ Acceptons la volonté de Dieu

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Lundi de la troisième semaine du Carême dans l’année C

Posté par diaconos le 21 mars 2022

Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres » 

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis :  aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.

Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien.» À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. (Lc 4, 24-30)

# La tentation du Christ (ou les tentations, au pluriel) est un épisode de la vie de Jésus de Nazareth, telle que décrite dans les trois Évangiles synoptiques, qui relate le séjour de Jésus au désert et sa tentation par le Diable. Les tentations dans le désert comptent parmi les plus importantes omissions dans l’évangile de Jean. Néanmoins, certains auteurs ont détecté des relations entre les trois tentations de Matthieu et des incitations dans le quatrième évangile. Par exemple: Tentation de transformer les pierres en pain → Jean 6:26,31 incitation à faire manne dans le désert. Tentation de sauter en bas du temple → Jean 2:18 incitation à effectuer un signe messianique dans le temple. La tentation de prendre les royaumes du monde → Jean 6.15 « Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul. »
Les premiers lecteurs de Matthieu seraient familiers déjà avec une confrontation entre un autre Jésus et un autre diable, dans la version grecque de Zacharie. Zacharie : « Il me fit voir Josué le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser. » Cette vision a été comprise comme symbolique, probablement en relation avec le conflit dans Néhémie 13. Zacharie 3:8 « Écoute donc, Josué, souverain sacrificateur, toi et tes compagnons qui sont assis devant toi! car ce sont des hommes qui serviront de signes. »
Les rabbins avaient attendu que Jésus apparaîtrait sur le toit du temple. Les quarante jours de jeûne dans le désert, après un baptême dans l’eau, rappellent en parallèle le livre de l’Exode, dans lequel les Hébreux voyagent pendant quarante ans dans le désert après avoir traversé la mer Rouge. Le nombre de quarante jours est également la durée du Déluge pendant lequel l’arche de Noé flotte sur les eaux, dans le livre de la Genèse. Dès le IIe siècle, Irénée de Lyon analyse dans son traité Contre les hérésies la résistance du Christ à la tentation comme la victoire finale contre le Diable qui avait provoqué la chute d’Adam. Le Christ peut donc être considéré comme le nouvel Adam . De nombreux commentaires ont été faits par les théologiens des premiers siècles (Origène, Augustin d’Hippone…), dont beaucoup sont cités par
Thomas d’Aquin dans sa Somme théologique4, vers 1270 : il y propose des réponses aux questions de la raison de la tentation, du lieu et du moment, du genre et de l’ordre des tentations. Chez Jean Calvin, au XVIe siècle, ce passage des Évangiles est l’occasion de souligner que les tentations, même si elles ne sont pas suscitées directement par Dieu, sont voulues par lui5 (c’est d’ailleurs ce que disaient déjà Thomas d’Aquin et Irénée de Lyon). Dans le Catéchisme de l’Église catholique6 de 1992, l’accent est remis sur le parallèle entre la tentation du Christ, celles d’Adam et des Hébreux dans le désert. Par obéissance à Dieu son Père, Jésus, nouvel Adam, résiste à Satan. Cette victoire anticipe sa passion.

La tentation de Jésus au désert

Jésus revint du Jourdain rempli du Saint-Esprit. Il fut conduit par l’Esprit çà et là dans le désert et tenté par le diable pendant quarante jours. N’ayant pas pris de nourriture pendant ce temps-là, il eut faim. Prenant occasion de cette faim, Satan lui insinua de changer une pierre en pain, puisque, comme Fils de Dieu, il a le pouvoir et le devoir de s’aider lui-même. Jésus répondit ar une parole de l’Écriture, mentionnant cette nourriture supérieure qui consiste dans la confiance en Dieu et l’obéissance à sa volonté.

Satan, l’élevant sur une montagne, lui offrit la puissance et la gloire des royaumes de ce monde. Elle lui fut livrée, il la donna à qui se prosternait devant lui. Jésus repoussa cette offre en rappelant à Satan le grand commandement qui ordonnait d’adorer Dieu seul.  Satan conduisit Jésus au haut du temple et l’invita à se précipiter dans le vide ; comme Fils de Dieu, il n’eut rien à craindre ; Dieu a promis de le garder en toute circonstance, l’Écriture, citée par lSatan, l’affirme. Jésus le repoussa par cette autre parole de l’Écriture : « Tu ne tenteras point Dieu.. La tentation achevée, Satan se retira de lui, jusqu’à une occasion favorable).

Les trois évangiles synoptiques mettent ces deux faits dans un rapport intime. Luc marqua la réalité du don fait à Jésus lors de son baptême en disant qu’il revint du Jourdain, rempli de l’Esprit-Saint. Et ’ilsubit la tentation.  Luc,  admit qu’il y était déjà, après être revenu du Jourdain et affirma qu’il  fut conduit  par l’Esprit dont il était rempli et qui était le principe dirigeant sa vie intérieure .

La version syriaque, rappelle que les livres des Hébreux étaient écrits sur de longues bandes de parchemin, roulées autour d’un cylindre.  Il y avait deux portions des saintes Écritures fixées pour chaque jour : l’une tirée de la loi, l’autre des prophètes Comme on remit à Jésus le livre du prophète Ésaïe, le passage qu’il lut était  indiqué pour ce jour. Cette prophétie messianique, lu publiquement par Jésus en qui elle était accomplie fut d’autant plus frappante.

« L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, parce que l’Éternel m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux misérables ; il m’a envoyé pour bander ceux qui ont le cœur brisé, pour publier aux captifs la liberté et à ceux qui sont liés l’ouverture de la prison, pour publier l’année de la bienveillance de l’Éternel ». :  c’est l’œuvre de rédemption de Jésus. Que Ésaïe annonça., et Isaïe contempla la présence et l’œuvre du grand Réparateur promis à Israël. Jésus déclara de la manière la plus solennelle que l’Esprit du Seigneur, l’Éternel, repose sur lui, parce que l’Éternel l’eut oint de cet esprit.  Oint est la traduction de l’hébreu Messie et du grec Christ .

« Annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. »: la bonne nouvelle qui leur est annoncée, c’est le relèvement, la consolation, les richesses de la grâce. » Guérir ceux qui ont le cœur brisé.: cette parole l’une des plus belles de la prophétie,. Presque tous les critiques modernes l’omirent. Mais comme elle est dans l’hébreu et dans la version grecque des Septante, elle ne peut avoir été omise ici que par une inadvertance des copistes. Annoncer ou publier la liberté aux captifs. Cette promesse s’appliquait en premier lieu aux Israélites captifs à Babylone, elle avait trait aussi à la liberté morale que donne le Sauveur (Jean 8.36) et qui est la source de toutes les libertés.

« Aux aveugles le recouvrement de la vue » : cette parole présente une promesse très belle qui se trouve déjà ailleurs dans les prophètes et que Jésus a fréquemment accomplie corporellement et spirituellement pour les aveugles de son temps. « Renvoyer libres les opprimés ou mettre en liberté ceux qui sont froissés, foulés, brisés ». Cette parole d’une si belle signification, ne se trouve ni dans l’hébreu ni dans les Septante . Enfin publier l’année de bienveillance de l’Éternel. Il s’agit de l’année du jubilé, qui revenait tous les cinquante ans, année de grâce et de joie universelle, où les travaux cessaient, les esclaves étaient rendus à la liberté, les dettes acquittées, les prisonniers amnistiés.

Jésus n’avait  pas lu seulement le passage de la prophétie rapporté par Luc, mais toute la section où il se trouvait. Et il y avait, déjà dans sa manière de lire, quelque chose qui avait fait pénétrer dans les cœurs la parole divine. De là le vif intérêt avec lequel tous attendaient son explication, de là ces regards de tous fixés sur lui. Cette scène fut si vivante que Luc la reçut d’un témoin oculaire.  D’une part, un témoignage favorable rendu par tous à Jésus, à la suite de ce qu’ils entendirent ; un étonnement, de cette grâce divine qu’il leur annonçait et qui respirait dans toutes ses paroles ; et, d’autre part, une question qui supposa le doute, la défiance et qui signifiait : Quoi ? Cette œuvre divine pour la délivrance de tout ce qui souffre dans notre humanité serait accomplie par ce jeune homme que nous avons vu grandir au milieu de nous, ce fils du charpentier Joseph dont nous connaissons tous la famille ! »

La réflexion, la critique, succédant à une première impression favorable mais superficielle, ont produit des dispositions différentes qui allèrent jusqu’à l’incrédulité, jusqu’à la fureur. Les interprètes, qui n’admirent pas un tel revirement dans les sentiments du peuple, supposèrent celui-ci divisé en deux partis, dont l’un aurait éprouvé les impressions d’abord décrites, tandis que l’autre aurait d’emblée exprimé ses doutes sur le fils de Joseph. « Nul prophète n’est bien reçu dans sa patrie, mais c’est avec vérité,  c’est un sérieux avertissement, que je vous le dis, si cette patrie aveuglée le rejette, d’autres recevront la guérison que vous dédaignez » ;  Jésus donna des preuves historiques.

La pluie fut accordée à la prière du prophète  Isaïe la troisième année de la sécheresse. En disant : trois ans et six mois, Jésus adopta la tradition juive qui tenait compte plutôt de la durée de la famine, que de celle de la sécheresse elle-même. La terre ne put produire qu’une demi-année au moins après avoir reçu la pluie du ciel.  Sarepta était une petite ville phénicienne située entre Tyr et Sidon. Le nom s’en est conservé dans celui de Surafend, village qui rappelle encore le souvenir de la ville ancienne.

 Naaman et la veuve de Sarepta étaient païens l’un et l’autre. Par ces deux exemples, si frappants pour des auditeurs juifs, Jésus voulut relever cette vérité : aucun homme, aucune ville, aucun peuple n’a des droits à la faveur de Dieu, qui est parfaitement libre dans la dispensation de ses grâces. Et, c’est précisément par des prétentions à un droit, fondé sur des privilèges extérieur), que nous nous rendons indigne des bénédictions divines. Nazareth est situé sur le penchant d’une montagne où se voit encore, près de l’église des maronites, une paroi de rochers de 40 à 50 pieds de hauteur.

Est-ce par un miracle de sa puissance sur leur volonté que Jésus parvint à passer au milieu d’eux et à s’en aller ? Plusieurs interprètes l’admirent. D’autres pensèrent qu’il lui suffit de la majesté de sa personne pour contenir la colère de ces furieux. Q, Jésus sut réduire à néant les desseins meurtriers de ses adversaires, aussi longtemps que  son heure n’était pas venue Plus tard il se livra à eux volontairement pour accomplir le grand sacrifice d’où dépendait la rédemption du monde.

Diacre Michel Houyoux

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♥ Tentations de Jésus au désert

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Lundi de la seizième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 19 juillet 2021

Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération

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# Jonas fut prophète des trois religions abrahamiques que sont le judaïsme, le christianisme et l’islam. Dans le judaïsme, Jonas, fils d’Amitthaï, fut le cinquième des douze petits prophètes de la Bible. C’est le personnage principal du Livre de Jonas, qui fait partie du Tanakh hébraïque (Ancien Testament chrétien). Dans le Coran, Jonas est mentionné dans six sourates, dont la dixième, qui porte son nom. Jonas est mentionné dans le Deuxième Livre des Rois, comme auteur d’une prophétie selon laquelle Jéroboam II, roi d’Israël, rétablirait les frontières du royaume d’Israël.
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Dans le judaïsme, le Livre de Jonas est lu à l’occasion de Yom Kippour, « Jour du Grand Pardon » où le fidèle prie l’Éternel afin qu’il lui soit pardonné. Pour les chrétiens, le livre de Jonas a, outre les thèmes du repentir et du pardon, l’intérêt d’enseigner que les révélations prophétiques n’ont pas un caractère inéluctable qui priverait de liberté les hommes et Dieu.
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Les lectures chrétiennes du livre de Jonas sont fortement influencées par la comparaison entre Jonas et le Christ qui est rapportée dans l’Évangile selon saint Matthieu : « Car, comme Jonas fut dans le ventre du cétacé trois jours et trois nuits, ainsi le Fils de l’homme10 sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. » (Mt 12,40). Jonas est un prophète biblique présent dans le Coran sous le nom de « Yûnus » (arabe : يونس). Il est cité à six reprises. Dans la sourate 21, il est aussi appelé Dū al-Nūn, l’Homme à la baleine.
Dans le Coran, Jonas a aussi le statut d’envoyé divin  et tient un haut rang spirituel, personne (même Mahomet), ne devant se dire supérieur à lui. Selon Jérôme, sa tombe est située près du village galiléen de Gath-Hépher. Benjamin de Tudèle confirme ces propos. Les restes de Jonas auraient été déposés aux côtés des reliques de Jean le Baptiste dans l’église Saint-Jean-Baptiste de Damas, qui est depuis le VIIIe siècle la grande mosquée des Omeyyades.
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Aujourd’hui, chrétiens comme certains musulmans[Lesquels ?] viennent en pèlerinage dans ce lieu. Une tombe à Mossoul, au sein de la Mosquée du prophète Jonas, qui est un lieu de pèlerinage musulman, a été détruite le 24 juillet 2014 par les djihadistes de l’État islamique en Irak et au Levant. Elle est reconquise par les forces irakiennes en janvier 2017. On y découvre en mars 2017 dans les décombres les ruines d’un palais assyrien du VIIe siècle av. J.-C.

De l’évangile selon Matthieu

38 Quelques-uns des scribes et des pharisiens lui adressèrent la parole : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. » 39 Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas. 40 En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits.

41 Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la  proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. 42 Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. » (Mt 12, 38-42)

Le signe de Jonas

Les disciples, passant par un champ de blé le jour du sabbat, froissèrent des épis et en mangèrent pour apaiser leur faim. Accusé par les pharisiens d’avoir violé le sabbat, Jésus les justifia par l’exemple de David mangeant, avec sa troupe, les pains de proposition  ;par le service des sacrificateurs dans le temple au jour du sabbat ; en citant la Parole de Dieu, qui préfère la miséricorde au sacrifice ;en invoquant sa propre autorité sur le sabbat.

Jésus se rendit de là à la synagogue. Il s’y trouvait un homme ayant une main paralysée. Les pharisiens demandèrent à Jésus, afin de pouvoir l’accuser, s’il était permis de guérir le jour du sabbat. Il leur demanda à son tour quel fut celui d’entre eux qui ne retira sa brebis tombée dans une fosse le jour du sabbat ? Et il ne serait pas permis de faire du bien à un homme ! Alors il ordonna au malade d’étendre sa main, et il le guérit. Les pharisiens, étant sortis, consultèrent pour le faire mourir.

Jésus, connaissant leurs projets, se retira dans la solitude, suivi par la multitude, dont il guérit tous les malades. L’expression est fondée sur la belle image par laquelle l’union de Dieu avec son peuple est représentée comme un mariage. Ainsi quand le peuple devient infidèle, abandonne Dieu, il devient adultère. Le signe de Jonas est connu par le livre de ce prophète.

Irénée, Tertullien et plusieurs des plus notables exégètes modernes, rapprochant cette expression de Éphésiens 4.9, y virent une allusion à la descente de Christ aux enfers morts, qui serait situé au centre de la terre.  Beaucoup d’interprètes s’achoppèrent à cette expression trois jours et trois nuits, parce que Jésus ne resta dans la tombe qu’un jour et deux nuits.

De telles évaluations s’expliquent quand on considère que les Hébreux comptent comme un jour toute partie des vingt quatre heures entrant dans l’espace de temps dont il s’agit. On peut aussi y voir la désignation proverbiale d’un court laps de temps. Le signe de Jonas est la mort et la résurrection de Jésus-Christ, préfigurées par le miracle de Jonas. Jésus ne mentionna pas le séjour de Jonas dans le ventre du grand poisson et dit que le fils de l’homme sera un signe pour sa génération comme Jonas le fut pour les Ninivites », c’est-à-dire par sa prédication.

Plusieurs interprètes en ont conclu que le verset 40 est une explication donnée par l’évangéliste, du signe dont il s’agit, tandis que le Seigneur lui-même n’aurait eu en vue que la prédication du prophète. Weiss objecta avec raison que cette interprétation n’a aucun fondement dans le texte de Matthieu, car  il s’agissait d’un signe futur qui  ouvrit un nouvel ordre de pensées, la prédication de la repentante que Jésus fit entendre à sa génération, comme Jonas aux Ninivites, ne pouvait être le signe messianique demandé par les contemporains de Jésus ; ce signe, ce miracle éclatant, destiné à proclamer qu’il était le Fils de Dieu, leur fut accordé par sa résurrection.

Celle-ci est restée pour son peuple et pour l’Église tout entière le signe par excellence, le miracle suprême, fondement de la foi et pierre d’achoppement de l’incrédulité. Le nom de Jonas que Jésus prononça évoqua devant lui le souvenir des Ninivites repentants, qui formèrent un frappant contraste avec cette génération sourde à ses appels. Sur la repentance des hommes de Ninive.

Il y a ici plus que Jonas, plus que Salomon (comparer verset 6). En s’exprimant ainsi, Jésus fait voir qu’il a clairement conscience de sa dignité surhumaine, car autrement il manquerait de modestie ; et en même temps, il rend plus accablant le parallèle qu’il établit entre cette génération et les Ninivites ou la reine du Midi.

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → À cette génération il ne sera donné que le signe de Jonas

◊  Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération

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   Lectio Divina : « À cette génération il ne sera donné que le signe de Jonas »

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Dimanche des rameaux et de la passion

Posté par diaconos le 28 mars 2021

Peut être une image de une personne ou plus, personnes debout et plein air

Tu n’as pas eu la force de veiller une heure ?

# Le dimanche des Rameaux est dans le calendrier liturgique chrétien le dimanche qui précède le dimanche de Pâques et qui marque l’entrée dans la Semaine sainte. Il commémore deux événements : d’une part, l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem, où il fut acclamé par une foule agitant des palmes et déposant des manteaux sur son passage, épisode relaté dans les quatre Évangiles canoniques ; d’autre part, la Passion du Christ, sa mort sur la croix et sa Mise au tombeau d’où le nom actuel de « célébration des Rameaux et de la Passion ».
Depuis le concile Vatican II, son nom liturgique était le « dimanche des Rameaux » . Auparavant, ainsi que dans la forme tridentine du rite romain, il s’appelait « deuxième dimanche de la Passion ou dimanche des Rameaux » Il est aussi connu sous le nom de « dimanche des Palmes » dans le Sud de la France. Le dimanche des Rameaux célèbre l’entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem2. Dans la tradition juive, les rameaux de palmier et le mot « Hosanna » évoquent la fête des récoltes, Souccot, mentionnée dans le Lévitique. Les rameaux sont conservés après leur bénédiction le dimanche des Rameaux et sont ramenés le mercredi des Cendres du carême suivant (pour justement être transformés en cendres imposées durant la messe sur le front des fidèles).
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De l’Évangile selon saint Marc

La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu dans deux jours. Les chefs des prêtres et les scribes cherchaient le moyen d’arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir. Car ils se disaient: «Pas en pleine fête, pour éviter une émeute dans le peuple».
Jésus se trouvait à Béthanie, chez Simon le lépreux. Pendant qu’il était à table, une femme entra, avec un flacon d’albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle le lui versa sur la tête. Or, quelques-uns s’indignaient: «À quoi bon gaspiller ce parfum ? On aurait pu le vendre pour plus de trois cents pièces d’argent et en faire don aux pauvres».
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Et ils la critiquaient. Mais Jésus leur dit : «Laissez-la ! Pourquoi la tourmenter ? C’est une action charitable qu’elle a faite envers moi. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous voudrez, vous pourrez les secourir; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. Elle a fait tout ce qu’elle pouvait faire. D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement. Amen, je vous le dis: Partout où la Bonne Nouvelle sera proclamée dans le monde entier, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire».
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Judas Iscariote, l’un des Douze, alla trouver les chefs des prêtres pour leur livrer Jésus. À cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l’argent. Dès lors Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : «Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ?».
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Il envoie deux disciples : «Allez à la ville; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d’eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au propriétaire : ‘Le maître te fait dire: Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’. Il vous montrera, à l’étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs». Les disciples partirent, allèrent en ville ; tout se passa comme Jésus le leur avait dit; et ils préparèrent la Pâque.
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Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze. Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient, Jésus leur déclara : «Amen, je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer». Ils devinrent tout tristes, et ils lui demandaient l’un après l’autre : «Serait-ce moi ?». Il leur répondit : «C’est l’un des Douze, qui se sert au même plat que moi. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux celui qui le livre ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né».
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Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : «Prenez, ceci est mon corps». Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : «Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, répandu pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu». Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
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Jésus leur dit : «Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : ‘Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées’. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée». Pierre lui dit alors : «Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas». Jésus lui répond : «Amen, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois». Mais lui reprenait de plus belle : «Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas». Et tous disaient de même.
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Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples : «Restez ici; moi, je vais prier». Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse. Il leur dit : «Mon âme est triste à mourir. Demeurez ici et veillez». S’écartant un peu, il tombait à terre et priait pour que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui.
Il disait : «Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux !». Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre : «Simon, tu dors ! Tu n’as pas eu la force de veiller une heure ? Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation : l’esprit est ardent, mais la chair est faible».
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Il retourna prier, en répétant les mêmes paroles. Quand il revint près des disciples, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis. Et ils ne savaient que lui dire. Une troisième fois, il revient et leur dit : «Désormais vous pouvez dormir et vous reposer. C’est fait ; l’heure est venue : voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Le voici tout proche, celui qui me livre».
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Jésus parlait encore quand Judas, l’un des Douze, arriva avec une bande armée d’épées et de bâtons, envoyée par les chefs des prêtres, les scribes et les anciens. Or, le traître leur avait donné un signe convenu : «Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde». À peine arrivé, Judas, s’approchant de Jésus, lui dit : «Rabbi !». Et il l’embrassa. Les autres lui mirent la main dessus et l’arrêtèrent.
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Un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille. Alors Jésus leur déclara : «Suis-je donc un bandit pour que vous soyez venus m’arrêter avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j’étais parmi vous dans le Temple, où j’enseignais ; et vous ne m’avez pas arrêté. Mais il faut que les Écritures s’accomplissent».
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Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous. Or, un jeune homme suivait Jésus ; il n’avait pour vêtement qu’un drap. On le saisit. Mais lui, lâchant le drap, se sauva tout nu.
Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre, et tous les chefs des prêtres, les anciens et les scribes se rassemblent. Pierre avait suivi Jésus de loin, jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis parmi les gardes, il se chauffait près du feu. Les chefs des prêtres et tout le grand conseil cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire condamner à mort, et ils n’en trouvaient pas.
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De fait, plusieurs portaient de faux témoignages contre Jésus, et ces témoignages ne concordaient même pas. Quelques-uns se levaient pour porter contre lui ce faux témoignage : «Nous l’avons entendu dire : ‘Je détruirai ce temple fait de main d’homme, et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme’». Et même sur ce point, ils n’étaient pas d’accord.
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Alors le grand prêtre se leva devant l’assemblée et interrogea Jésus : «Tu ne réponds rien à ce que ces gens déposent contre toi ?». Mais Lui gardait le silence, et il ne répondait rien. Le grand prêtre l’interroge de nouveau : «Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ?». Jésus lui dit : «Je le suis, et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel».
Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit : «Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous avez entendu le blasphème. Quel est votre avis ?». Tous prononcèrent qu’il méritait la mort. Quelques-uns se mirent à cracher sur Lui, couvrirent son visage d’un voile, et le rouèrent de coups, en disant : «Fais le prophète !», et les gardes lui donnèrent des gifles.
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Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une servante du grand prêtre. Elle le voit qui se chauffe, le dévisage et lui dit : «Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth !». Pierre le nia : «Je ne sais pas, je ne comprends pas ce que tu veux dire». Puis il sortit dans le vestibule. La servante, l’ayant vu, recommença à dire à ceux qui se trouvaient là : «En voilà un qui est des leurs !».
De nouveau, Pierre le niait. Un moment après, ceux qui étaient là lui disaient : «Sûrement tu en es! D’ailleurs, tu es Galiléen». Alors il se mit à jurer en appelant sur lui la malédiction : «Je ne connais pas l’homme dont vous parlez». Et aussitôt, un coq chanta pour la seconde fois. Alors Pierre se souvint de la parole de Jésus: «Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois». Et il se mit à pleurer.
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Dès le matin, les chefs des prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le grand conseil. Puis ils enchaînèrent Jésus et l’emmenèrent pour le livrer à Pilate. Celui-ci l’interrogea : «Es-tu le roi des Juifs ?». Jésus répond : «C’est toi qui le dis». Les chefs des prêtres multipliaient contre Lui les accusations. Pilate lui demandait à nouveau : «Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi». Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate s’en étonnait.
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  À chaque fête de Pâque, il relâchait un prisonnier, celui que la foule demandait. Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour avoir tué un homme lors de l’émeute. La foule monta donc, et se mit à demander à Pilate la grâce qu’il accordait d’habitude. Pilate leur répondit : «Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ?».
Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les chefs des prêtres l’avaient livré. Ces derniers excitèrent la foule à demander plutôt la grâce de Barabbas. Et comme Pilate reprenait : «Que ferai-je donc de celui que vous appelez le roi des Juifs ?», ils crièrent de nouveau : «Crucifie-le !». Pilate leur disait : «Qu’a-t-il donc fait de mal ?».
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Mais ils crièrent encore plus fort: «Crucifie-le!». Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas, et après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu’il soit crucifié. Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du Prétoire, c’est-à-dire dans le palais du gouverneur. Ils appellent toute la garde, ils lui mettent un manteau rouge, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire des révérences : «Salut, roi des Juifs !». Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur Lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage. Quand ils se furent bien moqués de Lui, ils lui ôtèrent le manteau rouge, et lui remirent ses vêtements.
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Puis, ils l’emmenèrent pour le crucifier, et ils réquisitionnent, pour porter la croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs. Et ils amènent Jésus à l’endroit appelé Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne, ou Calvaire. Ils lui offraient du vin aromatisé de myrrhe ; mais Il n’en prit pas.
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Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun. Il était neuf heures lorsqu’on le crucifia. L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : «Le roi des Juifs». Avec Lui on crucifie deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête : «Hé!, toi qui détruis le Temple et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, descends de la croix !».
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De même, les chefs des prêtres se moquaient de lui avec les scribes, en disant entre eux : «Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Que le Messie, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix ; alors nous verrons et nous croirons». Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.
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Quand arriva l’heure de midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusque vers trois heures. Et à trois heures, Jésus cria d’une voix forte : «Éloï, Éloï, lama sabactani ?», ce qui veut dire : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?». Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient en l’entendant : «Voilà qu’il appelle le prophète Élie !».
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L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : «Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là !». Mais Jésus, poussant un grand cri, expira. Le rideau du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, s’écria : «Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu !».
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Il y avait aussi des femmes, qui regardaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le petit et de José, et Salomé, qui suivaient Jésus et le servaient quand Il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec Lui à Jérusalem.
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Déjà le soir était venu ; or, comme c’était la veille du sabbat, le jour où il faut tout préparer, Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le royaume de Dieu. Il eut le courage d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus.
Pilate, s’étonnant qu’il soit déjà mort, fit appeler le centurion, pour savoir depuis combien de temps Jésus était mort. Sur le  rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps. Joseph acheta donc un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un sépulcre qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau. Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, regardaient l’endroit où on l’avait mis. Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu !»
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Auteur +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS
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Jésus, même si je n’ai pas de grandes richesses à t’offrir, je t’offre mon cœur pour t’accompagner en ces jours si saints de ta Passion et de ta Résurrection qui commencent liturgiquement aujourd’hui. Accorde-moi de pénétrer dans le sens si profond et si mystérieux de la science de la croix.
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Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu !
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Aujourd’hui dans la Liturgie nous lisons la passion du Seigneur selon Saint Marc et nous écoutons un témoignage qui nous laisse saisi d’effroi : «Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu !» (Mc 15, 39). L’évangéliste fait attention de bien mettre ses mots dans la bouche d’un centurion romain, qui étonné, avait assisté à une parmi tant d’autres exécutions auxquelles il devait, vu son grade, assister en étant dans un pays étranger et, soumis.
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Il ne doit pas être facile de se demander ce qu’il a pu voir dans ce visage —à peine humain— pour avoir pu faire une déclaration pareille. D’une manière ou d’une autre il a dû découvrir un visage innocent, quelqu’un d’abandonné, et même trahi, à la merci des intérêts particuliers; ou peut-être quelqu’un qui avait était l’objet d’une injustice au milieu d’une société injuste ; quelqu’un qui garde le silence, qui souffre, et qui, inexplicablement, accepte tout ce qui lui arrive. Peut-être, même, a t-il senti qu’il était un complice de cette injustice face à laquelle il ne lève pas un doigt pour l’arrêter, comme tant d’autres qui se lavent les mains face aux difficultés des autres.
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L’image du centurion romain est l’image de l’Humanité qui observe. C’est en même temps, la profession de foi d’un païen. Jésus meurt seul, innocent, frappé, abandonné et, en même temps, confiant dans le sens profond de sa mission, avec les “restes d’amour” que les coups lui ont laissé dans son corps.
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Mais avant tout cela —lors de son entrée à Jérusalem— Il a été acclamé comme Celui qui vient au nom du Seigneur (Mc 11, 9). Cette année, notre acclamation, n’est pas une acclamation d’expectative remplie d’illusion et sans connaissance, comme celle des habitants de Jérusalem. La nôtre s’adresse à Celui qui est déjà passé par l’épreuve du don total et qui est sorti victorieux. Enfin, «nous n’étendrons pas de vêtements ou de rameaux inanimés, des branches d’arbre qui vont bientôt se faner, et qui ne réjouissent le regard que peu de temps. Notre vêtement, c’est sa grâce» (Saint André de Crète).
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Jésus, apprends-moi à prier le Père comme toi. Que la prière me permette à la fois de m’unir à ton sacrifice et de m’offrir à mon tour. J’ai confiance en toi. Je t’offre ma vie. «Plantez en votre cœur Jésus crucifié, et toutes les croix de ce monde vous sembleront des roses : ceux qui sont piqués par des épines de la couronne de Notre-Seigneur, qui est notre chef, ne sentent guère les autres piqûres.» (Saint François de Sales)
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Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Dimanche des Rameaux et de la Passion

   Dimanche des Rameaux et de la Passion – Homélie de Mgr Stanislas Lalanne

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