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XXXIII dimanche du temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 12 novembre 2019

C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, comme certains disciples de Jésus parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara :   » Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit.  » Ils lui demandèrent :  » Maître, quand cela arrivera-t-il  ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? « 

Jésus répondit :  » Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : ‘C’est moi’, ou encore : ‘Le moment est tout proche.’ Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. « 

Alors Jésus ajouta :  » On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom.

Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer.     Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.

Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.  C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie.  » (Lc 21, 5-19)

Homélie  Vivre aujourd’hui !

La fin du monde reste un cauchemar de l’humanité. Périodiquement, surtout à certaines dates, calculées bizarrement à partir des chiffres énigmatiques du livre de Daniel ou de l’Apocalypse, des sectes prédisent l’imminence du retour du Christ, retour qui serait suivi d’un âge d’or de mille ans sur la terre. Attente souvent déçue !

Tous les textes de ce jour sont habités par l’idée de la fin des temps. Mais les famines, les ouragans, les épidémies sont là. Les soulèvements et les guerres fratricides, aussi. Les persécutions, les vengeances…. et en cherchant bien, tout y est. Face à cette situation, voyons les conseils que Jésus nous donne…

Plutôt que de chercher des précisions parfaitement inutiles sur la fin du monde, de consulter des voyants, de scruter des messages, il vaut infiniment mieux se laisser éclairer et convertir par la Parole de Dieu toujours vivante.

Prenez garde de ne pas vous laisser égarer

 » Prenez garde de ne pas vous laisser égarer !  » nous répète Jésus. Ne suivez pas les imposteurs !  Au temps de saint Luc, les imposteurs à ne pas suivre tenaient un langage religieux, utilisant les mêmes mots de Jésus dans les débuts de son ministère

 Ne vous effrayez pas !

 Le deuxième souci de Jésus, après celui de mette en garde contre les faux prophètes, c’est de dénoncer la peur :  » Ne vous effrayez pas !  » Vivez d’espérance, de patience et de joie malgré tout ! Seigneur, augmente en nous la foi et aide-nous à nous tourner vers toi.

Se tourner vers Dieu, c’est se laisser changer par lui. Et pour nous y préparer, notre prière devrait être une prière d’écoute : « Seigneur, qu’attends-tu de moi ? Quel changement dans ma vie te ferait vraiment plaisir ? »

Suivre Jésus

Envers et contre tout, suivons Jésus de Nazareth ! Sans nous laisser égarer par les personnes  qui se prétendent des envoyés spéciaux. Sans craindre ceux et celles  qui défendent leur pouvoir, en s’accrochant au passé, en rejetant à priori toute évolution sociale, en méprisant les gens  qui ne pensent pas comme eux, en rejetant les personnes qui ne sont pas en règle et surtout en cherchant à faire peur par des annonces de malheur.

Cessons donc de trembler et relevons la tête ! Il n’y a aucune raison de croire que la fin du monde est pour bientôt. «  Mais c’est par votre persévérance, nous dit Jésus, que vous obtiendrez la vie «  (Lc 21, 19).

Vivre aujourd’hui

Nous sommes, en fin de compte, aujourd’hui comme hier, invités à ne pas nous préoccuper du lendemain. C’est maintenant que le Seigneur nous parle. Le Royaume de Dieu est déjà parmi nous, mais il nous revient de la faire croître.   » Le jour du Seigneur « , mais c’est chaque jour. C’est aujourd’hui, c’est demain, c’est chaque jour de notre existence.

Le Seigneur est là ! Depuis sa résurrection, il est sans cesse avec nous. Il nous soutient de son amour. Son Royaume est déjà là, mais il n’est pas encore achevé. Chaque jour, par notre persévérance et notre confiance en Lui, nous construisons un peu plus ce Royaume, jusqu’au jour inconnu de son achèvement.  Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Liens externes

◊ Gabriel Chevillard, Laïc : cliquez ici pour lire l’article→ C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie.

◊ Père Alberto Maggi : cliquez ici pour lire l’article→  C’EST PAR VOTRE PERSÉVÉRANCE QUE VOUS OBTIENDREZ LA VIE

Là où l’on sent qu’on perd tout, avec le Christ, rien n’est perdu / Pierre Desroches

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Si sept fois par jour ton frère revient à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras

Posté par diaconos le 11 novembre 2019

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : «Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive ! Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà.

Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui. Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras.» Les Apôtres dirent au Seigneur : «Augmente en nous la foi !»

Le Seigneur répondit : «Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéit.»  (Lc 17, 1-6)

Homélie

Aujourd’hui, l’Évangile nous parle de trois sujets importants. En premier lieu, de notre attitude devant les enfants. Si, en autres occasions, on nous fait l’éloge de l’enfance, dans celle-ci on nous prévient du mal que l’on peut leur faire. Scandaliser ne se réduit pas à faire du tapage ou à étonner, comme on peut le penser quelques fois ; le langage grec utilisé par l’évangéliste fut «skandalon», qui signifie un objet qui fait trébucher ou glisser, une pierre dans le chemin, ou une peau de banane, par exemple.

Il faut avoir beaucoup de respect pour l’enfant et malheureux celui qui l’entraîne de quelque manière que ce soit au péché ! (Lc 17,1). Jésus lui annonce un châtiment terrible et le fait à l’aide d’une image très éloquente. On trouve encore en Terre Sainte des pierres de moulin anciennes. Mettre une pierre au cou de celui qui cause scandale et le tirer à l’eau constitue un terrible châtiment. Jésus utilise un langage presque d’humour noir.

Pauvres de nous si nous faisons du mal aux enfants ! Pauvres de nous si nous les initions au péché ! Et il y a de nombreuses manières de leur faire du mal : mentir, ambitionner, triompher injustement, nous dédier à des occupations qui satisferont leur vanité…

En deuxième lieu, le pardon. Jésus nous demande que nous pardonnions autant de fois qu’il soit nécessaire, même plusieurs fois par jour, si l’autre est repenti, bien que cela nous brûle de douleur l’âme : Le thermomètre de la charité est la capacité de pardonner. «Si ton frère a commis une faute contre toi, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui  (Lc 17,3).

En troisième lieu, la foi : plus qu’une richesse de la raison (dans le sens purement humain), il s’agit d’un « état d’âme », fruit de l’expérience de Dieu, de pouvoir agir, en contant sur sa confiance. « La foi est le début de la vie authentique », disait saint Ignace d’Antioche. Qui agit avec foi réussit des choses étonnantes, ainsi le dit le Seigneur: « La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait» (Lc 17,6).

Contact → Père Marie Landry Bivina

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Chaque enfant est une promesse et un miracle de bonheur et d’amour

Peu importe le lieu où il vint au monde, peu importe s’il a les yeux bridés ou la peau mate, chaque enfant est un peu le nôtre. Placé sous notre responsabilité parce qu’il est à la fois une partie du monde, une partie de nous-mêmes, le fruit de notre histoire et le creuset de nos espoirs.

Pour chaque enfant, des espoirs de géants pour des épaules apparemment bien fragiles. Fragiles ? Pourtant les enfants ont mille pouvoirs que nous avons oubliés : eux seuls sont capables de toucher les étoiles, de retrouver le petit poucet et de tutoyer Dieu. Et pour eux, une vie est pleine de « je », pleine de vies.

À bien y regarder, il y a même dans l’éclat de leur rire comme un fragment d’éternité, une brèche ouverte dans la réalité, un trou blanc où le temps s’arrête, où l’énergie envahit l’espace. Chaque enfant est une merveille, et quand il grandira pourra-t-il faire du mal à un  autre,  qui est comme lui aussi une merveille ?

Aimés avant de venir au monde

Le pape François affirma que les enfants sont la joie de la famille comme de la société. Ils ne sont pas un problème de biologie reproductive, un des innombrables moyens de se réaliser, ou encore moins une propriété des parents. Non ! Les enfants sont un don. Pour les parents, chaque enfant est unique, différent. Et le pape de raconter aux fidèles une anecdote personnelle : «Ma mère avait cinq enfants, et lorsqu’on lui demandait lequel était son préféré, elle répondait : ‘j’ai cinq enfants, comme les cinq doigts de la main. Si on frappe celui-ci, cela me fait mal, si on frappe celui-là, cela me fait mal. Ils sont tous mes enfants, mais ils sont chacun différents, comme les doigts d’une main»

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊   Pour entrer dans le royaume des cieux, il faut être petit  : cliquez ici→  Quiconque accueille un de ces petits m’accueille (Mt 18, 5)

◊  Comportement  : cliquez ici pour lire l’article → C’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses.

◊ Cliquez ici pour lire l’article →  Saint Martin de Tours, évêque (316-397) – Mémoire

Liens externes

◊ Bible.info  : cliquez ici pour lire l’article → La foi pour pardonner

◊ Regnum Christi  : cliquez ici pour lire l’article → L’amour à l’œuvre

Église protestante de Genève

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Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

Posté par diaconos le 10 novembre 2019

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Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : «Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux !».

Alors Jésus leur dit cette parabole : «Si l’un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve? Quand il l’a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins; il leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’. Je vous le dis: C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.

»Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve? Quand elle l’a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue!’. De même, je vous le dis: Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit». Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit. (Lc 15, 1-10)

ENSEIGNEMENT

Aujourd’hui, l’évangéliste de la miséricorde de Dieu nous relate deux paraboles de Jésus qui illuminent la manière d’agir de Dieu vis-à-vis des pécheurs qui reprennent le droit chemin. Avec l’image humaine de la joie, Il nous révèle la bonté divine et comment Dieu se complaît avec le retour de celui qui s’est éloigné du péché. C’est comme le retour à la maison du Père (comme Il le dira plus nettement dans Lc 15,11-32).

Le Seigneur n’est pas venu pour condamner le monde mais pour le sauver ( Jn 3,17) et Il a fait cela en accueillant les pécheurs qui remplis de confiance «venaient tous à Jésus pour l’écouter» (Lc 15,1), puisqu’il guérissait leurs âmes de la même façon dont un médecin guérit le corps d’un malade. Les pharisiens se considéraient comme des hommes bons et ne ressentaient pas le besoin d’aller voir le médecin, et l’évangéliste nous dit que c’est à eux que Jésus adressait les paraboles que nous lisons aujourd’hui.

Si nous sommes spirituellement malades, Jésus s’occupera de nous et se réjouira que nous recourrions à Lui. Mais, par contre, si comme les pharisiens orgueilleux nous croyons que nous n’avons pas besoin de demander pardon, le médecin divin ne pourra rien pour nous. Nous devons nous sentir pécheurs à chaque fois que nous récitons le Notre Père, puisque dans cette prière nous lui demandons de «pardonner nos offenses…».

Et comme nous devons Lui être reconnaissants de le faire ! Et comme nous devons Le remercier pour le sacrement de la réconciliation qu’Il a mis à notre portée avec tant de compassion ! Que l’orgueil ne nous fasse pas le mépriser. Saint Augustin nous dit que le Christ, Dieu Homme, nous a donné l’exemple de l’humilité pour nous guérir du « cancer » de l’orgueil, «car l’homme orgueilleux est une grande misère, mais un Dieu humble est une plus grande miséricorde».

Nous devons encore dire que la leçon de Jésus aux pharisiens est aussi un exemple pour nous, nous ne pouvons pas éloigner de nous les pécheurs. Le Seigneur veut que nous nous aimions comme Lui nous a aimés (Jn 13, 34) et nous devons ressentir une grande joie quand nous ramenons une brebis égarée au bercail ou que nous récupérons une pièce que nous avions perdue.

Seigneur Jésus, je crois que ton Royaume est déjà parmi nous. Tu es là présent auprès de ton Église qui chemine dans ce monde. Tu es là présent en mon cœur par la grâce de ton Esprit. En accueillant plus pleinement ton Royaume dans mon cœur, je peux déjà rendre ma vie meilleure. Par ma participation plus active dans ton Église, je peux aussi hâter son avènement dans le monde. Aide-moi, Seigneur, à donner davantage d’importance à cela dans mon quotidien. Amen

+ Père Marie Landry Bivina

Résolution
Prendre un moment de prière pour remercier le Seigneur pour les grâces reçues dernièrement dans ma vie et constater sa présence auprès de moi.

Contact → Père Marie Landry Bivina

Complément

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Jésus raconta cette parabole parce que quelques pharisiens rechignent à le voir accueillir des pécheurs et manger avec eux. En d’autres circonstances, Jésus se contenta de dire qu’il vint  pour les pécheurs et non pas pour les justes . Les pharisiens se considérèrent comme des justes mais ils ne connurent pas la miséricorde de Dieu.

Quelle révélation pour les pharisiens d’apprendre que Dieu se réjouit du retour du pécheur à qui il n’a jamais refusé sa tendresse et son amour !

Aidons-nous l’Église dans les efforts qu’elle fait pour atteindre les incroyants, les pauvres, ceux et celles qui sont loin ?

Joie ou murmure ?. Acceptons-nous que notre curé nous fasse passer au second plan de ses préoccupations pour aller vers ceux et celles qui ne viennent pas à lui ? Coopérons-nous à cet effort ?. Ne disons-nous pas parfois qu’il n’y a rien à espérer ?

Réjouissons-nous que  les personnes qui se sont toujours senties marginalisées, exclues et qui vivent sans doute dans la déception et l’illusion, viennent à  Jésus. Non, les scribes et les pharisiens ne comprirent pas qu’avec Jésus s’achevait le temps où il fallait se purifier pour accueillir le Seigneur, mais le temps commence quand on devient pur en accueillant le Seigneur. Ils ne l’ont pas compris.

C’est ainsi que Jésus leur raconta cette parabole divisée en trois parties. La première partie est celle du berger qui a perdu un mouton et a laissé l’autre quatre-vingt-dix-neuf pour chercher le perdu : «Quand il l’a trouvé, il l’a pris sur ses épaules, tout heureux…». (Lc 15,1-32) C’est la joie qui caractérise ce passage et le mot «joie» et le verbe «se réjouir» sont répétés.

Ce que les pharisiens et les scribes ne comprirent pas, c’est que Dieu, au lieu de se soucier d’être obéi et respecté, se préoccupe davantage du bonheur des gens. C’est ce que le Seigneur a dans son cœur. Et ainsi, «tout joyeux, il le prit sur ses épaules ». La brebis perdue est l’image du pécheur qui est parti. Quand le berger l’a trouvé, il l’a chargé sur ses épaules.

Dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, Paul déclare : «Nous sommes ambassadeurs du Christ, laissez-vous réconcilier avec Die ». Devenir ambassadeurs du Christ, de son esprit de miséricorde, c’est répondre avec joie à l’appel de Dieu à nous réconcilier les uns avec les autres. Dans cette parabole de l’enfant prodigue, Jésus-Christ révéla comment Dieu est gratuité, don, désintéressement, amour. Jésus nous a révélé le vrai visage du Père. Tout le contraire d’un Dieu maléfique, jaloux et méchant. Père prodigue de l’amour ! Laissons-nous réconcilier avec Dieu. Demandons pardon pour notre manque de confiance et d’amour. AmenMichel Houyoux, diacre permanent

Liens externes

◊ Guy Aurenches : cliquez ici pour lire l’article → Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

◊ Regnum Christi  : cliquez ici pour lire l’article →  La miséricorde et la joie

Francis_Corbiere : la miséricorde de Dieu, c’est son amour

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Il parlait du sanctuaire de son corps

Posté par diaconos le 9 novembre 2019

Mais lui parlait du sanctuaire de son corps

 

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.  Il fit un fouet avec des cordes,
et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : «Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce.»

Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : «Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ?» Jésus leur répondit : «Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai.» Les Juifs lui répliquèrent : «Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais !» Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.

Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.» (Jn 2, 13-22)

Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic

Les sacrifices et les offrandes que faisaient au Temple de Jérusalem les nombreux pèlerins de la Pâque nécessitaient la présence des marchands et des changeurs qui occupaient le parvis. Ce trafic, s’il prêtait parfois à des transactions malhonnêtes, était cependant nécessaire. Cette scène est aussi présentée dans les Évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc.

Le Temple de Jérusalem était le lieu où affluaient les offrandes et les dons de la communauté juive. Les chefs des prêtres disposaient de ce trésor ; de plus, ils percevaient des taxes chez les marchants et auprès des changeurs de monnaie.

  • Pourquoi y avait-t-il des bœufs, des brebis et des colombes sur le parvis du temple ?
    • Parce que les juifs pieux venaient offrir des sacrifices au Temple de Jérusalem. Des sacrifices pour remercier le Seigneur ou pour  pour demander pardon ou encore pour lui rendre grâce. Des marchands d’animaux s’étaient donc installés sur le parvis du Temple  pour proposer aux pèlerins  de quoi faire leur sacrifice. Il y avait aussi  des changeurs  de monnaie parce qu’au temple de Jérusalem, dans ce pays sous occupation romaine,  la monnaie romaine n’était pas acceptée mais le shekel ; il faut donc changer la monnaie romaine (1) contre du shekel (2).

  • Pourquoi Jésus   a-t-il  chassé les marchands du Temple avec leurs colombes, leurs brebis et leurs bœufs ?
    • Jésus a été scandalisé par le marchandage qui se faisait sur le parvis du Temple. Par le geste qu’il pose, Jésus veut montrer que Dieu est plus important que le commerce.
  • En voyant faire Jésus, les juifs dont l’évangile nous dit que « beaucoup crurent en lui «   et qui ont du respect pour Jésus peuvent se demander à juste titre :  les sacrifices, c’est fini ? le temple, c’est fini ?
  • Qu’est-ce qui est fini ?
    • Avec Jésus, l’ancienne alliance c’est fini. La nouvelle alliance annoncée par les prophètes est là, radicalement nouvelle : ce qui est fini c’est d’offrir à Dieu des sacrifices au lieu de lui parler. La colère de Jésus n’était pas contre ces marchands mais contre le culte lui-même. En renversant les comptoirs, il renversait la religion elle-même ; il détruisait le temple. C’était très fort.

  • Qu’est-ce que Jésus a voulu dire aux juifs qui l’écoutaient ?
    • Pour prier Dieu, pour l’adorer, nous avons besoin d’un lieu. Mais ce lieu, le vrai temple, le lieu de rendez-vous véritable, ce sera le cœur de chacun de nous.
  • Jésus, que veut-il  nous dire aujourd’hui  ?
    • Deux choses :
      • la première : Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic
      • la deuxième : Ne faites pas de la maison de mon Père, qui est une maison pour tous, une maison pour quelques-uns.

♥ Il ne suffit pas de croire en Jésus.  Il faut aussi que nous vivions avec un degré d’honnêteté et de vérité tel que Jésus puisse aussi croire en nous.

Notes

(1)  Le Denier était la monnaie romaine utilisée à cette époque, cliquez ici pour de plus amples  explications →  Monnaie romaine

(2) Le shekel fait référence, à l’origine, à une unité de poids et à une monnaie utilisée en Mésopotamie depuis le 3e millénaire av. J.-C. jusqu’au premier  siècle appelée aussi shekel ou Siècle Ce fut également l’unité de poids utilisée par les hébreux (il en est fait mention dans certains passages de la Bible et il est notamment utilisé pour recenser le peuple dans le désert après la sortie d’Égypte. Le shekel biblique valait 6 grammes d’argent.

◊ Autres informations en cliquant ci-dessus sur les mots écrits en bleu

Complément

◊ Père Marie Landry Bivina : cliquez ici pour lire l’article →  Jésus chasse les marchands du Temple

 

Liens externes

 ◊ Idées-Caté  : cliquez ici pour lire l’article → Jésus et les marchands du temple

◊ Liturgie de la Parole avec les enfants : quelques idées, cliquez ici → La maison de Dieu

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Diacre Michel Houyoux

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◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → En trois jours, je le relèverai

◊ CFRT.tv: cliquez ici pour lire l’article →    Jésus a chassé les vendeurs du temple… Pourquoi ?

Dieu habiterait-il vraiment sur la terre ?

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Complément

◊ Catéchèse : cliquez ici pour les lire → Jésus chasse les marchands du temple.  (Jn 2, 13-22)

 

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