• Accueil
  • > Recherche : blog diacre michel houyoux

Résultats de votre recherche

Vous verrez les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme

Posté par diaconos le 29 septembre 2020

« Vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui, il déclara à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »  (Jn 1, 47-51)

Put-il venir quelque chose de bon de Nazareth ?

Nathanaël dit à Philippe : « Put-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? Philippe lui répondit : « Viens et vois !  » D’où pu­t ve­nir ce pré­jugé dans l’es­prit de Na­thanaël ? De ce que Na­za­reth fut en Ga­li­lée ? de ce que ce fut une pe­tite lo­ca­lité ? Ou en­fin de ce que cette ville fut mal fa­mée sous le rap­port de la mo­ra­lité ? Les in­ter­prètes sou­tinrent ces di­verses opi­nions. M. Go­det pensa que le doute de Na­thanaël vint de ce qu’au­cune pro­phé­tie n’as­si­gna à Na­za­reth un rôle im­por­tant.

La ques­tion de Na­thanaël pa­rut trop gé­né­rale (quelque chose de bon) pour com­por­ter cette idée. En re­vanche, Na­thanaël étant de Cana,  à une lieue seule­ment de Na­za­reth, il put cé­der a cette mes­quine ja­lou­sie qui exista sou­vent de vil­lage à vil­lage et qui ne lui per­mit pas de croire que cette lo­ca­lité, aussi petite que la sienne, eut part à une gloire si écla­tante.

« Voici un véritable Israélite en qui il n’y a pas de fraude » : Jé­sus adressa ces pa­roles à ceux qui l’en­tourèrent, mais de ma­nière à être en­tendu de Na­thanaël et afin d’en­trer en rap­port avec lui, de ga­gner sa confiance en se dé­voi­lant à lui dès l’a­bord comme Ce­lui qui sonde les cœurs  :« Le lendemain, Jésus voulut se rendre en Galilée, et il rencontra Philippe. Il lui dit: Suis-moi. » (n Jn 1, 43)

Na­thanaël ne re­poussa pas la louange de Jé­sus ; ce fut là, comme l’ob­serva Meyer, une preuve de sa sin­cé­rité, et sa ques­tion ne fut que l’ex­pres­sion d’un pro­fond éton­ne­ment.

Il pa­rut que, peu de temps avant la ren­contre de Phi­lippe et de Na­thanaël, ce der­nier se retira re­tiré sous un figuier près du Che­min, ou il crut ne pas être repéré. Ce fut là que Jésus l’interpela :  » Je t’ai vu. » Le re­gard de Jésus, non seule­ment  dé­cou­vrit Na­thanaël en un lieu où il fut na­tu­rel­le­ment ca­ché, mais il  pé­né­tra jus­qu’au fond de son cœur et  re­connut les sen­ti­ments in­times qui l’oc­cu­pèrent à ce mo­ment.

C’est ce qui res­sortit de l’im­pres­sion pro­fonde et dé­ci­sive que fit sur Na­thanaël ce simple mot : je t’ai vu. Rien de moins ne sau­rait ex­pli­quer com­ment cette pa­role créa la foi en cet homme, et pro­voqua la confes­sion qui s’é­chappa de son cœur et de ses lèvres.  Se sen­tant en pré­sence de Jésus qui le pé­né­tra jus­qu’au fond de l’âme, Na­thanaël le reconnut et le confessa avec bon­heur comme le Fils de Dieu et le Roi d’Israël.

Sans doute, la connais­sance de Na­thanaël fut encore bien faible, car il ne fut pas un  théo­lo­gien qui fit de la mé­ta­phy­sique, mais un croyant qui confessa sa foi, et cette foi renferma en germe tout ce que crut plus tard, avec plus de lu­mières, Na­thanaël de­venu apôtre. Ceux qui s’é­tonnèrent de ren­con­trer de sa part une telle confes­sion, ou­blièrent que tout Is­raé­lite pieux connut les Écri­tures et que Na­thanaël avait pu trou­ver : «  Servez l’Éternel avec crainte, Et réjouissez-vous avec tremblement. »(Ps 2, 11)

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diaconos : Fêtés ce jour : cliquez ici pour lire l’article → Saint Michel, saint Gabriel et saint Raphaël (archanges)

Liens avec d’autres sites chrétiens sur Internet

◊ hozana.org : cliquez ici pour lire l’article → Vous verrez les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme

◊ Catholique.org. : cliquez ici pour lire l’article →  Vous verrez les anges de Dieu monter et descendre au dessus du Fils de l’homme

Vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme.

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Disciples de Jésus, Foi, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

Vingt-septième dimanche du Temps Ordinaire — Année A

Posté par diaconos le 29 septembre 2020

Vingt-septième dimanche du Temps Ordinaire — Année A dans La messe du dimanche 119303011

Le propriétaire louera sa vigne à d’autres vignerons

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : ‘Ils respecteront mon fils.’ Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : ‘Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !’
Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.     Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! »
Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. «  (Mt 21, 33-43)

Quels fruits portons-nous ?

 

 C’est aux fruits qu’on reconnaît l’arbre et non pas à l’étiquette. «  Tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le à votre compte, et le Dieu de la paix sera avec vous » écrivait Paul aux chrétiens de Philippe. «   Est-ce bien cela : ce qui est vrai et noble, ce qui est juste et pur… qui oriente toute notre vie ?

Une fois de plus, par le détour d’une parabole, Jésus mit les chefs d’Israël en face de leur responsabilité : c’est maintenant ou jamais qu’ils durent accueillir sa personne et son message et entraîner tout le peuple à leur suite. Le peuple d’Israël ne leur appartint pas : il leur fut confié par Dieu et celui-ci leur demanda des comptes.

Nous devons tous bien prendre conscience que cette parabole s’adresse aussi à nous. Sommes-nous assez mobilisés pour que notre communauté paroissiale produise de beaux fruits ?

On ne peut pas reprocher au propriétaire du domaine, mis en scène par Jésus d’avoir négligé sa vigne : il l’entoura d’une clôture, creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. On ne put pas non plus lui reprocher sa patience, sa persévérance vis à vis des vignerons ; il envoya ses serviteurs qui se firent lapider, il en envoya d’autres plus nombreux qui subirent le même sort, enfin il envoya son propre fils, pensant que lui, ils le respectèrent.

Aucun père n’agit ainsi. Non ! Personne n’aurait l’idée d’envoyer son fils à des gens qui ont déjà tué de nombreux serviteurs. Qui d’autre alors peut agir ainsi ? Évidemment nous pensons à Dieu qui prend soin de son Royaume et qui nous envoie son propre Fils pour essayer de faire porter du fruit à l’humanité. De quel côté nous situons-nous ? Jésus nous a été envoyé…qu’avons-nous fait de son commandement d’amour ? Des messagers nous sont envoyés…les écoutons-nous ?

Notre monde se veut de plus en plus indépendant à l’égard de Dieu : on ne veut avoir aucun compte à lui rendre. Mon corps m’appartient, ma vie m’appartient… alors que tout nous vient de Dieu ! Il nous a été fait don de tout pour Sa plus grande gloire : notre vie étincelle lorsqu’elle rend gloire à Dieu, le chef des Vivants et il est toujours là à nous pousser à être plus vivants. Le sarment détaché de la vigne ne peut que se dessécher et mourir.

Quelle merveille que le passage d’Isaïe, donné en première lecture, qui nous montrait tout l’amour de Dieu pour sa vigne ! « Que pouvais-je faire de plus pour ma vigne que je n’ai fait ? » (Is 5, 4a) interrogeait Dieu. Oui, Dieu s’est investi totalement à notre égard pour que nous portions les plus beaux des fruits.

Cette parabole de la vigne, c’est un peu comme un papa et une maman qui donnent ce qu’ils ont de meilleur pour que leur enfant réussisse bien sa vie. Mais il arrive que l’enfant ne réponde pas toujours à cet amour bienveillant, prévenant et bienfaisant des parents. Cette situation engendre tristesse et déception et même parfois colère mais rarement abandon. Car les parents sont ainsi faits qu’ils continuent à aimer quoi qu’il arrive.

Le Seigneur, lui, c’est certain, ne cesse jamais de nous aimer. Au moindre geste de notre part, le Seigneur revient vers nous et il répand à nouveau à profusion son amour sur nous.  » Fais-nous revenir, que ton visage s’éclaire et nous serons sauvés !  » (Ps 80, 4)

Oui, au-delà de nos infidélités, au-delà des fruits amers que nous produisons parfois, le Seigneur reste fidèle et il est capable non seulement de nous redonner son amour mais aussi de « nous faire revenir » à lui.

Ce que la première lecture d’Isaïe ne dit pas et ce que la fin de l’évangile laisse entendre, c’est que le Seigneur, lui, ne nous abandonne jamais. Son amour pour nous est éternel et il va bien au-delà de nos bêtises, de nos lâchetés, de nos trahisons et de nos faiblesses. Son amour est toujours disponible pour nous accueillir à nouveau, pour nous faire boire à sa source de bonté et de réconciliation.

Reconnaissons, frères et sœurs, toutes les tendresses de Dieu à notre égard et posons-nous cette question : de quoi le payons-nous en retour ? Quels fruits portons-nous ?

Diacre Michel Houyoux 

Liens avec d’autres sites chrétiens sur Internet

◊ La croix : cliquez ici pour lire l’article →  27e dimanche du temps ordinaire

◊ Mont des Cats : cliquez ici pour lire l’article →   27ème Dimanche du Temps Ordinaire, Année A

   Il faut de l’incarné brûlant cliquez ici pour lire l’article → Michel-Marie Zanotti-Sorkine — Wikipédia

Sermon de l’abbé Michel Marie Zanotti Sorkine : « Les vignerons homicides »

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans La messe du dimanche, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

Vingt-sixième dimanche du Temps Ordinaire dans l’année A

Posté par diaconos le 27 septembre 2020

L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes assises et nourriture

De l’Évangile selon saint Matthieu

«Que pensez-vous de ceci? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : ‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à ma vigne’. Celui-ci répondit: ‘Je ne veux pas’. Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit: ‘Oui, Seigneur!’ et il n’y alla pas.
»Lequel des deux a fait la volonté du père?». Ils lui répondent: «Le premier». Jésus leur dit: «Amen, je vous le déclare: les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole». (Mt 21, 28-32)

Auteur  +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

Lequel des deux a fait la volonté du père ?

Seigneur, ce passage d’Évangile s’adresse aussi à moi aujourd’hui. Je sais que ton enseignement ne touche pas que tes contemporains et que je suis moi aussi appelé à entendre ta voix au plus profond de moi. Je sais qu’il ne faut pas négliger les purifications que le Père nous propose par les événements et les imprévus de la vie. Aide-moi, Seigneur ! J’ai besoin de ta grâce pour accueillir ton enseignement.
..
Aujourd’hui, nous contemplons le Père propriétaire de la vigne, demander à chacun de ses deux fils: «Mon enfant, va travailler aujourd’hui à ma vigne» (Mt 21,29).  L’un dit « oui » et n’y va pas. L’autre dit « non » mais il y va. Ni l’un ni l’autre ne respecte sa parole.C’est certain, que celui qui dit oui et reste à la maison ne prétend pas tromper son père. Ce doit être par paresse, mais non seulement « paresse de faire quelque chose » mais paresse d’y réfléchir également.
..
Sa devise : « Moi je m’en fous de ce que j’ai dit hier ».Celui qui dit « non », se sent concerné par ce qu’il a dit hier. Il se repent de son arrogance envers son père. De sa douleur il prend le courage de rectifier ce qu’il a fait. Il rectifie ses fausses paroles avec un geste vrai. « Errarre, Humanum est »?  C’est vrai mais ce qui est encore humain -et plus conforme à notre vérité intérieure- c’est de rectifier.
..
Même si cela nous coûte, car cela signifie s’humilier, écraser la vanité et l’orgueil. Cela nous est déjà peut-être arrivé de corriger une action précipitée, un jugement téméraire, une évaluation injuste… et après avec un soupir de soulagement se dire : Merci Seigneur ! «Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu» (Mt 21, 31).
..
Saint Jean Chrysostome souligne la psychologie parfaite du Seigneur devant ses « grands-prêtres »: «Il ne leur dit pas directement : ‘pourquoi n’avez vous pas cru en Jean ?’, mais, ce qui est encore plus pointu, il les confronte aux publicains et prostituées. Ainsi il leur reproche, avec la force frappante des faits, leur malice dans leur comportement marqué par l’entêtement humain et vantardise».
En se mettant dans la scène, nous regretterons peut-être l’absence d’un troisième fils, d’un ton moyen, dans lequel il nous serait facile de nous reconnaître et nous demanderions pardon avec honte. Celui-là nous nous l’inventons -avec la permission du Seigneur- et nous l’entendons répondre au Père: ‘Il se peut que oui, mais il se peut que non’. Et certains disent avoir entendu à la fin: ‘…c’est le plus probable mais qui sait’.
..
Bien souvent, au cours de la journée et selon le déroulement de mes occupations, il faut choisir entre ce qui est oui et ce qui est non. Il faut alors savoir le chemin à prendre, il faut savoir où est la vérité. Et c’est là qu’il faut prendre le temps de demander au Seigneur ce qu’il aurait fait et comment il l’aurait fait. Comment accueillir la grâce de me sortir de moi-même ? Seigneur, est-ce que je travaille à la vigne dont le Père est le vigneron ? Amen

Complément

Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l »article → Vingt-sixième dimanche du Temps Ordinaire — Année A

Liens avec d’autres sites chrétiens sur Internet

◊ Association Maria Valtorta (France)  : cliquez ici pour lire l »article →  L’évangile du dimanche et sa concordance dans l’œuvre de de Maria Valtorta

◊ Monastère saint Remacle à  Wavremont : cliquez ici pour lire l »article →   Vingt-sixième dimanche du temps ordinaire A

Prédication de l’abbé Esua Andrew Forta

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Accueil sur mon blog, La messe du dimanche, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

Tu es le Christ, le Messie de Dieu. Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup.

Posté par diaconos le 25 septembre 2020

Tu es le Christ, le Messie de Dieu. Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup.  dans Catéchèse

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce jour-là, Jésus était en prière à l’écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea : « Au dire des foules, qui suis-je ? » Ils répondirent : « Jean le Baptiste ; mais pour d’autres, Élie ; et pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Pierre prit la parole et dit : « Le Christ, le Messie de Dieu. »
Mais Jésus, avec autorité, leur défendit vivement de le dire à personne, et déclara : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. » (Lc 9, 18-22)

Confession de Pierre

Jésus, après avoir prié dans la solitude, demanda à ses disciples quelle opinion régna parmi le peuple à son sujet. Ils répondirent qu’on le tint pour Jean-Baptiste, Élie ou l’un des anciens prophètes. Il leur demanda alors leur propre sentiment. Pierre répondit  : « Tu es le Christ de Dieu ». Jésus leur défendit de le révéler présentement, et ajouta : « Il faut que le fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit mis à mort, et qu’il ressuscite le troisième jour. »

Puis il dit à tous : « Si quelqu’un veut être mon disciple, il faut qu’il me suive dans la voie du renoncement et de la croix. »  Vouloir sauver sa vie, c’est la perdre : la perdre, c’est la sauver. Or le salut de l’âme vaut plus que la possession du monde entier, parce que, au jour de sa gloire, le fils de l’homme aura honte de celui qui aura eu honte de lui devant les hommes.

Luc fut ce­lui de tous les évan­gé­listes qui fit re­mar­quer le plus fré­quem­ment ces prières de Jé­sus dans la so­li­tude. Seul il nous rap­porta que Jé­sus se pré­para en priant à la scène ca­pi­tale qui va suivre. Comme le re­marque M. Go­det, il est pro­bable qu’il as­so­cia à sa prière ses dis­ciples et les plaça ainsi dans des dis­po­si­tions ap­pro­priées aux circonstances.

Ici, l ’en­tre­tien entre Jé­sus et ses dis­ciples, eut lieu dans la contrée de Cé­sa­rée de Phi­lippe. Non seule­ment Luc omit cette in­di­ca­tion de lieu, mais il pa­rut rat­ta­cher son texte à celle de la mul­ti­pli­ca­tion des pains, tan­dis que les deux pre­miers évan­giles in­ter­calent un grand nombre de ré­cits qu’il passa en­tiè­re­ment sous si­lence.Il im­por­ta  à Jésus  d’ap­prendre ce qu’on pen­sa de lui parmi les foules, mais in­fi­ni­ment plus en­core de sa­voir quelle fut la foi des dis­ciples et de pro­vo­quer de leur part une confes­sion de cette foi, afin de les y af­fer­mir.

Dans les trois évan­giles, Pierre re­con­nut le Sei­gneur Jé­sus comme le Christ ; mais chaque évan­gé­liste for­mula cette idée à sa ma­nière :

  • Mat­thieu : le Christ, le Fils du Dieu vivant ;
  • Marc : le Christ ;
  • Luc : le Christ de Dieu.

Cette der­nière ex­pres­sion, de même que : le Christ du Sei­gneur, si­gni­fie le Christ (Mes­sie, Oint) qui vient de Dieu, et que Dieu en­voie au monde.

Dans les trois sy­nop­tiques, cette pre­mière an­nonce des souf­frances de Christ suit im­mé­dia­te­ment la grande confes­sion de Pierre : « Tu es le Christ. Dans tous les trois aussi, Jé­sus dé­fendit à ses dis­ciples de le faire connaître. Mais ce fut Luc qui fit res­sor­tir avec le plus de clarté et de force le sens de ce rap­pro­che­ment. La rai­son de cette in­ter­dic­tion fut que Jé­sus ne vou­lut pas en­tre­te­nir les es­pé­rances char­nelles que nour­rirent ses adhé­rents.

Ceux-ci at­ten­dirent un Mes­sie glo­rieux, tan­dis que lui al­lait souffrir. Il ne vou­lut pas non plus pro­vo­quer avant le temps la haine de ses ad­ver­saires. Ce mo­tif res­sortit avec plus d’é­vi­dence en­core du ré­cit de Jean : « Ces gens, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient: Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul. » (Jn 6, 14-15)

Les deux pre­miers évan­gé­listes rap­portèrent l’op­po­si­tion faite par Pierre aux souf­frances de Jésus et la sé­vère ré­pré­hen­sion que ce­lui-ci lui adressa. Luc omit ce trait, qui fut tout au désa­van­tage de Pierre ; mais il passa aussi sous si­lence les belles pa­roles de Jé­sus : «  Tu es bien heu­reux, …tu es la pierre sur la­quelle je bâ­ti­rai mon Église  ».

Diacre Michel Houyoux

       Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Tu es le Christ, le Messie de Dieu. – Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊  Regnum Christi  : cliquez ici pour lire l’article →  Tu es le Christ, le Messie de Dieu

◊ Croire  : cliquez ici pour lire l’article →  Jésus : fils de Dieu, fils de l’homme

Homélie du Père Henri Boulad : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant « 

Image de prévisualisation YouTube

 

Publié dans Catéchèse, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

1...144145146147148...154
 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS