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Samedi de la vingtième semaine dans le Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 19 août 2022

Comprendre le récit de la veuve généreuse au temple

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : «  Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.

Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. «  (Lc 10, 38-42)

Jésus loua la veuve du Temple

Jésus s’exprima sur le  détachement avec lequel nous devons vivre. En premier lieu, un détachement par rapport à notre sens de l’honneur et de la reconnaissance propre que nous cherchons souvent :  » Méfiez-vous »  les salutations sur les places publiques, les premiers rangs dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners (Mc 12,38-39). Sur ce point, Jésus nous met en garde du mauvais exemple donné par les scribes.

En deuxième lieu, le détachement, des choses matérielles. Jésus loua l’attitude de la veuve pauvre et déplora  l’hypocrisie de certains : « Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence  » (Mc 12,44). Celui qui n’a pas l’esprit du détachement par rapport aux biens temporels, vit rempli de sa propre personne et ne peut pas aimer. Dans un tel état l’âme n’a pas de place pour les autres: ni compassion, ni miséricorde, ni attention envers son prochain.

Les saints nous donnent l’exemple. Voici un récit de la vie de Saint Pie X quand il était encore évêque de Mantoue. Un commerçant écrivit des mensonges à son propos. Beaucoup de ses amis lui conseillèrent d’attaquer en justice ce calomniateur. Ce  pauvre homme a plus besoin de prière que de châtiment.  Alors, il ne l’a pas poursuivi mais il a beaucoup prié pour lui. Mais l’histoire ne finit pas ainsi, après un certain temps, les affaires du commerçant n’allaient pas bien du tout et il se déclara en faillite.

Tous ses créanciers se jetèrent sur ses biens et lui enlevèrent. La seule personne qui vint à son secours fut l’évêque de Mantoue, qui de manière anonyme fit envoyer de l’argent au commerçant en lui disant que cet argent venait de la Dame la plus miséricordieuse qui soit : Notre Dame du Bon Secours. Est-ce que je vis avec détachement par rapport aux réalités terrestres ?  « Le programme du chrétien —le programme du Christ— est un “cœur qui voit” (Benoît XVI).

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ La veuve généreuse : cliquez ici pour lire → →  Jésus vit une veuve misérable mettre deux petites pièces de monnaie dans le Trésor

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◊ Famille chrétienne   : cliquez ici pour lire →  : cliquez ici pour lire →  Un seul Père – Famille Chrétienne

◊ Idée-Caté.com : cliquez ici pour entrer →  LA VEUVE QUI DONNE TOUT

◊  Une enseignante en théologie trinitaire : cliquez ici pour entrer → La veuve du temple

 Une femme qui donne sa part vitale comme le Christ

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Vendredi de la vingtième semaine du Temps Ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 18 août 2022

la Bible, verset du jour,

Le plus grand commandement de Dieu

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

 En ce temps-là, les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : «  Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ?  »  Jésus lui répondit :  » Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » (Mt 22, 34-40)

# Le Grand Commandement figure dans trois des quatre évangiles « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. »  C’est là le plus grand et le premier commandement. Le second lui est semblable :  » Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Dans ces deux commandements sont renfermés toute la Loi et les Prophètes ; Le premier de tous les commandements est celui-ci : « Écoute, Israël : le Seigneur ton Dieu est le seul Dieu. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit, et de toutes tes forces. »

C’est là le premier commandement. Le second lui est semblable :  » Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Aucun commandement n’est plus grand que ceux-là. » ; Lc 10, 25-28)  Alors se leva un Docteur de la Loi, qui lui dit pour le tenter :  » Maître, que ferai-je pour posséder la vie éternelle ?  » Jésus lui dit : « Qu’y a-t-il d’écrit dans la Loi ? Qu’y lisez-vous ? »  Il répondit :  » Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » 

Jésus lui dit : Vous avez bien répondu, faites cela, et vous vivrez. ». Le Grand Commandement réunit deux préceptes de l’Ancien Testament : Deutéronome : « Écoute, Israël : Yahweh, notre Dieu, est seul Yahweh. Tu aimeras Yahweh, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » et Lévitique 19:18 : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le Catéchisme de l’Église catholique de 1992 en vigueur rappelle qu’il s’agit du premier des commandements (§2196) pour les catholiques.

Cette double monition se reflète aussi dans la devise duale de l’Ordre souverain de Malte : Tuitio Fidei et Obsequium Pauperum (Défense de la foi et assistance aux pauvres ). Emmanuel Kant se référa à ce Grand Commandement à la partie IV, section 1 de son ouvrage « La Religion dans les limites de la simple raison de 1793″ : La religion chrétienne comme religion naturelle. Cet ouvrage comprend tous les devoirs, sous une prescription générale, qui concerne aussi bien les relations morales internes que les relations morales extérieures de l’homme, savoir : fais ton devoir par nul autre motif que par amour immédiat de ce devoir.
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Aime Dieu, aime celui qui décrète tous les devoir par-dessus tout ; sous une prescription particulière, qui concerne les rapports extérieurs avec les autres hommes, et constitue un devoir universel, savoir : aime chacun comme toi-même, c’est-à-dire contribue à leur bien-être par bienveillance immédiate et non par des mobiles intéressés ; ces préceptes ne sont point des injonctions morales, mais des prescriptions de la sainteté à laquelle nous devons aspirer, et par rapport à laquelle la simple aspiration s’appelle vertu. » La seconde partie du Grand Commandement exprime avec concision la règle d’or de l’éthique de réciprocité.

De l’évangile selon Marc

 Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ?  » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là.  »

Le scribe reprit :  » Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. « Et personne n’osait plus l’interroger.« (Mc 12, 28b-34)

Quel est le premier de tous les commandements ?

 » Et l’un des scribes, qui les avait entendus discuter ensemble, voyant qu’il leur avait bien répondu, s’approcha et lui demanda : Quel est le premier de tous les commandements ? «   (Mc 12, 28) Selon Matthieu, ce scribe serait venu à Jésus, envoyé par les pharisiens et lui aurait proposé sa question pour le tenter ou l’éprouver. Dans l’évangile, cette dernière idée disparaît complètement et tout l’entretien fut  plein de bienveillance de part et d’autre.

  »Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a point d’autre commandement plus grand que ceux-ci.  » (Mc 12, 31)  La plupart des critiques adoptèrent la leçon de Codex Sinaiticus, B, qui porte simplement : Le premier est. Quant à la citation, faite par Jésus, du grand commandement de l’amour, Marc seul la fit précéder de ces mots : « Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est un seul Seigneur. »

Ces paroles, empruntées à Deutéronome 6.4-5, s’y trouvent exactement dans le même rapport avec le devoir d’aimer Dieu. C’est qu’un Dieu unique peut seul être l’objet de l’amour suprême de la créature, comme à son tour cet amour constitue l’unité et l’âme de tous les commandements. A  ces trois termes, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, qui se trouvent dans Matthieu, Marc ajouta : de toute ta force, conformément à l’hébreu. Le commandement concernant l’amour du prochain est cité ici d’après Lévitique 19, 18.

  »Et le scribe lui dit : Bien, Maître, tu as dit selon la vérité, qu’il est l’Unique, et qu’il n’y en a point d’autre que lui »» (Mc 12, 32) La réponse du scribe et l’approbation que Jésus lui donna ne se trouvent que dans Marc. Le scribe releva  le  principe de l’unité de Dieu, rappelée par Jésus et y adhéra avec conviction. Cela n’est pas étonnant chez un Israélite ; mais ce qu’il ajouta, sur l’amour pour Dieu et pour le prochain, révéla les excellentes dispositions de son cœur.

Dans son énumération des facultés de l’âme qui toutes devaient être pénétrées de l’amour de Dieu, le scribe remplaça le mot de pensée par celui d’intelligence, par où il entendit cette raison supérieure et morale qui pénètre et embrasse tout entier le rapport de l’homme et de Dieu, unis par l’amour.

« Et Jésus, voyant qu’il avait répondu avec sagesse, lui dit : Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. Et personne n’osait plus l’interroger. » (Mc 12, 34) Jésus, qui lisait dans le cœur de ce scribe et connaissait la sincérité et le sérieux des paroles qu’il venait de prononcer, pouvait, afin de l’encourager, lui rendre ce beau témoignage et il le lui rendit avec d’autant plus de joie et d’amour que son interlocuteur appartenait à une classe d’hommes généralement opposés à son enseignement.

N’être pas éloigné du royaume de Dieu, c’est en être proche, mais n’y être pas entré encore. Pour bien comprendre cette parole, il est évident qu’il ne faut pas entendre le royaume de Dieu dans son accomplissement futur et glorieux, mais dans sa signification actuelle, intime : on est ou l’on n’est pas dans ce royaume selon les dispositions du cœur.  Marc la plaça à la suite de l’entretien sur le plus grand commandement. Cet entretien dut faire une vive impression sur les adversaires, puisque l’un des leurs se déclara d’accord avec Jésus sur le point central de la vraie religion.

Diacre Michel Houyoux

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◊  Cathokque.org. : cliquez ici pour lire l’article → vendredi, 20ème semaine du temps ordinaire – Evangile

◊ Jésus aujourd’hui   : cliquez ici pour lire l’article →  Quel est le premier de tous les commandements - Jésus Aujourd’hui

Vidéo Quel est le premier de tous les commandements ?

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N’est-il pas le fils du charpentier ? Alors, d’où lui vient tout cela ?

Posté par diaconos le 17 août 2022

jesussynagogue

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?   N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. » Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.  (Mt 13, 54-58)

Jésus méprisé dans sa patrie

À Na­za­reth, ap­pelé sa patrie parce que c’é­tait celle de sa fa­mille et qu’il y avait été élevé. rap­porte cette vi­site à Na­za­reth après la ré­sur­rec­tion de la fille de Jaï­rus, avant l’en­voi des dis­ciples. Mat­thieu pa­raît lui as­si­gner une époque plus tar­dive. Quant au ré­cit que Luc place au com­men­ce­ment du mi­nis­tère de Jé­sus, et que plu­sieurs in­ter­prètes iden­ti­fièrent avec ce­lui de Mat­thieu et de Marc, il en dif­fère beau­coup trop par les traits es­sen­tiels pour que cette iden­ti­fi­ca­tion soit pro­bable.

Ces puissances, actes ac­com­plis par la puis­sance di­vine. C’est un des termes les plus fré­quents pour dé­si­gner les miracles. Ainsi, ce qui éton­na les ha­bi­tants de Na­za­reth, ce fut la sagesse de Jé­sus, dans son en­sei­gne­ment, et sa puissance, dans l’ac­tion. Cet éton­ne­ment put, chez quelques-uns, être ac­com­pa­gné de confiance et de foi, chez d’autres, il fut char­nel : c’est ce que prouve ce mot mé­pri­sant : « Celui-ci » Ce scandale vint de ce que Jé­sus leur pa­rut trop pauvre, trop pe­tit, trop connu à Na­za­reth dès son en­fance pour être un en­voyé de Dieu, le Mes­sie. C’est là l’é­ter­nel scan­dale de la rai­son hu­maine en pré­sence de Jésus.

Que sera-ce quand il fau­dra ad­mettre la fo­lie de la croix ? Dans le ré­cit de Marc, Jé­sus lui-même est ap­pelé le charpentier, et sû­re­ment avec rai­son ; il pra­ti­qua ce tra­vail ma­nuel dans sa jeu­nesse. Ici et dans Marc, les sœurs de Jé­sus sont nom­mées avec ses frères, comme ap­par­te­nant à la fa­mille du charpentier et de Marie. Com­ment donc ad­mettre que ces frères et ces sœurs ne le fussent pas en ef­fet.

Jé­sus avait guéri là quelques ma­lades, et ces gué­ri­sons pro­dui­sirent l’im­pres­sion dé­crite ci-des­sus, mais l’incrédulité des gens qui l’en­tou­raient mit fin à cette ac­tion puis­sante. Marc ob­serva même que Jé­sus ne put plus faire d’autres mi­racles ; terme qui doit s’en­tendre dans son sens mo­ral. L’in­cré­du­lité se ferme à elle-même la source des grâces di­vines que la foi seule re­çoit. Mul­ti­plier dans un tel mi­lieu ses œuvres de puis­sance et d’a­mour n’eût été de la part de Jé­sus que rendre plus cou­pables ceux qui en au­raient été les té­moins.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Cardinal Louis-Marie Billet, archevêque de Lyon : cliquez ici pour lire l’article →  N’est-il pas le fils du charpentier ?

◊  Au large biblique  : cliquez ici pour lire l’article → Messie et prophète rejetés (Mt 13,53-14,12) 

♥ Prédication par le pasteur Simon Wiblé  : « N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie ? » 

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Jeudi de la vingtième semaine du Temps Ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 17 août 2022

La parabole du grand souper et des invités à la noce

La parabole sur les Noces donnée par Jésus-Christ se conclut par la phrase devenue célèbre proverbe : « il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus ». Cette sentence résume à elle seule l’explication de la métaphore, et rappelle bien d’autres paraboles du Christ : il faut croire et suivre les vertus de l’Église afin de pouvoir être choisi et accéder au ciel, et non aux ténèbres de la damnation.
Cette parabole figure également dans le livre des Proverbes

Grégoire le Grand fit sur cette parabole une homélie entière. Les Noces représentent l’église de la terre. Le roi est Dieu le Père qui fit un banquet pour son Fils lorsqu’il prit l’incarnation humaine. Les bœufs sacrifiés sont les Pères et prophètes de l’Ancien Testament. Ceux qui refusent l’invitation sont en fait les gens qui n’écoutent pas les paroles du Christ. Certains sont pris par un excès dans leur travail, d’autres dans leur négoce, en fait ils courent plus après l’argent qu’après les paroles de l’Eglise.

Les serviteurs tués sont les persécutés, les martyrs ; le roi brûle alors les villes des persécuteurs : là stipule le docteur de l’église, il faut comprendre brûle la chair des persécuteurs dans laquelle les âmes habitaient. Dieu le Père fait alors rassembler bons et méchants, ceux qui sont à des carrefours ou sur des chemins. Il fait ensuite le tri des âmes : l’habit de noces, c’est la parure de l’âme : la charité. L’humain jeté est l’ensemble des pervertis. Il faut agir en homme qui prodigue le Bien, tout en ne sachant pas si on sera élu, précisa Grégoire le Grand.

La Cène de Cyprien (Cena Cypriani), parodie de la Bible composée au IVe ou au ve siècle, qui met en scène un banquet organisé par un roi en l’honneur de son fils, serait plus précisément une parodie de la parabole du festin de noces, selon l’historien E. Ilvonen, dans Parodies de thèmes pieux dans la poésie française du Moyen-âge, H. Champion, 1914, p.2-3.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités,  mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.”

Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.

Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : « Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : «  Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

Parabole des noces

Ces mots des noces pour son fils doivent s’entendre dans leur sens littéral. Ils ne signifient ni un festin en général, ni une fête donnée par ce roi à l’occasion de l’avènement de son fils au pouvoir, comme le pensèrent un grand nombre d’exégètes. Jésus est représenté comme l’époux de son Église :  » Celui qui a la mariée, c’est le marié, mais l’ami du marié, qui se tient là et qui l’entend, éprouve une grande joie à cause de la voix du marié. Ainsi donc, cette joie qui est la mienne est parfaite. » (Jn 3, 29)

Les grands préparatifs que le roi fit annoncer par ses serviteurs auraient dû être pour les invités un puissant motif de venir, et rendront bien plus coupables leur mépris et leur ingratitude. Ces serviteurs partirent sur les routes , rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, tant méchants que bons, et la salle des noces fut remplie de convives. Comme tous ces invités avaient été rassemblés dans les carrefours et que la plupart furent très pauvres, le roi ne pouvait pas s’attendre à ce qu’ils eussent tous un habit de noces digne de paraître à sa cour.

Puisque la salle des noces fut remplie , les élus ne furent pas en si petit nombre, mais ils le furent toujours, comparés aux multitudes d’appelés. Cet appel fut fait de la part de Dieu dans l’intention que celui qui l’entend soit sauvé. Mais ni l’appel, ni même l’acceptation ne suffisent pour cela, comme le prouve le dernier trait de la parabole. Il faut de plus un acte de la grâce souveraine de Dieu. Mais cet acte n’est pas arbitraire ; Dieu possède le secret de le mettre en harmonie avec la liberté humaine, de telle sorte que celui qui est finalement rejeté l’est par sa faute, et que celui qui est sauvé sait qu’il l’est par la pure grâce de Dieu : «  En effet, c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire pour son projet bienveillant.  » (Ph 2, 13)

Signification de la parabole le roi qui fit les noces de son fils c’est Dieu, et ces noces c’est l’établissement de son règne, qui un jour sera élevé à la perfection. Tout, dans ce royaume, où le pécheur est invité à entrer, est préparé par la libre grâce de Dieu ; le salut est absolument gratuit. La première invitation eut lieu par Jésus-Christ lui-même et par ses apôtres, par les prophètes d’abord, puis par Jean-Baptiste et Jésus-Christ ; les serviteurs qui la poursuivirent plus tard furent ses disciples. Les premiers invités représentèrent le peuple d’Israël et ses chefs.

Leur refus, leur mépris de l’invitation, et plus encore la haine violente qu’ils manifestèrent contre le Maître et ses serviteurs, ne justifièrent que trop le terrible châtiment qui vint les atteindre et la destruction de leur ville. Alors commença une époque toute nouvelle dans le règne de Dieu ; son peuple se montra indigne ; les serviteurs furent envoyés vers les nations païennes, auxquelles ils portèrent l’invitation, et la salle des noces se fut remplie.

La première partie de la parabole fut dirigée contre les chefs du peuple juif ; elle établit un grand contraste entre ce peuple et les païens. Dans la dernière partie la pensée de Jésus se généralisa ; la parabole enseigne le caractère intérieur et spirituel du royaume des cieux ; l’homme qui n’avait pas un habit de noces représente toute la catégorie de gens qui sont extérieurement entrés dans le royaume sans que rien ait changé dans les dispositions de leur cœur.

L’habit de noces, c’est la justice intérieure, la sanctification qui s’obtient par la repentance et la foi au Sauveur : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Mt6, 33). Ils n’eurent pas tort, les interprètes qui virent dans cet habit de noces Christ lui-même et sa justice dont le pécheur doit être revêtu. Mais la pleine révélation de cette profonde vérité du salut était encore réservée pour le temps qui suivrait la mort rédemptrice de Jésus.

Le terrible châtiment infligé à ce malheureux convive, et qui étonne au premier abord, montre la culpabilité de ceux qui, préférant les haillons de leur propre justice à la justice parfaite qui leur est offerte, refusent de soumettre leur cœur non régénéré à la sanctification, sans laquelle nul ne verra le Seigneur.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Regnum Christi  : cliquez ici pour lire l’article →  Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce

◊ Hozana  : cliquez ici pour lire l’article → Tout est prêt : venez à la noce. – Hozana

 Vidéo Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce

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