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Troisième dimanche du Temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 17 janvier 2022

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Partout dans le monde, des chrétiens de différentes confessions se rassemblent pour des temps de prière commune. Ils demandent à Dieu de réaliser ce qui était le désir le plus important du Christ au soir du jeudi Saint : « Qu’ils soient un ! ». Ce problème des divisions entre chrétiens se posait dans les premières communautés. Plusieurs se réclamaient de tel ou tel prédicateur. Les trois lectures de ce dimanche peuvent nous aider à réfléchir sur cette question de la paix et de l’unité. Saint Paul nous parle de la solidarité des chrétiens (2ième lecture). Il rappelle aux communautés de Corinthe mais aussi à chacun de nous une vérité fondamentale: «Vous êtes le Corps du Christ». Chaque baptisé est appelé à mettre le meilleur de lui-même au service du bien commun. C’est fondamental si nous voulons favoriser la bonne entente entre tous les hommes. Dans l’évangile, Jésus se présente comme le libérateur, celui qui vient « porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. » Nous sommes appelés au-delà de nos différences à être unis dans la diversité. Cette semaine, pour être concret, prenons le temps de mieux connaître l’autre, celui qui est différent de moi dans sa foi : faisons l’effort de découvrir la foi et la pensée d’un chrétien d’une autre confession.

 La première lecture est tirée du livre de Néhémie au chapitre 8

Commentaire

Nous sommes à Jérusalem vers 450 av. J.C. L’Exil à Babylone est fini, le Temple de Jérusalem est enfin reconstruit, (même s’il est moins beau Texte que celui de Salomon) et la vie a repris. Avec l’Exil à Babylone on avait tout perdu et le retour n’a pas été facile : Le grand problème du retour, c’est la difficulté de s’entendre : entre ceux qui reviennent au pays, pleins d’idéal et de projets et ceux qui se sont installés entre temps, ce n’est pas un fossé, c’est un abîme. Ce sont des païens, pour une part, qui ont occupé la place et leurs préoccupations sont à cent lieues des multiples exigences de la loi juive. Esdras et Néhémie vont donc tout faire pour redresser la situation : il faut relever ce peuple, lui redonner le moral.

Histoire La 7e année d’Artaxerxès Ier Longue-Main, roi de Perse de 465 av J.-C à 424 av. J.-C., Esdras fut chargé par le roi de se rendre à Jérusalem pour y faire une enquête civile et religieuse sur les conditions d’existence de la communauté juive et pour l’exhorter à observer la loi de Dieu. Esdras est l’un des chefs des Judéens qui revinrent de Babylone avec Zorobabel. Ce scribe versé dans la loi de Moïse, dont il faisait un sujet d’étude et d’enseignement, descend de Tsadoq et de Phinéas. Il est le personnage principal du Livre d’Esdras et on le retrouve dans le récit de Néhémie du retour d’exil de Babylone dont voici un extrait. Néhémie est juif, né à Babylone au Ve siècle av. J.-C., personnage principal et narrateur du Livre de Néhémie. Selon le récit biblique, il devint échanson d’Artaxerce Longue-main, roi de Perse; obtint de ce prince la permission de rebâtir les murs de Jérusalem (445 av.J.-C.) et il conduit une partie des exilés juifs en Judée après le premier exil en Babylone. Il fonda la grande synagogue et gouverna le peuple hébreu avec beaucoup de sagesse jusqu’à sa mort, arrivée en 424 av.J.-C. On lui attribue le 2e des livres connus sous le nom d’Esdras.

En cliquant sur les mots soulignés en bleu, vous aurez accès à d’autres informations ! (texte ci-dessus)

Comprendre le texte : pour rétablir l’unité de leur communauté, Esdras et Néhémie ne lui font pas la morale, ils lui proposèrent une fête autour de la parole de Dieu.

Texte

Tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la Porte des eaux. On demanda au scribe Esdras d’apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait donnée à Israël. Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l’assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C’était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la Porte des eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu’à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi.

Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart !

Psaume 19, 8-10.15

Commentaire La charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples » (premier verset ici) : manière de dire que Dieu seul est sage ; pour nous, pas besoin de nous croire malins, laissons-nous guider tout simplement. Et alors, la pratique humble et quotidienne de la Loi peut transformer peu à peu un peuple tout entier. Il n’est donc demandé qu’une pratique humble et quotidienne ; c’est à la portée de tout le monde.

Texte

La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples. Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard. La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables Accueille les paroles de ma bouche, le murmure de mon cœur ; qu’ils parviennent devant toi, Seigneur, mon rocher

La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul, apôtre aux Corinthiens

Commentaire  Ce long développement de Paul prouve au moins une chose, c’est que la communauté de Corinthe connaissait exactement les mêmes problèmes que nous. Pour donner une leçon à ses fidèles, Paul a recours à un procédé qui marche mieux que tous les discours, il utilise une fable que tout le monde connaissait et il l’adapte à son objectif. Cette fable qui circulait à l’époque du Christ, on l’appelait « La fable des membres et de l’estomac » (on la trouve racontée dans « L’Histoire Romaine de Tite-Live » ( La Fontaine l’a mise en vers). Un des points marquants de ce développement , c’est que, pas un instant, il ne parle en termes de hiérarchie ou de supériorité ! Paul, au contraire, insiste sur le respect dû à tous : simplement, parce que la plus haute dignité, la seule qui compte, c’est d’être un membre, quel qu’il soit, de l’unique corps du Christ. Le respect, au sens étymologique, c’est une affaire de regard. Dans cet extrait, Saint Paul ici nous donne une formidable leçon de respect : respect des diversités, d’une part, et respect de la dignité de chacun quelle que soit sa fonction.

Texte

 Prenons une comparaison : notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. Tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps. Tous nous avons été désaltérés par l’unique Esprit. Le corps humain se compose de plusieurs membres, et non pas d’un seul. Le pied aura beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait toujours partie du corps. L’oreille aura beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait toujours partie du corps.

Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu. S’il n’y en avait qu’un seul, comment cela ferait-il un corps ? Il y a donc à la fois plusieurs membres, et un seul corps. L’oeil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ». Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables.

Et celles qui passent pour moins respectables, c’est elles que nous traitons avec plus de respect ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ; pour celles qui sont décentes, ce n’est pas nécessaire. Dieu a organisé le corps de telle façon qu’on porte plus de respect à ce qui en est le plus dépourvu : l a voulu qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie.

Or, vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps. Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d’enseigner, puis ceux qui font des miracles, ceux qui ont le don de guérir, ceux qui ont la charge d’assister leurs frères ou de les guider, ceux qui disent des paroles mystérieuses. Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.

  De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

« Aujourd’hui », c’est le premier mot et le mot clé de sa première homélie dans la synagogue de son enfance. Elle ne peut être plus concrète car toute sa personne parle de Dieu. Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. Cette phrase de l’Évangile s’adresse aux auditeurs de Jésus ; aux premiers chrétiens pour lesquels Luc écrit ; aux lecteurs de tous les temps et donc à nous aussi.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

 Source → Rencontre avec la Parole de Vie : Parole de Dieu–  Éditions Croix du Salut

Commentaire  Ce  récit se situe après le baptême de Jésus et le récit de ses tentations au désert. Quand Jésus affirme « La parole d’Isaïe que je viens de vous lire l’Esprit du Seigneur est sur moi, parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction… c’est en moi qu’elle s’accomplit… », il dit tout simplement « Je suis le Messie, celui que vous attendez ». En disant cela, il ne pouvait que surprendre ses auditeurs. Il y a sûrement eu un temps de silence, le temps qu’on ait compris ce qu’il veut dire.

Note: Luc dit à Théophile qu’il veut lui permettre de vérifier « la solidité des enseignements qu’il a reçus. » Luc reconnaît aussi ne pas avoir été un témoin oculaire des événements ; il n’a pu que s’informer auprès des témoins oculaires, ce qui suppose qu’ils sont encore vivants quand il écrit.

Texte

 Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le début, furent les témoins oculaires et sont devenus les serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après m’être informé soigneusement de tout depuis les origines, d’en écrire pour toi, cher Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as reçus.

Lorsque Jésus, avec la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe.

Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Catéchèse →  Aujourd’hui, s’accomplit la Parole (Lc 1, 1-4; 4, 14-21)

Liens avec d’autres stes web chrétiens

◊ liturgie dominicale avec des enfants →  Troisième dimanche ordinaire, année C – Eglise catholique du Var

◊ Homélie du Père Jean Compazieu → 3ème dimanche du temps ordin

 Abbé Pierre Desroches : « Aujourd’hui s’accomplit la Parole de Dieu pour vous »

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Le Baptême du Seigneur -Année C

Posté par diaconos le 9 janvier 2022

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Comme Jésus priait, après avoir été baptisé, le ciel s’ouvrit

De l’Évangile selon saint Luc

En ce temps-là, le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. » Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » (Lc 3, 15-16.21-22)

Auteur +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

Baptême de Jésus

Seigneur, merci ! Merci pour l’Esprit Saint qui veille sur nous et qui veille avec nous. Ouvre mon cœur, Seigneur, pour que l’Esprit Saint y prenne toute la place.

Aujourd’hui, nous pouvons contempler Jésus déjà adulte. L’Enfant de la Crèche est devenu un homme complet, mûr et respectable, et le moment vient où il devra travailler à la mission que le Père lui a confiée. C’est ainsi que nous le trouvons alors qu’il est sur le point de commencer cette tâche dans la rivière du Jourdain: parmi les hommes de son temps qui s’en allaient écouter Jean, pour lui demander le bain du Baptême, comme signe de propreté et rénovation intérieure.

Et c’est là qu’Il est découvert et signalé par Dieu : «Jésus priait et alors le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint descendit sur Jésus, sous une apparence corporelle, comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre: ‘C’est toi mon Fils: moi, aujourd’hui, je t’ai engendré’». (Lc 3,21-22). C’est l’étape préparatoire du grand chemin qu’il va suivre et qui le mènera jusqu’à la Croix. C’est le premier acte de sa vie publique, son investiture comme Messie.

C’est aussi l’annonce de son style: il n’agira pas violemment, ni avec des cris ou du bruit, mais en silence et par la douceur. Il ne brisera point le roseau courbé mais l’aidera à se tenir droit. Il ouvrira les yeux des aveugles et libérera les captifs. Les signes messianiques décrits par Isaïe s’accompliront en Lui.

Nous en sommes tous les bénéficiaires car comme nous le lisons aujourd’hui dans la lettre de Saint Paul: «Il nous a sauvés. Il l’a fait dans sa miséricorde, et non pas à cause d’actes méritoires que nous aurions accomplis par nous-mêmes. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.

Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous avec abondance, par Jésus Christ notre Sauveur; ainsi, par sa grâce, nous sommes devenus des justes, et nous possédons dans l’espérance l’héritage de la vie éternelle» (Tt 3,5-7).

La fête du Baptême de Jésus doit nous rappeler notre propre Baptême ainsi que l’engagement que nos parents et parrains ont contracté en notre nom quand ils nous ont présenté à l’Église pour nous rendre disciples de Jésus : «Le Baptême nous a libérés de tous les torts qui sont les souillures du péché, mais avec la grâce de Dieu nous devons accomplir tout ce qui est bon» (Saint Césaire d’Arles).

Quelle joie, Seigneur, de te savoir aimé par le Père et de nous savoir aimés de la Sainte Trinité ! Garde moi dans cette joie pour que je puisse accomplir mon ministère en vous laissant toute la place. Cultivons la joie d’être fils ou fille du Père pour faire sa volonté avec plus de légèreté et de bonheur.

Contact Père Marie Landry Bivina

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article (12 janvier 2019) →  Homélie pour le Baptême du Seigneur

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  →  Le baptême du Seigneur — Année C

♥ Parabole d’un curé de campagne : « le baptême de Jésus »

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Samedi après l’Épiphanie — Année C

Posté par diaconos le 8 janvier 2022

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De l’évangile selon Jean

En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison. Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification.

Ils allèrent trouver Jean et lui dirent :  » Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! «    Jean répondit :  » Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.

Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue.  » (Jn 3, 22-30)

Jésus et Jean-Baptiste en Judée

 Après ce premier séjour à Jérusalem où eut lieu l’entretien avec Nicodème. Jésus quitta la capitale, où sa manifestation dans le temple et les miracles qu’il avait accomplis n’avaient pu lui assurer l’adhésion générale ni l’approbation des autorités théocratiques. Il en conclut que l’œuvre de préparation accomplie par Jean-Baptiste dut se poursuivre encore et il s’y associa lui-même, il se rendit dans les campagnes de la Judée pour séjourner là quelque temps avec ses disciples. Là aussi, il joignit à la prédication le baptême.

Jean rectifia et compléta le renseignement en disant que ce n’était pas Jésus lui-même qui baptisait mais ses disciples ». Ce baptême était comme celui de Jean-Baptiste, un baptême administré en signe de repentance ; le baptême d’Esprit n’eût lieu qu’après la Pentecôte. Dans l’Église chrétienne, ces deux baptêmes furent réunis en un seul, qui devint le sceau de la régénération.

 Jean continuait son œuvre, parce qu’à ses yeux le royaume de Dieu en vue duquel il prêchait et baptisait, n’était pas encore établi. Il lui fallait, pour mettre un terme à sa mission, un ordre de Dieu ; il le reçut bientôt par le fait de son emprisonnement. On n’a que des conjectures sur la situation précise de ces deux localités Enon et Salim.

Jean expliqua comment l’activité de Jean-Baptiste pouvait continuer encore. Mais pourquoi cette observation était-elle nécessaire ? Évidemment parce que le récit des évangiles de Matthieu et de Marc qui ne suivirent pas un ordre chronologique rigoureux, laissa croire que l’emprisonnement de Jean-Baptiste eut lieu avant le premier retour de Jésus de Judée en Galilée, immédiatement après son baptême.

Or Jean , qui rapporta un premier voyage en Galilée et un second voyage, distinguant ainsi ces deux retours, que la tradition synoptique avait fondus en un seul, rétablit l’ordre chronologique de ces premiers temps de l’activité de Jésus dit que la prédication du Précurseur eut lieu, quelque temps encore, simultanément avec celle de Jésus.

 Une dispute des disciples de Jean avec un Juif eut lieu au sujet de la purification. « Ils vinrent à Jean et lui dirent : Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, auquel tu as rendu témoignage, voici, il baptise, et tous vont à lui. » (Jn 3, 26) Ces paroles respirent la jalousie : « Celui à qui tu as rendu témoignage, que tu as recommandé avec un désintéressement si généreux, voici, celui-là baptise ! Il cherche à te supplanter par une concurrence directe ! «  Et ils ajoutèrent avec l’exagération du dépit : « Tous vont à lui ! »

Les disciples de Jean ne pouvaient pas ignorer les déclarations si positives de Jésus sur son rapport avec le Messie. Eux-mêmes firent allusion au témoignage rendu par Jean. Aussi il leu(r dit :  « Vous-mêmes m’êtes témoins. »

Jean-Baptiste décrivit quelle fut sa position subordonnée à l’égard de Jésus :  »Lui est l’époux, à qui appartient l’épouse », c’est-à-dire l’Église qu’il a rachetée. Jean ne fut que l’ami de l’époux, mais cela suffit pleinement à sa joie. Cette image, Jean l’avait trouvée dans l’Ancien Testament ; mais quelle vue profonde fallait-il qu’il eût et de l’Écriture et du Messie, pour appliquer à ce dernier ce que les prophètes avaient dit de l’union de l’Éternel avec son peuple !

Jésus lui-même se servit de cette image qui décrivit si vivement son amour pour l’Église et ses disciples, après lui, se gardèrent de l’oublier. La position que Jean s’attribua par cette comparaison est celle d’ami de l’époux, son intermédiaire auprès de l’épouse, chargé de demander la main de celle-ci et enfin de préparer les noces.

Ce fut ce rôle que Jean décrivit par ces détails : « L’ami de l’époux se tient là, à sa disposition, il l’écoute, il fut ravi de joie d’entendre sa voix, pendant la fête des noces . » Puis Jean ajouta que cette joie qui fut la sienne fut parfaite, parvenue à son plein accomplissement. Quel contraste entre cette joie du maître et la jalousie des disciples !

Jean-Baptiste dit Meyer, parla réellement dans le cercle intime de ses disciples, avec l’enthousiasme croissant du dernier des prophètes, il dévoila encore toute la grandeur divine de Jésus et couronna ainsi ses témoignages avant de disparaître de l’histoire. t si l’on ne peut méconnaître dans la forme de son enseignement les caractères du style de Jean, il ne faut pas oublier que celui-ci a dû reproduire en grec un discours tenu en araméen.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Le Baptême du Seigneur — Année C

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◊ Diocèse catholique de Valleyfield : cliquez ici pour lire l’article  → samedi après Épiphanie- ministère de  Jésus

◊ Père Gilbert Adam   : cliquez ici pour lire l’article  →  l’Épiphanie  Le samedi 8 janvier 2022dimanche 9 janvier 2022

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Mercredi après l’Épiphanie — Année C

Posté par diaconos le 5 janvier 2022

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Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous

De la première lettre de saint Jean

Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection. Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit.

Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

Voici comment l’amour atteint, chez nous, sa perfection : avoir de l’assurance au jour du jugement ; comme Jésus, en effet, nous ne manquons pas d’assurance en ce monde. Il n’y a pas de crainte dans l’amour, l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte implique un châtiment, et celui qui reste dans la crainte n’a pas atteint la perfection de l’amour.  (1 Jn 4, 11-18)

Amour des enfants de Dieu les uns pour les autres

.L’amour des enfants de Dieu les uns pour les autres doit être de même nature que l’amour de Dieu envers eux ; il est produit par la connaissance de cet amour. Le Dieu invisible, inaccessible, s’est manifesté à nous par son Fils unique et il se manifeste en nous par la communion de l’amour fraternel qui est une preuve sensible de sa présence, de sa communion intime avec nous.

Son amour est alors accompli en nous, parce que nul ne peut aimer véritablement ses frères, sinon celui en qui Dieu a répandu son amour ; or, là où il a déjà accompli cette œuvre de grâce par la régénération d’un cœur qui s’est ouvert pour recevoir l’amour de Dieu, il la poursuivra jusqu’à sa perfection.

Le signe de notre communion avec Dieu n’est pas différent de celui que donna Jean, car, comme Dieu est amour, son Esprit ne peut produire que l’amour. Jean indiqua le moyen par lequel l’homme arrive à la communion de l’amour avec Dieu, à savoir son Saint-Esprit, qui régénère et purifie le cœur pour verser ensuite le trésor de ses grâces.

D’autres traduisirent : à ce développement de l’amour fraternel par la communication de l’amour divin, nous connaissons que nous demeurons en lui et lui en nous, parce qu’il nous a donné de son Esprit, qui nous conduit dans toute la vérité et qui, par conséquent, nous apprend à connaître l’amour, manifesté dans le don de Christ, comme l’essence de Dieu, la source de tout amour et nous rend certains de la présence de Dieu en nous.

D’autres résumèrent dans ces profondes paroles tout ce qu’il eut dit. L’amour vient de Dieu qui est amour ; connaître et croire cet amour, y croire pour le connaître par expérience, pour le connaître tel que Dieu le manifeste en nous, enfin y demeurer, en faire sa vie habituelle et intime, c’est demeurer en Dieu et avoir Dieu en nous, expression la plus complète de la communion d’une âme avec Dieu.

La confession du nom de Jésus, comme Fils de Dieu, Sauveur du monde, cette confession, fruit de la foi et de l’amour, est aussi un signe très important de notre communion avec Dieu. Là où ce signe manque, il n’y a certainement ni foi, ni amour, ni communion avec Dieu.

Jean résuma dans ces profondes paroles tout ce qu’il eut dit : l’amour vient de Dieu qui est amour ; connaître et croire cet amour, y croire pour le connaître par expérience, pour le connaître tel que Dieu le manifeste en nous, enfin y demeurer, en faire sa vie habituelle et intime, c’est demeurer en Dieu et avoir Dieu en nous, expression la plus complète de la communion d’une âme avec Dieu.

Dans le fait que nous demeurons en Dieu et Dieu en nous, que l’amour est rendu parfait, non seulement en nous personnellement, mais dans nos relations avec nos frères, dans la communauté des croyants. Le but en vue duquel l’amour est ainsi accompli en nous, c’est que nous ayons de l’assurance au jour du jugement. D’autres traduisirent :  » L’amour est rendu parfait en nous en ce que nous aurons de l’assurance ».

D’autres encore : « Voici comment l’amour est rendu parfait en nous afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement, c’est que tel il est, tels nous sommes ». Cette assurance devant Dieu, nous l’aurons au jour du jugement, au grand jour où notre destinée éternelle sera arrêtée. Jean exhorta ses frères à demeurer en Dieu pour avoir cette assurance.

Il la fit dépendre d’un véritable amour fraternel : privilège de celui qui demeure dans l’amour et par là même demeure en Dieu et a Dieu demeurant en lui. Enfin, cette assurance est motivée par le fait que notre position devient ainsi semblable à celle de Jésus : tel il est, tels nous sommes en ce monde. Tel il est, maintenant dans la gloire du ciel et non tel il était pendant son séjour sur la terre.

L’amour, loin de redouter son objet, le désire et ne demande qu’une communion toujours plus intime avec lui ; plus l’amour grandit et s’approche de la perfection, plus il bannit la crainte. La raison qu’en donna Jean est tout à fait conforme à la nature des choses : la crainte implique châtiment, elle est le sentiment de culpabilité qui est le premier châtiment du péché et qui restera son châtiment éternel, à moins qu’il n’y ait pardon et réconciliation.

Or, il est bien évident que là où cette crainte subsiste encore, la réconciliation n’a pas eu lieu ou n’a pas été pleinement saisie par la foi, la communion n’a pas été rétablie, l’amour ne règne pas, n’est pas parfait.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  → Ils le virent marcher sur la mer

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article  →   Mercredi après l’Épiphanie

◊ La Croix   cliquez ici pour lire l’article  →  Mercredi après l’Épiphanie (Mc 6, 45-52)

♥ Pasteur Louis Pernot : « Vivre l’amour fraternel »

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