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Vendredi de la première semaine de l’Avent

Posté par diaconos le 4 décembre 2020

Croyant en Jésus, deux aveugles sont guéris

 Vendredi de la première semaine de l'Avent   dans Religion

# Les miracles furent nombreux dans la littérature antique juive et gréco-latine : les inscriptions rapportèrent des guérisons miraculeuses à Épidaure, le sanctuaire grec du dieu de la médecine Asclépios ; les Romains eurent leurs guérisseurs comme Apollonius de Tyane, les juifs leurs rabbis thaumaturges comme Honi HaMe’aguel ou Hanina ben Dossa. Les miracles de Jésus furent l’ensemble des événements surnaturels attribués à Jésus dans le Nouveau Testament. Les Guérisons en nombre à Génésareth furent un des miracles que le Christ effectua. Il est relaté dans deux Évangiles. Il est le signe que la foi est importante, ainsi que la compassion. Ces guérisons reflètent une foi croissante du peuple qui vécut à l’époque de Jésus, pour saint Jean Chrysostome. Cet extrait de l’Évangile est pour le Père Joseph-Marie un exemple afin que les disciples eux aussi s’apprêtent à transmettre la charité divine. « La charité s’oublie ; elle ne se décharge pas sur les autres : elle se met en peine, même lorsque la tâche semble impossible, dans la certitude que Dieu fera sa part » expliqua le prêtre.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus était en route ; deux aveugles le suivirent, en criant : « Prends pitié de nous, fils de David ! » Quand il fut entré dans la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je peux faire cela ? » Ils lui répondirent : « Oui, Seigneur. » Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se passe pour vous selon votre foi ! » Leurs yeux s’ouvrirent, et Jésus leur dit avec fermeté : « Attention ! que personne ne le sache ! » Mais, une fois sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région. (Mt 9, 27-31)

Guérison de deux aveugles

Comme Jésus s’en retourna, deux aveugles le suivirent dans la maison en implorant son secours. Après leur avoir demandé s’ils crurent à sa puissance, il les guérit en touchant leurs yeux. Il leur défendit sévèrement de divulguer ce miracle, mais eux en répandirent le bruit dans toute cette contrée. Dans la maison où demeura Jésus. Il voulut leur parler et les guérir en particulier afin de ne pas attirer l’attention.

C’est pourquoi il ne répondit pas à leurs cris de détresse tant qu’il fut en chemin, mais quand, malgré cet accueil peu encourageant, ils le suivirent jusque dans la maison alors il leur accorda la guérison. Partout et toujours c’est la foi qui ouvre le cœur de l’homme à l’action divine  : « Puis Jésus dit au centenier : Va, qu’il te soit fait selon ta foi. Et à l’heure même le serviteur fut guéri. » (Mt 8 13)

C’est-à-dire qu’ils recouvrèrent la vue par la puissance créatrice de cette parole.  « Puis Jésus lui dit : Garde-toi d’en parler à personne ; mais va te montrer au sacrificateur, et présente l’offrande que Moïse a prescrite, afin que cela leur serve de témoignage. » ,  (Mt 8, 4)  ). Cette fois, Jésus accentua sa défense.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Chemins ignatiens : cliquez ici pour lire l’article →    Croyant en Jésus, deux aveugles sont guéris

◊ Diacre Jean-Yves Fortin  : cliquez ici pour lire l’article →  Jésus les guérit avec un simple geste, en leur touchant

Le Nouveau Testament foisonne de récits de guérisons du Christ, guérisons du corps et de l’âme. Aujourd’hui, Jésus soigne-t-il toujours ? Sous quelle forme et à travers quel ministère ? En plateau, Régis Burnet reçut le père Thierry Avalle, prêtre de la communauté de l’Emmanuel qui anima une prière des malades, et le père Michel Dubroca, exorciste adjoint du diocèse d’Aire et Dax, fondateur de la communauté Communion Jéricho pour l’accompagnement des blessés de la vie.

Père Thierry Avalle : « La foi prise au mot

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Jeudi de la deuxième semaine du temps ordinaire de l’année B

Posté par diaconos le 3 décembre 2020

 Jeudi de la deuxième semaine du temps ordinaire de l'année B dans Religion

 Ces reliefs en pierre remontent à plus de 2700 ans, à l’époque où le puissant roi Sargon II régnait en maître sur l’actuel Moyen-Orient. Au 8e siècle avant notre ère, le roi Sargon II d’Assyrie avait sous sa gouverne un empire riche et puissant qui s’étalait sur une grande partie de l’actuel Moyen-Orient et inspirait la peur dans les royaumes voisins. Récemment, une équipe d’archéologues italiens et kurdes d’Irak travaillant dans le nord de l’Irak. ont mis au jour dix reliefs en pierre qui décoraient un réseau sophistiqué de canaux creusé dans la roche.

 Cette découverte surprenante de sculptures aussi ravissantes habituellement réservées aux palais royaux a jeté un jour nouveau sur les impressionnants travaux publics financés par un monarque jusque-là célèbre pour ses prouesses militaires. Les reliefs en pierre assyriens sont extrêmement rares, témoigna Daniele Morandi Bonacossi, archéologue à l’université d’Udine en Italie et co-directeur de la récente expédition.

À une exception près, aucun de ces panneaux n’a été trouvé à son emplacement initial depuis 1845. D’autres reliefs ou des inscriptions cunéiformes sont encore ensevelis sous les débris qui obstruent le canal. Situé près de la ville de Faydah, non loin de la frontière turque, le site fut fermé aux chercheurs pendant environ 50 ans en raison des conflits. En 1973, une équipe britannique remarqua le sommet de trois plaques de pierre mais des tensions entre les Kurdes et le régime baasiste de Bagdad les en empêchèrent de pousser plus loin leur travail.Une expédition menée par Morandi Bonacossi revint sur place en 2012 pour découvrir six autres reliefs. Leurs recherches furent interrompues par l’invasion de l’État islamique qui  suivit. La ligne de front entre l’État islamique et les forces kurdes se trouvait à une trentaine de kilomètres de là, jusqu’à la défaite des intégristes musulmans en 2017.

À l’automne dernier, Morandi Bonacossi  répertoria un total de dix reliefs installés sur les berges d’un ancien canal long de six kilomètres avec l’aide d’Hassan Ahmed Qasim, directeur du département des antiquités de Duhok, une province du Kurdistan irakien. Selon l’archéologue italien, la scène représentée par ces reliefs est unique.

 Ezéchias contre l’Assyrie

# La Bible présente Ézéchias comme un roi pieux et lui attribue une réforme religieuse visant à centraliser le culte autour du Temple de Jérusalem. D’après le récit biblique, ce fut un ange qui tua 185 000 Assyriens lors du siège de Jérusalem. Ézéchias fut un roi de Juda qui régna à la fin du VIIIe siècle av. J.-C.. Selon la Bible, il régna pendant 29 ans. Sous son règne, le royaume israélite du nord fut envahi par les troupes assyriennes et sa population fut déportée. Le royaume de Juda accueillit à cette époque de nombreux réfugiés israélites. Le royaume de Juda fut ensuite attaqué par Sennachérib et subit d’importantes destructions. Ézéchias parvint à sauver Jérusalem mais le royaume perdit une partie de son territoire. D’après le récit biblique, c’est un ange qui tua 185 000 Assyriens lors du siège de Jérusalem. Ézéchias suivit les conseils des prophètes Isaïe et Michée. Il fit prospérer le commerce et l’agriculture,fortifier Jérusalem, achemina l’eau potable, fit fructifier le trésor royal et fait orner le temple de Salomon. Il renverse les idoles auxquelles son père rendait le culte et célèbre le dieu d’Israël.

Du livre du prophète Isaïe

L’année où Tharthan, envoyé par Sargon, roi d’Assyrie, vint contre Asdod et assiégea Asdod et la prit, 2 en ce temps-là l’Éternel parla par Esaïe, fils d’Amots, en lui disant : Va, détache le sac qui est sur tes reins, et ôte les sandales de tes pieds. Et il fit ainsi, marchant nu et déchaussé. 3 Et l’Éternel dit : De même que mon serviteur Esaïe a marché nu et déchaussé pendant trois ans, comme signe et présage pour l’Égypte et pour l’Éthiopie, 4 ainsi le roi d’Assyrie emmènera les captifs de l’Égypte et les prisonniers de l’Éthiopie, jeunes gens et vieillards, nus et déchaussés et les reins découverts, à la honte de l’Égypte. 5 Et ils trembleront et seront confus à cause de l’Éthiopie, leur espoir, et de l’Égypte, dont ils se glorifiaient ; 6 et l’habitant de cette île dira en ce jour-là : Voilà où en est réduit celui en qui nous espérions, auprès de qui nous avions fui pour être secourus, pour être délivrés des mains du roi d’Assyrie ! Et nous, comment échapperons-nous ? (Is 20, 1-6)

L’Égypte et l’Éthiopie

Cette prophétie complète celle du chapitre 19, en désignant le roi d’Assyrie comme l’auteur des désastres dont l’Égypte fut menacée. Tharthan,  est, dans les inscriptions de Ninive, le titre du généralissime de l’armée assyrienne : « Mais le roi des Assyriens envoya, de Lakis, Tharthan, Rabsaris et Rabshaké, avec de grandes forces contre le roi Ézéchias, à Jérusalem. Ils montèrent et vinrent à Jérusalem ; et, y étant arrivés, ils se présentèrent auprès de l’aqueduc du haut étang, qui est sur la route du champ du foulon.’ (2 R 18, 17)

Sargon, dans les inscriptions  Sarrukin, nom qui signifie : le véritable roi. Ce monarque parut avoir été le fondateur d’une nouvelle dynastie. Il succéda à Salmanasar et régna de 722 (année de la prise de Samarie) à 705. Son palais de Dur-Sarkin, aujourd’hui Khorsabad, à l’extrémité nord des ruines de Ninive, fut retrouvé et fouillé ; et les nombreuses inscriptions qu’on y a découvrit firent connaître son règne avec une grande précision. Il mentionna lui-même la prise de Samarie. comme son premier fait d’armes. Il imposa ensuite un tribut aux petits États de Palestine, puis battit Sabacon, roi d’Égypte, à Raphia(720). Le siège d’Asdod n’eut lieu que dans la onzième année de son règne en 711.

Azuri d’Asdod endurcit son cœur, refusa le tribut et engagea les princes de son voisinage à se détacher de l’Assyrie. Je me vengeai… et mis son frère Achimit comme roi à sa place. Les Syriens, qui m’étaient infidèles, méprisèrent sa domination et établirent à sa place Jaman, qui n’avait point droit au trône et qui refusa de reconnaître mon autorité, Dans ma colère, je ne pris pas le temps de rassembler toutes mes forces… ; je marchai contre Asdod. Jaman, en apprenant l’approche de mon armée, s’enfuit dans une contrée de l’Égypte voisine de Méroé (l’Éthiopie).

J’assiégeai Asdod, je la pris. Je m’emparai de ses dieux, de ses femmes, de ses enfants, de ses trésors, ainsi que des habitants de son pays… Le roi de Méroé, dont les ancêtres n’avaient jamais jusqu’alors envoyé d’ambassadeurs aux miens, fut saisi d’une grande frayeur ; il le (Jaman) lia de chaînes de fer : il prit le chemin de l’Assyrie et comparut devant moi.

Les derniers mots expliquent pourquoi Sargon ne poursuivit pas son expédition jusqu’en Égypte : le roi d’Éthiopie (qui régna alors sur l’Égypte, se souvenant de la récente défaite de Sabacon, lui demanda la paix en livrant le fugitif Jaman. D’après les inscriptions, Asdod fut prise après quelques mois de siège. Cette ville, place importante des Philistins, fut très-forte ; elle fut plus tard assiégée pendant vingt-neuf ans par Psammétique.

Sargon parla d’Asdod comme s’il l’eut prise lui-même : ce fut l’œuvre de son général. C’était la coutume des rois d’Assyrie de s’attribuer à eux-mêmes les victoires remportées par leurs généraux. Le perfide de Cyrus qui employa des ruses de guerre contre Babylone, ou des peuples sujets qui la trahirent pour se joindre à lui.

Ils dévastèrent tout le pays dans leur marche contre Babylone. Elam : « Dans ce même temps, le Seigneur étendra une seconde fois sa main, Pour racheter le reste de son peuple, Dispersé en Assyrie et en Egypte, à Pathros et en Ethiopie, à Elam, à Schinear et à Hamath, Et dans les îles de la mer.  » (Is 1, 11)

Après la chute de l’empire assyrien, cette contrée fit partie de la monarchie perse, et son nom désigna souvent chez les prophètes la Perse en général.  » Voici, j’excite contre eux les Mèdes, Qui ne font point cas de l’argent, Et qui ne convoitent point l’or.  » (Is 13, 17) Je fit cesser les gémissements : ceux que Babel fit pousser aux peuples soumis et aux captifs.

L’armée médo-perse marcha à son commandement. : « Le chef de cinquante et le magistrat, Le conseiller, l’artisan distingué et l’habile enchanteur :  « J’ai donné des ordres à ma sainte milice, J’ai appelé les héros de ma colère, Ceux qui se réjouissent de ma grandeur. (Is 13, 3)

Toute catastrophe, lors même qu’elle frappe un ennemi, émut, de pitié celui qui en fut témoin : «  Comparez l’émotion du prophète à la vue des malheurs de Moab : « Mon cœur gémit sur Moab, Dont les fugitifs se sauvent jusqu’à Tsoar, Jusqu’à églath Schelischija ; Car ils font, en pleurant, la montée de Luchith, Et ils jettent des cris de détresse sur le chemin de Choronaïm » ( Is 15, 5)

Le crépuscule que je désirais : l’heure désirée du repos fut devenue pour le prophète Isaïe une heure d’angoisse.  Les grands de Babylone  assèrent la nuit à table, pendant que la ville fut cernée par l’ennemi. On posa les sentinelles comme à l’ordinaire. Cette précaution prise, on se livra en sécurité au plaisir. Tout à coup, en plein festin, retentit le cri : Aux armes ! Il fut trop tard pour préparer la défense : l’ennemi fut très rapidement maitre de la ville.

On frotta d’huile les boucliers de cuir, pour les rendre plus brillants et plus glissants pour les traits : «  Certains recouvrirent d’une graisse généreuse boucliers polis et traits brillants ou aiguisèrent leurs haches sur une pierre ;  on aima voir les enseignes se lever et entendre le son des trompettes. Et même, dressèrent des enclumes et y forgèrent des armes neuves : la puissante Atina et la fièreTibur,  Ardée et Crustuméries et Antemnes avec sa couronne de tours. cinq grandes villes. 

On fit des casques pour protéger les têtes ; on ploya les claies d’osier des boucliers ; on enduisit d’argent malléable des cuirasses de bronze ou des jambières polies ; hissés sur de fières montures se déchaînèrent dans la poussière ; tous cherchent des armes. Certains enduirent d’une graisse généreuse boucliers polis et traits brillants ou aiguisent leurs haches sur une pierre ; on aima voir les enseignes se lever et entendre le son des trompettes.

Et même, des enclumes furent dressées et on  forgea des armes neuves : la puissante Atina et la fièreTibur, Ardée et Crustuméries et Antemnes avec sa couronne de tours cinq grandes villes. Déjà sonnent les clairons  et circule la tessère (Tablette de métal ou d’ivoire, utilisée par les Romains dans la vie courante, pour divers usages (jetons de vote, d’entrée au spectacle), et notamment comme signe de reconnaissance.), appel à la guerre.

L’un, tout excité, chercha chez lui  son casque ; un autre attela ses chevaux frissonnants, s’équipa de son bouclier,et de sa cuirasse aux triples fils d’or et ceignit sa fidèle épée  (Virgile, Enéide VII, 625-626).

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Pour entrer dans le royaume des Cieux, il faut faire la volonté de mon Père

◊ Saint François Xaxier  cliquez ici pour lire l’article  → Saint François Xavier, prêtre et missionnaire (1506-1552) – Mémoire

 Ezéchias contre l’Assyrie

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Jésus guérit les infirmes et multiplie les pains

Posté par diaconos le 2 décembre 2020

Jésus guérit les infirmes et multiplie les pains dans Catéchèse La-multiplication-des-pains

# La première multiplication des pains intervient après la mort de Jean-Baptiste sur ordre d’Hérode Antipas. Une seconde multiplication des pains eut lieu ultérieurement. Matthieu et Marc furent les seuls évangélistes à la relater. Lles deux miracles ne se déroulèrent pas au même endroit, dans un cas il y eut cinq mille hommes, dans l’autre cas quatre mille. Le nombre de corbeilles de pains en surplus fut différent. Jésus évoqua les deux miracles en les distinguant clairement. Pour le docteur de l’Église Jean Chrysostome, Jésus lors de ce miracle se posa comme le créateur du ciel et de la Terre. Il incita par ce geste à prier avant le repas, et il voulut montrer l’importance du partage. Des théologiens plus modernes dirent que la multiplication des pains est le symbole de la Parole donnée par le Christ, parole qui nourrit les peuples. s du 31 juillet 2011, ce geste messianique fut le symbole du partage fraternel, et symbole du chemin que suivirent les apôtres : transmettre la Bonne Nouvelle. Dans l’Angélus du 29 juillet 2012, Benoit XVI mit en exergue le fait que cette multiplication fut le début de l’Eucharistie qui se perpétue jusqu’à aujourd’hui.

De L’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus arriva près de la mer de Galilée. Il gravit la montagne et là, il s’assit. De grandes foules s’approchèrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres encore ; on les déposa à ses pieds et il les guérit. Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël.
Jésus appela ses disciples et leur dit : « Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, ils pourraient défaillir en chemin. »
Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour rassasier une telle foule ? » Jésus leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. » Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Il prit les sept pains et les poissons ; rendant grâce, il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules. Tous mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines. (Mt 15, 29-37)

Guérisons de malades

Des pharisiens vinrent demander à Jésus pourquoi ses disciples transgressèrent la tradition des anciens, en prenant leurs repas sans ablutions des mains. À quoi il répondit qu’eux-mêmes transgressèrent le commandement de Dieu par leur tradition. Il en donna pour preuve le cinquième commandement violé par eux, car ils autorisèrent à ne plus aider ses parents pauvres celui qui déclara avoir fait à Dieu une offrande de son bien. Il les accusa d’hypocrisie en leur appliquant une déclaration d’Ésaïe sur le vain culte des lèvres, auquel le cœur resta étranger.

Se tournant vers la foule, Jésus répondit à la question des pharisiens en rappelant que ce ne furent pas les aliments qui souillent l’homme, mais bien le mal qui est dans son cœur et qui se révèle par des paroles.

  1. Ses disciples l’avertirent que les pharisiens se scandalisèrent de ce discours ; à quoi il répondit en comparant ses adversaires à une plante qui va être déracinée, et à un aveugle conduisant un aveugle.
  2. Pierre demanda à Jésus l’explication de l’image dont il se servit ; alors il dit clairement que les aliments, qui entrent dans la bouche, ne souillent pas l’homme, mais bien les mauvaises pensées et tous les péchés qui viennent du cœur

Jésus étant venu près de la mer de Galilée, de grandes foules l’environnent, amenant à ses pieds de nombreux malades qu’il guérit. Ces foules admirent sa puissance et glorifient Dieu (29-31). Il appela ses disciples et leur exprima la compassion dont il fuit ému envers ces foules qu’il ne voulut pas renvoyer à jeun, de peur qu’elles ne défaillirent. Les disciples objectèrent l’impossibilité de les nourrir dans un désert ; car ils n’eurent que sept pains et quelques petits poissons.

Mais Jésus ayant pris ces pains, et rendu grâces, les donna aux disciples, et ceux-ci au peuple. Tous furent rassasiés, et l’on emporta sept paniers des morceaux de reste. Or ils furent quatre mille personnes. Jésus repassa le lac et va dans la contrée de Magdala. Sur la rive orientale de ce lac, et après un assez long détour que Matthieu ne mentionna pas.

Ce qui émut d’une tendre compassion le cœur de Jésus, ce fut la vue de cette population pauvre des montagnes, si avide d’entendre sa parole, si empressée à lui amener ses malades,  que depuis trois jours elle ne le quitta  plus. Toutes les provisions furent épuisées, et comme la contrée montagneuse située sur la côte orientale du lac n’offrit pas de ressources, et que plusieurs vinrent de très loin.

Jésus, plein de sollicitude pour tous leurs besoins, craignit que, s’il les renvoya sans nourriture, ils ne défaillirent en chemin. Il s’adressa à ses disciples pour leur faire partager ce miséricordieux intérêt et pour les employer eux-mêmes dans l’œuvre qu’il eut accompli ; il semble que le souvenir de ce miracle aurait dû prévenir tous les doutes sur ce que Jésus put et voulut faire dans cette nouvelle nécessité.

Cette observation, et en général la similarité des deux miracles, inspirèrent plusieurs interprètes la pensée qu’il s’agirait d’un seul et même fait, deux fois raconté, avec quelques circonstances différentes. Ces circonstances furent assez importantes pour qu’il fut impossible d’identifier les deux faits : différence de la foule que Jésus nourrit : là, des habitants de la Galilée, au nombre de cinq mille ; ici une population des montagnes, au nombre de quatre mille ; là, cinq pains, ici sept, la,  douze paniers de reste, ici sept.→ oute la réalité des deux faits, ce ne fut pas le témoignage de Marc (Marc 8.1 et suivants), identique à celui de Matthieu, mais ce fut la parole de Jésus  rappelant les deux miracles et reprochant à ses disciples de n’en avoir pas gardé l’enseignement  : « La création entière attend avec impatience le moment où Dieu révélera ses enfants. Car la création est tombée sous le pouvoir de forces qui ne mènent à rien, non parce qu’elle l’a voulu elle-même, mais parce que Dieu l’y a mise. Il y a toutefois une espérance  » (Mc 8, 16-20)

 Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article → Miracles de la multiplication des pains

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♥   Lectio Divina  :  » Jésus guérit les infirmes et multiplie les pains. »

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Mardi de la première semaine de l’Avent dans l’année B

Posté par diaconos le 1 décembre 2020

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Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »  (Lc 10, 21-24)

L’exultation de Jésus

En cette même heure, …ces mots indiquèrent la cause de ce tressaillement de joie que Jésus éprouva. La place assignée par Luc à cette effusion de l’âme de Jésus fut la vraie. Matthieu e Mt 11, 28 la fit suivre par la touchante invitation adressée aux âmes fatiguées et chargées. Bien que Jésus n’approuva la joie de ses disciples qu’avec une sage réserve, il s’y associa pleinement ; mais sa joie eut des motifs infiniment plus élevés, parce que son regard pénétra jusqu’au fond ces premiers succès de son règne et les triomphes dont ils furent suivis.

Tandis que l’Évangile nous fait fréquemment connaître les tristesses et les larmes de Jésus, c’est ici à peu près le seul endroit où il nous parle de sa joie et même de son allégresse. Une variante dit :  » Il tressaillit de joie en l’Esprit-Saint »,  c’est-à-dire que ce serait l’Esprit de Dieu qui aurait inspiré à Jésus ce vif mouvement de joie. Malgré l’autorité de Tischendorf et d’autres critiques, qui se fondèrent sur Codex Sinaiticus, B, C, D, l’Itala et la syriaque, il fut probable que la leçon du texte reçu dut être préférée. Elle signifie que c’est dans l’intimité profonde de son être spirituel que Jésus éprouva cette joie.

Ces mots : et se tournant vers ses disciples, manquent dans Codex Sinaiticus, B, D, Itala ; mais ils furent confirmés par A, C, majuscules, versions, et Tischendorf les maintint. Plusieurs critiques modernes, dont M. Godet, les supprimèrent.

Dans l’évangile de Matthieu, Jésus les adressa à ses disciples qui eurent le bonheur d’entendre et de comprendre les instructions qu’il leur donna par ses paraboles, tandis que pour d’autres elles restèrent une lettre fermée. Ici, il voulut leur faire sentir combien ils furent heureux d’être les témoins de ce moment le plus éclatant de son ministère et d’y prendre eux-mêmes une part active. Aussi leur adressa-t-il ces paroles en particulier et comme à voix basse, parce qu’eux seuls durent les recueillir dans leur cœur.

Aux prophètes qui, d’après Matthieu, soupirèrent à la suite de ces révélations évangéliques, Luc ajouta : beaucoup de rois. Ainsi un David, qui les entrevit par l’esprit de prophétie, un Salomon, un Ézéchias et d’autres princes pieux, qui gouvernèrent le peuple de Dieu selon sa parole.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Diocèse de Cayenne  (Guyanne) : Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint

Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint » – Lectio Divina

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