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Premier dimanche de l’Avent de l’année B

Posté par diaconos le 23 novembre 2020

Lectures  Is63, 16-64,7 ; Ps 79 ; 1 Co. 1, 3-9 ; Mc 13, 33-37

Temps de joie et d’espérance

 Premier dimanche de l'Avent : une bougie s'allume en attendant la naissance du Sauveur

# L’Avent (du latin adventus : avènement, arrivée du Messie) est la période qui couvre quelques semaines précédant Noël, quatre dans la tradition de l’Église latine. Depuis l’instauration de ce temps liturgique, par analogie au Quadragésime du Carême, par le pape Grégoire le Grand, l’Avent représente la période où l’on se prépare à la venue du Christ, c’est-à-dire à sa naissance. Dans les Églises utilisant le calendrier grégorien, l’Avent débute le quatrième dimanche avant Noël, et marque le début de l’année liturgique. L’Avent commence donc, au plus tôt, le 27 novembre et, au plus tard, le 3 décembre et se termine le 24 décembre. Chez les Orientaux et les Mozarabes, le temps de l’Avent dure six semaines et commence entre le 11 et le 15 novembre. Dans l’Église catholique et la plupart des Églises protestantes, la couleur liturgique de cette période est le violet.

Inspirée d’une tradition de l’Allemagne du XVIe siècle, la Couronne de l’Avent fut inventée, en 1839, par le pasteur Johann Heinrich Wichern afin de contenir l’impatience des enfants qu’il éduqua ; il fabriqua alors une couronne de bois, avec dix-neuf petits cierges rouges et quatre grands cierges blancs. Chaque matin, un petit cierge fut allumé et, chaque dimanche, ce fut un grand cierge ; la coutume ne retint que les grands.

Sur la couronne de l'Avent, on place quatre bougies. Chaque dimanche du temps de l'Avent on en allume une de plus. Plus la fête approche, plus il y a de lumière. Les quatre bougies allumées sont le symbole de la lumière de Noël qui approche et qui apporte l'espoir et la paix.   Ces bougies symbolisent les grandes étapes du salut avant la venue du messie.La première est le symbole du pardon accordé à Adam et Ève

Sur la couronne de l’Avent, on place quatre bougies. Chaque dimanche du temps de l’Avent on en allume une de plus. Plus la fête approche, plus il y a de lumière. Les quatre bougies allumées sont le symbole de la lumière de Noël qui approche et qui apporte l’espoir et la paix. Ces bougies symbolisent les grandes étapes du salut avant la venue du messie.La première est le symbole du pardon accordé à Adam et Ève

La couronne est traditionnellement faite de branchages de sapin noués par un ruban rouge et ornée de pommes de pin, de houx, de laurier et parfois de gui. C’est également un ancien symbole signifiant plusieurs choses ; tout d’abord, la couronne symbolise la victoire, en plus de sa forme ronde évoquant le soleil et son retour chaque année, le nombre de quatre représente, en plus des quatre semaines de l’Avent, les quatre saisons et les quatre points cardinaux et la couleur verte est un signe de vie et d’espérance. Le sapin est un symbole de force et le laurier, un symbole de victoire sur le péché et la souffrance. Ces deux derniers, avec le houx, ne perdent pas leurs feuilles, et représentent ainsi l’éternité de Dieu. Les flammes des bougies, elles, sont la représentation de la lumière de Noël qui approche et qui apporte l’espoir et la paix, ainsi que le symbole de la lutte contre les ténèbres. Pour les chrétiens, cette couronne est aussi le symbole du Christ Roi, le houx rappelant les épines de la Sainte Couronne posée sur la tête du Christ. La couronne de l’Avent est traditionnellement placée sur une table avec ses quatre bougies ou sur la porte d’entrée de la maison en signe de bienvenue.

Les bougies symbolisent également les grandes étapes du Salut avant la venue du Messie ; la première est le symbole du pardon accordé à Adam et Ève, la seconde est le symbole de la foi dAbraham et des patriarches qui croient au don de la Terre promise, la troisième est le symbole de la joie de David dont la lignée ne s’arrêtera pas et témoigne ainsi de son alliance avec Dieu et la quatrième et dernière bougie est le symbole de l’enseignement des prophètes qui annoncèrent un règne de justice et de paix. Ou encore, elles symbolisent les quatre étapes de l’histoire humaine ; la Création, l’Incarnation, le rachat des péchés et le Jugement dernier. Actuellement lors de la messe de l’Église catholique, on allume progressivement les quatre bougies, mais le symbolisme de ces étapes est rarement exprimé. Dans les Églises orthodoxes se trouvent parfois des couronnes avec six cierges, à cause de la durée plus longue du temps de l’Avent.

En Suède, les chandelles du chandelier de l’Avent sont blanches, symbole de fête et de pureté, et la couronne est réservée pour la fête de la Sainte-Lucie, le  13 décembre. Au Canada, la couronne de l’Avent est ornée de 3 bougies violettes et d’une bougie rose ; la bougie rose étant allumée le troisième dimanche de l’Avent, elle évoque la joie de l’achèvement de l’attente. En Autriche, les cierges sont violets, signe de pénitence.

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Le temps de l’Avent est traditionnellement un temps de joie et d’espérance. L’Avent, c’est la perspective qui s’ouvre sur Noël, perspective de paix et de lumière, que le Christ vient apporter au monde. C’est aussi un temps d’attente : la visite que nous attendons n’est pas seulement la parenté et les amis, c’est aussi et surtout le Seigneur. C’est pourquoi il importe de ne pas nous endormir mais de veiller pour ne pas manquer une visite aussi importante. Il nous faut veiller frères et sœurs. Le monde nouveau adviendra à travers nos mains, le Seigneur se montre à travers nos gestes d’amour et de justice. Ne soyons pas sourds aux appels de notre monde.

 Veiller, c’est rester en attente, c’est entretenir en nous le désir d’un jour nouveau. Cela s’apprend car attendre est une attitude de pauvre. Cela rejoint la première béatitude : « Heureux ceux qui ont une âme de pauvre ! » Pourquoi encore attendre si nous possédons tout ? Pourquoi apprendre à veiller si nous n’attendons rien ? Cependant, cette attente doit être active : ce n’est pas en se croisant les bras qu’on attend la venue du Christ.

Le Christ nous enseigne à travers ses paraboles de rester éveillés, de ne pas vivre endormis, de tenir sa lampe allumée, de développer ses talents, d’aider son prochain, et non de vivre pour soi, sans penser aux autres.« Veillez donc car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra…, il peut arriver à l’improviste et vous trouver endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »  (Mc 13, 33-37) Mais qu’est-ce qui peut bien nous endormir, qu’est-ce qui peut faire que, quand le Seigneur viendra, il nous trouvera endormis ?

                                                                                                        Voici quelques somnifères qui nous font oublier Dieu

  1.  Il y a d’abord, les préparatifs de Noël. C’est Jésus qui vient, et non pas le Père Noël, qui est à l’origine de tout le branle-bas des fêtes : cadeaux, visites, magasinage, décorations, bonne bouffe. Nous sommes si accaparés par tous ces préparatifs qui nous font courir presque tout le temps, surtout si nous avons oublié un cadeau ou l’autre.Si nous n’y prenons garde nous risquons d’oublier le principal : Jésus qui est à l’origine du premier Noël.
  2. Il y a ensuite les divertissements et les distractions de la vie  qui risquent de nous faire oublier l’essentiel
  3. Il y a encore, cette espèce d’indifférence à Dieu et puis, il y a aussi notre bon vieux péché, comme dit Isaïe dans la première lecture. Nous avons tous nos dépendances qui nous distraient de Dieu, qui nous accaparent au point de nous faire oublier, parfois pour un bon moment, le Seigneur qui vient.

Tout cela, nous endort. C’est pourquoi le temps de l’Avent est si utile pour nous sortir de notre sommeil et nous remettre en état de veille, d’attente du Seigneur. Nous sommes invités à compter sur le Seigneur qui vient pour redonner du souffle à nos projets, pour mieux orienter la trajectoire de nos vies, pour gonfler notre vie d’espérance. Notre salut n’est pas d’abord l’œuvre de nos mains, nous répète Isaïe : « Tu étais irrité par notre obstination dans le péché, et pourtant nous serons sauvés. », crie-t-il vers Dieu. » (Is 64,4)

Le Premier motif de notre espérance est que Dieu est le premier artisan de notre salut, il est notre potier et nous sommes son argile. (Ïs 64, 7) Le deuxième motif  de notre  espérance est rappelé par Paul dans la seconde lecture : « Tenez jusqu’au bout ! Aucun don spirituel ne vous manque !  » (1Co, 7a.8a) Et le prophète Isaïe nous indique le chemin.  « Invoquer le nom du Seigneur, se réveiller pour recourir à Dieu, suivre son chemin.  » (Is 64, 6a)

 Il s’agit de faire une place au Seigneur dans notre vie, il s’agit de ne pas oublier Dieu par la prière personnelle, familiale, communautaire, par l’observance de ses commandements qui se ramènent tous à l’amour. Il s’agit de tourner notre cœur et nos mains vers le prochain, celui qui nous entoure, nos parents et nos amis, mais aussi les plus pauvres, les plus mal pris que nous auxquels nous sommes particulièrement invités à venir en aide durant ce temps d’Avent mais qui devraient occuper toujours une place privilégiée tout le temps de l’année et de notre vie. S’aimer aussi pour être disponible aux autres et à Dieu, quelle belle préparation à Noël, quelle belle manière de se tenir bien éveillés pour accueillir Celui qui vient !

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites Web chrétiens

◊ Croire : cliquez ici pour lire l’article →  Dimanche 29 novembre 2020 1er dimanche de l’Avent

◊ Service de la Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →   Premier dimanche de l’Avent, année B

◊ KT 42 : cliquez ici pour lire l’article → Activités, jeux caté autour de l’Avent

Abbé Philippe Laguérie : « Bien vivre le Temps de l’Avent »

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Le Christ, roi de l’Univers (Année A)

Posté par diaconos le 22 novembre 2020

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# Le Jour du jugement dernier est, selon les religions abrahamiques, le jour où se manifestera aux humains le jugement de Dieu sur leurs actes, leurs paroles et leurs intentions. Le devenir des damnés et des justes n’est pas le même selon tous les textes. Selon la Bible et le Coran, la résurrection des morts est un préalable au jugement par Dieu, qui aura lieu le même Jour pour tous. Dans le judaïsme il existe deux choses : le jugement dernier dont parle le Livre de Daniel… Puis viendra le jugement, et on lui ôtera sa domination, qui sera détruite et anéantie pour jamais.) et Yom Hadin, le jour de la fête annuelle de Roch Hachana. Dans la Torah il est écrit à propos du Jour du Seigneur (de YHWH : יוֹם-יְהוָה, Ésaïe 13.6, 13.9, Joël 1.15, 2.1, 2.11, 3.4, 4.14, Amos 5.18, 5.20, Abdias 1.15, Sophonie 1.7, 1.14, Malachie 3.23) , par exemple en Ésaïe 13.9 : « Oui, il arrive implacable, le jour du Seigneur, jour d’emportement et de violente colère, qui réduira la terre en solitude et en exterminera les criminels. » Certains midrachim (récits allégoriques) parlent de Yom HaDin, décrivant Dieu siégeant sur Son trône, tandis que les livres contenant les actes de toute l’humanité sont ouverts pour « révision », et que chacun passe devant Lui pour évaluation de ses actes.[réf. souhaitée]

Ton Règne en mon cœur

De l’Évangile selon saint Matthieu

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : «Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : »‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde.
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Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi! « . Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu…? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli? tu étais nu, et nous t’avons habillé? tu étais malade ou en prison.
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Quand sommes-nous venus jusqu’à toi?’. Et le Roi leur répondra: ‘Amen, je vous le dis: chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait’. » Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité ».
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Alors ils répondront, eux aussi : « Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service?’. Il leur répondra: ‘Amen, je vous le dis: chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait . Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle ». « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait »
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Auteur +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

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Du jugement dernier

xSeigneur Jésus, toi mon Roi, apprends-moi à faire entrer ton Règne dans mon cœur et à le partager aujourd’hui avec ceux que tu mettras sur mon chemin.Aujourd’hui, Jésus nous parle du jugement dernier. Et en utilisant une métaphore de brebis et de chèvres, il nous montre que ce sera un jugement d’amour. « Vous serez jugé sur l’Amour » nous dit Saint Jean de la Croix.Comme nous le dit un autre mystique, Saint Ignace de Loyola, dans sa Méditation pour atteindre l’amour, il faut mettre plus d’amour dans nos œuvres que dans nos paroles.

L’évangile de ce jour l’illustre très bien. Chaque œuvre de charité que nous faisons, nous la faisons au Christ lui-même : « Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! «  (Mt 25,34-36). Plus encore: «chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40).
Ce passage de l’Évangile, qui nous remet les pieds sur terre, met la fête du jugement du Christ à sa place. La royauté du Christ est une chose bien distincte de la prépotence, c’est simplement une réalité fondamentale de l’existence: l’amour aura le dernier mot.Jésus nous montre que le sens de la royauté -ou de la puissance- est de se mettre au service des autres. Il a confirmé qu’il était Maître et Seigneur (Jn 13,1 3), et qu’il était Roi (Jn 18, 37), mais il a exercé sa fonction de Maître en lavant les pieds de ses disciples.

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  → Le Christ, roi de l’Univers (Année A)

◊ Père Jean Compazieu  : cliquez ici pour lire l’article  → Fête du Christ Roi de l’univers

Marie-Noëlle Thabut  Bibliste :  « Solennité du Christ-Roi de l´Univers A « 

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Pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?

Posté par diaconos le 18 novembre 2020

Un serviteur rend la mine à son maître

# La parabole des talents est racontée dans l’Évangile de Mathieun (Mt 25, 14-30)V, 14-30. La parabole des mines se trouve dans l’Évangile de Luc (Lc 19, 12-27) Elles dépeignent un maître qui gratifia des serviteurs méritants, et qui en punit un autre pour sa paresse. Jésus cherche à ce que ses enfants donnent du fruit, qu’ils partager, aident, et fassent vivre la compassion. Les deux récits évoquent également le sort des élus et le sort des damnés lors du Jugement dernier. Dans leur commentaire de la parabole des mines, l’exégète Daniel Marguerat et Emmanuelle Steffelk indiquèrent que le prince en attente de royauté représenta Jésus, et que le moment où les serviteurs durent rendre des comptes correspond au Jugement dernier.Selon un dicton selon : les riches deviennent toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Là encore, les mœurs politiques de l’époque se font jour. ». Dans son commentaire, Paul Jorion releva: « une simple lecture du texte de la parabole dans ses deux versions, chez Mathieu et chez Luc, révèle toute l’étendue du malentendu : le maître qui admonesta son serviteur de ne pas avoir investi fut un tyran méprisable. »
 De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même. Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.”

Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté.
Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.” Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.”     Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq.”
À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.” Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ; je l’ai gardée enveloppée dans un linge. En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.”
Le roi lui déclara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ; alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?
À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.” Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.”   “Seigneur, il a dix fois plus ! Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.
Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” » Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant» (Lc 19, 11-28)

La parabole des mines

Comme Jésus entra dans Jéricho, un chef des péagers, Zachée, chercha à le voir. En étant empêché par sa petite taille, il monta sur un sycomore. Ses efforts récompensés Jésus, arrivé près de l’arbre, leva les yeux et annonça à Zachée qu’il dut loger chez lui. Zachée le reçut avec joie. L’entrée de Jésus chez un péager provoqua les murmures des assistants. Zachée se présenta devant Jésus et déclara sa résolution de donner la moitié de ses biens aux pauvres et de restituer le quadruple. Jésus déclara à son tour que le salut entra ce jour même dans la maison de Zachée, car le fils de l’homme vint chercher et sauver ce qui fut perdu.

Jésus prononça cette parabole pour calmer l’excitation que provoquèrent dans son cortège l’approche de Jérusalem et l’attente de l’avènement immédiat du royaume de Dieu.  Un homme de haute naissance alla dans un pays lointain recevoir l’investiture de la royauté. Il confia à dix de ses serviteurs dix mines à faire valoir par leur travail. Ses concitoyens envoyèrent une ambassade à sa suite pour combattre ses prétentions à la royauté. Le maître revint investi de la royauté et fit rendre compte aux serviteurs. L’un rapporta dix mines et reçut dix villes ; l’autre rapporta cinq mines et reçut cinq villes.

Un serviteur vint, apportant sa mine cachée dans un linge. Il expliqua sa conduite par la crainte que lui inspira la sévérité de son maître. Le maître répondit qu’il le jugea sur cette parole : cette crainte dut le pousser à mettre l’argent à la banque. Il ordonna de lui ôter sa mine et de la donner à celui qui en reçut dix, et, sur l’objection qu’on lui fit que ce serviteur en eut déjà  reçu dix , il déclara qu’on donna à celui qui eu eut déjà, et qu’à celui qui n’eut rien, on ôta ce qu’il eut. Après ces paroles, Jésus marcha en tête de son cortège, montant à Jérusalem.

Ce trait principal de la parabole fut emprunté aux circonstances politiques du temps. La maison des Hérode n’exerça la royauté que sous la dépendance des Romains. Chaque prince de cette famille dut, avant de prendre le gouvernement de ses États, s’en aller à Rome pour y chercher la confirmation impériale. Ce que Jésus appela être investi de la royauté. Il arriva parfois que les Juifs, mécontents d’un prince, envoyèrent après lui des délégués qui durent, en l’accusant auprès de l’empereur, empêcher son élévation à la souveraineté. Ils combattirent de la sorte l’avènement d’Archélaus, ainsi que le renseigna  l’historien Josèphe.

« Quoique Antipater eût fait disparaître ses frères et chargé son père du plus impie des crimes et du remords qui les vengeait, ses espérances d’avenir ne s’accordaient pas à ses desseins. Délivré de la crainte de voir ses frères partager le pouvoir avec lui, il s’apercevait que l’accession au trône serait peur lui chose fort ardue et embarrassante, tant la nation avait conçu de haine contre lui. [2] C’était là un obstacle gênant ; mais ce qui le tourmentait plus encore, c’étaient les mauvaises dispositions de l’élément militaire, de qui dépendait, toute la sécurité de la maison royale toutes les fois que le peuple venait, à tenter une révolution. Telle était la situation pleine de péril que lui fit la mort de ses frères. » (Josèphe (Antiquités Juives, XVII, 11, 1)

Jésus se représenta lui-même dans la position d’un de ces princes ; il ne dut pas prendre immédiatement possession de son royaume, mais s’en aller auparavant auprès de son Père, où son autorité fut confirmée. Les Juifs agirent envers lui comme ils agirent envers un prince qu’ils n’aimèrent pas. Mais il eut aussi des serviteurs fidèles, auxquels il confia les moyens de travailler à l’établissement de son règne. Les concitoyens du prince représentèrent les Juifs, qui refusèrent de reconnaître Jésus : « Mais ils s’écrièrent : Ôte, ôte, crucifie-le ! Pilate leur dit : Crucifierai-je votre roi ? Les principaux sacrificateurs répondirent : Nous n’avons de roi que César. » (Jn 19, 15 Ils le haïrent à cause de la vérité qu’il leur annonça.

Avec quelle tristesse Jésus prononça cette parole ! La vraie cause de la révolte de l’homme pécheur, fur que Jésus voulut régner sur lui.  Plus le serviteur se montra humble, plus fut belle la louange et grande la récompense que jésus lui accorda. Avec ces dix mines, il aurait à peine acheté une maison, et le maître lui donne dix villes à gouverner. Telles sont les richesses de la grâce. Comment faut-il entendre cette récompense quand il s’agit du royaume de Dieu ? Jésus ne le dit pas ; mais il est évident que la position plus élevée et l’activité plus étendue qui fut assignée aux serviteurs furent une image de la vie glorieuse et féconde que les enfants de Dieu posséderont dans la maison de leur Père.

Dans la parabole des talents, la récompense fut ainsi énoncée : «  Bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton Seigneur »  (Mt 25, 21). Récompense également proportionnée à la fidélité. Elle suppose des degrés divers de félicité et d’activité dans le royaume de Dieu. Dans Matthieu, les deux serviteurs reçurent la même louange et la même récompense, bien que les résultats de leur travail fussent différents. Ce fut une autre face de la même vérité. Le don immense de la vie éternelle fait disparaître les diversités.

Dans Matthieu, le serviteur infidèle cacha l’argent de son maître dans la terre ; ici, il le garda dans un linge. L’expression de Luc : « Tu prends ce que ta n’as pas déposé », est plus rude encore que celle de Matthieu. La principale divergence résulte du fait que dans la parabole de Luc tous les serviteurs reçurent la même somme à faire valoir. Cette plainte s’explique mieux dans la parabole de Matthieu : l’unique talent qu’il eutt reçu lui parut comme rien en comparaison des multiples talents confiés aux autres. Jésus quitta Jéricho et prit la route pour aller à  Jérusalem. L’heure fut décisive.Il se mit en marche, à la tête d’un cortège qui devint plus important à chaque instant.

Diacre Michel Houyoux

                                                                                                                 Complément

 ◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → L’histoire de Zachée est une histoire de regards (Lc 19, 1-10)

 Liens avec d’autres sites chrétiens sur Internet

◊  Entretiens chrétiens  : cliquez ici pour lire l’article → La parabole des mines – Lc 19(11-27)

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → « Pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?

◊ Les informations de la semaine : cliquez ici pour lire l’article → Paroisses du Confluent 78

Paroisse du Confluent (Diocèse de Versailles) :  « Pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? ».

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Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

Posté par diaconos le 17 novembre 2020

 Zachee.jpg

# Le Fils de l’Homme est une figure eschatologique en usage dans les milieux apocalyptiques judaïques dès la période post-exilique. Dans les évangiles, c’est le titre que reprit le plus souvent Jésus lorsqu’il parla de lui-même. L’expression elle-même est la « traduction littérale du grec uios tou anthrôpou, décalque de l’araméen bar nasha, mots employés au temps de Jésus comme substitut linguistique pour « être humain » ou « homme », pour les pronoms indéfinis « quelqu’un » ou « on », et pour « je »

Les interprétations auxquelles elle  donna lieu dans le christianisme ont firent glisser le sens initial vers l’humanité de Jésus. Zachée fut un personnage qui dans la tradition chrétienne fut un disciple de Jésus dès avant sa crucifixion (Lc 19, 1-10).

Selon Clément d’Alexandrie, dans son livre Stromata, le surnommé Zachée s’appelait Matthias et prit la place de Judas Iscariote après la trahison et la mort de celui-ci. Les Constitutions apostoliques identifièrent plus tard « Zachée le publicain », comme le premier évêque de Césarée, ville grecque de Samarie et capitale de la province romaine de Judée.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.
Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »
Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. » Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. »
Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » (Lc 19, 1-10)

Zachée

Comme Jésus entra dans Jéricho, un chef des péagers, Zachée, chercha à le voir. En étant empêché par sa petite taille, il monta sur un sycomore. Jésus, arrivé près de l’arbre, leva les yeux et annonça à Zachée qu’il dut loger chez lui. Zachée le reçut avec joie. L’entrée de Jésus chez un péager provoqua les murmures des assistants. Zachée se présenta devant lui et déclara sa résolution de donner la moitié de ses biens aux pauvres et de restituer le quadruple.

Jésus déclara à son tour que le salut entra ce jour même dans la maison de Zachée, car le fils de l’homme vint chercher et sauver ce qui fut perdu.

 Jéricho fut une ville célèbre dans l’Ancien Testament, le devint plus encore par la présence et les bienfaits de Jésus, qui, à son passage par cette antique cité, rendit la lumière aux yeux fermés de l’aveugle (Luc 18, 35 et suivants), et ouvrit les sources de la grâce et du salut à l’âme altérée d’un pauvre péager.

Cette ville, située à deux lieues du Jourdain, que Jésus traversa en quittant la Pérée, et à sept lieues de Jérusalem, où il se rendit pour la dernière fois. Anciennement elle occupa le centre d’une délicieuse oasis couverte d’une forêt de palmiers (Deutéronome 34.3) et de plantes aromatiques (le nom même de Jéricho signifie en hébreu bonne odeur).

Nulle part on ne voit aujourd’hui d’une manière plus évidente les bouleversements qui  se produisirent dans toute la Palestine. Jéricho, à laquelle la Bible donna le nom de ville des palmiers, fut entourée jadis d’une forêt de ces beaux arbres. On en vit quelques-uns encore au commencement de ce siècle.

Une tour carrée, de construction franque et aux trois quarts ruinée, un pauvre hameau fortifié par une clôture d’épines sèches, voilà tout ce qui reste aujourd’hui de Jéricho. (Félix Bovet, Voyage en Terre Sainte, 7e édition, page 255). Zachée  fut désigné comme chef des péagers, parce qu’il y eut à Jéricho un bureau de douanes romaines dont il fut le chef.

Cette ville fut une place de commerce et de transit entre l’Orient et l’Occident. Sa vocation fut devenue pour Zachée, d’origine juive,  une source de richesses, dont il fit finalement un bon usage.

Le sycomore est un arbre dont les feuilles ressemblent à celles du mûrier, et les fruits à des figues. Selon l’étymologie, ce mot signifie en effet figuier-mûrier. Quoique cet arbre devienne assez grand en Orient, ses branches sont basses et s’étendent horizontalement, en sorte qu’il n’est pas difficile d’y monter.

La bienséance n’aurait pas permis à un homme considérable par sa position de monter sur un arbre, mais la foi a vaincu. Jésus appela Zachée par son nom. Le connut-il ? Ou eut-il entendu prononcer ce nom par la foule qui l’entoura ? Ce qui fut important, ce futt que Jésus connaissait par lui-même ce qui est dans l’homme (Jean 2.25) avait lu dans le cœur de Zachée son ardent désir du salut ; il l’appela par son nom pour répondre à sa foi naissante.

Jésus insista « Il faut que je demeure dans ta maison » ; sur quoi se fonda cette nécessité ? D’une part, sur la volonté expresse et miséricordieuse de Dieu que Jésus voulut accomplir avec amour ; d’autre part, sur le fait qu’il y eut là une âme qui soupira après le salut. C’est ce que nous montre la joie avec laquelle Zachée reçut Jésus.

Tous murmurèrent ; même les disciples, comme le pensa Calvin ? Alors que la foule à l’esprit pharisaïque manifesta son indignation, il resta chez les disciples une sorte d’étonnement en voyant Jésus entrer chez un péager.  Un homme pécheur ne doit pas s’entendre en un sens général ; dans la pensée de ceux qui murmurèrent, ce mot s’appliqua personnellement à Zachée en sa qualité de péager.

Cette scène se passa devant la maison de Zachée, en présence de la foule qui murmura contre lui. L’effusion de cœur à laquelle se livra Zachée perdrait beaucoup de sa spontanéité et de sa beauté, si elle fut une sorte de justification en présence de ses accusateurs. Le lendemain, au matin, Jésus poursuivisa route Le salut, la délivrance du péché et de la mort, par la grâce de Dieu que Jésus annonça et apporta, ce salut vint et se réalisa par la présence de Jésus, non seulement pour Zachée, mais pour sa maison, sa famille.

« Le fils de l’homme est venu. » (Mt 8, 20) D’où ? Le Nouveau Testament tout entier et les synoptiques, non moins que Jean, répondirent : Du sein de sa gloire éternelle (Jn 17.5). Le but de sa venue nous est révélé dans cette double action, que Jésus eut accomplie avec une tendre charité par sa vie et par sa mort : ‘Chercher et sauver ce qui est perdu. »

Cette révélation, consolante pour tout pécheur, dut l’être particulièrement pour Zachée, en ce moment solennel de sa vie, comme elle le devint plus tard pour Saul de Tarse, qui aima à la rappeler (1 Th 1.15). St cette déclaration fut prononcée par Jésus dans la circonstance où Matthieu la rapporta (Mt 18, 11), ce fut la seconde fois qu’il la fit.

Jésus motiva cette déclaration, conformément à ce que ce pauvre péager fut pour Jésus qui lut dans son cœur, aussi bien et mieux que ceux qui le méprisèrent, un fils d’Abraham. Il le fut parce qu’il descendit de lui,et parce qu’il eut la foi et l’obéissance du père des croyants.

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