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XXXII dimanche du temps ordinaire dans l’année A

Posté par diaconos le 8 novembre 2020

Discours sur la venue du Fils de l’homme : parabole des dix jeunes filles

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# Les dix vierges, ou les Vierges folles et Vierges sages, est une parabole de l’Évangile selon Matthieu. Elle appartient au Sondergut de cet évangile. Elle met en image l’appel de Jésus-Christ à suivre les principes de la fidélité à sa parole, à la miséricorde et la charité pour gagner, après la mort, le Royaume de Dieu plutôt que la perdition en enfer. L’huile est en fait la miséricorde (en grec le mot « huile » et le mot « miséricorde » sont homophones.) Les vierges sont appelées « folles », car elles ont vaincu un ennemi puissant qui est l’amour charnel mais n’ont pas réussi à vaincre un ennemi plus faible qui est le manque de miséricorde, explique, dans sa 12° homélie, Jean Chrysostome. Les vases sont nos cœurs, et l’huile est l’éclat intérieur de la gloire, entendez les vertus, d’après Grégoire le Grand,. Pour Grégoire le Grand, elles sont le symbole de l’Église vivante qui regroupe les sages comme ceux qui le sont moins. Dans son homélie 78, Jean Chrysostome rapproche ce passage biblique à la Parabole des talents ; il faut porter du fruit… et mon Père (le vigneron) sera glorifié : pour reprendre l’évangile selon Jean, chapitre 15.Plusieurs cathédrales gothiques comprennent des représentations de la parabole sous forme de sculptures.

De l’Évangile selon saint Matthieu

 Jésus parlait à ses disciples de sa venue; il disait cette parabole : « Le royaume des cieux sera comparable à des jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s’en allèrent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes: les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l’huile en réserve. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. »

Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre :  « Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre ! « . Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe. Les insensées demandèrent aux prévoyantes : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent »  Les prévoyantes leur répondirent : « Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous; allez plutôt vous en procurer chez les marchands ».

XPendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l’on ferma la porte. Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! ». Il leur répondit : « Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas »’. Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure !
Auteur  +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS
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Veillez donc car vous ne savez ni le jour, ni l’heure

Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime. Merci pour la vie, merci pour la foi, merci pour ton amour. Aide-moi à faire silence un instant au milieu des activités pour me retrouver face à face avec toi. Comme Moïse devant le buisson ardent, je quitte mes sandales de la marche quotidienne, et je me mets en ta présence avec simplicité.
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Aujourd’hui, on nous invite à réfléchir sur la fin de notre existence, il s’agit d’un avertissement du Bon Dieu pour notre ultime fin, ne jouons donc pas avec notre vie. « Le royaume des cieux sera comparable à des jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s’en allèrent à la rencontre de l’époux » (Mt 25,1). La fin de chaque personne dépendra du chemin qu’elle aura emprunté; car la mort est la conséquence de la vie —prudente ou insensée— qu’on aura menée en ce monde.
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Les filles insensées sont celles qui ont entendu le message de Jésus mais ne l’ont pas mis en pratique. Les filles prudentes sont celles qui l’ont appliqué dans leur vie, et c’est pour cela qu’elles rentrent au banquet de noces du Royaume.La parabole est un rappel qu’il faut prendre très au sérieux :  « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure » (Mt 25,13).
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Ne laissons pas s’éteindre la lumière de la foi, car tout moment pourrait être le dernier. Le Royaume est ici. Allumez vos lampes avec l’huile de la foi, de la fraternité et de la charité. Nos cœurs, pleins de lumière, nous permettrons de vivre la vraie joie ici et aujourd’hui. Ceux qui font parti de notre entourage seront également illuminés et connaîtront la joie de la présence de l’Époux.
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Jésus nous demande de ne jamais manquer d’huile pour nos lampes. C’est pour cela que lorsque le Concile Vatican II, en choisissant dans la Bible les images de l’Église, fait la comparaison d’un époux et de son épouse et nous dit : « Cette épouse, le Christ  l’a aimée, et il s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier (Eph 5,25-26) ; il se l’est associée par un pacte indissoluble et sans cesse :   » Il la nourrit et la soigne » (Eph 5, 29), et il a voulu, après l’avoir purifiée, qu’elle lui soit unie et soumise dans l’amour et la fidélité ».
Dialogue avec le Christ
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Tu connais mon cœur, Seigneur, et tu sais que je veux faire de mon mieux dans cette vie. Mais tu connais aussi ma fragilité, les circonstances de la vie, les difficultés du quotidien. Viens à mon aide ! Permets que ce chemin que j’entreprends chaque matin vers toi ne soit pas un poids en plus, mais une lumière et un feu intérieur qui guident mes pas et mon cœur et rendent légers tous les fardeaux de la journée, car tu es avec moi.
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Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Trente-deuxième dimanche du temps ordinaire dans l’année A

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◊ Lectio Divina  : cliquez ici pour lire l’article → Dimanche XXXII du Temps Ordinaire – Année A

◊ + Pierbattista, patriarche Pizzabella  : cliquez ici pour lire l’article →   XXXIIe dimanche du .temps ordinaire dans l »année A

Vidéo  – Campus protestant : « La parabole des dix vierges expliquée »

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Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?

Posté par diaconos le 7 novembre 2020

Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?  dans Religion sans-titre-1-600x348

Parabole de l’Économe Infidèle

# L’Économe fidèle et avisé est une parabole de l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc, que l’on retrouve aussi chez saint Matthieu. Elle est l’image de la confiance rendue, du respect, de la fidélité et de la prudence. Par ces valeurs éthiques, elle se rapproche des vertus cardinales et des vertus théologales.Pour le docteur de l’Église Jean Chrysostome, l’économe fidèle est celui qui sait dispenser avec générosité la parole divine et les miracles tels les pasteurs de l’Église. Jean Chrysostome, dans son étude de l’Évangile selon saint Matthieu, dit que le titre d’économe fait aussi référence aux puissants du monde, aux rois qui doivent aider les peuples. Le saint rappelle que nous ne sommes que des dispensateurs des richesses spirituelles et matérielles, et non les véritables propriétaires. L’archevêque dit aussi que la punition pend au nez de l’avare.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande.
Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?
Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens,eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision. Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu.» (Lc 16, 9-15)

Faites-vous des amis avec les richesses injustes

Que sont ces richesses injustes ? Et quels sont les amis que nous devons nous faire par leur moyen ? La raison pour laquelle Jésus appela injustes les biens de ce monde, fut expliquée de manières fort diverses. C’est parce qu’il y a presque toujours, de près ou de loin, quelque injustice dans la manière dont ils furent acquis, ou dans l’usage qu’on en fit.

Comment donc cet économe fut-il injuste ? D’abord, en dissipant le bien de son maître ; puis en en disposant pour son profit personnel. voilà comment la plupart des gens rendent injustes les richesses que Dieu leur confie. Au lieu de se considérer comme des administrateurs qui lui en rendront compte, ils s’en constituent les vrais possesseurs et, oubliant leur responsabilité, ils accumulent ces biens dans leur avarice, en font étalage pour nourrir leur orgueil, ou bien les dissipent pour satisfaire passions.

Quel est alors l’usage que Jésus leur conseille de faire de ces biens, devenus injustes dans leurs mains ?  La parabole donne la réponse :  Le moment approche où toute personne sera appelée à rendre compte de son administration  ; elle doit donc imiter l’économe, qui s’empressa de profiter d’un dernier sursis pour s’assurer des amis qui le reçurent dans leurs maisons : « Et moi je vous dis : Faites-vous des amis. » (Lc 16, 9)

Quels sont ces amis ? L’un dit : « L’ami suprême que nous devons nous assurer, c’est Dieu lui-même en employant à son service les biens qu’il nous confie. »  Olshausen dit : «  c’est le Seigneur Jésus, qui regarde comme fait à lui-même le bien que nous faisons au plus petit de ses frères « . Pour Meyer, Ces amis sont les anges, que Jésus lui-même nous représente comme chargés d’introduire les justes dans le royaume de Dieu.

Mais l’interprétation la plus généralement admise consiste à entendre par ces amis, les personnes : ignorantes à instruire, malheureuses à soulager, pauvres à secourir. Il faut se les attacher par la bienfaisance, par une vraie charité chrétienne. Leur reconnaissance subsistera jusque dans le siècle à venir.

Le sens des deux leçons est donc semblable, mais la dernière convient mieux à la parabole, puisque ce sont les biens que l’intendant administra qui tout à coup manquèrent à l’économe.

Ce mot de tabernacle ou tente est une allusion à la vie des patriarches qui, étrangers et voyageurs, plantaient leurs tentes pour un jour. Dans l’économie future elles seront éternelles ; ce seront les demeures de la maison du Père, l’édifice qui est l’ouvrage de Dieu.

Comme ces amis furent des pauvres et des malheureux secourus, ils se bornèrent à les accueillir avec reconnaissance et avec amour. Dans certains cas aussi ces pauvres assistés purent devenir pour ceux qui leur vinrent en aide les instruments de leur salut. Les biens qui nous sont confiés, comme ceux qu’administra l’économe, ne sont pas à nous, mais à Dieu. Si, comme lui, nous ne sommes pas fidèles dans l’usage que nous en faisons, Dieu pourrait-il nous donner ce qui est à nous ?

Les biens de la terre sont à Dieu, qui les confie à qui il veut, pour un temps, et ils restent toujours pour nous des biens extérieurs. Le salut, au contraire, la vie éternelle, est à nous, parce qu’elle est un héritage qui nous a été légitimement acquis, et surtout parce qu’elle nous est assimilée de manière à devenir une partie intégrante de notre nature spirituelle et immortelle.

Cette parole remarquable nous ouvre une perspective inattendue sur la dignité que Jésus attribue à l’âme humaine, et aussi sur l’état des enfants de Dieu dans le ciel, où tout ce qu’ils posséderont sera parfaitement identique à leur être et leur sera approprié pour toujours par un progrès sans fin dans la connaissance et l’amour de Dieu.

L’enseignement que Jésus donna ici provoqua les ricanements des pharisiens amis de l’argent. Jésus déclara que la renommée dont ils jouirent parmi les hommes fut en abomination à Dieu qui connut leurs cœurs. La loi qui  domina jusqu’à Jean ne fut pas abolie par la publication de ce royaume de Dieu, qui fut l’objet de l’ardente poursuite d’un grand nombre. Elle subsistera autant que le ciel et la terre.

Diacre Michel Houyoux

 Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Aucun domestique ne peut servir deux maîtres à la fois… (Lc 16, 1-13)

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◊ Diacre Jean-Yves Fortin  : cliquez ici pour lire l’article → Notre bien véritable – Parole de Dieu …

◊ Paroisse Notre Dame de l’espérance (Rillieux -le-Pape) : cliquez ici pour lire l’article → Liturgie de la Parole des très jeunes enfants : Digne de …

Vidéo  : cliquez ici → Les richesses injustes – Le Paraboles de Jésus 

 Daniel Marguerat : L’argent dans la Bible

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Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

Posté par diaconos le 5 novembre 2020

Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit dans comportements psalm23

# La parabole de la brebis égarée, dite aussi « parabole du bon berger » ou encore « du bon pasteur » », attribuée à Jésus de Nazareth, se retrouve dans deux évangiles canoniques du Nouveau Testament. Elle est rapportée par Matthieu (Mt 18,12-13) et Luc (Lc 15,3-7). On la trouve aussi dans l’Évangile apocryphe de Thomas, logion 107. De possibles parallèles dans l’Ancien Testament sont Ez 34,6, 12 et Ps 119,176 .La parabole a donné lieu à une expression, la « brebis égarée », désignant, à l’instar du « fils prodigue » dans une parabole qui suit peu après dans Luc, la personne qui s’égare moralement, ou, toujours dans Luc, de la drachme perdue. Les deux premières paraboles, et parfois les trois, servent de base dans les considérations que développent les théologiens et prédicateurs sur la nécessité d’aller chercher la brebis égarée pour la faire rentrer dans le troupeau, quand on considère l’égarement involontaire, ou d’accueillir avec grâce le pécheur repenti, dans le cas de l’égarement volontaire.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?
Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux,     et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !”
Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » (Lc 15, 1-10)

La brebis égarée

 Jésus fut entouré de péagers et de pécheurs avides de l’entendre. Leur affluence provoqua les murmures des pharisiens, qui reprochèrent à Jésus de les accueillir et de manger avec eux. Jésus demanda à ses adversaires lequel d’entre eux, ayant cent brebis et en perdant une, ne laissa les nonante -neuf autres pour aller chercher celle qui fut perdue, jusqu’à ce qu’il l’eut trouvée .

Quand il l’a trouva il la mit sur ses épaules avec joie, et convoqua ses amis et ses voisins pour partager sa joie. Ainsi il y a de la joie dans le ciel pour un pécheur repentant plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes.

La drachme perdue et retrouvée

Quelle femme, ayant dix drachmes et en perdant une, ne prit des soins minutieux pour la retrouver ? Et quand elle l’a trouva, elle associa à sa joie ses ses amies et ses voisines. De même, il y aura de la joie parmi les anges pour tout pécheur qui se repentira.

Les péagers, haïs à cause de leur profession, et méprisés à cause des injustices qu’ils commirent souvent en l’exerçant, les pécheurs, hommes connus comme vicieux et plus ou moins perdus de réputation, s’approchèrent de Jésus, afin de mieux entendre les paroles de miséricorde et de pardon qu’il exprima. Ses enseignements réveillèrent leur conscience.

Ils sentirent alors le poids et l’amertume du péché, et repoussés de tous, ils furent attirés vers cet Envoyé de Dieu, qui toujours témoigna à leurs pareils sa tendre compassion. La cause de leur mécontentement, qui se donna les airs de l’indignation, fut ici exprimée : Jésus non seulement reçut, accueillit avec bonté les péagers et les pécheurs, mais il condescendit à manger avec eux, ce qui fut, en Orient, une marque de familiarité et de confiance.

Les orgueilleux pharisiens ne purent ni comprendre ni pardonner cette conduite de Jésus. Ils affectèrent d’y voir un mépris de la moralité et de la justice, dont ils se crurent seuls en possession. Leurs murmures furent à la fois un blâme infligé à Jésus et l’expression de leur dédain pour les péagers et les pécheurs.

Jésus répondit par trois admirables paraboles : une brebis perdue, une drachme perdue, un fils perdu, indiquant dès l’abord que c’est précisément ce qui est perdu qu’il cherche avec compassion et amour. Puis, la joie qu’il éprouva de le retrouver et de le sauver dut couvrir de confusion les pharisiens, qui furent animés de sentiments si différents.

Jésus en appela aux propres sentiments de ses auditeurs : « Quel est l’homme d’entre vous ?  » Puis il recourut à cette image du bon berger, sous laquelle de tout temps l’Église s’est représenté son Sauveur et son Chef.

La brebis fut incapable, dés qu’elle  s’égara, de revenir au bercail ou de se défendre en présence du moindre danger, ou de supporter aucune fatigue. Pour qu’elle ne fut pas irrévocablement perdue, il fallut que le berger la chercha, la porta, lui prodigua tous ses soins. Parfaite image de l’homme pécheur, éloigné de Dieu.

Jésus décrivit sa compassion et son amour sous les traits de ce berger qui chercha sa brebis sans relâche jusqu’à ce qu’il la  trouva. Ce fut là l’œuvre de toute sa vie ; et cette œuvre, il la poursuit encore par ses serviteurs, par son Esprit, par tous les moyens de sa grâce.

Une seule brebis sur nonante-neuf autres est peu de chose :il résulte de là, que c’est moins l’intérêt que la pitié qui poussa le berger à agir comme il le fit. (Godet)

Les nonante-neuf brebis qu’il laissa dans les lieux non cultivés, les steppes, où l’on fit paître les brebis, représentèrent les Israélites restés extérieurement fidèles à l’alliance divine et qui éprouvèrent beaucoup moins que les péagers et les pécheurs le besoin d’un Sauveur.

 Qui éprouva cette joie dans le ciel ?

Dieu, le Sauveur, les anges de Dieu, qui prennent part au salut d’une âme perdue. Quel amour se révéla dans cette parabole ? Existe-t-il sur la terre des justes qui n’ont pas besoin de repentance « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 3, 2)

Jésus parla au point de vue de cette légalité dont se prévalurent ses auditeurs pharisiens. Il employa les termes de pécheurs, justes, repentance dans le sens extérieur où ils les entendirent, eux qui s’imaginèrent qu’il eut suffit de faire partie du peuple de l’alliance et d’observer les ordonnances lévitiques pour être assuré du salut.

Jésus voulut leur faire comprendre que Dieu préfère les sentiments d’humiliation et d’amour, qu’éprouva le pécheur repentant, à la propre justice de ceux qui ne s’écartèrentjamais du droit chemin. Cette pensée ressort plus clairement de la parabole de l’enfant prodigue et de l’attitude prise par le fils aîné.

Jésus ne dit pas cependant que la justice des Israélites fidèles à la loi n’est rien pour Dieu et n’éveille dans le ciel ni joie ni amour. Mais comment n’y aurait-il pas eu plus de joie pour ces pauvres péagers qui venaient se jeter dans les bras de Jésus et recevoir dans leur cœur, déjà renouvelé par la repentance, les paroles de miséricorde et de pardon qu’il leur adressa ? Dès ce moment, ils lui appartinrent tout entiers et lui firent le sacrifice de leur vie, par une reconnaissance et un amour qui furent l’âme de toute vraie piété.

Matthieu conserva cette parabole, mais en lui donnant une place et une signification différentes de celles qu’elle eut chez Luc. Elle servit à peindre l’amour et les soins de Jésus pour  un de ces petits qu’il défendit de mépriser et qu’il représenta sous l’image de cette brebis perdue, qu’il alla chercher et sauver. Cette application de la parabole ne manque pas de vérité ; mais il faut reconnaître que c’est dans Luc qu’elle a sa vraie place et son sens le plus profond.

Au reste cette image revint plus d’une fois dans les enseignements de Jésus. La drachme était une monnaie grec que, valant, comme le denier romain, un peu moins de 2.93€, prix de la journée d’un ouvrier :

La description des soins minutieux que prit cette pauvre femme pour retrouver sa drachme perdue, furent destinées à montrer combien elle lui fut précieuse. Péniblement gagnée, cette pièce d’argent fut nécessaire à sa subsistance.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux ; cliquez ici pour lire l’article → Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

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◊ Idées-Caté : cliquez ici pour lire l’article → Parabole de la brebis perdue et retrouvée

◊ Paroisse sainte Cécile (Boulogne-Billancourt) : cliquez ici pour lire l’article → Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

Père Francis_Corbiere : « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit »

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Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple

Posté par diaconos le 4 novembre 2020

 Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple  dans comportements 127280331

# L’exégèse contemporaine concernant le personnage de Jésus confronte les éléments de la vie de Jésus de Nazareth présents dans les textes antiques, essentiellement chrétiens, avec les connaissances historiques générales modernes. Elle soumet donc, depuis le XIXe siècle, les textes du Nouveau Testament à l’analyse dans le but de faire la part de ce qui est compatible avec l’histoire et ce qui ne l’est pas. Les débuts de la recherche historique sur la vie de Jésus sont traités dans l’article Quêtes du Jésus historique. Les thèses contestant son historicité sont regroupées dans l’article Thèse mythiste.

Dans les milieux gréco-romains, on lui donne très tôt le titre de Christos, ce dont témoignent quelques sources païennes ou gréco-romaines. Vers 116, dans ses Annales, l’historien romain Tacite parle de sectateurs de « Christos, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate. Suétone vers 120, mentionne dans la Vie de Claude un Chrestos , dont il est généralement admis qu’il désigne Jésus-Christ qui, selon Suétone aurait été présent à Rome dans les années 4027 lors des troubles « messianistes à caractère politique et anti-romain27 » qui auraient agité la communauté juive de Rome, à l’encontre de laquelle Claude promulgue un édit d’expulsion.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.
Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?
Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?
S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »  (Lc 14, 25-33)

Conditions nécessaires pour suivre Jésus

De grandes foules firent cortège à Jésus. Jésus les prévint que pour être son disciple, il fallut être capable de haïr les siens, et porter sa croix en le suivant. Jésus raconta deux paraboles destinées à enseigner la prévoyance.

  1. L’homme qui bâtit une tour:  Jésus invita ceux qui voulurent bâtir une tour, qui calculèrent d’abord la dépense, de peur de s’attirer les moqueries, s’il ne purent venir à bout de leur entreprise.
  2. Que les rois qui firent la guerre fussent prudents, comme un roi qui n’entreprit la guerre que s’il se sentit de force à vaincre.

En conclusion, Jésus s’appuya d’une comparaison qui montra l’importance du rôle des disciples . Celui qui ne renonce pas à tout ne peut être un disciple de Jésus. Les disciples ont un beau rôle, celui du sel, mais s’ils ne le remplissent pas, leur condition sera misérable. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !

 Aimons notre prochain, nos ennemis mêmes, à plus forte raison nos proches. «  Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. »  (Mt 10, 37) Jésus supposa que ces affections de la famille, entrant en conflit avec l’amour que nous lui devons, sont devenues un obstacle à notre communion avec lui et nous empêchent de devenir ses disciples.

Nous devons haïr ce mal, cet éloignement de Dieu sous peine de renoncer à l’amour de Jésus :« 53 Le père sera contre le fils et le fils contre son père ; la mère contre sa fille, et la fille contre sa mère : la belle-mère contre sa belle-fille, et la belle-fille contre sa belle-mère. » (Lc 12, 33) C’est exactement par le même principe que toute personne qui souhaite  devenir disciple de Jésus doit haïr sa propre vie, sa personnalité, son moi, dès que l’amour de lui-même s’oppose à l’amour de Dieu.

Enfin, il est évident, d’après ces paroles, que tout chrétien doit être prêt à sacrifier sa vie terrestre tout entière pour la cause de Jésus. Mais qui est-il donc, ce Jésus, qui se pose ainsi comme l’objet de l’amour suprême de tous ses disciples ?

Ainsi le renoncement absolu que Jésus prescrivit ne suffit pas pour faire d’un homme son disciple ; il n’y a pas seulement des affections et des biens à sacrifier, il y a des souffrances à endurer dans cet esprit d’obéissance et d’amour dont Jésus lui-même futt animé, et dont il dut donner l’exemple jusqu’à son dernier soupir.

Ces souffrances ont pour emblème l’instrument qui servit au supplice de Jésus. Comme Jésus, chaque disciple a sa propre croix, qu’il doit porter en le suivant. Or, la croix est toujours et pour tous un instrument d’ignominie, de souffrance et de mort. «  Cet homme a commencé à bâtir, et n’a pu achever » (Lc 14 31)  Le but de cette parabole, comme de la suivante,fut de motiver  l’exhortation à s’examiner soi-même pour voir si l’on est capable de remplir ces sévères conditions.

Être disciple de Jésus, le suivre, l’imiter en toutes choses, jusqu’à la croix, jusqu’à la mort, est une tâche difficile, bien plus au-dessus de nos forces que bâtir une tour ou une forteresse n’est au-dessus de la fortune d’un pauvre ; ce n’est donc pas avec l’enthousiasme éphémère d’une première émotion religieuse qu’on doit s’engager dans cette difficile carrière.

Il faut s’asseoir, se recueillir, calculer la dépense, avant de faire hautement profession d’être disciple de Jésus. Sans cette précaution, on court le risque de provoquer les moqueries du monde et de devenir une cause d’opprobre pour l’Évangile.

La seconde parabole a le même sens que la première, avec cette nuance que la vie chrétienne n’est plus comparée à une tour dont la construction exige une grosse dépense, mais à une guerre périlleuse contre un ennemi dont les forces sont bien supérieures à celles que nous pouvons lui opposer par nous-mêmes. Mieux vaudrait rester en paix avec cet ennemi, que de s’exposer à de honteuses défaites.

Plutôt rester un honnête homme religieusement obscur, que de devenir ce qu’il y a de plus triste au monde, un chrétien inconséquent. (Godet)

 Il y a quelque chose de saisissant dans ce mot répété pour la troisième fois : ne peut être mon disciple. Telle fut la conclusion de tout ce discours.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Unit pastorale « saint Lambert (Liège) : cliquez ici pour lire l’article →  Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple

◊ Servons la fraternité : cliquez ici pour lire l’article → Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple

Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple »

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