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Vendredi après les Cendres – Année paire

Posté par diaconos le 15 février 2024

 Question-Réponse sur le Jeûne Partie 3/6 – J'suisMuslim

# Le prophète Jérémie était fils de Hilqiyahou, prêtre à Anathoth, dans le territoire de Benjamin, à quelques kilomètres au nord de Jérusalem. Jérémie prouva aux Israélites la véracité de ses songes après une altercation avec un autre prophète nommé Hananya, dans le VIe siècle av. J.-C.. Ainsi Jérémie annonça la mort de Hananya pour l’année à venir car ses prophéties ne furent pas divines et qu’il s’attira la colère de Dieu.  En effet, Hananya mourut le septième mois de cette année. Jérémie fut un solitaire que sa mission contraignit à rester à l’écart de la société, situation dont il souffrit. En outre, Jérémie n’eut pas de femme Il connut aussi la prison, fut brutalisé, et exilé en Égypte à Taphnis. Jérémie annonça l’arrivée des Chaldéens et prédit la destruction de Jérusalem, ainsi que l’exil des Judéens à Babylone du fait de leur manque de foi. Il encouragea la réforme de Josias et essaya d’enrayer les progrès de l’idolâtrie . Jérémie prophétisa la destruction de nombreux peuples étrangers, royaumes et cités, dont Dedân, Téma, Buz

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus en disant : «Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ?» Jésus leur répondit : «Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront» (Mc 9, 14-15)

Questions sur le jeûne

Les pharisiens, confondus par la réponse de Jésus, portèrent la discussion sur un autre sujet : les jeûnes prescrits par la loi et les prières offertes à certaines heures fixes. Pour donner plus de poids à leur objection, ils invoquèrent l’exemple des disciples de Jean. De là vint que Matthieu attribua la question à ceux-ci, qui sans doute y prirent part, et que Marc la mit dans la bouche des uns et des autres : «Alors les disciples de Jean vinrent auprès de Jésus, et dirent: Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point ?» (Mt 9, 14)

La troisième parabole, particulière à Luc, ne parut pas, au premier abord, être en harmonie d’idées avec les deux précédentes. Quel fut son rapport avec les deux précédentes ? Littéralement, le sens est bien simple. Tout le monde préfère le vin vieux, qui est plus doux, meilleur, au vin nouveau qui est plus fort, mais d’un goût plus acerbe. La vie nouvelle que Jésus apporta dans les âmes et dans le monde est incompatible avec les vieilles institutions théocratiques et avec la vieille nature humaine ; il fallut que tout fut renouvelé pour la recevoir et la supporter, ou plutôt ce fut elle-même qui fit toutes choses nouvelles.

Mais il ne fut pas naturel de s’attendre à ce que des hommes tels que les disciples de Jean et ceux des pharisiens, habitués aux formes et à l’esprit de l’ancienne alliance, y renoncèrent aussitôt, pour embrasser la vie nouvelle qui leur fut présentée. L’habitude, les préjugés, et la pente naturelle de leurs cœurs leur firent dire : l’ancienne religion fut bonne. Ainsi Jésus avec beaucoup d’indulgence adoucit ce qu’il y eut d’absolu dans les deux premières paraboles, ou du moins exprima la pensée qu’il fallut supporter avec patience ceux qui ne purent se déprendre tout à coup de leurs vieilles convictions judaïques pour embrasser l’Évangile.

On reconnut bien là la charité de Jésus qui ne brisa pas le roseau froissé et n’éteignit pas le lumignon fumant. Cette miséricorde se comprend d’autant mieux ici, qu’elle s’exerça surtout à l’égard des disciples de Jean-Baptiste qui, selon Matthieu, soulevèrent la question des jeûnes, occasion de tout ce discours.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Histoire d’une foi : cliquez ici pour lire l’article→ Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé.

◊ Diacre Jean-Yves Fortin : cliquez ici pour lire l’article → Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé

Vidéo Jérémy Sourdril : cliquez ici pour regarder la vidéo →https://youtu.be/A4xg0qDoQYQ

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Jeudi après les Cendres

Posté par diaconos le 14 février 2024

La confession de foi de Pierre - Saint Pierre-Bonsecours

 Tu es bien heureux, …tu es la pierre sur laquelle je bâtirai mon Église

# Pierre (saint Pierre pour les catholiques et les orthodoxes), de son vrai nom Siméon Bar-Yonah Simon, fils de Jonas») selon le témoignage des Évangiles, aussi appelé Kephas (le roc en araméen) ou Simon Pierre, est un Juif de Galilée ou de Gaulanitide connu pour avoir été l’un des disciples de Jésus de Nazareth. Il est répertorié parmi les apôtres, au sein desquels il semble avoir tenu une position privilégiée du vivant même de Jésus avant de devenir, après la mort de ce dernier, l’un des dirigeants majeurs des premières communautés paléochrétiennes.x

Il vint au monde au tournant du Ier siècle av. J.-C. et mourut selon la tradition chrétienne entre 64 et 68 à Rome. La tradition catholique en fait le prince des apôtres, le premier évêque de Rome et l’Église catholique revendique sa succession apostolique pour affirmer une primauté pontificale, que lui contestent les autres confessions chrétiennes et dont l’actuel pape est le représentant. Il a suscité un grand nombre d’œuvres artistiques, en particulier dans l’Occident latin. Fuyant la persécution, Pierre gagna Antioche ; selon S. Mimouni, la chronologie d’Eusèbe de Césarée, qui date ce départ de 42, cadre mal avec celle tirée des Actes des Apôtres, qui situent Pierre en 42 à Jérusalem, et ce jusqu’en 43-44.

La tradition de l’Église catholique attribue à Pierre la direction de l’Église d’Antioche. Premier évêque de cette ville, la fête de la chaire de saint Pierre à Antioche est célébrée le 22 février depuis le IVe siècle jusqu’à la réforme du calendrier liturgique établie par le concile Vatican II qui la réunit à la chaire romaine. Pierre resta sept ans à Antioche. La tradition chrétienne attesta la présence de Pierre à Rome, mais la date de son arrivée et la durée de son séjour sont inconnues de manière précise.

Selon l’historien Géza Vermes, Eusèbe affirma que d’Antioche, Pierre se rendit à Rome sous le règne de Claude (41-54), à la poursuite de son adversaire de l’époque samaritaine quand il prêchait en Samarie, Simon le Magicien débarrassa Rome du bonhomme et de son influence. Dans la capitale impériale, Pierre prêcha le message chrétien. Selon certains critiques qui se fondèrent sur l’Épître aux Corinthiens (1 Co 1,12) de Paul de Tarse, Pierre aurait quitté Rome pour un voyage missionnaire qui le vit passer en Achaïe, et il a l’occasion de visiter Corinthe.

Dans la première moitié des années 50, au plus tôt en 48, il fut à Jérusalem. Là, lors des réunions qui furent par la suite appelées Concile de Jérusalem, il proposa la solution qui fut adoptée par Jacques le Juste en conclusion de l’assemblée, sur les obligations que devaient suivre les chrétiens venant du polythéisme.  Il fallait que ces derniers observèrent un minimum de préceptes de la Torah en s’abstenant des souillures de l’idolâtrie, de l’immoralité, de la viande étouffée et du sang. Selon la tradition, il aurait été présent à Rome lorsque Paul rédigea l’Épître aux Romains.

 De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : «Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite» Il leur disait à tous : «Celui qui veut marcher à ma suite ,qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ?» (Lc 9, 18-22)

Confession de Pierre

Jésus, après avoir prié dans la solitude, demanda à ses disciples quelle opinion régnait parmi le peuple à son sujet. Ils répondirent qu’on le tint pour Jean-Baptiste, Élie ou l’un des anciens prophètes. Il leur demanda alors leur propre sentiment. Pierre répondit  : « Tu es le Christ de Dieu» Jésus leur défendit de le révéler et ajouta : «Il faut que le fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit mis à mort et qu’il ressuscite le troisième jour». Puis il dit à tous : «Si quelqu’un veut être mon disciple, il faut qu’il me suive dans la voie du renoncement et de la croix.» Vouloir sauver sa vie, c’est la perdre : la perdre, c’est la sauver. Or note salut vaut plus que la possession du monde entier, parce que, au jour de sa gloire, le fils de l’homme aura honte de celui qui aura eu honte de lui devant les gens.

Plusieurs de ceux qui furent ici ne moururent pas avant d’avoir vu le règne de Dieu. Luc fut celui de tous les évangélistes qui fit remarquer le plus fréquemment ces prières de Jésus dans la solitude. Seul il rapporta que Jésus se préparait en priant. Comme le remarqua Monsieur Godet, il fut probable qu’il associa à sa prière ses disciples et les plaça ainsi dans des dispositions appropriées aux circonstances. L’entretien entre Jésus et ses disciples, eut lieu dans la contrée de Césarée de Philippe.

Luc rattacha sa narration à celle de la multiplication des pains. tandis que Matthieu ei Marc intercalèrent un grand nombre de récits qu’il passa entièrement sous silence. Dans les trois évangiles, Pierre reconnut le Seigneur Jésus comme le Christ ; mais chaque évangéliste formula cette idée à sa manière :Matthieu : le Christ, le Fils du Dieu vivant ;Marc : le Christ ; Luc : le Christ de Dieu. Dans les trois synoptiques, cette première annonce des souffrances de Christ suit immédiatement la confession de Pierre : «Tu es le Christ.» Jésus défendit à ses disciples de le faire connaître. Mais c’est Luc qui fit ressortir avec le plus de clarté et de force le sens de ce rapprochement. .

La raison de cette interdiction est que Jésus ne voulait pas entretenir les espérances charnelles que nourrissaient ses adhérents. Ceux-ci attendaient un Messie glorieux, tandis que lui allait souffrir. Il ne voulait pas non plus provoquer avant le temps la haine de ses adversaires. Ce motif ressort avec plus d’évidence encore du récit de Jean : après le miracle de la multiplication des pains, Jésus dut se soustraire à l’enthousiasme de la foule, qui voulait le proclamer roi. Matthieu et Marc rapportèrent l’opposition faite par Pierre aux souffrances de Jésus et la sévère répréhension que celui-ci lui adressa.

Luc omit ce détail, qui fut au désavantage de Pierre ; mais il passa sous silence les paroles de Jésus   «Tu es bien heureux, …tu es la pierre sur laquelle je bâtirai mon Église», qui furent à la louange de Pierre. Certains critiques concluent que Luc, disciple de Paul, avait des préventions contre Pierre.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Opus Dei : cliquez ici pour lire l’article →Au fil de l’Évangile jeudi après les Cendres : la vérité de la croix

◊ Prédications Europe : cliquez ici pour lire l’article → Jeudi après les Cendres – Prédications

Vidéo  Pasteur Richard Cadou : cliquez ici → https://youtu.be/YHyh2qELGxY

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Mardi de la sixième semaine du Temps Ordinaire – Année paire

Posté par diaconos le 12 février 2024

Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens...

Jésus leur dit : Prenez garde contre le levain des pharisien

# Pour le docteur de l’Église Jean Chrysostome, Jésus lors de ce miracle se pose bel et bien comme le créateur du ciel et de la Terre. Il incita par ce geste à prier avant tout repas, et il voulut montrer l’importance du partage. La multiplication des pains est le symbole de la Parole donnée par le Christ, parole qui a nourri les peuples pour des siècles. Pour saint Éphrem, Jésus donna généreusement lors de ce miracle. Il donne tellement qu’il en resta douze corbeilles. Le saint compara Jésus à Moïse, Moïse qui avait nourri le peuple libéré de l’esclavage avec la manne tombée du ciel.

Pour Benoît XVI, ce geste messianique est symbole de partage fraternel, mais aussi symbole du chemin que devront suivre les apôtres à savoir transmettre la Bonne Nouvelle Selon certaines interprétations théologiques, il préfigurerait la cène, dernier repas de Jésus avec ses disciples, établissant le rite de l’eucharistie dans lequel le pain est réputé incarner le corps de Jésus, donné en sacrifice sur la croix pour sauver les hommes. Pour les historiens, les événements évoqués par les évangélistes avec ces deux relations restent énigmatiques bien que certaines hypothèses aient été émises.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque. Or Jésus leur faisait cette recommandation : «Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode !»Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains. Jésus s’en rend compte et leur dit : «Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ? Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ? Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux» Ils lui répondirent : «Douze. Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ?» Ils lui répondirent : «Sept» Il leur disait : «Vous ne comprenez pas encore» (Mc 8, 14-21)

Prenez garde !

Les disciples oublièrent de prendre avec eux la petite provision de pain dont ils eurent besoin pour cette course au-delà du lac. Marc seul a noté ce détail, qui ne put provenir que d’un témoin oculaire, qu’ils n’eurent qu’un seul pain avec eux. Selon Marc, Jésus mit en garde ses disciples contre le levain des pharisiens et des sadducéens. Hérode Antipas partageait les principes des sadducéens.

Nullement ; car Jésus put fort bien, en mettant ses disciples en garde contre les principales tendances pernicieuses de son temps, mentionner aussi la plus pernicieuse de toutes, celle qui procédait la cour d’Hérode, de ce monde léger, corrompu, véritable levain qui ne fermenta que trop dans la masse de la nation, puisqu’il y eut tout un parti hostile à Jésus, qu’on désigna sous le nom d’Hérodiens : «Les pharisiens sortirent, et aussitôt ils se consultèrent avec les hérodiens sur les moyens de le faire périr.’ (Mc 3, 6)

Marc multiplia les termes d’un reproche bien mérité, que Matthieu exprima en un seul mot. Manque d’intelligence, endurcissement du cœur, oubli des plus grands miracles de Jésus, voilà ce que Jésus reprocha à ses disciples. Quelques traducteurs prirent ces dernières phrases comme des affirmations : «Ayant des yeux, vous ne voyez pas…»

Marc donna aux paroles de Jésus et des disciples la forme d’un vif dialogue rendu plus actuel encore par ces verbes au présent : ils lui disent, deux fois répétés dans le texte. Après cette sorte de catéchisation sur deux grands miracles, dont furent les témoins, les disciples durent être confondus par cette dernière question : «Comment ne comprenez-vous pas ?»

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Miracles de la multiplication des pains

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◊ Hozana : cliquez ici pour lire l’article → La multiplication des pains

◊ Catholique .org. : cliquez ici pour lire l’article →mardi, 6ème semaine du temps ordinaire – Homélie

Vidéo Lectio Divina : cliquez ici pour regarder la vidéo → https://youtu.be/xAeGRt8_774

 

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Arnaud, Abbé de Sainte-Justine de Padoue

Posté par diaconos le 10 février 2024

Bienheureux Arnaud, abbé du monastère de Sainte-Justine de Padoue ...

La région connut alors d’importantes luttes de pouvoir entre guemfes et gibelins, Welf opposés à la maison de Hohenstaufen. Arnaud Cataneo s’opposa vivement au tyran Ezzelino III da Romano, seigneur gibelin de Padoue, Vérone, Vicence et Brescia surnommé le Féroce, remarqué par sa cruauté, qualifié de monomaniaque de la terreur, et de fils du diable, fut excommunié à deux reprises par le pape Innocent IV.

Son gouvernement fut très actif : il défendit les droits du monastère, compromis à l’époque, revendiqua d’anciens privilèges, comme celui selon lequel l’abbé de Sainte-Justine participait à l’élection de l’évêque, restaura le monastère et l’enrichit de nouveaux bâtiments et biens, fit détourner les eaux du fleuve Bacchiglione pour faire fonctionner une usine de meunerie, et bien d’autres choses encore.

Lorsque Ezzelino III s’empara de Padoue en l’an 1237 et emprisonna Giordano Forzaté, prieur de S. Benedetto, l’autre grand monastère bénédictin de Padoue, Arnaldo se réfugia dans la famille Este, d’abord à Ferrare, puis à Monselice, la ville la plus proche. L’opposition d’Arnaud Cataneo et son influence spirituelle contrarièrent Ezzelino III qui le fit condamner à mort. Il se réfugia alors dans une grotte voisine, d’où il ressortit en 1238 lorsque l’empereur germanique Frédéric II délivra la ville.

En l’an 1238, Frédéric II lui rendit Sainte-Justine et, l’année suivante, il y séjourna pendant deux mois. Cependant, après le départ de l’empereur, la ville resta à la merci d’Ezzelino qui, dès qu’il se sentit en sécurité, en 1246, fit arrêter Arnaldo et l’enferma dans la forteresse d’Asolo. L’abbé y languit, au pain et à l’eau, pendant huit ans et trois mois, jusqu’à sa mort, le 10 février 1255. À cette occasion, on vit deux visages enflammés descendre du ciel et briller au-dessus du château.

Mais Ezzelino reprit le contrôle de la région ; il fit arrêter Cataneo en l’an 246, et le fit enfermer dans un cachot de sa forteresse de Sologne, en Vénitie, où il mourut après huit ans de martyre, de persécution, de souffrances et d’isolement, l’an 1255. Depuis le 14 mars 1562, son corps repose dans un autel baroque d’une des chapelles de la basilique Sainte Justine de Padoue. Pensée spirituelle de saint Benoît  : «À mesure que l’on avance dans la foi, le cœur se dilate.»  Courte prière d’un bénédictin contemporain d’Arnaud : «Augmente chaque jour en moi la foi, Seigneur, la foi embellie de toutes les vertus.» (Anonyme)Saint Arnould est le saint patron des brasseurs belges, il est fêté officiellement le 14 août. D’ailleurs, à Bruxelles, un week-end entier lui est dédié chaque année fin août/début septembre pour célébrer le le jour de la Bière. À Mons, en Belgique, lors de la procession religieuse du Car d’Or, un groupe portant son nom y participe.

Diacre Michel Houyoux

Vidéos Procession du Car d’Or : cliquez ici https://youtu.be/FbJH4Y9xZ1w

Descente de la chasse de sainte Waudru : cliquez ici → https://youtu.be/t75jZLp7FWM?t=96

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