• Accueil
  • > Recherche : blog du diacre michel

Résultats de votre recherche

Vingt-quatrième dimanche dans le Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 5 septembre 2022

enfant prodigue

Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie

# Selon Jacques Ellul, cette parabole dite par le Christ concerne aussi, prioritairement, le fils aîné, tout autant que le fils prodigue. En fait, c’est aussi une interpellation adressée aux pharisiens, étroitement observateurs de la Loi, les interrogeant sur leurs rapports durs, légalistes, à l’égard des brebis égarées qui s’en éloignent. La parabole du Fils prodigue servit, entre le Ve et VIIIe siècles à plusieurs théologiens, dont saint Pierre Chrysologue, pour désigner les deux fils du père, le fils aîné, symbolisant le judaïsme, qui reste étroitement attaché à la maison, et le fils cadet, l’Église, destinée à appeler avec miséricorde tous les hommes pécheurs pour qu’ils reviennent à l’amour de Dieu, leur père, tel que cet amour divin fut révélé et manifesté par Jésus, notre médiateur auprès de Dieu.

Le pape Benoît XVI, à la suite de tout un courant patristique, théologique et magistériel, identifia le père, dans la parabole, à Dieu, le père éternel. C’est pourquoi, la relation avec Lui se construit à travers une histoire, de façon analogue à ce qui arrive à tout enfant avec ses parents.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?  Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

    Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, lle rassemble ses  amies et ses voisines pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’ Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens.

    Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.

Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.

Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.

 Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.

Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’   Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! » (Lc 15, 1-32)

Parabole de l’enfant prodigue

Un homme avait deux fils. Le plus jeune demanda sa part d’héritage et s’en alla dans un pays éloigné, où il dépensa, en vivant dans la débauche, tout ce qu’il eut reçu.  Une famine survint ; il manqua de tout. Il s’attacha à un étranger, qui l’employa à garder les pourceaux, et ne lui donna pas même des gousses, dont ceux-ci se nourrissaient.. Il rentra en lui-même, compara sa position à celle des mercenaires de son père, et se décida à aller vers son père, et à lui confesser sa culpabilitéet son indignité.

Il se leva, et retourna vers son père. Celui-ci le vit venir de loin, courut à sa rencontre, se jeta à son cou et l’embrassa. Le fils confessa son péché. Le père ordonna à ses serviteurs d’apporter ce qu’il fallait pour revêtir son fils, et de préparer un festin en son honneur. Ils commencèrent à se réjouir. Le fils aîné, revenant des champs,  entendit le bruit de la fête et demanda des explications à un serviteur. Celui-ci lui annonça le retour de son frère et le festin ordonné par son père.

Il se mit en colère et refusa d’entrer. son père sortit et le pria d’entrer. Il lui rappela les longs services qu’il lui rendit, et se plaignit de n’avoir jamais reçu de lui la plus petite récompense, tandis qu’au retour de mon frère débauché, tu tua le veau gras. Son père lui répondit que sa récompense fut de demeurer avec lui et de disposer à son gré de tous les biens paternels ; qu’il fallait bien faire une fête et se livrer à la joie, puisque son frère qui était mort revint à la vie..

Plusieurs Pères de l’Église virent dans l’aîné le peuple juif et dans le plus jeune les païens. Les théologiens de l’école de Tubingue s’empressèrent de saisir cette interprétation, pour en appuyer leurs idées sur l’époque tardive de la rédaction des évangiles et sur les tendances qu’ils attribuèrent spécialement à celui de Luc.

Publié dans comportements, La messe du dimanche, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits

Posté par diaconos le 4 septembre 2022

Mercredi de la quinzième semaine du Temps Ordinaire dans Catéchèse 116723634

# Les secrets de Fátima furent adressées en 1917 par la Vierge Marie à Lúcia dos Santos et à ses cousins Jacinta et Francisco Marto dans la petite ville de Fátima au Portugal. En juillet et en août 1941, rédigeant son troisième Mémoire sur les apparitions, Lúcia dos Santos (devenue sœur Lucie) précisa, pour la première fois, que ce secret comprenait rois éléments différents, et elle en dévoila deux en 1941, le troisième ne fut révélé qu’en l’an 2000 par le pape Jean-Paul II. Une explication théologique fut donnée par le cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Son texte donna les critères de discernement d’une vision pour l’Église, ainsi que l’interprétation des éléments de cette vision dans la foi chrétienne. D’après le Cardinal Bertone, après les apparitions de la Vierge, les enfants gardèrent tout en mémoire, et Lucie, dernier témoin survivant, n’accepta de communiquer le contenu de ces secrets qu’après en avoir reçu l’ordre de son évêque (de Leiria), et avec la permission de Notre-Dame. dans son Troisième Mémoire du 31 août 1941 adressé à l’évêque de Leira-Fatima, sœur Lucie relata le premier secret.

Dans son quatrième mémoire daté du 8 décembre 1941, Lucie reprit la première révélation et y ajouta la seconde révélation. La troisième partie du  secret  fut écrite « sur l’ordre de l’Évêque de Leiria le 3 janvier 1944. Elle fut rédigée sur une lettre à part, mise dans une enveloppe scellée, sur laquelle sœur Lucie écrivit que cette lettre ne put être ouverte qu’après 1960. La lettre fut remise à l’évêque de Leiria-Fatima de l’époque. Lucie indiqua que seul le patriarche de Lisbonne ou l’évêque de Leiria furent autorisés à l’ouvrir après cette date. L’enveloppe scellée fut gardée par l’évêque de Leiria.

Puis, pour mieux conserver le secret, l’enveloppe fut remise le 4 avril 1957 aux Archives secrètes du Vatican. L’évêque de Leiria prévint sœur Lucie de ce transfert du document. Le 17 août 1959, le père Pierre-Paul Philippe, commissaire du Saint-Office, porta au pape Jean XXIII l’enveloppe contenant le troisième secret de Fatima. Mais le pape décida de ne pas le publier. Paul VI, le 27 mars 1965, lut le contenu de la lettre (avec le Substitut Mgr Angelo Dell’Acqua),écida lui aussi de ne pas publier le texte.

Après la tentative d’assassinat de Jean-Paul II du 13 mai 1981, le pape Jean-Paul II demanda l’enveloppe contenant la troisième partie du secret.  Le cardinal Franjo Šeper remit le 18 juillet 1981, deux enveloppes : l’une avec le texte original de sœur Lucie en portugais, et l’autre, avec la traduction du texte en italien. . En avril 2000, Lucie confirma au cardinal Bertone que la lettre et le texte du  troisième secret furent bien ceux qu’elle rédigea en janvier 1944.

Jésus confirma solennellement son action de grâce et en indiqua la raison suprême. La bienveillance se Dieu, est fondé dans sa justice et son amour. Devant toi, hébraïsme qui signifie à tes yeux, à ton jugement. Encore tout rempli du sentiment de reconnaissance qui éleva son âme à Dieu, Jésus se tourna vers ses disciples et leur communiqua les vérités les plus profondes sur sa personne.

La troisième partie du  secret  fut écrite « sur l’ordre de l’Évêque de Leiria le 3 janvier 1944. Elle fut rédigée sur une lettre à part, mise dans une enveloppe scellée, sur laquelle sœur Lucie écrivit que cette lettre ne put être ouverte qu’après 1960. La lettre fut remise à l’évêque de Leiria-Fatima de l’époque. Lucie indiqua que seul le patriarche de Lisbonne ou l’évêque de Leiria furent autorisés à l’ouvrir après cette date. L’enveloppe scellée fut gardée par l’évêque de Leiria. Puis, pour mieux conserver le secret, l’enveloppe fut remise le 4 avril 1957 aux Archives secrètes du Vatican.

L’évêque de Leiria prévint sœur Lucie de ce transfert du document. Le 17 août 1959, le père Pierre-Paul Philippe, commissaire du Saint-Office, porta au pape Jean XXIII l’enveloppe contenant le troisième secret de Fatima. Mais le pape décida de ne pas le publier. Paul VI, le 27 mars 1965, lut le contenu de la lettre (avec le Substitut Mgr Angelo Dell’Acqua),écida lui aussi de ne pas publier le texte. Après la tentative d’assassinat de Jean-Paul II du 13 mai 1981, le pape Jean-Paul II demanda l’enveloppe contenant la troisième partie du secret.
x
Le cardinal Franjo Šeper remit le 18 juillet 1981, deux enveloppes : l’une avec le texte original de sœur Lucie en portugais, et l’autre, avec la traduction du texte en italien. . En avril 2000, Lucie confirma au cardinal Bertone que la lettre et le texte du  troisième secret furent bien ceux qu’elle rédigea en janvier 1944.

Jésus confirma solennellement son action de grâce et en indiqua la raison suprême. La bienveillance se Dieu, est fondé dans sa justice et son amour. Devant toi, hébraïsme qui signifie à tes yeux, à ton jugement. Encore tout rempli du sentiment de reconnaissance qui éleva son âme à Dieu, Jésus se tourna vers ses disciples et leur communiqua les vérités les plus profondes sur sa personne.

Il vint de dire que le Père se révèle aux enfants ; mais il ne se révéla qu’en son Fils, à qui il remis toutes choses. Cette relation avec les paroles qui suivent montre que cette expression a un sens spirituel, mais la relation avec  les miracles accomplis, jugement à exercer conduit à la prendre dans un sens plus étendu et à ne poser aucune limite quelconque à cette déclaration. En remettant toutes choses au Fils pour la rédemption du monde, Dieu ne cessa pas de régner ; mais comme il gouverne le monde en vue de cette rédemption, il reste vrai que tout est remis au Fils, tout, jusqu’au jugement éternel, qui sera le couronnement de Son œuvre.

Cette déclaration est la raison de celle qui suit, à laquelle Jésus passa par un simple et, qui logiquement signifie : voilà pourquoi. le mot Connaître, dans le langage des Écritures, ne signifie jamais une simple action de l’intelligence, parfaitement insuffisante quand il s’agit de choses divines. Ce mot suppose toujours une connaissance expérimentale rendue complète par l’amour et la vie. La déclaration de Jésus fut d’une vérité absolue. Mais quel rapport mystérieux, ineffable, unique, entre le Fils et le Père fut révélé !

Qui est-il, l’Être que Dieu seul connaît et qui seul connaît Dieu ? II faut pour cela qu’il soit avec Dieu dans cette unité d’esprit, d’amour, de volonté, d’essence, qui l’autorisait à dire : « Moi et le Père sommes un »xEt comme le Père a le pouvoir de révéler et de cache, le Fils aussi révèle le Père à qui il veut. Il s’agit de cette révélation intérieure qui n’a lieu que par une communion vivante avec le Fils, et par laquelle il nous fait part de la connaissance unique qu’il a du Père.

Qui, en écoutant cette grande déclaration de Jésus sur sa personne, ne la croirait tirée de l’Évangile de Jean ? Pour Matthieu et Luc, elle confirmèrent le quatrième évangile, et identifièrent le témoignage de ce dernier avec celui des synoptiques.  Ce mot suppose toujours une connaissance expérimentale rendue complète par l’amour et la vie. La déclaration de Jésus fut d’une vérité absolue. Mais quel rapport mystérieux, ineffable, unique, entre le Fils et le Père fut révélé !

Qui est-il, l’Être que Dieu seul connaît et qui seul connaît Dieu ? II faut pour cela qu’il soit avec Dieu dans cette unité d’esprit, d’amour, de volonté, d’essence, qui l’autorisait à dire : « Moi et le Père sommes un »

Et comme le Père a le pouvoir de révéler et de cache, le Fils aussi révèle le Père à qui il veut. Il s’agit de cette révélation intérieure qui n’a lieu que par une communion vivante avec le Fils, et par laquelle il nous fait part de la connaissance unique qu’il a du Père. Qui, en écoutant cette grande déclaration de Jésus sur sa personne, ne la croirait tirée de l’Évangile de Jean ? Pour Matthieu et Luc, elle confirmèrent le quatrième évangile, et identifièrent le témoignage de ce dernier avec celui des synoptiques.

Ce mot suppose toujours une connaissance expérimentale rendue complète par l’amour et la vie. La déclaration de Jésus fut d’une vérité absolue. Mais quel rapport mystérieux, ineffable, unique, entre le Fils et le Père fut révélé ! Qui est-il, l’Être que Dieu seul connaît et qui seul connaît Dieu ? II faut pour cela qu’il soit avec Dieu dans cette unité d’esprit, d’amour, de volonté, d’essence, qui l’autorisait à dire  : «  Moi et le Père sommes un  »

Les choses révélées aux enfants

En ce temps-là, dans le style de l »évangile selon Matthieu, est une expression vague. Luc  les plaça au moment du retour des soixante-dix disciples, et cette action de grâce, que Jésus prononça en tressaillant de joie, eut pour cause les succès qu’eurent parmi le peuple ces premiers messagers de l’Évangile. Quelques interprètes leur assignèrent le moment du retour des douze après leur première mission.  « Prenant la parole » est un hébraïsme qui veut dire : commencer à parler, mais toujours pour répondre à une idée ou à un sentiment de ceux qui furent.

Les titres que Jésus donna à Dieu expriment l’amour éternel (Père !) et la souveraine puissance (Seigneur du ciel et de la terre), se manifestant dans les dispensations mêmes qui font l’objet de cette louange : cacher aux uns, révéler aux autres. Ces choses ainsi cachées ou révélées (non à l’extérieur, mais dans leur sens intime et vivant), ce sont les vérités du royaume de Dieu que Jésus apportait au monde, l’Évangile de la grâce.

Les sages et intelligents étaient, au temps de Jésus, les scribes, les pharisiens. Ce sont, dans tous les temps, ceux qui sont tels à leurs propres yeux, et à qui, par cela même, la vérité divine paraît méprisable. Les enfants, ce sont les petits et les simples, tels que les premiers disciples de Jésus en Galilée, qui, étrangers à la sagesse et à la science des écoles, sentant leur ignorance et leurs besoins, recevaient avidement la lumière d’en haut.

Tels doivent redevenir devant Dieu les savants eux-mêmes pour entrer à l’école de Jésus-Christ. Jésus loua Dieu pour l’une et l’autre des actions indiquées et qui furent inséparables, aussi bien de ce qu’il cacha que de ce qu’il révéla :  « À l’orgueil de l’intelligence, il est répondu par l’aveuglement, à la simplicité du cœur qui veut la vérité, par la révélation. » (Gess)

Et comme le Père a le pouvoir de révéler et de cache, le Fils aussi révèle le Père à qui il veut. Il s’agit de cette révélation intérieure qui n’a lieu que par une communion vivante avec le Fils, et par laquelle il nous fait part de la connaissance unique qu’il a du Père. Qui, en écoutant cette grande déclaration de Jésus sur sa personne, ne la croirait tirée de l’Évangile de Jean ? Pour Matthieu et Luc, elle confirmèrent le quatrième évangile, et identifièrent le témoignage de ce dernier avec celui des synoptiques.
x
Ce mot suppose toujours une connaissance expérimentale rendue complète par l’amour et la vie. La déclaration de Jésus fut d’une vérité absolue. Mais quel rapport mystérieux, ineffable, unique, entre le Fils et le Père fut révélé ! Qui est-il, l’Être que Dieu seul connaît et qui seul connaît Dieu ? II faut pour cela qu’il soit avec Dieu dans cette unité d’esprit, d’amour, de volonté, d’essence, qui l’autorisait à dire  : « Moi et le Père sommes un  »

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊  Familles chrétiennes (France)  : cliquez ici pour lire l’article → Évangile : « Ce que tu as caché aux sages et aux savants

Histoire d’une foi  : cliquez ici pour lire l’article →  Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux petits

♥ Vidéo Le troisième secret de Fatima

Image de prévisualisation YouTube

 Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre site. Éditer cet article.

Vous pouvz utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Publié dans Catéchèse, DESSINS ET BIBLE, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

Le respect du Jour du Sabbat

Posté par diaconos le 3 septembre 2022

 Isaïe nous invite à partage son pain avec celui qui a faim

La fraternité universelle — qui s’exprime notamment dans des idéaux comme le christianisme, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux, l’universalisme, le cosmopolitisme, l’internationalisme, etc. — fait résonner l’idée que tous les êtres humains sont frères et devraient se comporter comme tels, les uns vis-à-vis des autres. C’est le sens de la devise de la République française « Liberté, Égalité, Fraternité ».

La fraternité est un état d’unité, entre plusieurs personnes. C’est un sentiment qui dépasse l’égo, qui rassemble plusieurs « moi » pour faire un « nous » Cet ensemble porte à son fondement le respect de la personne humaine, le « moi », c’est donc un ensemble de personnes assemblées, de volontés personnelles combinées en un mouvement. Chaque personne peut vivre la valeur de la fraternité par l’exercice d’obligations morales envers autrui.

« L’individu pour le groupe » est la cause, le terreau, qui permet comme conséquence « le groupe pour l’individu » La fraternité, comme idéal, est un terme clé de la Révolution française : « Salut et fraternité » est le salut des citoyens pendant la période révolutionnaire2. Il sous-tend l’esprit de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790, au cours de laquelle La Fayette y fait référence lorsqu’il prête serment : « Nous jurons de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité ».

. La Constitution de 1791 n’y fait allusion que pour justifier l’institution de fêtes nationales (« Il sera établi des fêtes nationales pour conserver le souvenir de la Révolution française, entretenir la fraternité entre les citoyens, et les attacher à la Constitution, à la Patrie et aux lois. » Constitution du 3 septembre 1791, Titre I). Les autres textes majeurs comme la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, la Constitution de l’an I (1793), ou la Charte de 1830 ne consacrent pas explicitement ce principe. Jacques Guilhaumou rappelle la devise imputée par les thermidoriens aux partisans de la Terreur : « la fraternité ou la mort », selon l’adage « Sois mon frère ou je te tue »

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains. Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. »     Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. » (Lc 6, 1-5)

L’observation du Sabbat au temps du prophète Isaïe

Aux commandements de la seconde table, Isaïe ajouta ceux de la première, représentés par le sabbat. Ce jour fut fort mal observé de son temps. La sanctification du jour de Dieu fut une marque, aisée à contrôler, de la fidélité d’Israël envers Dieu. En l’observant, l’homme s’assura les bénédictions de l’alliance : « Heureux l’homme qui fait cela, Et le fils de l’homme qui y demeure ferme, Gardant le sabbat, pour ne point le profaner, Et veillant sur sa main, pour ne commettre aucun mal  » (Is 56, 2) et il attacha aussi un grand prix à l’observation du sabbat et il vit dans le mépris de ce jour l’une des raisons principales de la ruine de Jérusalem par les Chaldéens.

Pas plus qu’eux Isaïe ne donna ici des prescriptions nouvelles pour la célébration du sabbat ; il réclama simplement qu’il fut observé dans un esprit conforme à son but. le jour du Sabbat, il fut défendu de sortir du campement :  « Considérez que l’Éternel vous a donné le sabbat; c’est pourquoi il vous donne au sixième jour de la nourriture pour deux jours. Que chacun reste à sa place, et que personne ne sorte du lieu où il est au septième jour.  » (Ex 16, 29)

Le sabbat fut comparé à un terrain consacré que l’homme profane fit ses occupations ordinaires, représentées par le pied, emblème de l’activité. Le sabbat dut être un jour de repos et de joie pour tous ; il fut fait pour tous :  » Puis il leur dit: Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat,  » (Mc 2, 27). L’Éternel fut leur force, aussi bien que la source de leur joie, et les fit passer comme en triomphe à travers le pays. Les lieux les plus élevés et les plus inaccessibles mêmes devinrent pour eux un passage facile : « L’Éternel, le Seigneur ma force, et il rendra mes pieds semblables à ceux des biches, et me fera marcher sur mes lieux élevés. Au maître chantre sur Néguinoth » ( Habakuk 3,, 19)

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, ta lumière se lèvera dans les ténèbres

Liens avec d’autres web sites chrétiens

◊  Histoire d’une foi : cliquez ici pour lire l’article →  Ta lumière se lèvera dans les ténèbres

◊ KT42  : cliquez ici pour lire l’article →  Isaïe nous invite à partager son pain avec celui qui a faim 

Le jeûne qui plaît à Dieu, « n’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement ? » (Is 58, 7) Ainsi, le temps du Carême est une invitation au partage et à l’aumône, pour se préparer à vivre la joie de la Résurrection du Christ. Comment apprendre à donner en famille ? Témoignage et points de repères dans Vies de Famille.

. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre site. Éditer cet article.

 Vidéo Le sabbat, signe du salut par la foi : partie 1 de 2

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, comportements, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

Va travailler à ma vigne

Posté par diaconos le 3 septembre 2022

25è Dimanche O. A: Les ouvriers de la 11ièm heure

De l’Évangile de Matthieu

 En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : ‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.’ Celui-ci répondit : ‘Je ne veux pas.’ Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.  Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur !’ et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. » (Mt 21, 28-32)

Va travailler aujourd’hui à ma vigne

Dans ce récit tiré de l’Évangile de Matthieu, il est question d’un fils qui dit oui et qui ne fait pas et d’un autre fils qui dit non et qui fait. «Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : mon enfant, aujourd’hui va travailler à ma vigne. Il répondit : je ne veux pas. Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla » (Mt 21, 29) Jésus, en nous proposant cette histoire très courte, veut nous montrer seulement quelqu’un qui change de comportement, quelqu’un qui se convertit. C’est une révélation très importante et réconfortante pour tous : quelque soit notre passé, quelques soient nos refus précédents, un changement est toujours possible.

Dans notre monde, une personne est définitivement classée par son passé ; si elle est mauvaise on ne lui laisse aucune chance de refaire sa vie. Dieu, lui,  croit à notre liberté ; il croit que nous pouvons nous convertir du mal au bien et du bien au mieux. Jésus n’enferme jamais quelqu’un dans son passé. Jésus donne sa chance à toute personne, même à la plus pécheresse. Il ne nous fige pas, il nous offre toujours sa chance d’un nouveau départ. Merci Seigneur pour cette espérance que tu mets en nous.

Abordant le second fils, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit :  »Oui, Seigneur. Et il n’y alla pas. «  Et Jésus de nous poser cette question :  »Lequel des deux a fait la volonté du Père ? » Le premier, c’est évident ! Nous Liens avec d’autres sites web chrétiens pouvons pas répondre autrement. Nous sommes placés devant notre miroir : ce sont nos actes qui comptent, pas nos intentions ! Cependant, ne jugeons pas les autres. Ce deuxième fils dont parle Jésus nous ressemble très fréquemment. Des personnes disent, par exemple, qu’elles sont croyantes mais pas pratiquantes. Un autre exemple : nous disons « Oui » à Dieu et « Non » par nos actions ! Ce n’est pas logique.

Un troisième exemple : dans notre prière à Dieu, nous disons  : « Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite » Nos comportements correspondent – ils à ces belles déclarations ? « Ce n’est pas ceux qui disent : Seigneur, Seigneur…qui entreront dans le Royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père qui est aux cieux »  (Mt 7, 21) Et  Jean, le disciple que Jésus aimait traduisit : « N’aimons pas en parole ni en langue, mais en action et en vérité «   (Jn 3, 18)

Une fois de plus, à travers les contemporains de Jésus, nous sommes interpellés : c’est toujours Dieu qui nous demande de lui dire « Oui » de notre foi active. Et ce « Oui » de notre foi est souvent au commencement d’une conversion : «  Va travailler aujourd’hui à ma vigne ! » A chacun de nous, Dieu dit ce matin : »Va travailler à ma vigne ! ». Il nous dit en même temps : « Ne fais pas comme le fils qui a dit oui et qui n’a rien fait ensuite. Sois plutôt comme celui qui a dit non et qui y est allé  travailler, en se repentant d’avoir dit non. Mais ce qui est mieux encore, c’est que tu me dises oui et que tu mettes en pratique ton oui « .

Tous et toute, nous pouvons  devenir de bons ouvriers  dans la vigne de Dieu. Dieu ne dira jamais :  “J’en ai assez de toi; je te laisse tomber; fais ce que tu veux, je ne veux plus te voir.” (Mt 21, 28-32)

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article → Va travailler aujourd’hui à ma vigne.

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊  Jean-Marie Claeys, Diacre (La Tour du Pin, France) : cliquez ici pour lire l’article →  Va travailler aujourd’hui à ma vigne (Mt 21, 28-32)

 ◊ Paroisse Saint Rémy (Ottignies – Belgique) : cliquez ici pour lire l’article → Va aujourd’hui travailler à ma vigne 

Vidéo Qui sont les ouvriers de la dernière heure ?

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

1...34567...156
 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS