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Deuxième dimanche du Temps de l’Avent dans l’année B

Posté par diaconos le 6 décembre 2020

Rendez droits les sentiers du Seigneur

Deuxième dimanche du Temps de l'Avent dans l'année B dans Enseignement 20201206-01

Jean Baptiste est un personnage majeur du christianisme et de l’islam. Sur le plan historique, son existence est attestée par un passage de Flavius Josèphe, il fut un prédicateur juif du temps de Jésus de Nazareth. L’Évangile selon Jean localise l’activité du Baptiste sur les rives du Jourdain et à Béthanie au-delà du Jourdain. Jésus vécut un temps dans son entourage et y recruta ses premiers apôtres. Les Évangiles synoptiques synchronisent le début de l’activité de Jésus avec l’emprisonnement de Jean. L’audience de ce prophète apocalyptique fut importante, au point de susciter la réaction d’Hérode Antipas, qui, le voyant rassembler ses partisans, craignit qu’il ne suscita une révolution. il fut exécuté parce qu’il critiqua le mariage d’Antipas avec Hérodiade. Il est le prophète qui annonça la venue de Jésus de Nazareth. Il le baptisa sur les bords du Jourdain. il est présenté dans les synoptiques comme partageant beaucoup de traits avec le prophète Élie. Le catholicisme romain le canonisa et lui a consacré deux fêtes : le 24 juin qui commémore sa naissance, fixée six mois avant Noël pour se conformer au récit d’enfance de l’Évangile selon Luc, et le 29 août qui célèbre la mémoire de sa décapitation. Il est considéré par l’islam comme un prophète descendant de ‘Îmran.

De l’Évangile selon saint Marc

Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu. Il était écrit dans le livre du prophète Isaïe: «Voici que j’envoie mon messager devant toi, pour préparer la route». A travers le désert, une voix crie:Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route.

Et Jean le Baptiste parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Toute la Judée, tout Jérusalem, venait à lui. Tous se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain, en reconnaissant leurs péchés.

Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait: «Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans l’eau; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint». (Mc 1, 1-8)

Jean le Baptiste parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion

Jean Baptiste, le Précurseur, est le fils du prêtre Zacharie et d’Élisabeth, parente de la Vierge Marie. En raison de la stérilité d’Élisabeth, le couple n’avait pas d’enfant : tous deux étaient âgés et avaient longuement prié pour en obtenir. Alors que Zacharie officiait au Temple de Jérusalem, l’ange Gabriel lui porta l’annonce de la naissance du celui qui serait le Précurseur. L’archange lui dit alors : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été exaucée : ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. » (Lc 1, 13) Ce nom, dérivé du prénom Yehohanan, signifiant « Dieu a fait grâce », est un nom inhabituel dans la famille (cf. Lc 1, 61). Lors de la circoncision de cet enfant, Zacharie entonna un chant de bénédiction pour la venue du Sauveur annoncé depuis les prophètes de l’Ancien Testament.

Auteur  +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

Restons vigilants face aux différents évènements de notre existence

Que nous sachions rester vigilants face aux différents évènements de notre existence et répondre à ce que le Seigneur attend de nous y compris dans l’évènement le plus surprenant ou même le plus ordinaire.Aujourd’hui, au lever de rideau du drame divin, nous pouvons entendre déjà la voix de quelqu’un qui proclame: «Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route» (Mc 1,3).

Aujourd’hui, nous rencontrons Jean-Baptiste qui prépare la scène pour la venue de Jésus. Certains croyaient que Jean était le véritable Messie. Il parlait comme les anciens prophètes, disant que l’homme doit sortir du péché pour fuir le châtiment et revenir à Dieu afin de trouver miséricorde. Mais c’était là un message pour tous les temps et pour tous les lieux, et Jean le proclamait dans l’urgence.
Et c’est ainsi qu’un fleuve de gens accourus de Jérusalem et de toute la Judée inonda le désert de Jean pour l’entendre prêcher. Pourquoi Jean attirait-il tant d’hommes et de femmes ? Sans doute dénonçait-il Hérode et les leaders religieux, acte de courage qui fascinait les gens du peuple. Mais, en même temps, il n’épargnait pas les paroles fortes à leur égard : eux aussi étaient des pécheurs et devaient se repentir.
Et, confessant leurs péchés, il les baptisait dans le Jourdain. C’est pourquoi Jean-Baptiste les fascinait, ils comprenaient le message de l’authentique repentir qu’il voulait leur transmettre. Un repentir qui était quelque chose de plus qu’une confession des péchés —de soi un grand pas en avant et, de fait, très beau !. Mais aussi un repentir fondé sur la croyance de ce que Dieu seul peut, à la fois, pardonner et effacer, éteindre la dette et en ôter les séquelles de mon esprit, redresser ma route morale, si malhonnête.
«Ne gaspillez pas ce temps de miséricorde offert par Dieu», dit saint Grégoire le Grand. —N’abîmons pas ce moment apte à nous imprégner de cet amour  purificateur qui s’offre à nous, pouvons-nous nous dire, maintenant que le temps de l’Avent s’ouvre sous nos pas.Sommes-nous prêts, durant cet Avent, à redresser les chemins pour Notre Seigneur ?
Puis-je convertir cette période en un temps pour une confession plus authentique, plus pénétrante dans ma vie? Jean demandait la sincérité —sincérité envers soi-même— en même temps que l’abandon à la Miséricorde divine. Ainsi aidait-il le peuple à vivre pour Dieu, à comprendre que vivre, c’est lutter pour ouvrir les chemins de la vertu et laisser la grâce de Dieu vivifier son esprit par sa joie.
Le baptême de Jean-Baptiste est un baptême qui traduit la volonté de se convertir mais qui reste un geste humain : le baptême donné par le Christ est celui qui efface le péché ; il l’efface et purifie en donnant la grâce et le pardon de Dieu. C’est lui, le Christ, l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché. C’est lui qui fait de l’homme le vrai fils de Dieu purifié dont le cœur est totalement tourné vers Dieu.
Résolution
Bien me rappeler que cette purification est œuvre de Dieu qui me remplit de l’Esprit Saint : je demanderai à chaque instant de savoir accueillir cette grâce qui m’est donnée pour toujours, dans la miséricorde divine.

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Deuxième dimanche de l’Avent dans l’année B

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◊ Mgr Hermann Giguère P.H. : cliquez ici pour lire l’article →  Deuxième dimanche de l’Avent / Année B

◊ Paroisse Saint Martin de Beson :  cliquez ici pour lire l’article →  Deuxième dimanche de l’Avent / Année B

Pasteur Marc Pernot : ‘Préparez les chemins du Seigneur »

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Samedi de la deuxième semaine du temps de l’Avent

Posté par diaconos le 5 décembre 2020

Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion

foule

# La compassion dans le christianisme, évoque un sentiment de fraternité humaine, qui nous incite à effectuer des actes de charité et donc à secourir notre prochain ; Jésus est fréquemment décrit comme faisant preuve de compassion dans les Évangiles, et d’exhorter ses disciples à la compassion. On agit par compassion, en accomplissant tout acte de partage. Les examens de conscience et exercices spirituels amènent à dissuader de détester qui que ce soit, sans quoi il serait impossible d’éprouver de la compassion pour ce dernier; lorsque le besoin s’en présentera, tous les moyens nécessaires seront utilisés dans le but : d’aider ou de délivrer la personne, y compris si elle n’est pas du clan (parabole dite du Bon Samaritain), du simple fait de sa proximité. L’Évangile insiste sur cette notion de proximité (d’où vient le mot prochain), qui permet il est vrai de voir si l’on agit de façon efficace ou non. Le choix d’un Samaritain montre qu’il s’agit bien de la proximité du moment et non de la plus habituelle proximité culturelle, où la compassion se manifeste plus facilement. Bernard de Clairvaux mit à plusieurs reprises en garde contre la tentation de se replier sur soi pour ne pas rencontrer le prochain, en insistant sur la gravité de cette faute.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité. Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. » (Mt 9, 35 – 10, 1.5a.6-8)

Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche

 Jésus parcourut en vrai missionnaire les divers lieux du pays ; il n’attendit pas que les hommes vinrent à lui, il alla vers eux. Enseigner, prêcher la bonne nouvelle du royaume et guérir le corps et l’âme, telle fut son œuvre de Sauveur : «  Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Par ce résumé de l’activité de Jésus, Matthieu termina le tableau général du ministère de Jésus.

« Être ému de compassion »  se retrouve souvent dans les évangiles appliqué à Jésus, signifiant être ému dans ses entrailles, et exprimant cette douloureuse sympathie avec laquelle il partagea les maux et les souffrances de notre humanité. Ce sentiment de tendre charité fut excité par la vue de ces foules semblables à des brebis sans berger, lesquelles furent fatiguées et jetées.

Cet état d’épuisement et de souffrance fut nécessairement celui de brebis privées de direction, de protection et de nourriture parce qu’elles n’eurent pas de berger. Image juste et frappante de l’état d’âmes sans lumière, sans paix, sans Dieu. Ce  fut  dans le lamentable état moral des personnes de son temps que Jésus vit les indices d’une grande moisson d’âmes, prête à être recueillie dans le royaume de Dieu : « Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » (Lc 10, 2)

Plus l’homme sent sa misère et en souffre, plus ses besoins profonds le jettent dans les bras de Jésus. Mais, pour la moisson, il faut des ouvriers pour conduire les âmes à la source de là vie, il faut des serviteurs de Dieu qui la leur montrent avec amour ; et alors il y en avait si peu, que Jésus demanda à ses disciples de prier pour que le nombre en soit accru.

Priez donc le maître de la moisson, qu’il envoie des ouvriers dans sa moisson. Expression énergique dictée par un besoin impérieux. C’est Dieu qui seul suscite forme, envoie de bons ouvriers dans son règne, mais il faut que l’Église en prière les lui demande. Ce fut par cette mention de la profonde misère du peuple et de l’ardent désir de Jésus qu’un prompt secours lui fut envoyé.

Jésus étant arrivé au faîte de son travail personnel en Galilée, il ne pu l’accomplir que dans des limites assez restreintes. Il désira adresser un appel plus général et plus énergique encore à cette population qu’il dut bientôt quitter. Et pour cela il se multiplia en quelque sorte par la mission qu’il confia aux douze. Cette mission signala en même temps un progrès dans le développement des apôtres. Ces disciples dont il fit des apôtres, il les envoya comme tels.

Encore une fois, Matthieu marqua expressément le nombre de douze disciples que Jésus envoya pour leur faire faire un premier essai de mission et pour préparer les populations à recevoir la parole du royaume. Dans cette première mission, les disciples durent s’en tenir au dessein de Dieu envers son peuple, auquel Jésus lui-même se soumit, et qui consista à faire annoncer le salut avant tout à ce peuple  : « Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. » (Jn 4, 22)

Il y eut pour cela de très graves raisons, que Paul apprécia lui-même, bien qu’il fût l’apôtre des Gentils : « Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.  Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : ‘C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes. C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. ‘ » (Ac 13, 45-47)

Ce fut pourquoi Jésus ajouta : « Ne vous en allez pas sur le chemin des nations et n’entrez pas dans une ville des Samaritains.  » Tel fut le devoir des disciples. Après que les Juifs rejetèrent Jésus, ils reçurent des ordres différents : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, » (Mt 28, 19)

Une certaine théologie a voulu voir là une contradiction ou un développement progressif dans les vues de Jésus lui-même Rien n’est plus contraire aux témoignages de l’Évangile ; Jésus savait parfaitement que son règne serait universel même d’après les synoptiques, pour ne pas parler de l’Évangile de Jean.

Sous la forme d’un ordre, Jésus conféra un don miraculeux. Dans l’activité des disciples, comme dans celle de Jésus, les guérisons durent préparer la prédication. Tous les dons de Dieu sont gratuits comme ceux que Jésus conféra aux disciples. En faire un moyen de profits terrestres, c’est les dégrader et les souiller.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article  →   Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion

◊ Diacre Jean-Yves Fortin : cliquez ici pour lire l’article  →   Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion

Diocèse d’Avignon : « Jésus fut saisi de compassion »

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Vendredi de la première semaine de l’Avent

Posté par diaconos le 4 décembre 2020

Croyant en Jésus, deux aveugles sont guéris

 Vendredi de la première semaine de l'Avent   dans Religion

# Les miracles furent nombreux dans la littérature antique juive et gréco-latine : les inscriptions rapportèrent des guérisons miraculeuses à Épidaure, le sanctuaire grec du dieu de la médecine Asclépios ; les Romains eurent leurs guérisseurs comme Apollonius de Tyane, les juifs leurs rabbis thaumaturges comme Honi HaMe’aguel ou Hanina ben Dossa. Les miracles de Jésus furent l’ensemble des événements surnaturels attribués à Jésus dans le Nouveau Testament. Les Guérisons en nombre à Génésareth furent un des miracles que le Christ effectua. Il est relaté dans deux Évangiles. Il est le signe que la foi est importante, ainsi que la compassion. Ces guérisons reflètent une foi croissante du peuple qui vécut à l’époque de Jésus, pour saint Jean Chrysostome. Cet extrait de l’Évangile est pour le Père Joseph-Marie un exemple afin que les disciples eux aussi s’apprêtent à transmettre la charité divine. « La charité s’oublie ; elle ne se décharge pas sur les autres : elle se met en peine, même lorsque la tâche semble impossible, dans la certitude que Dieu fera sa part » expliqua le prêtre.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus était en route ; deux aveugles le suivirent, en criant : « Prends pitié de nous, fils de David ! » Quand il fut entré dans la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je peux faire cela ? » Ils lui répondirent : « Oui, Seigneur. » Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se passe pour vous selon votre foi ! » Leurs yeux s’ouvrirent, et Jésus leur dit avec fermeté : « Attention ! que personne ne le sache ! » Mais, une fois sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région. (Mt 9, 27-31)

Guérison de deux aveugles

Comme Jésus s’en retourna, deux aveugles le suivirent dans la maison en implorant son secours. Après leur avoir demandé s’ils crurent à sa puissance, il les guérit en touchant leurs yeux. Il leur défendit sévèrement de divulguer ce miracle, mais eux en répandirent le bruit dans toute cette contrée. Dans la maison où demeura Jésus. Il voulut leur parler et les guérir en particulier afin de ne pas attirer l’attention.

C’est pourquoi il ne répondit pas à leurs cris de détresse tant qu’il fut en chemin, mais quand, malgré cet accueil peu encourageant, ils le suivirent jusque dans la maison alors il leur accorda la guérison. Partout et toujours c’est la foi qui ouvre le cœur de l’homme à l’action divine  : « Puis Jésus dit au centenier : Va, qu’il te soit fait selon ta foi. Et à l’heure même le serviteur fut guéri. » (Mt 8 13)

C’est-à-dire qu’ils recouvrèrent la vue par la puissance créatrice de cette parole.  « Puis Jésus lui dit : Garde-toi d’en parler à personne ; mais va te montrer au sacrificateur, et présente l’offrande que Moïse a prescrite, afin que cela leur serve de témoignage. » ,  (Mt 8, 4)  ). Cette fois, Jésus accentua sa défense.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Chemins ignatiens : cliquez ici pour lire l’article →    Croyant en Jésus, deux aveugles sont guéris

◊ Diacre Jean-Yves Fortin  : cliquez ici pour lire l’article →  Jésus les guérit avec un simple geste, en leur touchant

Le Nouveau Testament foisonne de récits de guérisons du Christ, guérisons du corps et de l’âme. Aujourd’hui, Jésus soigne-t-il toujours ? Sous quelle forme et à travers quel ministère ? En plateau, Régis Burnet reçut le père Thierry Avalle, prêtre de la communauté de l’Emmanuel qui anima une prière des malades, et le père Michel Dubroca, exorciste adjoint du diocèse d’Aire et Dax, fondateur de la communauté Communion Jéricho pour l’accompagnement des blessés de la vie.

Père Thierry Avalle : « La foi prise au mot

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Jeudi de la deuxième semaine du temps ordinaire de l’année B

Posté par diaconos le 3 décembre 2020

 Jeudi de la deuxième semaine du temps ordinaire de l'année B dans Religion

 Ces reliefs en pierre remontent à plus de 2700 ans, à l’époque où le puissant roi Sargon II régnait en maître sur l’actuel Moyen-Orient. Au 8e siècle avant notre ère, le roi Sargon II d’Assyrie avait sous sa gouverne un empire riche et puissant qui s’étalait sur une grande partie de l’actuel Moyen-Orient et inspirait la peur dans les royaumes voisins. Récemment, une équipe d’archéologues italiens et kurdes d’Irak travaillant dans le nord de l’Irak. ont mis au jour dix reliefs en pierre qui décoraient un réseau sophistiqué de canaux creusé dans la roche.

 Cette découverte surprenante de sculptures aussi ravissantes habituellement réservées aux palais royaux a jeté un jour nouveau sur les impressionnants travaux publics financés par un monarque jusque-là célèbre pour ses prouesses militaires. Les reliefs en pierre assyriens sont extrêmement rares, témoigna Daniele Morandi Bonacossi, archéologue à l’université d’Udine en Italie et co-directeur de la récente expédition.

À une exception près, aucun de ces panneaux n’a été trouvé à son emplacement initial depuis 1845. D’autres reliefs ou des inscriptions cunéiformes sont encore ensevelis sous les débris qui obstruent le canal. Situé près de la ville de Faydah, non loin de la frontière turque, le site fut fermé aux chercheurs pendant environ 50 ans en raison des conflits. En 1973, une équipe britannique remarqua le sommet de trois plaques de pierre mais des tensions entre les Kurdes et le régime baasiste de Bagdad les en empêchèrent de pousser plus loin leur travail.Une expédition menée par Morandi Bonacossi revint sur place en 2012 pour découvrir six autres reliefs. Leurs recherches furent interrompues par l’invasion de l’État islamique qui  suivit. La ligne de front entre l’État islamique et les forces kurdes se trouvait à une trentaine de kilomètres de là, jusqu’à la défaite des intégristes musulmans en 2017.

À l’automne dernier, Morandi Bonacossi  répertoria un total de dix reliefs installés sur les berges d’un ancien canal long de six kilomètres avec l’aide d’Hassan Ahmed Qasim, directeur du département des antiquités de Duhok, une province du Kurdistan irakien. Selon l’archéologue italien, la scène représentée par ces reliefs est unique.

 Ezéchias contre l’Assyrie

# La Bible présente Ézéchias comme un roi pieux et lui attribue une réforme religieuse visant à centraliser le culte autour du Temple de Jérusalem. D’après le récit biblique, ce fut un ange qui tua 185 000 Assyriens lors du siège de Jérusalem. Ézéchias fut un roi de Juda qui régna à la fin du VIIIe siècle av. J.-C.. Selon la Bible, il régna pendant 29 ans. Sous son règne, le royaume israélite du nord fut envahi par les troupes assyriennes et sa population fut déportée. Le royaume de Juda accueillit à cette époque de nombreux réfugiés israélites. Le royaume de Juda fut ensuite attaqué par Sennachérib et subit d’importantes destructions. Ézéchias parvint à sauver Jérusalem mais le royaume perdit une partie de son territoire. D’après le récit biblique, c’est un ange qui tua 185 000 Assyriens lors du siège de Jérusalem. Ézéchias suivit les conseils des prophètes Isaïe et Michée. Il fit prospérer le commerce et l’agriculture,fortifier Jérusalem, achemina l’eau potable, fit fructifier le trésor royal et fait orner le temple de Salomon. Il renverse les idoles auxquelles son père rendait le culte et célèbre le dieu d’Israël.

Du livre du prophète Isaïe

L’année où Tharthan, envoyé par Sargon, roi d’Assyrie, vint contre Asdod et assiégea Asdod et la prit, 2 en ce temps-là l’Éternel parla par Esaïe, fils d’Amots, en lui disant : Va, détache le sac qui est sur tes reins, et ôte les sandales de tes pieds. Et il fit ainsi, marchant nu et déchaussé. 3 Et l’Éternel dit : De même que mon serviteur Esaïe a marché nu et déchaussé pendant trois ans, comme signe et présage pour l’Égypte et pour l’Éthiopie, 4 ainsi le roi d’Assyrie emmènera les captifs de l’Égypte et les prisonniers de l’Éthiopie, jeunes gens et vieillards, nus et déchaussés et les reins découverts, à la honte de l’Égypte. 5 Et ils trembleront et seront confus à cause de l’Éthiopie, leur espoir, et de l’Égypte, dont ils se glorifiaient ; 6 et l’habitant de cette île dira en ce jour-là : Voilà où en est réduit celui en qui nous espérions, auprès de qui nous avions fui pour être secourus, pour être délivrés des mains du roi d’Assyrie ! Et nous, comment échapperons-nous ? (Is 20, 1-6)

L’Égypte et l’Éthiopie

Cette prophétie complète celle du chapitre 19, en désignant le roi d’Assyrie comme l’auteur des désastres dont l’Égypte fut menacée. Tharthan,  est, dans les inscriptions de Ninive, le titre du généralissime de l’armée assyrienne : « Mais le roi des Assyriens envoya, de Lakis, Tharthan, Rabsaris et Rabshaké, avec de grandes forces contre le roi Ézéchias, à Jérusalem. Ils montèrent et vinrent à Jérusalem ; et, y étant arrivés, ils se présentèrent auprès de l’aqueduc du haut étang, qui est sur la route du champ du foulon.’ (2 R 18, 17)

Sargon, dans les inscriptions  Sarrukin, nom qui signifie : le véritable roi. Ce monarque parut avoir été le fondateur d’une nouvelle dynastie. Il succéda à Salmanasar et régna de 722 (année de la prise de Samarie) à 705. Son palais de Dur-Sarkin, aujourd’hui Khorsabad, à l’extrémité nord des ruines de Ninive, fut retrouvé et fouillé ; et les nombreuses inscriptions qu’on y a découvrit firent connaître son règne avec une grande précision. Il mentionna lui-même la prise de Samarie. comme son premier fait d’armes. Il imposa ensuite un tribut aux petits États de Palestine, puis battit Sabacon, roi d’Égypte, à Raphia(720). Le siège d’Asdod n’eut lieu que dans la onzième année de son règne en 711.

Azuri d’Asdod endurcit son cœur, refusa le tribut et engagea les princes de son voisinage à se détacher de l’Assyrie. Je me vengeai… et mis son frère Achimit comme roi à sa place. Les Syriens, qui m’étaient infidèles, méprisèrent sa domination et établirent à sa place Jaman, qui n’avait point droit au trône et qui refusa de reconnaître mon autorité, Dans ma colère, je ne pris pas le temps de rassembler toutes mes forces… ; je marchai contre Asdod. Jaman, en apprenant l’approche de mon armée, s’enfuit dans une contrée de l’Égypte voisine de Méroé (l’Éthiopie).

J’assiégeai Asdod, je la pris. Je m’emparai de ses dieux, de ses femmes, de ses enfants, de ses trésors, ainsi que des habitants de son pays… Le roi de Méroé, dont les ancêtres n’avaient jamais jusqu’alors envoyé d’ambassadeurs aux miens, fut saisi d’une grande frayeur ; il le (Jaman) lia de chaînes de fer : il prit le chemin de l’Assyrie et comparut devant moi.

Les derniers mots expliquent pourquoi Sargon ne poursuivit pas son expédition jusqu’en Égypte : le roi d’Éthiopie (qui régna alors sur l’Égypte, se souvenant de la récente défaite de Sabacon, lui demanda la paix en livrant le fugitif Jaman. D’après les inscriptions, Asdod fut prise après quelques mois de siège. Cette ville, place importante des Philistins, fut très-forte ; elle fut plus tard assiégée pendant vingt-neuf ans par Psammétique.

Sargon parla d’Asdod comme s’il l’eut prise lui-même : ce fut l’œuvre de son général. C’était la coutume des rois d’Assyrie de s’attribuer à eux-mêmes les victoires remportées par leurs généraux. Le perfide de Cyrus qui employa des ruses de guerre contre Babylone, ou des peuples sujets qui la trahirent pour se joindre à lui.

Ils dévastèrent tout le pays dans leur marche contre Babylone. Elam : « Dans ce même temps, le Seigneur étendra une seconde fois sa main, Pour racheter le reste de son peuple, Dispersé en Assyrie et en Egypte, à Pathros et en Ethiopie, à Elam, à Schinear et à Hamath, Et dans les îles de la mer.  » (Is 1, 11)

Après la chute de l’empire assyrien, cette contrée fit partie de la monarchie perse, et son nom désigna souvent chez les prophètes la Perse en général.  » Voici, j’excite contre eux les Mèdes, Qui ne font point cas de l’argent, Et qui ne convoitent point l’or.  » (Is 13, 17) Je fit cesser les gémissements : ceux que Babel fit pousser aux peuples soumis et aux captifs.

L’armée médo-perse marcha à son commandement. : « Le chef de cinquante et le magistrat, Le conseiller, l’artisan distingué et l’habile enchanteur :  « J’ai donné des ordres à ma sainte milice, J’ai appelé les héros de ma colère, Ceux qui se réjouissent de ma grandeur. (Is 13, 3)

Toute catastrophe, lors même qu’elle frappe un ennemi, émut, de pitié celui qui en fut témoin : «  Comparez l’émotion du prophète à la vue des malheurs de Moab : « Mon cœur gémit sur Moab, Dont les fugitifs se sauvent jusqu’à Tsoar, Jusqu’à églath Schelischija ; Car ils font, en pleurant, la montée de Luchith, Et ils jettent des cris de détresse sur le chemin de Choronaïm » ( Is 15, 5)

Le crépuscule que je désirais : l’heure désirée du repos fut devenue pour le prophète Isaïe une heure d’angoisse.  Les grands de Babylone  assèrent la nuit à table, pendant que la ville fut cernée par l’ennemi. On posa les sentinelles comme à l’ordinaire. Cette précaution prise, on se livra en sécurité au plaisir. Tout à coup, en plein festin, retentit le cri : Aux armes ! Il fut trop tard pour préparer la défense : l’ennemi fut très rapidement maitre de la ville.

On frotta d’huile les boucliers de cuir, pour les rendre plus brillants et plus glissants pour les traits : «  Certains recouvrirent d’une graisse généreuse boucliers polis et traits brillants ou aiguisèrent leurs haches sur une pierre ;  on aima voir les enseignes se lever et entendre le son des trompettes. Et même, dressèrent des enclumes et y forgèrent des armes neuves : la puissante Atina et la fièreTibur,  Ardée et Crustuméries et Antemnes avec sa couronne de tours. cinq grandes villes. 

On fit des casques pour protéger les têtes ; on ploya les claies d’osier des boucliers ; on enduisit d’argent malléable des cuirasses de bronze ou des jambières polies ; hissés sur de fières montures se déchaînèrent dans la poussière ; tous cherchent des armes. Certains enduirent d’une graisse généreuse boucliers polis et traits brillants ou aiguisent leurs haches sur une pierre ; on aima voir les enseignes se lever et entendre le son des trompettes.

Et même, des enclumes furent dressées et on  forgea des armes neuves : la puissante Atina et la fièreTibur, Ardée et Crustuméries et Antemnes avec sa couronne de tours cinq grandes villes. Déjà sonnent les clairons  et circule la tessère (Tablette de métal ou d’ivoire, utilisée par les Romains dans la vie courante, pour divers usages (jetons de vote, d’entrée au spectacle), et notamment comme signe de reconnaissance.), appel à la guerre.

L’un, tout excité, chercha chez lui  son casque ; un autre attela ses chevaux frissonnants, s’équipa de son bouclier,et de sa cuirasse aux triples fils d’or et ceignit sa fidèle épée  (Virgile, Enéide VII, 625-626).

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Pour entrer dans le royaume des Cieux, il faut faire la volonté de mon Père

◊ Saint François Xaxier  cliquez ici pour lire l’article  → Saint François Xavier, prêtre et missionnaire (1506-1552) – Mémoire

 Ezéchias contre l’Assyrie

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