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Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

Posté par diaconos le 17 novembre 2020

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# Le Fils de l’Homme est une figure eschatologique en usage dans les milieux apocalyptiques judaïques dès la période post-exilique. Dans les évangiles, c’est le titre que reprit le plus souvent Jésus lorsqu’il parla de lui-même. L’expression elle-même est la « traduction littérale du grec uios tou anthrôpou, décalque de l’araméen bar nasha, mots employés au temps de Jésus comme substitut linguistique pour « être humain » ou « homme », pour les pronoms indéfinis « quelqu’un » ou « on », et pour « je »

Les interprétations auxquelles elle  donna lieu dans le christianisme ont firent glisser le sens initial vers l’humanité de Jésus. Zachée fut un personnage qui dans la tradition chrétienne fut un disciple de Jésus dès avant sa crucifixion (Lc 19, 1-10).

Selon Clément d’Alexandrie, dans son livre Stromata, le surnommé Zachée s’appelait Matthias et prit la place de Judas Iscariote après la trahison et la mort de celui-ci. Les Constitutions apostoliques identifièrent plus tard « Zachée le publicain », comme le premier évêque de Césarée, ville grecque de Samarie et capitale de la province romaine de Judée.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.
Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »
Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. » Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. »
Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » (Lc 19, 1-10)

Zachée

Comme Jésus entra dans Jéricho, un chef des péagers, Zachée, chercha à le voir. En étant empêché par sa petite taille, il monta sur un sycomore. Jésus, arrivé près de l’arbre, leva les yeux et annonça à Zachée qu’il dut loger chez lui. Zachée le reçut avec joie. L’entrée de Jésus chez un péager provoqua les murmures des assistants. Zachée se présenta devant lui et déclara sa résolution de donner la moitié de ses biens aux pauvres et de restituer le quadruple.

Jésus déclara à son tour que le salut entra ce jour même dans la maison de Zachée, car le fils de l’homme vint chercher et sauver ce qui fut perdu.

 Jéricho fut une ville célèbre dans l’Ancien Testament, le devint plus encore par la présence et les bienfaits de Jésus, qui, à son passage par cette antique cité, rendit la lumière aux yeux fermés de l’aveugle (Luc 18, 35 et suivants), et ouvrit les sources de la grâce et du salut à l’âme altérée d’un pauvre péager.

Cette ville, située à deux lieues du Jourdain, que Jésus traversa en quittant la Pérée, et à sept lieues de Jérusalem, où il se rendit pour la dernière fois. Anciennement elle occupa le centre d’une délicieuse oasis couverte d’une forêt de palmiers (Deutéronome 34.3) et de plantes aromatiques (le nom même de Jéricho signifie en hébreu bonne odeur).

Nulle part on ne voit aujourd’hui d’une manière plus évidente les bouleversements qui  se produisirent dans toute la Palestine. Jéricho, à laquelle la Bible donna le nom de ville des palmiers, fut entourée jadis d’une forêt de ces beaux arbres. On en vit quelques-uns encore au commencement de ce siècle.

Une tour carrée, de construction franque et aux trois quarts ruinée, un pauvre hameau fortifié par une clôture d’épines sèches, voilà tout ce qui reste aujourd’hui de Jéricho. (Félix Bovet, Voyage en Terre Sainte, 7e édition, page 255). Zachée  fut désigné comme chef des péagers, parce qu’il y eut à Jéricho un bureau de douanes romaines dont il fut le chef.

Cette ville fut une place de commerce et de transit entre l’Orient et l’Occident. Sa vocation fut devenue pour Zachée, d’origine juive,  une source de richesses, dont il fit finalement un bon usage.

Le sycomore est un arbre dont les feuilles ressemblent à celles du mûrier, et les fruits à des figues. Selon l’étymologie, ce mot signifie en effet figuier-mûrier. Quoique cet arbre devienne assez grand en Orient, ses branches sont basses et s’étendent horizontalement, en sorte qu’il n’est pas difficile d’y monter.

La bienséance n’aurait pas permis à un homme considérable par sa position de monter sur un arbre, mais la foi a vaincu. Jésus appela Zachée par son nom. Le connut-il ? Ou eut-il entendu prononcer ce nom par la foule qui l’entoura ? Ce qui fut important, ce futt que Jésus connaissait par lui-même ce qui est dans l’homme (Jean 2.25) avait lu dans le cœur de Zachée son ardent désir du salut ; il l’appela par son nom pour répondre à sa foi naissante.

Jésus insista « Il faut que je demeure dans ta maison » ; sur quoi se fonda cette nécessité ? D’une part, sur la volonté expresse et miséricordieuse de Dieu que Jésus voulut accomplir avec amour ; d’autre part, sur le fait qu’il y eut là une âme qui soupira après le salut. C’est ce que nous montre la joie avec laquelle Zachée reçut Jésus.

Tous murmurèrent ; même les disciples, comme le pensa Calvin ? Alors que la foule à l’esprit pharisaïque manifesta son indignation, il resta chez les disciples une sorte d’étonnement en voyant Jésus entrer chez un péager.  Un homme pécheur ne doit pas s’entendre en un sens général ; dans la pensée de ceux qui murmurèrent, ce mot s’appliqua personnellement à Zachée en sa qualité de péager.

Cette scène se passa devant la maison de Zachée, en présence de la foule qui murmura contre lui. L’effusion de cœur à laquelle se livra Zachée perdrait beaucoup de sa spontanéité et de sa beauté, si elle fut une sorte de justification en présence de ses accusateurs. Le lendemain, au matin, Jésus poursuivisa route Le salut, la délivrance du péché et de la mort, par la grâce de Dieu que Jésus annonça et apporta, ce salut vint et se réalisa par la présence de Jésus, non seulement pour Zachée, mais pour sa maison, sa famille.

« Le fils de l’homme est venu. » (Mt 8, 20) D’où ? Le Nouveau Testament tout entier et les synoptiques, non moins que Jean, répondirent : Du sein de sa gloire éternelle (Jn 17.5). Le but de sa venue nous est révélé dans cette double action, que Jésus eut accomplie avec une tendre charité par sa vie et par sa mort : ‘Chercher et sauver ce qui est perdu. »

Cette révélation, consolante pour tout pécheur, dut l’être particulièrement pour Zachée, en ce moment solennel de sa vie, comme elle le devint plus tard pour Saul de Tarse, qui aima à la rappeler (1 Th 1.15). St cette déclaration fut prononcée par Jésus dans la circonstance où Matthieu la rapporta (Mt 18, 11), ce fut la seconde fois qu’il la fit.

Jésus motiva cette déclaration, conformément à ce que ce pauvre péager fut pour Jésus qui lut dans son cœur, aussi bien et mieux que ceux qui le méprisèrent, un fils d’Abraham. Il le fut parce qu’il descendit de lui,et parce qu’il eut la foi et l’obéissance du père des croyants.

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Le Christ, roi de l’Univers (Année A)

Posté par diaconos le 17 novembre 2020

 Toi, mon troupeau, voici que je vais juger entre brebis et brebis

Le Christ, roi de l'Univers (Année A) dans La messe du dimanche 126712334

Jésus-Christ est le roi de l’univers entier. L’histoire de la fête remonte à 1899, lorsque le Pape Léon XIII a institué la consécration universelle des hommes au Cœur de Jésus le 11 mai. La même année, la jésuite italienne Sanna Solaro  écrivit à tous les évêques italiens pour signer une pétition demandant l’institution d’une fête liturgique. Quarante-neuf évêques se joignirent à la pétition. Une autre pétition fut présentée au Pape Pie XI après le Congrès eucharistique international qui se tint à Rome dans les premiers mois de son pontificat, signée par 69 prélats. En 1923, une troisième pétition fut présentée avec les signatures de 340 cardinaux, archevêques, évêques et supérieurs généraux.

La pétition demanda : « Afin de réparer les offenses commises à Jésus-Christ par l’athéisme officiel, l’Église devra daigner instituer une fête liturgique proclamant les droits souverains de la personne royale de Jésus-Christ, qui vit dans l’Eucharistie et règne, avec son Sacré-Cœur, dans la société ». Cette demande fut soutenue par deux cents ordres et congrégations religieuses, douze universités catholiques et des pétitions signées par des centaines de milliers de fidèles dans le monde entier. Les objections ne manquèrent pas : selon certains, le thème de cette fête fut déjà été célébré à l’Épiphanie.

# Un pasteur ou une pasteure est une personne qui exerce des fonctions de gestion et d’enseignement dans une communauté ecclésialechrétienne. Le terme désigne un ministre du culte protestant ou évangélique. Il désigne également, mais dans un sens moins institutionnel, un prêtre ou un diacre dans les Églises catholique et orthodoxe. Cette appellation se réfère au thème du berger dans la Bible, en particulier dans le Nouveau Testament, et à l’identification de Jésus-Christ à l’image du Bon Pasteur. Dans la religion catholique, le mot désigne, toute personne chargée de conduire spirituellement une communauté religieuse, et est utilisé quelquefois pour parler du prêtre ou de l’évêque. En anglais nord américain, en Allemagne du nord et dans la langue néerlandaise, un curé est appelé pastor ou pastoor. Dans une partie des Églises protestantes, les femmes peuvent être pasteurs. Certaines dénominations évangéliques autorisent officiellement le ministère des femmes dans les églises

Du livre du prophète Ézékiel

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles. Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer dans tous les  endroits où elles ont été dispersées un jour de nuages et de sombres nuées. C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer, oracle du Seigneur Dieu.
La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit. Et toi, mon troupeau, ainsi parle le Seigneur Dieu, voici que je vais juger entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs. (Ez 34, 11-12.15-17)

Le vrai berger de son peuple

Le Seigneur, véritable berger de son peuple, intervient pour mettre fin à cet état de choses et en trouve un meilleur : « Dieu a entendu leurs lamentations et s’est souvenu de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. Dieu a regardé les enfants d’Israël et a eu pitié d’eux » (Exode 2, 24-25). À leur recherche : il a pris des mesures efficaces pour les faire sortir de cet État.

Dieu lui-même fera ce à quoi les dirigeants précédents n’ont pas pensé ; il remédiera à toutes les formes de misère physique et morale. Mais pour cela, il devra encore exercer un ordre au sein de la nation elle-même. Car il n’y avait pas que des rois du mal en Israël, il y avait aussi des membres riches et puissants du peuple qui opprimaient les autres. Ils sont ce qu’Ezekiel appelle les gros et les forts. Le Seigneur les traitera avec justice.

Entre le mouton faible et malade et le mouton gras et fort… béliers et chèvres ; ne traduisez pas comme s’il y avait : entre béliers et chèvres ; car ces deux termes s’appliquent uniquement à la deuxième classe de moutons, le mouton gras et fort. En hébreu, le mot utilisé ici pour les moutons est très générique, il inclut tous les petits bovins, les chèvres et les moutons, mâles et femelles.

Diacre Michel Houyoux

Compléments

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Le Christ, roi de l’Univers

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Abbé Christian Beaulieu : « Un roi avec ses fragilités ; j’avais faim »

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Que veux-tu que je fasse pour toi ? Seigneur, que je retrouve la vue.

Posté par diaconos le 16 novembre 2020

ajesus

# La fille de Jaïre désigne un personnage du Nouveau Testament. Elle est la fille du chef de synagogue Jaïre (ou Jaïrus). Elle est associée à l’un des miracles de Jésus, celui de la résurrection de la fille de Jaïre, décrit dans les Évangiles synoptiques aux passages suivants : Marc 5 :21-43, Matthieu 9:18-26 et Luc 8:40-56. Chez Marc, l’épisode se conclut par l’obligation du « secret messianique ». La Femme hémorragique est un miracle de Jésus-Christ raconté dans trois Évangiles. Il est le symbole de la foi, tout comme le miracle sur la fille de Jaïre, décrit dans le même chapitre. Pour saint Pierre Chrysologue, les deux miracles racontés en même temps (celui de cette femme hémorragique et la fille de Jaïrus), sont tous les deux symboles de la foi. La foi montrée par cette femme qui se trouve juste digne de toucher le bas du vêtement du Christ ; et, la foi donnée par Jésus en accomplissant des signes évidents démontrant son lien divin, et, par ce fait, l’existence de Dieu.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il  s’informa de ce qu’il y avait. On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s’écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! »
Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »
Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. » Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. » À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu. (Lc 18, 35-43)

Guérison d’une femme malade

De retour sur la rive occidentale, Jésus fut l’objet d’un accueil empressé de la part de la foule. Un chef de la synagogue, Jaïrus, le supplia de venir dans sa maison, où sa fille unique se meurt. Il s’y rendit pressé par la foule .

La guérison obtenue, une femme, qui souffrit d’une perte de sang depuis douze ans et se trouva réduite à la misère, toucha le bord de son vêtement et fut guérie à l’instant. La guérison avouée et la foi confirmée. Jésus demanda qui le toucha. Personne ne répondit. Pierre et les disciples lui firent remarquer que les foules le touchèrent et le pressèrent.

Jésus répéta que quelqu’un le toucha, car il  connut qu’une puissance fut sortie de lui. La femme, se voyant découverte, vient en tremblant confesser son action. Jésus lui dit : Ta foi t’a sauvée, va en paix ! On vint dire à Jaïrus que sa fille mourut. Jésus affermit sa foi ébranlée par cette nouvelle, en lui affirmant que son enfant sera sauvée.

Dans la maison de Jaïrus. ceux qui se lamentèrent que l’enfant ne fut pas morte se moquèrent de lui. Jésus prit la main de la morte et, d’une voix forte, il lui commanda de se lever. Son esprit revint, et elle se leva. Jésus lui fit donner à manger et enjoignit à ses parents stupéfaits de ne pas divulguer ce miracle.

La foule, que Jésus eut laissée sur le rivage du lac de Galilée, se rassembla de nouveau, dès qu’elle put espérer son retour :  « Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. » (Mc 5, 21). Elle l’accueillit avec empressement, car tous l’attendirent.

Jésus, qui opéra une guérison difficile, trouva de nouveaux labeurs, d’autres délivrances à accomplir. D’après Matthieu qui, selon sa coutume d’abréger, réunit en un seul trait la prière du père et le message qu’il reçut ensuite, la jeune fille aurait été déjà morte.

Marc et Luc firent connaître l’âge de cette enfant, et ce dernier nous apprend qu’elle fut fille unique, circonstance qui rendit plus cruelle la détresse du père.

Diacre Michel Houyoux

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Que veux-tu que je fasse pour toi? Pasteur Mohammed SANOGO

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Trente-troisième dimanche du Temps Ordinaire dans l’année A

Posté par diaconos le 15 novembre 2020

Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup

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# Le maître confie de l’argent aux serviteurs afin de le faire fructifier. Ils les divise en les traitant de façon inégale et en les mettant en concurrence. Le premier et le deuxième serviteurs doublent la mise, rapportant autant d’argent qu’il leur avait été donné. Le troisième refuse de spéculer, enterre l’argent, le lui rend et dénonce la vénalité du maître. Ainsi le maître reçoit beaucoup de ceux qu’il a favorisés, mais rien de celui qu’il a méprisé ; par dépit, il punit le rebelle, faisant valoir toute l’étendue de son injustice. .Dans leur commentaire de la parabole des mines, l’exégète Daniel Marguerat et Emmanuelle Steffelk indiquent que le prince en attente de royauté représente Jésus, et que le moment où les serviteurs doivent rendre des comptes correspond au Jugement dernier . Dans son commentaire, Paul Jorion releva: « une simple lecture du texte de la parabole dans ses deux versions, chez Mathieu et chez Luc, révèle toute l’étendue du malentendu : le maître qui admoneste son serviteur de ne pas avoir investi est un tyran méprisable. »

De l’Évangile selon saint Matthieu 25, 14-30

Jésus parlait à ses disciples de sa venue; il disait cette parabole: «Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l’un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.»Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s’occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître.
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»Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança en apportant cinq autres talents et dit: ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents; voilà, j’en ai gagné cinq autres. —Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’.» Celui qui avait reçu deux talents s’avança ensuite et dit: ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres. —Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître’.
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»Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit: ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient’. Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents!’». Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance»
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Auteur  +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

Parabole sur le jugement

Je crois en toi, mon Dieu, je crois que tu es présent ici, avec moi. Je me mets en ta présence, toi qui as tout créé, qui m’as créé, qui remplis tout. Augmente ma foi en toi. J’espère en toi, mon Dieu. J’espère en ta parole, en tes promesses. J’espère en la vie éternelle, cette vie qui est le but de ma vie sur terre. Augmente mon espérance, donne-moi de vivre les yeux fixés sur toi. Je t’aime, ô mon Dieu, mais affermis mon amour si faible et inconstant. Mets en moi ton amour qui pénètre tout et consume tout. Seigneur, mets en moi un cœur généreux, qui ne craigne pas de tout donner !

Aujourd’hui, Jésus nous raconte une autre parabole sur le jugement. Nous nous approchons de l’Avent et, par conséquent, de la fin de l’année liturgique.Dieu, en nous donnant la vie, nous a aussi donnés diverses capacités –plus ou moins grandes– de développement personnel, éthique et religieux. Peu importe que l’on ait reçu beaucoup ou peu, mais ce que nous avons reçu, nous devons  le faire fructifier. L’homme de la parabole, qui cache son talent par crainte du maître, n’a pas su se risquer. «Celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître» (Mt 25,18).

C’est peut-être là le cœur de la parabole: nous devons concevoir un Dieu qui nous pousse à sortir de nous-mêmes, qui nous encourage à vivre la liberté pour le Règne de Dieu. Le “talent” de cette parabole n’est rien d’autre qu’un poids de 30 kg d’argent. Mais il a eu un tel succès que le langage populaire l’emploie désormais pour désigner les qualités d’une personne. La parabole n’exclut pas que les talents reçus soit aussi nos propres limites. Ce que nous sommes et ce que nous avons, voilà le matériel avec lequel Dieu veut faire de nous une réalité nouvelle.

La phrase «celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a, n’est évidemment pas une maxime consumériste. Elle ne peut se comprendre qu’au niveau de l’amour et de la générosité. Et de fait, si nous correspondons aux dons de Dieu confiants dans son aide, nous ferons alors l’expérience que c’est Lui qui donne la croissance : «Ces histoires de tant de personnes simples, bonnes, que la foi a rendues bonnes, démontrent que la foi produit des effets très positifs (…). Inversement, nous pouvons aussi constater qu’avec l’évaporation de la foi, la société est devenue plus dure…» (Benoît XVI)

Prière

Ô Père, j’ai confiance en toi. Je sais que tu es pour moi un doux maître qui veut me conduire vers le bonheur. Voilà pourquoi tu me confies des talents : tu veux par eux me donner une vie passionnante, belle et profonde à la suite du Christ. Donne-moi la confiance, l’enthousiasme de ne jamais me replier sur moi, dans l’égoïsme et la mesquinerie. Ouvre mon cœur à ton amour, aux autres, au monde entier. Élimine de mon esprit toute peur, mets en moi ton Esprit qui m’embrase du désir de t’aimer et de faire ta volonté. Aujourd’hui je ne penserai pas à ma foi (prière, commandements, devoir d’état) comme à une exigence à remplir, mais comme une occasion d’être heureux et de rendre les autres heureux.

Contact   Mère Marie Landry Bivina

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux :cliquez ici pour lire l’article → XXXème dimanche du Temps Ordinaire — Année A

◊ Diacre Michel Houyoux :cliquez ici pour lire l’article → 33ème dimanche du temps ordinaire, année A

Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup

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