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Qu’il me soit fait selon ta Parole

Posté par diaconos le 3 octobre 2021

L’Annonciation à Marie

Fete de l Annonciation de la Vierge,

# Avant d’être faite à Marie, l’Annonciation d’une grossesse miraculeuse est faite à Sarah, épouse d’Abraham (Genèse 18, 9-15) ainsi qu’à la femme de Manoah, qui enfantera Samson (Juges 13, 2-7.24-25a). De même la cousine de Marie, Élisabeth est enceinte malgré son âge avancé (Luc 1, 5-25 & 57-80). Paul Verhoeven, membre du Jesus Seminar, souligne certaines incohérences dans le récit des Évangiles ; ces contradictions doivent selon lui conduire à mettre en doute l’idée d’une conception surnaturelle de Jésus.
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Si le miracle de la fécondation par l’Esprit-Saint avait été connu des parents et des frères de Jésus, écrit Verhoeven, « on ne comprendrait pas pourquoi plus tard, lorsque Jésus se met à pratiquer des exorcismes, sa famille s’oppose à lui, pense qu’il est fou et tente par la force de le traîner à Nazareth [Marc, III, 21, 31-35]. L’incrédulité des frères de Jésus, soulignée par l’Évangile de Jean [Jean, VII, 1-5], est incompréhensible s’ils sont au courant du miracle de sa conception ».
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Le récit coranique reprend l’épisode de l’annonciation dans la sourate 19, versets 17-21. Selon Guillaume Dye, le Coran suit ici le Protévangile de Jacques, apocryphe chrétien du IIe siècle. Cet événement biblique est célébré par les catholiques et les orthodoxes (l’Annonciation est une des Douze Grandes Fêtes). Célébré le 25 mars (neuf mois avant Noël) par la tradition chrétienne, l’anniversaire de l’Annonciation correspond aux anniversaires des morts d’Adam et de Jésus. Si le 25 mars est un dimanche, la fête est décalée au lundi 26.
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Et si le 25 mars tombe pendant la semaine sainte ou la semaine de Pâques (autrement dit si Pâques a lieu avant le 2 avril), alors l’Annonciation est décalée au deuxième lundi après Pâques. .Jusqu’à l’époque de Justinien (530-550), il n’y eut pas d’autre fête mariale que la « Mémoire de Marie » dans l’octave de Noël. Justinien imposa partout en Orient la célébration de l’Hypapante le 2 février au lieu du 14, quarante jours après la Nativité du Christ, qui fut définitivement placée le 25 décembre au lieu du 6 janvier, par son successeur Justin II.
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Les siècles suivants furent adoptées d’autres fêtes mariales, la fête de l’Assomption (15 août) et la Nativité de Marie (8 septembre). C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre l’insertion dans le calendrier liturgique de la fête du 25 mars (correspondant au jour de l’équinoxe de printemps dans le calendrier romain) comme fête de l’Annonciation (placée symboliquement neuf mois avant celle de Noël) qui est fixée dans la seconde moitié du VIIe siècle.
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En 691 et 692, le sixième concile in Trullo se réunit dans la salle de la coupole (en grec trullos) à Constantinople. Il affirme dans son 52e canon : « Que durant le Carême il faut célébrer la messe des présanctifiés. Tous les jours de la sainte quarantaine de jeûne, sauf les samedis et dimanches et le saint jour de l’Annonciation, qu’on célèbre la sainte liturgie des présanctifiés ».
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Dieu ne dirige pas les choses selon nos prévisions. Il dépasse nos vues. Faisons lui confiance lorsque les évènements nous déconcertent . Il y a un peu plus de deux mille ans , un jour dans une humble maison de Nazareth , un ange, envoyé par Dieu, s’adressa à une jeune fille simple, croyante et pieuse pour lui révéler le projet de Dieu et quel rôle Dieu lui proposa dans ce projet. L’ange dit à Marie : « Je te salue Marie, comblée de grâces, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 28)

Dieu se fit proche de Marie en étant aimant, délicat et souriant. Par son messager, il lui fit savoir qu’i lui demanda son accord pour un projet qui la dépassa totalement. : « Sois sans crainte Marie, voici que tu vas concevoir et mettre au monde un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus et son règne n’aura pas de fin » (Lc 1, 31)

C’est l’histoire de Marie, c’est son annonciation et c’est aussi l’histoire de l’amour et de l’infini respect de Dieu pour toutes ses créatures. Dieu prit l’initiative : il vint à  l’improviste, à ;la rencontre de celle qu’il combla de grâces. Marie, bouleversée et troublée, interrogea le messager avant de donner sa réponse : « Comment cela se fera-t-il ?  » l’ange Gabriel, le messager de Dieu, la rassura avzc douceur, en lui rappelant que Dieu prit cette initiative. Il voulut l’associer, l’unir à son projet de salut : l’enfant quelle porta fut appelé Jésus.

« L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi Celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu »(Lc 1, 35). Ainsi se réalisa la bonne Nouvelle attendue depuis des siècles. C’est un message de joie : « Réjouis*toi fille de Sion ». C’est un message de grâces : « Réjouis-toi comblée de grâces car le Seigneur est avec toi (Lc 1, 28)

Comment ne pas être troublée devant cette initiative de Dieu ? Comment ne pas chercher à s’informer sur cette maternité annoncée ? Comment ne pas s’incliner devant le mystère ?  : « Voici la servante du Seigneur : que tout se passe pour moi comme tu viens de me le dire » (Lc 1, 38. ) Ce fut l’accord de Marie au projet de Dieu. Par ce OUI? Marie accepta de devenir la mère du Messie. Le OUI de Marie changea le monde comme notre OUI à la volonté divine peut nous transformer aussi.

Marie, apprends-nous à dire OUI au Christ qui nous appelle dans le pauvre qui passe, à dire OUI à ces voisins  qui attendent notre amitié. Apprends-nous à dire OUI à travers la joie familiale  de ces fêtes de fin d’année, à travers nos enfants qui grandissent et que nous ne comprenons pas toujours très bien., à travers l’amour qui nous unus unis aux personnes que nous aimons.  Comme Marie se rendit disponible à Dieu, écoutons l’appel que le Seigneur nous adresse: Il est notre Dieu et nous somme son peuple.

Le Père Elias Shahmiri, témoin fidèle du Dieu d’Amour : « Seigneur, qu’il me soit fait selon Ta volonté »

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Rencontre avec la parole de vieAuteur  Diacre Michel Houyoux  - 224 pages , publié en français le 06 juillet 2012

         EAN 139783841698070 ISBN   978-3-8416-9807-0  Format  Broché

        EAN13   Éditeur  Croix du Salut

      Publié à la maison d’éditions Croix du     Salut

Site Web  http : www. editions-croix.com

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Rencontre avec la Parole de Vie

 

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Existence d’un Au-delà : « Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé »
◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Jésus est la lumière du Monde
Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Saint Michel, Saint Gabriel et Saint Raphaël, Archanges

 

                       

 

 

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Préparez le chemin du Seigneur

Posté par diaconos le 12 septembre 2021

E13 95 Préparer le chemin du Seigneur

# Isaïe fut un prophète de l’Ancien Testament, qui vécut sous le règne d’Ézéchias puisqu’il eut fait mention de la quatorzième année du roi Ézéchias. Ésaïe est considéré comme l’un des quatre grands prophètes, avec Jérémie, Ézéchiel et Daniel, non pas parce qu’ils furent plus importants que les autres, mais du fait de la longueur de leurs livres par rapport à ceux des petits prophètes. Un livre de l’Ancien Testament qui traite de la déportation du peuple juif à Babylone puis de son retour et de la reconstruction du Temple de Jérusalem sur les ordres du Grand Roi achéménide Cyrus.
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II lui fut attribué avant que l’exégèse moderne n’invalida cette hypothèse. C’est un personnage biblique considéré comme saint par les chrétiens. Il est fêté le 9 mai en Orient et le 6 juillet en Occident. Figure biblique, Isaïe vécut à Jérusalem au VIIIe siècle av. J.-C., approximativement entre 766 et 7012. Son époque fut marquée par la montée en puissance de l’Assyrie face au royaume de Juda qui voit toutefois une période de prospérité. Isaïe dénonce le relâchement des mœurs de ses concitoyens, ce qui attire la colère de Dieu.
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Le roi Manassé, fils d’Ézéchias, fit persécuter plusieurs contemporains d’Ésaïe. Selon l’Ascension d’Isaïe (écrit apocryphe chrétien du IIe siècle), torturé sur ordre de Manassé, Isaïe fut scié en deux, mais son âme fut ravie au ciel juste avant cette torture, de manière à ce qu’il ne souffrit pas. Ce fut dans la seconde moitié du VIIIe siècle av. J.-C. qu’Isaïe exerça son ministère prophétique, dans le royaume de Juda. Il vécut dans l’entourage royal et ses oracles eurent une portée politique très caractérisée. Parmi ceux-ci, les prophéties sur l’Emmanuel furent une très grande importance, en raison de leur sens messianique et leur influence sur la révélation chrétienne.
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En plus des oracles d’Isaïe, conservés en majorité dans les chapitres 1 à 39, le livre contient des oracles d’un prophète contemporain de l’Exil (chap. 40-55) et même d’autre oracles de l’époque après l’Exil (chap. 56-66). Ces ajouts au recueil contenant les oracles du grand prophète montrent l’importance qu’on attribuait au Livre d’Isaïe, qui conservait ses paroles. En hébreu, le nom théophoreישעיהו se prononce « Yéshayahou ». est une forme abrégée du nom de Dieu YHWH ; « hou » (הו) = pronom personnel « lui ».
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Le nom d’Isaïe signifie « Lui, Dieu, sauve » ou « Lui, Dieu, est salut. En 1947, parmi les manuscrits de la mer Morte, seul le Livre d’Isaïe a été retrouvé dans son intégralité sous la forme d’un manuscrit du IIe siècle av. J.-C. : le Grand Rouleau d’Isaïe. D’autres manuscrits de ce livre, mais incomplets, ont également été découverts. On peut les voir au musée d’Israël à Jérusalem, dans le Sanctuaire du Livre. L’exégèse chrétienne qui lit la version grecque de la Bible hébraïque (la Septante) vit dans certains passages d’Isaïe une pré-Annonciation de la naissance du Christ enfanté par une vierge
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Le prophète Isaïe du retour d’Israël de l’exil Babylonien qui eut lieu au sixième siècle avant Jésus-Christ, une voix proclama  : « Préparez à travers le désert  le chemin du Seigneur. Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront droits, et les escarpements seront changés en plaines. Alors la gloire du Seigneur se révèlera et tous en même temps verront que la bouche du Seigneur a parlé » ( Is 40, 3-5)

 » Consolez, consolez mon peuple , dit votre Dieu ». Consoler ce peuple, ce fut l’assurer qu’il ne fut pas abandonné de Dieu malgré ses fautes , ce fut lui dire que Dieu vint le libérer de sa captivité, ce fut lui révéler la tendresse de Dieu qui portera de générations en générations sur son cœur ses enfants. 

« Monte sur une haute Montagne , toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Hausse la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.Ne crains rien. »  Nous trouvons ici  le premier emploi dans la Bible  du verbe « Évangéliser »  ; il signifie proclamer la bonne nouvelle , celle qui annonce le pardon, la promesse de libération du peuple opprimé de la libération de l’amour infini de Dieu pour tous.

Consolation est dans les textes d’Isaïe, un autre mot nouveau de la Bible ; nous avons dans les lettres de Paul ces mots  » encourager et consoler ». Lorsque l’apôtre Paul promit la consolation de Dieu, il invita ses auditeurs  comme le firent les prophètes à lutter avec persévérance contre les forces du mal.

« Voici le Seigneur Dieu : il vient avec puissance et son bras est victorieux » Jean-Baptiste actualisa ce message en annonçant la présence de ce berger.  Dès, pour tous, préparer le chemin du Seigneur, consistera à agir : il s’agira de nus tourner vers Jésus et de le suivre. C’est cela la conversion.

Voici le Seigneur Dieu, il tient sa promesse et il compte sur toi pour participer à son œuvre de justice

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  Rencontre avec la parole de vieAuteur  Diacre Michel Houyoux  - 224 pages , publié en français le 06 juillet 2012

EAN 139783841698070 ISBN   978-3-8416-9807-0  Format  Broché

EAN13   Éditeur  Croix du Salut

Publié à la maison d’éditions Croix du SalutSite Web  http : www. editions-croix.com

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Rencontre avec la Parole de Vie

Des interprètes prirent comme un fait réel que les chapitres 40 à 65 et quelques autres morceaux (Is 13, /-14.23, Is 21, 1-10 et les chapitres 34 et 35 furent composés  vers la fin de la captivité de Babylone, soit bprès de deux siècles après le temps d’Isaïe.

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Miracles de la multiplication des pains
◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →L’ÂNE DU FERMIER
Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Le fils de l’homme est maître du Sabbat
                                              

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Lundi de la vingt-deuxième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire de la férie

Posté par diaconos le 30 août 2021

Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays

 Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres »

# La tentation du Christ (ou les tentations, au pluriel) est un épisode de la vie de Jésus de Nazareth, telle que décrite dans les trois Évangiles synoptiques, qui relate le séjour de Jésus au désert et sa tentation par le Diable. Les tentations dans le désert comptent parmi les plus importantes omissions dans l’évangile de Jean. Néanmoins, certains auteurs ont détecté des relations entre les trois tentations de Matthieu et des incitations dans le quatrième évangile. Par exemple: Tentation de transformer les pierres en pain → Jean 6:26,31 incitation à faire manne dans le désert. Tentation de sauter en bas du temple → Jean 2:18 incitation à effectuer un signe messianique dans le temple. La tentation de prendre les royaumes du monde → Jean 6.15 « Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul. »
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Les premiers lecteurs de Matthieu seraient familiers déjà avec une confrontation entre un autre Jésus et un autre diable, dans la version grecque de Zacharie. Zacharie : « Il me fit voir Josué le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser. » Cette vision a été comprise comme symbolique, probablement en relation avec le conflit dans Néhémie 13. Zacharie 3:8 « Écoute donc, Josué, souverain sacrificateur, toi et tes compagnons qui sont assis devant toi! car ce sont des hommes qui serviront de signes. »
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Les rabbins avaient attendu que Jésus apparaîtrait sur le toit du temple. Les quarante jours de jeûne dans le désert, après un baptême dans l’eau, rappellent en parallèle le livre de l’Exode, dans lequel les Hébreux voyagent pendant quarante ans dans le désert après avoir traversé la mer Rouge. Le nombre de quarante jours est également la durée du Déluge pendant lequel l’arche de Noé flotte sur les eaux, dans le livre de la Genèse. Dès le IIe siècle, Irénée de Lyon analyse dans son traité Contre les hérésies la résistance du Christ à la tentation comme la victoire finale contre le Diable qui avait provoqué la chute d’Adam. Le Christ peut donc être considéré comme le nouvel Adam . De nombreux commentaires ont été faits par les théologiens des premiers siècles (Origène, Augustin d’Hippone…), dont beaucoup sont cités par
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Thomas d’Aquin dans sa Somme théologique4, vers 1270 : il y propose des réponses aux questions de la raison de la tentation, du lieu et du moment, du genre et de l’ordre des tentations. Chez Jean Calvin, au XVIe siècle, ce passage des Évangiles est l’occasion de souligner que les tentations, même si elles ne sont pas suscitées directement par Dieu, sont voulues par lui5 (c’est d’ailleurs ce que disaient déjà Thomas d’Aquin et Irénée de Lyon). Dans le Catéchisme de l’Église catholique6 de 1992, l’accent est remis sur le parallèle entre la tentation du Christ, celles d’Adam et des Hébreux dans le désert. Par obéissance à Dieu son Père, Jésus, nouvel Adam, résiste à Satan. Cette victoire anticipe sa passion.
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De l’évangile selon Luc

16 Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. 17 On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : 18 L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, 19 annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.

20 Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. 21 Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » 22 Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » 23 Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm ; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” »

24 Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. 25 En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; 26 pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. 27 Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »

28 À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. 29 Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. 30 Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. 31 Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. 32 On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité. 33 Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte : 34 « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »

35 Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. 36 Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! » 37 Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région. 38 Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. 39 Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.

40 Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.» (Lc 4, 16-30)

La tentation de Jésus au désert

Jésus revint du Jourdain rempli du Saint-Esprit. Il fut conduit par l’Esprit çà et là dans le désert et tenté par le diable pendant quarante jours. N’ayant pas pris de nourriture pendant ce temps-là, il eut faim. Prenant occasion de cette faim, Satan tlui insinua de changer une pierre en pain, puisque, comme Fils de Dieu, il a le pouvoir et le devoir de s’aider lui-même. Jésus répondit ar une parole de l’Écriture, mentionnant cette nourriture supérieure qui consiste dans la confiance en Dieu et l’obéissance à sa volonté.

Satan, l’élevant sur une montagne, lui offrit la puissance et la gloire des royaumes de ce monde. Elle lui fut livrée, il la donna à qui se prosternait devant lui. Jésus repoussa cette offre en rappelant à Satan le grand commandement qui ordonnait d’adorer Dieu seul.  Satan conduisit Jésus au haut du temple et l’invita à se précipiter dans le vide ; comme Fils de Dieu, il n’eut rien à craindre ; Dieu a promis de le garder en toute circonstance, l’Écriture, citée par lSatan, l’affirme. Jésus le repoussa par cette autre parole de l’Écriture : « Tu ne tenteras point Dieu.. La tentation achevée, Satan se retira de lui, jusqu’à une occasion favorable).

Les trois évangiles synoptiques mettent ces deux faits dans un rapport intime. Luc marqua la réalité du don fait à Jésus lors de son baptême en disant qu’il revint du Jourdain, rempli de l’Esprit-Saint. Et ’ilsubit la tentation.  Luc,  admit qu’il y était déjà, après être revenu du Jourdain et affirma qu’il  fut conduit  par l’Esprit dont il était rempli et qui était le principe dirigeant sa vie intérieure .

La version syriaque, rappelle que les livres des Hébreux étaient écrits sur de longues bandes de parchemin, roulées autour d’un cylindre.  Il y avait deux portions des saintes Écritures fixées pour chaque jour : l’une tirée de la loi, l’autre des prophètes Comme on remit à Jésus le livre du prophète Ésaïe, le passage qu’il lut était  indiqué pour ce jour. Cette prophétie messianique, lu publiquement par Jésus en qui elle était accomplie fut d’autant plus frappante.

« L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, parce que l’Éternel m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux misérables ; il m’a envoyé pour bander ceux qui ont le cœur brisé, pour publier aux captifs la liberté et à ceux qui sont liés l’ouverture de la prison, pour publier l’année de la bienveillance de l’Éternel ». :  c’est l’œuvre de rédemption de Jésus. Que Ésaïe annonça., et Isaïe contempla la présence et l’œuvre du grand Réparateur promis à Israël. Jésus déclara de la manière la plus solennelle que l’Esprit du Seigneur, l’Éternel, repose sur lui, parce que l’Éternel l’eut oint de cet esprit.  Oint est la traduction de l’hébreu Messie et du grec Christ .

« Annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. »: la bonne nouvelle qui leur est annoncée, c’est le relèvement, la consolation, les richesses de la grâce. » Guérir ceux qui ont le cœur brisé.: cette parole l’une des plus belles de la prophétie,. Presque tous les critiques modernes l’omirent. Mais comme elle est dans l’hébreu et dans la version grecque des Septante, elle ne peut avoir été omise ici que par une inadvertance des copistes. Annoncer ou publier la liberté aux captifs. Cette promesse s’appliquait en premier lieu aux Israélites captifs à Babylone, elle avait trait aussi à la liberté morale que donne le Sauveur (Jean 8.36) et qui est la source de toutes les libertés.

« Aux aveugles le recouvrement de la vue » : cette parole présente une promesse très belle qui se trouve déjà ailleurs dans les prophètes et que Jésus a fréquemment accomplie corporellement et spirituellement pour les aveugles de son temps. « Renvoyer libres les opprimés ou mettre en liberté ceux qui sont froissés, foulés, brisés ». Cette parole d’une si belle signification, ne se trouve ni dans l’hébreu ni dans les Septante . Enfin publier l’année de bienveillance de l’Éternel. Il s’agit de l’année du jubilé, qui revenait tous les cinquante ans, année de grâce et de joie universelle, où les travaux cessaient, les esclaves étaient rendus à la liberté, les dettes acquittées, les prisonniers amnistiés…

Jésus n’avait  pas lu seulement le passage de la prophétie rapporté par Luc, mais toute la section où il se trouvait. Et il y avait, déjà dans sa manière de lire, quelque chose qui avait fait pénétrer dans les cœurs la parole divine. De là le vif intérêt avec lequel tous attendaient son explication, de là ces regards de tous fixés sur lui. Cette scène fut si vivante que Luc la reçut d’un témoin oculaire.  D’une part, un témoignage favorable rendu par tous à Jésus, à la suite de ce qu’ils entendirent ; un étonnement, de cette grâce divine qu’il leur annonçait et qui respirait dans toutes ses paroles ; et, d’autre part, une question qui supposa le doute, la défiance et qui signifiait : Quoi ? Cette œuvre divine pour la délivrance de tout ce qui souffre dans notre humanité serait accomplie par ce jeune homme que nous avons vu grandir au milieu de nous, ce fils du charpentier Joseph dont nous connaissons tous la famille ! »

La réflexion, la critique, succédant à une première impression favorable mais superficielle, ont produit des dispositions différentes qui allèrent jusqu’à l’incrédulité, jusqu’à la fureur. Les interprètes, qui n’admirent pas un tel revirement dans les sentiments du peuple, supposèrent celui-ci divisé en deux partis, dont l’un aurait éprouvé les impressions d’abord décrites, tandis que l’autre aurait d’emblée exprimé ses doutes sur le fils de Joseph. « Nul prophète n’est bien reçu dans sa patrie, mais c’est avec vérité,  c’est un sérieux avertissement, que je vous le dis, si cette patrie aveuglée le rejette, d’autres recevront la guérison que vous dédaignez » ;  Jésus donna des preuves historiques.

La pluie fut accordée à la prière du prophète  Isaïe la troisième année de la sécheresse. En disant : trois ans et six mois, Jésus adopta la tradition juive qui tenait compte plutôt de la durée de la famine, que de celle de la sécheresse elle-même.La terre ne put produire qu’une demi-année au moins après avoir reçu la pluie du ciel.  Sarepta était une petite ville phénicienne située entre Tyr et Sidon. Le nom s’en est conservé dans celui de Surafend, village qui rappelle encore le souvenir de la ville ancienne.

 Naaman et la veuve de Sarepta étaient païens l’un et l’autre. Par ces deux exemples, si frappants pour des auditeurs juifs, Jésus voulut relever cette vérité : aucun homme, aucune ville, aucun peuple n’a des droits à la faveur de Dieu, qui est parfaitement libre dans la dispensation de ses grâces. Et, c’est précisément par des prétentions à un droit, fondé sur des privilèges extérieur), que nous nous rendons indigne des bénédictions divines. Nazareth est situé sur le penchant d’une montagne où se voit encore, près de l’église des maronites, une paroi de rochers de 40 à 50 pieds de hauteur.

Est-ce par un miracle de sa puissance sur leur volonté que Jésus parvint à passer au milieu d’eux et à s’en aller ? Plusieurs interprètes l’admirent. D’autres pensèrent qu’il lui suffit de la majesté de sa personne pour contenir la colère de ces furieux. Q, Jésus sut réduire à néant les desseins meurtriers de ses adversaires, aussi longtemps que  son heure n’était pas venue Plus tard il se livra à eux volontairement pour accomplir le grand sacrifice d’où dépendait la rédemption du monde.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊  Dom Armand Veilleux de l’Abbaye de Maredsous (Belgique) : cliquez ici pour lire l’article →   Homélie pour le lundi de la 22ème semaine du Temps Ordinaire (30 août 2021)

◊  Père Gilbert Adam cliquez ici pour lire l’article → Lundi de la 22e semaine, année impaire

  Tentation de Jésus-Christ au désert 【HD】

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N’ayons pas peur !

Posté par diaconos le 20 juin 2021

 La tempête apaisée

# N’ayez pas peur est une expression qui fait généralement référence à une injonction biblique dont on relève trois cent soixante-cinq occurrences dans les Écritures1. Dans le cadre néotestamentaire, ce sont des paroles attribuées à Jésus de Nazareth à plusieurs reprises, notamment dans l’évangile de Matthieu, lors de l’épisode de la Transfiguration (Mt, 17, 72) ou encore dans l’épisode de la Marche sur les eaux, rapportée entre autres dans l’évangile de Jean (Jn, 6, 20)3.

Cette phrase a notamment été reprise par le pape Jean-Paul II lors de sa messe d’intronisation, le 22 octobre 1978. La Tempête apaisée est un miracle attribué à Jésus-Christ. Il est cité dans les trois Évangiles synoptiques. Il est le symbole que le Christ est venu apporter la paix à une humanité prise dans les flots tumultueux de la vie. Cet épisode se situerait sur le lac de Génézareth ou lac de Tibériade, ou encore mer de Galilée ou lac de Kinneret.

C’est un lac d’eau douce d’une superficie de 160 km2 situé au nord-est d’Israël entre le plateau du Golan et la Galilée. Dans les arts et la littérature N’ayez pas peur : Dialogue avec Jean-Paul II est un livre écrit par André Frossard, publié aux éditions Robert Laffont en 1982 Have No Fear : The Life of Pope John Paul II (N’ayez pas peur : La Vie de Jean-Paul II) est un téléfilm réalisé par Jeff Bleckner en 2005 N’ayez pas peur est un spectacle de Robert Hossein sur la vie de Jean-Paul II présenté en 2007 N’ayez pas peur… De croire est un livre de Robert Hossein publié aux éditions Lattès en 2007

L’image de la mer déchirée traduit ce qu’est parfois notre vie mouvementée, agitée et troublée par des conflits de toutes sortes. La tempête, les vagues qui se jetaient sur la barque de Pierre annonçaient les tourments et les persécutions que connaîtront l’Église et les chrétiens

 En ce jour là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive » (Mc 4, 35). Ce jour là n’a pas été un jour ordinaire, Pierre s’en est souvenu toute sa vie. Le soir venu, pas seulement la douceur du soir qui descend, mais aussi l’heure de tous les dangers, l’heure des épreuves (Mc 14,17). L’autre rive, pas seulement la rive opposée du lac, mais aussi ce grand passage de l’autre côté, qui est le sort de toute personne, au soir de sa vie, et qui est son grand jour, le jour de Dieu, auquel tous les autres jours le préparent.

Tu m’invites Seigneur à passer sur l’autre rive, à vaincre ma timidité pour annoncer  la Bonne Nouvelle de l’Évangile, à m’engager au service de mes frères, à rompre avec mes mauvaises habitudes

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Pendant la traversée du lac de Tibériade, Jésus s’était endormi à l’arrière de la barque. Le vent se leva et la force du vent augmenta fortement en amplitude à un point tel que leur barque risquait de couler : « Survient une violente tempête avec des vagues qui se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d’eau. » (Mc 4, 37)

Le lac de Tibériade est réputé pour ses coups de vent inattendus et violents qui descendent en rafales des collines du Golan. Mais, il n’y a pas besoin d’être en mer, pour subir des tempêtes. Toutes les langues du monde utilisent ce mot pour désigner aussi l’épreuve soudaine qui s’abat sur quelqu’un : les moqueries, l’accident, les échecs et rechutes, la peur de perdre un emploi, une maladie grave qui vous est diagnostiquée….

Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »  (Mc 4, 38b) Voilà une belle prière que nous pourrions faire dans nos moments d’épreuves. Qu’elles sont mes tempêtes ? Dieu va-t-il les apaiser ? Tu sembles dormir Seigneur, je me débats seul, cela ne te fait rien?

« Portés jusqu’au ciel, retombant aux abîmes, ils étaient malades à rendre l’âme. Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur et lui, les a tirés de leur détresse, réduisant la tempête au silence, faisant taire les vagues » (Ps 107, 26-29)

C’est du milieu de la tempête que le Seigneur rappela à Job qu’il est le maître, capable de lui imposer des limites et d’arrêter l’orgueil de ses flots. Alors Job s’inclina dans la foi.

Les disciples de Jésus, pêcheurs expérimentés étaient épouvantés de se voir perdus. En réalité, il leur manquait seulement la foi, autrement dit la confiance de l’amour, ayant sans doute compris le Christ à notre manière. (2ième  lecture)

Ce n’est pas n’importe quelle foi qui apaise nos tempêtes intérieures, c’est la foi en Jésus Christ, mort et ressuscité. Jésus est près de nous, invisible. Certes, il n’enlève pas nos difficultés, mais, il nous donne la force intérieure de les porter : « Là où le mal abondera, ma grâce surabondera »

Diacre Michel Houyoux

978-3-8416-9809-4-frontAuteur  Diacre Michel Houyoux   -  252 pages , publié en français  le 09 juillet 2012

Référence ISB : 13 978-3-8416-8809-4

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Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Douzième dimanche du Temps Ordinaire

Quand souffle la tempête sur nos vies, ce n’est pas la mer, mais nous-mêmes qui sommes “démontes”. Et ce Jésus que l’on appelle au secours nous semble endormi dans notre barque, nous laissant livrés à nos propres forces… Ces jours d’ensevelissement préparent la Résurrection.

   La tempête apaisée

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