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24ème dimanche du Temps Ordinaire — Année C

Posté par diaconos le 10 septembre 2019

Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit.jpg 290

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : «Cet homme fait  bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux !» Alors Jésus leur dit cette parabole : «Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?

Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’

Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit.» Jésus dit encore : «Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !

Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.

Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer.

Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.     Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer.

Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’

Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !» (Lc 15, 1-32)

Homélie

Jésus a dit cette parabole parce que certains pharisiens étaient réticents à le voir accueillir des pécheurs et manger avec eux. Dans d’autres circonstances, Jésus a simplement dit qu’il était venu pour les pécheurs et non pour les justes. Les Pharisiens, comme le fils aîné dans ce récit, se considéraient comme justes, mais ne connaissaient pas la miséricorde de Dieu.

Le fils cadet représente les pécheurs et les publicains qui fréquentaient Jésus. Après avoir laissé son père dans un acte d’ingratitude (verset 12), il est tombé dans le pire déclin pour un Juif : garder des porcs (verset 15), ces animaux impurs selon la loi juive. Son retour n’est pas dû à la vraie repentance, mais à la faim qui le retient (versets 17-20a). C’est précisément les pécheurs et les marginalisés que Jésus fréquentait ! (verset 1)

Quelle révélation pour les pharisiens d’apprendre que Dieu se réjouit du retour du pécheur à qui il n’a jamais refusé sa tendresse et son amour ! (versets 21-24)

Comme ils sont également reconnus dans l’indignation du fils aîné : « Je suis à votre service depuis de nombreuses années sans jamais désobéir à vos ordres ». (verset 29a). Hélas, il a été jugé comme un serviteur, et non comme un fils (verset 19b). Il n’était même pas frère, comme le montre sa remarque méprisante : « Voici ton fils… ».  (verset 30a) que son père note si discrètement : « Voici ton frère…………………………………………….. « (verset 32b). Et la fête battait son plein pour le retour de cet enfant.

Aidons-nous l’Église dans ses efforts pour atteindre les non-croyants, les pauvres,, ceux qui sont loin ? Joie ou murmure ? Acceptons-nous que notre prêtre nous place à l’arrière-plan de ses préoccupations pour atteindre ceux qui ne viennent pas à lui ? Collaborons-nous à cet effort ? Ne dit-on pas parfois qu’il n’y a rien à espérer ?

Réjouissons-nous que ceux qui se sont toujours sentis marginalisés, exclus et qui vivent sans doute dans la déception et l’illusion, viennent à Jésus. Non, les scribes et les pharisiens n’ont pas compris qu’avec Jésus s’achevait le temps où il fallait se purifier pour accueillir le Seigneur, mais le temps commence quand on devient pur en accueillant le Seigneur. Ils ne l’ont pas compris.

C’est ainsi que Jésus leur raconta cette parabole divisée en trois parties. La première partie est celle du berger qui a perdu un mouton et a laissé l’autre quatre-vingt-dix-neuf pour chercher le perdu : « Quand il l’a trouvé, il l’a pris sur ses épaules, tout heureux… ». ». (Lc 15,1-32) C’est la joie qui caractérise ce passage et le mot « joie » et le verbe « se réjouir » seront répétés.

Ce que les pharisiens et les scribes n’ont pas compris, c’est que Dieu, au lieu de se soucier d’être obéi et respecté, se préoccupe davantage du bonheur des gens. C’est ce que le Seigneur a dans son cœur. Et ainsi, « tout joyeux, il le prit sur ses épaules… ». « . La brebis perdue est l’image du pécheur qui est parti. Quand le berger l’a trouvé, il l’a chargé sur ses épaules.

Il appelait tous ses amis à se réjouir avec lui. Il est revenu et a été accueilli par son père, une figure maternelle et affectueuse. Son père voulait rendre à ce fils une autorité qu’il n’avait jamais eue. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que Dieu communique l’amour d’une manière absolue. Son père, image de l’amour de Dieu, se réjouissait, son frère aîné, image des scribes et des pharisiens, était scandalisé.

Jésus a ridiculisé le comportement de son fils aîné en caricaturant comment la religion peut infantiliser les gens : « Je suis à votre service depuis de nombreuses années sans jamais désobéir à vos ordres, et vous ne m’avez jamais donné un enfant à fêter avec mes amis. (Lc 15,25-32) Ce vieil homme attendait une récompense, parce qu’il ne collaborait pas à l’action de son père. La caricature de Jésus par les autorités religieuses de son temps était très sévère.

Dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, Paul déclare : « Nous sommes ambassadeurs du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu ». Devenir ambassadeurs du Christ, de son esprit de miséricorde, c’est répondre avec joie à l’appel de Dieu à nous réconcilier les uns avec les autres. Dans cette parabole de l’enfant prodigue, Jésus-Christ nous révèle comment Dieu, notre Père, est gratuité, don, désintéressement, amour. Jésus nous a révélé le vrai visage du Père. Tout le contraire d’un Dieu maléfique, jaloux et méchant. Père prodigue de l’amour ! Laissons-nous réconcilier avec Dieu. Demandons pardon pour notre manque de confiance et d’amour. Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊  Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la brebis qui était perdue

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →  Il était perdu et il est retrouvé ! (Lc 15, 1-32)

 

Liens externes

Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → Parabole du Fils prodigue – KT42

Du site Idées Caté : cliquez ici pour lire l’article →  Le fils prodigue

◊ Liturgie de la Parole avec des enfants → Le retour du pécheur

◊ Préparons la messe du dimanche → Liturgie de la Parole avec les enfants

La célèbre triple parabole de Jésus de Luc 15

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Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël

Posté par diaconos le 10 juillet 2019

Mercredi 10 juillet 2019
Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour aller à la recherche de la brebis égarée ? Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.

Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent
brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne laissera t-il
pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne
pour aller à la recherche de la brebis égarée ? Et, s’il
parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se
réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf
qui ne se sont pas égarées. (Mt 18, 12-13)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.     Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.

Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. » (Mt 10, 1-7)

Homélie  L’envoi en mission

Quand Jésus envoya les douze en mission, il ne leur demanda pas de travailler à la conversion des personnes qui ne professent pas la foi juive, païens et Samaritains (Mt 10,5b), mais d’aller à la recherche des brebis perdues de la maison d’Israël. Dans les sociétés occidentales déchristianisées, force est de constater que la première terre de mission ne se situe plus dans des contrées lointaines mais tout près de nous, auprès des gens qui, largement majoritaires, ont abandonné la foi de leurs pères ou, qui prétendent être croyants, mais sans pratiquer , ni, prier.

Jésus m’a choisi le jour de mon baptême, m’a appelé par mon nom, c’est d’ailleurs pour cela que nous recevons notre nom traditionnellement le jour de notre baptême. Il m’a choisi pour une raison bien particulière, pour un plan particulier. Il veut faire de grandes choses à travers chaque baptisé. Il souhaite que je le serve. Mis comment ?

N’aurait-il pas pu convertir tous les hommes d’un claquement de doigt, faire en un rien de temps que nous l’aimions et aimions son Père de tout notre cœur ? Il aurait pu, bien sûr, mais il a voulu choisir en tout la voie de l’humilité. Saint Louis-Marie s’émerveilla de cette humilité de Jésus : « Cette sagesse infinie, qui avait un désir immense de glorifier Dieu son Père et de sauver les hommes, n’a pas trouvé de moyen plus parfait et plus court pour le faire que de se soumettre en toutes choses à la très sainte Vierge, non seulement pendant les huit, dix ou quinze années premières de sa vie, comme les autres enfants, mais pendant trente ans ». (Extrait du Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge Marie)

Allez vers les brebis perdues. Tel est le message principal du livre Re-Built, histoire d’une paroisse reconstruite écrit par Michael White, curé de la paroisse de la Nativité au Maryland et Tom Corcoran, un laïc qui l’a assisté dans son travail de revitalisation de cette paroisse autrefois en déclin. Ce livre devrait être lu par toute personne préoccupée par le manque de vitalité de son église locale, notamment manifesté par une relève quasi inexistante, et par toute personne soucieuse de mettre en pratique les paroles de Jésus, particulièrement celles d’aujourd’hui :  » Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël « .

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

Laissons l’Esprit Saint nous transformer toujours plus en fils adoptif de Dieu, à laisser transparaître toujours plus l’image du Fils qui est venu nous faire connaître la volonté du Père céleste et ainsi de devenir plus authentiquement chrétien. Soucions-nous  de devenir meilleur non pour nous-mêmes, pour constater que nos efforts sont récompensés, mais pour les autres, les perdus, les personnes vers lesquelles Jésus nous envoie afin de leur révéler qu’elles sont aimées de Dieu, ce Dieu en qui nous trouvons un sens à notre existence et notre bonheur.

Le pape François, dans Gaudete et exsultate (23), nous invite : « Pour nous tous, c’est un rappel fort. Toi aussi, tu as besoin de percevoir la totalité de ta vie comme une mission. Essaie de le faire en écoutant Dieu dans la prière et en reconnaissant les signes qu’il te donne. Demande toujours à l’Esprit-Saint ce que Jésus attend de toi à chaque moment de ton existence et dans chaque choix que tu dois faire, pour discerner la place que cela occupe dans ta propre mission. Permets-lui de forger en toi ce mystère personnel qui reflète Jésus-Christ dans le monde d’aujourd’hui. »

Complément

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → Je suis le bon pasteur, le vrai berger. (Jn 10, 11)

Liens externes

◊ Catéchèse  : cliquez ici pour lire l’article →  Parabole de la brebis perdue et retrouvée – idees-cate.com

Le bon berger

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Vendredi Saint : C’est à cause de nos fautes qu’il a été broyé

Posté par diaconos le 27 mars 2018

Lecture du livre du prophète Isaïe au chapitre cinquante-deux

 La Croce, vertice luminoso dell’amore di Dio che ci custodisce. Chiamati ad essere anche noi custodi per amore.


La Croce, vertice luminoso dell’amore di Dio che ci custodisce. Chiamati ad essere anche noi custodi per amore. La croix est lz sommet lumineux de l’amour de Dieu qui nous garde.

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.

Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien.

En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.

Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.

Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs. (Is 52, 13 – 53, 12)

Source de l’imageVenerdi Santo : PASSIONE DEL SIGNORE    sur le site → Testi – QUMRAN NET – Materiale pastorale online

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Ce fut une lourde épreuve pour la foi lorsque le peuple juif fut déporté, la ville sainte occupée et le Temple détruit. Car si Yahvé  n’était pas le Sauveur d’Israël, il n’était plus rien. Le premier paragraphe rapporte les paroles de Yahvé et c’est le peuple qui répondit par la bouche du prophète. Le Seigneur sauve par la souffrance des innocents et principalement par le sacrifice volontaire de celui qui accepte de prendre sur lui le péché du monde.

En écrivant ces lignes, ke prophète Isaïe pensa aux Juifs exilés à Babylone : ils étaient méprisés. Cependant ils n’avaient pas mérité ce mépris à cause de leurs péchés. Ils subirent cette déportation à cause des péchés d’Israël. Mais Yahvé les sauva en faisant de ce peuple le germe d’un peuple saint : il vit une descendance extraordinaire. Cette merveille de Yahvé surpassa toutes les autres et, les rois, en les voyant, furent émerveillés.

Les autres paragraphes se réfèrent à l’humiliation du peuple Juif qui, à cette époque, comme aujourd’hui, fut l’instrument du salut. Si nous y regardons de plus près, ce texte traça avant le temps l’image de Dieu fait homme qui s’abaissa avant de mourir sur une croix. Quand nous lisons dans les évangiles de Mathieu, de Jean et de Luc, la Passion du Christ nous y voyons combien ces évangélistes furent frappés par la ressemblance entre le jugement et la mort de Jésus et ce qu’Isaïe annonça.

En parlant de Jésus, les apôtres se rapportèrent plusieurs fois à ce texte : « Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci: Il a été mené comme une brebis à la boucherie; Et, comme un agneau muet devant celui qui le tond, Il n’a point ouvert la bouche. »b (Ac 8, 32) Qui pouvait croire ce que nous venons d’apprendre ? Comment les personnes qui entendirent Pierre, Paul et Jean acceptèrent leur proclamation d’un sauveur crucifié ?

Offrir notre vie en sacrifice de pardon : plusieurs passages dans la Bible nous invite à le faire quand nous souffrons injustement : « Prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous, » (1 P 1.20) Mais seul le Christ remplit cette mission de rédemption du commencement ç la fin de sa vie : « Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. » (Rm 5, 6)

Le juste, mon serviteur, fera une multitude de justes (Is 53 11b) : Jésus fit allusion à ce verset au cours de son dernier repas. Le sang de l’Alliance fut répandu pour la multitude” (Mc 14,24) Dès le premier jour, l’Eucharistie est apparue comme un sacrifice. Jésus institua l’Eucharistie au cours du repas pascal des Juifs, repas associé au sacrifice de l’agneau pascal. Jésus prit la place de l’agneau pascal, mystère que Jean Baptiste comprit dès sa première rencontre avec Jésus : «Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.» (Jn 1,29)

L’agneau pascal fut le mémorial de la rédemption d’Israël. Yahvé a été le Rédempteur d’Israël : il le sauva de l’esclavage. Il fit  sortir son peuple d’Égypte. Le repas pascal était le rappel de cette libération. Mais dans l’Ancien Testament, le sang de l’Alliance provient donc d’un autre sacrifice que celui de l’agneau pascal. Jésus , pour nous faire comprendre ce qu’est l’Eucharistie, la rapproche de ces deux sacrifices !

Compléments

◊ Venerdi Santo → PASSIONE DEL SIGNORE

◊ Vendredi Saint → Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. (Jn 15,13)

◊ Celui qui a porté nos souffrances et nos péchés  est cause de notre salut.  → Vendredi Saint

Liens externes

◊ Catéchèse avec KT42 → Activités, caté : la Passion, la mort du Christ

◊ Diaporama → Un chemin de croix pour les enfants

Les sacrifices dans la Bible

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Miséricordieux comme le Père

Posté par diaconos le 23 février 2016

Soyez miséricordieux comme le Père

Soyez miséricordieux comme le Père

Le pape François a proposé à l’Église de s’ouvrir un peu plus à la miséricorde divine pendant le « Jubilé de la Miséricorde » qui a commencé le 8 décembre 2015, solennité de l’Immaculée Conception et se clôturera le 20 novembre 2016, solennité du Christ Roi de l’univers.

Le logo et la devise pour ce jubilé offrent ensemble une heureuse synthèse de cette année jubilaire de la Miséricorde. La devise miséricordieux comme le Père, tirée de l’évangile selon Luc au chapitre six, nous propose de vivre la miséricorde à l’exemple du Père. Le Père nous demande de ne pas juger ni condamner, mais de pardonner, de donner l’amour et le pardon sans mesure : « Ne portez de jugement contre personne et Dieu ne vous jugera pas non plus ; ne condamnez pas les autres et Dieu ne vous condamnera pas ; pardonnez aux autres et Dieu vous pardonnera. Donnez aux autres et Dieu vous donnera : on versera dans la grande poche de votre vêtement une bonne mesure, bien serrée et secouée, débordante. Dieu mesurera ses dons envers vous avec la mesure même que vous employez pour les autres. » (Lc 6, 37-38)

Le logo, œuvre du père jésuite Marko Rupnik, se présente comme un petit traité de théologie sur le thème de la miséricorde. Jésus charge sur Image_Logo_Misericordeses épaules l’homme égaré, comme un berger prend sur ses épaules la brebis perdue. (Lc 15, 1-7) Le bon pasteur charge sur ses épaules, avec une miséricorde sans limite, l’humanité entière mais, un détail nous interpelle, ses yeux se confondent avec ceux de l’homme. Jésus voit par les yeux de l’homme et ce dernier voit par les yeux de Jésus. Chacun de nous découvre ainsi en Jésus l’humanité telle qu’elle devrait être et, en contemplant dans le regard de Jésus l’amour du Père qui s’y reflète. Nous découvrons aussi la vie éternelle à laquelle nous sommes appelés.

La scène se situe à l’intérieur d’une amande appelée « mandorle » , symbole cher à l’iconographie ancienne et du Moyen-Âge. C’est une figure géométrique dessinée à l’aide de deux cercles. Elle signifie que le Christ Jésus se situe à l’intersection entre le monde des hommes et celui de Dieu. Il est à la fois Dieu et homme. Les trois amandes concentriques, à la couleur progressivement plus claire vers l’extérieur, évoquent le mouvement du Christ sortant l’homme en dehors de la nuit du péché et de la mort à la lumière de la  vie.  La profondeur de la lumière plus foncée évoque l’impénétrabilité de l’amour du Père qui pardonne tout.

Tous les diocèses donnent des détails pratiques pour le jubilé de la miséricorde divine. À titre d’exemple, voici pour le diocèse de Rennes, un lien parmi d’autres, cliquez ici  →   Jubilé de la Miséricorde, détails pratiques

Ce lundi 22 février, pour les doyennés de Florennes-Philippeville, Couvin et Walcourt (Belgique), s’est déroulée la deuxième veillée de Carême dans le cadre du Jubilé de la Miséricorde divine. J’ai participé en l’église d’Agimont à cette rencontre. Le thème de cette rencontre était le partage. Environ cent quarante personnes ont participé à cette prière communautaire.

Après un mot d’accueil par un membre de cette paroisse, la veillée commença avec le chant « Viens combler la faim de l’homme ». Le voile du lutrin, orné du logo « Jubilé de la Miséricorde », fit l’objet d’un commentaire (ci-dessus). Après la reprise du chant d’ouverture, la prière du pape François pour l’année jubilaire fut récitée en alternance par l’assemblée.

Voir ici →  Prière du Pape François pour le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde divine

Cette prière fut suivie d’une méditation sur la péricope Lc 36-38 et accompagnée d’un geste hautement symbolique. Chaque personne, entrant dans le sanctuaire, reçut  un sachet de grains de maïs. Après cette prière, le célébrant invita l’assemblée à avancer par l’allée centrale,  et venir verser les grains dans un récipient posé sur un tablier placé devant l’autel. Pour faire le lien avec l’évangile, le récipient doit déborder. Pendant ce temps l’on chanta . « Ta nuit sera lumière de midi » (G 212)

Prions le Seigneur   lecteur ou lectrice : …………………………………………………………………………………………………………………

  • Tous les jours, nous croisons des personnes en situation de détresse, par manque de moyens matériels ou simplement de lien social. Bien souvent, elles sont rejetées ou oubliées. D’autres fois, ont les traitent d’assistées, sans prendre le temps de connaître leur parcours de vie, leur sentiments: ouvre nos yeux Seigneur ! Aide-nous à changer notre regard ! Rends-nous miséricordieux ! (Refrain)
  • Misericordias DominiQue ta main gauche ignore ce que donne ta main droite. Seigneur, apprends-nous la générosité et le partage sans compter. (Refrain)
  • À ton peuple affamé au désert, tu as envoyé la manne céleste. Aujourd’hui, c’est à nous que tu demandes de nourrir les malheureux de notre terre. Seigneur, nous te prions pour les paysans qui luttent pour garder leur terre et pouvoir la cultiver et produire une nourriture saine pour faire vivre leur famille. (Refrain)
  • Transforme-nous Seigneur par ta miséricorde. Nous pourrons alors ouvrir notre cœur vers l’extérieur, vers les périphéries, en étant des de ton amour, de ta tendresse et de ta miséricorde. missionnaires. (Refrain)

Tous récitèrent maintenant le notre Père : Notre Père qui est au cieux…

Présentation du projet de Carême d’entraide et fraternité fut présenté

◊ Spécial carême → vivre un carême de partage 2016 – Entraide et Fraternité

Écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvresvivre un carême de partage 2016 – Entraide et Fraternité

◊ En complémentOutils pour enfants et jeunes

Cette célébration se termina par la Magnificat où Marie loue la miséricorde de Dieu qui s’étend d’âge en âge. Le célébrant, après avoir béni l’assemblée l’invita à participer à la prochaine veillée de Carême le lundi 29 février et à 20h00 en l’église de Morialmé (Province de Namur).

Miséricordieux comme le Père

C’est la devise du jubilé. Dans la miséricorde nous avons la preuve de la façon dont Dieu aime. Dieu se donne tout entier, pour toujours, gratuitement et sans rien demander en retour. Il vient à notre secours lorsque nous l’invoquons. la miséricorde n’est pas contraire à la justice, mais i8llustre le comportement de Dieu envers tout pécheur, lui offrant une nouvelle possibilité de se repentir, de se convertir et de croire.

Si Dieu s’arrêtait à la justice, il cesserait d’être Dieu ; il serait comme nous qui invoquons le respect de la loi. La justice seule ne suffit pas et l’expérience révèle que faire appel uniquement à elle risque de l’anéantir. C’est ainsi que DIEU VA PLUS LOIN QUE LA JUSTICE AVEC LA MISÉRICORDE ET LE PARDON.

L’aboutissement de la Loi, c’est le Christ, afin que soit donnée la justice à toute personne qui croit. (Rm 10, 3-4) Ouvrons nos cœurs pour voir les misères du monde, les blessures de tant de gens priés de dignité, et soyons attentif à leurs cris appelant à l’aide. Que nos mains puissent serrer les leurs et les attirer vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leurs appels soient reçus et honorés et qu’ensemble nous puissions biser la barrière de l’indifférence qui règne si souvent pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme.

Compléments

◊ Méditation →  C’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste

◊  Marcher avec Jésus → Celui qui déclare demeurer en Dieu doit marcher lui-même dans la voie où Jésus a marché.

◊ Voulons-nous être avec le Christ ?  →  Nous devons retrouver le sens évangélique de la charité

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