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La Croix Glorieuse — Fête

Posté par diaconos le 14 septembre 2021

14 SEPTEMBRE 2020 : CROIX GLORIEUSE - Etoile Notre Dame

# Une fête de la Croix est une célébration de la croix qui a servi à la Crucifixion de Jésus. Alors que le Vendredi saint commémore la Passion, cette fête honore la Croix elle-même comme instrument du salut. Elle suit diverses modalités dans le christianisme, en fonction des différents calendriers liturgiques. L’Exaltation de la Très Sainte Croix est l’une des douze grandes fêtes. Dans le rite romain de l’Église catholique, le clergé arbore des habits sacerdotaux de couleur rouge le jour de la Sainte-Croix.
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Même si ce jour est un dimanche, la messe est celle de la fête avec ses lectures propresnote . Dans l’Église d’Angleterre et autres Églises anglicanes, le rituel précise également que les vêtements sacerdotaux sont rouges le jour de la Sainte-Croix . Le Code de Rubriques du pape Jean XXIII définit le premier dimanche de septembre comme le premier qui tombe dans le mois, et par conséquent la troisième semaine, avec la célébration arrivait quelquefois plus tard.
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Aujourd’hui, l’ordonnancement des célébrations est laissé à l’appréciation de la conférence épiscopale en fonction des coutumes locales. Le 14 septembre est la fête capitale de la Congrégation de Sainte-Croix, des Compagnons de la Croix et de l’ordre monastique anglican de la Sainte-Croix. Cette date est le début du jeûne des Carmélites selon la règle de saint Albert de 1247, qui finit à Pâques. Dans le rite byzantin, l’universelle Exaltation (Élévation en grec) de la précieuse et vivifiante Croix commémore à la fois l’invention de la Croix en 326 et sa reconquête sur les perses en 628.
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C’est l’une des douze grandes fêtes du cycle liturgique annuel. Le 14 septembre est un jour de jeûne : la consommation de produits carnés, de laitages et de poisson est proscrite. Il y a un jour d’avant-fête et huit jours d’apodose. Les fidèles de l’Église apostolique arménienne observent un jeûne de cinq jours du 10 au 14 septembre en préparation de la fête de la Sainte Église pour la Sainte-Croix.
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Celle-ci est célébrée le 15 septembre. Le 16 septembre commence l’Exaltation ou Élévation de la Sainte-Croix, qui dure plusieurs jours. C’est l’une de cinq fêtes majeures de l’Église arménienne et la plus importante des fêtes de la Croix. Selon la tradition de l’Église arménienne, le premier à vénérer la Croix fut l’apôtre Jacques le Juste, frère du Seigneur. Le dimanche le plus proche du 14 septembre, on célèbre l’antasdan au cours duquel une croix , ornée de basilic en signe de royauté, est sortie en procession et déposée sur une table à la vue de tous.
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Le prêtre asperge ensuite les basilics d’eau bénite et les diacres en distribuent une tige aux fidèles qui vénère ensuite la croix. L’Église éthiopienne orthodoxe tewahedo, l’une des Églises orthodoxes orientales, commémore l’invention de la Vraie Croix le 17 du mois de Meskerem du calendrier éthiopien, qui correspond au 27 septembre du calendrier Julien.
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 De l’évangile selon Jean

13 Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. 14 De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, 15 afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. 16 Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. 17 Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. ( Jn 3, 13-17)

Dieu seul peut vous enseigner les choses célestes que vous devez croire

Personne ne vit jamais Dieu, le Fils unique qui est dans le sein du Père est celui qui nous l’a fait connaître. Ce fait : Personne ne vit jamais Dieu, et, par conséquent, nul ne le connaît dans son essence, est exprimé ici en ces termes : « Personne n’est monté au ciel, ni n’a pu en rapporter la vérité divine. Celui-là seul est excepté qui, par son incarnation, est descendu du ciel et qui ainsi est devenu le Fils de l’homme » .

Lui seul peut vous enseigner les choses célestes que vous devez croire, car, non seulement il est venu du ciel, mais par sa communion intime et indissoluble avec Dieu, il est dans le ciel. Ces derniers mots ont le même sens que ceux du Jean 1.18 « qui est dans le sein du Père ».

Quelques interprètes éprouvèrent des scrupules à prendre comme une métaphore l’expression monter au ciel, à cause du terme qui lui fit antithèse : Celui qui est descendu du ciel.

Jésus s’efforça d’initier Nicodème à ces « choses célestes », que lui seul pouvait révéler. Pour rendre accessible à Nicodème le mystère de son œuvre rédemptrice, Jésus emprunta à l’Ancien Testament un magnifique symbole bien connu ; et, se l’appliquant à lui-même, il en fit une prédiction très claire de sa mort.

Le peuple d’Israël ayant murmuré contre Dieu, fût châtié par le fléau terrible de serpents brûlants qui causèrent la mort d’un grand nombre des coupables. Alors le peuple repentant, confessant son péché vint vers Moïse, le suppliant d’intercéder pour lui. En réponse à sa prière, le Moïse reçut l’ordre d’élever sur une perche un serpent d’airain et tous ceux qui, croyant la promesse de Dieu, contemplaient cette image du mal dont ils souffraient, furent guéris.

De même, ajouta Jésus : « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé » ; élevé sur la croix d’abord, qui devient pour lui le chemin de la gloire.

Il faut, dit Jésus : glorieuse nécessité, fondée sur la miséricorde éternelle de Dieu, sur son conseil déjà annoncé par les prophéties, qui doivent être accomplies. Et le but de cette œuvre immense de l’amour de Jésus sera semblable à celui qui fût atteint au désert pour les Israélites mourants : afin que quiconque croit en lui (grec tout croyant en lui, universalité et richesse de cette œuvre de rédemption !) ne périsse point dans son péché, comme les coupables périssaient au désert, mais qu’il ait la vie éternelle.

Cette dernière parole se trouve ici pour la première fois dans notre évangile. Elle reviendra très souvent dans la suite. Le don de la vie éternelle implique non seulement le pardon, la réconciliation avec Dieu, mais la participation de l’âme sauvée à la vie de Dieu même, vie impérissable et bienheureuse. Et il faut remarquer le présent : ait la vie, qu’il l’ait dès le moment où il embrassera par une foi vivante du cœur ce Sauveur qu’il contemple sur la croix.

« Car Dieu a tellement aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jn 3, 16) Il y a dans cette parole plus à adorer, à croire, à aimer qu’à expliquer.

Dieu a tellement aimé : cet amour est le principe et la source suprême du salut. Il a aimé le monde, ce monde déchu, pécheur, en révolte contre lui ; il a aimé notre humanité tout entière à laquelle il destinait cette manifestation de son amour. Il a donné ce qu’il avait de plus cher, son Fils unique ; il l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? »

Il n’exige de tout homme, pour qu’il ne périsse pas dans son péché et sa misère, que de croire en son Fils, de mettre en lui toute la confiance de son Cœur. Enfin, il ouvre aux yeux de ce croyant les immenses et bienheureuses perspectives de la vie éternelle. Le silence de Nicodème parut ôter à ce discours le caractère d’un entretien, mais combien n’était-il pas naturel que cet homme, venu auprès de Jésus pour s’instruire et de plus en plus pénétré de ses paroles, se contentât de les écouter avec une religieuse attention ?

La cohésion de toutes les parties de l’entretien est trop évidente pour permettre la distinction entre la part de Jésus et celle de l’évangéliste. Ou le tout est une composition libre de celui-ci, ou le tout aussi doit être envisagé comme le sommaire d’un entretien réel de Jésus. (Godet)

Telle est aussi l’opinion de M. Weiss qui inclina vers le premier parti, estimant que Jean en relatant un entretien qui eut lieu, prêta à Jésus des pensées que celui-ci émit dans une situation plus avancée.

Jésus confirma que le but de sa venue dans le monde était bien de manifester l’amour éternel de Dieu et non de juger le monde. Le dessein de cet amour est si universel, que le monde entier pourrait être sauvé par Jésus-Christ. Cette universalité du salut est exprimée encore de la manière la plus solennelle par la triple répétition du mot monde.

Mais Jésus, en proclamant ainsi le but miséricordieux de sa venue, fut bien éloigné de nier, comme on l’a prétendu, le jugement dernier, qui, au contraire, lui fut réservé pour la fin des temps et qu’il annonça de la manière la plus solennelle. Pendant son séjour sur la terre et tout en annonçant la miséricorde divine, Jésus exerça, par la puissance de la vérité, un autre jugement actuel, intérieur, auquel nul homme n’échappa. Jésus révéla l’amour rédempteur envers le monde entier, il dévoila à Nicodème la nature du vrai jugement. Cette révélation est une transformation complète de l’opinion reçue. Ce ne fut pas entre Juifs et païens, ce fut entre croyants et incrédules, quelle que soit leur nationalité, que passera la ligne de démarcation. (Godet)

Diacre Michel Houyoux

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◊ Tout à Jésus par Marie : cliquez  ici pour lire l’article → Belle et sainte fête de la Croix Glorieuse !

◊ Site dédié aux moines de Tibhirine : cliquez  ici pour lire l’article →  FÊTE de la CROIX GLORIEUSE  : l’essentiel nous est confié

   Vidéo  Paroles d’un curé de campagne

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Premier dimanche de l’Avent dans l’année B

Posté par diaconos le 29 novembre 2020

L’image contient peut-être : ciel, nuage, crépuscule, océan, plein air et nature

# L’Avent est la période qui couvre quelques semaines précédant Noël. Depuis l’instauration de ce temps liturgique, l’Avent représente la période où l’on se prépare à la venue de Jésus-Christ parmi les humains, c’est-à-dire à sa naissance corporelle. Dans les Églises utilisant le calendrier grégorien, l’Avent débute le quatrième dimanche avant Noël et marque le début de l’année liturgique. L’Avent commence donc, au plus tôt, le 27 novembre et, au plus tard, le 3 décembre et se termine le 24 décembre. Les Églises orthodoxes et les Églises catholiques orientales observent une période de jeûne et de pénitence qui équivaut à l’Avent, mais ce terme n’y est utilisé que depuis peu : ce temps liturgique de préparation à Noël se nomme traditionnellement le Jeûne de la Nativité. Ce jeûne dure 40 jours alors que, dans le rite latin, il est de quatre semaines, et de six semaines dans les rites ambrosien et mozarabe. Dans l’Église catholique et la plupart des Églises protestantes, la couleur liturgique de cette période est le violet. Cependant, certains épiscopaliens et luthériens utilisent le bleu, et certains byzantins utilisent le rouge ou le blanc.

Veillez, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE LITURGIQUE «B » QUE LE SEIGNEUR NOUS COMBLE DE SES BÉNÉDICTIONS ET DE SES GRÂCES QUE CE QUI A ETE IMPOSSIBLE POUR NOUS EN L ANNÉE LITURGIQUE A SE RÉALISE DANS NOS VIES DE CHRÉTIENS EN CETTE NOUVELLE ANNÉE B CE QUE JE DEMANDERAI A LA TRINITÉ SAINTE DE VOUS ACCORDER DANS MES PRIÈRES PAIX ET BÉNÉDICTION AMEN

De l’Évangile selon saint Marc

Jésus parlait à ses disciples de sa venue: «Prenez garde, veillez: car vous ne savez pas quand viendra le moment. Il en est comme d’un homme parti en voyage: en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et recommandé au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin. Il peut arriver à l’improviste et vous trouver endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous: Veillez!».
«Prenez garde, veillez: car vous ne savez pas quand viendra le moment» (Mc 13, 33, 37)

Auteur   +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

Veillez et priez !

Jésus, je désire vivre un saint temps de l’Avent, je veux te faire de la place, te donner du temps. Dispose de moi comme tu le désires,  que je puisse être pleinement à ce que je suis, à ce que tu me demandes, par amour pour toi.
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Aujourd’hui, en ce premier dimanche de l’Avent, l’Église commence à parcourir une nouvelle année liturgique. Donc nous rentrons, dans une période d’attente, rénovation et de préparation.Nous voici au premier dimanche du beau temps de l’Avent que l’Église nous offre. Dans vingt-cinq jours, notre Seigneur sera là couché, endormi si pauvrement dans la paille, sous le regard contemplatif de ses saints parents.
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Arrêtons-nous quelques minutes pour penser à cette nuit unique, pour contempler dans le silence notre Dieu qui s’est fait petit enfant couché dans une mangeoire.Jésus nous avertit : «Prenez garde, veillez: car vous ne savez pas quand viendra le moment» (Mc 13,33). En effet, dans la vie il y a un moment décisif. Quand est-ce qu’il arrivera ? Nous l’ignorons. Le Seigneur n’a même pas voulu révéler le moment où arriverait la fin du monde.
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Enfin, tout ceci nous amène à avoir une attitude d’attente et une prise de conscience :  «Il peut arriver à l’improviste et vous trouver endormis» (Mc 13,36). Le temps de notre vie est un temps de don de soi, afin d’atteindre la maturité de notre capacité d’aimer, ce n’est pas un temps pour le divertissement. C’est un temps de « fiançailles »; telle une préparation aux « noces » en communion avec Dieu et ses saints dans l’au-delà.◊
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Mais la vie c’est constamment commencer et recommencer. Le fait est que nous sommes confrontés à des moments décisifs: chaque jour, chaque heure, ou chaque minute peuvent peut-être se transformer en moment décisif. Beaucoup ou peu, mais que ce soient des jours, des heures ou des minutes: c’est là, dans ce moment concret que le Seigneur nous attend. «Dans notre vie, dans la vie des chrétiens, la première conversion est importante , ce moment unique, dont chacun se souvient, où l’on découvre clairement tout ce que nous demande le Seigneur, mais plus importantes encore, et plus difficiles, se révèlent les conversions suivantes» (Saint Josémaria).
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Dans ce temps liturgique nous nous préparons à célébrer le grand “Avènement” : la venue de Notre Seigneur. Noël : que chaque journée de notre existence soit une naissance à la vie de l’amour ! la meilleure manière de veiller c’est peut-être de faire de notre vie un Noël permanent. Notre Mère la Sainte Vierge Marie veille sur nous !
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Jésus, je te remercie de m’inviter à être proche de toi, dans cette veille permanente, je ne veux pas perdre une minute pour aimer et être dans la joie dans ce que tu me demandes de vivre. J’ai confiance en toi. S’il te plaît, que je ne désire que toi seul !

Contact  Père Marie Landry Bivina

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Premier dimanche de l’Avent de l’année B

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Vivons intensément ce temps merveilleux de conversion qu’est l’Avent

◊  Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Être prêt à quoi ?

Père Philippe Cochinaux : « Premier dimanche de l’Avent (année B) »

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Premier dimanche de l’Avent de l’année B

Posté par diaconos le 23 novembre 2020

Lectures  Is63, 16-64,7 ; Ps 79 ; 1 Co. 1, 3-9 ; Mc 13, 33-37

Temps de joie et d’espérance

 Premier dimanche de l'Avent : une bougie s'allume en attendant la naissance du Sauveur

# L’Avent (du latin adventus : avènement, arrivée du Messie) est la période qui couvre quelques semaines précédant Noël, quatre dans la tradition de l’Église latine. Depuis l’instauration de ce temps liturgique, par analogie au Quadragésime du Carême, par le pape Grégoire le Grand, l’Avent représente la période où l’on se prépare à la venue du Christ, c’est-à-dire à sa naissance. Dans les Églises utilisant le calendrier grégorien, l’Avent débute le quatrième dimanche avant Noël, et marque le début de l’année liturgique. L’Avent commence donc, au plus tôt, le 27 novembre et, au plus tard, le 3 décembre et se termine le 24 décembre. Chez les Orientaux et les Mozarabes, le temps de l’Avent dure six semaines et commence entre le 11 et le 15 novembre. Dans l’Église catholique et la plupart des Églises protestantes, la couleur liturgique de cette période est le violet.

Inspirée d’une tradition de l’Allemagne du XVIe siècle, la Couronne de l’Avent fut inventée, en 1839, par le pasteur Johann Heinrich Wichern afin de contenir l’impatience des enfants qu’il éduqua ; il fabriqua alors une couronne de bois, avec dix-neuf petits cierges rouges et quatre grands cierges blancs. Chaque matin, un petit cierge fut allumé et, chaque dimanche, ce fut un grand cierge ; la coutume ne retint que les grands.

Sur la couronne de l'Avent, on place quatre bougies. Chaque dimanche du temps de l'Avent on en allume une de plus. Plus la fête approche, plus il y a de lumière. Les quatre bougies allumées sont le symbole de la lumière de Noël qui approche et qui apporte l'espoir et la paix.   Ces bougies symbolisent les grandes étapes du salut avant la venue du messie.La première est le symbole du pardon accordé à Adam et Ève

Sur la couronne de l’Avent, on place quatre bougies. Chaque dimanche du temps de l’Avent on en allume une de plus. Plus la fête approche, plus il y a de lumière. Les quatre bougies allumées sont le symbole de la lumière de Noël qui approche et qui apporte l’espoir et la paix. Ces bougies symbolisent les grandes étapes du salut avant la venue du messie.La première est le symbole du pardon accordé à Adam et Ève

La couronne est traditionnellement faite de branchages de sapin noués par un ruban rouge et ornée de pommes de pin, de houx, de laurier et parfois de gui. C’est également un ancien symbole signifiant plusieurs choses ; tout d’abord, la couronne symbolise la victoire, en plus de sa forme ronde évoquant le soleil et son retour chaque année, le nombre de quatre représente, en plus des quatre semaines de l’Avent, les quatre saisons et les quatre points cardinaux et la couleur verte est un signe de vie et d’espérance. Le sapin est un symbole de force et le laurier, un symbole de victoire sur le péché et la souffrance. Ces deux derniers, avec le houx, ne perdent pas leurs feuilles, et représentent ainsi l’éternité de Dieu. Les flammes des bougies, elles, sont la représentation de la lumière de Noël qui approche et qui apporte l’espoir et la paix, ainsi que le symbole de la lutte contre les ténèbres. Pour les chrétiens, cette couronne est aussi le symbole du Christ Roi, le houx rappelant les épines de la Sainte Couronne posée sur la tête du Christ. La couronne de l’Avent est traditionnellement placée sur une table avec ses quatre bougies ou sur la porte d’entrée de la maison en signe de bienvenue.

Les bougies symbolisent également les grandes étapes du Salut avant la venue du Messie ; la première est le symbole du pardon accordé à Adam et Ève, la seconde est le symbole de la foi dAbraham et des patriarches qui croient au don de la Terre promise, la troisième est le symbole de la joie de David dont la lignée ne s’arrêtera pas et témoigne ainsi de son alliance avec Dieu et la quatrième et dernière bougie est le symbole de l’enseignement des prophètes qui annoncèrent un règne de justice et de paix. Ou encore, elles symbolisent les quatre étapes de l’histoire humaine ; la Création, l’Incarnation, le rachat des péchés et le Jugement dernier. Actuellement lors de la messe de l’Église catholique, on allume progressivement les quatre bougies, mais le symbolisme de ces étapes est rarement exprimé. Dans les Églises orthodoxes se trouvent parfois des couronnes avec six cierges, à cause de la durée plus longue du temps de l’Avent.

En Suède, les chandelles du chandelier de l’Avent sont blanches, symbole de fête et de pureté, et la couronne est réservée pour la fête de la Sainte-Lucie, le  13 décembre. Au Canada, la couronne de l’Avent est ornée de 3 bougies violettes et d’une bougie rose ; la bougie rose étant allumée le troisième dimanche de l’Avent, elle évoque la joie de l’achèvement de l’attente. En Autriche, les cierges sont violets, signe de pénitence.

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Le temps de l’Avent est traditionnellement un temps de joie et d’espérance. L’Avent, c’est la perspective qui s’ouvre sur Noël, perspective de paix et de lumière, que le Christ vient apporter au monde. C’est aussi un temps d’attente : la visite que nous attendons n’est pas seulement la parenté et les amis, c’est aussi et surtout le Seigneur. C’est pourquoi il importe de ne pas nous endormir mais de veiller pour ne pas manquer une visite aussi importante. Il nous faut veiller frères et sœurs. Le monde nouveau adviendra à travers nos mains, le Seigneur se montre à travers nos gestes d’amour et de justice. Ne soyons pas sourds aux appels de notre monde.

 Veiller, c’est rester en attente, c’est entretenir en nous le désir d’un jour nouveau. Cela s’apprend car attendre est une attitude de pauvre. Cela rejoint la première béatitude : « Heureux ceux qui ont une âme de pauvre ! » Pourquoi encore attendre si nous possédons tout ? Pourquoi apprendre à veiller si nous n’attendons rien ? Cependant, cette attente doit être active : ce n’est pas en se croisant les bras qu’on attend la venue du Christ.

Le Christ nous enseigne à travers ses paraboles de rester éveillés, de ne pas vivre endormis, de tenir sa lampe allumée, de développer ses talents, d’aider son prochain, et non de vivre pour soi, sans penser aux autres.« Veillez donc car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra…, il peut arriver à l’improviste et vous trouver endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »  (Mc 13, 33-37) Mais qu’est-ce qui peut bien nous endormir, qu’est-ce qui peut faire que, quand le Seigneur viendra, il nous trouvera endormis ?

                                                                                                        Voici quelques somnifères qui nous font oublier Dieu

  1.  Il y a d’abord, les préparatifs de Noël. C’est Jésus qui vient, et non pas le Père Noël, qui est à l’origine de tout le branle-bas des fêtes : cadeaux, visites, magasinage, décorations, bonne bouffe. Nous sommes si accaparés par tous ces préparatifs qui nous font courir presque tout le temps, surtout si nous avons oublié un cadeau ou l’autre.Si nous n’y prenons garde nous risquons d’oublier le principal : Jésus qui est à l’origine du premier Noël.
  2. Il y a ensuite les divertissements et les distractions de la vie  qui risquent de nous faire oublier l’essentiel
  3. Il y a encore, cette espèce d’indifférence à Dieu et puis, il y a aussi notre bon vieux péché, comme dit Isaïe dans la première lecture. Nous avons tous nos dépendances qui nous distraient de Dieu, qui nous accaparent au point de nous faire oublier, parfois pour un bon moment, le Seigneur qui vient.

Tout cela, nous endort. C’est pourquoi le temps de l’Avent est si utile pour nous sortir de notre sommeil et nous remettre en état de veille, d’attente du Seigneur. Nous sommes invités à compter sur le Seigneur qui vient pour redonner du souffle à nos projets, pour mieux orienter la trajectoire de nos vies, pour gonfler notre vie d’espérance. Notre salut n’est pas d’abord l’œuvre de nos mains, nous répète Isaïe : « Tu étais irrité par notre obstination dans le péché, et pourtant nous serons sauvés. », crie-t-il vers Dieu. » (Is 64,4)

Le Premier motif de notre espérance est que Dieu est le premier artisan de notre salut, il est notre potier et nous sommes son argile. (Ïs 64, 7) Le deuxième motif  de notre  espérance est rappelé par Paul dans la seconde lecture : « Tenez jusqu’au bout ! Aucun don spirituel ne vous manque !  » (1Co, 7a.8a) Et le prophète Isaïe nous indique le chemin.  « Invoquer le nom du Seigneur, se réveiller pour recourir à Dieu, suivre son chemin.  » (Is 64, 6a)

 Il s’agit de faire une place au Seigneur dans notre vie, il s’agit de ne pas oublier Dieu par la prière personnelle, familiale, communautaire, par l’observance de ses commandements qui se ramènent tous à l’amour. Il s’agit de tourner notre cœur et nos mains vers le prochain, celui qui nous entoure, nos parents et nos amis, mais aussi les plus pauvres, les plus mal pris que nous auxquels nous sommes particulièrement invités à venir en aide durant ce temps d’Avent mais qui devraient occuper toujours une place privilégiée tout le temps de l’année et de notre vie. S’aimer aussi pour être disponible aux autres et à Dieu, quelle belle préparation à Noël, quelle belle manière de se tenir bien éveillés pour accueillir Celui qui vient !

Diacre Michel Houyoux

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◊ Croire : cliquez ici pour lire l’article →  Dimanche 29 novembre 2020 1er dimanche de l’Avent

◊ Service de la Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →   Premier dimanche de l’Avent, année B

◊ KT 42 : cliquez ici pour lire l’article → Activités, jeux caté autour de l’Avent

Abbé Philippe Laguérie : « Bien vivre le Temps de l’Avent »

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