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Troisième dimanche du Temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 17 janvier 2022

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Partout dans le monde, des chrétiens de différentes confessions se rassemblent pour des temps de prière commune. Ils demandent à Dieu de réaliser ce qui était le désir le plus important du Christ au soir du jeudi Saint : « Qu’ils soient un ! ». Ce problème des divisions entre chrétiens se posait dans les premières communautés. Plusieurs se réclamaient de tel ou tel prédicateur. Les trois lectures de ce dimanche peuvent nous aider à réfléchir sur cette question de la paix et de l’unité. Saint Paul nous parle de la solidarité des chrétiens (2ième lecture). Il rappelle aux communautés de Corinthe mais aussi à chacun de nous une vérité fondamentale: «Vous êtes le Corps du Christ». Chaque baptisé est appelé à mettre le meilleur de lui-même au service du bien commun. C’est fondamental si nous voulons favoriser la bonne entente entre tous les hommes. Dans l’évangile, Jésus se présente comme le libérateur, celui qui vient « porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. » Nous sommes appelés au-delà de nos différences à être unis dans la diversité. Cette semaine, pour être concret, prenons le temps de mieux connaître l’autre, celui qui est différent de moi dans sa foi : faisons l’effort de découvrir la foi et la pensée d’un chrétien d’une autre confession.

 La première lecture est tirée du livre de Néhémie au chapitre 8

Commentaire

Nous sommes à Jérusalem vers 450 av. J.C. L’Exil à Babylone est fini, le Temple de Jérusalem est enfin reconstruit, (même s’il est moins beau Texte que celui de Salomon) et la vie a repris. Avec l’Exil à Babylone on avait tout perdu et le retour n’a pas été facile : Le grand problème du retour, c’est la difficulté de s’entendre : entre ceux qui reviennent au pays, pleins d’idéal et de projets et ceux qui se sont installés entre temps, ce n’est pas un fossé, c’est un abîme. Ce sont des païens, pour une part, qui ont occupé la place et leurs préoccupations sont à cent lieues des multiples exigences de la loi juive. Esdras et Néhémie vont donc tout faire pour redresser la situation : il faut relever ce peuple, lui redonner le moral.

Histoire La 7e année d’Artaxerxès Ier Longue-Main, roi de Perse de 465 av J.-C à 424 av. J.-C., Esdras fut chargé par le roi de se rendre à Jérusalem pour y faire une enquête civile et religieuse sur les conditions d’existence de la communauté juive et pour l’exhorter à observer la loi de Dieu. Esdras est l’un des chefs des Judéens qui revinrent de Babylone avec Zorobabel. Ce scribe versé dans la loi de Moïse, dont il faisait un sujet d’étude et d’enseignement, descend de Tsadoq et de Phinéas. Il est le personnage principal du Livre d’Esdras et on le retrouve dans le récit de Néhémie du retour d’exil de Babylone dont voici un extrait. Néhémie est juif, né à Babylone au Ve siècle av. J.-C., personnage principal et narrateur du Livre de Néhémie. Selon le récit biblique, il devint échanson d’Artaxerce Longue-main, roi de Perse; obtint de ce prince la permission de rebâtir les murs de Jérusalem (445 av.J.-C.) et il conduit une partie des exilés juifs en Judée après le premier exil en Babylone. Il fonda la grande synagogue et gouverna le peuple hébreu avec beaucoup de sagesse jusqu’à sa mort, arrivée en 424 av.J.-C. On lui attribue le 2e des livres connus sous le nom d’Esdras.

En cliquant sur les mots soulignés en bleu, vous aurez accès à d’autres informations ! (texte ci-dessus)

Comprendre le texte : pour rétablir l’unité de leur communauté, Esdras et Néhémie ne lui font pas la morale, ils lui proposèrent une fête autour de la parole de Dieu.

Texte

Tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la Porte des eaux. On demanda au scribe Esdras d’apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait donnée à Israël. Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l’assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C’était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la Porte des eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu’à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi.

Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart !

Psaume 19, 8-10.15

Commentaire La charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples » (premier verset ici) : manière de dire que Dieu seul est sage ; pour nous, pas besoin de nous croire malins, laissons-nous guider tout simplement. Et alors, la pratique humble et quotidienne de la Loi peut transformer peu à peu un peuple tout entier. Il n’est donc demandé qu’une pratique humble et quotidienne ; c’est à la portée de tout le monde.

Texte

La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples. Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard. La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables Accueille les paroles de ma bouche, le murmure de mon cœur ; qu’ils parviennent devant toi, Seigneur, mon rocher

La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul, apôtre aux Corinthiens

Commentaire  Ce long développement de Paul prouve au moins une chose, c’est que la communauté de Corinthe connaissait exactement les mêmes problèmes que nous. Pour donner une leçon à ses fidèles, Paul a recours à un procédé qui marche mieux que tous les discours, il utilise une fable que tout le monde connaissait et il l’adapte à son objectif. Cette fable qui circulait à l’époque du Christ, on l’appelait « La fable des membres et de l’estomac » (on la trouve racontée dans « L’Histoire Romaine de Tite-Live » ( La Fontaine l’a mise en vers). Un des points marquants de ce développement , c’est que, pas un instant, il ne parle en termes de hiérarchie ou de supériorité ! Paul, au contraire, insiste sur le respect dû à tous : simplement, parce que la plus haute dignité, la seule qui compte, c’est d’être un membre, quel qu’il soit, de l’unique corps du Christ. Le respect, au sens étymologique, c’est une affaire de regard. Dans cet extrait, Saint Paul ici nous donne une formidable leçon de respect : respect des diversités, d’une part, et respect de la dignité de chacun quelle que soit sa fonction.

Texte

 Prenons une comparaison : notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. Tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps. Tous nous avons été désaltérés par l’unique Esprit. Le corps humain se compose de plusieurs membres, et non pas d’un seul. Le pied aura beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait toujours partie du corps. L’oreille aura beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait toujours partie du corps.

Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu. S’il n’y en avait qu’un seul, comment cela ferait-il un corps ? Il y a donc à la fois plusieurs membres, et un seul corps. L’oeil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ». Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables.

Et celles qui passent pour moins respectables, c’est elles que nous traitons avec plus de respect ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ; pour celles qui sont décentes, ce n’est pas nécessaire. Dieu a organisé le corps de telle façon qu’on porte plus de respect à ce qui en est le plus dépourvu : l a voulu qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie.

Or, vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps. Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d’enseigner, puis ceux qui font des miracles, ceux qui ont le don de guérir, ceux qui ont la charge d’assister leurs frères ou de les guider, ceux qui disent des paroles mystérieuses. Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.

  De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

« Aujourd’hui », c’est le premier mot et le mot clé de sa première homélie dans la synagogue de son enfance. Elle ne peut être plus concrète car toute sa personne parle de Dieu. Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. Cette phrase de l’Évangile s’adresse aux auditeurs de Jésus ; aux premiers chrétiens pour lesquels Luc écrit ; aux lecteurs de tous les temps et donc à nous aussi.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

 Source → Rencontre avec la Parole de Vie : Parole de Dieu–  Éditions Croix du Salut

Commentaire  Ce  récit se situe après le baptême de Jésus et le récit de ses tentations au désert. Quand Jésus affirme « La parole d’Isaïe que je viens de vous lire l’Esprit du Seigneur est sur moi, parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction… c’est en moi qu’elle s’accomplit… », il dit tout simplement « Je suis le Messie, celui que vous attendez ». En disant cela, il ne pouvait que surprendre ses auditeurs. Il y a sûrement eu un temps de silence, le temps qu’on ait compris ce qu’il veut dire.

Note: Luc dit à Théophile qu’il veut lui permettre de vérifier « la solidité des enseignements qu’il a reçus. » Luc reconnaît aussi ne pas avoir été un témoin oculaire des événements ; il n’a pu que s’informer auprès des témoins oculaires, ce qui suppose qu’ils sont encore vivants quand il écrit.

Texte

 Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le début, furent les témoins oculaires et sont devenus les serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après m’être informé soigneusement de tout depuis les origines, d’en écrire pour toi, cher Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as reçus.

Lorsque Jésus, avec la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe.

Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Catéchèse →  Aujourd’hui, s’accomplit la Parole (Lc 1, 1-4; 4, 14-21)

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◊ liturgie dominicale avec des enfants →  Troisième dimanche ordinaire, année C – Eglise catholique du Var

◊ Homélie du Père Jean Compazieu → 3ème dimanche du temps ordin

 Abbé Pierre Desroches : « Aujourd’hui s’accomplit la Parole de Dieu pour vous »

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Vendredi de la trente-et-unième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 5 novembre 2021

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# L’Économe infidèle ou le Gérant habile est une parabole de Jésus-Christ écrite dans l’évangile selon Luc. Elle relate, entre autres, le non-attachement aux biens terrestres.. Selon Gaudence de Brescia, il faut s’attacher au partage : « Le Seigneur Jésus est le maître véritable qui enseigne à ses disciples les préceptes nécessaires au salut.

Il a raconté à ses Apôtres d’alors la parabole de l’intendant pour les exhorter, ainsi que tous les croyants d’aujourd’hui, à se montrer fidèles à faire l’aumône 1». Ce vénérable stipule bel et bien qu’il ne faut pas dépenser en gaspillant, et qu’il faut vivre comme un Pèlerin sur terre. Le croyant doit s’attacher aux biens célestes conclut le saint.. La parabole de l’économe fidèle et avisé est une autre parabole de Jésus on saint Luc, que l’on retrouve aussi chez saint Matthieu.

Elle est l’image de la confiance rendue, du respect, de la fidélité et de la prudence. Par ces valeurs éthiques, elle se rapproche des vertus cardinales et des vertus théologales. Pour le docteur de l’Église Jean Chrysostome, l’économe fidèle est celui qui sait dispenser avec générosité la parole divine et les miracles tels les pasteurs de l’Église. Jean Chrysostome, dans son étude de l’Évangile selon saint Matthieu, dit que le titre d’économe fait aussi référence aux puissants du monde, aux rois qui doivent aider les peuples.

Le saint rappelle que nous ne sommes que des dispensateurs des richesses spirituelles et matérielles, et non les véritables propriétaires. L’archevêque dit aussi que la punition pend au nez de l’avare.

De l’évangile selon Luc

01 Jésus disait encore aux disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. 02 Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” 03 Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte.

04 Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.” 05 Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” 06 Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.”

07 Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de  blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.” 08 Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. (Lc 16, 1-8)

La parabole de l’économe infidèle

 Un homme riche eut un intendant dont les malversations lui furent dénoncées. Il le somma de rendre compte et le releva de son poste. L’économe examina les divers partis qu’il lui resta à prendre et reconnut que le meilleur fut de s’assurer des amis qui le reçurent dans leurs maisons. Il fit venir les débiteurs de son maître et leur dit d’écrire de nouveaux billets, sur lesquels leurs dettes furent réduites dans des proportions diverses.

Le maître loua l’habileté de son intendant. Jésus proposa celle-ci en exemple à ses disciples et leur fit observer qu’ils furent, pour la prudence, inférieurs aux enfants de ce siècle). Son maître savait tout, il le fit venir, lui demanda le compte de son administration et lui annonça sa destitution. Comme, pour produire ce compte, il fallut à l’économe un certain temps, il en profita sans perdre un instant, pour se tirer d’embarras.

« Je sais ce que je ferai, afin que, quand je serai destitué de l’administration, ils me reçoivent dans leurs maisons. » (Lc 16, 4) Ce monologue est admirable de précision et de finesse. L’économe ne se laissa pas troubler, il réfléchit, se parla à lui-même, pesa et rejeta les moyens dont il ne voulut pas ; puis, tout à coup, il s’écria : « Je sais« .

Sa pensée fut tombée sur certaines gens qu’il désigna seulement par ils, qui purent lui être utiles . Ce qui lui donna tant de savoir faire et d’énergie, ce fut qu’il eut pris au sérieux la destitution annoncée : « …quand je serai démis, ils me recevront dans leurs maisons. » Cent mesures d’huile : il s’agit du bath hébreu, égal au métrète attique et qui contenait environ 40 litres. La remise de cinquante baths (2000 litres) était donc considérable.

Cette huile avait été achetée à diverses reprises par le débiteur, qui en faisait commerce et qui laissait un billet entre les mains de l’économe. Celui-ci rendit son billet au débiteur en l’invitant à changer le chiffre ou plutôt à faire un nouveau billet. Tout cela se fit aussitôt.

Le cor, mesure pour les matières sèches, équivalait à 10 baths. L’économe diminua de vingt pour cent cette valeur, au profit du débiteur. La différence qu’il fit entre celui-ci et le premier, montra qu’il avait égard aux circonstances de fortune où pouvaient se trouver ces hommes, qu’il connaissait parfaitement. Partout se montra la même habileté.

Le maître de la parabole loua son économe de l’injustice, avec ironie, de son habileté. Ces dernières paroles sont une réflexion de Jésus qui montra comment il entendit la louange du maître de l’économe. Voilà pourquoi Jésus put proposer sa conduite à l’imitation de ses disciples. Il leur recommandait de même ailleurs d’être prudents comme des serpents, il invoquait l’exemple, par contraste d’un ami égoïste ou d’un juge inique. Dans tous ces cas, l’essentiel fut de bien saisir le point de comparaison.

Jésus motiva son exhortation à la prudence par une considération que l’expérience de tous les temps confirme, hélas ! Ce fut que ses disciples furent loin de déployer en vue de leurs intérêts éternels la même prudence que les gens du monde dans leurs affaires terrestres.

Il appela par un hébraïsme bien connu, fils de ce siècle, ou de l’économie présente, ou de ce monde, ceux qui y furent nés et qui se conduisirent selon l’esprit et les maximes qui y régna ; et fils de la lumière, ceux qui furent éclairés, pénétrés, régénérés par la vérité divine.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Vendredi de la 31e semaine, année impaire

◊ Info Bible : cliquez ici pour lire l’article →  La parabole de l’économe infidèle

Chapelle Saint-Loup-de-Sens et Sainte-Radegonde :  L’ÉCONOME INFIDÈLE

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Samedi de la vingt-sixième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 2 octobre 2021

QUI EST LE PLUS GRAND ?" Mat 18,1-10 - luciole

Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?

# Un ange gardien est une forme d’esprit tutélaire dans la tradition du christianisme mais son existence ne fait pas partie des articles de foi. Il s’agit d’un ange assigné à la protection du salut d’un ou plusieurs individus. Ce concept, dont les origines remontent à l’Antiquité, a été développé au sein de la théologie chrétienne principalement à partir de son étude au XIIe siècle par Honoré d’Autun notamment à partir du passage des Évangiles  : « Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux. » (Mt 18, 10).

xDes mystiques chrétiens rapportèrent des interactions et conversations avec leurs anges gardiens, durant de nombreuses années. La sainte Gemma Galgani fut un exemple, puisqu’elle aurait eu des visions de Jésus et Gemma Galgani expliqua qu’elle eut une conversation avec son ange gardien. Elle expliqua que son ange gardien lui servit de guide. Le Pape François expliqua que nous avons tous, selon la tradition de l’Église, un ange qui nous protège et nous fait sentir les choses.

xL’ange gardien n’est pas une doctrine un peu fantaisiste, c’est une réalité. Le pape a encouragé à l’écouter et suivre ses conseils car l’ange gardien nous conduit jusqu’à la fin de notre vie. Dans l’épître aux Colossiens, saint Paul met en garde contre le culte des anges qui ne serait pas en union avec le Christ qui domine toute chose. Dans les dernières décennies, les anges gardiens ont gagné en popularité. La thématique des anges n’a pourtant rien de nouveau car elle est présente dans le folklore et la littérature, selon les propos d’Alain Pronkin, chercheur au Centre d’Informations sur les nouvelles religions (CINR) : elle a été développée dans les trois religions abrahamiques que sont le judaïsme, le christianisme et l’islam ; de plus, le zoroastrisme a créé sa propre conception des anges.

 De l’évangile selon Matthieu

01 À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » 02 Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, 03 et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. 04 Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. 05 Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. 10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. (Mt 18, 1-5.10)

Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?

« En cette heure-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? »  (Mt 18, 1)   La question des disciples fut occasionnée par la distinction accordée à Pierre  et à deux de ses condisciples. D’après Marc et Luc, ils discutèrent entre eux la question et Jésus  leur demanda le sujet de leur entretien. Les disciples en étaient encore à l’idée d’un royaume terrestre, glorieux, dans lequel tels d’entre eux occuperaient la première place, seraient plus grande que les autres. Jésus  vit se manifester dans leur discussion une préoccupation égoïste et orgueilleuse.

« Quiconque donc se rendra humble comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux. » (Mt 18, 4)   Jésus releva dans le petit enfant qu’il proposa en exemple, ce fut l’humilité :  » Celui qui s’humiliera le plus, sera le plus grand. » Ce qui fit le charme du petit enfant, ce fut le sentiment qu’il eut de sa faiblesse, de sa dépendance ; ce fut aussi la confiance avec laquelle il regarda à sa mère, attendit tout d’elle, l’écouta, l’interrogea, la crut, l’aima.

Pour redevenir moralement semblable au petit enfant, il faut que nous nous tournions vers Dieu et participions de son Esprit. Sinon, nous serons exclus du royaume des cieux non seulement dans sa réalisation future et glorieuse, mais déjà dans sa manifestation actuelle, et cela, à cause de la nature même de ce royaume.  « Et qui recevra un seul petit enfant comme celui-ci en mon nom, me reçoit. » ( Mt 18, 5)  Jésus répondit à la question des disciples. Mais Il voulut tirer de sa leçon une conséquence qui en découla nécessairement.

Il est impossible d’être devenu humble et petit devant Dieu sans être ému de compassion et d’amour pour les petits et les humbles, que les ambitieux méprisent. Jésus lui-même les aima au point de s’identifier avec eux. Ainsi recevoir avec amour, protéger, soigner un seul de ces petits, c’est le recevoir lui-même, pourvu que cela ait lieu en son nom, par amour pour lui. La pensée de Jésus se borna-t-elle ici aux petits enfants, ainsi recommandés à la charité de ses disciples, ou cette pensée se généralisa-t-elle pour embrasser aussi les adultes humbles, petits, délaissés ?

Les exégètes se divisèrent sur cette question. Mais pourquoi ? Jésus recommanda que la charité s’étendit à tous.  Jésus revint à son discours sur les petits, qu’il défendit de scandaliser, de mépriser par orgueil ; les estimer, les aimer, avoir pour eux une tendre compassion,fut le coté positif de ce précepte négatif. Jésus donna comme motif de sa recommandation : « Je vous dis que leurs anges dans les cieux regardent sans cesse la face de mon Père qui est dans les cieux. » (Mt 18, 10)

Jésus adopta et sanctionna l’idée israélite d’anges protecteurs, veillant sur des royaumes ou des personnes. Ces anges voient sans cesse la face du Père, expression empruntée aux usages des cours orientales et qui signifie avoir libre accès auprès du souverain, être puissant auprès de lui.

Diacre Michel Houyoux

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◊  Site des saints guérisseurs: cliquez ici pour lire l’article →     Les Saints Anges Gardiens

David Hamidovic, historien, et Philippe Faure, maître de conférences en histoire médiévale : « Les anges Gardiens »

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Lundi de la vingt-sixième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 27 septembre 2021

Le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand

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# Laissez venir à moi les petits enfants (titre original : Suffer the Little Children) est une nouvelle de Stephen King publiée pour la première fois en 1972 dans le mensuel Cavalier, puis reprise dans l’anthologie Territoires de l’inquiétude en 1991 et dans le recueil Rêves et Cauchemars en 1993. À partir du IVe siècle et jusqu’au VIIIe siècle, sept conciles sont appelés « œcuméniques » parce que tous les évêques y avaient été convoqués, même si peu d’évêques latins ou occidentaux participèrent aux cinq premiers d’entre eux.

xTous les conciles œcuméniques n’ont pas la même importance doctrinale. Selon Bernard Sesboüé, le concile d’Éphèse (que n’acceptent pas certaines Églises, dites des deux conciles, soit les deux premiers : le Concile de Nicée et le Concile de Constantinople) « est le premier concile à être à l’origine d’une division durable. Il existe aujourd’hui une Église assyrienne de l’Orient50 qui a renoncé en 1975 à s’appeler « nestorienne »
x
On peut résumer, de façon schématique, l’évolution dans la formulation des courants dogmatiques dominants de la manière suivante :étant ce Sauveur qui déifie, le Christ est lui-même Dieu, consubstantiel à Dieu : c’est la définition du Concile de Nicée (325), qui s’oppose à la christologie d’Arius ; il est homme total, consubstantiel à chacun de nous, c’est la définition du Concile de Constantinople (381), qui s’oppose à la christologie d’Apollinaire ; homme et Dieu, il est pourtant être un, et non pas divisé, c’est la définition du Concile d’Éphèse (431), qui s’oppose à la christologie de Nestorius ; il reste « deux » tout de même, homme et Dieu, sans confusion ou absorption, c’est la définition du Concile de Chalcédoine (451), s’opposant à la christologie d’Eutychès.
x
Les catholiques, les orthodoxes des Églises des sept conciles célèbrent Jésus-Christ comme étant à la fois vrai homme et vrai Dieu, deuxième personne de la Trinité. Pour les christianismes orientaux, la christologie est parfois un peu différente et la situation est assez complexe selon le nombre de conciles que ces Églises reconnaissent :les Églises orthodoxes d’origine byzantine ou Églises des sept conciles ; les Églises des deux conciles, qui insistent, à la suite de Nestorius, sur la différence entre humanité et divinité dans le Christ, jusqu’à évoquer deux personnes, l’une divine, l’autre humaine, coexistant en lui ; sauf, comme évoqué plus haut, l’Église apostolique assyrienne de l’Orient, qui « a renoncé en 1975 à s’appeler « nestorienne » Toutes ces Églises orientales et l’Église catholique reconnaissent les conciles de Nicée et de Constantinople, et le Credo, ou profession de foi trinitaire, qui en est issu. Les Églises appartenant au Conseil œcuménique des Églises reconnaissent également la Trinité.

De l’évangile selon Luc

46 Une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand. 47 Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui 48 et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. »

49 Jean, l’un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. » 50 Jésus lui répondit : « Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous. » (Lc 9, 46-50)

Qui est le plus grand ?

 » Or il survint entre eux une discussion : lequel d’entre eux était le plus grand. » ( Lc 9, 46) Marc raconta avec plus de détails l’origine de cette discussion, tandis que Matthieu rapporta d’une manière plus complète l’instruction de Jésus dont elle fut l’occasion. Jésus, d’après Marc, avait remarqué qu’une contestation s’était élevée entre les disciples en chemin, et, arrivés à la maison, il leur en avait demandé le sujet.

Dans Matthieu, Jésus présenta tout d’abord ce petit enfant comme type d’humilité, ce qui  fut la pensée de Jésus. Matthieu, Marc et Luc se rencontrèrent dans cette seconde pensée, que quiconque fut assez humble et moralement assez intelligent pour savoir estimer et recevoir avec amour un tel petit enfant, dans le nom de Jésus, le reçut lui-même et, en lui, Celui qui l’envoya.

« Mais Jésus lui dit : Ne l’empêchez pas ; car celui qui n’est pas contre vous est pour vous. » (Lc 9, 50) Jésus se mit hors de cause et ne parla que de ses disciples. à quiil dira : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ». Jésus seul put s’appliquer la dernière dans un sens absolu, car, en sa présence, il n’y eut pas de neutralité possible. Ses disciples durent se contenter de la première et admettre que ceux qui ne furent pas contre eux furent pour eux.

Diacre Michel Houyoux

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