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Quatrième dimanche du Carême, année B

Posté par diaconos le 15 mars 2012

Quatrième dimanche du Carême, année B dans Carême Devant-la-croix-de-J%C3%A9sus-297x300

C’est devant la croix de Jésus que chacun décide de son propre jugement final.

Bonjour cher ami. chère amie dans le Christ, dimanche prochain nous entrerons dans la quatrième semaine du Carême. Entrons dans ce dimanche dans une attitude d’accueil de la révélation.

C’est par grâce que nous sommes sauvés (deuxième lecture) et non par nos mérites ! Oui, c’est par la bonté du Seigneur que nous le sommes : c’est un don gratuit de la part de Dieu.

Les lectures de ce dimanche, viennent nous apporter un message d’espérance

     « Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a envoyé son Fils. »

Dans l’évangile de ce jour,  le Christ nous parle de tout l’amour que Dieu porte à sa création et à tous les êtres humains. Il les aime tous, même les plus rebelles et les plus infidèles.

En nous donnant son Fils bien-aimé, le Père nous a tout donné. Il s’est totalement engagé pour le Salut du monde. Le nom de « Jésus » lui-même signifie : « Le Seigneur sauve ». Et aujourd’hui, Jésus nous rappelle qu’il n’est pas venu pour condamner le monde mais pour le sauver.

Mais de quoi nous sauve-t-il ? Des guerres ? Des pollutions ? Des catastrophes ? De la violence ? Du chômage ? …

Ce qui est en jeu est bien plus important !  L’Évangile nous parle de notre Salut définitif.

croix-diaconale3 évangile de Jean dans Catéchèse

Michel Houyoux Diacre permanent

Dieu veut que tout homme qui croit obtienne la Vie Éternelle.

Le Christ est venu triompher du mal et de la mort pour que nous vivions de sa vie de ressuscité maintenant et pour toujours. Voici les lectures pour ce dimanche, quelques notes et commentaires et en documents annexés à cet article, les mots croisés du diacre Rioux (Canada) ainsi que mon homélie que je t’offre.

Reçois cher ami, chère amie dans le Christ, mes salutations amicales et fraternelles

La première lecture est tirée du deuxième livre des Chroniques au chapitre  36 14-16.19-23

Commentaire : à chaque malheur qui s’est abattu sur Jérusalem, des prophètes vinrent sermoner le peuple et lui firent  découvrir son péché, tout en lui révélant la fidélité d’un Dieu qui n’abandonne jamais son peuple. Cet extrait résume ce qui fut l’une des plus grandes épreuves pour Israël, l’exil à Babylone ; elle annonce aussi comment un autre roi païen permit le retour à Jérusalem. 

Texte

14 Sous le règne de Sédécias, tous les chefs des prêtres et le peuple multipliaient les infidélités, en imitant toutes les pratiques      sacrilèges des nations païennes, et ils profanaient le temple de Jérusalem consacré par le Seigneur.
15 Le Dieu de leurs pères, sans attendre et sans se lasser, leur envoyait des messagers, car il avait pitié de sa Demeure et de  son peuple.
16 Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu, méprisaient ses paroles, et se moquaient de ses prophètes ; finalement,  il n’y eut plus de remède à la colère grandissante du Seigneur contre son peuple.
19 Les Babyloniens brûlèrent le temple de Dieu, abattirent les murailles de Jérusalem, incendièrent et détruisirent ses palais,  avec tous leurs objets précieux.
20 Nabucodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils      jusqu’au temps de la domination des Perses.
21 Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : La terre sera dévastée et elle se reposera durant soixante- dix ans, jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés.
22 Or, la première année de Cyrus, roi de Perse, pour que soit accomplie la parole proclamée par Jérémie, le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse. Et celui-ci fit publier dans tout son royaume et même consigner par écrit  : 23 « Ainsi parle Cyrus, roi  de Perse : Le Seigneur, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre ; et il m’a chargé de lui bâtir un temple à  Jérusalem, en Judée. Tous ceux d’entre vous qui font partie de son peuple, que le Seigneur leur Dieu soit avec eux, et qu’ils     montent à Jérusalem ! »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Psaume 137, 1-6.

Commentaire : Ce psaume a été composé peu après le retour de l’Exil de Babylone;son auteur pourrait fort bien être l’un des rapatriés, témoin oculaire de la scène qu’il décrit. On a pris l’habitude de célébrer chaque année une journée de deuil et de pénitence et de jeune  à la date anniversaire de la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor (le 9 du mois de Av  : juillet et août). Au cours d’une célébration pénitentielle, dans le Temple enfin reconstruit, on se souvenait de cette période terrible : « Au bord des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion ». Tous les exilés du monde peuvent se reconnaître dans cette plainte terrible.

Note : L’Euphrate et le Tigre, fertilisaient la Babylonie toute entière au moyen d’un vaste réseau de canaux, appelés fleuves : ceux-ci se déployaient dans toutes les directions. L’importance de ce vaste système d’irrigation est attestée par la correspondance entre Hammurabi, roi de Babylone et Zimri-lim, roi de Mari. C’est au bord d’un de ces canaux que se produisit, un jour, l’incident rapporté ici par le psalmiste.

Texte

1     Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion ; 2  aux saules des         alentours nous avions pendu nos harpes.
C’est là que nos vainqueurs nous demandèrent des chansons, et nos bourreaux, des airs joyeux : « Chantez-nous, disaient-    ils, quelque chant de Sion. »
  Comment chanterions-nous un chant du Seigneur sur une terre étrangère ?

5    Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite m’oublie !
6   Je veux que ma langue s’attache à mon palais si je perds ton souvenir, si je n’élève Jérusalem, au sommet de ma joie.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens (2,4-10)

Commentaire : le dessein de Dieu est bienveillant : le vocabulaire de Paul est extrêmement répétitif ; cette insistance est évidemment intentionnelle : « Dieu est riche en miséricorde »… « le grand amour dont il nous a aimés »… « le don de Dieu »… « sa bonté pour nous »… « la richesse infinie de sa grâce », et le mot « grâce » revient trois fois dans ces quelques lignes. La richesse de la miséricorde de Dieu n’est pas une découverte de Paul ou du Nouveau Testament : Paul l’a apprise dans son catéchisme juif.

Texte

Mais Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.
Avec lui, il nous a ressuscités ; avec lui, il nous a fait régner aux cieux, dans le Christ Jésus. Par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus, il voulait montrer, au long des âges futurs, la richesse infinie de sa grâce.
C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
Cela ne vient pas de vos actes, il n’y a pas à en tirer orgueil. C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés en Jésus Christ, pour que nos actes soient vraiment bons, conformes à la voie que Dieu a tracée pour nous et que nous devons suivre.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De l’ Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre trois.

Note : l’épisode du serpent de bronze : cela se passa dans le désert du Sinaï pendant l’Exode. Au cours des quarante années de marche dans le désert, les Hébreux furent attaqués par des serpents à la morsure brûlante (Livre des Nombres chapitre 21, versets 6 à 9)  Moïse fit un serpent de bronze guérisseur, élevé sur un bâton.( L’emblème des médecins reprend cette image du serpent élevé sur un bâton.) Celui qui tournait les yeux vers le serpent de bronze était sauvé, non pas par l’objet regardé mais par le Seigneur (Livre de la Sagesse, chapitre 16, verset 7). Le regard ne sauve pas par lui-même mais c’est par un geste concret, signe de notre foi, que nous nous  tournons vers Dieu.

Commentaire : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle ». De la même manière qu’il suffisait de lever les yeux avec foi vers le Dieu de l’Alliance pour être guéri physiquement, désormais, il suffit de lever les yeux avec foi vers Jésus en croix pour obtenir la guérison spirituelle. Sur le Christ en croix, nous lisons la tendresse de Dieu, quelle que soit la haine des hommes.

Le mot « croire » revient cinq fois dans cet extrait….

Texte

De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.
Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises.
En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses oeuvres ne lui soient reprochées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Compléments

◊ Homélie → La bienveillance de Dieu (Jn 3, 14-21)

◊ Catéchèse →   Catéchèse : « Celui qui agit selon la vérité vient à la lumière. » (Jn 3, 21a)

Liens externes

Quatrième dimanche du Carême →     Commentaires de Marie Noëlle Thabut

◊ Catéchèse →  Dieu a tant aimé le monde

◊ Mots croisés du diacre Rioux  → Dieu a envoyé son Fils pour sauver le monde

◊ Préparer la messe du dimanche avec des enfants → Quatrième dimanche de Carême, année B


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27ème dimanche du temps ordinaire, année A

Posté par diaconos le 2 octobre 2011

 

images.jpgBonjour chers amis et chères amies dans le Christ, nous sommes la vigne du Seigneur, nous sommes l’Église de Dieu et nous restons entièrement libres de ne porter aucun fruit. Mais retenez bien ceci : Dieu se réserve le dernier mot et, dès à présent, les personnes qui font le bien autour d’elles trouvent leur récompense dans la paix du coeur.

Voici les lectures pour dimanche prochain, quelques commentaires et dans la rubrique « À voir aussi sur ce site », mon homélie que je vous offre ainsi que quelques pistes intéressantes pour la catéchèse

Recevez chers amis et chères amies mes salutations amicales et fraternelles

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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La première lecture est tirée du livre d’Isaïe, chapitre 5, 3-7

Commentaire :dans cet extrait du livre d’Isaïe au chapitre cinq, malgré de lourdes déceptions, Dieu aime son peuple comme un vigneron aime sa vigne.

Je chanterai pour mon ami le chant du bien-aimé à sa vigne. Mon ami avait une vigne sur un coteau plantureux. Il en retourna la terre et en retira les pierres, pour y mettre un plant de qualité. Au milieu il bâtit une tour et creusa aussi un pressoir. Il en attendait de beaux raisins, mais elle en donna de mauvais.Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda, soyez donc juges entre moi et ma vigne ! Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ? J’attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ? Eh bien, je vais vous apprendre ce que je vais faire de ma vigne : enlever sa clôture pour qu’elle soit dévorée, ouvrir une brèche dans son mur pour qu’elle soit piétinée. J’en ferai une pente désolée ; elle ne sera ni taillée ni sarclée, il y poussera des épines et des ronces ; j’interdirai aux nuages d’y faire tomber la pluie. La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël. Le plant qu’il chérissait, ce sont les hommes de Juda. Il en attendait le droit, et voici l’iniquité ; il en attendait la justice, et voici les cris de détresse

Textes liturgiques © AELF, Paris

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Psaume 79, versets 9, 13, 15 et 19

Commentaire : le Psalmiste qui réalise la destruction de la Vigne plantée par le Seigneur est plein de détresse et son chant implore le Seigneur de venir visiter sa Vigne afin de la faire revivre… C’est un Psaume de confiance dans la détresse… Les versets 2 à 8 représente le Seigneur comme berger et les versets ci-dessous le montre comme un vigneron. L’entièreté de cette oeuvre évoque l’histoire d’ Israël : il naquit à la sortie d’Égypte et pris plus tard possession de la Terre promise. L’extrait présenté ici constitue la partie principale du psaume.

La Vigne que tu arraches d’Égypte, tu la transplantes en écartant les nations ; elle déploie ses sarments jusqu’à la mer, et ses rejets vers le Fleuve.
Pourquoi as-tu percé sa clôture : tous les passants y grappillent en chemin ; le sanglier des forêts la ravage et les bêtes des champs la broutent.
Dieu de l’univers, reviens : regarde du ciel et vois : interviens pour cette vigne qu’a plantée ta main puissante.
Plus jamais nous n’irons loin de toi : Seigneur, Dieu de l’univers, fais-nous revenir ;
que ton visage s’éclaire : alors, nous serons sauvés.

Textes liturgiques © AELF, Paris

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La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens, chapitre 4, 6-9

Commentaire : la paix de Dieu qui surpasse tout ce que l’on peut imaginer gardera votre coeur, tel est le message de cet extrait de la lettre que Paul, apôtre du Christ, adressa aux chrétiens de Philippes.

Frères, ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, dans l’action de grâce priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut imaginer, gardera votre coeur et votre intelligence dans le Christ Jésus.

Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le à votre compte. Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.

Textes liturgiques © AELF, Paris

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu au chapitre 21,  33-43.

Commentaire : L’histoire de la vigne et du vin est si ancienne qu’elle se confond avec l’histoire de l’homme ;  et la plus vieille œuvre littéraire connue, un récit babylonien vieux de 4000 ans, parle déjà du vin.  La Bible fait remonter la culture de la vigne à Noé, qui fut le premier agriculteur : « Noé, homme de la terre, commença à planter une vigne. Il but du vin, s’enivra et se coucha nu au milieu de sa tente… » (Extrait du livre de la Genèse, chapitre 9, versets 20 et 21.

 En Palestine, on connaissait bien la culture de la vigne. Le vin était la boisson courante dans ce pays à cause de l’eau manquante ou polluée. Nous pouvons dès lors comprendre que Jésus ait employé  cette image comprise de tous pour illustrer certaines vérités.
Cette Vigne de la Parabole, qui doit donner des fruits (verset 33), représente le Royaume de Dieu et les vignerons, c’est le peuple d’Israël tout entier, qui en avait reçu la charge, puisque Jésus termine en disant : « Le Royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit » (verset 43).
Cette vigne symbolise également tout ce que le Seigneur a mis en nous pour que notre vie ne soit pas inutile et que nous portions les fruits que le Seigneur attend de nous dans notre milieu de vie.

« Le propriétaire de la vigne la donna en fermage à des vignerons. » (verset 33b) : Pour Jésus qui veut illustrer l’Histoire du Peuple choisi par Dieu, ceux à qui Dieu a loué sa Vigne sont les Prêtres et les Anciens du Peuple ainsi que les Scribes… enfin, tous ceux qui interprétèrent les Commandements de Dieu. Nous pouvons aussi appliquer cette Parabole à chacun de nous que Dieu a choisi pour en rencontrer d’autres à travers nous. C’est à soi qu’on fait du bien quand on se dévoue pour les autres.

À chacun de nous, le Seigneur a confié une mission, là où nous vivons afin que la grande Vigne du Seigneur produise selon son Plan divin (verset 34). Qu’est-ce que nous avons fait jusqu’ici ?… Que ferons-nous ?…  Demandons-nous  quelle est notre fidélité aux appels du Seigneur, soit au sein de notre famille, soit dans notre milieu de travail et de loisirs… Il nous envoie des serviteurs ou pour nous aider ou pour nous instruire des volontés du Maître… Comment les recevons-nous ? (versets 35 à 39)

 La semence de leurs paroles tombe-t- elle sur le bord de la route, dans les épines ou les roches ou bien dans une terre qui donnera du cent pour un ?

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Ecoutez cette parabole[1] : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne[2], l’entoura d’une clôture[3], creusa un pressoir[4] et bâtit une tour[5]. Puis il la loua à des vignerons[6], et partit en voyage[7]. Quand arriva le moment de la vendange[8], il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne[9]. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième[10]. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon[11]. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant[12] : Ils respecteront mon fils[13]. Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : Voici l’héritier[14] : allons-y ! tuons-le, nous aurons l’héritage[15] ! Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent[16]. Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il de ces vignerons ? » On lui répondit : « Ces misérables, il les fera périr misérablement[17]. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu.[18] » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire[19]. C’est là l’œuvre du Seigneur, merveille à nos yeux ![20] Aussi, je vous le dis : Le Royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit[21]. »

Textes liturgiques © AELF, Paris

Cliquez sur les nombres en bleu pour des commentaires utiles en catéchèse.

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À voir aussi sur ce site

Homélie, cliquez ici Quels fruits portons-nous ? (Mt 21,33-43)

Catéchèse, cliquez ici La parabole des vignerons assassins (Mt 21, 33-43)

Nous fêtons aujourd’hui…, cliquez ici Sainte Thérèse de l’enfant Jésus (Thérèse Martin : 1873-1897)- Mémoire

Publié dans La messe du dimanche | Pas de Commentaires »

15ème dimanche du temps ordinaire, année A

Posté par diaconos le 7 juillet 2011

En ce quinzième dimanche du temps ordinaire nous avons à nous demander quels sont en nous les effets de la parole de Dieu. Nous contentons-nous de l’entendre ?

Savons-nous l’écouter ? Surtout passe-t-elle vraiment dans notre vie ? Cette parole de Dieu est une force puissante. Ce sont les personnes elles-mêmes qui peuvent fragiliser la parole de Dieu notamment lorsque qu’elle retentit dans des coeurs indifférents où lorsqu’elle rencontre de la réticence, du refus ou lorsqu’elle est rejetée. Voici les lectures pour dimanche prochain, quelques commentaires et dans la rubrique « Divers » mon homélie que je vous offre.

Recevez chers amis et chères amies  mes salutations amicales et fraternelles

 lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

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La première lecture est tirée du livre d’Isaïe au chapitre 55, 10-11

Commentaire : Comme tous les grands cycles de la nature, la Parole de Dieu ne traverse pas les peuples de la terre sans les enrichir profondément.  Il y a un plan divin pour chacun : c’est sa Volonté divine qui ne se manifeste jamais sans laisser de traces…  Elle est pour chacun bonheur et fécondité.

Dans cet extrait du livre dÎsaïe, le prophète redit à ceux et à celles qui ont besoin de l’entendre que la parole de Dieu est efficace et qu’elle fera ce qu’elle dit.

Ainsi parle le Seigneur : « la pluie[1] et la neige[2]qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, pour donner la semence au semeur et le pain à celui qui mange ; ainsi, ma Parole[3], qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission[4]. »

 Cliquez sur les nombres écrits en bleu pour d’autres explications (lien externe)

Textes liturgiques © AELF, Paris

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Psaume 64

Commentaire : Ce Psaume est une louange au Seigneur pour son Oeuvre tellement manifeste dans la nature qui nous entoure.  C’est LUI qui féconde le sol, donne la rosée nécessaire donne vie aux plantes et aux animaux.  IL soutient la croissance du blé qui sera la nourriture des hommes;  IL maintient la vie des troupeaux, richesse de l’homme…  Avec la nature chantons notre joie de VIVRE… Le psalmiste commence par reconnaître que Dieu écoute et pardonne les fautes et son rayon d’action s’étend jusqu’au bout du monde.

Tu visites la terre et tu l’abreuves, tu la combles de richesses ; les sources du ciel regorgent d’eau : tu prépares nos moissons. C’est ainsi que tu prépares la terre, abreuvant les sillons, aplanissant les mottes ; tu la détrempes sous les pluies, tu bénis sa semence.

Tu couronnes toute une année de bienfaits ; sur ton passage a ruisselé l’abondance : les pâturages du désert ruissellent, les collines respirent la joie. Les herbages se parent de troupeaux et les plaines se couvrent de blé. Tout chante et crie de joie ! 

Textes liturgiques © AELF, Paris

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La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains (Rm 8, 18-23)[1]

Commentaire : dans cette lettre adressée aux chrétiens de Rome, l’apôtre Paul nous parle d’espérance.  La nature qui révèle quelque chose de la beauté de Dieu est quand même vouée à la mort…  et les hommes aussi..  mais par le Christ, nous sommes maintenant animés du désir d’être libérés de l’esclavage de la mort…  C’est l’espérance que nous donne la RÉSURRECTION de Jésus…

Frères, j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous [2]. En effet, la création aspire de toutes ses forces à voir cette révélation des fils de Dieu. Car la création a été livrée au pouvoir du néant, non parce qu’elle l’a voulu, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance : elle aussi, elle sera libérée de l’esclavage, de la dégradation inévitable, pour connaître, elle aussi, la liberté, la gloire des enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi nous crions en nous-mêmes notre souffrance ; nous avons commencé par recevoir le Saint Esprit, mais nous attendons notre adoption et la délivrance de notre corps

 Cliquez sur les nombres écrits en bleu pour d’autres explications (lien externe)

Textes liturgiques © AELF, Paris

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De  l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu au chapitre 13, 1-23

Commentaire : Tous les printemps on peut observer les cultivateurs qui préparent la terre pour y semer des graines de leurs récoltes de l’année précédente…  Et JÉSUS profite de cette circonstance pour comparer cette semence  à la PAROLE de DIEU dont la valeur pour nous est conditionnée à notre qualité d’écoute…

Dans les techniques de l’audiovisuel, il ne suffit pas que la transmission soit bonne, il faut aussi que la réception le soit.  Chaque fois que nous entrons en communication avec la PAROLE de DIEU, la question nous est posée :  la PAROLE de DIEU trouvera-t-elle un bon accueil en nos cœurs ?…  Quelle est la qualité de notre sol ?…  Saurons-nous convertir nos attitudes et traduire en gestes de vie ce que nous avons entendu ?… 

Craignons d’être des personnes  dont l’esprit s’est épaissi, qui se sont fermées les oreilles et bouchées les yeux de peur de voir ou d’entendre… 

C’est sérieux…  Si nous nous exposons sur les grands chemins à tous les vents…  Si nous conservons nos épines…  Si nous oublions de féconder notre terre avec les sources d’eau vive que sont les SACREMENTS et la PRIÈRE, nous deviendrons des consommateurs incapables de porter la SEMENCE à leur tour

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord du lac.
Une foule immense se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.
D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde.
Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché.
D’autres grains sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés.
D’autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »
Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? »
Il leur répondit :
« A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à eux ce n’est pas donné.
Celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a.
Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, qu’ils écoutent sans écouter et sans comprendre.
Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
Le coeur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, pour que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n’entendent pas, que leur coeur ne comprenne pas, et qu’ils ne se convertissent pas.Sinon, je les aurais guéris !
Mais vous, heureux vos yeux parce qu’ils voient, et vos oreilles parce qu’elles entendent !
Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.

Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.
Quand l’homme entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son coeur : cet homme, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin.

Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est l’homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe aussitôt.

Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est l’homme qui entend la Parole ; mais les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit.

Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est l’homme qui entend la Parole et la comprend ; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

Textes liturgiques © AELF, Paris

DIVERS

  • Dans les archives

Catéchèse sur la parabole du semeur (Mt 13, 1-23)

◊ Homélie → “Celui qui reçoit la Parole de Dieu et la comprend, portera beaucoup de fruits.” (Mt 13, 23)

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  • Liens externes

♥  Du blog de Coolus →  15ème dimanche du temps ordinaire de l’Église, année A

◊  Liturgie de la Parole avec des enfants →  Des fruits en abondance

◊  Du site de l’église catholique de Bruxelles → Parabole du semeur

Mots croisés bibliques sur le texte de l’évangile du jour →Le semeur est sorti pour semer

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