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Trentième dimanche du Temps Ordinaire de l’année B

Posté par diaconos le 24 octobre 2021

Rabbouni, que je retrouve la vue !

Activités caté, jeux, mimes : l'aveugle de Jéricho

#Dans les Évangiles, Bartimée (en grec ancien : Βαρτίμαιος), dont le nom signifie « fils de Timée » en araméen, est le nom de l’aveugle guéri par Jésus à l’entrée de Jéricho. Cet épisode existe dans les trois évangiles synoptiques (Marc, Matthieu et Luc), mais le nom de Bartimée n’apparaît que chez Marc. Bartimée supplie : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi. » . Cet épisode peut être lu comme une parabole de la découverte de la foi. Ainsi, au départ, Bartimée est aveugle — assis — au bord du chemin. À la fin, Bartimée est « voyant » et suit Jésus sur le chemin. Pour désigner ce qui est habituellement traduit par « miracle », le mot le plus employé dans les textes néotestamentaires est σεμειον, séméion, signe ; on trouve aussi εργον, ergon, œuvre, et δυναμις, dunamis, puissance. Les miracles sont, pour les rédacteurs des Évangiles, des signes de l’action divine que tout le monde ne percevait pas. La valeur des miracles comme « signes », affirmée dans le Nouveau Testament, rejoint sur ce point l’analyse des historiens, pour qui ils ne sont pas une description objective des faits mais une façon d’exprimer une vérité religieuse.

Daniel Marguerat indiqua en ce sens « que le récit de miracle est un langage religieux connu de l’Antiquité, et qu’il est porteur d’une ambition bien plus forte que de rappeler un fait merveilleux du passé ; ce langage vit de protester contre le mal. » Les biblistes classent les miracles de Jésus en plusieurs catégories. Gerd Theissen Xavier Léon-Dufour relèvent trente-trois motifs qui affleureraient dans les récits évangéliques de miracles. Exégèse libérale de Renan et de Strauss : Gerd Theissen rapporte que David Friedrich Strauss, dans sa Vie de Jésus (1836), voit les miracles de Jésus comme des mythes créés à des fins apologétiques, destinés à surenchérir par rapport aux prophètes de l’Ancien Testament pour présenter Jésus comme le Messie promis. Jésus lui-même se serait montré plutôt réticent, mais il aurait dû répondre aux attentes. De même, dans sa Vie de Jésus, premier volume de l’Histoire des origines du christianisme,

Ernest Renan situe Jésus auteur de miracles dans le contexte culturel de la société du Ier siècle qui exigeait des miracles : « Jésus se fût obstinément refusé à faire des prodiges que la foule en eût créé pour lui ; le plus grand miracle eût été qu’il n’en fît pas », car « le miracle est d’ordinaire l’œuvre du public bien plus que de celui à qui on l’attribue ».  Le Nouveau Testament présente Jésus comme un guérisseur et un exorciste dont les actes miraculeux sont indissociables de sa parole de libération, et par conséquent, remarque Simon Claude Mimouni, « le miracle joue un rôle important dans la conversion au christianisme. Dès le déclenchement du processus de séparation entre les Judéens pharisiens et les Judéens chrétiens, les premiers se sont méfiés des derniers à cause de leurs pratiques magiques – la littérature rabbinique a conservé des témoignages de cette défiance ».

De l’Évangile selon saint Marc

Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timothée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin. (Mc 10, 46-52)

 

« Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? Écoute, Seigneur, je t’appelle ! Pitié ! Réponds-moi ! C’est ta face, Seigneur, que je cherche : ne me cache pas ta face. N’écarte pas ton serviteur avec colère. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. » (Ps 26) Jésus, embrase en mon cœur de vifs sentiments de foi, d’espérance et de charité, afin que je te reconnaisse comme toi l’unique Sauveur, et que je vienne à ta suite.

Guérison de l’aveugle Bartimée, le fils de Timothée

Aujourd’hui, nous contemplons un homme qui dans sa misère, rencontre le vrai bonheur grâce au Christ. Il s’agit d’une personne qui manque de deux choses: la vision corporelle et la faculté de pouvoir trouver un travail pour gagner sa vie ce qui l’oblige à mendier. Il a besoin d’aide et il se place à coté du chemin, à la sortie de Jéricho là où il y a beaucoup de passants. Par chance pour lui, c’est Jésus qui passe ce jour là, accompagné de ses disciples et d’autres personnes. Sans doute l’aveugle a entendu parler de Jésus, on lui aurait dit qu’il accomplissait des prodiges et sachant qu’Il n’est pas loin il commence à crier «Fils de David, aie pitié de moi!» (Mc 10,47).

Pour ceux qui accompagnent le Maître les cris de l’aveugle sont gênants, ils ne se rendent pas compte de la triste situation de cet homme, ils ont une attitude égoïste. Mais Jésus veut répondre à ce mendiant et demande qu’on l’appelle. Immédiatement l’aveugle se retrouve face au Fils de David et commence le dialogue entre eux avec une question et une réponse. Jésus lui dit:  « ‘Que veux-tu que je fasse pour toi ?’. Rabbouni, que je voie’».(Mc 10,51). Et alors Jésus lui accorde la double vision  : la vision physique et, la plus importante, la vision intérieure de Dieu. Saint Clément d’Alexandrie disai t: «Mettons fin à l’oubli de la vérité, débarrassons-nous de l’ignorance et de l’obscurité que, comme un nuage, couvre nos yeux et contemplons celui qui est réellement Dieu».

Très fréquemment nous nous plaignons et nous disons  « Je ne sais pas prier »  Prenons exemple de l’aveugle de l’Évangile: Il insiste en appelant Jésus, et avec pas plus de trois mots lui dit tout ce dont il a besoin. Est-ce que nous manquons de foi ? Alors disons-lu i: « Seigneur augmente ma foi. «  Avons-nous des amis ou de la famille qui a abandonné la pratique de la religion ? Prions ainsi : «Seigneur Jésus fait qu’ils voient». Est-ce que la foi est si importante ? Si nous la comparons à la vision physique, que dirions-nous ? La situation de l’aveugle est triste, mais beaucoup plus triste est celle du non croyant. Disons-leur: « Le Maître t’appelle »  Dis-Lui quels sont tes besoins et Jésus te répondra avec une grande générosité.
Jésus-Christ, mon Maître et Seigneur, tu traverses ma vie. Donne-moi de te voir avec foi, pour laisser les profondeurs de mon âme être pénétrées par ta grâce et pour conduire à toi ceux qui t’implorent avec insistance :  » Fils de David, prends pitié de moi ! »Aujourd’hui cultivons la vie spirituelle, pour vivre, en pensée, en présence de Jésus, dans la paix, la joie et la sérénité profondes.

Contact Marie Landry Bivina

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La guérison de Bartimée

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Mercredi de la vingt-neuvième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 20 octobre 2021

 À qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et a qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage.  - La Bible

Michel Houyoux# La parabole sur Le Retour du Maître incite le chrétien à suivre dans sa vie le chemin des vertus cardinales, et théologales. Le premier verset résume à lui seul cette parabole : il faut être chaste et suivre les vertus. La lampe fait écho à ce verset : « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » — Évangile selon Matthieu, chapitre 5, verset 16. Il faut donc que le croyant attende vertueusement le retour du Rédempteur, Jésus-Christ afin d’accéder au royaume du Ciel.
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Dans cette parabole le voleur représente la mort, d’après le docteur de l’Église Grégoire le Grand qui l’expliqua dans son homélie 13 1. Ce successeur au ministère de l’apôtre Pierre précisa, au chapitre 5 de cette homélie, qu’il faut savoir faire pénitence pour ne pas mourir damné. Le Fils de l’Homme est une figure eschatologique en usage dans les milieux apocalyptiques judaïques dès la période post-exilique. Cette expression apparaît notamment dans le Livre de Daniel.
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Dans les évangiles, c’est le titre que reprend le plus souvent Jésus lorsqu’il parle de lui-même. L’expression elle-même est la « traduction littérale du grec uios tou anthrôpou, décalque de l’araméen bar nasha, mots employés au temps de Jésus comme substitut linguistique pour « être humain » ou « homme », pour les pronoms indéfinis « quelqu’un » ou « on », et pour « je » »1. Les interprétations auxquelles elle a donné lieu dans le christianisme ont fait glisser le sens initial vers l’humanité de Jésus.
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Sa plus ancienne attestation remonte au septième chapitre du Livre de Daniel, daté de la persécution d’Antiochos Épiphane, peu avant la révolte des Maccabées (vers 160 av. J.-C.). Dans le Livre d’Ézéchiel déjà, Dieu s’adressa plusieurs fois au prophète en l’appelant « Fils d’homme », mais aucun sens ésotérique n’est ici attaché à l’expression. On trouve plus de quatre-vingt passages dans le Nouveau Testament où Jésus de Nazareth se nomma lui-même « Fils de l’homme » (qui est équivalent à ‘Fils d’Adam’). C’est le titre qu’il emploie le plus fréquemment lorsqu’il parle de lui-même à la troisième personne.
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Il se présenta comme le futur juge eschatologique. Dans la théologie chrétienne ultérieure, le titre de « Fils de l’Homme » sera compris comme désignant l’humanité de Jésus, et le titre de « Fils de Dieu », sa divinité, dans le cadre de la doctrine chalcédonienne des deux natures (vere deus, vere homo). On retrouve ce thème dans l’Apocalypse : « Alors je me retournai pour voir quelle était la voix qui me parlait ; et quand je me fus retourné, je vis sept chandeliers d’or, et, au milieu des chandeliers, quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme.

De l’évangile selon Luc

39 Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.

40 Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » 41 Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? » 42 Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ? 43 Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! 44 Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.

45 Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, 46 alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles. 47 Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. 48 Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage.» (Lc 12, 39-48)

Soyez prêts

« Vous aussi, soyez prêts ; car le fils de l’homme vient à l’heure que vous ne pensez pas. » (Lc 12, 40) La seconde ou la troisième veille, c’était de neuf heures à minuit, ou de minuit à trois heures. Si les serviteurs furent vigilants jusque-là, heureux furent-ils ! Ces derniers mots sont touchants dans leur brièveté.»  Ce ne fut plus le maître attendu par les serviteurs ; ce fut le voleur qui vint à l’heure la plus inattendue et qui obligea le maître de la maison à veiller.  Il ne le fit pas et ainsi le voleur y est entra avec effraction.

« Pierre dit :  » Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole  ou est-ce ainsi pour tous ?  » (Lc 12, 41)  Mais à quelle parabole Pierre fit-il allusion ?  La réponse de Jésus montra que Pierre eut en vue la première. Il voulut savoir si le poste de confiance assigné aux serviteurs et surtout la haute distinction qui leur fut promise, sera le partage de tous les disciples de Jésus, ou seulement de ses apôtres. En posant sa question, Pierre fit un retour complaisant sur lui-même et sur ses condisciples, dans la pensée des hautes destinées que l’avenir leur réservait.

Selon sa manière pleine de finesse, Jésus ne donna pas une réponse directe à la question de son disciple ; il reprit et poursuivit la parabole des serviteurs, mais en désignant l’un d’entre eux qu’il établira comme économe ou intendant sur ses domestiques (précisément le poste réservé à Pierre) ; il décrivit sa grande récompense au cas qu’il fut fidèle, mais aussi son châtiment sévère s’il devint infidèle (. Ainsi, il  donna à Pierre, dont la question inconsidérée trahissait un secret désir de s’élever au-dessus de la foule, ce sérieux avertissement : « Au lieu de te préoccuper de cette question, considère avec crainte et tremblement ta position future ». (Meyer)

Enfin, Jésus posa une règle universelle de rétribution qui concernait chacun dans son règne et que chacun devait prendre à cœur.  Jésus répondit à son disciple par une autre question, dont celui-ci devait chercher la solution dans son propre cœur : « . Quel est donc cet économe fidèle et prudent ? Sera-ce toi ? Heureux s’il en est ainsi ! »   Cette image : il l’établira sur tous ses biens, fut fournie à Jésus par la parabole, mais elle montra que l’économe fidèle, après avoir occupé une position élevée dans le royaume de Christ sur la Terre, possédera le plus haut degré d’activité et de félicité dans l’économie future de la perfection.

« Mon maître tarde à venir »  : telle est la  cause du relâchement et de l’infidélité de ce serviteur. Il  cessa de veiller et son maître vint au jour et à l’heure où il ne l’attendit pas et qu’il ne sut pas. Matthieu et Marc indiquèrent la signification morale de ce châtiment, en disant quelle fut la part de ce méchant serviteur : ce fut d’être, selon Luc, avec les infidèles, selon Matthieu, « avec les hypocrites ». L’expression de Luc fut la plus conforme à l’ensemble de cet enseignement ; mais celle de Matthieu eut sa raison d’être, en ce qu’il y eut toujours une sorte d’hypocrisie dans l’infidélité d’un homme qui fit profession d’être un serviteur de Dieu.

« Mais celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. Et à quiconque il a été beaucoup donné, il sera beaucoup redemandé ; et à qui on a beaucoup confié, on demandera davantage. » (Lc 12, 48)  Rien de plus juste que cette règle de rétribution. Connaître la volonté de Dieu et ne pas la faire, c’est se mettre en révolte contre cette volonté et assumer le plus haut degré de culpabilité.Celui qui n’a pas connu cette volonté est moins coupable, mais il n’est pas, pour cela, innocent ; il sera peu battu, mais il sera battu. Pourquoi ? Non pas à cause de son ignorance, à moins que cette ignorance ne fût volontaire, mais pour  voir fait des choses dignes de châtiment. Et quel homme n’en a pas fait ?

Le Seigneur, comme Paul , parut tenir compte des lumières naturelles, qui suffiraient à l’homme pour connaître la volonté de Dieu si elles n’étaient pas obscurcies par le péché. Mais il reste vrai qu’il y aura des degrés très divers de peines pour les réprouvés, comme des degrés très divers de félicité pour les rachetés de Jésus. L’idée  est toujours celle d’un serviteur qui, non seulement ne s’est pas tenu prêt, mais n’a rien préparé pour l’arrivée de son maître. Plus les dons de Dieu à un homme furent abondants, plus il lui fut confié pour l’avancement du règne de Dieu, plus il lui sera redemandé de fidélité, d’activité et de travail.

Je suis venu ; cette expression, fréquente dans saint Jean, se trouve  aussi dans les synoptiques ; Jésus l’employa en ayant conscience de sa préexistence. Qu’est-ce que ce feu qu’il est venu jeter sur la terre, où il n’existait pas avant lui, où il n’aurait jamais été allumé sans lui ? Ce feu n’est pas autre chose que l’agitation des esprits et les divisions dont Jésus  parla.

Diacre Michel Houyoux

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Antony Loi :    *  À qui l’on a beaucoup donné,on demandera beaucoup »

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Trentième dimanche 30ème Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 18 octobre 2021

Rabbouni, que je retrouve la vue

Activités caté, jeux, mimes : l'aveugle de Jéricho

# Le vocabulaire technique et critique de la philosophie d’André Lalande a consacré une rubrique au terme miracle. Il récuse la définition d’une dérogation aux lois de la nature qui était celle proposée par David Hume, qui rejetait les miracles, cite Thomas d’Aquin (quae praeter ordinem communiter statutum in rebus quandoque divinitus fiunt), Malebranche, selon lequel, un miracle peut s’entendre, soit d’un évènement qui ne dépend point des lois générales connues des hommes, soit d’un effet qui ne dépend d’aucune loi connue ou inconnu, et propose celle d’un évènement non conforme à l’ordre habituel des faits de même nature.
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En outre, il accorde une large place aux propositions d’Edouard Leroy que l’on peut ainsi résumer : Fait sensible exceptionnel extraordinaire, significatif dans l’ordre religieux, inséré dans la série phénoménale ordinaire, dénué d’explication scientifique satisfaisante, ni prévisible, ni volontairement reproductible, constituant un signe issu de la foi, s’adressant à la foi et compris dans la foi. Dans les Évangiles, Bartimée, dont le nom signifie « fils de Timée » en araméen, est le nom de l’aveugle guéri par Jésus à l’entrée de Jéricho.
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Cet épisode existe dans les trois évangiles synoptiques (Marc, Matthieu et Luc), mais le nom de Bartimée n’apparaît que chez Marc. Bartimée supplia : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi. ». Cet épisode peut être lu comme une parabole de la découverte de la foi. Ainsi, au départ, Bartimée fut aveugle — assis — au bord du chemin. À la fin, Bartimée devint voyant et suivit Jésus sur le chemin. Exégèse libérale de Renan et de Strauss : Gerd Theissen rapporta que David Friedrich Strauss, dans sa Vie de Jésus (1836), vit les miracles de Jésus comme des mythes créés à des fins apologétiques, destinés à surenchérir par rapport aux prophètes de l’Ancien Testament pour présenter Jésus comme le Messie promis.
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Jésus lui-même se serait montré plutôt réticent, mais il aurait dû répondre aux attentes. De même, dans sa Vie de Jésus, premier volume de l’Histoire des origines du christianisme, Ernest Renan situa Jésus auteur de miracles dans le contexte culturel de la société du Ier siècle qui exigeait des miracles : « Jésus se fût obstinément refusé à faire des prodiges que la foule en eût créé pour lui ; le plus grand miracle eût été qu’il n’en fît pas», car  le miracle fut est d’ordinaire l’œuvre du public bien plus que de celui à qui on l’attribua». Analysant à titre d’exemple l’épisode de la résurrection de Lazare, Renan propose l’hypothèse suivante : « Fatigués du mauvais accueil que le royaume de Dieu trouvait dans la capitale, les amis de Jésus désiraient un grand miracle qui frappât vivement l’incrédulité hiérosolymite. La résurrection d’un homme connu à Jérusalem dut paraître ce qu’il y avait de plus convaincant »

De l’évangile selon Marc

48 Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » 49 Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » 50 L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. 51 Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » 52 Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin. » (Mc 10, 46b-52)

L’aveugle Bartimée

« Et ils arrivent à Jéricho. Et comme il sortait de Jéricho, avec ses disciples et une grande foule, le fils de Timée, Bartimée, mendiant aveugle, était assis au bord du chemin. » (Mc 10, 46)  Marc seul fit connaître par son nom et même par le nom de son père, ce mendiant aveugle. Bartimée signifie fils de Timée, ces noms patronymiques, Bartholomée, Barjésus, Barsabas, tenaient lieu de noms propres. L’aveugle guéri par Jésus devint  plus tard un chrétien connu dans l’Église apostolique ; c’est ainsi que son nom fut conservé par la tradition.

« Grande foi de cet aveugle qui invoque comme fils de David celui que le peuple lui annonce comme le Nazaréen. »(Bengel) Le nom de fils de David qu’il donna à Jésus montre combien était alors répandue dans le peuple la conviction que Jésus était le Messie.  « Jésus s’étant arrêté, dit : Appelez-le. Et ils appellent l’aveugle, en lui disant : Prends courage, lève-toi, il t’appelle. » (Mc 10, 49)  On entendit ces diverses paroles d’encouragement prononcées par diverses voix dans la foule, cette même foule qui voulut empêcher l’aveugle de crier.

Jésus en fut ému et  fit  s’arrêter à la tête de son nombreux cortège en entendant les cris de ce mendiant, cette compassion  pénétra dans les cœurs. Rien n’est plus contagieux que le vrai amour. Marc seul donna ce détail. Et Jésus, répondant, lui dit :  » Que veux-tu que je fasse pour toi ?  » (Mc 10, 51)   Et l’aveugle dit : «  Rabbouni, que je recouvre la vue ! »  Le cri de Rabbouni (mon Maître), qui s’échappe de son cœur, nous dit toute sa confiance .

Diacre Michel Houyoux

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Père Dominic :  » La  rencontre de Jésus avec l’aveugle Bartimée »

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Dieu aime l’ensemble des pauvres

Posté par diaconos le 17 octobre 2021

Dans le soin, se laisser habiter par la présence de Dieu pour nouer une  relation avec l'autre” conseille le père Leclercq, aa, aux soignants

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# La Présentation de Jésus au Temple est un événement de la vie de Jésus tel que relaté dans l’Évangile selon Luc (Lc 2:22s). Accomplissant une prescription de la loi juive — « Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur » (Ex 13:2,11-13) — les parents de l’enfant Jésus le présentent et l’offrent au Temple de Jérusalem. Il y est reçu par le vieillard Siméon. Ce récit lucanien a plus un caractère apocalyptique et théophanique qu’historique. La fête chrétienne qui y est associée est célébrée quarante jours après Noël, c’est-à-dire le 2 février dans le calendrier grégorien.
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Dans les Églises d’Orient, elle est aussi célébrée le 2 février du calendrier julien, qui équivaut au 14 février du calendrier grégorien. Le 2 février fut longtemps une date importante pour les paysans, ce qui est commémoré par un grand nombre de proverbes. Cette date est traditionnellement celle de la Chandeleur, originairement une fête païenne célébrant la lumière, remplacée par la fête chrétienne. Cette fête est également un thème de l’iconographie religieuse, aussi bien en peinture qu’en enluminures, sculpture, vitraux, tapisseries, etc.
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Elle s’inspire d’une scène décrite par l’Évangile selon Luc II, 22-39 où le fils de la Vierge Marie est annoncé par Siméon comme le « Maître » et « la lumière qui portera la révélation aux païens », c’est-à-dire aux non-juifs. L’interprétation traditionnelle de cet épisode est que les parents de Jésus accomplissent le rite religieux juif de rachat du premier-né selon lequel les garçons premiers-nés devaient être « rachetés », à l’âge d’un mois, par un sacrifice animal (Nb, 18, 15) car ils étaient considérés comme appartenant à Dieu (Ex 13:2-12).
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Cependant, cette interprétation semble erronée, le sacrifice offert (deux colombes) étant celui de la purification de Marie (Lévitique 12, 1-84). Purification était le nom de la fête du 2 février dans l’Église latine jusqu’au concile Vatican II. La tradition orientale célèbre depuis au moins le IVe siècle la fête de la Présentation de Jésus au Temple,avec Syméon et Anne. Elle apparaît en premier dans le rite de l’Église de Jérusalem. À l’origine, elle se célébrait le 14 février puisque Jérusalem célébrait la nativité de Jésus, à cette époque et jusqu’au milieu du VIe siècle, le 6 janvier.
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Des documents arméniens, géorgiens et grecs éclairent les circonstances historiques tragiques dans lequel s’est réalisé le passage du 14 au 2 février. Cette fête porte encore le nom de Chandeleur, fort appréciée des enfants, car on y fait des crêpes dorées. Réveil de la terre et montée de l’ensoleillement, les crêpes de la Chandeleur symbolisent ce plein soleil qui monte et que l’on attend avec confiance dans le froid de l’hiver. Le récit rapporte le cantique de Siméon (le Nunc dimittis) : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut.

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Les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem au Temple » (Lc 2, 22). Ce voyage fut plein de signification. Des juifs, un jeune couple,  accomplissant la loi de Moïse. Cette loi se termina symboliquement avec ce geste. Il n’y aura plus besoin de Temple, car ce’ fut Dieu en personne qui vint en prendre place. Ce ne furent pas les prêtres ni les scribes du Temple qui reconnurent Jésus, mais des gens simples, pauvres et vieux : Siméon, un homme juste et pieux et Anne , une veuve âgée servant Dieu jour et nuit dans le Temple.

Par ces deux représentants des petites gens , ce fut l’ensemble de de tous les pauvres que Dieu aime qui vint à la rencontre de son Sauveur. Siméon et Anne représentent les pauvres du monde entier. Ils reconnurent en Jésus le Sauveur annoncé par les Écritures. Marie et Joseph vinrent au Temple pour présenter Jésus au Seigneur et offrir le sacrifice prescrit par la Loi : « Tout premier dé d »e sexe masculin sera consacré au Seigneur »" (Ex 13.2.12.15).

La Loi de Moïse dit encore : « Si la mère est incapable  de trouver la somme nécessaire pour acheter un agneau d’un an, elle prendra deux tourterelles ou deux jeunes pigeons » (Lc 12, 1-8) C’était l’offrande des pauvres. Marie ne put faire mieux car elle fut incapable de payer plus. Ce fut  une famille de pauvres qui entra dans le Temple e t qui obéit à la Loi juive en faisant l’offrande prévue pour les gens pauvres. Tout l’Évangile est résumé dans ce récit : « Heureux les pauvres, le Royaume des cieux est à eux » Ce fut sous l’inspiration de l’Esprit Saint que Siméon pressentit le destin de ce Messie des pauvres.

La famille de Jésus fut une famille socialement bien intégrée qjui connaissait les traditions du peuple juif et vécut en accord avec ces traditions. Cette famille ne développa pas une religion en marge de la communauté et n’établit pas sa propre forme de culte. Son culte fut celui du peuple dont elle fit partie.

Quelle leçon pouvons-nous titrer de cela pour nous-mêmes ?.

Toute famille ne peut assurer sa cohésion intérieure que si elle est en même temps solidement intégrée dans la communauté ecclésiale et dans la société civile ou elle se trouve établie, respecter les traditions  et les coutumes de l’une et de l’autre. Elle pourra alors comme Anne, parler de façon crédible de Jésus dans son entourage.

Diacre Michel Houyoux

KTO  : « Heureux les pauvres »

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Rencontre avec la parole de vie    Auteur  Diacre Michel Houyoux  - 224 pages , publié en français le 06 juillet 2012

         EAN 139783841698070 ISBN   978-3-8416-9807-0                  Format  Broché

        EAN13   Éditeur  Croix du Salut

      Publié à la maison d’éditions Croix du     Salut

Site Web  http : www. editions-croix.com

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 Rencontre avec la Parole de Vie

 

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait, la tendre Mère de Jésus
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◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Présentation du Seigneur au Temple
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◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Lumière qui se révèle aux nations

 

 

Publié dans Catéchèse, Histoire, Page jeunesse, Religion, Vierge Marie | Pas de Commentaires »

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