• Accueil
  • > Recherche : corps sang du christ

Résultats de votre recherche

Samedi de la dix-septième semaine du Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 29 juillet 2022

Salomé recevant la tête de Saint-Jean-le-Baptiste Andrea Solari via Wikimedia CC License by

Hérode envoya décapiter Jean dans la prison

# Selon les évangiles synoptiques, Jean le Baptiste fustige le mariage d’Hérode Antipas avec la femme de son frère Hérode Philippe, Hérodiade : « Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère » (Mc 6,18). En effet, cette union choquait « en raison de l’interdiction légale du mariage avec la femme de son frère » (Lv 18,16, Lv 20,21), que Jean-Baptiste rappelait sans ménagement. À la demande de la fille d’Hérodiade, Salomé, Antipas le fait jeter en prison puis exécuter. Toujours selon les synoptiques (Mt 14,1-2,Mc 6,14-16Lc 9,7-9, Jean le Baptiste est mis à mort avant Jésus, ce dernier étant pris par Hérode Antipas pour le Baptiste ressuscité. Selon les évangiles, Jésus fut crucifié sous la préfecture en Judée de Ponce Pilate, dont on sait par ailleurs qu’elle dure de 26 à 36.
D’autres éléments du Nouveau Testament permettent de réduire la fourchette : Luc indiqua que Jean-Baptiste commença sa prédication la quinzième année du règne de Tibère soit vers 28-29, et que celle de Jésus commença peu après. Cette date est corroborée par l’évangile de Jean (Jean2-20), selon lequel au début de la prédication de Jésus, il s’écoula 46 ans depuis la construction du temple de Jérusalem, ce qui nous amène en 27-28. La durée de la prédication de Jésus est difficile à préciser, mais va de quelques mois si l’on suit les synoptiques à deux ou trois ans si l’on suit l’évangile de Jean. Par ailleurs, une date tardive est difficilement compatible avec la chronologie de Paul de Tarse tirées des Actes des Apôtres et de ses Lettres (en particulier la lettre aux Galates :
«En prenant en compte la datation de Luc pour le début de la prédication de Jean le Baptiste, la période de l’administration de Pilate, et les éléments chronologiques déduits de la Chronologie de Paul, la plupart des historiens se contentent de dire que Jésus a été exécuté entre 29 et 33. Les évangiles indiquent que cette exécution eut lieu un vendredi, mais pour les synoptiques c’est le lendemain de la Pâque (15 Nisan) alors que pour l’évangile de Jean ce fut le jour de la Pâque (14 Nisan). Les historiens retinrent généralement plutôt la version de Jean, car il semble douteux que le procès et l’exécution de Jésus ait pu se dérouler pendant la pâque juive.
Les données astronomiques sur la visibilité de la nouvelle lune permettent de savoir que dans la fourchette 29-33, les dates possibles pour un vendredi 14 Nisan (en) sont le 7 avril 30 et le 3 avril 33 La date de la mort de Jean le Baptiste est donc généralement placée par les historiens vers 28/29 : Simon Claude Mimouni, Paul Mattei, William Horbury (en), Farah Mébarki, E. Mary Smallwood, Schwentzel, Knut Backhaus, Paul Hollenbach, Werblowski  et Wigoder, ou vers 32, dans l’option de la date de mort de Jésus en 33 : Harold Hoehner en 17.

 De l’évangile selon Matthieu

En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs : « Celui-là, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison. C’était à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. » Hérode cherchait à le faire mourir, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète. Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa au milieu des convives, et elle plut à Hérode.

Alors il s’engagea par serment à lui donner ce qu’elle demanderait. Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste.» Le roi fut contrarié ; mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison. La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère. Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, qu’ils ensevelirent ; puis ils allèrent l’annoncer à Jésus.» (Mt 14, 1-12)

Mort de Jean-Baptiste

L’emprisonnement de Jean-Baptiste fut motivé par le blâme qu’il prononça sur l’union adultère d’Hérode avec la femme de son frère. Hérode voulut le faire mourir, mais il fut retenu par la crainte du peuple. À la fête anniversaire de la naissance d’Hérode, la fille d’Hérodias dansa devant les convives ; Hérode lui promit ce qu’elle demanderait. Elle, à l’instigation de sa mère, demanda la tête de Jean-Baptiste. Hérode, attristé, mais lié par son serment et par l a crainte de l’opinion, envoya décapiter Jean dans la prison. Sa tête fut présentée sur un plat à la jeune fille, qui la porta à sa mère. Les disciples de Jean, après avoir rendu les derniers devoirs à leur maître, vinrent annoncer sa mort à Jésus. Celui-ci se retira à l’écart, mais la foule le suivit.

Hérode, que Josèphe appela Antipas, était un des nombreux fils d’Hérode le Grand  et frère d’Archélaüs. Il régnait sur la Galilée et la Pérée avec le titre de tétrarque, c’est-à-dire quatrième gouverneur, ou prince qui partageait avec trois autres le gouvernement du pays.  Il résidait habituellement à Tibériade, ville qu’il avait fondée au bord du lac, ornée de magnifiques constructions et nommée en l’honneur de l’empereur Tibère. Mais il séjournait, à l’époque de l’emprisonnement et de la mort de Jean-Baptiste, selon le témoignage de Josèphe (Antiquités Juives, XVIII, 5, 2), dans la forteresse de Machaerus ou Machéronte, dans la Pérée, parce qu’il était en guerre avec Arétas, roi d’Arabie, dont il avait répudié la fille. C’est là que se déroula la scène tragique que Matthieu raconta. .

Hérode entendit parler de la renommée grandissante de Jésus. Les paroles d’Hérode trahirent sa mauvaise conscience : il fut saisi d’effroi à la pensée qu’un envoyé de Dieu eut agit avec puissance dans le pays. Le meurtre de Jean-Baptiste, qui avait eu lieu auparavant, et que Matthieu raconta, inspira à ce prince débauché une crainte superstitieuse qui s’allia très bien avec l’incrédulité, et que d’autres dans son entourage partagèrent avec lui.

 Matthieu mentionna cette arrestation de Jean. Par un double adultère, Hérode Antipas avait répudié sa femme légitime, la fille d’Arétas, et épousé la femme de son frère. Hérode Antipas avait bien un frère de ce nom, qui fut tétrarque de l’Iturée et de la Trachonitide, mais ce dernier ne fut pas l’époux d’Hérodias : il fut son gendre, ayant épousé, dans la suite, sa fille Salomé.

Hérodias était la femme d’un autre frère d’Antipas, nommé Hérode, qui ne figure pas dans l’histoire. Hérodias, fille d’Aristobule et de Bérénice, et petite-fille d’Hérode le Grand, était la nièce d’Antipas, en même temps que sa belle-sœur (voir Josèphe, Antiquités Juives, XVIII, 5, 1 et 4).  Quelques interprètes dirent sans raison que le jour de la naissance d’Hérode fut l’anniversaire de son avènement au trône, considéré comme anniversaire de la naissance du roi.

La fille d’Hérodias s’appelait Salomé et était née du premier mariage de sa mère. Elle épousa plus tard son oncle le tétrarque Philippe (Josèphe, Antiquités Juives, XVIII, 5.4). Sa danse était accompagnée de poses et de mouvements voluptueux, à la manière orientale. Quel contraste criant entre cette danse d’une jeune fille et l’acte tragique qui s’accomplit dans la prison. Le fait qu’Hérode fut attristé, ce n’était pas par ses propres sentiments, mais par une lâche complaisance pour Hérodias qu’il en voulait à la vie de Jean-Baptiste. Il offrit de riches présents, mais non la tête d’un homme qu’il estima au fond du cœur ; et l’on conçut que cette brusque demande le troublât profondément.

Seul, il l’aurait refusée, sans se croire lié par ses serments. Mais en présence de ses convives, au milieu d’une cour brillante et échauffée par le festin, la vanité d’un faux point d’honneur l’emporta dans son esprit.  Cette tête sanglante de l’homme de Dieu donnée, sur un plat, à une jeune fille, qui la porta à sa mère ! Il est évident que les récits des évangélistes supposent que toute cette tragédie se passa sur l’heure, pendant la fête qu’Hérode célébrait alors.

Hérode résidait ordinairement à Tibériade ; mais l’historien Josèphe, dont il n’y eut pas la moindre raison de suspecter le témoignage, dit que Jean Baptiste fut mis en prison dans la forteresse de Machaerus, où Hérode avait de magnifiques appartements, que cet événement coïncida avec sa guerre contre Arétas ; que même  les Juifs attribuèrent la défaite de son armée à un juste jugement de Dieu à cause d’une action si injuste.Toute cette tragédie se passa dans ce château fort où la cour d’Hérode se trouvait alors, et qu’ainsi tout fut accompli en peu de temps.  D’après Matthieu le motif de Jésus aurait été la pensée de se retirer à l’écart, pour ne pas exciter contre lui la persécution, après le meurtre de Jean-Baptiste, et au moment où l’attention d’Hérode venait de se porter sur lui.

D’après l’évangile de Marc et celui de Luc, cette retraite de Jésus eut lieu aussitôt après la mort de Jean-Baptiste. Le repos que Jésus désira pour ses disciples et pour lui-même fut rempli de méditations sérieuses sur la catastrophe qui mit fin à la vie du précurseur qui avait amené la plupart d’entre eux à suivre  l’Agneau de Dieu. À pied, en faisant le tour de l’extrémité septentrionale du lac. Ce lac était entouré de plusieurs villes, alors très peuplées. De là ces foules.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article →  Méditation du jour

◊ ◊ antiquités juives   : cliquez ici pour lire l’article → Jean le Baptiste chez Flavius Josèphe

◊ Père Gilbert Adam   : cliquez ici pour lire l’article → Samedi de la 17e semaine, année impaire

  Michel-Marie Zanotti-Sorkine : « La mort de Jean le Baptiste »

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, comportements, Page jeunesse, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

Vendredi de la dix-septième semaine dans le Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 28 juillet 2022

Fichier:Pierre Brébiette - Jésus chez Marthe et Marie.jpg — Wikipédia

# Ce récit se trouve à un endroit clé dans l’Évangile, il sert à illustrer ce principe fondamental de vie que nous propose Jésus-Christ : d’aimer Dieu de tout notre être et d’aimer notre prochain comme nous mêmes. C’est bien utile de nous donner à réfléchir là-dessus, car comment faire pour aimer à la fois Dieu à 100%, aimer notre prochain à 100% et s’aimer en plus soi-même à 100% ? Même si ces 300% se combinent en partie, il nous faut sans cesse naviguer à vue en fonction des circonstances. C’est clairement ce que Jésus pense puisqu’en citant le fameux commandement de Moïse d’écouter Dieu et de l’aimer à 100%, Jésus ajoute qu’il faut l’aimer avec « toute son intelligence ».

#L’Eucharistie est un sacrement chrétien. Elle occupe une place centrale dans la doctrine et la vie religieuse des confessions chrétiennes. Alors que les catholiques et les orthodoxes parlent d’Eucharistie, le terme de Sainte-Cène est généralement utilisé par les protestants pour désigner le même rite. L’origine de ce rite est commune à tous les chrétiens : selon le Nouveau Testament, en particulier la Première épître aux Corinthiens et les Évangiles synoptiques, il fut institué par Jésus-Christ la veille de sa Passion, en distribuant du pain et du vin aux apôtres, et en leur disant : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang.

Vous ferez cela en mémoire de moi.» Les catholiques et les orthodoxes décrivent l’Eucharistie comme une véritable « actualisation », non sanglante, du sacrifice du Christ en vue du salut, par le ministère du prêtre. De leur côté, les protestants affirment que le texte biblique ne soutient pas la théorie de la transsubstantiation. Les luthériens emploient le terme de consubstantiation. La tradition calviniste professe la notion de présence spirituelle. Chez les chrétiens évangéliques, on parle d’un mémorial du sacrifice de Jésus-Christ.

L’institution de l’eucharistie par Jésus s’inscrit dans le cadre de la tradition juive qui attache une grande importance aux actions de grâce et aux bénédictions (berakhot) que l’on prononce, spécialement lors des repas, afin de remercier Dieu pour ses bienfaits. Dans le rite l’homme répond à l’initiative divine par le remerciement, en particulier, lors des berakot du seder de Pessah (pascal) qui rendent grâce en mémoire de la libération de l’esclavage en Egypte, libération non définitive, car l’histoire d’Israël est marquée par l’esclavage et le péché, en sorte que le mémorial de la libération d’Egypte s’ouvre à une attente de libération définitive.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,   Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »  Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »  (L c  10, 38-42).

Jésus reçut chez Marthe et Marie

« Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » (Ap 3, 20) Aide-moi à te servir, Jésus, en t’ouvrant les portes de mon cœur. Entre en mon cœur, je t’y ai préparé une place de choix. Tu frappes à ma porte, aide-moi à t’ouvrir. Aujourd’hui, nous voyons un Jésus aussi bien divine qu’humaine: Il est épuisé du voyage et, en Béthanie, il se laisse accueillir par la famille qu’Il aime tant. Et il va en profiter pour nous apprendre ce qui est “le plus important”.

D’habitude, dans l’attitude de ces deux sœurs on voit reflétées les deus façons de vivre la vocation chrétienne: la vie active et la vie contemplative. Marie, «se tenant assise aux pieds du Seigneur»; Marthe, accaparée par les multiples choses et occupations du service, toujours contente, mais fatiguée ( Lc 10,39-40,42). «Marthe, Marthe», lui dit Jésus, «tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire, que tu te reposes, et même plus important, que tu te reposes à mon côté, en me regardant et en m’écoutant». Deux modèles de vie chrétienne que nous devons coordonner et intégrer: vivre la vie de Marthe aussi bien que celle de Marie. Nous devons être attentifs à la Parole du Seigneur, et vigilants, car le bruit et le trafic du quotidien —fréquemment— nous cache la présence de Dieu.

Parce que la vie et la force d’un chrétien seulement peuvent demeurer fermes et grandir si elles restent unies à la vrai vigne, d’où viennent la vie, l’amour et l’envie de continuer en avant… sans regarder en arrière. À la plupart de nous, Dieu nous a appelés à demeurer comme “Marthe”. Mais il ne faut pas oublier que le Seigneur veut que nous soyons chaque fois plus comme “Marie”: Jésus-Christ nous a aussi appelés à “choisir la meilleure part” et à ne pas laisser personne nous l’enlever.

Il nous rappelle que le plus important n’est pas ce que nous puissions faire, mais la Parole de Dieu qui éclaire nos vies, et, ainsi, par l’Esprit Saint nos œuvres demeurent imprégnées de son amour. Nous reposer sur le Seigneur est seulement possible si nous jouissons de sa présence réelle dans l’Eucharistie. La prière devant le tabernacle! C’est bien le plus grand trésor que, nous les chrétiens, nous avons. Rappelons-nous le titre de la dernière encyclique de Jean Paul II: L’Église vit de l’Eucharistie. Le Seigneur a beaucoup de choses à nous dire, beaucoup plus de celles que nous en pensons.

Cherchons, donc, quelques moments de silence et de paix pour rencontrer Jésus et, avec Lui, nous en trouver nous-mêmes. Jésus-Christ nous invite à adopter une option : celle de choisir la meilleure part.  (Lc 10, 42). Marie, enseigne-moi l’amitié avec Jésus, aide-moi à passer du temps avec lui. Prenons la résolution de consacrer des temps de prière pendant la journée.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊   Abbaye Notre Dame de Scourmont (Belgique) : cliquez ici pour lire l’article → Homélie pour le vendredi de la 17ème semaine du Temps Ordinaire

◊ Père Gilbert Adam   : cliquez ici pour lire l’article →  Vendredi de la 17e semaine, année paire

Vidéo Prédication du Pasteur Marc Penot

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, comportements, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

Dix-septième dimanche du Temps Ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 18 juillet 2022

Afficher l’image source

Une intercession est une démarche faite à quelqu’un, un esprit, une divinité, un saint ou Dieu, en faveur de soi, d’un autre ou d’une cause, pour qu’il ou elle intervienne. I Dans la tradition catholique, la prière d’intercession consiste en une demande de faveur, de pardon ou de résolution. Elle ne connaît pas de frontière, s’ouvre à la communion des saints, et s’étend jusqu’aux ennemis, selon le catéchisme de l’Église catholique. Selon l’apôtre Paul de Tarse, « l’Esprit Saint lui-même « intercède pour nous et son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu  (Rm 8, 26-27), le terme « saint » signifiant « chrétien » dans le contexte paulinien.
L’épiclèse (invocation sur, appel sur) est l’intercession par laquelle le prêtre supplie le Père d’envoyer l’Esprit Sanctificateur pour que les offrandes deviennent le Corps et le Sang du Christ et qu’en les recevant les fidèles deviennent eux-mêmes une vivante offrande à Dieu favorisant la résurrection de leur propre corps. Dans certaines branches du christianisme comme le catholicisme et l’orthodoxie, les fidèles demandent régulièrement aux saints reconnus, c’est-à-dire canonisés par l’|Église, de prier Dieu pour eux. L’intercession constitue en islam également une notion importante. Elle porte des significations diverses d’après les différentes écoles doctrinales. Dans le chiisme et dans le soufisme cette notion et les pratiques liées à elle sont plus élaborées. Dans la langue arabe deux termes, Tawassoul et Shafâ’a, ont eu comme traduction le terme « intercession » Dans les religions traditionnelles africaines , l’intercession des esprits des ancêtres, qui agissent sur le monde des vivants, est également une composante majeure des religions traditionnelles africaines

Enseignement sur la prière chrétienne

# La prière chrétienne est un échange avec Dieu, fondé sur la Bible. Selon le Nouveau Testament, le croyant peut parler à Dieu comme à un père, « au Nom du Seigneur Jésus-Christ ». La prière chrétienne se réalise seul, en groupe, en tout lieu et en tout temps. Elle prend différentes formes selon les Églises. Le Notre Père est la prière commune à tous les chrétiens, directement tirée des évangiles (Matthieu, 6: 9-13 et Luc, 11: 2-4), et enseignée par Jésus à ses premiers disciples. La prière qui s’appuie sur les promesses de la Bible est un acte fondamental de la foi chrétienne, vécue comme une action de Grâce et de communion avec Dieu, une communion d’esprits entre Dieu et les siens1.

C’est Dieu le Père que le croyant prie «au Nom du Seigneur Jésus-Christ». Dans la Bible, Jésus a parfois associée la prière à la méditation, des lectures de textes bibliques, au jeûne et à des veilles. Elle est effectuée de façon individuelle ou communautaire, en tout lieu et à l’église, en position assise, debout, couchée ou à genoux. Dans les Églises catholiques et orthodoxes la prière est faite à Dieu le Père, à Jésus Christ son Fils, au Saint Esprit, et les prières adressées aux Saints et à la Vierge Marie5 sont dites des prières d’intercession.

Il est demandé à la communauté des saints, ou à la Sainte Vierge Marie, Reine des Saints, de prier la Sainte Trinité pour celui qui lui demande son intercession. Les catholiques et orthodoxes ne prient pas de la même manière Dieu le Père, Jésus le Fils et le Saint Esprit, que les saints ou la Vierge Marie. Ils prient Le Père, Jésus ou l’Esprit Saint comme Dieu, et les saints ou la Sainte Vierge comme une personne qui, parce qu’il est ou elle est tout(e) proche de Dieu, pourra intercéder.

Cette distinction n’est pas toujours visible ou comprise de prime abord. La prière à la communion des saints est une spécificité de la foi chrétienne catholique et chrétienne orthodoxe. L’utilisation d’objets de cultes (crucifix, icônes, chapelets, statues, etc.) est courante mais pas obligatoire. Les cultures et les milieux sociaux ont également une grande influence sur les manières de prier. Elles s’appuient sur des liturgies précises et selon des rites particuliers (signe de croix avec les mains, génuflexion, prosternation…

Dans le protestantisme, la prière est adressée à Dieu seul, au nom de Jésus . Dans la Communion anglicane et dans certaines Églises méthodistes, le Livre de la prière commune est utilisé comme guide de prière. Dans les églises catholiques, orthodoxes et protestantes, des moines peuvent consacrer leur vie exclusivement à la prière. Dans le christianisme évangélique, les miracles et la guérison par la foi sont possibles avec la foi et la prière, par le Saint-Esprit18. Le biblicisme fait en sorte que les miracles décrits dans la bible sont encore d’actualité et peuvent être présents dans la vie du croyant.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. «   Il leur répondit : : « Quand vous priez, dites : , que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.  Pardonne-nous nos péchés,  ar nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation. «    Jésus leur dit encore : «  « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : ‘Mon ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.’     Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : ‘Ne viens pas m’importuner !

La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose’. Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.  En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ?     Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »  (Lc 11, 1-13).

Jésus enseigna l’efficacité de la prière

Luc assigna à la prière du Seigneur une place tout autre que Matthieu. Selon ce dernier, elle fait partie du sermon sur la montagne, tandis que, d’après Luc, elle fut enseignée plus tard à la demande expresse d’un disciple. Un grand nombre d’excellents exégètes (Calvin, Ebrard, de Wette, Olshausen, Neander, Godet) en conclurent que Matthieu, selon son habitude de grouper certains enseignements homogènes de Jésus, avait introduit cette prière dans le discours sur la montagne. Dans ces instructions sur les diverses manifestations de la piété, l’aumône, la prière, le jeûne, après avoir condamné les prières hypocrites, faites avec ostentation et en usant de vaines redite, Jésus ajoutât : « Vous, mes disciples, priez ainsi « Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié… » et que, au milieu de la foule qui l’entourait, les yeux levés vers le ciel, il prononçât d’un ton pénétré cette prière si profonde dans sa simplicité, si riche dans sa brièveté.

Tholuck, Meyer, Stier, Gess et d’autres virent une confirmation de leur opinion dans le fait que Matthieu seul conserva dans sa plénitude ce modèle de prière. Jésus enseigna l’efficacité de la prière, soit par des analogies, soit par des contrastes, comme dans la parabole . Cette parabole renferme à la fois une promesse et une exhortation. La promesse pourrait se traduire ainsi : « Si un homme, par pur égoïsme et pour se délivrer d’un solliciteur, lui accorde sa demande, même au temps le plus inopportun (minuit), combien plus Dieu, qui connaît tous vos besoins et qui est amour ! « 

Quant à l’exhortation, c’est le solliciteur lui-même qui la fit entendre par son exemple : « Puisque, dans les circonstances les plus défavorables, mais pressés par vos besoins, vous ne craignez pas d’importuner avec insistance un homme que vous savez si peu généreux, pourquoi ne faites-vous pas de même envers Dieu qui, dans sa miséricorde infinie, est toujours prêt à vous accorder bien au-delà de toutes vos prières. »  Demandez, cherchez, heurtez, c’est là ce que fit fait l’homme de la parabole ; il vous sera donné, vous trouverez, il vous sera ouvert, telle fut son expérience ; combien plus certainement sera-ce la vôtre auprès de Dieu !

Dieu exauce la prière. Parmi les dons que l’enfant demanda à son père, Matthieu ne désigna que du pain et un poisson : c’étaient les provisions que l’on prenait d’ordinaire pour le voyage. À ces trois aliments furent opposés : une pierre, cruelle ironie ; un serpent, très dangereux ; un scorpion plus nuisible encore. Qui est le père qui répondra par de tels dons à la demande de son enfant ? Cette question devient plus frappante quand, à la place d’un père quelconque, Jésus nomma le Père céleste. Quel contraste avec la bonté et l’amour du Père qui est du ciel !

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊  Paroisse saint Martin de Bezons (France) : cliquez ici pour lire l’article →  Dix-septième dimanche ordinaire – Année C

◊  Abbaye de Wawremont (Belgique)  : cliquez ici pour lire l’article → Dix-septième dimanche du temps ordinaire – C

♥ Vidéo Jésus mit en garde Pierre et fit la prière d’intercession

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, La messe du dimanche, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

Seizième dimanche du Temps Ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 17 juillet 2022

Peut être une représentation artistique de 1 personne, position assise et intérieur

Jésus est venu chez Marthe et Marie

L’Eucharistie est un sacrement chrétien. Elle occupe une place centrale dans la doctrine et la vie religieuse des confessions chrétiennes. Alors que les catholiques et les orthodoxes parlent d’Eucharistie, le terme de Sainte-Cène est généralement utilisé par les protestants pour désigner le même rite. L’origine de ce rite est commune à tous les chrétiens : selon le Nouveau Testament, en particulier la Première épître aux Corinthiens et les Évangiles synoptiques, il fut institué par Jésus-Christ la veille de sa Passion, en distribuant du pain et du vin aux apôtres, et en leur disant : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang.

Vous ferez cela en mémoire de moi.» Les catholiques et les orthodoxes décrivent l’Eucharistie comme une véritable « actualisation », non sanglante, du sacrifice du Christ en vue du salut, par le ministère du prêtre. De leur côté, les protestants affirment que le texte biblique ne soutient pas la théorie de la transsubstantiation. Les luthériens emploient le terme de consubstantiation. La tradition calviniste professe la notion de présence spirituelle. Chez les chrétiens évangéliques, on parle d’un mémorial du sacrifice de Jésus-Christ.

L’institution de l’eucharistie par Jésus s’inscrit dans le cadre de la tradition juive qui attache une grande importance aux actions de grâce et aux bénédictions (berakhot) que l’on prononce, spécialement lors des repas, afin de remercier Dieu pour ses bienfaits. Dans le rite l’homme répond à l’initiative divine par le remerciement, en particulier, lors des berakot du seder de Pessah (pascal) qui rendent grâce en mémoire de la libération de l’esclavage en Egypte, libération non définitive, car l’histoire d’Israël est marquée par l’esclavage et le péché, en sorte que le mémorial de la libération d’Egypte s’ouvre à une attente de libération définitive.

De l’Évangile selon Luc

En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. » (Lc 10, 38-42)

Auteur +Père MARIE LANDRY Bivina

« Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » (Ap 3, 20) Aide-moi à te servir, Jésus, en t’ouvrant les portes de mon cœur. Entre en mon cœur, je t’y ai préparé une place de choix. Tu frappes à ma porte, aide-moi à t’ouvrir. Aujourd’hui, nous voyons un Jésus aussi bien divine qu’humaine: Il est épuisé du voyage et, en Béthanie, il se laisse accueillir par la famille qu’Il aime tant. Et il va en profiter pour nous apprendre ce qui est “le plus important”.

D’habitude, dans l’attitude de ces deux sœurs on voit reflétées les deus façons de vivre la vocation chrétienne: la vie active et la vie contemplative. Marie, «se tenant assise aux pieds du Seigneur»; Marthe, accaparée par les multiples choses et occupations du service, toujours contente, mais fatiguée ( Lc 10,39-40,42). «Marthe, Marthe», lui dit Jésus, «tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire, que tu te reposes, et même plus important, que tu te reposes à mon côté, en me regardant et en m’écoutant». Deux modèles de vie chrétienne que nous devons coordonner et intégrer: vivre la vie de Marthe aussi bien que celle de Marie. Nous devons être attentifs à la Parole du Seigneur, et vigilants, car le bruit et le trafic du quotidien —fréquemment— nous cache la présence de Dieu.

Parce que la vie et la force d’un chrétien seulement peuvent demeurer fermes et grandir si elles restent unies à la vrai vigne, d’où viennent la vie, l’amour et l’envie de continuer en avant… sans regarder en arrière. À la plupart de nous, Dieu nous a appelés à demeurer comme “Marthe”. Mais il ne faut pas oublier que le Seigneur veut que nous soyons chaque fois plus comme “Marie”: Jésus-Christ nous a aussi appelés à “choisir la meilleure part” et à ne pas laisser personne nous l’enlever.

Il nous rappelle que le plus important n’est pas ce que nous puissions faire, mais la Parole de Dieu qui éclaire nos vies, et, ainsi, par l’Esprit Saint nos œuvres demeurent imprégnées de son amour. Nous reposer sur le Seigneur est seulement possible si nous jouissons de sa présence réelle dans l’Eucharistie. La prière devant le tabernacle! C’est bien le plus grand trésor que, nous les chrétiens, nous avons. Rappelons-nous le titre de la dernière encyclique de Jean Paul II: L’Église vit de l’Eucharistie. Le Seigneur a beaucoup de choses à nous dire, beaucoup plus de celles que nous en pensons.

Cherchons, donc, quelques moments de silence et de paix pour rencontrer Jésus et, avec Lui, nous en trouver nous-mêmes. Jésus-Christ nous invite à adopter une option : celle de choisir la meilleure part.  (Lc 10, 42). Marie, enseigne-moi l’amitié avec Jésus, aide-moi à passer du temps avec lui. Prenons la résolution de consacrer des temps de prière pendant la journée.

Contact Père Marie Landry Bivina

Vidéo Manu Richer :  » Je me tiens à la porte »

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Accueil sur mon blog, Catéchèse, comportements, La messe du dimanche, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

12345...11
 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS