• Accueil
  • > Recherche : dessin eucharistie

Résultats de votre recherche

Le Baptême du Seigneur — Année A

Posté par diaconos le 7 janvier 2020

 Le Baptême du Seigneur — Année A dans Catéchèse ob_07d0b5_ilustracion-del-bautismo-de-jesucrist

De l’Évangile de Jésus-Christ selon Matthieu

Puis Jésus apparaît. Il vint de Galilée au Jourdain avec Jean, pour être baptisé par lui. Jean voulut l’arrêter et a dit :  » C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi !   » Jésus lui répondit :  » Laissons cela de côté pour l’instant, car il est juste que nous puissions faire justice de cette façon.   » Alors Jésus le laissa faire. Dès qu’il fut baptisé, il sortit de l’eau, et le ciel s’ouvrit : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et du ciel une voix dit :  » Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. (Mt 3, 13-17).

Le baptême de Jésus

Jésus vint se faire baptiser par Jean-Baptiste. Il y a une signification à découvrir dans son baptême  : Jésus n’eut  pas besoin de baptême parce qu’il est sans péché, il est saint et pur parce qu’il est le Fils de Dieu. Le fait important à considérer dans cet épisode de sa vie est la rencontre avec Jean-Baptiste !

 » Tous se sont demandés dans leur cœur si Jean n’était pas le Christ  » Pourquoi se posèrent-t-il cette question ? Jean fitt ce que seul le Christ peut faire : baptiser ! La personne qui a été baptisée peut recevoir la rémission de tous ses péchés. Seul Dieu peut pardonner les péchés, donc le baptême est réservé au Christ et à Lui seul. C’est pourquoi, sous l’action du Saint-Esprit, les gens se demandèrent si ce qu’ils virent n’était pas le Christ, celui que Dieu envoya en son nom pour annoncer la Bonne Nouvelle du Salut !

Tout le peuple a été baptisé, et Jésus le fut aussi  il se comporta comme tous les autres.  La mission de Jésus  commença après ce baptême  ; il est offert  pour tous par Dieu.  !  « Et tandis qu’il priait, le ciel s’ouvrit. » Le premier acte de la vie publique de Jésus fut la prière ! C’est au cours de cette prière qu’il  reçut l’Esprit Saint. Prier, c’est faire place à l’Esprit Saint, c’est créer les conditions de Sa venue. Est-ce que je prie à cette intention ?

Quelle est la place de la prière dans ma vie, à l’exemple de Jésus qui a prié ? Prions avec persévérance, Dieu qui nous aime et qui veut nous combler. Prier avec foi, c’est d’abord se laisser envahir par Dieu, chercher sa volonté, être d’accord avec son plan pour nous, se laisser transformer par lui. C’est comme cela qu’on prie ?  Dès que le Christ fut baptisé par Jean, le ciel s’ouvrit et le Saint-Esprit se manifesta corporellement en bas sur lui ! Le Père a alors révélé sa présence, en disant ouvertement :  » Tu es mon Fils bien-aimé.

Quel mystère ! C’est le mystère de notre baptême ! Le Père nous aime dans son Fils bien-aimé, par la puissance de l’Esprit ! Il nous appartient maintenant de répondre fidèlement à cet amour jusqu’à la fin de notre vie ! L’Amour de Dieu est omnipotent : attirons-nous vers lui ! Ne résistons pas à la puissance qui est en nous par le sacrement de notre baptême ! Allons à Jésus ! Répondons à son amour en le recevant dignement dans l’Eucharistie ! Demandons à Marie de nous aider sur ce chemin parfois difficile de la vie en Dieu.
Amen.

Diacre Michel Houyoux

Bonjour mes amis !

 Le Baptême du Seigneur

Le Baptême du Seigneur

Il est le Fils de Dieu !

 Aujourd’hui, nous découvrons un texte qui raconte comment Jean-Baptiste a annoncé la venue de celui qu’il appelle  » l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde « . Pour mieux comprendre le témoignage de Jean sur Jésus, commençons à apprendre les mots clés.

2051103.gif Jean signifie « Dieu a donné la grâce ». Il est le fils du prêtre Zacharie et d’Élisabeth, cousine de Marie (la mère de Jésus). Il est connu à l’époque pour être resté dans le désert et pour avoir proposé un baptême de conversion. C’est un homme qui parla au nom de Dieu, donc il fut un prophète  ; il demanda aux personnes, venues le voir, de cesser de faire le mal.

Beaucoup de gens vinrent l’écouter. Il leur parla d’un Sauveur, le Messie qui viendra. Jean baptisa tous ceux qui voulurent se convertir et suivre Dieu. Pour ce faire, il les immergea dans l’eau du Jourdain. D’où ses surnoms de batteur et de précurseur.

Baptiser : En grec, le mot « baptiser » signifie « s’immerger », « se plonger dans l’eau ». L’eau est ce qui lave et purifie. Au temps de Jésus, les gens vinrent se faire baptiser par Jean le Baptiste. L’immersion dans l’eau symbolise une nouvelle naissance, le début d’une vie nouvelle et plus pure. Aujourd’hui, pour nous chrétiens, notre baptême symbolise notre entrée dans l’Église, dans la grande famille des enfants de Dieu, et notre attachement à Jésus.


L’eau : elle est nécessaire à la vie. Sans eau, les gens, les animaux et les plantes ne survivraient pas. L’eau est aussi utilisée pour le lavage et, par extension, pour la purification. L’eau a toujours été précieuse, au temps de Jésus elle était précieuse pour la nourriture, mais aussi pour la purification rituelle et le baptême. Pour nous, chrétiens, c’est un signe que la vie de Dieu coule sur terre et étanche notre soif de vie.

Jésus fut baptisé par Jean pour être reconnu comme le Fils de l’homme et le Fils de Dieu. Par le baptême, la vie et la mort sont associées, car il est un homme nouveau qui sort de l’eau.

Saint-Esprit : Dans la Bible, on nous parle de l’Esprit de Dieu comme d’un souffle, d’un vent vivifiant. Dans les évangiles, il agit en Jésus et après la Pentecôte, il est en action par les apôtres puis de génération en génération par tous les chrétiens. Son action est différente. Il nous éclaire sur le passé, sur les Écritures, il nous aide à témoigner de ses actions et de l’amour de Dieu pour tous les peuples (Actes 2, 1-12).

Colombe : elle représente l’animal qui est offert en sacrifice lorsque l’on est trop pauvre pour offrir un agneau (Lv 5, 7). C’est ce que Marie et Joseph firent lorsque Jésus fut  présenté au Temple (Luc 2 ; 22-24). Après le déluge, lorsque la colombe libérée par Noé revint avec un rameau d’olivier, elle symbolisa la paix. Jésus s’opposa symboliquement au serpent et à sa tromperie (Mt 10, 16). Il expliqua aux apôtres qu’elle symbolise la simplicité du cœur et l’innocence. Enfin, après le baptême de Jésus, elle représente l’Esprit de Dieu descendant sur Jésus. Depuis lors, les artistes chrétiens représentent souvent le Saint-Esprit de cette manière.

Agneau de Dieu : Pour les Juifs qui vivent de l’agriculture, l’agneau exprime la douceur, l’innocence et la docilité. Il sert souvent à symboliser le croyant (Is 40, 11) et Jésus est le berger du troupeau. Avec l’épisode du sacrifice d’Isaac par Abraham, remplacé au dernier moment par un agneau, il devint le symbole même du sacrifice, du don fait à Dieu pour sauver l’humanité. Ainsi, Jésus sera souvent comparé à un agneau, un agneau de Pâques (Jean 1, 29). Comme pour la colombe, l’image de l’agneau est souvent utilisée pour symboliser Jésus et son sacrifice pour sauver les gens.

    Tu aimes dessiner ?

Cliquez sur le dessin de votre choix pour l’agrandir, l’imprimer et le colorier.

Tu souhaites montrer ton dessin dans la section  » dessins et bible  » et y inclure ta photo, ton âge et ta ville ? Il suffit de me les envoyer par e-mail en « pièce jointe » à :  » michel.houyoux@outlook.fr « . Demande à un membre de ta famille de t’aider si tu n’en sort pas. vous ne sortez pas. Tu peux mentionner ton nom, ton âge, le lieu où tu vit  et ton pays et même quelques notes pour expliquer ton dessin.

Avec un peu d’imagination, tu peux faire de beaux dessins. Pour voir les dessins en plus grande taille, double-clique dessus. Désires-tu colorier d’autres dessins bibliques ? Dans la colonne de droite, sous la rubrique  » Catégories « , cliquez sur le titre  » Dessins et Bible  » et choisis ceux que tu souhaites colorier.

Diacre Michel Houyoux

Liens vers d’autres sites chrétiens

◊ La croix : cliquez ici pour lire l’article →  Baptême du Seigneur

◊ France catholique : cliquez ici pour lire l’article →  Baptême du Seigneur (année A)

Le Baptême  de Jésus

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, fêtes religieuses, La messe du dimanche, Religion, Temps de Noël | Pas de Commentaires »

Levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule .

Posté par diaconos le 5 août 2019

Lundi 5 août 2019

Levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule 

La multiplication des pains, Jean 6, 1-15.jpg  150De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,  quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples  s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! »
Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. »

Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants. (Mt 14, 13-21)

Homélie Miracle de la multiplication des pains

Ce récit de la multiplication des pains se trouve dans les quatre évangiles, ce qui est rare. Il se retrouve identique chez Marc (Mc 6, 35-44), en

partie chez Luc (Lc 9,12-17) et aussi dans la première section du chapitre 6 de l’Évangile de Jean (Jn 6, 1-27), chapitre très important où il est question du pain de vie (Jn 6, 1-56). Au début du christianisme, la transmission des informations (enseignement, catéchèse, faits et gestes de Jésus, …) se faisait oralement ; il y avait donc des idées communes et des mots clés qui aidaient à les enchaîner l’une à l’autre. Dans ces quatre récits, le pain est l’un des points communs.

ILevant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule . dans Religion lamultiplicationdespainsschnorrev13l y a une autre multiplication des pains dans l’Évangile de Matthieu (Mt 15, 32-38) et également dans celui de Marc (Mc 8, 1). Chez ce dernier, les deux multiplications diffèrent en plusieurs points : le nombre de pains, le nombre des poissons, le nombre des participants mais aussi le nombre de paniers. Le nombre douze fait penser aux douze tribus d’Israël et aux douze apôtres.

Quant au nombre sept, il rappelle les sept nations païennes qui occupaient le pays de Canaan mais aussi les sept premiers diacres. Selon Matthieu et Marc, il y a donc eu deux miracles de multiplication des pains. L’un de ces miracles a eu lieu en Galilée et l’autre à l’est du lac de Tibériade. Cette multiplication des pains est le symbole du repas messianique (Matthieu 8,11; Marc 14, 25), de la communion de table et du festin céleste que Jésus prépare aux siens.

Tout ce qui touche l’alimentation et principalement le pain avaient une place importante dans le judaïsme De là les questions posées à Jésus et les réponses qu’il donna.

  • Quelques exemples…
  1.  » Pourquoi tes disciples laissent-ils de côtés la tradition des anciens ? Ils ne se lavent pas les mains quand ils prennent leur repas. »  Jésus répondit : » Et vous pourquoi laissez-vous de côté le commandement de Dieu au nom de votre tradition ? (Mt 15, 2-3)

  2.   »Or il arriva, au sabbat second-premier, qu’il passait au travers des blés ; et ses disciples arrachaient les épis, et, les froissant entre leurs mains, ils les mangeaient. Mais quelques-uns des pharisiens leur dirent : « Pourquoi faites-vous ce qu’il n’est pas permis de faire les jours de sabbat ? »

  3. Et Jésus, répondant, leur dit : « N’avez-vous pas même lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui ?

  4. Comment il entra dans la maison de Dieu, et prit les pains de proposition, et en mangea, et en donna aussi à ceux qui étaient avec lui, bien qu’il ne soit permis qu’aux seuls sacrificateurs d’en manger ?  (Lc 6, 1-4 ; Mt 12, 3-4)

  5. En se rendant sur l’autre rive, les disciples avaient oublié de prendre du pain.  Jésus leur dit :  » Attention ! Méfiez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens. »» Ils discutaient entre eux en disant : « C’est parce que nous n’avons pas pris de pain. «   Mais Jésus s’en aperçut et leur dit : « Hommes de peu de foi, pourquoi discutez-vous entre vous sur ce manque de pain ?  » (Mt 16, 5-8)

Même le pain des enfants donnait l’occasion de compléter les enseignements sur l’eucharistie. Dans son discours sur le pain de vie (Évangile de Jean, au chapitre 6), Jésus veut nous faire comprendre que nous devons venir à lui qui est le vrai  pain pour avoir la vie éternelle.

Note  La fête des pains sans levain rappelle le temps quand DIEU a sorti le peuple d’Israël hors de l’Égypte : « Vous observerez la fête des pains sans levain, car c’est en ce jour même que j’aurai fait sortir vos armées du pays d’Égypte; vous observerez ce jour comme une loi perpétuelle pour vos descendants.  Le premier mois, le quatorzième jour du mois, au soir, vous mangerez des pains sans levain jusqu’au soir du vingt et unième jour.  Pendant sept jours, il ne se trouvera point de levain dans vos maisons; car toute personne qui mangera du pain levé sera retranchée de l’assemblée d’Israël, que ce soit un étranger ou un indigène. Vous ne mangerez point de pain levé; dans toutes vos demeures, vous mangerez des pains sans levain. » (Ex 12, 17-20)

L’utilisation du pain dans les cérémonies religieuses, tout particulièrement à l’occasion des grandes fêtes, est fréquente dans le judaïsme,  par exemple dans le  rite des deux « hallot » du sabbat dont l’origine se trouve dans le Lévitique au chapitre 23, versets 17 et suivants.

Dans le judaïsme, le pain a un le rôle central aux trois grands moments de la vie (naissance, mariage et mort).Par exemple, dans une communauté juive, le premier-né est racheté par le don d’un pain tressé (le halla).

Compléments

◊ Catéchèse : cliquez ici → doc dans Nouveau Testament La multiplication des pains (Mt 14, 16-21)

Jeunes talents, à vos pinceaux : cliquez ici → doc Réalise un beau dessin sur la multiplication des pains

Liens externes

◊ Catholique.org.  : cliquez ici → doc Multiplication des pains – Les méditations

◊ Questions de foi    : cliquez ici → docTabgha, la multiplication des pains

La multiplication des pains, Jean 6, 1-15

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

Les rites permettent le contact avec le sacré

Posté par diaconos le 7 avril 2019

Auteur  Yves Béghin

Les rites permettent le contact avec le sacré

 Alien Theory S03E05 - Les Rites Sacrés HD (FR) UFO motion Documentaires OVNI et Paranormal l’année dernière|1.8K vues Les rites et rituels à travers le monde sont censés relier l'homme à une autre dimension. Mais avec qui, ou avec quoi, communiquons-nous ?

Les rites et rituels à travers le monde sont censés relier l’homme à une autre dimension. Mais avec qui, ou avec quoi, communiquons-nous ?

Le sacré étant tabou, les religions mettent en œuvre des rites pour entrer en contact avec lui. Ceux-ci sont obligatoires pour éviter la punition du monde-des-dieux pour sacrilège. Ils sont les portes d’entrée et de sortie dans la relation du croyant au sacré. Le signe de croix avec sa formule trinitaire prononcée après avoir trempé les doigts dans le bénitier que font les catholiques en entrant dans une église pour respecter son caractère sacré, est un rite.

Le rite n’est pas un acte isolé mais plutôt une combinaison structurée de faits, de paroles ou de gestes. On parle de rituel pour définir un ensemble cohérent de rites : le rituel de la naissance, du mariage, de la mort. Il est au cœur des cultes et des liturgies. Il fonctionne comme un chemin d’accès au sacré plus ou moins contraignant selon l’intensité en présence. Les plus connus sont les ablutions du musulman avant chaque prière pour se purifier, la position agenouillée du chrétien avec les mains jointes pour se recueillir ou celle en lotus du bouddhiste pour sa méditation.

Le rite se décline dans une riche diversité : la posture d’un yogi dans l’hindouisme, la récitation d’une mantra dans le bouddhisme, la danse dans l’animisme, le déroulement du tapis de prière dans l’islam, le port de l’aube du prêtre ou du communiant dans le catholicisme.

Le corps lui-même peut être marqué rituellement. Les peintures sur la peau, les maquillages, les scarifications, les piercings, les tatouages et aussi la circoncision et l’excision doivent se comprendre comme des rites ouvrant le croyant à la présence du sacré.

Dans une approche psychologique, le rite et les rituels s’interprètent comme une mise en condition psychique. Ils éveillent en soi ou dans la communauté un état second appelé parfois « état de conscience modifié ». Ils suscitent une émotion extatique. En psychanalyse, ils ouvrent à l’inconscient. Dans une perspective sociologique, ils sont des moyens de créer la cohésion du groupe. Ils gomment les différences sociales comme lors de la messe où tous les participants communient. Ils rendent égalitaires. Ils relient les générations en les faisant descendre d’un même ancêtre comme dans les monothéismes, Abraham est le père des croyants.

Les croyances populaires créent de nombreux rites pour recevoir les faveurs du monde-des-dieux où s’en protéger : les prières à réciter pour s’assurer la guérison de certaines maladies, les bénédictions pour protéger ses biens, les offrandes pour obtenir la réalisation de vœux. Parfois, elles se confondent avec la superstition comme avec les rituels autour du nouvel an pour une année heureuse.

Dans les religions…

Avec l’animisme, le sacré se dévoile dans les éléments de la nature. Lors d’un rituel de transe, l’animiste entre en relation avec lui. Pour l’hindouisme, il fait irruption dans le « soi », partie intime et cosmique de son être. Grâce au rituel de la méditation, l’hindou peut s’y enraciner. Par contre dans les monothéismes, il se trouve à l’extérieur de l’homme. Le chrétien le découvre au travers de la charité ou de l’amour porté à son prochain mais aussi en lui, par la présence de l’Esprit-Saint reçu lors du baptême. En islam, c’est dans le face-à-face du rituel de la prière, que le musulman se soumet à la toute puissance d’Allah.

Par le fait que l’islam est né dans une culture nomade, cette religion a des obligations rituelles rudimentaires. Chaque musulman entre en plénitude avec Allah juste en se fondant sur un livre, le Coran. La connaissance par cœur de quelques versets suffit déjà. Les objets de culte se limitent à un tapis de prière qui à défaut peut être remplacé par un espace dessiné sur le sol, et à de l’eau pour les ablutions qui en cas de pénurie, peut être remplacé par du sable. Il n’est nul besoin d’une organisation hiérarchique pour structurer les comportements ou d’un toit pour le rituel de la prière. Dans certaines villes, la prière du vendredi se fait dans la rue.

Le catholicisme s’enracine dans un judéo-christianisme d’origine urbaine avec sa Jérusalem céleste. Ces rituels sont plus complexes car ils répondent aux préoccupations multiples d’une communauté citadine. Ils se vivent dans un lieu communautaire abrité avec un autel. Ils exigent du pain et du vin pour l’eucharistie. Ces denrées ne peuvent être produites que par une civilisation sédentaire qui par son organisation agraire, sociale et économique, maîtrise l’élaboration de tels produits. Ils nécessitent des objets de culte comme le calice et le vêtement sacerdotal. Pour comprendre la bible, il faut maîtriser lecture et l’écriture pour la recopier. Ils impliquent aussi une structure hiérarchique de prêtres comme médiation entre les hommes et Dieu.

Yves Béghin

Historien et anthropologue des religions UCLouvain & Psychothérapie rogérienne – Mode d’emploi des croyances et des religions pour construire un dialogue interreligieux,

Contact→ Yves Béghin

Compléments

◊ Le Rite Nouveau, c’est la parole de Jésus : cliquez ici pour lire l’article → Jésus chasse les marchands du Temple

◊ Instaurer des rituels dans le déroulement de la journée : cliquez ici pour lire l’article →  Si un enfant…

Liens externes

◊  Le Rituel romain : cliquez ici pour lire l’article → La religion romaine : Les rituels

♥ Alien Théory : cliquez ici pour lire l’article → Les Rites Sacrés HD (FR) – Vidéo

Religions et spiritualités 1 : Le catholicisme

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Accueil sur mon blog, Carême, Religion | Pas de Commentaires »

Ce n’est pas un fardeau, c’est mon frère !

Posté par diaconos le 23 octobre 2018

Hier le soleil s’inclinait, il allait s’enfoncer sous la terre. Il s’est arrêté une dernière fois sur le seuil de la savane pour laisser à chacun le temps de rentrer. Celui-ci avec son outil, cet autre avec ses effets dans les yeux, celle-là avec ses mangues, ceux-là avec leur brassée de bois .Sur un sentier raide et pierreux, j’ai rencontré une petite fille qui portait sur son dos, son jeune frère. Mon enfant, lui ai-je dit, tu portes un lourd fardeau. Elle me regarde et dit : Ce n’est pas un fardeau, c’est mon frère. Je restai interdit.  Le mot de cet enfant courageuse s’est gravé dans mon cœur. Et quand la peine des personnes m’accable et que le courage me quitte, le mot de cet enfant me rappelle : ce n’est pas un fardeau que tu portes, c’est ton frère .

Extrait du bulletin de l’action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT)

Celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu ...

Si quelqu’un dit : « j’aime Dieu et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur, car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ?

Ces quelques mots sont une magnifique leçon de fraternité à la dimension d’ une famille , d’ un quartier , d’ une ville , d’ une région , et du monde !   » Tout homme est un frère  » , dit la chanson de Raymond Fau. Vous avez entendu, vous autres les sages: la vérité sort de la bouche des enfants. Ton frère n’est pas un fardeau !

L’amour fraternel

Aux yeux des gens le seul témoignage  irrécusable de notre appartenance au Christ est que nous nous aimions  les uns les autres comme le Christ nous a aimés.

Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples (Soir du Jeudi Saint) , quand Judas fut sorti, Jésus déclara :  » Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ; et il la lui donnera bientôt. Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J’ai dit aux Juifs : Là où je m’en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres. »  ( Jn 13, 31-35)

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ». 

lwf0003web.gif

Quelqu’un est glorifié, pour la Bible, lorsque sa vie donne sa pleine mesure et que son existence révèle toutes ses dimensions. La gloire de Dieu, ce sont ses perfections, sa Justice et sa sainteté, sa miséricorde et son amour ; ces perfections  ont été manifestées d’une manière visible en Jésus-Christ, qui nous les révèle dans leur pleine harmonie.

Jésus est ainsi glorifié lorsque son amour a été parfaitement révélé par son sacrifice et sa résurrection, qui en manifeste la dimension humaine et divine. Selon l’évangéliste Jean, c’est au soir du Jeudi Saint que Jésus a été glorifié par anticipation : Judas était ce soir là déjà sorti pour le livrer.

 Dessin 1 : Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps

154cweb.gif

C’est avec une effusion de tendresse que Jésus  leur parla : petits enfants ! (C’est le seul passage de nos évangiles où Jésus emploie ce terme.) Il sent le vide immense et douloureux qu’il va laisser dans leur cœur et dans leur vie. Dans ses dernières communications intimes, Jésus  s’appliqua à les consoler de cette séparation (Jean 14.1 et suivants) et à élever leur cœur à la pensée d’une communion invisible et spirituelle avec lui. ((Jn  14, 1 -17, 26)

Dessin 2  Jésus nous dit :  » Aimez vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. »

120bweb.gif

L’Eucharistie est le sacrement de la mort et de la résurrection de Jésus Christ, qui avant de quitter ses apôtres, leur révèle le secret de la valeur de toute vie : aimer comme lui, il aime.

 ♦ Réussir ta vie ? Chaque fois que tu y penses, pour toi ou pour tes enfants, est-ce à une vie donnée et généreuse que tu penses ?

Dessin 3   Aimer comme Jésus !

C’est se mettre aux pieds de ses frères pour leur laver les pieds, geste du plus humble service. Jésus fit ce geste à ses disciples le soir du Jeudi Saint où il  nous  a dit l’essentiel. Si vous voulez devenir vraiment son disciple,  il faut faire comme lui, le Maître : laver les pieds de vos frères.

lavement.gif

Ce qui veut dire que l’amour fraternel se traduit concrètement par le service. Et deux séries de Paroles de Jésus, les Béatitudes et le Jugement dernier, mettent les points sur les “i” : servir Dieu, servir le Christ, c’est servir les pauvres.

Le signe auquel on reconnaît les disciples de Jésus n’est pas seulement la messe. “Ce qui montrera à tous que vous êtes mes disciples, nous dit, avec autorité,  Jésus, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres “

Vivre en frères avec les pauvres, ce n’est pas un fardeau que tu portes, c’est ton frère. Oui, chers amis, si nous voulons apprendre à vivree la fraternité avec les pauvres, c’est du côté des pauvres qu’il nous faut regarder, car bien souvent ce sont eux qui seront nos meilleurs formateurs ! En disant cela, je ne voudrais pas tomber dans le piège du romanesque chrétien sur les pauvres.
Ceci dit, il n’est pas évident de voir dans les pauvres, des frères à aimer! En effet,pour aimer lespauvres et voir en eux des frères, il y faut d’abord une grande foi. Saint Vincent en avait certainement fait l’expérience puisqu’il recommandait à ses confrères de regarder les pauvres à la lumière de la foi et à ne pas s’arrêter aux apparences ! Il leur disait ; « Je ne dois pas regarder un pauvre paysan ou une pauvre femme selon leur extérieur, ni selon ce qui paraît de la portée de leur esprit, d‘autant que bien souvent ils n’ont pas presque lafigure, ni l’esprit de personnes raisonnables tant ils sont grossiers et terrestres. Mais tournez la médaille, et vousverrez par les lumières de la foi que le Fils de Dieu, qui a voulu être pauvre, nous est représenté par ces pauvres.

Compléments

Aimes-tu dessiner ?

  • Clique sur le dessin pour le sélectionner, le recopier, l’imprimer et le colorier.

  • Souhaites-tu montrer ton dessin dans la rubrique “Page jeunesse”, et y faire figurer ta photo, signaler ton âge et ta localité ? Il te suffit de me les faire parvenir par courrier à l’adresse suivante : Diacre Michel Houyoux, 225, rue de la Station  – B 5621  Morialmé (Belgique) ou par e mail en “document attaché” à l’adresse : “michel.houyoux@outlook.fr”. Fais-toi aider par un membre de ta famille si tu n’en sors pas. Tu peux y mentionner ton prénom, ton âge, ta localité (pays ?) et aussi un petit commentaire en rapport avec le thème proposé. Avec un peu d’imagination, tu peux réaliser de jolis dessins. Pour voir les dessins en plus grand, clique deux fois dessus.

  • Aimerais-tu colorier d’autres dessins bibliques ? Dans la colonne de droite, sous le titre “Catégories”, clique sur le titre “Dessins et Bible” , tu en trouveras beaucoup dans ces articles et choisis ceux que tu aimerais colorier. et les voir publiés sur mon blog

Dessins à colorier sur les actes des apôtres : cliquez ici → COLORIAGES ACTES DES APÔTRES 

Liens externes

◊  Liturgie de la Parole avec des enfants : cliquez ici → L’amour fraternel

◊ Aimer comme Jésus : cliquez ici → AIMER_OU ÊTRE AIMÉ

◊  Catéchèse en famille : cliquez ici →  Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés

Aime ton prochain comme toi-même → La Foi prise au Mot

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, comportements, Enseignement, Messages, Page jeunesse, Religion, Rencontrer Dieu | Pas de Commentaires »

12345
 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS