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Mercredi de la seizième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 21 juillet 2021

Une foule immense se rassembla auprès de Lui, si bien qu'Il monta dans une  barque où Il s'assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Une foule. -  ppt télécharger

# La parabole du semeur est une parabole évangélique racontée dans les trois Évangiles synoptiques: Matthieu XIII, 1-23 ; Marc IV, 1-20, Luc VIII, 4-15 ainsi que dans l’Évangile apocryphe selon Thomas. Le semeur, qui représente Jésus, jette les graines dont certaines tombent sur le bord du chemin, sur les roches et dans des buissons d’épines, et la semence est donc perdue; en revanche lorsqu’elles tombent dans de la bonne terre, elles produisent du fruit jusqu’au centuple. Jean Chrysostome, Commentaire sur l’Évangile selon saint Matthieu, in « Œuvres complètes », traduction de M. Jeannin, Bar-Le-Duc, Éditions Guérin, 1865. Augustin d’Hippone, Sermon LXXIII « Le bon grain et l’ivraie », in « Sermons sur l’Écriture », traduction de l’abbé Jean-Baptiste Raulx, Éditions Robert Laffont, collection « Bouquins », 2014.

Selon saint Jean Chrysostome, Jésus vint sur terre pour renaitre laboureur,La terre représente les âmes où Jésus lance la semence sans distinguer le pauvre du riche, le savant de l’ignorant ,l’âme ardente de celle qui est paresseuse. Saint Jean Chrysostome répondit à ceux qui s’étonnèrent de ce qu’un semeur jeta ses graines ailleurs que dans de la bonne terre, car cela prouve que les changements sont possibles. Il ne faut pas comparer la semence matérielle, mais la comparer à la Parole divine qui apporte la conversion:si les changements ne sont point arrivés dans toutes les âmes, ce n’est pas la faute du laboureur, mais de ceux qui n’ont pas voulu se changer. Il a accompli avec un soin entier ce qui dépendait de lui.

 Cette parabole illustre la nécessité du changement et de la responsabilité. La parabole ne dit pas que la semence s’est desséchée à cause du trop grand soleil, mais parce qu’elle n’a pas de racine. De même pour la semence tombée dans les buissonsd’épines, la faute ne revient pas aux buissons (qui symbolisent la vie mondaine elle a trait des richesses, mais à celui qui les laisse croître. Si on coupe les tiges des buissons, on peut s’en servir utilement et laisser la bonne terre s’installer. C’est ains ique Jésus ne parla pas des richesses en général, mais de la duperie. des richesses. Et Matthieu d’ajouter:  » N’accusons pas les choses en elles-mêmes, mais l’abus que nous en faisons et la corruption de notre esprit. Il estima que cette parabole marque trois étapes de l’évolution spirituelle, l La bonne terre étant promise à tous, si l’on renonce à l’ esclavage des plaisirs, pour l’exercice de la vertu, seul gage de la liberté. Matthieu termine en citant comme exemple les excès de la goinfrerie.

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De l’évangile selon Matthieu

01 Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. 02 Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. 03 Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. 04 Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.

05 D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde.  06 Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. 07 D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. 08 D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. 09 Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »  (Mt 13, 1-9)

La fondation du royaume : Parabole du semeur

Ce jour-là était celui où Jésus avait prononcé des discours et où il fut interrompu par la visite de sa famille. Tel est aussi l’ordre du récit de Marc.  Luc plaça ces faits dans une autre suite, et rapporta la parabole du semeur sans indiquer le temps et le lieu où elle fut prononcée. La maison d’où il sortit fut celle où il était quand ses parents vinrent à lui. Quelle scène et quel culte ! Pour cathédrale, la voûte étincelante d’un ciel d’Orient ; pour auditoire, ces grandes foules, debout, couvrant au loin le rivage ; une barque de pêcheur servit de chaire, le prédicateur fut Jésus !

Jamais Jésus ne se permit rien de pareil dans ses paraboles. Tout dans son récit fut tellement naturel et vrai, que souvent on se demande si c’est un fait réel ou une fiction. Ainsi, le semeur, le bon Samaritain, l’enfant prodigue,… Et ces histoires sont, au point de vue de la forme, d’une telle beauté, d’une si grande perfection, qu’on s’arrêterait beaucoup plus à les admirer à cet égard, si les imposantes vérités religieuses qu’elles renferment ne s’emparaient de toute notre attention.

Au fond, la parabole du Nouveau Testament est une création de Jésus-Christ. Ni les mythes des anciens, ni la fable qu’on lit au chapitre 9 du livre des Juges, ni les maschals du prophète Ézéchiel n’en purent donner l’idée. Ceux qui nient la vraisemblance historique d’un long discours composé d’une série de paraboles, et qui attribuent à Matthieu ce recueil de similitudes prononcées par Jésus en divers temps, ne purent voir dans ces paroles d’introduction, comme dans celles qui servent de conclusion au récit, qu’une invention de Matthieu de même, leur mise en scène., ne serait qu’un cadre fictif donné à ce grand tableau.

À cette opinion on peut opposer les remarques qui suivent : Matthieu ne prétendit  pas rapporter un discours soutenu, composé de sept paraboles et de l’explication de deux d’entre elles. Il marqua lui-même, une première interruption provoquée par une question des disciples et la réponse de Jésus ; il en marqua une seconde, par une réflexion sur ce genre d’enseignement, et enfin une troisième, avec changement complet de lieu et de temps alors que Jésus n’avait encore prononcé que deux paraboles, sans doute avec des développements et des applications sérieuses à son grand auditoire.

Matthieu, selon sa méthode de grouper les enseignements et les faits homogènes, consigna ces paraboles de moindre étendue que Jésus prononça ailleurs, et auxquelles Luc assigna une autre place dans son récit. Que Jésus fit, au bord de la mer, un discours prolongé dans lequel à plusieurs reprises, sa parole revêtit la forme de la parabole, c’est ce que témoigna le récit de Marc  ; il rapporta quelques-unes de ces paraboles. L’assemblage de ces sept paraboles présente peu d’invraisemblance historique que le sermon sur la montagne, cette prédication en paraboles fut le prolongement de ce dernier.

Le semeur n’eut pas l’intention de jeter aucune partie de sa semence sur un chemin ; mais comme ce chemin longea son champ et qu’il sema abondamment, beaucoup de grains tombèrent le long du chemin. Ces grains n’étant pas recouverts par la terre furent mangés par les oiseaux. Ces endroits rocailleux ne furent pas une partie du champ couverte de pierres, qu’on aurait pu ôter ; mais bien  des contrées montagneuses et arides, des endroits où une légère couche de terre recouvre le roc.

Là, la semence peut lever, elle leva même aussitôt, poussa en dehors, précisément parce qu’elle ne pouvait pas enfoncer ses racines dans une terre profonde. Mais aux premières ardeurs du soleil du printemps, elle fut brûlée, desséchée parce qu’elle n’avait pas de racines qui pussent la nourrir des sucs de la terre.  Pourquoi des épines dans un champ ensemencé ? Si, d’un côté, le champ fut bordé par un chemin, il fut, de l’autre, par une haie vive. Les grains de la semence tombèrent aux abords de la haie, parmi des épines, au moment où elles germèrent encore dans la terre. La semence leva, mais les épines montèrent avec plus de vigueur encore et l’étouffèrent.

La plante du blé ne périt pas, elle substitua, mais elle fut trop épuisée pour produire des épis fertiles.  La bonne terre fut une terre rendue fertile par la culture, l’engrais, et le travail régulier Cette productivité, s’élevant jusqu’à cent pour un, était très ordinaire dans les pays de l’Orient.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Parabole du semeur

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam   : cliquez ici pour lire l’article →  Mercredi de la 16e semaine, année impaire

◊ Dom Armand Veilleux  -Abbaye de Scourmont (Belgique) : cliquez ici pour lire l’article → Homélie pour le mercredi de la 16ème semaine du Temps ordinaire (21 juillet 2021)

  Père René Luc : « La parabole du semeur ou comment la foi peut grandir dans notre vie »

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Voici que le semeur sortit pour semer

Posté par diaconos le 29 janvier 2020

Dimanche 16 juillet 2017 / « Le semeur sortit pour semer » (Mt 13, 1-23) / Messe chantée à 11h30


De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait : « Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé.

Du grain est  tombé aussi sur du sol pierreux,  où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ; et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché. Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit. Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. »

Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles. Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles. Et ainsi, comme dit le prophète : Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon. »

Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ? Le semeur sème la Parole. Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée  : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux. Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ; mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt.

Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises
les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un. »  (Mc 4, 1-20)

 Méditation

Cet extrait de l’Évangile selon saint Matthieu nous invite à nous demander quels sont en nous les effets de la parole de Dieu. Contentons-nous de l’entendre ? Savons-nous l’écouter ? Passe-t-elle vraiment dans notre vie ? Dans ce texte, Jésus nous enseigne qu’il y a plusieurs manières de l’écouter mais qu’une seule est capable de transformer notre vie. Semer, c’est la preuve que l’on espère. Jésus s’est lancé dans une entreprise désespérée : sauvé son  peuple quand apparemment personne n’est en mesure de freiner la montée de la violence. Jésus ne compte que sur la force de la Parole de Dieu proclamée et vécue pour sauver l’humanité. La parole de Dieu est une force puissante. Nous pouvons fragiliser cette force dans la mesure où elle retentit dans notre coeur si nous sommes indifférents ou si nous sommes réticents à la recevoir. Seules les personnes  qui reçoivent la parole de Dieu avec foi, peuvent comprendre que Jésus, fils de Dieu, ait accepté les limites que la liberté humaine impose à sa parole, au risque de l’étouffer.

Posons-nous quelques questions …

  • Qu’est-ce qui risque d’ôter de mon  cœur  la Parole de Dieu ?  Le respect humain,  le manque de prière, l’athéisme … ?
  • Quelles épines dans ma vie risquent de l’étouffer ? Le rythme infernal de ma vie, la recherche de mon confort, les moqueries de certaines personnes ?
  • Quelles épreuves dans ma vie risquent de déraciner la parole de Dieu ? Mes doutes, le refus de la foi, l’indifférence de gens qui m’entourent… ?
  • Le terreau où germe la parole de Dieu, c’est aussi le cœur de nos frères et de  nos sœurs . Ai-je le souci des autres ?

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Qu’est-ce qu’une parabole dans le langage biblique ?

Le mot parabole traduit l’hébreu « mashal » (désigne, en hébreu, non seulement les Proverbes, Meshalîm, mais aussi des allégories (Isaïe 5, 1-7), des devinettes et des énigmes (Juges 14, 12), des propos dont le sens est réservé aux seuls initiés..),  qui signifie « récit symbolique destiné à faire découvrir un sens caché,

Dans la Bible, une parabole est une histoire tirée de la vie quotidienne des gens, elle parle de leur travail, des objets qu’ils utilisent tous les jours (une lampe, du levain, une barque, un filet,…) , de leurs rêves (un trésor, des perles,…) … La parabole, comme elle est simple, parle à tout le monde. Jésus s’en sert pour  Des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger (Mt 13, 4)dire des choses importantes sur Dieu. Jésus durant son ministère public a dit beaucoup de choses de cette façon.

Le monde dans lequel nous vivons est plein de symboles. En observant les gens dans leurs activités quotidiennes, Jésus voyait à travers elles, des réalités divines. Le travail des paysans par exemple, lui faisait penser à autre chose… Devinez à quoi ?

Devant une importante foule venue pour l’écouter, Jésus parla d’un semeur qui est sorti pour semer des grains. Des grains sont tombés au bord du chemin, d’autres sont tombés sur du sol pierreux, d’autres sont tombés dans les ronces et d’autres tombèrent dans de la bonne terre. Vous comprenez assez rapidement quels grains donneront de belles plantes et par la suite une belle récolte.

Il y a 2000 ans, en Galilée (pays de Jésus), certaines personnes vivaient des travaux des champs comme le  semeur de ce récit. La terre de Galilée est loin d’être partout fertile : il y a de la bonne terre, mais aussi des endroits arides où rien ne pousse et des zones broussailleuses…

À cette époque, on semait à la volée et la semence tombait un peu partout… De nos jours encore, dans des régions pauvres, des gens travaillent toujours de cette manière et les récoltes sont assez médiocres.

Cette parabole nous dit aussi que Jésus sait observer ce qui se passe autour de lui et qu’il s’intéresse au travail des autres.

Les  pages proposées ci-dessous vous donneront un aperçu de la richesse du site « Idées-Caté » 

Pour une rencontre de catéchèse avec des jeunes, à partir de ce récit, cliquez sur ce lien  →   catéchèse  ; cliquez en suite sur le titre « Caté »  et dans la liste qui apparaît, dans la partie « Nouveau Testament » allez à la rubrique « Le Royaume »    et cliquez sur le titre  « parabole du semeur ».  Vous pouvez aller directement à l’article  proposé en cliquant ici   parabole du semeur  

Cliquez ici pour découvrir ce site →  Idées-Caté: plein d’idées pour le caté, la catechese, le catechisme

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Citation :  « Par la Parabole du Semeur, Jésus nous montre que sa Parole et ses sacrements sont appelés à se développer en nous, à porter du fruit. Dans la graine semée, tout est déjà là pour que l’arbre prenne racine et grandisse… mais en même temps, il est nécessaire que le terrain soit préparé, arrosé, entretenu… Comme chrétiens nous devons prendre conscience que le Seigneur, en nous donnant sa grâce, attend une réponse pleine d’amour. Notre réponse sera la vie que nous mènerons. Il y a diversité de graines  dans le champ du Seigneur…comme il y a diversité de services et d’engagements dans l’Église et dans le monde. C’est une richesse…«

Auteur :  P. Bertrand Daud, 13, Place St-Pierre – 30130 Pont-St-Esprit (France)

Cliquez ici pour découvrir la source de cette citation →  Le Semeur  , diocèse de Nîmes (France)                                                                               

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  Pour les jeunes talents  : clique deux fois sur le croquis à droite  pour le voir plus grand ; tu peux ensuite l’enregistrer, l’imprimer et le colorier. Ce dessin est une illustration de la parabole du semeur  » Le dessin se rapporte à ce passage de l’Évangile de saint Matthieu : « Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.  » (Mt 13,4).

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Notre Dame du Laus (France) : cliquez ici pour lire l’article →   Voici que le semeur est sorti pour semer

◊  Jardinier de Dieu  : cliquez ici pour lire l’article →   Le semeur est sorti pour semer : une manière de Une manière de vivre, une manière de se situer dans la maîtrise

♥  Semeurs d’espérance

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Tu deviendras le père d’une multitude de nations (Gn 17, 3-9)

Posté par diaconos le 20 mars 2018

Extrait du livre de la Genèse au chapitre dix-sept

Dieu dit à Abraham : "Tu deviendras père d'une multitude de nations.. Je te rendrai extrêmement fécond.

Dieu dit à Abraham : « Tu deviendras père d’une multitude de nations.. Je te rendrai extrêmement fécond.

En ces jours-là, Abram tomba face contre terre et Dieu lui parla ainsi : « Moi, voici l’alliance que je fais avec toi : tu deviendras le père d’une multitude de nations. Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram, ton nom sera Abraham, car je fais de toi le père d’une multitude de nations.   Je te ferai porter des fruits à l’infini, de toi je ferai des nations, et des rois sortiront de toi.

J’établirai mon alliance entre moi et toi, et après toi avec ta descendance, de génération en génération ; ce sera une alliance éternelle ; ainsi je serai ton Dieu et le Dieu de ta descendance après toi. À toi et à ta descendance après toi je donnerai le pays où tu résides, tout le pays de Canaan en propriété perpétuelle, et je serai leur Dieu. » Dieu dit à Abraham : « Toi, tu observeras mon alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération. »

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Dans l’extrait d’évangile choisi pour la messe de ce jeudi (quatrième semaine du Carême), Jésus aborde la question posée par les Juifs : « Es-tu plus grand qu’Abraham ? » (Jn 8,53) Jésus  répondit aux Juifs qui l’interrogèrent : « Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. » (Jn 8,56) Jésus leur dit encore : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. » (Jn 8, 58)

L’événement après lequel soupira Abraham, et que Jésus appelle mon jour, ne put être que la venue d’un sauveur pour accomplir la rédemption du monde : « Mais il dit aux disciples : Des jours viendront où vous désirerez de voir un des jours du fils de l’homme, et vous ne le verrez point. Car, comme l’éclair qui brille à une extrémité du ciel, resplendit jusqu’à l’autre extrémité du ciel, ainsi sera le fils de l’homme en son jour.  » (Lc 17,22.24)

Treize années après la nais­sance d’Ismaël, le premier fils d’Abraham, Adonaï (Le Seigneur) pro­mit pour la qua­trième fois à Abra­ham une nom­breuse postérité qui aura en par­tage le pays de Ca­naan. À me­sure que Dieu ré­péta sa pro­messe, il la pré­cisa à un plus haut degré. Abraham apprit qu’il se­rait le père d’une nom­breuse pos­té­rité : « Je rendrai ta postérité comme la poussière de la terre : quand on pourra compter les grains de poussière de la terre, alors on comptera tes descendants ! » (Gn 13,16)

Adonaï lui révéla que cette pos­té­rité lui sera don­née par Sara, son épouse lé­gi­time,  qui était stérile. Le Seigneur lui dit encore : « Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram, ton nom sera Abraham (Gn 17,5) C’est au mo­ment où l’on cir­con­ci­sait l’en­fant qu’on lui don­nait son nom : « Le huitième jour, auquel l’enfant devait être circoncis, étant arrivé, on lui donna le nom de Jésus, nom qu’avait indiqué l’ange avant qu’il fût conçu dans le sein de sa mère. » (Lc 2,21)

Le Seigneur in­tro­duisit l’usage du rite de la circoncision en chan­geant le nom d’A­bra­ham au mo­ment de la circoncision de son fils. Ce nom nou­veau si­gni­fie père d’une multitude. Abra­ham de­vint le père d’un grand nombre de peuples qui se rat­tachèrent à lui comme à leur an­cêtre com­mun (Is­raé­lites, Arabes is­maé­lites, Arabes ké­tu­riens, Édo­mites)

Abra­ham dut rester fidèle à l’alliance conclue avec le Seigneur. Le signe visible de cette obli­ga­tion fut la cir­con­ci­sion.

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Complément

◊ Dieu mit Abraham à l’épreuve → Le sacrifice de notre père Abraham

Liens externes

♥ Catéchèse avec Kt42 → Activités pour le caté : Abraham

Abraham, chercheur de Dieu

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Miséricordieux comme le Père

Posté par diaconos le 23 février 2016

Soyez miséricordieux comme le Père

Soyez miséricordieux comme le Père

Le pape François a proposé à l’Église de s’ouvrir un peu plus à la miséricorde divine pendant le « Jubilé de la Miséricorde » qui a commencé le 8 décembre 2015, solennité de l’Immaculée Conception et se clôturera le 20 novembre 2016, solennité du Christ Roi de l’univers.

Le logo et la devise pour ce jubilé offrent ensemble une heureuse synthèse de cette année jubilaire de la Miséricorde. La devise miséricordieux comme le Père, tirée de l’évangile selon Luc au chapitre six, nous propose de vivre la miséricorde à l’exemple du Père. Le Père nous demande de ne pas juger ni condamner, mais de pardonner, de donner l’amour et le pardon sans mesure : « Ne portez de jugement contre personne et Dieu ne vous jugera pas non plus ; ne condamnez pas les autres et Dieu ne vous condamnera pas ; pardonnez aux autres et Dieu vous pardonnera. Donnez aux autres et Dieu vous donnera : on versera dans la grande poche de votre vêtement une bonne mesure, bien serrée et secouée, débordante. Dieu mesurera ses dons envers vous avec la mesure même que vous employez pour les autres. » (Lc 6, 37-38)

Le logo, œuvre du père jésuite Marko Rupnik, se présente comme un petit traité de théologie sur le thème de la miséricorde. Jésus charge sur Image_Logo_Misericordeses épaules l’homme égaré, comme un berger prend sur ses épaules la brebis perdue. (Lc 15, 1-7) Le bon pasteur charge sur ses épaules, avec une miséricorde sans limite, l’humanité entière mais, un détail nous interpelle, ses yeux se confondent avec ceux de l’homme. Jésus voit par les yeux de l’homme et ce dernier voit par les yeux de Jésus. Chacun de nous découvre ainsi en Jésus l’humanité telle qu’elle devrait être et, en contemplant dans le regard de Jésus l’amour du Père qui s’y reflète. Nous découvrons aussi la vie éternelle à laquelle nous sommes appelés.

La scène se situe à l’intérieur d’une amande appelée « mandorle » , symbole cher à l’iconographie ancienne et du Moyen-Âge. C’est une figure géométrique dessinée à l’aide de deux cercles. Elle signifie que le Christ Jésus se situe à l’intersection entre le monde des hommes et celui de Dieu. Il est à la fois Dieu et homme. Les trois amandes concentriques, à la couleur progressivement plus claire vers l’extérieur, évoquent le mouvement du Christ sortant l’homme en dehors de la nuit du péché et de la mort à la lumière de la  vie.  La profondeur de la lumière plus foncée évoque l’impénétrabilité de l’amour du Père qui pardonne tout.

Tous les diocèses donnent des détails pratiques pour le jubilé de la miséricorde divine. À titre d’exemple, voici pour le diocèse de Rennes, un lien parmi d’autres, cliquez ici  →   Jubilé de la Miséricorde, détails pratiques

Ce lundi 22 février, pour les doyennés de Florennes-Philippeville, Couvin et Walcourt (Belgique), s’est déroulée la deuxième veillée de Carême dans le cadre du Jubilé de la Miséricorde divine. J’ai participé en l’église d’Agimont à cette rencontre. Le thème de cette rencontre était le partage. Environ cent quarante personnes ont participé à cette prière communautaire.

Après un mot d’accueil par un membre de cette paroisse, la veillée commença avec le chant « Viens combler la faim de l’homme ». Le voile du lutrin, orné du logo « Jubilé de la Miséricorde », fit l’objet d’un commentaire (ci-dessus). Après la reprise du chant d’ouverture, la prière du pape François pour l’année jubilaire fut récitée en alternance par l’assemblée.

Voir ici →  Prière du Pape François pour le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde divine

Cette prière fut suivie d’une méditation sur la péricope Lc 36-38 et accompagnée d’un geste hautement symbolique. Chaque personne, entrant dans le sanctuaire, reçut  un sachet de grains de maïs. Après cette prière, le célébrant invita l’assemblée à avancer par l’allée centrale,  et venir verser les grains dans un récipient posé sur un tablier placé devant l’autel. Pour faire le lien avec l’évangile, le récipient doit déborder. Pendant ce temps l’on chanta . « Ta nuit sera lumière de midi » (G 212)

Prions le Seigneur   lecteur ou lectrice : …………………………………………………………………………………………………………………

  • Tous les jours, nous croisons des personnes en situation de détresse, par manque de moyens matériels ou simplement de lien social. Bien souvent, elles sont rejetées ou oubliées. D’autres fois, ont les traitent d’assistées, sans prendre le temps de connaître leur parcours de vie, leur sentiments: ouvre nos yeux Seigneur ! Aide-nous à changer notre regard ! Rends-nous miséricordieux ! (Refrain)
  • Misericordias DominiQue ta main gauche ignore ce que donne ta main droite. Seigneur, apprends-nous la générosité et le partage sans compter. (Refrain)
  • À ton peuple affamé au désert, tu as envoyé la manne céleste. Aujourd’hui, c’est à nous que tu demandes de nourrir les malheureux de notre terre. Seigneur, nous te prions pour les paysans qui luttent pour garder leur terre et pouvoir la cultiver et produire une nourriture saine pour faire vivre leur famille. (Refrain)
  • Transforme-nous Seigneur par ta miséricorde. Nous pourrons alors ouvrir notre cœur vers l’extérieur, vers les périphéries, en étant des de ton amour, de ta tendresse et de ta miséricorde. missionnaires. (Refrain)

Tous récitèrent maintenant le notre Père : Notre Père qui est au cieux…

Présentation du projet de Carême d’entraide et fraternité fut présenté

◊ Spécial carême → vivre un carême de partage 2016 – Entraide et Fraternité

Écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvresvivre un carême de partage 2016 – Entraide et Fraternité

◊ En complémentOutils pour enfants et jeunes

Cette célébration se termina par la Magnificat où Marie loue la miséricorde de Dieu qui s’étend d’âge en âge. Le célébrant, après avoir béni l’assemblée l’invita à participer à la prochaine veillée de Carême le lundi 29 février et à 20h00 en l’église de Morialmé (Province de Namur).

Miséricordieux comme le Père

C’est la devise du jubilé. Dans la miséricorde nous avons la preuve de la façon dont Dieu aime. Dieu se donne tout entier, pour toujours, gratuitement et sans rien demander en retour. Il vient à notre secours lorsque nous l’invoquons. la miséricorde n’est pas contraire à la justice, mais i8llustre le comportement de Dieu envers tout pécheur, lui offrant une nouvelle possibilité de se repentir, de se convertir et de croire.

Si Dieu s’arrêtait à la justice, il cesserait d’être Dieu ; il serait comme nous qui invoquons le respect de la loi. La justice seule ne suffit pas et l’expérience révèle que faire appel uniquement à elle risque de l’anéantir. C’est ainsi que DIEU VA PLUS LOIN QUE LA JUSTICE AVEC LA MISÉRICORDE ET LE PARDON.

L’aboutissement de la Loi, c’est le Christ, afin que soit donnée la justice à toute personne qui croit. (Rm 10, 3-4) Ouvrons nos cœurs pour voir les misères du monde, les blessures de tant de gens priés de dignité, et soyons attentif à leurs cris appelant à l’aide. Que nos mains puissent serrer les leurs et les attirer vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leurs appels soient reçus et honorés et qu’ensemble nous puissions biser la barrière de l’indifférence qui règne si souvent pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme.

Compléments

◊ Méditation →  C’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste

◊  Marcher avec Jésus → Celui qui déclare demeurer en Dieu doit marcher lui-même dans la voie où Jésus a marché.

◊ Voulons-nous être avec le Christ ?  →  Nous devons retrouver le sens évangélique de la charité

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