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Jeudi après les cendres

Posté par diaconos le 18 février 2021

Vois ! Aujourd’hui je vous propose la bénédiction ou la malédiction

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Du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple : « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances. Alors, tu vivras et te multiplieras ; le Seigneur ton Dieu te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession. Mais si tu détournes ton cœur, si tu n’obéis pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir, je vous le déclare aujourd’hui : certainement vous périrez, vous ne vivrez pas de longs jours sur la terre dont vous allez prendre possession quand vous aurez passé le Jourdain.
Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob. »  (Dt 30, 15-20)

Choisis la vie

 La vie, la vraie vie que l’on trouve en Dieu ; le bien, l’état extérieur prospère qui y correspond. La mort la séparation d’avec Dieu ; le mal, les malheurs qui en résultent. J’ai mis devant toi… Ce texte, observa Wogue, consacre de la manière la plus éclatante la liberté morale de l’homme et la négation du fatalisme oriental ; ce qui ressort d’ailleurs d’une foule de passages de la législation mosaïque et du fait même de cette législation.

 Ce texte se situe dans la troisième section du Deutéronome. Dans cette section, le discours de Moïse prend une tournure prophétique. Ce texte concernant les « deux voies » est très célèbre. (1) Cette invitation montre l’importance de nos décisions prises en toute liberté ainsi que le respect de Dieu pour la liberté humaine. Dans ce passage Moïse disait clairement à son peuple : « La vie et la mort se trouvent devant vous choisissez !  » Ce texte montre que les êtres humains sont libres et responsables et on retrouve clairement ce thème dans le Siracide (l’Ecclésiastique) au chapitre quinze.

« Ne dis pas : Dieu m’a fait pécher !, car il ne fait pas ce qu’il déteste. Ne dis pas : Il m’a fait commettre une erreur !, car il n’avait pas besoin d’un pécheur. Le Seigneur déteste le mal, et de même le détestent ceux et celles qui craignent le Seigneur.  Il a mis devant toi, le feu et l’eau : étends la main vers ce que tu préfères. Vie et mort sont là devant les êtres humains, à chacun sera donné ce qu’il a choisi.

 Quand au commencement il a créé l’homme, il l’a remis à sa propre conscience : Si  tu veux, tu peux garder les commandements ; il est en ton pouvoir de rester fidèle. Il a mis devant toi, le feu et l’eau : étends la main vers ce que tu préfères. Vie et mort sont là devant les êtres humains, à chacun sera donné ce qu’il a choisi. Que la sagesse du Seigneur est grande, comme il est fort et puissant ! Le Seigneur voit toutes choses. Son regard se pose sur ceux qui le craignent ; il connaît toutes nos oeuvres.

À personne, il n’a demandé d’être impie, à personne il n’a donné la permission de pécher. » (Si 15, 11-18)  Le chapitre vingt-sept révèle le rituel de conclusion de l’Alliance ; le chapitre vingt-huit relève les bénédictions et les malédictions qui accompagneront le respect ou la violation des commandements. Les dernières exhortations de Moïse sont développées aux chapitres vingt-neuf et trente, révélant un aspect très caractéristique de la théologie deutéronomiste : la promesse est toujours conditionnelle. Le chapitre trente prédit la repentance et le retour du peuple.

Si le peuple reste fidèle, alors tous les bienfaits promis arriveront. Mais s’il se détourne du Seigneur, il ne profitera pas des dons de l’Alliance. Dans ce texte, Moïse fait un appel particulièrement solennel au cœur et à la conscience du peuple, parole d’exhortation puissante.  Le thème des deux voies trouve des prolongements intéressants dans la tradition juive et par conséquent dans la tradition chrétienne. On en trouve des traces dans les écrits rabbiniques. Ce thème appartenait au fond commun des littératures sémitiques, ce qui explique sa présence dans des livres de genres très différents.

En divisant ce texte en trois paragraphes (Dt 30, 15-16 ; Dt 30, 17-18 et Dt 30, 19- 20), vous remarquerez que le morceau central est antithétique du premier et du troisième. Dans cette péricope, il y a des formes verbales en « tu » et d’autres en « vous ». Le discours en « tu » ne vise pas l’Israélite individuellement, mais le peuple tout entier, interpellé comme le partenaire du Seigneur. Cette interpellation collective n’est sans doute pas seulement une forme de style ; elle doit avoir son origine dans certaines cérémonies liturgiques où tout Israël était effectivement rassemblé pour entendre, comme un seul homme, la loi de son Dieu.

La manière de parler de Moïse diffère beaucoup de celle d’un prophète. À l’inverse du prophète qui transmit une parole directe de Dieu à son peuple, Moïse s’adressa lui-même au peuple et lui parla de son Dieu. Moïse tint  le rôle d’un médiateur, placé entre le Seigneur qui lui  révéla sa loi et le peuple à qui il dut la transmettre et l’expliquer. Vois…(30,15), …si tu écoutes…(30,16), …si ton cœur (30, 17) : la vue, les oreilles et le cœur sont, dans la Bible, reconnus comme étant le siège de l’intelligence spirituelle des évènements, sans laquelle l’œuvre divine du salut échoue.

En (Dt 30,35) : l’Alliance de Dieu avec son peuple est liée à la perspective de la vie, ici, dans sa composante corporelle. Le commandement est présenté en elle comme le  chemin de la vie. Le choix du bien n’est pas une adhésion à une morale théorique, c’est un choix concret que l’on doit faire aujourd’hui, c’est à dire dans un « aujourd’hui » (hayom) précis immédiat et permanent, dans l’existence. Ce mot apparaît sept fois dans Dt 30. (3)  Ce n’est pas le langage d’un législateur mais celui d’un catéchiste ou d’un prédicateur.

Cet enseignement s’adressa à tout Israël (Dt 1,1 ; Dt 34,12) qui est interpellé tantôt en « tu », tantôt en  » vous » Cette curieuse oscillation intervient souvent au cours du même développement,, et cela sans raison apparente (voir par exemple 6.1-3 et 30,15-20 ). Ce phénomène, que la traduction n’a pas cru devoir atténuer, trahit probablement une composition du texte par étapes successives. En effet, si l’on  essaie de prendre séparément les passages en « tu », l’on obtient un ensemble continu, tandis que les passages en « vous » sont fragmentaires et paraissent avoir été écrits pour renforcer le texte primitif en « tu ». (3)

Cette expression hayom, en ce jour-ci, est un concept fondamental du judaïsme ; elle apparaît 435 fois dans la Bible sous cette forme, sans compter les formes dérivées ; dans notre paracha voyez au chapitre 29 les versets 9, 11, 12, 14, 17, et dans le chapitre 30 les versets 2, 8, 11, 15, 16, 18, 19. La présence divine n’est pas virtuelle mais se manifeste ici et maintenant dans une rencontre concrète soutenue par les mitsvotes et les mots et les intentions du cœur. Ainsi, le lien à Hachèm est une relation de contact et de vie qui se joue continuellement. Hachèm : le grand nom de Dieu qui se manifeste, en quatre lettres dans la Bible.

Les mots vie et mort suggèrent deux états, indiquent deux directions ; ils sont toujours liés. Ils se retrouvent dans le verset 11 du chapitre 15 du Siracide  Bonheur et malheur sont à rapprocher de bénédiction et malédiction : bénédiction si le Peuple de Dieu obéit aux commandements du Seigneur ou malédiction s’il n’obéit pas à ses commandements. Deux voies se trouvent devant moi : choisir la bonne voie c’est accepter en toute liberté les commandements de Dieu. Le bonheur dont il s’agit ici est un bonheur terrestre, l’auteur n’en conçoit pas d’autre.

Dt 30,15-16 reprend Dt 11,26-28 : « Tu vois que je mets aujourd’hui devant vous la bénédiction et la malédiction : la bénédiction si vous obéissez aux commandements du Seigneur votre Dieu que je vous donne aujourd’hui ; la malédiction, si vous n’obéissez pas aux commandements du Seigneur votre Dieu, si vous vous détournez de la voie que je vous ai montrée en ce jour pour vous mettre à la traîne d’autres dieux que vous n’avez pas connus » (Dt 11,26-28)

Dt 30, 16 : ce verset 16 invite Israël à observer les commandements du Seigneur pour vivre. Dt 30,16a : « Si tu écoutes mes commandements…tu vivras…  » Je retrouve dans ce verset l’aspect conditionnel de la promesse du Seigneur ; de plus, il me renvoie au chapitre quatre dans le discours d’introduction qui traite de l’observance de la Loi. Aimer Dieu, ses commandements, ses lois et ses coutumes assurent vie et prospérité (30,16b) Ce passage du texte fait allusion aux versets Dt 5, 10-21.

« Mais je maintiens ma faveur jusqu’à la millième génération à ceux qui m’aiment et gardent mes commandements  » (Dt 5, 10) Aimer les lois de Dieu implique le respect de son nom (Dt 5, 11), l’observance du jour du sabbat (Dt 5, 12-15), le respect des parents et du prochain (Dt 5, 16-21). Dt 30,16d : « Si tu gardes ses commandements …  » est à rapprocher de Dt 4,2-9. Garder les commandements du Seigneur, c’est les observer tels qu’ils ont été donnés sans rien ajouter ni retrancher.

Diacre Michel Houyoux

Les deux voies    Éditions Croix du Salut ( 05.06.2013 )

 

978-3-8416-9872-8-front        Auteur le Diacre Michel Houyoux , publié le  5 juin 2013  Broché  Prix : 25, 80€

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Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →    Celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera

Publié dans Ancien testament, Carême, Catéchèse, comportements, Histoire du Salut, Religion | Pas de Commentaires »

La Loi du Seigneur révélée à Moïse (Ex 20, 1-17)

Posté par diaconos le 8 mars 2015

Dieu indique à son peuple, en quelques mots, dictés à Moïse sur la montagne du Sinaï, comment vivre avec lui et le prochain

Dieu indique à son peuple, en quelques mots, dictés à Moïse sur la montagne du Sinaï, comment vivre avec lui et le prochain

Du livre de l’Exode au chapitre vingt

01 Alors Dieu prononça toutes les paroles que voici :
02 « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage.
03 Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.
04 Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre.
05 Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ;
06 mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.
07 Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque en vain son nom.
08 Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier.
09 Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ;
10 mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui est dans ta ville.
11 Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié.
12 Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.
13 Tu ne commettras pas de meurtre.
14 Tu ne commettras pas d’adultère.
15 Tu ne commettras pas de vol.
16 Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
17 Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »
Ce récit parle de dix paroles de Dieu : « Le Seigneur dit à Moïse : Écris, toi, ces paroles-là ; car c’est d’après ces paroles-là que j’ai fait alliance avec toi et avec Israël. Et il fût là avec le Seigneur quarante jours et quarante nuits, sans manger ni boire, et le Seigneur  écrivit sur les tables les paroles de l’alliance, les dix paroles. (Ex 34, 27-28)
La première partie contient cinq commandements qui rappellent le respect dû à Dieu et à tout ce qui lui appartient : sa personne, son culte, son nom, son jour, enfin ses représentants (les parents). La deuxième partie du Décalogue contient le respect pour la vie du prochain, pour son foyer domestique, pour ses propriétés et pour sa réputation. Et le dixième commandement montre que ce respect doit régler non seulement la conduite extérieure, mais encore les sentiments du cœur. Cette dixième parole renferme la transition de la loi à l’Évangile.

Nous ne savons pas comment ces dix paroles étaient réparties entre les deux tables de pierre sur lesquelles elles furent gravées.  Il est plus simple de penser que la première table renfermait seulement nos trois premiers commandements, et la seconde les sept derniers (depuis celui du sabbat), ce qui donne deux parties d’étendue à peu près égales.

Nous trouvons dans le Deutéronome chapitre cinq, une répétition du Décalogue. Elle présente plusieurs changements dont deux surtout sont importants : Le repos à accorder aux serviteurs et aux animaux domestiques, le jour du sabbat, est motivé par le souvenir que doit garder le peuple de son affranchissement du dur travail auquel il était assujetti en Égypte. Le don de ces deux tables gravées par le doigt de Dieu lui-même est l’un des miracles les plus surprenants que présente l’histoire sainte.

Les premiers mots du verset 2 sont une introduction à tout le Décalogue ; ils seront répétés ailleurs à l’occasion de divers commandements particuliers. En même temps que Dieu rappelle au peuple sa souveraineté universelle, il lui facilite la soumission en éveillant dans son cœur le sentiment de la reconnaissance par le souvenir de la délivrance qu’il vient d’opérer en sa faveur. Dans ce texte, Dieu parle à Israël à la seconde personne du singulier ; tout le peuple est à ses yeux une personne morale.

Tout polythéisme est exclu (v3) : ceci suppose l’omniprésence et l’omniscience de celui qui parle, et par la nature même de celui qui s’appelle Le Seigneur. Le second commandement (v4) : ici, Dieu  veut élever la pensée de son peuple à la hauteur de sa propre nature qui ne peut être enfermée dans aucune forme et limitée à aucun espace.  Si Dieu ne veut pas que l’on porte sur un autre l’adoration qui lui appartient à lui seul, c’est que cet acte serait le commencement de la dégradation et de la corruption de celui-là même qui s’y livrerait : « Attendu que, ayant connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu ni ne lui ont rendu grâces, mais ils sont devenus vains dans leurs pensées et leur cœur dépourvu d’intelligence s’est enveloppé de ténèbres. (Rm 1, 21) .

Ne pas glorifier Dieu comme Dieu, ne pas lui rendre grâces, ne pas lui donner son cœur dans une reconnaissance vivante et une entière consécration, c’est, pour toute personne, manquer le but de son être et outrager son Créateur. Agissant ainsi, elle se dérobe à Dieu, à qui elle appartient, et se livre à une idolâtrie grossière ou raffinée. Cet éloignement de Dieu est le péché, source de tous les péchés.

Le troisième commandement (v 7) : l’expression le nom de Dieu renferme pour le peuple tout ce que Dieu lui a révélé de lui-même et pour chaque individu tout ce qu’il s’est approprié de cette révélation. Ce nom est donc pour Israël aussi sacré que Dieu lui-même ; il ne doit être prononcé en aucune manière au service du mal, ni sous la forme du parjure, ni sous celle des formules magiques ; il ne doit pas même être fait de ce nom un usage léger et frivole (comme jurer ... « Non de Dieu ! »

 Le quatrième commandement (v 8à v 11) : l’emploi dans ce commandement du terme le sabbat, au lieu de celui de septième jour  signifie qu’il faut distinguer ce jour-là des autres jours pour en faire un jour de complète cessation du travail  pour le consacrer à Dieu. La loi du sabbat est le seul commandement rituel du Décalogue. Ce fait suffit à montrer sa grande importance.L’obligation du repos hebdomadaire ne, repose plus pour les chrétiens sur le quatrième commandement qui a été aboli par le Christ : « La fin de la loi, c’est Christ pour la justification de tout croyant. » (Rm 10, 4) mais sur l’institution divine rapportée dans le livre de la Genèse, au chapitre deux : « Et Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, parce qu’en ce jour-là il avait cessé de travailler à toute l’œuvre qu’il avait créée pour la faire » Le dimanche, le premier jour de la semaine, a été substitué comme mémorial de la nouvelle création inaugurée par la résurrection de Jésus-Christ. Le Sabbat était le repos après le travail achevé, l’autre est le repos en Dieu préparant l’accomplissement de la tâche nouvelle.

Le cinquième commandement (v 12) : le respect filial est l’une des conditions essentielles de la stabilité des nations. Jésus lui-même a rappelé ce commandement.  Dieu veut qu’après Lui, nous respections nos parents à qui nous devons  la vie. Nous sommes aussi tenus de respecter totutes les personnes que Dieu, pour notre bien, arevêtus de son autorité. Ce commandement annonce les commandements suivants concernant un respect particulier de la vie, du mariage,des biens, de la parole donnée. Il constitue l’un des fondements de la doctrine sociale de l’Église.

Le sixième commandement (v 13) : le bien le plus précieux pour tous, c’est la vie. Les psalmistes l’appellent quelquefois : mon unique. Le meurtre était déjà condamné dans le récit d’Abel et de Caïn, et dans la révélation de Dieu à Noé  : « Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé; car Dieu a fait l’homme à son image. (Gn 9,6)

Le septième commandement (v 14) : après la vie, le bien le plus précieux  pour chacun devrait être est son foyer domestique et sa femme qui en est le centre :  « Une femme vertueuse est la couronne de son mari, Mais celle qui fait honte est comme la carie dans ses os. » (Proverbes 12,4). L’adultère est à la vie de famille ce que le meurtre est à la vie individuelle : « Vous les amènerez tous deux à la porte de la ville, vous les lapiderez, et ils mourront, la jeune fille pour n’avoir pas crié dans la ville, et l’homme pour avoir déshonoré la femme de son prochain. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi. « (Dt 22, 22-24)  Aussi la Loi y attachait-t-elle la peine de mort, comme pour le meurtre.meurtre.

Le huitième commandement (v 15) : tu ne commettras pas de vol. La vie de famille repose sur la propriété et attaquer celle-ci, c’est porter atteinte à celle-là. Ce commandement exclut  tout acte par lequel nous portons injustement atteinte à la propriété des autres. Le pendant positif de cet interdit est une exhortation au partage, à la lutte contre la pauvreté. Ce commandement associe la vertu à l’efficacité économique.

Le neuvième commandement (v 16)  : enlever à quelqu’un son honneur, est pire que de le dépouiller de son avoir. Les termes du commandement se rapportent  aux faux témoignages rendus devant les juges, mais aussi à toute déclaration qui peut nuire à la bonne réputation du prochain. Ces quatre derniers commandements caractérisent le péché par ses manifestations extérieures les plus grossières.

Le dixième commandement (v 17) : tu ne convoiteras pas…  Ces mots comprennent tout ce qui appartient à l’homme, même sa femme et ses enfants.  Dieu aime toutes les personnes de la même manière. Il veut le salut de tous. Il compte sur chacun pour faire grandir en lui les graines de l’amour, don de Dieu.  C’est très important pour notre monde qui est bouleversé par la haine, les violences, les guerres… Nous devons éliminer de notre vie tout ce qui est égoïsme, rancune, critique négative. C’est à ce prix que les graines de l’amour, de la justice et de la paix pourront grandir et se développer.

Ces dix paroles ont été le code de la route d’un peuple sorti de l’esclavage et qui marcha vers la liberté sous la conduite de Dieu. Ce code peut nous paraître simpliste au regard de l’Évangile, mais pouvons-nous prétendre vivre de l’Évangile sans être d’abord  fidèle à ces commandements ?

  • Quelles sont les idoles qui m’asservissent ?
  • Ma parole est-elle toujours claire, vraie, sans faux-fuyants ?
  • Ai-je le total respect des autres, de leur foyer, de leurs biens, de leur vie ?
  • Quelle est mon comportement à l’égard de mes parents  âgés ?
  • Quelle place Dieu a-t-il dans ma vie ?.

Lien externe

Les dix  commandements

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Publié dans Ancien testament, comportements, Dieu, Messages | 1 Commentaire »

Quatrième dimanche de l’Avent, année A

Posté par diaconos le 15 décembre 2013

lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; 21 elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » 22 Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète : 23 Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». 24 Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse,

Lorsque l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit :  » Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;   elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.  Tout cela arriva pour que s’accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète :  Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : »Dieu avec-nous ».  Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse. (Mt 1, 18-24) »

Le quatrième dimanche de l’Avent nous met face à un Dieu qui veut lui-même donner un signe imprévu. Ce signe, c’est la naissance d’un enfant au nom hautement significatif : « Dieu avec nous ! » Le visage du Christ est celui de cet enfant donné comme signe. Il porte et apporte la « Bonne Nouvelle » promise ; Il est lui-même cette « Bonne Nouvelle » qui prend corps dans la vie de chaque personne ouverte et accueillant son message.

Source de l’image → Évangile de Matthieu (Gospel of Matthew) 

Cette image est libre d’utilisation, car  l’auteur ayant laissé ses droits. au Domaine public.

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La première lecture est tirée du livre d’Isaïe,  au chapitre 7, versets 10 à 16 

Commentaire : les hommes et les rois demeurent libres ;  le jeune roi annoncé ici ( 20 ans ), le petit Ézéchias, commettra des erreurs ; mais la prophétie d’Isaïe restera toujours valable : quelles que soient les infidélités des hommes, rien n’empêchera la fidélité promise par Dieu à la descendance de David et à son peuple. C’est ainsi que, de siècle en siècle, on gardera au cœur les promesses de Dieu, avec la certitude qu’un jour, peut-être lointain, viendra enfin un roi digne de porter le nom d’Emmanuel

Histoire : nous sommes vers 735 avant J.C. : l’ancien royaume de David est divisé en deux petits royaumes, depuis environ 200 ans ; deux rois, deux capitales : Samarie au Nord, Jérusalem au Sud ; c’est là, à Jérusalem, que règne la dynastie de David, celle dont naîtra le Messie

Contexte historique :  Acaz,  fils et successeur de Yotam, est le douzième roi de Juda (734 à 719).Ce roi est attaqué par les rois d’Israël et de Damas qui veulent l’entraîner dans leur combat contre l’Assyrie en train de s’imposer sur tout le Proche-Orient.

Le Seigneur envoya le prophète Isaïe dire au roi Achaz : « Demande pour toi un signe venant du Seigneur ton Dieu, demande-le au fond des vallées ou bien en haut sur les sommets. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! Eh bien, le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils et on l’appellera Emmanuel, c’est-à-dire : Dieu avec nous. De crème et de miel il se nourrira, et il saura rejeter le mal et choisir le bien, elle sera abandonnée, la terre dont les deux rois te font trembler. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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Psaume 23

Commentaire : nous sommes au Temple de Jérusalem et  une gigantesque procession s’approche ; à l’arrivée aux portes du Temple, deux chorales alternées entament un chant dialogué …

La  fidélité au Dieu unique est la seule condition pour être en mesure d’accueillir la bénédiction promise aux patriarches, pour entrer dans le salut promis ; combat jamais tout à fait gagné puisque Jésus, à son tour,  jugera utile de rappeler « Nul ne peut avoir deux maîtres… » . Cette fidélité au Dieu unique entraîne des conséquences concrètes dans la vie sociale : l’homme au cœur pur deviendra peu à peu un homme au cœur de chair qui ne connaît plus la haine ; l’homme aux mains innocentes ne fera plus le mal.

  Au Seigneur, le monde et sa richesse, la terre et tous ses habitants ! C’est lui qui l’a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots.
Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ? L’homme au cœur pur, aux mains innocentes, qui ne livre pas son âme aux idoles.
Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, et de Dieu son Sauveur, la justice. Voici le peuple de ceux qui le cherchent, qui recherchent la face de Dieu.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Seconde lecture : Début de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains, versets 1 à 7.

Commentaire : nous avons ici les premiers mots que Paul adresse aux Romains ; en ces quelques lignes, nous avons déjà le résumé de toute la foi chrétienne : les promesses de Dieu dans les   Écritures, le mystère du Christ, sa naissance et sa Résurrection, l’élection gratuite du peuple saint, et la mission des Apôtres auprès des nations païennes. Paul termine par un souhait très habituel chez lui ; c’est le souhait le plus beau que l’on puisse faire à quelqu’un : « Que la grâce et la paix soient avec vous tous, de la part de Dieu notre Père et de Jésus-Christ notre Seigneur »

Moi Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé par Dieu pour être Apôtre, mis à part pour annoncer la Bonne Nouvelle que Dieu avait déjà promise par ses prophètes dans les saintes Écritures, je m’adresse à vous, bien-aimés de Dieu qui êtes à Rome. Cette Bonne Nouvelle concerne son Fils : selon la chair, il est né de la race de David ; selon l’Esprit qui sanctifie, il a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. Pour que son nom soit honoré, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés. Vous les fidèles qui êtes, par appel de Dieu, le peuple saint, que la grâce et la paix soient avec vous tous, de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ le Seigneur.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu, au chapitre 1, versets 18 à 24.

Commentaire

 Être sauvé de ses péchés, c’est tout simplement savoir que Dieu est avec nous, ne plus jamais douter qu’il est avec nous et « vivre en sa présence » comme le disait le prophète Michée. C’est ce qu’a fait Joseph justement. Dans le récit de la Visitation qui nous est rapporté par l’évangile de Luc, Élisabeth dit à Marie « Bienheureuse celle qui a cru ; ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira ». Ici, on est tenté de reprendre ces mêmes mots pour Joseph : « Bienheureux Joseph qui a cru : grâce à lui, Dieu a pu accomplir son dessein de salut ».

Note 1  Profondément enraciné dans la spiritualité juive, le mot juste évoque la droiture morale, l’attachement sincère à la pratique de la loi, l’affectivité religieuse totalement tournée vers Dieu.

Note 2  « Répudier en secret » : un époux avait le droit de renvoyer sa femme s’il avait trouvé une tare à lui imputer : « Lorsqu’un homme aura pris une femme et l’aura épousée, s’il advient qu’elle ne trouve pas grâce à ses yeux parce qu’il a trouvé en elle quelque chose de choquant, il écrira pour elle une lettre de répudiation, la lui remettra en main et la renverra de sa maison » (Deutéronome chapitre 24, verset 1). Dans l’Ecclésiastique, le sage Ben Sirac ajoute : « Ne donne à l’eau aucune issue, ni à la femme mauvaise aucune liberté ; si elle ne conduit pas à ta guise, de ta chair retranche-la » (Ecclésiastique, chapitre 25, versets 25à 26). La lettre de répudiation permettait à la femme de se remarier. Cependant, un homme qui avait faussement accusé sa femme de n’être plus vierge avant le mariage, ou qui avait dû épouser une femme qu’il avait violée, n’avait pas le droit de répudiation (Deutéronome chapitre 22, 13-19 et 28-29).

Note 3  Joseph n’eut aucune part dans la naissance de Jésus, si ce n’est par le service et l’affection. A cause de ce service fidèle, l’Ecriture lui donne le nom de Père. (Origène : « Leviticum », chapitre 12, verset 4).

Texte Voici quelle fut l’origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu’ils eussent habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement,   il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l’Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : le Seigneur sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela arriva pour que s’accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète : « Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : Dieu avec nous. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Compléments

◊  ADAL pour le quatrième dimanche de l’Avent, année A0

◊  Homélie →    Dieu avec nous ! (Mt 1, 18-24)

◊ Catéchèse →  Origine de Jésus Christ (Mt 1, 18-25)

Liens externes

◊ Catéchèse en famille → Quatrième dimanche de l’Avent de l’année A

◊ Homélie du diacre  Daniel Buchet → Quatrième dimanche de l’Avent

Emmanuel, Dieu avec nous

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Deuxième dimanche de l’Avent, année A

Posté par diaconos le 3 décembre 2013

Convertissez-vous car le Royaume des cieux est tout proche ! Voilà la bonne nouvelle. Voici l’Évangile, la bonne nouvelle que, pendant deux ans, Jésus se mettra à crier à son tour. Dieu est tout proche. Dieu parmi les hommes, Dieu sur nos chemins. Proche est son Royaume. Viens ! Viens ! Que ton règne vienne ! Que l’Amour vienne ! Que la paix vienne ! Que la justice vienne ! Tous ces biens que nous aspirons tous viennent.

Convertissez-vous car le Royaume des cieux est tout proche ! Voilà la bonne nouvelle. Voici l’Évangile, la bonne nouvelle que, pendant deux ans, Jésus se mettra à crier à son tour. Dieu est tout proche. Dieu parmi les hommes, Dieu sur nos chemins. Proche est son Royaume. Viens ! Viens ! Que ton règne vienne ! Que l’Amour vienne ! Que la paix vienne ! Que la justice vienne ! Tous ces biens que nous aspirons tous viennent.

Ce dimanche, il sera question de droit, de justice et de paix dans les lectures choisies pour la messe. ¨Dans la deuxième lecture, il est question d’espérance chrétienne et dans l’évangile selon saint Matthieu, Jean-Baptiste lance un appel vigoureux, toujours d’actualité : « Notre baptême dans l’Esprit Saint et dans le feu » (v11b), nous engage à produire d’authentiques fruits d’amour.

La première lecture est tirée du livre d’Isaïe au chapitre 11, versets 1 à 10

Commentaire : cet extrait du livre d’Isaïe, nous révèle que Dieu ne peut abandonner son peuple et qu’il est capable de faire surgir un roi au service de son peuple pour assurer le droit, la justice et la paix.

 Note 1 : Isaïe aurait accompli trois prophéties messianiques. Leurs lectures diffèrent selon les religions. Les chrétiens y voient une pré-Annonciation de la naissance du Christ enfanté par une vierge, au contraire de l’interprétation juive :

  1. Le Seigneur vous donnera un signe : Voici que la jeune femme (traduit parfois par vierge) est enceinte et enfante un fils (Es 7, 14)
  2. la naissance du fils de Dieu : Car un enfant nous est né / un fils nous a été donné  (Es 9,5)
  3. L’ascendance de Joseph avec David, fils de Jessé : Un rameau sortira de la souche de Jessé / un rejeton jaillira de ses racines (Es 11, 1)

Histoire : en 1947, parmi les manuscrits découverts à Qumrân appelés « Manuscrits de la Mer Morte », seul le livre d’Isaïe a été retrouvé dans son intégralité sous la forme d’un rouleau de cuir. Ce manuscrit date du IIe siècle av. J.-C..

Pour plus d’informations, cliquez sur les mots écrits en gras dans le texte ci-dessus. 

Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur, qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas d’après les apparences, il ne tranchera pas d’après ce qu’il entend dire. Il jugera les petits avec justice, il tranchera avec droiture en faveur des pauvres du pays. Comme un bâton, sa parole frappera le pays, le souffle de ses lèvres fera mourir le méchant. Justice est la ceinture de ses hanches ; fidélité, le baudrier de ses reins. Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira. La vache et l’ourse auront même pâturage, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le boeuf, mangera du fourrage. Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra, sur le trou de la vipère l’enfant étendra la main. Il ne se fera plus rien de mauvais ni de corrompu sur ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer. Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David, sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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Psaume 72,1-2.7-8.12-13.17.

Commentaire : ces quelques versets du psaume 72 (19 versets) révèlent que le roi idéal est le sauveur des pauvres et protège les plus faibles (v2, v12 et v13)

 Histoire : ce psaume aurait été écrit vers la fin de la monarchie à l’époque d’Ezéchias ou  de Josias

 Note 1 :Ézéchias  fut le 13e roi du royaume de Juda indépendant et régna pendant 29 ans de -716 à -687.

Note 2 : Josias est selon la Bible le 16ème roi de Juda de -640 à -609, année où il est vaincu et mortellement blessé à la bataille de Megiddo contre le pharaon Nékao II. Josias aurait été « Découvreur » dans le temple de Jérusalem d’une copie du livre de la  Loi (voir 2 roi 22-8). Certains savants considèrent que ce livre est la Torah (c’est à dire les 5 livres du Pentateuque), d’autres de plus en plus nombreux militent pour le seul Deutéronome (le premier livre du pentateuque). C’est pendant son règne  que le royaume israélite du nord a été envahi par les troupes assyriennes et que sa population a été déportée. Le royaume de Juda a ainsi dû absorber à cette époque de nombreux réfugiés israélites venant du nord.

Pour plus d’informations, cliquez sur les écrits en gras dans le texte ci-dessus.

1 Dieu, donne au roi tes pouvoirs, à ce fils de roi ta justice. 2 Qu’il gouverne ton peuple avec justice, qu’il fasse droit aux malheureux !

8 En ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des lunes ! 9 Qu’il domine de la mer à la mer, et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !

12 Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours. 13 Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie.

17 Que son nom dure toujours ; sous le soleil, que subsiste son nom ! En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ; que tous les pays le disent bienheureux !

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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La deuxième lecture est tirée de la lettre de  Paul aux Romains au chapitre 15, versets 4 à 9.

Commentaire : dans ce texte, Paul développe ce qu’Isaïe ne fait que suggérer : les nations païennes profitent de la miséricorde divine. Dans la seconde partie de ce texte, Paul évoque la place centrale et unique de Jésus pour tout disciple. Cette place, Jésus l’a obtenue en se faisant le « serviteur des juifs » 

La science contribue beaucoup au bien de l’humanité – sans aucun doute -, mais elle n’est pas en mesure de le racheter. L’homme est racheté par l’amour, qui rend la vie personnelle et sociale bonne et belle », a souligné le pape. Après avoir évoqué le sens du temps de l’Avent, temps de l’attente pleine d’espérance, qui commence par ce premier dimanche, le pape a dit : « Ce dimanche est donc un jour indiqué s’il en est pour offrir à toute l’Église et à tous les hommes de bonne volonté ma seconde encyclique que j’ai justement voulu consacrer au thème de l’espérance chrétienne. Elle s’intitule « Spe salvi  » parce qu’elle s’ouvre par l’expression de saint Paul : « Spe salvi facti sumus » Dans l’espérance nous avons tous été sauvés » (Rm 8, 24)    (Ben0ît XVI, 2 décembre 2010)

Cliquez ici Spe Salvi  pour lire cette  encyclique ¨de Ben0ît XVI

Or, tout ce que les livres saints ont dit avant nous est écrit pour nous instruire, afin que nous possédions l’espérance grâce à la persévérance et au courage que donne l’Écriture. Que le Dieu de la persévérance et du courage vous donne d’être d’accord entre vous selon l’esprit du Christ Jésus. Ainsi, d’un même coeur, d’une même voix, vous rendrez gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Accueillez-vous donc les uns les autres comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu, vous qui étiez païens. Si le Christ s’est fait le serviteur des Juifs, c’est en raison de la fidélité de Dieu, pour garantir les promesses faites à nos pères ; mais, je vous le déclare, c’est en raison de la miséricorde de Dieu que les nations païennes peuvent lui rendre gloire ; comme le dit l’Écriture : Je te louerai parmi les nations, je chanterai ton nom.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu au chapitre 3,versets 1 à 12.

Commentaire :comme tous les prophètes, Jean-Baptiste annonce le jugement comme un tri qui se fera non pas entre des personnes, mais à l’intérieur de chacun de nous. Pour cela il emploie l’image du feu :  tout ce qui est mort, desséché, (entendons dans nos manières d’être), sera coupé, brûlé… mais on sait bien que si le jardinier fait ce tri, c’est pour permettre aux branches bonnes de se développer. Le cultivateur fait un tri analogue au moment de la moisson : le grain sera amassé dans le grenier, la paille sera brûlée ; ce qui est bon, en chacun de nous, même si c’est très peu, sera précieusement engrangé. Jean-Baptiste dit aussi dans ce texte que c’est Jésus qui fera ce tri (v11b et v12)

Histoire : quand Jean-Baptiste commence sa prédication, l’occupation romaine dure depuis 90 ans à peu près : le roi Hérode a été laissé en place par les Romains mais il est unanimement détesté ; les partis religieux sont divisés et on ne sait plus très bien qui croire ; il y a les collaborateurs et les résistants… et c’est dans ce contexte que Jean-Baptiste se met à prêcher.

Géographie : Le Jourdain est le seul véritable fleuve de la Palestine ; il prend sa source au pied de l’Hermon où il se forme de trois petits cours d’eau (le Nahr Banijas, le Nahr el Leddan et le Nahr el Hasbani) ; il court sur près de trois cents kilomètres, traverse le lac Mérom et le lac de Génésareth, puis se jette dans la mer Morte. Né à plus 45 mètres, il finit à moins 390 mètres ; son débit est de 95 mètres cubes à la seconde ; il est probable que son nom dérive de la racine yrd qui signifie descendre.

1 En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée : 2  » Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche.  » 3 Jean est celui que désignait la parole transmise par le prophète Isaïe :A travers le désert, une voix crie : « Préparez le chemin du Seigneur,aplanissez sa route. » 4 Jean portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. 5 Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain venaient à lui,6 et ils se faisaient baptiser par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés. 7 Voyant des pharisiens et des sadducéens venir en grand nombre à ce baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? 8 Produisez donc un fruit qui exprime votre conversion, 9 et n’allez pas dire en vous-mêmes : ‘Nous avons Abraham pour père’ ; car, je vous le dis : avec les pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. 10 Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. 11 Moi, je vous baptise dans l’eau, pour vous amener à la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu ; 12 il tient la pelle à vanner dans sa main, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier. Quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Compléments

◊ Catéchèse →   Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ! (Mt 3,2) ◊ Fête religieuse → Saint Damase Ier, 37e pape (366-384) ◊ Homélie → Convertissez-vous car le Royaume des cieux est tout proche. (Mt 3, 2)

Liens externes

◊ Catéchèse → Deuxième dimanche de l’Avent, année A ◊  Liturgie du dimanche avec des enfants →  Deuxième dimanche de l’Avent, année A

  ♥  Une lueur d’espoir en ce temps de l’Avent

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