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Trente-troisième dimanche du Temps Ordinaire dans l’année A

Posté par diaconos le 15 novembre 2020

Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup

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# Le maître confie de l’argent aux serviteurs afin de le faire fructifier. Ils les divise en les traitant de façon inégale et en les mettant en concurrence. Le premier et le deuxième serviteurs doublent la mise, rapportant autant d’argent qu’il leur avait été donné. Le troisième refuse de spéculer, enterre l’argent, le lui rend et dénonce la vénalité du maître. Ainsi le maître reçoit beaucoup de ceux qu’il a favorisés, mais rien de celui qu’il a méprisé ; par dépit, il punit le rebelle, faisant valoir toute l’étendue de son injustice. .Dans leur commentaire de la parabole des mines, l’exégète Daniel Marguerat et Emmanuelle Steffelk indiquent que le prince en attente de royauté représente Jésus, et que le moment où les serviteurs doivent rendre des comptes correspond au Jugement dernier . Dans son commentaire, Paul Jorion releva: « une simple lecture du texte de la parabole dans ses deux versions, chez Mathieu et chez Luc, révèle toute l’étendue du malentendu : le maître qui admoneste son serviteur de ne pas avoir investi est un tyran méprisable. »

De l’Évangile selon saint Matthieu 25, 14-30

Jésus parlait à ses disciples de sa venue; il disait cette parabole: «Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l’un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.»Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s’occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître.
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»Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança en apportant cinq autres talents et dit: ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents; voilà, j’en ai gagné cinq autres. —Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’.» Celui qui avait reçu deux talents s’avança ensuite et dit: ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres. —Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître’.
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»Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit: ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient’. Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents!’». Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance»
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Auteur  +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

Parabole sur le jugement

Je crois en toi, mon Dieu, je crois que tu es présent ici, avec moi. Je me mets en ta présence, toi qui as tout créé, qui m’as créé, qui remplis tout. Augmente ma foi en toi. J’espère en toi, mon Dieu. J’espère en ta parole, en tes promesses. J’espère en la vie éternelle, cette vie qui est le but de ma vie sur terre. Augmente mon espérance, donne-moi de vivre les yeux fixés sur toi. Je t’aime, ô mon Dieu, mais affermis mon amour si faible et inconstant. Mets en moi ton amour qui pénètre tout et consume tout. Seigneur, mets en moi un cœur généreux, qui ne craigne pas de tout donner !

Aujourd’hui, Jésus nous raconte une autre parabole sur le jugement. Nous nous approchons de l’Avent et, par conséquent, de la fin de l’année liturgique.Dieu, en nous donnant la vie, nous a aussi donnés diverses capacités –plus ou moins grandes– de développement personnel, éthique et religieux. Peu importe que l’on ait reçu beaucoup ou peu, mais ce que nous avons reçu, nous devons  le faire fructifier. L’homme de la parabole, qui cache son talent par crainte du maître, n’a pas su se risquer. «Celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître» (Mt 25,18).

C’est peut-être là le cœur de la parabole: nous devons concevoir un Dieu qui nous pousse à sortir de nous-mêmes, qui nous encourage à vivre la liberté pour le Règne de Dieu. Le “talent” de cette parabole n’est rien d’autre qu’un poids de 30 kg d’argent. Mais il a eu un tel succès que le langage populaire l’emploie désormais pour désigner les qualités d’une personne. La parabole n’exclut pas que les talents reçus soit aussi nos propres limites. Ce que nous sommes et ce que nous avons, voilà le matériel avec lequel Dieu veut faire de nous une réalité nouvelle.

La phrase «celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a, n’est évidemment pas une maxime consumériste. Elle ne peut se comprendre qu’au niveau de l’amour et de la générosité. Et de fait, si nous correspondons aux dons de Dieu confiants dans son aide, nous ferons alors l’expérience que c’est Lui qui donne la croissance : «Ces histoires de tant de personnes simples, bonnes, que la foi a rendues bonnes, démontrent que la foi produit des effets très positifs (…). Inversement, nous pouvons aussi constater qu’avec l’évaporation de la foi, la société est devenue plus dure…» (Benoît XVI)

Prière

Ô Père, j’ai confiance en toi. Je sais que tu es pour moi un doux maître qui veut me conduire vers le bonheur. Voilà pourquoi tu me confies des talents : tu veux par eux me donner une vie passionnante, belle et profonde à la suite du Christ. Donne-moi la confiance, l’enthousiasme de ne jamais me replier sur moi, dans l’égoïsme et la mesquinerie. Ouvre mon cœur à ton amour, aux autres, au monde entier. Élimine de mon esprit toute peur, mets en moi ton Esprit qui m’embrase du désir de t’aimer et de faire ta volonté. Aujourd’hui je ne penserai pas à ma foi (prière, commandements, devoir d’état) comme à une exigence à remplir, mais comme une occasion d’être heureux et de rendre les autres heureux.

Contact   Mère Marie Landry Bivina

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux :cliquez ici pour lire l’article → XXXème dimanche du Temps Ordinaire — Année A

◊ Diacre Michel Houyoux :cliquez ici pour lire l’article → 33ème dimanche du temps ordinaire, année A

Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup

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Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ?

Posté par diaconos le 14 novembre 2020

Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ?

# Le Jour du jugement dernier ou encore Jour de la Rétribution est, selon les religions abrahamiques, le jour où se manifestera aux humains le jugement de Dieu sur leurs actes, leurs paroles et leurs intentions. Le devenir des damnés et des justes n’est pas le même selon tous les textes. Selon la Bible et le Coran, la résurrection des morts est un préalable au jugement par Dieu, qui aura lieu le même Jour pour tous. Dans le judaïsme, le jugement dernier dont parle le Livre de Daniel :  » Puis viendra le jugement, et on lui ôtera sa domination, qui sera détruite et anéantie pour jamais..Dans la Torah il est écrit à propos du Jour du Seigneur (de YHWH : יוֹם-יְהוָה, Éaïe 13.6, 13.9, Joël 1.15, 2.1, 2.11, 3.4, 4.14, Amos 5.18, 5.20, Abdias 1.15, Sophonie 1.7, 1.14, Malachie 3.23) , par exemple en Ésaïe 13.9 : « Oui, il arrive implacable, le jour du Seigneur, jour d’emportement et de violente colère, qui réduira la terre en solitude et en exterminera les criminels. » Certains midrachim (récits allégoriques) parlent de Yom HaDin, décrivant Dieu siégeant sur Son trône, tandis que les livres contenant les actes de toute l’humanité sont ouverts pour « révision », et que chacun passe devant Lui pour évaluation de ses actes.

De  l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne,     comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” »

Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »  (Lc 18, 1-8)

La parabole du juge inique

Pour encourager ses disciples à prier avec persévérance, Jésus leur proposa l’exemple d’une pauvre veuve qui, à force d’insistance, obtint justice d’un juge qui, ne craignant ni Dieu ni homme, lui fit droit par égoïsme et pour être délivré de son importunité. Jésus leur fit remarquer les mobiles de ce juge, et en conclut que Dieu, à plus forte raison, écoutera ses élus et leur fera promptement justice. Mais le fils de l’homme à son avènement trouvera-t-il la foi ?

Cette parabole se trouve dans un rapport intime avec le discours prophétique qui précède. Luc l’indiqua par l’expression qui lui fut familière : « Il leur disait aussi. » La nécessité de la prière, de la prière persévérante et sans découragement, résulte des dangers qui environneront l’Église et chaque âme individuelle dans le dernier combat qui précédera l’avènement du Christ. La position des chrétiens dans le monde leur fait du reste éprouver en tout temps ce pressant besoin de la prière ; sans elle chacun d’eux serait semblable à cette pauvre veuve, opprimée et destituée de toute protection.

Ainsi, d’une part, un juge qui n’eut aucune crainte de Dieu et aucun égard pour aucun homme, qui, par conséquent, fut sans conscience et sans cœur dans ses procédés ; d’autre part, une pauvre veuve affligée dans ses affections les plus intimes, et, en outre, opprimée par sa partie adverse, tels furent les personnes en présence. Ce que la veuve demanda, ayant le droit de l’attendre d’un juge, ce ne fut pas une vengeance,  mais  sa délivrance par la justice . Et Luc indiqua qu’elle réitéra souvent et longtemps sa prière. Ce fut là le moyen de sa délivrance.

Le motif égoïste invoqué par le juge fut bien en harmonie avec son cynisme : il avoua n’avoir ni crainte de Dieu, ni égard pour personne. Écoutez ! faites attention : ce juge injuste dans son égoïsme, enfin, par son insistance, accorda à la veuve ce qu’elle demanda. Et Dieu juste et miséricordieux, fera-t-il moins pour ses élus, ses enfants bien-aimés, qui, du sein de l’oppression, crient à lui jour et nuit ! Tel est le point de comparaison qu’il faut bien saisir pour comprendre la parabole.

Ici, comme dans d’autres similitudes, Jésus enseigna, non par analogie, mais par contraste. Le texte du Codex Sinaiticus, A, B, D  porte : « Use-t-il de patience à leur égard ? » La plupart des commentateurs modernes firent de cette phrase une question indépendante de la précédente et donnent au verbe le sens d’agir avec lenteur : tarde-t-il à leur égard ?

Le verbe au présent ne convient guère dans cette explication et la signification tarder n’est pas suffisamment établie. Il est plus naturel de rattacher étroitement cette proposition à la précédente et de la faire dépendre de la négation de celle-ci : et n’use-t-il pas de longanimité, n’est-il pas rempli de bonté à leur égard ? (J. Weiss)

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Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu !

Posté par diaconos le 11 novembre 2020

L’un des dix lépreux que Jésus guérit revient le remercier

# La guérison des dix lépreux est un des miracles de Jésus-Christ rapporté dans l’Évangile selon Luc. Ce miracle souligne l’importance de la gratitude, et aussi de la foi car Jésus ne dit pas : « Mon pouvoir t’a guéri » mais attribua la guérison à la foi des suppliants. . Pour le Père Joseph-Marie, ces dix lépreux représentent l’humanité tout entière, prise dans le péché, et par rapport à Dieu oublié. Cependant les lépreux savent encore prier, et Jésus parce qu’ils lui montrent qu’ils veulent suivre sa parole, les guérit. Pour autant un seul lépreux croit pleinement au Christ. L’espérance et la foi, deux des vertus primordiales pour l’Église sont dans ce miracle comme dans beaucoup d’autres mises en avant. Saint Bruno de Segni confirma que ces dix lépreux représentent l’humanité. Ce miracle reflète la miséricorde de Dieu. Le lépreux qui vint revoir le Christ est l’image des baptisés. C’est la foi qui sauve, qui justifie, guérit l’homme dans son âme et dans son corps. Il y a dans ce miracle deux niveaux de guérison : celle du corps, et celle de l’âme. La lèpre de l’humanité est l’orgueil et l’égoïsme qui créent la violence et la haine. Dieu qui est Amour est le remède face à ses plaies.Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1, 15)

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » à cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. »

En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »
Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » (Lc 17, 11-19)

Les dix lépreux

Jésus poursuivit sa route vers Jérusalem et passa entre la Samarie et la Galilée, dix lépreux le rencontrèrent, et, de loin, implorèrent sa pitié. Dès qu’il les vit, Jésus leur ordonna d’aller se montrer aux sacrificateurs. En y allant, ils furent guéris. L’un d’eux, un samaritain, revint glorifiant Dieu ; et se jetant aux pieds de Jésus, il lui rendit grâces.

Sa conduite inspira à Jésus cette réflexion attristée : « Les dix n’ont-ils pas été guéris ? N!y eut-il aucun des neuf autres qui revint , comme cet étranger, pour donner gloire à Dieu  ? Jésus dit au lépreux : Va, ta foi t’a sauvé ». Luc donna une nouvelle indication de ce long voyage de Jésus vers Jérusalem, interrompu et retardé par diverses excursions et de nombreux travaux : « Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem. » ‘Lc 9,  51)

Dans ce moment il  traversa la Samarie et la Galilée, en se dirigeant de l’ouest à l’est vers le Jourdain et la Pérée. Il ne suivit pas, pour se rendre à Jérusalem, l’une des deux routes ordinaires, par la Pérée ou par la Samarie.  Cette mention de la Samarie, tout en indiquant le chemin que suivit Jésus, révéla qu’il y eut un Samaritain parmi les lépreux que Jésus eut a guéri.

Ces malheureux lépreux, exclus par la loi de toute communication avec la société, se réunirent, afin de se rendre mutuellement les soins que tout le monde leur refusa. C’est à cause de la même interdiction qu’ils s’arrêtèrent à distance et durent ainsi élever la voix pour implorer la pitié de Jésus.

 Les sacrificateurs eurent seuls le droit de constater la guérison d’un lépreux et de le réintégrer dans ses privilèges d’Israélite :  « « Lorsqu’un homme aura sur la peau une grosseur, une dartre ou une tache blanche qui ressemblera à une plaie de lèpre sur sa peau, on l’amènera au prêtre Aaron ou à l’un de ses descendants qui seront prêtres. (Lv 13, 2)

Jésus n’estima pas que la guérison miraculeuse dont ils furent l’objet dispensa ces lépreux d’observer la loi ; et, en même temps, comme ils durent aller en se confiant en sa seule parole, ce fut pour eux un exercice de foi. Ils furent guéris comme ils s’en allèrent, dans l’acte même de leur obéissance à la parole de Jésus. Et cette guérison fut si complète, qu’ils ne purent pas en avoir le moindre doute.

La foi de cet homme, puis sa vive reconnaissance envers Dieu et envers le Sauveur, furent certainement le point de départ d’un développement tout nouveau dans sa vie religieuse, le dernier terme fut le salut le son âme. De là cette expression que Jésus employa à dessein.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article →  Saint Martin de Tours, évêque (316-397) – Mémoire

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Réflexion chrétienne : cliquez ici pour lire l’article → Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir 

◊ Diacre Jean)-Yves fortin: cliquez ici pour lire l’article →    Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce

Homélie du Frère  Thibaut du Pontavice : « les dix lépreux »

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Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir

Posté par diaconos le 10 novembre 2020

 L’image contient peut-être : une personne ou plus, texte qui dit ’<< Nous sommes de simples serviteurs: nous η avons fait que notre devoir» Lc17,7-10 7-10 eDamed’

# La parabole du Père miséricordieux est relatée dans l’Évangile selon Luc 15:11–32.Cette parabole concerne prioritairement, le fils aîné, tout autant que le fils prodigue. C’est une interpellation adressée aux pharisiens, étroitement observateurs de la Loi, les interrogeant sur leurs rapports durs, légalistes, à l’égard des brebis égarées qui s’en éloignent. Cette parabole a servi, entre le Ve et VIIIe siècles à plusieurs théologiens, dont saint Pierre Chrysologue, pour désigner les deux fils du Père, le Fils aîné, symbolisant le judaïsme, qui resta attaché à la maison, et le fils cadet, l’Église, destinée à appeler avec miséricorde tous les hommes pécheurs pour qu’ils reviennent à l’amour de Dieu, leur Père, tel que cet amour divin fut révélé et manifesté en la personne de Jésus-Christ rédempteur, Le pape Benoît XVI identifia le Père, dans la parabole, à Dieu, le Père : « Il est notre Père qui, par amour, nous a créés libres et nous a dotés de conscience, qui souffre si nous nous perdons et qui fête notre retour » La relation avec Lui se construit de façon semblable à ce qui arrive à tout enfant avec ses parents : au début, il dépend d’eux ; puis, il revendique son autonomie ; et finalement, il arrive à un rapport fondé sur la reconnaissance et sur l’amour authentique.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait : « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : « Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et  boiras à ton tour ? »
Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : « Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir” «   (Lc 17, 7-10)

Nous avons fait ce que nous étions obligés de faire.

 Jésus démontra, par une comparaison tirée de la société d’alors, que jamais l’homme ne put avoir de mérite devant Dieu. Un esclave, dont tout le temps appartint à son maître, ne fit que ce qu’il fut obligé de faire, quand, après avoir travaillé tout le jour, il servit encore à table le soir. Son maître ne lui en eut pas de reconnaissance particulière, tout cela lui fut commandé.

« Vous aussi, de même, quand vous aurez fait tout ce qui vous est commandé, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles : nous avons fait ce que nous étions obligés de faire. «  : cette conclusion, qui applique la parabole aux rapports de l’homme avec Dieu, est d’une vérité incontestable. Car, d’abord, aucun homme pécheur n’a fait tout ce qui lui fut commandé par la loi, qui n’exigea rien de moins que la perfection de l’obéissance. Mais l’eût-il fait, il aurait simplement accompli une obligation sacrée et n’aurait aucun mérite à faire valoir devant Dieu.

Un ange même ne saurait prétendre à un droit devant Dieu, à qui il doit ses services les plus parfaits. Il est lui-même un serviteur inutile, dans ce sens que Dieu n’a pas besoin de son obéissance. Cette idée est renfermée dans le mot inutile, et qui signifie littéralement une personne ou une chose dont il ne revient aucun avantage, aucun profit : « Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !” (Mt 25, 30

Tout cela est vrai au point de vue du droit, et cette instruction de Jésus mit à néant la propre justice, la prétention de l’homme à mériter quoi que ce soit devant Dieu ; elle ne lui laissa d’autre moyen de salut que la grâce.

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → N’ayez pas peur petit troupeau ! (Lc 12, 32-48)

◊  Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents ! (Mt 25,  30b)

Liens avec d’autres sites chrétiens sur Internet

◊ Regnum Christi   : cliquez ici pour lire l’article  →  Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir

◊ Diocèse de Cayennes  : cliquez ici pour lire l’article  → Nous ne sommes que de simples serviteurs

Paroisse Saint Joseph (Martinique)

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