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Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?

Posté par diaconos le 7 novembre 2020

Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?  dans Religion sans-titre-1-600x348

Parabole de l’Économe Infidèle

# L’Économe fidèle et avisé est une parabole de l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc, que l’on retrouve aussi chez saint Matthieu. Elle est l’image de la confiance rendue, du respect, de la fidélité et de la prudence. Par ces valeurs éthiques, elle se rapproche des vertus cardinales et des vertus théologales.Pour le docteur de l’Église Jean Chrysostome, l’économe fidèle est celui qui sait dispenser avec générosité la parole divine et les miracles tels les pasteurs de l’Église. Jean Chrysostome, dans son étude de l’Évangile selon saint Matthieu, dit que le titre d’économe fait aussi référence aux puissants du monde, aux rois qui doivent aider les peuples. Le saint rappelle que nous ne sommes que des dispensateurs des richesses spirituelles et matérielles, et non les véritables propriétaires. L’archevêque dit aussi que la punition pend au nez de l’avare.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande.
Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?
Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens,eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision. Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu.» (Lc 16, 9-15)

Faites-vous des amis avec les richesses injustes

Que sont ces richesses injustes ? Et quels sont les amis que nous devons nous faire par leur moyen ? La raison pour laquelle Jésus appela injustes les biens de ce monde, fut expliquée de manières fort diverses. C’est parce qu’il y a presque toujours, de près ou de loin, quelque injustice dans la manière dont ils furent acquis, ou dans l’usage qu’on en fit.

Comment donc cet économe fut-il injuste ? D’abord, en dissipant le bien de son maître ; puis en en disposant pour son profit personnel. voilà comment la plupart des gens rendent injustes les richesses que Dieu leur confie. Au lieu de se considérer comme des administrateurs qui lui en rendront compte, ils s’en constituent les vrais possesseurs et, oubliant leur responsabilité, ils accumulent ces biens dans leur avarice, en font étalage pour nourrir leur orgueil, ou bien les dissipent pour satisfaire passions.

Quel est alors l’usage que Jésus leur conseille de faire de ces biens, devenus injustes dans leurs mains ?  La parabole donne la réponse :  Le moment approche où toute personne sera appelée à rendre compte de son administration  ; elle doit donc imiter l’économe, qui s’empressa de profiter d’un dernier sursis pour s’assurer des amis qui le reçurent dans leurs maisons : « Et moi je vous dis : Faites-vous des amis. » (Lc 16, 9)

Quels sont ces amis ? L’un dit : « L’ami suprême que nous devons nous assurer, c’est Dieu lui-même en employant à son service les biens qu’il nous confie. »  Olshausen dit : «  c’est le Seigneur Jésus, qui regarde comme fait à lui-même le bien que nous faisons au plus petit de ses frères « . Pour Meyer, Ces amis sont les anges, que Jésus lui-même nous représente comme chargés d’introduire les justes dans le royaume de Dieu.

Mais l’interprétation la plus généralement admise consiste à entendre par ces amis, les personnes : ignorantes à instruire, malheureuses à soulager, pauvres à secourir. Il faut se les attacher par la bienfaisance, par une vraie charité chrétienne. Leur reconnaissance subsistera jusque dans le siècle à venir.

Le sens des deux leçons est donc semblable, mais la dernière convient mieux à la parabole, puisque ce sont les biens que l’intendant administra qui tout à coup manquèrent à l’économe.

Ce mot de tabernacle ou tente est une allusion à la vie des patriarches qui, étrangers et voyageurs, plantaient leurs tentes pour un jour. Dans l’économie future elles seront éternelles ; ce seront les demeures de la maison du Père, l’édifice qui est l’ouvrage de Dieu.

Comme ces amis furent des pauvres et des malheureux secourus, ils se bornèrent à les accueillir avec reconnaissance et avec amour. Dans certains cas aussi ces pauvres assistés purent devenir pour ceux qui leur vinrent en aide les instruments de leur salut. Les biens qui nous sont confiés, comme ceux qu’administra l’économe, ne sont pas à nous, mais à Dieu. Si, comme lui, nous ne sommes pas fidèles dans l’usage que nous en faisons, Dieu pourrait-il nous donner ce qui est à nous ?

Les biens de la terre sont à Dieu, qui les confie à qui il veut, pour un temps, et ils restent toujours pour nous des biens extérieurs. Le salut, au contraire, la vie éternelle, est à nous, parce qu’elle est un héritage qui nous a été légitimement acquis, et surtout parce qu’elle nous est assimilée de manière à devenir une partie intégrante de notre nature spirituelle et immortelle.

Cette parole remarquable nous ouvre une perspective inattendue sur la dignité que Jésus attribue à l’âme humaine, et aussi sur l’état des enfants de Dieu dans le ciel, où tout ce qu’ils posséderont sera parfaitement identique à leur être et leur sera approprié pour toujours par un progrès sans fin dans la connaissance et l’amour de Dieu.

L’enseignement que Jésus donna ici provoqua les ricanements des pharisiens amis de l’argent. Jésus déclara que la renommée dont ils jouirent parmi les hommes fut en abomination à Dieu qui connut leurs cœurs. La loi qui  domina jusqu’à Jean ne fut pas abolie par la publication de ce royaume de Dieu, qui fut l’objet de l’ardente poursuite d’un grand nombre. Elle subsistera autant que le ciel et la terre.

Diacre Michel Houyoux

 Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Aucun domestique ne peut servir deux maîtres à la fois… (Lc 16, 1-13)

Liens avec d’autres sites chrétiens sur Internet

◊ Diacre Jean-Yves Fortin  : cliquez ici pour lire l’article → Notre bien véritable – Parole de Dieu …

◊ Paroisse Notre Dame de l’espérance (Rillieux -le-Pape) : cliquez ici pour lire l’article → Liturgie de la Parole des très jeunes enfants : Digne de …

Vidéo  : cliquez ici → Les richesses injustes – Le Paraboles de Jésus 

 Daniel Marguerat : L’argent dans la Bible

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Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

Posté par diaconos le 5 novembre 2020

Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit dans comportements psalm23

# La parabole de la brebis égarée, dite aussi « parabole du bon berger » ou encore « du bon pasteur » », attribuée à Jésus de Nazareth, se retrouve dans deux évangiles canoniques du Nouveau Testament. Elle est rapportée par Matthieu (Mt 18,12-13) et Luc (Lc 15,3-7). On la trouve aussi dans l’Évangile apocryphe de Thomas, logion 107. De possibles parallèles dans l’Ancien Testament sont Ez 34,6, 12 et Ps 119,176 .La parabole a donné lieu à une expression, la « brebis égarée », désignant, à l’instar du « fils prodigue » dans une parabole qui suit peu après dans Luc, la personne qui s’égare moralement, ou, toujours dans Luc, de la drachme perdue. Les deux premières paraboles, et parfois les trois, servent de base dans les considérations que développent les théologiens et prédicateurs sur la nécessité d’aller chercher la brebis égarée pour la faire rentrer dans le troupeau, quand on considère l’égarement involontaire, ou d’accueillir avec grâce le pécheur repenti, dans le cas de l’égarement volontaire.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?
Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux,     et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !”
Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » (Lc 15, 1-10)

La brebis égarée

 Jésus fut entouré de péagers et de pécheurs avides de l’entendre. Leur affluence provoqua les murmures des pharisiens, qui reprochèrent à Jésus de les accueillir et de manger avec eux. Jésus demanda à ses adversaires lequel d’entre eux, ayant cent brebis et en perdant une, ne laissa les nonante -neuf autres pour aller chercher celle qui fut perdue, jusqu’à ce qu’il l’eut trouvée .

Quand il l’a trouva il la mit sur ses épaules avec joie, et convoqua ses amis et ses voisins pour partager sa joie. Ainsi il y a de la joie dans le ciel pour un pécheur repentant plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes.

La drachme perdue et retrouvée

Quelle femme, ayant dix drachmes et en perdant une, ne prit des soins minutieux pour la retrouver ? Et quand elle l’a trouva, elle associa à sa joie ses ses amies et ses voisines. De même, il y aura de la joie parmi les anges pour tout pécheur qui se repentira.

Les péagers, haïs à cause de leur profession, et méprisés à cause des injustices qu’ils commirent souvent en l’exerçant, les pécheurs, hommes connus comme vicieux et plus ou moins perdus de réputation, s’approchèrent de Jésus, afin de mieux entendre les paroles de miséricorde et de pardon qu’il exprima. Ses enseignements réveillèrent leur conscience.

Ils sentirent alors le poids et l’amertume du péché, et repoussés de tous, ils furent attirés vers cet Envoyé de Dieu, qui toujours témoigna à leurs pareils sa tendre compassion. La cause de leur mécontentement, qui se donna les airs de l’indignation, fut ici exprimée : Jésus non seulement reçut, accueillit avec bonté les péagers et les pécheurs, mais il condescendit à manger avec eux, ce qui fut, en Orient, une marque de familiarité et de confiance.

Les orgueilleux pharisiens ne purent ni comprendre ni pardonner cette conduite de Jésus. Ils affectèrent d’y voir un mépris de la moralité et de la justice, dont ils se crurent seuls en possession. Leurs murmures furent à la fois un blâme infligé à Jésus et l’expression de leur dédain pour les péagers et les pécheurs.

Jésus répondit par trois admirables paraboles : une brebis perdue, une drachme perdue, un fils perdu, indiquant dès l’abord que c’est précisément ce qui est perdu qu’il cherche avec compassion et amour. Puis, la joie qu’il éprouva de le retrouver et de le sauver dut couvrir de confusion les pharisiens, qui furent animés de sentiments si différents.

Jésus en appela aux propres sentiments de ses auditeurs : « Quel est l’homme d’entre vous ?  » Puis il recourut à cette image du bon berger, sous laquelle de tout temps l’Église s’est représenté son Sauveur et son Chef.

La brebis fut incapable, dés qu’elle  s’égara, de revenir au bercail ou de se défendre en présence du moindre danger, ou de supporter aucune fatigue. Pour qu’elle ne fut pas irrévocablement perdue, il fallut que le berger la chercha, la porta, lui prodigua tous ses soins. Parfaite image de l’homme pécheur, éloigné de Dieu.

Jésus décrivit sa compassion et son amour sous les traits de ce berger qui chercha sa brebis sans relâche jusqu’à ce qu’il la  trouva. Ce fut là l’œuvre de toute sa vie ; et cette œuvre, il la poursuit encore par ses serviteurs, par son Esprit, par tous les moyens de sa grâce.

Une seule brebis sur nonante-neuf autres est peu de chose :il résulte de là, que c’est moins l’intérêt que la pitié qui poussa le berger à agir comme il le fit. (Godet)

Les nonante-neuf brebis qu’il laissa dans les lieux non cultivés, les steppes, où l’on fit paître les brebis, représentèrent les Israélites restés extérieurement fidèles à l’alliance divine et qui éprouvèrent beaucoup moins que les péagers et les pécheurs le besoin d’un Sauveur.

 Qui éprouva cette joie dans le ciel ?

Dieu, le Sauveur, les anges de Dieu, qui prennent part au salut d’une âme perdue. Quel amour se révéla dans cette parabole ? Existe-t-il sur la terre des justes qui n’ont pas besoin de repentance « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 3, 2)

Jésus parla au point de vue de cette légalité dont se prévalurent ses auditeurs pharisiens. Il employa les termes de pécheurs, justes, repentance dans le sens extérieur où ils les entendirent, eux qui s’imaginèrent qu’il eut suffit de faire partie du peuple de l’alliance et d’observer les ordonnances lévitiques pour être assuré du salut.

Jésus voulut leur faire comprendre que Dieu préfère les sentiments d’humiliation et d’amour, qu’éprouva le pécheur repentant, à la propre justice de ceux qui ne s’écartèrentjamais du droit chemin. Cette pensée ressort plus clairement de la parabole de l’enfant prodigue et de l’attitude prise par le fils aîné.

Jésus ne dit pas cependant que la justice des Israélites fidèles à la loi n’est rien pour Dieu et n’éveille dans le ciel ni joie ni amour. Mais comment n’y aurait-il pas eu plus de joie pour ces pauvres péagers qui venaient se jeter dans les bras de Jésus et recevoir dans leur cœur, déjà renouvelé par la repentance, les paroles de miséricorde et de pardon qu’il leur adressa ? Dès ce moment, ils lui appartinrent tout entiers et lui firent le sacrifice de leur vie, par une reconnaissance et un amour qui furent l’âme de toute vraie piété.

Matthieu conserva cette parabole, mais en lui donnant une place et une signification différentes de celles qu’elle eut chez Luc. Elle servit à peindre l’amour et les soins de Jésus pour  un de ces petits qu’il défendit de mépriser et qu’il représenta sous l’image de cette brebis perdue, qu’il alla chercher et sauver. Cette application de la parabole ne manque pas de vérité ; mais il faut reconnaître que c’est dans Luc qu’elle a sa vraie place et son sens le plus profond.

Au reste cette image revint plus d’une fois dans les enseignements de Jésus. La drachme était une monnaie grec que, valant, comme le denier romain, un peu moins de 2.93€, prix de la journée d’un ouvrier :

La description des soins minutieux que prit cette pauvre femme pour retrouver sa drachme perdue, furent destinées à montrer combien elle lui fut précieuse. Péniblement gagnée, cette pièce d’argent fut nécessaire à sa subsistance.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux ; cliquez ici pour lire l’article → Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

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◊ Idées-Caté : cliquez ici pour lire l’article → Parabole de la brebis perdue et retrouvée

◊ Paroisse sainte Cécile (Boulogne-Billancourt) : cliquez ici pour lire l’article → Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

Père Francis_Corbiere : « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit »

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Comme une offrande parfaite, il les accueille

Posté par diaconos le 2 novembre 2020

" Les âmes des justes sont dans la main de Dieu ! "

# La rétribution des âmes, la rétribution après la mort, est, en religion, la récompense ou la punition qu’il advient au défunt, après sa vie, dans l’Au-delà. Platon, le premier sans doute en Occident, lie la notion de rétribution des âmes à celle de transmigration des âmes. Il existe plusieurs formes : le Jugement dernier, la loi du karma…, peut-être la justice immanente. Platon avance, le premier en Occident, la théorie de la rétribution des âmes, dans le cadre de la métempsycose. Il dit ceci dans le Phédon (63c) : « J’ai bon espoir que, pour les morts, quelque chose existe, et, comme cela se dit du reste depuis longtemps, quelque chose qui est bien meilleur pour les bons que pour les mauvais ». Platon avanèa que « cela se dit depuis longtemps », mais pas vraiment : Homère ne crut pas à des sanctions post mortem, les Mystères d’Éleusis admirent que les profanes allèrent dans un Bourbier et que les initiés entreront dans la félicité des Îles des Bienheureux sans idée de sanction, l’orphisme supposa une réincarnation ou une palingénésie qui tint plus d’un accord que d’une règle, Pythagore affirma la métempsycose sans pour autant affirmer qu’il y eut récompense ou châtiment.

Du livre de la Sagesse

Les âmes des justes sont dans la main de Dieu ; aucun tourment n’a de prise sur eux. Aux yeux de l’insensé, ils ont paru mourir ; leur départ est compris comme un malheur, et leur éloignement, comme une fin : mais ils sont dans la paix.  Au regard des hommes, ils ont subi un châtiment, mais l’espérance de l’immortalité les comblait.
Après de faibles peines, de grands bienfaits les attendent, car Dieu les a mis à l’épreuve et trouvés dignes de lui. Comme l’or au creuset, il les a éprouvés ; comme une offrande parfaite, il les accueille.
Au temps de sa visite, ils resplendiront : comme l’étincelle qui court sur la paille, ils avancent.   Ils jugeront les nations, ils auront pouvoir sur les peuples, et le Seigneur régnera sur eux pour les siècles.
Qui met en lui sa foi comprendra la vérité ; ceux qui sont fidèles resteront, dans l’amour, près de lui. il visitera ses élus. »  (Sg 3, 1-6.9)

Le livre de la Sagesse

Au cours des derniers siècles avant Jésus-Christ, la culture grecque introduite par Alexandre, pénétra dans tous les pays du Moyen-Orient. Les grecs eurent une nouvelle façon de concevoir la liberté individuelle, la noblesse d’esprit, l’intérêt pour la recherche scientifique, le sens de la beauté physique.

Les juifs durent s’ouvrir à cette nouvelle façon de,penser : leur culture furent intimement liée aux paroles de Dieu reçues durant des siècles. Le livre de la Sagesse fut le premier grand effort fit par un juif vivant dans le monde grec, pour exprimer la foi et la sagesse d’Israël, en grec, ais aussi sous une forme plus adaptée à, la culture grecque.

Ce livre chercha à répondre aux questions angoissantes posées par le mal, la souffrance et la mort ; il esquissa une preuve de l’existence de Dieu dont l’apôtre Paul s’inspira. Il montra que la miséricorde de Dieu s’appliquerait à, tous sans exceptions. Le livre de la Sagesse fut écrit en Égypte entre 80 et 50 avant le Christ.

  »Les âmes des justes sont dans la main de Dieu »  : c’est la grande affirmation de ce livre. Dans les livres antérieurs de la Bible, l »âme signifia seulement le souffle de la vie, qui disparaît à la mort de chaque personne. Cette mort contredit la bonté de Dieu : « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. » (Lc 20, 38)

Cet extrait de la Sagesse donna d’abord la parole aux incroyants, qui ne trouvèrent pas de sens à la vie. Le message proclamé ensuite répondit aux graves questions existentielles que  l’humanité se pose à chaque époque, celles que provoque la mort, surtout lorsqu’elle est ressentie comme une injustice. Que dire devant la victime de la maladie ou, plus absurde encore, devant l’innocent anéanti par la méchanceté humaine ? C’était le cas des martyrs.

Mais prophètes et sages éclairèrent le peuple de Dieu par cette comparaison si éloquente : « La vie des justes est dans la main de Dieu. » Or Jésus affirma que la tendresse de Dieu entoure ses enfants. Ils entrèrent dans la paix. ils jouiront de ce qu’ils espérèrent de leur vivant. La mort des amis de dieu, amène souvent la paix aux personnes qui vécurent à leurs côtés. Ce fut souvent par leur mort que les martyrs firent triompher la cause par laquelle ils vécurent.

La vie immortelle fut là pour soutenir leur espérance. Les martyrs s’appuyèrent sur cette espérance. Le livre de la Sagesse adopta l’idée grecque d’une âme immortelle par nature, pour qui la résurrection n’eut pas de sens.

Ils gouverneront les nations. La Bible développa cette promesse à partir du temps des Macchabées, avec le livre de Daniel. En Daniel 7, 14 et 27 il s’agissait bien d’une domination du monde par le peuple juif. Pourtant Jésus  dévoila le sens vrai et profond de cette promesse lorsqu’il se l’appliqua à lui-même, affirmant qu’il  eut désormais tout pouvoir pour mener à bien l’histoire de la planète :

(Matthieu 27 64 et 28 18). C’est dans cette nouvelle perspective que le Nouveau Testament comprend le règne sur les nations promis aux apôtres (Luc 22 30) et aux témoins de la foi (Apocalypse 2 26). Celui qui sert l’Évangile dans les combats de la foi verra un jour comment ses efforts jamais célébrés ni peut-être connus ont pesé sur la marche des événements.

Semblables à la flamme légère… (7) comme en Abdias 1 18, pour réduire en cendres les peuples inutiles : « Ordonne donc que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps, et dire au peuple : Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première. » (Mt 7, 64)

Diacre Michel Houyoux

Complément

.◊ Diaconos : cliquez ici pour lire l’article → Venez, les bénis de mon Père

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◊ Histoire d’une foi : cliquez ici pour lire l’article → Les âmes des justes sont dans la main de Dieu

◊ Allez vers Jésus   : cliquez ici pour lire l’article → Offrande, Oblation, Libation :: ALLEZ VERS JÉSUS-CHRIST

Abbé Pierre Desroches : « La mort n’est pas une coupure »

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Feast of All Saints : 1st November

Posté par diaconos le 1 novembre 2020

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The Beatitudes

# The Beatitudes (from the Latin beatitudo, « happiness ») are the name given to part of the Sermon on the Mount reported in the Gospel according to Matthew (5, 3-12) and to part of the Sermon on the Plain in the Gospel according to Luke (6, 20-23). There are eight of them in the Gospel according to Matthew and four in the Gospel according to Luke, where they are followed by four curses. There are other beatitudes in Jewish sources prior to the Gospels, in the Bible, especially in Sirach (Sirach 14:20-27), or in one of the Dead Sea Scrolls from cave 4 (4Q525 2 II). The Beatitudes of the Gospel according to Matthew present a structure based on the same process as that used for these last two texts, which has direct consequences for the study of the text of this gospel. The Beatitudes of both Gospels are quoted in the Divine Liturgy of John Chrysostom, a liturgy which continues to be the most frequently used in the Orthodox Church.

From the Gospel according to Saint Matthew

When Jesus saw the crowd, he climbed up the mountain. He sat down, and his disciples drew near. Then opening his mouth, he began to teach them. He said ;  « Blessed are the poor in heart, for theirs is the kingdom of heaven. Blessed are the meek, for they shall inherit the promised land. Blessed are they that weep: they shall be comforted. Blessed are those who hunger and thirst for righteousness: they shall be satisfied. Blessed are the merciful, for they shall obtain mercy. Blessed are the pure in heart, for they shall see God. Blessed are the peacemakers, for they shall be called sons of God. Blessed are those who are persecuted for righteousness’ sake, for theirs is the kingdom of heaven. Blessed are you who are insulted and persecuted and say all manner of evil against you falsely for my sake. Rejoice and be glad, for your reward will be great in heaven. Rejoice and be glad, for your reward will be great in heaven, for so they persecuted the prophets who went before you » (Mt 5, 1-12).

Author +FATHER MARIE LANDRY C+MPS

The spiritual path of the Beatitudes

Jesus, I am going to your school today. I come to listen to your words and to contemplate your life. Allow me to enter with faith into this spiritual journey that you propose to me: the Beatitudes.
Today we celebrate the reality of a very consoling saving mystery expressed in the creed : « I believe in the communion of saints ». All the saints who, since the Virgin Mary, have already passed into eternal life, form a unity : they are the Church of the blessed, whom Jesus congratulates : « Blessed are the pure of heart: they shall see God ». (Mt 5:8).

They are also in communion with us.

Faith and hope cannot unite us because they already enjoy the eternal vision of God ; but what unites us is the love « that never passes away » ( Cor 13, 13), the love that, with them, unites us to the Father, to Christ the Redeemer and to the Holy Spirit. This love makes them united and attentive to us. We therefore venerate the saints not only for their example, but above all for the unity in the Spirit of the whole Church, which is strengthened by the practice of brotherly love.

This profound unity must make us feel close to all the saints who before us believed and hoped for this very thing that we believe and hope for and who, above all, loved God the Father and their brother men, trying to imitate the love of Christ. The holy apostles, the holy martyrs, the holy confessors who have existed throughout history are therefore our brothers and our intercessors ; in them the prophetic words of Jesus were fulfilled : « Blessed are you who are insulted and persecuted and speak all manner of evil against you falsely for my sake. »

Rejoice, be glad, for your reward is great in heaven ! » (Mt 5, 11-12). The treasures of their holiness are family possessions on which we can rely. They are the treasures of heaven that Jesus invites us to gather (Mt 6, 20). As the Second Vatican Council affirms, « their fraternal solicitude therefore greatly helps our weakness » (Lumen gentium, 49). This solemnity brings us comforting news that invites us to joy and celebration.

Jesus, you who incarnated the Beatitudes to the highest degree, accompany me in those I encounter on my journey. Alone, I can do nothing, but with you I trust. With you, I know that I will go through all the trials. Jesus, teach me to put my faith and my hope in the happiness that only you can give. Today, let us choose one of the beatitudes and seek the opportunity to live it concretely.

 

Complementary

◊ Deacon Michel Houyoux : click here to read tha paper→ All Saints’ Feast – Solemnity

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