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Vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire dans l’année A

Posté par diaconos le 20 septembre 2020

Vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire dans l’année A dans Accueil sur mon blog prodigal_son

De l’Évangile selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait cette parabole à ses disciples : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire.

..
Et à ceux-là, il dit : ‘Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.’ Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : ‘Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?’ Ils lui répondirent : ‘Parce que personne ne nous a embauchés.’ Il leur dit : ‘Allez à ma vigne, vous aussi.’

.. Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : ‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.’ Ceux qui  avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.

..
En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : ‘Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !’ Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : ‘Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en.
Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?’ C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. » (Mt 20, 1-16)

Auteur  +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

Ces deux fils qui sommeillent en nous

Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.” Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole.
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Seigneur, ce passage d’Évangile s’adresse aussi à moi aujourd’hui. Je sais que ton enseignement ne touche pas que tes contemporains et que je suis moi aussi appelé à entendre ta voix au plus profond de moi. Je sais qu’il ne faut pas négliger les purifications que le Père nous propose par les événements et les imprévus de la vie. Aide-moi, Seigneur ! J’ai besoin de ta grâce pour accueillir ton enseignement.
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Homélie
Ce passage d’Évangile est la réponse de Jésus aux grands prêtres et aux anciens du peuple qui lui demandaient d’où venait son autorité. Il leur répond avec calme mais en les invitant à examiner leur véritable comportement. Jésus, l’envoyé du Père, leur propose une réflexion au sujet, non pas de ce qu’ils enseignent, mais sur leur adhésion face à ce qu’ils enseignent.
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« Un homme avait deux fils. »
Les auditeurs peuvent vite comprendre que le propriétaire de la vigne n’est autre que Dieu lui-même. Ce propriétaire s’adresse à chacun de ses deux fils : « Mon enfant (…) » C’est un Père doux et humble qui se penche sur son fils et l’appelle son enfant. Il l’envoie travailler à sa vigne, témoigner de sa présence, de sa bonté, de sa justice, de la venue de son Règne dans un monde qui a perdu le sens de son existence. Et le fils refuse tout net ; mais ensuite, revenant sur sa décision, il part à la vigne paternelle.«
Mon enfant (…) »
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Le second entend l’invitation du Père. Il lui répond respectueusement en l’appelant « Seigneur » et accepte l’invitation, et c’est tout ! En décrivant l’attitude et le comportement de ce fils qui accepte sans donner suite à son acceptation, Jésus dénonce l’attitude des grands prêtres et des anciens du peuple, ceux qui ont été invités à travailler à la vigne, qui ont hérité de la chaire de Moïse, qui enseignent la loi et sont exigeants sur les détails de son application. Ils paraissent convaincus d’être justes mais méprisent les autres. Ils ont dit « oui » et ne travaillent pas à la vigne selon la volonté du propriétaire. Leur cœur est resté fermé face aux paroles du Précurseur ; ils sont aveugles et sourds, ils n’écoutent pas le fond de leur cœur. Puisqu’ils ne se sont pas convertis, Jésus leur promet que les prostituées, les pécheurs et même les païens les précéderont dans le Royaume.
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Un père avait deux fils
Et aujourd’hui, quelle leçon nous est-elle donnée ? L’Évangile s’adresse aussi à nous. Les deux enfants face à la volonté du Père, qui sont-ils ? Finalement, chacun d’entre nous n’est-il pas, en même temps, le fils qui dit oui et le fils qui dit non ? N’y a-t-il pas dans le cœur de chacun d’entre nous ces deux frères sommeillant ?
Dieu a façonné notre cœur, il nous veut saints devant lui en son Fils Jésus qui nous a envoyé et qui a pris notre condition d’homme. Mais il sait aussi que Satan est venu semer l’ivraie, la zizanie, le mensonge, l’erreur, la méchanceté. Tous les hommes ont un cœur que les ténèbres ont envahi. Dieu sait que tous sont aveugles mais, au plus intime d’eux-mêmes, ils désirent la lumière. Il sait que notre cœur est souvent partagé face à une même réalité : chacun de nous n’est-il pas le fils qui dit oui et le fils qui dit non ? Capable de dire oui et de refuser d’agir, capable de dire non et de passer à l’action.
Sur quoi serons-nous jugés ? Le jugement sera selon la mesure que nous aurons utilisée pour annoncer le Royaume à tous nos frères. Avons-nous su nous convertir face à un témoignage convaincant ? Avons-nous su, à notre tour, nous comporter selon l’exemple du Christ doux et humble, sans rester sur un refus d’apporter aide et soutien à celui qui en a besoin, même s’il ne le demande pas expressément ? Ma conscience me montre la direction à suivre mais ma faiblesse retient mon élan, mon cœur n’en a pas envie alors que ma conscience m’appelle à répondre avec bonté, douceur et générosité ? Seigneur, garde-moi de la tiédeur et de la paresse !
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Bien souvent, au cours de la journée et selon le déroulement de mes occupations, il faut choisir entre ce qui est oui et ce qui est non. Il faut alors savoir le chemin à prendre, il faut savoir où est la vérité. Et c’est là qu’il faut prendre le temps de demander au Seigneur ce qu’il aurait fait et comment il l’aurait fait. Comment accueillir la grâce de me sortir de moi-même ? Seigneur, est-ce que je travaille à la vigne dont le Père est le vigneron ?
Résolution
Ne pas juger et ne pas condamner : Dieu sait l’intention qui anime le cœur de chacun de ses enfants. Un dimanche spécial de prière pour notre pays le cameroun une
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Intention particulière pour la PAIX l UNITÉ ET LE VIVRE ENSEMBLE
NB: LES INTENTIONS SONT ATTENDUES VIA : peremarielandry@gmail.com,Via Facebook père marie Landry,Via watsap
Que la paix de Jésus christ règne dans nos cœurs bon dimanche à tous. Amen

Contact    Marie Landry Bivina

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Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : Vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire dans l’année A

Vidéo

Prédication du pasteur Marc Pernot : « Les deux fils ont quelque chose de bon »

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Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui retiennent la Parole et portent du fruit par leur persévérance

Posté par diaconos le 19 septembre 2020

Ne laissons personne en chemin ! (24e samedi temps ordinaire)

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole : « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité.
Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au  centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »

Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre. Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés.
Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de  ’épreuve, ils abandonnent.

Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »  (Lc 8, 4-15)

Le semeur sortit pour semer la semence

Une grande foule sui­vit Jé­sus ; mais en outre, de chaque ville, dans la contrée où il pas­sa, de nou­velles foules vinrent à lui. Mat­thieu et Marc dé­crivirent plus exac­te­ment que Luc le lieu et la scène de ce grand ras­sem­ble­ment de peuple et de la pré­di­ca­tion de Jé­sus. Celle-ci eut lieu sur­tout en parabole. Luc em­ploya ce mot au sin­gu­lier parce qu’il n’en rap­porta qu’une.

                                 Il y a dans ces termes ac­cu­mu­lés quelque chose de fa­mi­lier et de so­len­nel à la fois qui ex­cite l’at­ten­tion. ( Meyer)

Les grains de se­mence tom­bés le long du chemin durent être fou­lés par les pas­sants. Luc seul  re­leva ce trait, que Jé­sus n’ex­pliqua pas en­suite, mais qui n’en fut pas moins l’une des causes pour les­quelles cette par­tie de la se­mence resta im­pro­duc­tive. Le roc re­cou­vert d’une lé­gère couche de terre : ce fut ce que les deux autres évan­gé­listes appelèrent des en­droits ro­cailleux.

Le manque d’humidité, ex­pres­sion par­ti­cu­lière à Luc, que Mat­thieu et Marc rem­placèrent par celle de manque de profondeur, et par celle-ci : n’avoir point de racine. Ces trois causes de sté­ri­lité, qui se com­plétèrent, se trou­vèrent réel­le­ment dans la na­ture du sol.  Luc in­diqua par ces mots « produire au centuple » le plus haut de­gré de pro­duc­ti­vité, tan­dis que Mat­thieu et Marc si­gnalèrent aussi les de­grés in­fé­rieurs : cent, soixante, trente.

Se­lon les trois évan­gé­listes, Jé­sus ajouta im­mé­dia­te­ment à la pa­ra­bole ce sé­rieux aver­tis­se­ment ; mais Luc seul re­marqua qu’il le fit à haute voix : il s’écriait, il éle­vait la voix.Dans les ré­cits de Marc et de Luc, Jé­sus pro­nonça des pa­roles qui ne ré­pondirent pas à la ques­tion des dis­ciples. Ceux-ci de­man­dèrent  à Jésus l’ex­pli­ca­tion de la parabole, explication qu’il leur donna plus tard.

Pour Mat­thieu, les dis­ciples  posèrent à Jésus une autre ques­tion en­core : «  Pour­quoi leur parles-tu en pa­ra­boles ?  » C’est à cette pre­mière ques­tion im­por­tante que Jé­sus répondit d’a­bord : après quoi, re­ve­nant à la se­conde, il leur in­diqua le sens de la pa­ra­bole.

Luc iden­ti­fia la pa­role di­vine avec les ef­fets pro­duits par elle, et ceux-ci avec les per­sonnes en qui le phé­no­mène s’ac­com­plit. De là ces ex­pres­sions in­usi­tées : « ceux qui furent semés le long du chemin » ; ceux qui furent sur le roc ; ils n’eurent pas de racine ; ils furent étouffés ; et ce ne fut ensuite que Luc fit res­sor­tir le sens spi­ri­tuel de l’i­mage.

N’y a-t-il pas dans cette ma­nière ir­ré­gu­lière de s’ex­pri­mer : l’in­ten­tion de faire re­mon­ter jus­qu’à nous la res­pon­sa­bi­lité de l’ac­tion di­verse qu’exerça la pa­role di­vine ? C’est lui qui consent à être sauvé par elle, ou qui reste vo­lon­tai­re­ment dans la sté­ri­lité et la mort.

Les deux pre­miers évan­giles in­diquent, comme sens mo­ral des épines, les in­quié­tudes et les ri­chesses ; Luc y ajouta les plaisirs, qui furent cer­tai­ne­ment l’une des prin­ci­pales causes de l’i­nef­fi­ca­cité de la pa­role sainte.

Deux traits furent par­ti­cu­liers à Luc : c’est d’a­bord ce cœur honnête et bon, dans le­quel ces der­niers au­di­teurs re­çurent et retinrent la pa­role ; ce fut en­suite cette patience Il ne faut pas sou­le­ver la ques­tion dog­ma­tique de sa­voir si un homme peut, avant d’a­voir en­tendu et reçu la pa­role di­vine, por­ter en lui un cœur hon­nête et bon. Nous présentons, à des de­grés très di­vers, des dis­po­si­tions bonnes ou mau­vaises à l’é­gard de la vé­rité.

D’ailleurs, la bonne terre qui pro­duit du fruit eut déjà subi une pré­pa­ra­tion par le la­bou­rage, l’en­grais, égaliser le terrain avant les se­mailles. Ainsi il y a une action pré­ve­nante de la grâce de Dieu qui éclaire toute personne sur ses be­soins, sa pau­vreté, la rend humble, sin­cère, al­té­rée de jus­tice et de lu­mière, et la pré­pare pour le mo­ment où l’Évangile lui sera an­noncé.

Diacre Michel Houyoux

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Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article  →   Catéchèse sur la parabole du semeur (Mt 13, 1-23)

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article  →  Celui qui reçoit la Parole de Dieu et la comprend, portera beaucoup de fruits  (Mt 13, 23)

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Véronique Beylen : cliquez ici pour lire l’article →  Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui   porteront du fruit par leur persévérance

◊ Regnum Christi   : cliquez ici pour lire l’article → Et ce qui est tombé dans la bonne terrece sont les  gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux

Abbé Pierre Desroches ; « La Parabole du semeur »

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La Croix glorieuse

Posté par diaconos le 14 septembre 2020

Fête de l’exaltation de la Sainte Croix

La croix glorieuse 11

La fête de l’exaltation de la Sainte Croix, le 14 septembre, date des premiers siècles de l’Église. C’est au lendemain de la dédicace de l’église de la Résurrection construite à Jérusalem sur le tombeau du Christ (335) qu’est célébrée la Croix glorieuse. La croix du Christ est le trophée de sa victoire, au matin de Pâques, sur la mort. La tradition y voit aussi le signe du “Fils de l’homme” qui apparaîtra dans le ciel pour annoncer son retour. (Mt 24, 30)

La Croix Glorieuse

Nous fêtons aujourd’hui la Croix glorieuse du Christ.  Cette fête date des premiers siècles de l’Église.  En ce temps là les nations qui occupaient la Palestine ne permettaient pas aux chrétiens de vénérer l’endroit où la croix de Jésus avait été plantée, le tombeau où l’on l’avait enterré, le jardin de la Résurrection. Lorsque Constantin, empereur de Rome, se convertit au christianisme, les chrétiens purent alors retrouver la sainte Croix et bâtir, en 335, une basilique sur les lieux saints (Photo). La croix fut alors portée en triomphe.

Comment ce signe de malédiction qu’est la croix a-t-il pu devenir une source de bénédiction et de salut pour tous ? Comment la vie peut-elle jaillir de la mort ? La douceur de l’amertume ? La joie de la souffrance ?

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle ». La Croix ne devient salutaire que par le poids d’amour qui s’y révèle. L’amour vécu jusqu’au bout a pouvoir de sauver, réparer, donner un sens à ce qui nous semble insensé.

Vénérons cette croix sur laquelle le Fils de Dieu s’est livré pour nous dans une passion, qui passa certes par la souffrance, mais dans  une passion d’amour. Et cela, nous le contemplons dans le cœur transpercé de Jésus qui est comme un livre ouvert où se lit le message d’amour d’un Dieu qui se révèle en se livrant sans réserve. Croyons fermement en Jésus, Fils de Dieu, qui nous a aimé et s’est livré par amour pour le salut de tous.

Saint André de Crète (8ième siècle) écrivait : « C’est une chose précieuse que la Croix par ce qu’elle est à la fois la souffrance et le trophée de Dieu. Elle est sa souffrance, parce que c’est sur elle qu’il est mort volontairement; elle est son trophée, parce que le diable y a été blessé et vaincu, et que la mort y a été vaincue avec lui ; les verrous de l’enfer y ont été brisés, et la Croix est devenue le salut du monde entier. »

Dans le sacrifice du Christ se révèle l’amour infini de Dieu pour le monde (Jn 3, 16). Accueillons, dans la foi, le salut que Dieu nous offre en son Fils. Misons  tout sur  le Christ ; lui qui, bien qu’étant de condition divine, a néanmoins voulu subir la mort sur la Croix pour nous obtenir la vie éternelle. Contemplons  avec Marie et Jean, le poids d’amour qui se révèle dans le Christ qui  s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir et à mourir sur une croix. (2ième lecture).

Dans la blessure du cœur de Jésus nous trouvons bien plus que la simple guérison issue du serpent d’airain. (première lecture) Dans le désert de nos vies, lorsque nous regardons cette blessure d’amour de Jésus crucifié, nous y puisons le salut, la transfiguration totale de nos existences marquées par les souffrances et le péché.

La croix du Christ est devenue pour l’éternité « Croix Glorieuse ». Par elle, Jésus nous a placé définitivement là où Il est et où nul ne pourra jamais nous en arracher : au cœur du Père.

Amen.

Michel Houyoux, Diacre permanent

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Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ La Fête de l’exaltation de la Croix commémore un double événement intervenu dans le contexte des débuts du christianisme, cliquez ici pour l’historique → L’Exaltation de la Croix : 14 septembre

◊ Une instruction tout à fait pratique, comme si vous étiez des enfants du catéchisme, cliquez  sur ce lien  → L’Exaltation de la Croix

◊ Méditons la Parole du jour :  cliquez ici pour lire l’article → Méditation du Père Lev Gillet

Fête de la Croix glorieuse (KTOTV)

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Vingt-quatrième dimanche du Temps Ordinaire dans l’année A

Posté par diaconos le 13 septembre 2020

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Le pardon des offenses

De l’Évangile selon saint Matthieu

Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ?». Jésus lui répondit: «Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
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Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’. Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
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»Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’. Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai’. Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé.
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»Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : ‘Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi?’. Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il ait tout remboursé. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur». (Mt 18, 21-35)
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Auteur  +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

Combien de fois dois-je lui pardonner ?

Nous devons comprendre que nous ne pouvons pas attendre le pardon de Dieu, le Roi de cette parabole si, nous les serviteurs, nous ne remettons pas les dettes que nous avons les uns envers les autres. Les manquements de la part de nos frères ne sont pas comparables à ce que nous devons à Dieu. Nous ne devons pas attendre le pardon de Dieu si, de notre côté, nous ne pardonnons pas mutuellement nos manquements.
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Seigneur, face aux humiliations et aux différents manquements de la part des hommes, accorde-moi la grâce de penser à toutes les offenses et souffrances auxquelles tu as été confronté lors de ton passage sur la terre et lors de ton procès et de ta crucifixion. Pardonne-moi, aies pitié de moi : seul, je ne peux rien réparer de tout ce que mes offenses et mon indifférence t’infligent. Seigneur, merci pour ta miséricorde !
Aujourd’hui, dans l’Évangile, Pierre consulte Jésus sur un sujet très concret qui suit hébergé dans le cœur de beaucoup de personnes: il demande par la limite du pardon. La réponse consiste en ce que la dite limite n’existe pas : « je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept » (Mt 18, 22). Pour expliquer cette réalité, Jésus emploie une parabole. La question du roi centre le sujet de la parabole: « Ne devais-tu pas aussi compatir à ton compagnon, de la même façon que j’ai compati à toi ? » (Mt 18, 33).
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Le pardon est un don, une grâce qui procède de l’amour et la miséricorde de Dieu. Pour Jésus, le pardon n’a pas de limites, chaque fois que le repentir est sincère et véridique. Mais il exige ouvrir le cœur à la conversion, c’est-à-dire, agir avec les autres selon les critères de Dieu.Le grave péché nous écarte du Dieu (Catéchisme de l’Église Catholique  n° 1470).
Le véhicule ordinaire pour recevoir le pardon de ce grave péché de la part du Dieu est le sacrement de la Pénitence, et l’acte du pénitent que la couronne est la satisfaction. Les propres œuvres qui manifestent la satisfaction sont le signe de l’engagement personnel —que le chrétien a assumé devant Dieu de commencer une nouvelle existence, en réparant dans le possible les dommages causés au prochain.
Il ne peut pas y avoir un pardon du péché sans un genre de satisfaction, dont la fin est…
  1. Éviter de glisser vers d’autres plus graves péchés
  2. Repousser le péché (puisque les peines satisfaisantes sont comme un frein et font le pénitent plus prudent et vigilant)
  3. Enlever avec les actes vertueux les habitudes mauvaises contractés avec le mal vivre;
  4. Assimiler à Christ
Spirituellement, nous sommes tous des pécheurs comme ce serviteur et nous ne pouvons pas rembourser notre Dieu. Alors ? Sommes-nous condamnés à la mort éternelle ? Dieu nous pardonnera si nous nous tournons vers lui de tout notre cœur et lui demandons pardon en offrant réparation selon sa demande que nous connaîtrons dans la prière et aussi dans le sacrement du pardon.
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Seigneur, je reconnais que j’ai péché et je regrette tout le mal que j’ai commis. Je prends la résolution, avec l’aide de ta grâce, de faire pénitence, de ne pas recommencer. Seigneur, accorde-moi la grâce de fuir les occasions de péché et de savoir aussi pardonner à ceux que je côtoie.  Remercions le Seigneur de sa miséricorde et imitons ce pardon divin par la charité envers mes semblables.

Complément

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Vingt-quatrième dimanche du Temps Ordinaire — Année A

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Société du Verbe Divin / Province Togo – Bénin : cliquez ici pour lire l’article → VINGT QUATRIÈME DIMANCHE ORDINAIRE – ANNÉE A

◊ Regnat  : cliquez ici pour lire l’article → Vingt-quatrième Dimanche du Temps ordinaire – Année A

HOMÉLIE DU PÈRE GILLES-MARIE LECOMTE POUR LE VINGT QUATRIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

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