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Mardi de la quatrième semaine du Carême – Année Paire

Posté par diaconos le 12 mars 2024

La Guérison du paralytique à la piscine de Béthesda - Restout ...

 Jésus guérit un paralytique à la piscine de Béthesda

# La Guérison à la piscine de Béthesda est un miracle attribué à Jésus-Christ, qui guérit un paralytique à la piscine de Bethesda. Il est cité dans l’Évangile selon Jean. Il se veut créateur de foi, mais aussi le symbole du Christ venu relever l’humanité pécheresse. Ce miracle parle en fait de l’humanité qui demande à l’envoyé de Dieu de rétablir son parcours hors du péché afin de pouvoir vivre en suivant les préceptes de l’Église. Ce paralysé c’est pour le Frère Dominique toute l’humanité qui cherche son rattachement au divin, à la vie apportée par le Christ. «Lève toi … et marche» correspond à la nouvelle aventure synonyme de fraternité que propose le Messie. C’est la conversion des humains grâce à l’eau.

Saint Jean Chrysostome écrit sur ce miracle qu’il faut savoir se réjouir du bonheur qui arrive à son prochain. Il ne faut pas suivre la voie de la colère et de la jalousie, ni de l’envie envers la prospérité de son frère. Il donne la référence de saint Paul dans sa lettre aux Romains qui dit ; «Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent» (Rm 12,15). Sebastiano Ricci représenta la scène dans La Piscine de Bethesda vers 1724. Ce tableau est conservé par la Royal Collection et loué à Osterley Park.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis,
il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : «Veux-tu être guéri ?»

Le malade lui répondit : «Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi.» Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche.» Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied : «C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard.»

Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; car, Jésus s’était éloigné, et il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit : «Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »

L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat. (Jn 5, 1-16)

Guérison par Jésus d’un paralytique

Au mois de décembre, la Pâque était proche. L’Évangile de Jean fut écrit avant la ruine de Jérusalem ; car un réservoir alimenté par une source subsista après cette catastrophe ; et quelques siècles plus tard,au temps d’Eusèbe, elle jaillissait encore. La porte des brebis, mentionnée dans l’Ancien Testament était située au nord-est de Jérusalem, près du temple. On avait appelé ce lieu Béthesda, c’est-à-dire maison de grâce, ou de miséricorde, sans doute parce qu’on voyait, avec raison, dans cette source une marque de la bonté de Dieu envers tant de malheureux qui venaient y chercher la guérison ou le soulagement de leurs maux.

Il portait ce nom, dit M. Félix Bovet, parce que le petit bétail qui entrait à Jérusalem y arrivait par l’est, car ce fut de ce côté-là que se trouvèrent les immenses pâturages du désert de Juda. De nos jours encore, c’est par la porte de Saint-Étienne qu’entrent à Jérusalem tous les moutons nécessaires à la subsistance de la ville. On estima que cette porte de Saint-Étienne fut la même que celle qui s’appelait autrefois porte des brebis. Peut-être y avait-il aussi près de cette porte un marché où l’on vendait de ces animaux pour les sacrifices. Cette piscine, fut un vaste bassin où jaillissait une source d’eau entourée de portiques pour abriter les malades qui s’y rassemblaient.

Il y eut une fête qui tombait entre ces deux époques, c’était celle de Purim, célébrée en mars, en mémoire de la délivrance du peuple juif par le moyen d’Esther. Jean nomma quelques-unes de ces maladies, pour donner une idée de toutes celles qui purent s’y trouver encore. Les paralytiques, mentionnés ici, étaient des malades dont les membres étaient desséchés, perclus, atrophiés : «Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée. » (lc 6, 6) Tel était l’homme qui fut guérit par Jésus.

Monsieur Félix Bovet fut témoin d’un triste spectacle tout semblable à celui qui se présenta à Béthesda. Ce fut à la piscine d’Ibrahim, près de Tibériade : la salle où se trouvait la source état entourée de plusieurs portiques, dans lesquels se trouvèrent une foule de gens entassés les uns sur les autres, couchés sur des grabats, ou roulés dans des couvertures, avec de lamentables expressions de misère et de souffrance. ces paralytiques couchés dans les cinq portiques du lavoir de Béthesda !

La piscine est en marbre blanc, de forme circulaire, et couverte d’une coupole soutenue par des colonnes. Le bassin est entouré intérieurement d’un gradin où l’on peut s’asseoir. (Félix Bovet, Voyage en Terre Sainte) Ces malades attendaient le jaillissement de la source, qui était intermittente. Le même phénomène fut observé, récemment encore, par divers voyageurs à une source située au sud-est de Morija, à l’es de Jérusalem, et qui s’appelle la source de la Vierge. Elle est quelquefois complètement desséchée, puis on la voit de nouveau jaillir avec abondance, deux ou trois fois par jour.

Le mouvement de l’eau fut interprété comme un phénomène dût à une intervention surnaturelle : «Car un ange descendait de temps en temps dans le réservoir et troublait l’eau ; celui donc qui y entrait le premier après que l’eau avait été troublée guérissait, de quelque maladie qu’il fût atteint.» Jésus vit ce malade parmi tous les autres, et ressentit pour lui une profonde compassion. Il savait, qu’il y eut longtemps qu’il souffrit, par cette intuition divine avec laquelle il pénétrait toute la vie de ceux qu’il avait devant lui. La question : «Veux-tu être guéri ?» parut étrange. Il était bien évident qu’il le voulait !

Paralysé depuis tant d’années, découragé, ayant vu toutes ses espérances déçues, cet homme avait probablement perdu jusqu’à la faculté de vouloir. Le premier but de la question de Jésus fut d’exciter cette volonté paralysée comme le corps du malade, de produire chez lui un mouvement d’espoir et d’énergie. Le malade sentit la compassion de Jésus et n’hésita pas à lui raconter toute sa misère. D’ailleurs Jésus avait en vue une guérison plus grande que celle du corps ; et pour qu’il pût opérer ce relèvement moral, il lui importa d’obtenir du malade une réponse ferme à cette question  : «Veux-tu ?

Il y eut une simplicité touchante dans la réponse de cet homme. Non seulement il fut malade, impuissant, mais abandonné : «Je n’ai personne ! Je viens, toujours le dernier, toujours trop tard ! » Quel découragement ! La parole créatrice de Jésus eut un effet immédiat. Ces Juifs étaient des membres du sanhédrin qui, sans avoir égard au miracle accompli, ni à la délivrance d’un malheureux, ne songèrent qu’à faire respecter la lettre de la loi ! : «Ainsi parle l’Éternel : Prenez garde à vos âmes ; Ne portez point de fardeau le jour du sabbat, Et n’en introduisez point par les portes de Jérusalem. » (Jr 17, 21)

Heureux de sa délivrance, cet homme en appela à l’ordre et à l’autorité de Jésus qui l’eut guéri ; cette autorité, il l’opposa sans hésiter, à celle des membres du conseil. La question des chefs du peuple fut habile, et trahit leur peu de sincérité. Ils ne demandèrent pas : «Qui t’a guéri ?» Ils évitèrent avec soin de constater le miracle, qui les gênait. Le malade guéri ne put répondre, parce que Jésus ne s’était pas fait connaître. Ce fut dans le temple que Jésus trouva cet homme. Il s’y était rendu pour rendre grâces à Dieu. Ce fut là que l’attendit une grâce nouvelle, le sérieux avertissement de Jésus. Le péché, cause de la souffrance, telle fut la loi universelle du monde moral que nous révèle partout l’Écriture, d’accord avec l’expérience : «Ses disciples lui posèrent cette question: Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ?» (Jn 9, 2)

Mais chez cet homme, la maladie fut l’effet de quelque péché particulier, puisque Jésus, après sa délivrance, l’exhorta à ne plus se laisser aller à la vie de désordre qu’il menait autrefois. S’il la recommençait, il pouvait s’attendre à quelque chose de pire. Or par quelque chose de pire que trente-huit ans dans la maladie, Jésus entendait la perdition. La première déclaration de cet homme, montra qu’il y avait en lui plus que cette préoccupation personnelle : il s’était abrité sous l’autorité de Jésus ; il saisit l’occasion d’affirmer à nouveau, en rappelant sa guérison, l’autorité de celui qui opéra sa merveilleuse délivrance, en faisant connaître cette fois le nom de son bienfaiteur. Il ne put savoir qu’il en résulterait des inconvénients pour celui-ci.

Jésus, pour se justifier d’avoir fait du bien le jour du sabbat, éleva sa pensée vers Celui qu’il nomma son Père, dans un sens que lui seul put donner à ce nom. Il vit son Père exerçant une action immense et incessante sur tout l’univers et, en particulier, sur ses créatures intelligentes, qu’il voulut amener au salut. Ce fut là ce que Jésus, par une expression populaire, appela travail de Dieu. Ce travail ne fut pas interrompu par aucun sabbat. Dieu agit non seulement depuis la création du monde d’une manière continue, incessante, mais il agit jusqu’à présent ou jusqu’ici.

Par ce dernier terme Jésus désigna l’instant où eut lieu la guérison qu’on lui reprocha et dans laquelle se manifesta l’action de Dieu. Et, se sentant en communauté parfaite de volonté et d’action avec le Père, Jésus ajouta : «Et moi aussi je travaille.» Il travaille, non par simple imitation de Dieu, mais en vertu d’une nécessité morale de sa nature divine. Et en agissant ainsi, il ne viola pas plus le sabbat que Dieu ne le viole, il l’accomplit, non selon la lettre, mais selon l’esprit et dans l’amour qui  porta Dieu à l’instituer.

 Il ne répond pas que la loi de garder le sabbat a été temporelle, et que maintenant elle serait abolie : mais plutôt il nie qu’il ait violé la loi, d’autant que ce qu’il avait fait était une œuvre divine… C’est le point sur lequel Christ s’arrête, que le saint repos qui a été commandé par la loi de Moïse n’est point troublé quand on s’emploie à œuvres de Dieu. Et par cette raison, non seulement il excuse son fait, mais aussi le fait de cet homme qui a chargé son lit. Car c’était une dépendance et comme une partie du miracle, d’autant que ce n’était qu’une approbation d’iceluy. Et puis, si on estime entre les œuvres de Dieu l’action de grâces, et la publication de sa gloire, ce n’était point une profanation du sabbat de rendre témoignage de pieds et de mains de la grâce de Dieu. — Calvin

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Béthesda : «À la découverte du monde biblique par l’archéologie»

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs

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Lundi de la quatrième semaine du Carême- Année Paire

Posté par diaconos le 10 mars 2024

 

Méditation du jour : lundi 23 mars - Diocèse de Metz

Va, ton fils est vivant

# De nombreuses guérisons sont relatées dans le Nouveau Testament. Elles se rapportent pour la plupart aux soins apportés par Jésus à nos âmes pour les purifier de nos pêchés. La Guérison du fils d’un officier amène quelques éclaircissements supplémentaires à ce concept. La traduction de la Bible de Jérusalem parle de fonctionnaire royal. Avant la crucifixion de Jésus qui intervint alors que Ponce Pilate fut préfet de Judée, il n’y eut de roi ni en Galilée, ni en Judée, ni dans les territoires environnants.

C’est seulement après le renvoi de Ponce Pilate (fin 36 – début 37) que Caligula sortit Agrippa Ier de prison et le nomma roi de Batanée. Les territoires confiés à Agrippa furent frontaliers de la Galilée et se trouvèrent de l’autre côté du Jourdain. Les fils d’Hérode le Grand (Hérode Archélaos, Hérode Antipas et Philippe le Tétrarque) n’obtinrent jamais le titre de roi. L’homélie 28 de Grégoire le Grand fut consacrée à ce miracle. Le Pape compara cette guérison à celle effectuée chez le centurion (Mt 8, 6-7). L’orateur ponctua son discours en précisant que là Jésus ne se déplaça pas. Grégoire le Grand cita le psaume 116, verset 6 : « le Seigneur garde les petits-enfants. » L’humilité doit être de mise à tout moment.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.

Jésus lui dit : «Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas !» Le fonctionnaire royal lui dit : «Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure !» Jésus lui répond : «Va, ton fils est vivant.» L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux.

Ils lui dirent : «C’est hier, à la septième heure (au début de l’après- midi), que la fièvre l’a quitté.» Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : «Ton fils est vivant.» Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison. Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée. (Jn 45, 43-54)

Jésus guérit le fils de l’officier royal

Jean raconta le retour de Jésus en Galilée et il motiva ce retour en rappelant un proverbe que Jésus avait cité et qui apparut comme une raison contre ce retour en Galilée. Puis il rapporta, comme une conséquence de ce dicton, que Jésus fut bien reçu des Galiléens. Qu’est ce que la patrie de Jésus mentionnée dans ce proverbe ? Plusieurs répondirent : La Galilée. Jésus s’y rendit, parce qu’il sut qu’il n’y obtint pas de succès, mais il chercha soit la lutte (Weiss), soit la retraite (Luthardt, Holtzmann, Schlatter).

Meyer pensa que Jésus, sachant qu’en sa qualité de prophète il ne serait pas dès l’abord honoré dans la Galilée, sa patrie, avait commencé par chercher cet honneur au dehors, à Jérusalem, en Judée. Son calcul ne le trompa pas il fut ensuite bien reçu des Galiléens, parce qu’ils avaient vu ses miracles a Jérusalem. Cette explication, très admissible fut adoptée, avec quelques modifications, par Astié, Reuss, monsieur Godet. D’autres, depuis Origène jusqu’à Baur, Ebrard et Keil, crurent que, dans la pensée de Jean, la patrie de Jésus fut la Judée, où il était né, et que, n’y ayant pas été honoré, il retournait en Galilée.

C’est même sur ce fait qu’un grand nombre d’interprètes se fondirent pour proposer une quatrième explication. Ils entendirent par la Galilée, où Jésus retourna, cette province dans son ensemble à l’exclusion de Nazareth, ou Jésus ne voulut pas aller. Bien que Jésus fût vulgairement appelé Galiléen, nulle part le Nouveau Testament ne lui donne cette province pour patrie, mais constamment Nazareth. Nathanaël répliqua : «De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? Philippe répondit : «Viens, et vois.» (Jn 19, 19)

Jean expliqua l’accueil que reçut Jésus des Galiléens en rappelant qu’ils furent témoins de toutes les choses qu’il fit à Jérusalem pendant la fête, à laquelle ils avaient eux-mêmes assisté. Ils furent frappés de l’autorité qu’il déploya en purifiant le temple, aussi bien que des miracles qu’il opéra. «Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait.» (Jn 2, 23)

Ce furent la des manifestations extérieures qui purent préparer les âmes à la foi, mais qui furent insuffisantes pour la créer en elles. Jésus, encouragé par ce bon accueil, voulut poursuivre son voyage en Galilée, jusqu’à Cana, où son séjour précédent pouvait avoir préparé les esprits à recevoir sa parole. C’est ce que l’évangéliste veut faire sentir en rappelant que c’est là qu’il changea l’eau en vin. (Jn 2, 1) Un officier royal peut désigner tout fonctionnaire, civil ou militaire. Il s’agit ici d’un serviteur d’Hérode Antipas, qui régnait sur la Galilée et auquel on donnait le titre de roi bien qu’il ne portât officiellement que celui de tétrarque.

La confiance de cet homme, qui pourtant ne fut pas encore disciple de Jésus, s’explique, soit par ce miracle de Cana, dont il fut informé, soit par la connaissance qu’il avait eue, lui aussi, de tout ce que Jésus fit à Jérusalem. Mais cette confiance s’explique mieux encore par l’angoisse de son cœur de père. Il pria Jésus de descendre parce que Cana était situé dans la montagne. Tous recherchèrent des miracles, et Jésus voulut qu’ils crussent en lui par sa parole, qui mit la vérité en contact immédiat avec leur âme. Il ne nia pas la valeur de ses miracles pour préparer la foi ; il y fit appel lui-même.

Le père ne se laissa pas rebuter par ce qu’il y eut de sévère dans les paroles de Jésus ; mais, dans son angoisse, il insista, avec émotion et le supplia instamment: «Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive» (Mc 5, 23) Aussi Jésus répondit à sa confiance en lui accordant plus qu’il ne demanda. Sans aller avec lui à l’instant même, il lui annonça la guérison de son fils par cette parole souveraine : «Va, ton, fils vit.» Cette manière d’agir de Jésus constitua une nouvelle épreuve pour la foi naissante de l’officier, puisqu’il dut s’en retourner en n’emportant qu’une parole.

Comme il descendit vers le lac de Tibériade, les serviteurs accoururent pleins de joie au-devant de leur maître, afin de lui apprendre plus tôt la bonne nouvelle. Ils se servirent, pour la lui annoncer, des mêmes termes qu’employa Jésus, et qui signifièrent : Non seulement il n’est pas mort, mais il est guéri. Le père eut la joyeuse certitude de la guérison de son fils, mais il voulut s’assurer si la parole de Jésus à laquelle il avait cru en fut la cause unique ; cette constatation acheva d’affermir sa foi. La septième heure, selon la manière juive de diviser le jour, indique une heure après midi.

Dans ce cas, le père eut le temps de retourner de Cana à Capharnaüm le jour même, la distance étant de six à sept heures de marche et l’angoisse de son cœur devant accélérer sa course. Aussi quand les serviteurs parlèrent de la guérison comme accomplie la veille, ils s’exprimèrent à la manière des Juifs, qui après six heures du soir désignèrent le jour écoulé comme le jour d’hier. Il crut à la parole de Jésus, dont il reconnut la puissance divine, mais il crut en Jésus lui-même, comme Messie et Sauveur. Et toute sa maison, sa famille entière et ses serviteurs, partagèrent sa foi. Le plus grand et plus précieux pour ce père que la guérison de son fils.

 Diacre Michel Houyoux

Complément

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Samedi de la troisième semaine du Carême – Année Paire

Posté par diaconos le 9 mars 2024

The Parable of the Publican and the Pharisee / OrthoChristian.Com

# Le Pharisien et le Publicain est une parabole transmise par Jésus-Christ dans l’Évangile selon Luc. Elle aborde les sujets de la justice et de l’humilité. Dans le domaine de l’exégèse biblique, elle fait partie du Sondergut de cet évangile. Pour le docteur de l’Église Jean Chrysostome, dans son homélie n°2 sur la conversion, justice et humilité sont les deux valeurs défendues par Jésus-Christ dans cette parabole. L’archevêque se place en personne critique envers le pharisien et clame : « Misérable sois-tu, toi qui oses porter un jugement sur la terre… As-tu encore besoin de condamner ce publicain… Que de suffisance dans ces paroles !… Pourquoi manifester un tel orgueil ? ». Jean Chrysostome conclut : « t, pour avoir fait preuve d’humilité, le publicain fut justifié et il s’en allait, le cœur renouvelé d’une justice retrouvée» .

Le dimanche du Pharisien et du Publicain est une célébration des Églises orthodoxes et Églises catholiques de rite byzantin qui a lieu dix semaines avant Pâques et marque le débute du cycle liturgique pascal du rite orthodoxe La parabole du Pharisien et du Publicain célèbre l’humilité, l’ouverture aux autres et à la Grâce divine ; elle débute la période du petit Carême

Le dimanche du Pharisien et du Publicain est une célébration des Églises orthodoxes et Églises catholiques de rite byzantin qui a lieu dix semaines avant Pâques et marque le débute du cycle liturgique pascal du rite orthodoxe La parabole du Pharisien et du Publicain célèbre l’humilité, l’ouverture aux autres et à la Grâce divine ; elle débute la période du petit carême.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » (Lc 8, 9-14)

Parabole du pharisien et du publicain

Jésus proposa une parabole à quelques hommes qui s’estimèrent justes et qui méprisèrent les autres : Un pharisien et un péager montèrent au temple pour prier. Le pharisien, se présentant avec assurance, rendit grâces à Dieu, d’abord de tout le mal qu’il ne fit pas, puis de tout le bien qu’il fit. Jésus mit en présence ces deux hommes dont les dispositions morales furent aux deux pôles extrêmes de la vie religieuse, et leur fit exprimer clairement leurs pensées. En aucune occasion l’homme ne révéla plus distinctement ce qui remplit son cœur que dans la prière.

Le péager montra par son attitude qu’il fut profondément humilié devant Dieu, et pria ainsi : «Ô Dieu ! sois apaisé envers moi qui suis pécheur ! » Sur quoi Jésus déclara que celui-ci fut justifié devant Dieu et non pas celui-là. Car quiconque s’élève sera abaissé. Cette parabole, particulière à Luc fut sans relation apparente avec l’enseignement renfermé dans celle-ci. Elle fut provoquée par quelque manifestation de propre justice qui attira l’attention de Jésus et de son entourage.

Le pharisien, voulant se juger, prit pour mesure, non pas la loi de Dieu, mais le reste des hommes ; et ces hommes, il exagéra leurs vices jusqu’à la calomnie, car ils ne furent pas tous comme il les décrivit. Enfin, son dernier mot exprima un profond mépris pour le péager. «Le pharisien fit deux classes d’hommes : dans l’une il jeta tout le genre humain ; l’autre, la meilleure, il l’occupa tout seul» (Bengel) Jeûner deux fois la semaine (le lundi et le jeudi), et donner la dîme de tous ses revenus, tel fut le devoir de tout Israélite. Le pharisien l’eut rempli, mais il s’en fit un titre de propre justice devant Dieu et de gloire devant les hommes.

Il alla au temple pour prier et il ne demanda rien rien. Sa prière consista à énumérer d’abord le mal qu’il ne fit pas, puis le bien qu’il fit ; mais tout cela considéré dans des actes purement extérieurs, dans lesquels ni la conscience ni le cœur ne furent présents. Tout, dans ce péager, dénota la plus profonde repentance de ses péchés, son attitude aussi bien que ses paroles. Il se tint à distance du sanctuaire ; il n’osa pas même lever ses regards vers le ciel, de peur d’y rencontrer son Juge ; il se frappa la poitrine, en signe de profonde douleur.

Quant à sa prière, elle fut une humble confession et une ardente supplication. Elle n’usa pas de beaucoup de paroles, elle fut un cri de l’âme. Le péager, en s’en retournant, emporta dans son cœur la douce assurance du pardon de tous ses péchés, avec la paix de Dieu. «C’est une tournure hébraïque, équivalant à une négation, Il est bon de se confier en l’Éternel plutôt que dans l’homme, plutôt que dans les princes, c’est-à-dire qu’il n’est pas bon de se confier en l’homme, dans les princes.» (Luther)

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article→ Quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé

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◊ Hiéromoine A.S. : cliquez ici pour lire l’article → Homélie pour le samedi de la troisième semaine du Carême

◊ Séminaire orthodoxe russe en France : cliquez ici pour lire l’article → Homélie pour le samedi de la troisième semaine du Carême

Vidéo Père Michel Marie Zanotti Sorkine : cliquez ici → https://youtu.be/7WfknkWqmZ4

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Vendredi de la troisième semaine du Carême – Année Paire

Posté par diaconos le 7 mars 2024

Vendredi de la troisième semaine du Carême – Année Paire    dans Bible

# Le Grand Commandement (ou Premier Commandement) est un double précepte donné par Jésus-Christ et qui apparaît dans les évangiles synoptiques sous trois formes différentes. Le Grand Commandement réunit deux préceptes de l’Ancien Testament : «Écoute, Israël : Yahweh, notre Dieu, est seul Yahweh. Tu aimeras Yahweh, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.» (Dt 6, 4-5) et «Tu aimeras ton prochain comme toi-même.» (Lv 19, 18). Le Catéchisme de l’Église catholique de 1992 en vigueur rappelle qu’il s’agit du premier des commandements (§2196) pour les catholiques. Cette double monition se reflète aussi dans la devise duale de l’Ordre souverain de Malte – Défense de la foi et assistance aux pauvres)

Emmanuel Kant se référa à ce Grand Commandement à la partie IV, section 1 de son ouvrage : «La religion chrétienne comme religion naturelle, comprend tous les devoirs, sous une prescription générale, qui concerne aussi bien les relations morales internes que les relations morales extérieures des personnes, savoir : fais ton devoir par nul autre motif que par amour immédiat de ce devoir, c’est-à-dire aime Dieu, aime celui qui décrète tous les devoir par-dessus tout ; 2°. sous une prescription particulière, qui concerne les rapports extérieurs avec les autres personnes, et constitue un devoir universel, savoir : aime chacun comme toi-même, c’est-à-dire contribue à leur bien-être par bienveillance immédiate et non par des mobiles intéressés ; ces préceptes ne sont pas des injonctions morales, mais des prescriptions de la sainteté à laquelle nous devons aspirer, et par rapport à laquelle la simple aspiration s’appelle vertu.»

La seconde partie du Grand Commandement exprime avec concision la règle d’or de l’éthique de réciprocité. La Règle d’or est une éthique de réciprocité dont le principe fondamental est énoncé dans presque toutes les grandes religions et cultures : «Traite les autres comme tu voudrais être traité» ou «Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse». Cette forme de morale universelle se retrouve aussi bien dans les préceptes philosophiques de l’Égypte antique et de l’Antiquité grecque que dans les religions orientales (hindouisme, bouddhisme, taoïsme, confucianisme…), proche-orientales ou occidentales (judaïsme, christianisme, islam) ou encore dans l’humanisme athée.

La formulation la plus répandue de la Règle d’or en Occident est : «Tu aimeras ton prochain comme toi-même», commandement de la Torah ou Ancien Testament exprimé dans le Lévitique (Lv 19,18), développé à l’époque de Jésus de Nazareth par le rabbin Hillel et par les milieux pharisiens, et que Jésus cite (Mt 22, 37-40 comme étant l’essence des six commandements du Décalogue qui se rapportent aux relations humaines (Ex 20,12-17)

# La Règle d’or est une éthique de réciprocité dont le principe fondamental est énoncé dans presque toutes les grandes religions et cultures : «Traite les autres comme tu voudrais être traité » ou « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ». Cette forme de morale universelle se retrouve aussi bien dans les préceptes philosophiques de l’Égypte antique et de l’Antiquité grecque que dans les religions orientales (hindouisme, bouddhisme, taoïsme, confucianisme…), proche-orientales ou occidentales (judaïsme, christianisme, islam) ou encore dans l’humanisme athée.

La formulation la plus répandue de la Règle d’or en Occident est «Tu aimeras ton prochain comme toi-même», commandement de la Torah ou Ancien Testament exprimé dans le Lévitique» (Lv 19, 18), développé à l’époque de Jésus de Nazareth par le rabbin Hillel et par les milieux pharisiens, et que Jésus cita (Mt 22, 37-40) comme étant l’essence des six commandements du Décalogue qui se rapportent aux relations humaines (Ex 20 12-17). Cette règle constitue une source d’inspiration essentielle pour l’approfondissement du concept moderne des droits de l’homme. «Tu aimeras ton prochain comme toi-même»,est une règle présentée par Hillel, vers le début de l’ère chrétienne, avant les enseignements de Jésus de Nazareth. «Ce que tu ne voudrais pas que l’on te fît, ne l’inflige pas à autrui» C’est là toute la Torah, le reste n’est que commentaire.

Maintenant, va et étudie. – Talmud de Babylone, traité Shabbat 1a, à un homme qui lui demanda de lui expliquer le sens de la Torah : «Le temps de rester debout sur un pied». C’est cette règle que l’on trouve initialement dans le livre de Tobi (Tb 4, 15). Sous une forme primitive, la loi du talion fut un progrès dans la mesure où elle s’opposa à la vengeance incontrôlée et disproportionnée. La vengeance ne fut pas condamnée mais dut être juste : «Ne fais aux autres que ce qu’ils t’ont fait».

# La charité est synonyme de justice dans le judaïsme, selon le Commandement divin, et s’inscrit dans le principe de la Tsédaka. Elle désigne, selon la théologie chrétienne, l’amour de l’homme pour Dieu, pour lui-même et dans l’amour du prochain comme créature de Dieu. La charité est en outre définie comme l’une des trois vertus théologales du christianisme (aux côtés de la foi et de l’espérance). Dans le langage ordinaire, la charité est une vertu qui porte à désirer et à faire le bien pour autrui. Elle rend donc service aux gens en des actes inspirés par l’amour du prochain.

Le concept de hessed (charité, bonté, amour de Dieu et du prochain) apparaît 246 fois dans la Torah. Pour autant, le hessed s’inscrit dans le principe juif plus large de Tsedaka qui signifie : justice et droiture, et qui est une mitsva, qui est un commandement et une bonne action que le Juif doit accomplir tout au long de sa vie. Il relève de l’ensemble des Gemilut Hassidisme et de hessed qui constituent les actes de bienfaisance dont le Juif doit s’acquitter. La charité est la vertu reine des vertus : l’amour de Dieu et du prochain. Dans une perspective chrétienne, elle est la vertu théologale par laquelle on aime Dieu par-dessus toute chose pour lui-même, et son prochain comme soi-même pour l’amour de Dieu.

De l’Évangile selon Marc

Elle assure et purifie la puissance humaine d’aimer et l’élève à la perfection surnaturelle de l’amour divin. Paul de Tarse en a donné une définition dans la Première épître aux Corinthiens au chapitre 13. Dans la tradition iconographique chrétienne, l’allégorie de la Charité est souvent celle d’une jeune femme allaitant des nourrissons. Les peintres italiens de la Renaissance représentent également la Charité sous les traits d’une jeune femme donnant le sein à un vieillard décharné, ce qui correspond au thème de la Charité romaine.

En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force»

Voici le second : «Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là.» Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices.» Jésus, voyant quil avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu.» Et personne n’osait plus l’interroger. (Mc 12, 28b- 34)

Le commandement de l’amour

Selon Matthieu, un scribe serait venu à Jésus, envoyé par les pharisiens et lui aurait proposé sa question pour le tenter ou l’éprouver. Quant à la citation, faite par Jésus, du grand commandement de l’amour, Marc seul la fit précéder de ces mots : «Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est un seul Seigneur.» (Dt 6, 4-5)

À ces trois termes, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, qui se trouvent dans Matthieu, Marc ajouta : de toute ta force, conformément à l’hébreu, qui, par contre, ne renferme pas le mot de pensée. Le commandement concernant l’amour du prochain est cité ici d’après Lévitique 19, 18. La réponse du scribe et l’approbation que Jésus lui donna ne se trouvent que dans Marc.

Le scribe releva le principe de l’unité de Dieu, rappelée par Jésus. Dans son énumération des facultés de l’âme qui toutes doivent être pénétrées de l’amour de Dieu, le scribe remplaça le mot de pensée par celui d’intelligence, par où il entendit cette raison supérieure et morale qui pénètre et embrasse tout entier le rapport de l’homme et de Dieu, unis par l’amour.

Jésus, qui lisait dans le cœur de ce scribe et connaissait la sincérité et le sérieux des paroles qu’il venait de prononcer, pouvait, afin de l’encourager, lui rendre ce témoignage, et il le lui rendit avec d’autant plus de joie et d’amour que son interlocuteur appartenait à une classe d’hommes généralement opposés à son enseignement. N’être pas éloigné du royaume de Dieu, c’est en être proche, mais n’y être pas entré encore.

Matthieu fit cette même observation à la suite de la question sur l’origine du Christ. Marc la plaça à la suite de l’entretien sur le plus grand commandement. Cet entretien fit une vive impression sur les adversaires, puisque l’un des leurs venait de se déclarer  d’accord avec Jésus sur le point central de la vraie religion.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →En mémoire de Charles Lwanga et de ses compagnons martyrs

Liens avec d’autres cites Web chrétiens

Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Quel est le premier de tous les commandement ?

Pasteur John Piper : cliquez ici pour lire l’article → Comment pouvons-nous nous aider les uns les autres à combattre les désirs impurs ?

Vidéo Lectio Divina : cliquez ici → https://youtu.be/ya-Ohi_Z4-s

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