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Mardi du trente novembre 2021

Posté par diaconos le 30 novembre 2021

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Jésus leur dit :  » Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes »

Michel Houyoux

   Michel Houyoux, Professeur retraité (Physique, chimie et biologie) du Collège saint Stanislas à Mons (Belgique) et diacre permanent (Province de Namur (Belgique)
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# Le terme de pêcheur d’hommes est, selon l’Évangile selon Luc, celui qu’utilise Jésus-Christ avant d’être ressuscité, au bord du lac de Génésareth. Il exhorte ainsi ses disciples à « jeter leurs filets » pour convertir les humains à la « Bonne nouvelle ».
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Il faut se référer à la première pêche miraculeuse ainsi qu’à la deuxième pêche miraculeuse pour comprendre la métaphore évoquée par Jésus. Benoît XVI, en s’adressant aux évêques, précise que les termes « pêcheur d’hommes » désignent le fait qu’il faut jeter les filets de l’Évangile afin que les humains adhérent au Christ1, « pour les tirer, pour ainsi dire, hors des eaux salées de la mort et de l’obscurité dans laquelle la lumière du ciel ne pénètre pas » .
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Grégoire le Grand, quelques siècles plus tôt, a abordé le sujet dans son homélie 24 consacrée entièrement au deuxième épisode de la pêche. Il y précise qu’après la conversion, après avoir été pris dans les filets, il ne faut pas revenir aux péchés, mais suivre les vertus. Être pêcheur d’hommes consiste à faire suivre une vie meilleure à son prochain. La foi en Jésus-Christ se réfère à l’histoire de Jésus de Nazareth,
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Juif de Galilée, qui apparaît au ier siècle dans le cercle de Jean le Baptiste avant de s’engager, entouré de quelques disciples, dans une carrière de prédication itinérante d’un à deux ans et demi, essentiellement en Galilée, en pratiquant guérisons et exorcismes. Il suscita engouement et ferveur, s’attirant la méfiance des autorités politiques et religieuses, avant d’être arrêté, condamné et crucifié vers l’an 30 à Jérusalem pendant la fête juive de la Pâque, sous l’administration du préfet Ponce Pilate. 
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Le Papyrus P52, recto. Daté de la première moitié du deuxième siècle, ce document qui contient deux passages de l’Évangile selon Jean est le plus ancien exemplaire connu du Nouveau Testament. Dans les premières décennies qui suivent la mort de Jésus de Nazareth vers 30, ses disciples vont se constituer en petites communautés autour de deux croyances : celle que Jésus était le messie attendu par les juifs, et celle qu’il était ressuscité et était apparu à un certain nombre de témoins.
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Ce « mouvement des disciples de Jésus », par ses croyances en la messianité et la résurrection de Jésus, constitue alors une secte particulière au sein du judaïsme. La foi en Jésus-Christ est marquée dès ses débuts par la prédication de Paul de Tarse, l’apôtre des gentils » qui n’a pas connu le Jésus historique, mais qui affirme l’avoir vu après sa résurrection.
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Le Messie médiateur et rédempteur Le Messie (de l’hébreu מָשִׁיחַ — mashia’h) désigne dans le judaïsme l’oint du Seigneur, c’est-à-dire la personne consacrée par le rituel de l’onction effectué par un prophète. Christos est, en grec, une traduction littérale du mot mashia’h utilisé dans la Septante.

De l’évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,    comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs.

   Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »  Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets.

Il les appela. Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela.    Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent. (Mt 4, 18-22)

Les soucis du siècle et la séduction des richesses

« D’autres personnes qui reçoivent la semence parmi les épines, ce sont celles qui entendirent la parole  » (Mc 4, 18) Les épines représentèrent d’après Matthieu les soucis du siècle et la séduction des richesses ; à ces deux causes de stérilité Luc ajouta les voluptés de la vie et Marc les convoitises des autres choses, ou les autres genres de convoitises.

Une seule de ces passions, persistant dans le cœur, suffisait pour étouffer la parole et la rendre infructueuse. Combien plus quand plusieurs ou toutes entrant dans le cœur étoufferont ensemble la parole.

Ils ne l’entendirent pas une seule fois. Mais souvent, depuis longtemps, ce qui fit qu’en eux la semence eut le temps de grandir, de donner les plus belles espérances et ce ne fut que plus tard que les épines grandissant aussi, l’étouffèrent. Les fruits de la semence avec les fruits de la parole dans la vie religieuse et morale de ceux qui l’ont entendue, a quelque chose de solennel et de frappant.

« Jésus il leur disait : Apporte-t-on la lampe pour la placer sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour la placer sur le pied de lampe ? » (Mc 19, 22)  Cette image, riche en significations diverses, revient fréquemment dans les évangiles de Matthieu et de Luc, parce que Jésus l’employait souvent dans ses discours, et cela, dans des applications différentes.

Ici il voulut enseigner à ses disciples que la connaissance des vérités de son royaume, qu’il leur communiqua par ses paraboles, ils ne durent pas la cacher à d’autres mais la publier au grand jour. Et tel est le devoir de chaque chrétien.

« Ne pensez pas que ce que je vous confie maintenant en secret, doive rester toujours caché ; j’allume en vous la lumière, afin que, par votre ministère, elle dissipe les ténèbres dans le monde entier. » (Erasme) Cette parole a même une portée plus générale. Tout ce qui reste caché à l’homme dans ce monde ne lui est voilé que pour lui être un jour pleinement révélé.

« Cela a lieu graduellement dans le siècle présent et s’accomplira pleinement quand la lumière éclairera toutes choses » (1 Co. 4-5)- Bengel

Diacre Michel Houyoux

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◊ Diacre Yves Fortin : cliquez ici pour lire l’article → Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes

◊ Jean Jaques Sanza : cliquez ici pour lire l’article → Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes

Prédication du pasteur Elian Cuvillier

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Samedi de la vingt-trosième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire de la férie

Posté par diaconos le 11 septembre 2021

Évangile du jour — Matthieu 7:15 | L'Évangile de Dieu

# L’Antéchrist est une figure commune à l’eschatologie chrétienne et islamique, mais dans un sens différent. Elle apparaît dans les épîtres de Jean et dans la deuxième épître aux Thessaloniciens de Paul de Tarse sous des formes variables mais puise ses origines dans la notion d’« anti-messie » déjà présente dans le judaïsme. Le terme désigne parfois un individu — souvent monstrueux —, parfois un groupe ou un personnage collectif. Cette figure d’imposteur maléfique qui tente de se substituer à Jésus-Christ a nourri de nombreuses spéculations et interprétations dès les premiers développements du christianisme à travers la littérature patristique, qui se sont enrichies encore au fil des siècles, situant l’intervention de l’Antéchrist lors des dernières épreuves précédant la fin du monde.
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Dans l’islam, diverses traditions prophétiques (hadiths) mettent en scène al-Dajjâl (« l’Imposteur ») — l’équivalent de l’Antéchrist — dont la venue est un point déterminant de l’eschatologie musulmane. Il apparaît à la fin des temps et doit être éliminé par le prophète Îsâ (Jésus) lors de son retour. Les traditions sont nombreuses à ce sujet et varient selon les confessions et les commentateurs4. Nombre de personnages, de personnalités, voire d’entités, sont assimilés à l’Antéchrist au cours des siècles et jusqu’à nos jours, essentiellement dans des contextes ou épisodes eschatologiques et millénaristes.
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Le terme « antéchrist » n’apparaît pas dans les textes chrétiens de base qui constituent le socle de l’enseignement chrétien sur la fin des temps : il n’apparaît ni dans le Livre de Daniel, ni dans l’évangile selon Matthieu dans la discussion de Jésus sur les signes « de la fin du monde » (qui n’emploie d’ailleurs jamais le terme au cours de son ministère), ni dans la deuxième épître aux Thessaloniciens, ni dans l’Apocalypse de Jean. L’Homme du Péché, l’ Homme de l’Impiété, l’Homme sans Loi ou l’Impie a ainsi reçu différents noms au fil du temps, désignant tantôt un individu, tantôt un groupe ou un personnage collectif. Le texte le plus influent concernant la construction de la figure de l antéchrist – la Deuxième épître aux Thessalonicien3 – ne le connaît d’ailleurs pas sous ce nom .
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Les mots antéchrist et antéchrists dans la Bible de Jérusalem n’apparaissent que cinq fois dans la Bible, dans deux des trois épîtres de Jean. Lors des guerres de Religion, catholiques et protestants utilisèrent le nombre de la Bête, les uns comme les autres, pour s’accuser mutuellement d’incarner l’Antéchrist. Un certain Petrus Bungus, catholique, s’efforça de démontrer que 666 était synonyme de Luther selon l’alphabet numéral latin : LVTHERNVC = 30 + 200 + 100 + 8 + 5 + 80 + 40 + 200 + 3 = 66636. En sens inverse, les Réformés assimilèrent le pape, c’est-à-dire le « vicaire du Fils de Dieu » (Vicarius Filii Dei), au nombre de la Bête, selon le calcul suivant : VICarIUs fILII DeI = 5 + 1 + 100 + 1 + 5 + 1 + 50 + 1 + 1 + 500 + 1 = 66636.
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De l’évangile selon Luc

43 Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. 44 Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. 45 L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.

46 Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ? 47 Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. 48 Il ressemble à celui qui construit une maison. Il a creusé très profond et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pas pu l’ébranler parce qu’elle était bien construite.

49 Mais celui qui a écouté et n’a pas mis en pratique ressemble à celui qui a construit sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est précipité sur elle, et aussitôt elle s’est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. » (Lc 6, 43-49)

Chaque arbre se reconnaît à son fruit

 Jésus avait dit : « Gardez-vous des faux prophètes ! » Et ce fut à leur sujet qu’il indiqua le signe certain auquel on pourra les reconnaître : les fruits. Luc appliqua cette comparaison à l’homme aveuglé et hypocrite qui voulut corriger son frère, tandis qu’il eut lui-même des défauts plus graves. Comment put-il prétendre faire du bien à son frère, tant qu’il produisait de mauvais fruits ?

On voit souvent en Palestine, derrière les haies d’épines et de ronces, des figuiers tout enguirlandés des jets grimpants de ceps de vigne. ( Godet)

Chaque arbre se reconnaît à son propre fruit. Jésus dit : « C’est du cœur que procèdent les sources de la vie, c’est-à-dire le bien ou le mal. ». Les paroles et d’une manière générale tous les actes que nous accomplissons, procèdent du cœur. Ici cette pensée se rattache à l’avertissement donné à l’homme qui a la prétention d’enseigner son frère. Dans Matthieu la même sentence se retrouve, mais appliquée à des hommes qui abusaient de la parole pour blasphémer contre le Saint-Esprit. Il est un grand nombre de ces sentences courtes et pénétrantes que Jésus prononça à plus d’une reprise.

« Mais pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur, et ne faites-vous pas ce que je dis ? »  Là, Jésus insiste sur ce reproche sévère et cite des exemples de la manière dont on peut encourir cette terrible responsabilité. Il a seul ces mots solennels : Tout homme qui vient à moi et entend. Ce’ fut à chacun de ses auditeurs qu’incombait la responsabilité des effets produits par la parole divine. Quelle autorité il y a dans cette pensée ! Comme Jésus avait la conscience que ses paroles étaient les paroles de Dieu même !

Il y a sur les terrains en pente qui entourent le lac de Génézareth des coteaux où une couche de terre (Luc) ou de sable (Matthieu) peu épaisse recouvre le rocher. L’homme prudent creuse à travers ce terrain meuble et creuse même profondément jusqu’au roc ( Godet)

Malheur à qui s’arrête à la superficie ! Les éléments qui menacèrent cette maison furent, selon Luc, une inondation, formant un torrent descendant des montagnes. Matthieu fut plus complet et plus pittoresque : « C’est la pluie qui tombe, les torrents qui débordent, les vents qui soufflent et se précipitent sur cette maison. Tout cela n’a pas même pu l’ébranler, parce qu’elle était bien bâtie. » L’homme imprudent bâtit sur la terre (Luc) ; Matthieu, plus expressif : sur le sable.

Une âme perdue, une seule, c’est une grande ruine, aux yeux de Dieu. Voilà la solennelle pensée sous l’impression de laquelle Jésus laisse ses auditeurs en terminant ce discours. Chacun d’eux, à l’ouïe de cette dernière parole, entend, en quelque sorte, le fracas de cet édifice qui s’écroule et doit se dire : Ce désastre sera le mien, si je suis inconséquent ou hypocrite.( Godet)

Diacre Michel Houyoux

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◊ Matthieu Giralt : cliquez ici pour lire l’article →  Et si on avait tout faux? Comment faire des choix de vie centrés sur l’Évangile

◊  Interprète de la parole divine : cliquez ici pour lire l’article →  Prophètes dans le Proche-Orient ancien

  Prédication de Luc Warnon : « On reconnait un arbre à son fruit »

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Sacré-Cœur de Jésus — Année B

Posté par diaconos le 11 juin 2021

Un des soldats lui perça le côté, et il en sortit du sang et de l’eau

Sacré-Cœur de Jésus — Année B dans Catéchèse Berswordt-Altar-Mitte

# Le Sacré-Cœur est une dévotion au cœur de Jésus-Christ, en tant que symbole de l’amour divin par lequel Dieu a pris la nature humaine et a donné sa vie pour les hommes1. Cette dévotion est particulièrement présente au sein de l’Église catholique mais aussi, quoiqu’à moindre échelle, dans l’Église anglicane et dans certaines Églises luthériennes. Elle met l’accent sur les concepts d’amour et d’adoration voués au Christ.

La solennité du Sacré-Cœur a été instituée par le pape Clément XIII en 1765 et étendue à toute l’Église catholique par le pape Pie IX en 1856. L’extension de cette dévotion dans l’Église catholique à partir du XVIIe siècle vient des révélations d’une visitandine de Paray-le-Monial, Marguerite-Marie Alacoque, qui a affirmé l’avoir reçue du Christ lui-même lors de différentes apparitions entre 1673 et 1675.

Plus tard, à partir du XIXe siècle, elle provint des révélations d’une autre religieuse catholique, la mère supérieure du couvent de la congrégation du Bon Pasteur de Porto, Marie du Divin Cœur Droste zu Vischering, qui demanda au pape Léon XIII qu’il consacra le monde entier au Sacré-Cœur de Jésus. La tradition catholique associe le Sacré-Cœur aux actes de réparation dédiés au Christ.

Dans son encyclique Miserentissimus Redemptor, Pie XI a indiqué : « L’esprit d’expiation ou de réparation a toujours tenu le premier et principal rôle dans le culte rendu au Sacré-Cœur de Jésus ». La dévotion au Sacré-Cœur est parfois pratiquée au sein des Églises orthodoxes, où elle reste un point de controverse, étant perçue comme un exemple de latinisation liturgique.

Le Sacré-Cœur est souvent représenté, dans l’art chrétien, sous la forme d’un cœur enflammé brillant d’une lumière divine, saignant car ayant été percé par la lance du soldat romain Longinus, entouré d’une couronne d’épines et surmonté d’une petite croix. Parfois, le cœur est centré sur le corps du Christ, avec ses mains transpercées dirigées vers lui, comme s’il allait l’offrir à la personne qui se tient devant lui.

Les blessures et la couronne d’épines font allusion aux conditions de la mort de Jésus-Christ, alors que le feu symbolise le pouvoir transformateur de l’amour. Pendant les premiers siècles du christianisme, dans l’Antiquité, le cœur ne symbolisait pas tant l’organe de l’affectivité et des émotions [réf. nécessaire], comme il le fait aujourd’hui, que le siège de toute activité mentale, de façon indifférenciée.

Au XVIIe siècle, saint Jean Eudes (1601-1680) mit en place les éléments d’un culte du cœur de la Vierge Marie, puis de celui de Jésus .Sœur Anne-Madeleine Rémusat (1696-1730) fut une propagatrice de la dévotion au Sacré-Cœur. Pour arrêter la peste à Marseille, Monseigneur de Belsunce, sous l’inspiration de cette religieuse, plaça la ville de Marseille et son diocèse sous la protection du Sacré-Cœur, lors d’une messe célébrée le 1er novembre 1720.

De l’évangile selon Jean

31 Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. 32 Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.

33 Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, 34 mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et  ussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. 35 Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. 36 Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. 37 Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé. (Jn 19, 31-37)

L’eau serait le symbole du Saint-Esprit et le sang le moyen de notre rédemption

Ce sabbat était grand, solennel, parce que c’était aussi le premier jour de la fête de Pâque. Les Juifs ne devaient pas laisser un criminel passer la nuit sur le gibet. Les Romains de leur côté, avaient l’usage, très anciennement déjà, d’abréger le supplice des crucifiés en leur brisant les jambes ou en les tuant à coups de bâton.

C’est l’exécution de cette mesure que demandèrent à Pilate ces mêmes chefs du peuple qui, avec l’odieuse hypocrisie dont ils donnèrent tant de preuves dans cette histoire, observèrent les prescriptions de leur loi, tout en commettant le plus grand des crimes.  Les soldats s’approchèrent des crucifiés, car c’étaient  les mêmes soldats qui procédèrent à l’exécution.

Jean constata avec bonheur que Jésus ne fut pas mutilé, que cette dernière barbarie, ce dernier outrage lui furent épargnés ; et qu’ainsi une prescription de l’Écriture fut accomplie d’une manière admirable.  Les soldats virent que Jésus était déjà mort ; mais l’un d’eux voulut élever cette présomption jusqu’à la certitude. C’est pourquoi il perça de sa lance le côté de Jésus, en sorte qu’il ne pût lui rester absolument aucun doute.

On vit alors sortir de cette plaie du sang et de l’eau. Ce fait occupa singulièrement les interprètes. Les uns y virent un phénomène naturel et se livrèrent à des dissertations physiologiques pour en démontrer la possibilité ; les autres, depuis les Pères jusqu’à nos jours, prétendant que le fait ne put être ainsi expliqué, lui attribuèrent un caractère miraculeux et en déduisirent diverses conclusions dogmatiques.

L’eau serait le symbole du Saint-Esprit et le sang le moyen de notre rédemption, ou même l’eau un symbole du baptême et le sang représenterait la sainte cène. Mais Jean ne songea pas  à ces allégories, puisqu’il se borna à attester le fait avec solennité sans ajouter aucune réflexion qui autorisa l’interprétation symbolique du phénomène.

D’autres pensèrent que Jean, en rapportant ce fait, avait pour but de fournir une preuve incontestable de la réalité de la mort de Jésus. L’apparition du sang et de l’eau fut un phénomène extraordinaire, qui fut en dehors des lois de la physiologie. Jean le signala parce qu’il y vit la preuve que le corps de Jésus qui n’avait pas commis de péché, échappant à la dissolution, qui commença aussitôt après la mort, était déjà entré dans la voie de la glorification.

Telle fut l’explication de Monsieur Godet et de quelques autres interprètes. Pour donner plus de solennité à cette déclaration, Jean parla de lui-même à la troisième personne, comme d’un témoin oculaire : « Celui qui l’a vu », puis il affirma à deux reprises la vérité de son témoignage. Enfin, il déclara que le but de son récit fut d’amener ses lecteurs à la foi, ou d’y affermir ceux qui déjà ont cru : « Afin que vous croyiez.’

Croire ; il s’agit de la foi au Christ Sauveur. D’où il résulta que cette solennelle déclaration ne se rapporta pas à l’apparition du sang et de l’eau, mais aux deux faits que Jean  rapporta, et qui, accomplissant d’une manière remarquable les deux prophéties rappelées, étaient propres à confirmer la foi en la messianité de Jésus chez un Israélite attaché aux Écritures.

Ces choses furent les deux faits racontés et dans lesquels Jean vit un accomplissement de l’Écriture. Selon les prescriptions de la loi relatives à l’anneau pascal, aucun de ses os ne devait être rompu. Cet agneau, dont le sang avait sauvé Israël de la destruction, était consacré à l’Éternel, il ne devait, en aucune manière, être profané.

Jean comme Jean-Baptiste,  comme l’apôtre Paul, vit dans l’agneau pascal le symbole de  l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Et il constata que, par sa mort, Jésus réalisa ce symbole Jusque dans cette circonstance spéciale que ses membres ne furent pas brisés. Ce qui rendit l’analogie entre le symbole et la réalité complète, ce fut que Jésus mourut à la fête de Pâque, dont l’immolation de l’agneau était le point central.

Jean ne fait pas allusion au psaume 34, car ce passage exprime l’espérance que la vie même du juste sera conservée, et non seulement que son cadavre sera respecté.La parole de l’Écriture que Jean cita comme accomplie par le coup de lance du soldat romain et comme devant s’accomplir encore dans la suite fut de  Zacharie 12, 10.

Jean appliqua au Messie, représentant de Dieu, ce qui, dans l’Ancien Testament, fut dit de Jéhovah, l’Éternel. Dans ce passage le prophète décrit un grand mouvement d’humiliation qui se produisit parmi le peuple. Jean prévit de même un jour où les Juifs repentants regarderont avec foi à Jésus qu’ils crucifièrent.

Diacre Michel Houyoux

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◊Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Vendredi de la 11e semaine, année impaire

◊ Diocèse catholique de Valleyfield  : cliquez ici pour lire l’article → Fête du Sacré-Coeur-de-Jésus, 11 juin 2021

  Jacques Gauthier  : « L »amour du cœur de Jésus »

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Dimanche de la onzième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 7 juin 2021

La plus petite de toutes les semences, quand elle grandit, elle dépasse toutes les plantes potagères

« C’est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle grandit, elle dépasse toutes les plantes potagères »

 

# Le Parabole du semeur (parfois appelé le Parabole des sols) est un parabole de Jésus trouvé dans Matthieu 13: 1–23, Marc 4: 1–20, Luc 8: 4-15 et le Évangile de Thomas, logion 9. Jésus parla d’un fermier qui sème des graines sans discernement. Certaines graines tombent sur le chemin sans terre, certaines sur un sol rocheux avec peu de terre, d’autres sur un sol contenant des épines et d’autres sur un bon sol. Dans le premier cas, la graine est emportée ; dans les deuxième et troisième sols, la graine ne produit pas de récolte; mais quand il tombe sur un bon sol, il pousse et donne trente, soixante ou cent fois.
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Jésus expliqua à ses disciples que la semence représente l’Évangile, le semeur représente quiconque le proclame, et les différents sols représentent les réponses des gens à cela. Jésus parle d’un fermier qui sème des graines sans discernement. Certaines graines tombent sur le chemin sans terre, certaines sur un sol rocheux avec peu de terre, d’autres sur un sol contenant des épines et d’autres sur un bon sol. Dans le premier cas, la graine est emportée; dans les deuxième et troisième sols, la graine ne produit pas de récolte; mais quand il tombe sur un bon sol, il pousse et donne trente, soixante ou cent fois.
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Jésus explique plus tard à ses disciples que la semence représente l’Évangile, le semeur représente quiconque le proclame, et les différents sols représentent les réponses des gens à cela. C Dans l’Évangile de Marc et Évangile de Matthieu, cette parabole, l’explication du but des paraboles et l’explication de la parabole elle-même font partie du troisième ou « Parabolique »discours, délivré d’un bateau sur le Mer de Galilée. Dans chaque récit, Jésus a utilisé le bateau pour pouvoir s’adresser à l’immense foule rassemblée au bord du lac. L’évangile de Luc n’utilise pas de bateau pour prononcer le sermon, mais Jésus présente toujours la parabole à une grande foule rassemblée de «  chaque ville  » et suit la parabole avec une question sur le but des paraboles et une explication de la parabole du semeur lui-même.
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Alors que la parabole était racontée à la multitude, les explications n’étaient données qu’aux disciples. Jésus dit qu’il enseigne en paraboles parce que beaucoup s’opposent à ses enseignements directs. Il cita Ésaïe 6:9–10, qui prêcha à Israël en sachant que son message ne serait ni entendu ni compris, avec pour résultat que les péchés des Israélites ne seraient pas pardonnés et qu’ils seraient punis par Dieu pour eux.. Cette parabole semble être essentielle pour comprendre tout le reste des paraboles de Jésus, car elle montre clairement que ce qui est nécessaire pour comprendre Jésus, c’est la foi en lui, et que Jésus n’éclairera pas ceux qui refusent de croire en lui.
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De l’évangile selon Marc

26 Il disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : 27 nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. 28 D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. 29 Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » 30 Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?

31 Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. 32 Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes  otagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » 33 Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. 34 Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. (Mc 4, 26-34)

Une puissance de vie

 À quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle histoire pourrions -nous le représenter ?  Jésus, en bon pédagogue, nous en donne une idée en nous racontant deux petites histoires. Le règne de Dieu peut être comparé à un semeur qui jette la graine dans  son champ. Cette graine germe et grandit sans qu’il sache comment. La terre elle-même produit la plante, l’épi, le blé et quand il est mûr, on le moissonne. (Mc 4, 26-29.)

 Le champ ayant été préparé et les semis terminés, le cultivateur est confiant quant au résultat, car il sait par expérience que la graine germera et donnera à  terme du fruit. Une belle récolte en perspective après s’être bien occupé de son champ. Le comportement de cet homme nous aide à comprendre le comportement de Dieu à notre égard. Dieu agit comme ce semeur. Il attend patiemment le temps de la moisson, il laisse mûrir la semence qu’il a jetée.

 Le règne de Dieu est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » (Mc 4, 30-32) Ici, cette graine minuscule devient une plante imposante dépassant toutes les plantes potagères. Elle est une belle image de l’action de Jésus qui a pu paraître insignifiante au cours de son ministère. Mais Jésus est toujours présent et actif parmi nous.

 Dans ces deux histoires, la petite graine est l’image de la Parole de Dieu. La Parole divine possède en elle une puissance de vie qui lui permet de porter du fruit d’une manière spontanée. Entre la Parole de Dieu et notre âme il y a la même affinité qu’entre la terre et la semence. Dans les deux cas, il a fallu du temps pour arriver à la maturité. Le semeur a été vigilant et patient.

 Si le règne de Dieu grandit, nous devons en voir les signes révélateurs. Efforçons-nous de les reconnaître dans notre communauté. Seigneur Jésus donne-moi la force d’être patient et d’oser proposer là où je vis ta Parole de vie dans de bonnes conditions.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article → La Parole de Dieu est créatrice

Liens avec d’autres sites Web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →  11e dimanche du temps ordinaire, année B

◊ Abbaye de Wavreumont (Belgique)   : cliquez ici pour lire l’article →  Onzième dimanche du temps ordinaire B – Frère Étienne

  Homélie du Père Paulo Araujo :  » La parabole du semeur »

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