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24ème dimanche du Temps Ordinaire — Année C

Posté par diaconos le 10 septembre 2019

Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : «Cet homme fait  bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux !» Alors Jésus leur dit cette parabole : «Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?

Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’

Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit.» Jésus dit encore : «Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !

Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.

Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer.

Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.     Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer.

Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’

Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !» (Lc 15, 1-32)

Homélie

Jésus a dit cette parabole parce que certains pharisiens étaient réticents à le voir accueillir des pécheurs et manger avec eux. Dans d’autres circonstances, Jésus a simplement dit qu’il était venu pour les pécheurs et non pour les justes. Les Pharisiens, comme le fils aîné dans ce récit, se considéraient comme justes, mais ne connaissaient pas la miséricorde de Dieu.

Le fils cadet représente les pécheurs et les publicains qui fréquentaient Jésus. Après avoir laissé son père dans un acte d’ingratitude (verset 12), il est tombé dans le pire déclin pour un Juif : garder des porcs (verset 15), ces animaux impurs selon la loi juive. Son retour n’est pas dû à la vraie repentance, mais à la faim qui le retient (versets 17-20a). C’est précisément les pécheurs et les marginalisés que Jésus fréquentait ! (verset 1)

Quelle révélation pour les pharisiens d’apprendre que Dieu se réjouit du retour du pécheur à qui il n’a jamais refusé sa tendresse et son amour ! (versets 21-24)

Comme ils sont également reconnus dans l’indignation du fils aîné : « Je suis à votre service depuis de nombreuses années sans jamais désobéir à vos ordres ». (verset 29a). Hélas, il a été jugé comme un serviteur, et non comme un fils (verset 19b). Il n’était même pas frère, comme le montre sa remarque méprisante : « Voici ton fils… ».  (verset 30a) que son père note si discrètement : « Voici ton frère…………………………………………….. « (verset 32b). Et la fête battait son plein pour le retour de cet enfant.

Aidons-nous l’Église dans ses efforts pour atteindre les non-croyants, les pauvres,, ceux qui sont loin ? Joie ou murmure ? Acceptons-nous que notre prêtre nous place à l’arrière-plan de ses préoccupations pour atteindre ceux qui ne viennent pas à lui ? Collaborons-nous à cet effort ? Ne dit-on pas parfois qu’il n’y a rien à espérer ?

Réjouissons-nous que ceux qui se sont toujours sentis marginalisés, exclus et qui vivent sans doute dans la déception et l’illusion, viennent à Jésus. Non, les scribes et les pharisiens n’ont pas compris qu’avec Jésus s’achevait le temps où il fallait se purifier pour accueillir le Seigneur, mais le temps commence quand on devient pur en accueillant le Seigneur. Ils ne l’ont pas compris.

C’est ainsi que Jésus leur raconta cette parabole divisée en trois parties. La première partie est celle du berger qui a perdu un mouton et a laissé l’autre quatre-vingt-dix-neuf pour chercher le perdu : « Quand il l’a trouvé, il l’a pris sur ses épaules, tout heureux… ». ». (Lc 15,1-32) C’est la joie qui caractérise ce passage et le mot « joie » et le verbe « se réjouir » seront répétés.

Ce que les pharisiens et les scribes n’ont pas compris, c’est que Dieu, au lieu de se soucier d’être obéi et respecté, se préoccupe davantage du bonheur des gens. C’est ce que le Seigneur a dans son cœur. Et ainsi, « tout joyeux, il le prit sur ses épaules… ». « . La brebis perdue est l’image du pécheur qui est parti. Quand le berger l’a trouvé, il l’a chargé sur ses épaules.

Il appelait tous ses amis à se réjouir avec lui. Il est revenu et a été accueilli par son père, une figure maternelle et affectueuse. Son père voulait rendre à ce fils une autorité qu’il n’avait jamais eue. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que Dieu communique l’amour d’une manière absolue. Son père, image de l’amour de Dieu, se réjouissait, son frère aîné, image des scribes et des pharisiens, était scandalisé.

Jésus a ridiculisé le comportement de son fils aîné en caricaturant comment la religion peut infantiliser les gens : « Je suis à votre service depuis de nombreuses années sans jamais désobéir à vos ordres, et vous ne m’avez jamais donné un enfant à fêter avec mes amis. (Lc 15,25-32) Ce vieil homme attendait une récompense, parce qu’il ne collaborait pas à l’action de son père. La caricature de Jésus par les autorités religieuses de son temps était très sévère.

Dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, Paul déclare : « Nous sommes ambassadeurs du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu ». Devenir ambassadeurs du Christ, de son esprit de miséricorde, c’est répondre avec joie à l’appel de Dieu à nous réconcilier les uns avec les autres. Dans cette parabole de l’enfant prodigue, Jésus-Christ nous révèle comment Dieu, notre Père, est gratuité, don, désintéressement, amour. Jésus nous a révélé le vrai visage du Père. Tout le contraire d’un Dieu maléfique, jaloux et méchant. Père prodigue de l’amour ! Laissons-nous réconcilier avec Dieu. Demandons pardon pour notre manque de confiance et d’amour. Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊  Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la brebis qui était perdue

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →  Il était perdu et il est retrouvé ! (Lc 15, 1-32)

 

Liens externes

Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → Parabole du Fils prodigue – KT42

Du site Idées Caté : cliquez ici pour lire l’article →  Le fils prodigue

◊ Liturgie de la Parole avec des enfants → Le retour du pécheur

◊ Préparons la messe du dimanche → Liturgie de la Parole avec les enfants

La célèbre triple parabole de Jésus de Luc 15

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Tu as été fidèle pour peu de choses, entre dans la joie de ton Seigneur

Posté par diaconos le 31 août 2019

Samedi 31 août 2019

 Tu as été fidèle pour peu de choses, entre dans la joie de ton Seigneur

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

index.png 200En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : «Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens.À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.

Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres.

De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.

Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.”

Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.”

Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car à celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.

Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !”  (Mt 25, 14-30)

Homélie  Est-ce l’amas de « talents » qui peut nous rendre heureux ?

Dans ce récit, celui qui a eu cinq talents, est-il plus heureux que celui qui n’en a eu que trois ?  L’amas de richesse, de dons nous satisfait-il ?  Un jour, on fit un sondage parmi une centaine de personnes riches avec cette question : « Quel montant de richesse vous serait suffisant pour plus ne vous sentir dans le  besoin ? » La réponse fut quel que soit le niveau initial : le double !Est-ce le niveau de talents qui compte pour Dieu ? Dieu traita-il mieux celui qui  reçut cinq talents que celui qui n’en eut que trois ? Dieu leur offrit à chacun d’entrer dans sa joie. Cette joie du Royaume de Dieu est-elle différente suivant nos mérites ? Dans la parabole des ouvriers de la 11ème heures, Jésus insista sur le fait que tous auront la même place, quelque soient leurs œuvres.

Qu’est-ce qui peut nous rendre heureux ? Dans le texte, les deux premiers serviteurs sont heureux, le troisième déprimé. Qu’est-ce qui peut bien nous apporter le bonheur ?

Une chose différencie énormément la situation des deux premiers de celle du dernier. Les premiers surent utiliser leurs talents, le dernier ne le fit pas. Plus j’avance en âge, plus je me rends compte que ce n’est ni le niveau de richesse, ni le niveau de dons intellectuels qui rend heureux, mais le fait de réussir à

exploiter ses dons.

Pourquoi l’enfer pour le dernier serviteur ? L’Enfer : c’est le refus de l’amour de Dieu, le refus donc d’être avec Lui. Dans la parabole qui refuse l’autre le premier ? Le maître ou le serviteur ? Jésus ne fit-il pas exprès de faire reprendre par le maître mot à mot la description du serviteur :  Tu savais …

Pourquoi le maître confia-t-il un talent à un « mauvais » serviteur ?  Le maître savait sans doute que son serviteur ne l’aimait pas (il n’avait pas l’air de s’en cacher !), pourquoi lui confia-t-il quand même un talent ? Par ce biais, ne lui donna-t-il pas une deuxième chance ?

Quel est la part de l’action de Dieu dans un évènement favorable ? Cette question a des réponses très diverses suivant les croyants. Pour certains, le mérite d’un fait heureux revient systématiquement au Saint Esprit. Cette position choque nombre d’autres chrétiens qui trouve le rôle de l’homme réduit à zéro. Or cette parabole répond d’une façon limpide à cette question. Dieu y est décrit comme celui qui distribue des talents, mais il est aussi celui qui désire que nous développions les talents reçus, les fassions fructifier jusqu’à les multiplier. Un Dieu d’amour qui non seulement nous donne nos talents, nous aide, mais veut qu’une part du mérite nous revienne. Si nous restions dans la simple obéissance, dans l’acceptation dec ces talents, pourrions-nous nous unir à Lui ?

Dans la parabole de l’enfant prodigue, quand le fils revint, ce ne fut pas par amour, mais par nécessité. Il ne croyait pas non plus à l’amour infini de son père, car il pensa que celui-ci ne lui accordera qu’une place de serviteur vu sa faute. Et pourtant Dieu l’accueillit à bras ouvert, comme si la faute n’eut jamais  existé. Amen
Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊b Sort des élus et sort des damnés : Cliquez ici pour lire l’article → Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →  Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents ! (Mt 25,30b)

◊  Cliquez ici pour lire l’article → Leur maître revient et leur demanda des comptes… (Mt 25, 19-30)

Liens externes

◊ Du site « Idées-Caté »   : cliquez ici pour lire l’article →  Parabole des talents

◊ Pierre Desroches : cliquez ici pour voir ses vidéos → Tu as été fidèle pour peu de choses, entre dans la joie de ton maître…

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Vous donc, priez ainsi (Mt 6, 7-15)

Posté par diaconos le 20 juin 2019

Jeudi 20 juin 2019

Le retour de l’enfant prodigue, par Joseph Kastner, église d’Erloserkirche, Vienne

Le retour de l’enfant prodigue, par Joseph Kastner, église d’Erloserkirche, Vienne

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :  » Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »  (Mt 6, 7-15)

Homélie

Jamais aucun Maître n’avait osé inviter à une telle intimité avec Dieu. Et comment aurait-il pu le faire :  » Nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils » (Mt 11, 27)  Seul Jésus est habilité à nous parler de Celui qui l’a désigné comme étant son Fils bien-aimé et nous a intimé l’ordre de l’écouter (Mt 17, 6).

Dieu est  un Père de famille, présent et agissant au milieu de ses enfants, s’intéressant à tout ce qu’ils font et connaissant leurs moindres besoins.  Inutile de chercher à l’amadouer ou à gagner sa bienveillance : elle nous est depuis toujours et définitivement acquise. Aussi notre prière  consistera à nous ouvrir à Dieu, car il sait mieux que nous ce qui nous convient.

 C’est pourquoi la prière enseignée à ses disciples commence par ces mots :  » Notre Père », qui résument notre besoin le plus urgent. Nous avons en effet vitalement besoin de la paternité divine, et toute notre prière se déploiera  comme l’explicitation d’une seule requête : que Dieu soit notre Père nous aide à accueillir sa paternité ; c’est-à-dire : que « la Parole qui sort de sa bouche accomplisse sa mission.

D’où la demande :  » Que ton nom soit sanctifié », c’est-à-dire respecté comme unique, incomparable, car il n’y a qu’un seul Dieu et Père à qui reviennent tout honneur et toute gloire.   » Que ton Règne vienne  » : règne de justice et de paix, dans un univers réconcilié où tous les hommes sont frères.   » Que ta volonté soit faite « : qu’elle réalise ton dessein d’amour malgré nos aveuglements, nos résistances, nos refus. Que nourris de cette Parole comme d’un pain quotidien, nous puissions accueillir toujours plus profondément ta miséricorde et la partager avec la même surabondante générosité, car il n’aura pas de part avec Jésus dans le Royaume à toute personne celui qui aura refusé de pardonner à ceux qui l’auront offencée

« Mais délivre-nous du mal », qui aujourd’hui comme hier tente de défigurer en nous ta paternité afin de nous enfermer dans la peur et de nous faire fuir loin de ta face.  Sois plus fort que notre malice et ne nous laisse pas succomber à la tentation  du reniement. Ne permets pas que nous nous détournions de toi en abandonnant ton fils Jésus, que tu as envoyé pour nous révéler ton visage, et ouvrir devant nous le chemin de la vie filiale.

 Répands sur nous ton Esprit, afin que nous t’appelions   « Père ! « , et que nous exaltions tous ensemble ton Nom,  toi qui en Jésus te fais  proche du cœur brisé et sauve l’esprit abattu.

Compléments

◊ Comment faut-il prier ? : cliquez ici pour lire l’article → Catéchèse sur la prière

◊ La charité couvre une multitude de péchés  : cliquez ici pour lire l’article → Soyez miséricordieux

Liens externes

◊ Regnum Christi    : cliquez ici pour lire l’article → Vous donc, priez ainsi

Prédication : Jean Calvin et la prière :  quand vous priez, dites « Notre Père… »

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Le retour du fils prodigue : soyez dans la joie

Posté par diaconos le 29 mars 2019

4ième dimanche du Carême. Année C  Jos 5, 10-12 ; Ps 33 ; 2 Co 5, 17-21 ; Lc 15, 1-3.11-32

Homélie

Dieu est heureux de voir revenir le pécheur à qui il n'a jamais refusé sa tendresse et son amour.

Dieu est heureux de voir revenir le pécheur à qui il n’a jamais refusé sa tendresse et son amour.

Nous avons la mauvaise habitude de n’écouter que la première partie de ce passage de l’ Évangile selon Luc que nous appelons . « la parabole de l’enfant prodigue ». Or, c’est manifestement le Père qui est le personnage principal : « Un homme avait deux fils… ». C’est la parabole du père prodigue que nous avons entendue. Ce père a vécu un drame en deux actes : le conflit entre lui et ses deux fils , également et follement aimés. Une histoire qui se revit dans beaucoup de familles. Papas et mamans dans une situation conflictuelle avec l’un ou l’autre de vos enfants, c’est le drame de Dieu que vous vivez. Cette page d’Évangile donne la plus belle histoire d’amour, la plus belle image de Dieu.

Dans le premier acte, l’attitude du Père envers le cadet , révèle que ce père n’est que gratuité, partage, don total et désintéressé, respectueux de la personnalité de son enfant ingrat : il ne lui veut que du bien, il l’aime sans réserve ! À travers ce père, Jésus nous parle de Dieu. Est-ce ainsi que nous nous représentons Dieu ?

Ce fils révolté, revendiquant son indépendance représente l’athéisme de tous les temps : profiter des biens de Dieu, sans le reconnaître, être loin de Lui, faire ce qu’on veut sans contrôle : ni Dieu, ni maître. Son retour à la maison, malgré les belles phrases, n’est qu’un sordide calcul pour retrouver le gîte et le couvert. Il a perdu l’habitude d’aimer…Il ne pense encore et toujours qu’à lui !

« Comme il était encore loin, son père l’aperçut, fut saisi de pitié , courut se jeter à son cou, et le couvrit de baisers » C’est le Père qui fait tout ici ! Quatre gestes : il l’aperçoit, il est ému, il court et il l’embrasse ! Le geste de courir est le plus fort de toute cette parabole : il n’est pas dans les habitudes d’aucune époque qu’un supérieur courre vers un inférieur, surtout quand celui-ci a eu envers lui une attitude scandaleuse. Le comportement de ce père montre qu’il ne se soucie pas le moins du monde de savoir si son fils manifeste une vraie contrition : d’aussi loin qu’il le voit, il court à sa rencontre.

Dans cette scène, Jésus met l’accent sur l’amour gratuit du Père…un Père qui pardonne avant tout aveu, sans condition !

Le fils ingrat revenu, on fit la fête sans compter

L’acte deux décrit l’attitude du père envers l’aîné : pour lui, le père manifeste la même bonté. Souvent la Bible revient sur ce thème de la gratuité absolue des dons de Dieu. Il n’y a aucune injustice dans cette attitude divine : Dieu aime tous les hommes (*)

L’attitude du fils aîné révèle qu’il n’a pas vu tout l’amour dont il était aimé. .. : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. »À travers cette parabole en deux actes, nous sommes invités à entrer dans cet amour de Dieu et dans sa joie de retrouver les pêcheurs.

Dans sa seconde lettre aux Corinthiens, Paul leur déclare : « Nous sommes les ambassadeurs du Christ, laisser-vous réconcilier avec Dieu » (2ième lecture) . Devenir ambassadeurs du Christ, de son esprit de miséricorde, c’est répondre avec joie, à l’appel de Dieu, à nous réconcilier entre nous. Dans cette parabole de l’enfant prodigue, Jésus Christ nous a révélé combien Dieu, notre Père , est gratuité, don, désintéressé, amour. Jésus nous y a révélé le vrai visage du Père. Tout le contraire d’un Dieu méchant, jaloux, mal intentionné. Un Père prodigue d’amour ! Laissons-nous réconcilier avec Dieu. Demandons-lui pardon de tous nos manques de confiance et d’amour.

Michel Houyoux, diacre permanent

 

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