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Dieu ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu

Posté par diaconos le 10 décembre 2019

Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :  » Quel est votre avis ?  et que l’une d’entre elles  s’égare, ne va-t-il pas laisser les 99 autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les 99 qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. » (Mt 18, 12-14)

Homélie   Dieu ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu

Dans l’enseignement de Jésus, la place du berger est importante. Notamment dans les paraboles où le berger n’hésite pas à abandonner le troupeau pour aller à la recherche de la brebis perdue (Mt 18, 12), ou encore lorsqu’il se présenta comme celui qui sépare les brebis des boucs (Mt 25, 32). Jésus perçut sa mission comme celle d’un berger envoyé vers les brebis égarées pour les ramener à la maison du Père (Mt 15, 24), lui-même étant comme un agneau sans tache, tondu et mis à mort.

Identification donc du berger avec l’agneau pascal. Mission que Jésus délégua à ses disciples :  » Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups « (Mt 10, 16) et qu’il réitéra lors de la restauration de Pierre après son triple reniement : « Fais paître mes brebis » (Jn 21, 16).

Dans ce texte, la relation entre le Pasteur et ses brebis est mise en parallèle avec la relation que Jésus entretient personnellement avec son Père. (Jn 10, 14-15)

Jésus, le bon berger, le bon pasteur  est à comprendre dans le sens qu’il nous regarde tous, sans exception, comme un bien précieux à préserver. C’est à la vraie vie et au vrai bonheur qu’il veut nous conduire. Pour Jésus, il n’y a aucune personne perdue, méprisée, malade ou blessée, qui ne doive être secourue. Jésus se veut un pasteur universel.

Notre propre vocation ne saurait être moindre. Nous sommes responsables des personnes qui nous sont confiées, vers qui nous sommes envoyés, de ceux et de celles qui attendent une main secourable. Nous avons tous une tâche pastorale à accomplir.

Envers ceux et celles dont nous sommes responsables (parents, enfants, élèves…), notre attitude est-elle  celle du mercenaire ou celle du vrai pasteur ?

Jésus raconta cette parabole parce que quelques pharisiens rechignèrent à le voir accueillir des pécheurs et manger avec eux. En d’autres circonstances, Jésus se contenta de dire qu’il fut venu  pour les pécheurs et non pas pour les justes. Les pharisiens, comme le fils aîné dans la parabole du fils prodigue, se considérèrent comme des justes mais ils ne connurent pas la miséricorde de Dieu.

Dans la parabole du fils prodigue, le plus jeune fils représente les pécheurs et les publicains que fréquenta Jésus. Après avoir quitté son père dans un geste d’ingratitude, il tomba dans la pire déchéance pour un juif : garder des cochons, ces animaux impurs d’après la loi juive.

Son retour ne fut pas dû à un vrai repentir, mais à la faim qui le tenailla.  Quelle révélation pour les pharisiens d’apprendre que Dieu se réjouit du retour du pécheur à qui il ne refusa jamais sa tendresse et son amour !

Comme ils se reconnurent aussi dans l’indignation du fils aîné :  «Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéit à tes ordres.Hélas ! Il se jugea comme un serviteur, et non comme un fils.

Liens externes

◊ Étude détaillée (notes et commentaires) : cliquez ici pour lire l’article →  L’enfant prodigue

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article →  Dieu ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu.

◊ Idées-Caté   : cliquez ici pour lire l’article →  Parabole de la brebis perdue et retrouvée

Corrie Ten Boom : témoignage chrétien

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La solennité de la Toussaint

Posté par diaconos le 28 octobre 2019

Réjouissez-vous, réjouissez-vous, car votre récompense est grande au ciel !

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon Matthieu

En ces jours-là, voyant la foule, Jésus escalada la montagne. Il s’assit et ses disciples vinrent à lui. Puis, en ouvrant la bouche, il leur a appris. Il dit : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.

Heureux les mythes, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les bâtisseurs de paix, parce qu’ils seront appelés enfants de Dieu.

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux. Heureux êtes-vous si vous vous sentez insulté, si vous êtes persécuté et si quelqu’un dit faussement quelque chose de mal contre toi à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez heureux, car votre récompense est grande au ciel ! » (Mt 5, 1-12 a)

La fête de tous les saints

Le 1er novembre, l’Église célèbre la fête de tous les saints qui vivent près de Dieu et intercèdent pour nous.  Les saints sont des hommes, des femmes et même des enfants (1), qui nous ont précédés dans la vie, avec les mêmes difficultés, les mêmes épreuves, les mêmes joies. En union avec Christ, ils ont triomphé de la mort parce qu’ils ont triomphé du péché. Les saints sont des exemples qui ont vécu de ce qui est possible pour chacun de nous.

Tout au long de l’année, l’Église en offre pour notre dévotion et nous invite à servir le Christ avec ardeur et joie. Sur ce site, certaines vous sont proposées ; elles ont été des personnalités fortes dans l’histoire du peuple chrétien. Dans la colonne de droite de cette page, cliquez sur le titre « Fêtes religieuses » pour en suivre quelques-unes.

Le Pape Jean-Paul II sur la sainteté a dit : « Essayez d’être saints vous-mêmes d’abord, en cultivant un style évangélique d’humilité et de service, d’abandon à la Providence et d’écoute constante du chemin de l’Esprit ; ainsi, vous serez sel de la terre. Il y a un certain critère de sainteté : la fidélité à l’accomplissement de la volonté de Dieu et aux conséquences ultimes.

Le Seigneur a un plan pour chacun de nous, pour chacun de nous, il confie à chacun de nous une mission sur terre. Le saint ne vit que pour réaliser ce projet. « Fin de la citation.

Connaître le bien : il y a quelque chose de saint, de divin qui se cache dans les situations les plus ordinaires et c’est à chacun de nous de le découvrir.  La sainteté consiste à faire des choses ordinaires avec un grand amour. Je peux donc me sanctifier par toutes mes actions. Un sourire, un mot ou un regard, tant que tout est fait par amour.

(1) La sainteté n’est pas réservée à une élite ; vous et moi sommes appelés à être saints ! Dominique Savio (2 avril 1842 – 9 mars 1857) : dans ses quinze ans de vie, ce jeune homme élève de l’oratoire de Don Bosco à Valdocco, a réussi à devenir un saint. Il fut canonisé par le Pape Pie XII le 12 juin 1954.

Le Pape Pie XII  reconnut qu’un jeune homme pouvait être proclamé saint par l’Église, sans avoir connu ni le martyre ni la souffrance de la persécution, mais en ayant vécu la vie simple d’un jeune étudiant, poussé par le désir de réussir dans sa vie.

Cliquez ici pour lire l’article → Saint Dominique Savio, Disciple de Saint Jean Bosco (1842-1857)

Homélie

Quand Jésus vit la foule, il monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent (Mt 5,1)  En montant sur la montagne, Jésus agissait comme les prophètes de l’Ancien Testament. Apprends-moi Jésus à découvrir tes messages dans toutes tes actions. Moïse avait gravi le mont Sinaï (Ex 19,3). C’est là que Dieu a fait alliance avec le peuple qui les avait libérés de l’esclavage (Ex 14,1-31). Dieu lui avait donné sa Loi pour l’éclairer et le guider. (Ex 20, 1-17).

Quant à toi, Jésus, tu n’es pas venu pour abolir cette loi, mais pour l’accomplir, pour la rendre plus parfaite : « Ne pense pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. En vérité, je vous le dis, tant que le ciel et la terre ne passeront pas, pas un iota ou une ligne de lettre ne passera, tant que toutes choses ne seront pas passées. (Mt 5, 17-18)

La présence de Jésus sur la montagne indique ce projet. Alors que Moïse se penchait à terre et se prosternait pour recevoir les nouvelles tables de la Loi (Ex 34, 8), Jésus s’assit. Sur la montagne, symbole de la divinité, Jésus est chez lui parce qu’il est Dieu : « Il est Dieu, né de Dieu, né de la lumière, né de la lumière » (Ex 34, 8).

 Jésus s’assit. Sur la montagne, symbole de la divinité, Jésus est à la maison parce qu’il est Dieu : « Il est Dieu, né de Dieu, né de la lumière, vrai Dieu, vrai Dieu, vrai Dieu, né du vrai Dieu.  « (extrait du Credo)

Moïse monta seul dans le Sinaï pour rencontrer le Seigneur. Jésus invite la foule à le suivre : « Pour l’écouter, la foule suit Jésus.  » (Mt 4,25 ; Mc 1,36-37 ; Lc 4,42 ; Mt 8,1 ; Mt 13,2 ; Mt 14,13 ; Mc 6,33 ; Lc 9,11 ; Jn 6,2).

Les pécheurs ne doivent pas craindre Dieu parce qu’Il est venu en premier pour eux : « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs.   « (Mt 9,13 ; Mc 2,17 ; Lc 5,32 ; Mt 18,11 ; Lc 19,10 ; Jn 3,17 ; Jn 12,47).

Bien que nous soyons tombés très bas, Jésus nous dit que Dieu est le Père du fils prodigue. L’évangile d’aujourd’hui est un évangile de joie : « Réjouissez-vous, soyez heureux.  « La raison de cette joie est le Royaume des Cieux. Si nous donnons la priorité absolue à Dieu dans notre vie, et si grâce à Lui et à l’Évangile, nous sommes prêts à renoncer à tout ce qui occupe notre vie, nous trouverons le vrai bonheur.

Si nous voulons suivre Jésus sur le chemin qu’il nous montre, nous devons être pleinement disponibles, nous devons nous désorganiser, trouver la pauvreté du cœur. Marie, mère de Jésus, est toujours présente pour nous ramener inlassablement dans le sillage de son fils. En union avec cette immense foule de saints dans le ciel, en union avec tous les chrétiens du monde. Chantons notre reconnaissance au Seigneur. Demandons-lui de nous aider à suivre leur exemple et leur fidélité.

Source : « Rencontre avec la Parole de Vie – Éditions Croix du Salut – ISBN-13 : 978-3-8416-9807 on page 182″.

La loi de la Nouvelle Alliance est la loi de l’amour : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.  « (Jn 13, 34-35) C’est là que Dieu attend chaque mari dans sa relation avec sa femme et vice versa, chaque parent dans sa relation avec ses enfants et vice versa, frères et sœurs dans leurs relations mutuelles : « Ce qu’il montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, nous dit Jésus, est l’amour que vous aurez les uns pour les autres. « (Jn 13, 34-35)

Tel est le message apporté, résumé dans cette parole que Jésus répète : « Béni soit-il ! Jésus veut que nous soyons heureux. Il nous offre le vrai bonheur. Heureux êtes-vous surtout ceux qui savent reconnaître le Seigneur dans toutes les personnes que vous rencontrez : vous avez trouvé la vraie Lumière et la vraie Sagesse.

En annonçant les Béatitudes, Jésus a proclamé un Royaume de bonheur pour tous ceux qui sont passionnés de justice et de paix et pour ceux qui travaillent pour le pardon et le partage. Nous rendons grâce à Dieu pour l’amour qui nous remplit et nous sommes des témoins infatigables de la joie qui nous promet.

Si vous pouvez vivre les béatitudes, votre vie peut être le reflet de la sainteté de Dieu. Tel est le message apporté, résumé dans cette parole que Jésus répète : Béni soit-il ! Jésus veut que nous soyons heureux. Il nous offre le vrai bonheur. Heureux êtes-vous surtout ceux qui savent reconnaître le Seigneur dans toutes les personnes que vous rencontrez : vous avez trouvé la vraie Lumière et la vraie Sagesse. Amen

Diacre Michel Houyoux

Liens vers d’autres sites

◊ la croix.com : cliquez ici pour lire l’article → La solennité de la Toussaint

◊  Cliquez ici pour lire l’article → La SOLENNITÉ DE TOUS LES SAINTS 

Homélie pour la Toussaint par le f. Thibaut du Pontavice : la sainteté ordinaire

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24ème dimanche du Temps Ordinaire — Année C

Posté par diaconos le 10 septembre 2019

Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : «Cet homme fait  bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux !» Alors Jésus leur dit cette parabole : «Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?

Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’

Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit.» Jésus dit encore : «Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !

Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.

Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer.

Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.     Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer.

Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’

Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !» (Lc 15, 1-32)

Homélie

Jésus a dit cette parabole parce que certains pharisiens étaient réticents à le voir accueillir des pécheurs et manger avec eux. Dans d’autres circonstances, Jésus a simplement dit qu’il était venu pour les pécheurs et non pour les justes. Les Pharisiens, comme le fils aîné dans ce récit, se considéraient comme justes, mais ne connaissaient pas la miséricorde de Dieu.

Le fils cadet représente les pécheurs et les publicains qui fréquentaient Jésus. Après avoir laissé son père dans un acte d’ingratitude (verset 12), il est tombé dans le pire déclin pour un Juif : garder des porcs (verset 15), ces animaux impurs selon la loi juive. Son retour n’est pas dû à la vraie repentance, mais à la faim qui le retient (versets 17-20a). C’est précisément les pécheurs et les marginalisés que Jésus fréquentait ! (verset 1)

Quelle révélation pour les pharisiens d’apprendre que Dieu se réjouit du retour du pécheur à qui il n’a jamais refusé sa tendresse et son amour ! (versets 21-24)

Comme ils sont également reconnus dans l’indignation du fils aîné : « Je suis à votre service depuis de nombreuses années sans jamais désobéir à vos ordres ». (verset 29a). Hélas, il a été jugé comme un serviteur, et non comme un fils (verset 19b). Il n’était même pas frère, comme le montre sa remarque méprisante : « Voici ton fils… ».  (verset 30a) que son père note si discrètement : « Voici ton frère…………………………………………….. « (verset 32b). Et la fête battait son plein pour le retour de cet enfant.

Aidons-nous l’Église dans ses efforts pour atteindre les non-croyants, les pauvres,, ceux qui sont loin ? Joie ou murmure ? Acceptons-nous que notre prêtre nous place à l’arrière-plan de ses préoccupations pour atteindre ceux qui ne viennent pas à lui ? Collaborons-nous à cet effort ? Ne dit-on pas parfois qu’il n’y a rien à espérer ?

Réjouissons-nous que ceux qui se sont toujours sentis marginalisés, exclus et qui vivent sans doute dans la déception et l’illusion, viennent à Jésus. Non, les scribes et les pharisiens n’ont pas compris qu’avec Jésus s’achevait le temps où il fallait se purifier pour accueillir le Seigneur, mais le temps commence quand on devient pur en accueillant le Seigneur. Ils ne l’ont pas compris.

C’est ainsi que Jésus leur raconta cette parabole divisée en trois parties. La première partie est celle du berger qui a perdu un mouton et a laissé l’autre quatre-vingt-dix-neuf pour chercher le perdu : « Quand il l’a trouvé, il l’a pris sur ses épaules, tout heureux… ». ». (Lc 15,1-32) C’est la joie qui caractérise ce passage et le mot « joie » et le verbe « se réjouir » seront répétés.

Ce que les pharisiens et les scribes n’ont pas compris, c’est que Dieu, au lieu de se soucier d’être obéi et respecté, se préoccupe davantage du bonheur des gens. C’est ce que le Seigneur a dans son cœur. Et ainsi, « tout joyeux, il le prit sur ses épaules… ». « . La brebis perdue est l’image du pécheur qui est parti. Quand le berger l’a trouvé, il l’a chargé sur ses épaules.

Il appelait tous ses amis à se réjouir avec lui. Il est revenu et a été accueilli par son père, une figure maternelle et affectueuse. Son père voulait rendre à ce fils une autorité qu’il n’avait jamais eue. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que Dieu communique l’amour d’une manière absolue. Son père, image de l’amour de Dieu, se réjouissait, son frère aîné, image des scribes et des pharisiens, était scandalisé.

Jésus a ridiculisé le comportement de son fils aîné en caricaturant comment la religion peut infantiliser les gens : « Je suis à votre service depuis de nombreuses années sans jamais désobéir à vos ordres, et vous ne m’avez jamais donné un enfant à fêter avec mes amis. (Lc 15,25-32) Ce vieil homme attendait une récompense, parce qu’il ne collaborait pas à l’action de son père. La caricature de Jésus par les autorités religieuses de son temps était très sévère.

Dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, Paul déclare : « Nous sommes ambassadeurs du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu ». Devenir ambassadeurs du Christ, de son esprit de miséricorde, c’est répondre avec joie à l’appel de Dieu à nous réconcilier les uns avec les autres. Dans cette parabole de l’enfant prodigue, Jésus-Christ nous révèle comment Dieu, notre Père, est gratuité, don, désintéressement, amour. Jésus nous a révélé le vrai visage du Père. Tout le contraire d’un Dieu maléfique, jaloux et méchant. Père prodigue de l’amour ! Laissons-nous réconcilier avec Dieu. Demandons pardon pour notre manque de confiance et d’amour. Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊  Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la brebis qui était perdue

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →  Il était perdu et il est retrouvé ! (Lc 15, 1-32)

 

Liens externes

Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → Parabole du Fils prodigue – KT42

Du site Idées Caté : cliquez ici pour lire l’article →  Le fils prodigue

◊ Liturgie de la Parole avec des enfants → Le retour du pécheur

◊ Préparons la messe du dimanche → Liturgie de la Parole avec les enfants

La célèbre triple parabole de Jésus de Luc 15

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Tu as été fidèle pour peu de choses, entre dans la joie de ton Seigneur

Posté par diaconos le 31 août 2019

Samedi 31 août 2019

 Tu as été fidèle pour peu de choses, entre dans la joie de ton Seigneur

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

index.png 200En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : «Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens.À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.

Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres.

De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.

Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.”

Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.”

Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car à celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.

Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !”  (Mt 25, 14-30)

Homélie  Est-ce l’amas de « talents » qui peut nous rendre heureux ?

Dans ce récit, celui qui a eu cinq talents, est-il plus heureux que celui qui n’en a eu que trois ?  L’amas de richesse, de dons nous satisfait-il ?  Un jour, on fit un sondage parmi une centaine de personnes riches avec cette question : « Quel montant de richesse vous serait suffisant pour plus ne vous sentir dans le  besoin ? » La réponse fut quel que soit le niveau initial : le double !Est-ce le niveau de talents qui compte pour Dieu ? Dieu traita-il mieux celui qui  reçut cinq talents que celui qui n’en eut que trois ? Dieu leur offrit à chacun d’entrer dans sa joie. Cette joie du Royaume de Dieu est-elle différente suivant nos mérites ? Dans la parabole des ouvriers de la 11ème heures, Jésus insista sur le fait que tous auront la même place, quelque soient leurs œuvres.

Qu’est-ce qui peut nous rendre heureux ? Dans le texte, les deux premiers serviteurs sont heureux, le troisième déprimé. Qu’est-ce qui peut bien nous apporter le bonheur ?

Une chose différencie énormément la situation des deux premiers de celle du dernier. Les premiers surent utiliser leurs talents, le dernier ne le fit pas. Plus j’avance en âge, plus je me rends compte que ce n’est ni le niveau de richesse, ni le niveau de dons intellectuels qui rend heureux, mais le fait de réussir à

exploiter ses dons.

Pourquoi l’enfer pour le dernier serviteur ? L’Enfer : c’est le refus de l’amour de Dieu, le refus donc d’être avec Lui. Dans la parabole qui refuse l’autre le premier ? Le maître ou le serviteur ? Jésus ne fit-il pas exprès de faire reprendre par le maître mot à mot la description du serviteur :  Tu savais …

Pourquoi le maître confia-t-il un talent à un « mauvais » serviteur ?  Le maître savait sans doute que son serviteur ne l’aimait pas (il n’avait pas l’air de s’en cacher !), pourquoi lui confia-t-il quand même un talent ? Par ce biais, ne lui donna-t-il pas une deuxième chance ?

Quel est la part de l’action de Dieu dans un évènement favorable ? Cette question a des réponses très diverses suivant les croyants. Pour certains, le mérite d’un fait heureux revient systématiquement au Saint Esprit. Cette position choque nombre d’autres chrétiens qui trouve le rôle de l’homme réduit à zéro. Or cette parabole répond d’une façon limpide à cette question. Dieu y est décrit comme celui qui distribue des talents, mais il est aussi celui qui désire que nous développions les talents reçus, les fassions fructifier jusqu’à les multiplier. Un Dieu d’amour qui non seulement nous donne nos talents, nous aide, mais veut qu’une part du mérite nous revienne. Si nous restions dans la simple obéissance, dans l’acceptation dec ces talents, pourrions-nous nous unir à Lui ?

Dans la parabole de l’enfant prodigue, quand le fils revint, ce ne fut pas par amour, mais par nécessité. Il ne croyait pas non plus à l’amour infini de son père, car il pensa que celui-ci ne lui accordera qu’une place de serviteur vu sa faute. Et pourtant Dieu l’accueillit à bras ouvert, comme si la faute n’eut jamais  existé. Amen
Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊b Sort des élus et sort des damnés : Cliquez ici pour lire l’article → Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →  Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents ! (Mt 25,30b)

◊  Cliquez ici pour lire l’article → Leur maître revient et leur demanda des comptes… (Mt 25, 19-30)

Liens externes

◊ Du site « Idées-Caté »   : cliquez ici pour lire l’article →  Parabole des talents

◊ Pierre Desroches : cliquez ici pour voir ses vidéos → Tu as été fidèle pour peu de choses, entre dans la joie de ton maître…

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