• Accueil
  • > Recherche : fils prodigue

Résultats de votre recherche

Saint Padre Pio de Pietrelcina

Posté par diaconos le 22 septembre 2022

POPE FRANCIS PIETRELCINA

Sagesse, petitesse et prière. Trois mots qui inspirèrent le pape François pendant son voyage samedi 17 mars sur les traces du saint Padre Pio et sur lesquels il  axa toute son homélie lors de la messe à San Giovanni Rotondo (Italie).

Francesco Forgione naquit le 25 mai 1887 à  Pietrelcina dans la province de Bébévent en Campanie (Italie).  Son père Maria Forgione était agriculteur et sa mère Maria Giuseppa « Peppa » Di Nunzio Forgione (1859–1929) demandèrent de le baptiser le lendemain à l’église Santa Maria degli Angeli (Sainte-Marie-des-Anges) de Pietrelcina près de Bénévent. Sa mère, fervente catholique, lui donna le nom de Francesco en hommage à François d’Assisses.  Il eut un frère aîné, Michele (1882), et trois sœurs, Felicita (1889), Pellegrina (1892) et Grazia (1894). Il mena une jeunesse pieuse, durant laquelle il eut des visions mystiques ; dès cinq ans, Jésus-Christ lui apparut. Enfant, il ne voulut pas jouer avec les enfants de son âge, car selon lui ils blasphémaient. À quinze ans, il connut ses premières extases spirituelles.

Trop maladif pour être cultivateur comme son père, sa mère vit en lui un futur prêtre. Francesco rejoignît l’Ordre des frères mineurs capucins le 22 janvier 1903 à Morcone. En raison de sa santé fragile, il retourna dans sa famille, puis fut envoyé dans divers couvents. Le novice capucin prononça ses vœux solennels le 27 janvier 1909. Au mois de décembre 1908, il reçut la tonsure, les ordres mineurs et le sous-diaconat dans la cathédrale de Bébévznt. Le dix-huit 1909, il fut ordonné diacre dans le couvent de Morcone et prit alors le nom de frère Pio, en hommage au pape Pie V

Il fut ordonné prêtre à la cathédrale de Bénévent le 10 août 1910 et nommé à Santa Maria degli Angeli de Pietrelcina. Dès 1911, il signala à son confesseur l’apparition depuis un an de signes rouges et de douleurs vives aux mains et aux pieds. Il eut à partir du quatre septembre 1916 au couvent de San Giovanni Rotondo. Padre Pio se réveillait à l’aube pour lire le bréviaire. Cinq stigmates visibles, qui firent l’objet de plusieurs rapports médicaux, lui apparurent le 20 septembre 1918. Pendant la première guerre mondiale, il servit comme infirmier à la compagnie militaire de l’hôpital Sainte-Trinité de Naples (1915-1917).

Souffrant d’une bronchite alvéolaire chronique, les médecins lui diagnostiquèrent une tuberculose, par peur qu’il ne contamina sa compagnie, le réformèrent en août 1917. Le cinq août 1918, tandis qu’il confessait les jeunes scolastiques de son couvent, le Padre Pio manifesta des symptômes ou des signes faisant référence à la transverbération : son cœur fut transpercé par un dard spirituel avec saignement réel. Sa stigmatisation complète eut lieu le vingt septembre 1918, des plaies du Christ sanguinolentes aux mains, aux pieds et au thorax comme les cinq plaies du Christ, qu’il chercha à cacher avec des mitaines.

Il témoigna des événements : « Je vis devant moi un personnage mystérieux dont les mains, les pieds, la poitrine, ruisselaient de sang. Je sentis mon cœur blessé par un dard de feu… Ce personnage disparut de ma vue et je m’aperçus que mes mains, mes pieds, ma poitrine étaient percés et ruisselaient de sang ! ». La description qu’il fait de ses propres transports mystiques ressemble en grande partie à ce qu’a écrit Gemma Galgani. Dans les premiers jours Padre Pio chercha à dissimuler les plaies, mais les femmes qui suivaient sa direction spirituelle virent les plaies et ébruitèrent la nouvelle.

De même les jeunes auxquels il prodigue son enseignement perçoivent aussi des cicatrices sur les mains de Padre Pio.  Le neuf mai 1919, le premier journal Il Giornale d’Italia parla de miracles  du Padre Pio. Le vingt-cinq mai 1919, une revue locale publia la nouvelle en l’intitulant  : « Le Saint de San Giovanni Rotondo ». Au mois de juin 1919, trois journaux dont Il Mattina, principal journal de Naples, reprirent l’information en parlant des miracles qu’opéra le thaumaturge Padre Pio. La notoriété, non voulue par Padre Pio et encore moins par ses supérieurs qui imposèrent toute discrétion aux frères du couvent, contribua à faire venir de plus en plus de monde auprès du monastère.

Les premières interprétations médicales se firent autour du cas de Padre Pio, dont le professeur Enrico Morrica, qui ne vit pas Padre Pio, interpréta les miracles de Padre Pio comme du magnétisme animal issu de  dangereux phénomènes morbides de psychologie collective. Face aux nouveaux événements, le supérieur des capucins ainsi que le Saint Office décidèrent de faire examiner Padre Pio afin de savoir l’origine naturelle ou surnaturelle des prétendus stigmates. Les théories naissantes sur l’hystérie et l’école de l’idéoplastie furent mises en avant par les sceptiques pour nier le caractère surnaturel des stigmates.

Plus de trois médecins examineront les plaies de Padre Pio : le docteur Luigi Romanelli, chef de l’hôpital de Barletta, le docteur Angelo Maria Merla, maire de la commune, socialiste et agnostique. Les examens conduisirent à lever toute idée d’automutilation et arrivèrent à  la conclusion que le fait constitua en soi un phénomène que n’eut pas capable d’expliquer la seule science humaine. Le Saint-Office fit envoyer le douze et treize juillet 1919 le professeur Amico Bignami, positiviste qui examina à son tour Padre Pio. Très sceptique, les conclusions qu’il donna furent différentes des deux autres médecins.

Même s’il constata que les plaies de Padre Pio eurent des caractéristiques qu’il fut impossible d’expliquer à partir des connaissances que nous possédons relativement aux nécroses névrotiques, et la localisation parfaitement symétrique des lésions décrites, et leur persistance sans modification notable, au dire du malade, il conclut à la possibilité que les plaies fussent pour partie le résultat d’un état morbide, pour partie artificielles.

Les soupçons d’imposture furent tels que le Saint Office tint Padre Pio pour un phénomène de cirque dont profiteraient ses frères capucins, par le biais d’une crédulité publique, pour attirer des pèlerins et recueillir des fonds considérables. Outre les supposées malversations financières dont furent suspectés les capucins, Padre Pio fut accusé d’être l’allié des facistes qu’il bénit alors que les affrontements entre communistes, socialistes et fascistes lors des élections municipales à San Gionanni Rotondo le quatorze octobre 1920 provoquèrent la mort de onze rouges par un commando proto-fasciste. À la suite de ces événements, le dirigeant fasciste local Giuseppe Caradonna apporta son soutien à Padre Pio et les éditions de son parti éditèrent les premiers ouvrages sur le saint.

Le Saint Office, considérant parfois comme de véritables charlatans les saints vivants stigmatisés (ces superstitions pouvant se retourner contre la foi), rendit publique sa méfiance théologique : le 31 mai 1923, il émit un décret exhortant les fidèles à ne pas croire aux faits surnaturels liés à la vie de Padre Pio et à ne pas aller à San Giovanni Rotondo ; le cinq juillet 1923, les Acta Apostolicae Sedis écrivirent  les témoignages actuels ne prouvent pas que les stigmates, les bilocations présumées puissent être tenues à coup sûr pour miraculeuses.  et L’Osservatore Romano déclara Padre Pio imposteur de mauvaise foi.

De 1924 à 1928 , trois visiteurs apostoliques vinrent enquêter auprès du Padre Pio. Des médecins et des psychiatres l’examinèrent, craignant des manifestations hystériques. Il fut pourtant déclaré sain et sincère.  l fut dès lors très critiqué, non du fait de son état, mais à cause des débordements des fidèles ; il fut mis en cause par sa hiérarchie qui vit dans sa popularité une menace et une dérive, et l’obligea le 23 mai 1931 à cesser toute activité publique, devant désormais célébrer la messe dans la chapelle intérieure du couvent.

Des témoignages persistèrent cependant concernant des phénomènes surnaturels, notamment des fragrances insolites seraient projetées à distance, en plus de l’odeur de sainteté qui l’accompagnait habituellement : il arriva fréquemment que des personnes auraient senti ce mystérieux parfum, à des distances énormes du couvent où se trouvait Padre Pio. Souvent, dans des confessions, il rappelait lui-même aux pénitents des fautes qu’ils auraient oubliées. Durant toute sa vie, il aurait subi presque quotidiennement les attaques physiques et morales de Satan, qu’il surnomma « Barbe-bleue » ainsi que des  cosaques, les démons. Ceux-ci seraient venus le rouer de coups à la nuit tombée, faisant tant de bruit dans le monastère que certains moines, terrifiés, auraient demandé leur mutation.

 Dès cette époque, le Padre Pio fut considéré par la ferveur populaire comme un grand saint thaumaturge gu XXème siècle, ayant accompli une multitude de miracles de guérison instantanée en présence de nombreux témoins. On lui prêta également le don de bilocation (apparition simultanée en deux endroits) , en plus de phénomènes particuliers telle l’hyperthermie (température très élevée du corps, au-delà de 48°) ou l’inédie (abstention prolongée de nourriture ou de boisson au-delà de deux mois, ou bien la connaissance de langues qui lui étaient étrangères. La lévitation, bien que relayée par la rumeur, ne reçut que le seul témoignage du Padre lui-même.  Des amis de Padre Pio tentèrent dès lors de lever l’interdiction du Saint-Office en dénonçant ses calomniateurs et les ecclésiastiques corrompus. Ainsi son ami Emanuele Brunatto menaça le Saint-Office de publier Les Antéchrists dans l’Église du Christ mettant en cause ces ecclésiastiques, menaça qu’il mit à exécution en 1933. Puis il construisit les archétypes de la sainteté de Padre Pio dans différents ouvrages. Il s’installa en France en 1931.Tout en multipliant les dons aux plus démunis et aux œuvres caritatives (en particulier création de « la boisson chaude », une soupe populaire), il s’enrichit suffisamment pour financer la Casa Sollievo della Sofferenza, hôpital privé de San Giovanni Rotondo fondé par Padre Pio à hauteur de 3 500 000 F (de 1941). Suspecté de s’être enrichi grâce au marché noir durant l’Occupation, Brunatto fut condamné à mort par contumace en 1948 avant d’être entièrement blanchi par un nouveau procès en 1951.

Le quatorze  juillet 1933 le Saint Office autorisa de nouveau le Padre Pio à célébrer des messes publiques et à entendre des confessions. Le dix janvier 1940, il ébaucha les plans pour une Casa Sollievo della Sofferenza « Maison pour soulager la souffrance ». L’hôpital ouvrit en 1944, mais l’inauguration officielle n’euta lieu que le cinq mai 1956. À la même époque, le Padre Pio fonda des Groupes de prière afin de guérir et soulager les âmes.

Dès 1947, des mesures furent à nouveau prises à San Giovanni Rotondo à la suite de la visite du père général de l’ordre des Capucins, qui constata un certain désordre liturgique à cause de la piété excessive de certains fidèles. En 1947, le jeune père Karol Woityla lui rendit visite. À partir des années 1950 un immense scandale financier secoua le monde catholique italien. Des fonds furtent détournés à des profits personnels et d’autres furent placés à perte dans les magouilles du banquier Giuffré : les Capucins, comme beaucoup d’autres, firent faillite. Padre Pio ne fut plus mis en cause personnellement dans cette affaire et même il fut relevé de ses vœux de pauvreté, afin d’avoir toute liberté de gérer les fonds de ses fidèles pour la Casa Sollievo della Sofferenza. Il subit maintes brimades et persécutions de ses pairs qui tentèrent de s’approprier son trésor.

En avril 1960, le pape Jean XXIII apprit que des microphones furent installés autour du stigmatisé dans le couvent et dans son confessionnal. Le souverain pontife ordonna une enquête plus approfondie sur Padre Pio, en envoyant Monseigneur Carlo Maccari (Italia),  chef du second bureau du vicariat de Rome. Du 30 juillet au 2 octobre 1960, ce visiteur apostolique examina les troubles et constata une dévotion excessive amenant un commerce d’objets touchant Padre Pio, tels que des morceaux de tissus prétendument imbibés du sang des stigmates. À la suite de cette visite, le Saint-Office entreprit de limiter les apparitions publiques du Padre Pio qui eut acquis une renommée en tant qu’ouvrier de mitacles, œuvrant jusqu’à 19 heures par jour au sein de son église. En novembre 1961, le supérieur de l’ordre demanda à Padre Pio de restituer les fonds des fidèles afin de renflouer les caisses, ce qu’il fit. .

En 1962, l’archevêque de Cracovie, Monseigneur Karol Wojtyla, le futur pape Jean-Paul II, écrivit une lettre en latin au Padre Pio, lui demandant de prier pour une mère de quatre enfants atteinte d’un cancer, Wanda Poltawska. Le Padre Pio répondit qu’il ne pouvait refuser : quatre jours plus tard, elle fut guérie.  Ce ne fut qu’à la demande expresse du pape Paul VI qu’il fut à nouveau pleinement autorisé à effectuer son office sans restriction, à partir du trente janvier 1964. Le sept juillet 1968, Padre Pio fut victime d’une attaque.

Le vingt-deux septembre 1968, il célébra la messe solennelle du cinquantenaire de ses stigmates qu’il exprima ainsi : «  Cinquante ans de vie religieuse, cinquante ans cloué à la croix, cinquante ans de feu dévorant pour toi, Seigneur, pour les êtres que tu as rachetés.  » Le soir même il reçut l’extrême onction et mourut quelques heures plus tard, à 2h30 le matin du 23 septembre 1968. .

Enterrement de padre Pio

Lors des funérailles, alors que le corps de Padre Pio reposait dans la crypte, la foule de fervents réunis au-dehors chanta des cantiques particulièrement aimés du religieux. Soudain, on entendit des exclamations de joie : le Padre Pio apparut, souriant, le visage tourné vers la gauche, sur la vitre de ce qui avait été sa cellule ! On voyait nettement sa bure, jusqu’au ventre, et la cordelière, tels que je les avais vus. Aux cris de « Miracolo ! » de la foule, le père gardien du couvent dépêcha un moine sur les lieux. Et ce dernier revint avec l’information incroyable : le Padre serait apparu sur la vitre.

Alors, pour donner une bonne leçon de réalisme à tous ceux qu’il pouvait considérer comme des exaltés et des fanatiques, il donna l’ordre d’ouvrir la fenêtre de la cellule du Padre et de tendre un drap blanc. Eh bien ! après un « Ah » de déception de la foule, retentirent soudain des « Oh ! Oh ! » joyeux et amusés : par un phénomène d’hallucination collective l’ »image vivante du Padre apparut à la fois sur toutes les vitres de cette façade du couvent de Sainte-Marie-des-Grâces. Selon certains auteurs lors de son enterrement une odeur agréable aurait été présente, considérée comme étant l’odeur de sainteté. .

Fils et filles spirituels du Pare Pio

Sur les 20 millions de personnes ayant assisté à ses messes ou au 5 millions qui se sont confessés à lui, selon des estimations, Padre Pio n’aura choisi que 25 enfants spirituels, 13 fils spirituels et 12 filles spirituelles37, en tout cas connus de l’entourage de celui-ci. Le choix de ces personnes reste assez mystérieux. Comme en témoignera le prêtre français Jean Derobert, lorsque Padre Pio le reçut pour se confesser, il l’embrassa et sentit comme une décharge électrique à son contact. Il vécut une expérience quasi mystique et c’est alors que le capucin lui déclara qu’il l’attendait et le désigna comme son fils. Par ce privilège, il lui promit sa prière et sa protection continue. Il lui déclara aussi qu’ils communiqueraient par leurs anges gardiens. Quelque peu troublé,  Jean Derobert ne put que constater avec étonnement que Padre Pio était bien au courant de ses intentions, sans l’intervention de correspondance humaine.

Tous ces éléments se retrouvent dans les témoignages qu’effectueront une grande partie des fils et filles spirituels du Padre Pio. En parallèle de ces évènements mystiques, le capucin entretient une intimité et une correspondance riche avec ses « fils » et ses « filles ». Autre fait troublant, lors du service militaire de Jean Derobert en Algérie en 1958, celui-ci fut capturé par le FLN et exécuté sommairement avec ses compagnons. Dans son expérience de mort imminente, il vit le Padre Pio et ressortit de là vivant, contre toute attente.

Liste des fils spirituels

  • Giorgio Festa (1860-1940), physicien italien. Il fut le médecin envoyé par la commission ecclésiastique pour enquêter sur les stigmates du Padre Pio. Cette rencontre bouleversa sa vie et fut à l’origine d’un ouvrage sur le capucin.
  • Francesco Morcaldi (1889-1965), maire de San Giovanni Rotondo à trois reprises.
  • Cesare Festa (1880-1943), militaire, avocat et écrivain italien. Maçonnique, il alla voir Padre Pio par curiosité, mais leur rencontre le bouleversa et rentré à Gênes, il se convertit et entra dans le Tiers Ordre franciscains.
  • Emmanuele Brunatto (1892-1965), comédien et écrivain italien, c’est après une vie de débauche qu’il rencontra le Padre Pio et devint l’un de ses premiers fidèles, restant à ses côtés jusqu’à sa mort. Personnage controversé, il est cependant le plus connu de ses fils spirituels.
  • Carlo Campanini (1906-1984), acteur italien. Converti par Padre Pio lors de sa visite en 1939, il se rendra de nombreuses fois à San Giovanni Rotondo et tiendra de nombreuses conférences sur son expérience.
  • Enrico Medi (1911-1974), physicien et député italien. Devenu son fils spirituel en 1941.
  • Guglielmo Sanguinetti (1894-1954), médecin italien. Converti en 1935 par Padre Pio, il se mit à son service et fut l’un de ses plus proches collaborateurs pour son œuvre de la Casa Sollievo della Sofferanza.
  • Angelo Battisti (1906-?). Italien, fonctionnaire du Saint Siege. Il rencontra Padre Pio en 1941 et devint le directeur de la  Casa Sollievo della Sofferenza.
  • Giuseppe Sala (1925-1996), médecin chirurgien et cardiologue italien. Connaît Padre Pio en 1955 ; celui-ci guérira miraculeusement l’un de ses fils. G.
  • Sala deviendra le médecin traitant de Padre Pio et publiera de précieux documents cliniques sur les événements surnaturels du capucin, notamment sur les stigmates.
  • Jean Derobert (mort en 2013), prêtre français. Séminariste, il rencontra le Padre Pio en 1955. Il lui annonça la date de son ordination et lui vint en secours de nombreuses fois, comme le P. Derobert en témoignera.
  • Gerardo De Caro (1909-1993), italien, docteur en histoire et en philosophie. Connaît Padre Pio en 1943 qui lui annoncera sa prochaine élection au Parlement. Il sera en effet élu député en 1948.
  • Beniamino GIGLI (1890-1957), ténor italien de réputation internationale. Se convertira auprès de Padre Pio en 1946 et se rendra très régulièrement à San Giovanni Rotondo jusqu’à sa mort.
  • GIACOMO GAGLIONE (1896-1962), laïc et fondateur d’œuvres apostoliques. S’étant rendu à San Giovanni Rotondo pour être guéri par le Padre Pio, celui-ci le prit comme fils spirituel et lui déclara que sa mission devait passer par la souffrance. Il fut déclaré vénérable

Postérité

L’apogée du culte de Padre Pio a lieu sous la démocratie chrétienne italienne dont le dirigeant Giulio Andreotti déclara : « Ce qui s’est passé autour de Padre Pio, c’est l’événement le plus important de 1900 à nos jours » Vingt millions de personnes assistèrent à ses messes, et cinq millions s’y confessèrent. Il fit des guérisons miraculeuses de paralysies, tuberculoses, fractures, broncho-pneumonies, méningites, cécités et cancers, dont il attribua toujours humblement l’action à Jésus ou Marie. Par ailleurs, de nombreuses personnes déclarèrent s’être converties à la suite d’une rencontre avec lui.

En 2000, le réalisateur Carlo Carlei  lui consacra une mini-série télévisée. : Padre Oio, Segio Castellitto incarna Padre Pio.  Saje Distribution adapta ce téléfilm en 2015 en une version francophone.Plusieurs papes manifestèrent leur dévotion à Padre Pio en se rendant à San Giovanni  Rotondo : Jeran-Paul II le 23mai 1987 ; Benoît XVI le 21 juin 2009 ; lr pape François le 17  maes 2018 pour le centenaire de l’apparition des stigmates et le cinquantième anniversaire de la mort du saint.

Béatification et canonisation de Padre PIO

Le Padre Pio fit l’objet de deux investigations officielles conduites par les autorités du Saint Siège dès le vingt mars 1983, qui conclurent à l’authenticité de certains miracles en 1990,  après avoir rassemblé 73 témoignages en 104 volumes.  À la suite de l’avis favorable donné le treize juin 1997 par la Congrégation pour la cause des saints, le Padre Pio fut déclaré bienheureux par le pape Jean-Paul II, le deux mai 199 au Vatican, en présence de plus de 200 000 personnes.

Le 16juin 20202, Jean-Paul II le canonisa sous le nom de sanctus Pius de Pietrelcina (saint Pio da Pietrelcina) tout en ouvrant une procédure de reconnaissance officielle des stigmates par l’Église, des escarres détachés de ses stigmates lorsqu’il était en vie étant utilisées comme reliques à cet effet. Sa tombe est ainsi devenue un haut lieu de pèlerinage.

Reliques

Le 3 mars 2008, pour le 40e anniversaire de sa mort, le Vatican, fit procéder à l’exhumation du corps du Padre Pio. L’Église le déclara en bon état de conservation générale alors qu’il fut à l’état squelettique.  Des scientifiques travaillèrent alors à sa reconstruction post-mortem pour pouvoir l’exposer aux fidèles pendant un an, l’ostension du corps attirant finalement près de 9 millions de personnes. Bien que son corps fut recouvert de vêtements et son visage trop décomposé recouvert d’un masque de silicone peint à la main, de nombreux pèlerins proclamèrent avoir vu un corps on corrompu.  Le 19 avril 2010, la Congrégation pour les causes des saints  autorisa la translation de son corps dans l’église inférieure Saint Pio (Italie).

Le 21 juin 2010, ayant ouvert  l’année du sacerdoce deux jours auparavant auprès des reliques du curé d’Ars, le pape Benoît XVI se rendit en pèlerinage à San Giovanni Rotondo pour rendre également hommage au Padre Pio. Il dressa alors un parallèle entre ces deux figures de sainteté, dont la vie fut centrée sur la prière, l’eucharistie et la confession, et les donne comme modèles aux prêtres catholiques, insistant fortement pour que le sacrement de Pénitence fut remis à l’honneur. Depuis le  premier juin 2013 fut renouvelée de manière permanente l’ostenation du corps du saint dans une nouvelle châsse en verre dans la crypte qui accueillit son cercueil.

Du cinq au onze février 2016, dans le cadre u Jubilé de la miséricorde, sur volonté du pape François qui a choisi Padre Pio comme l’un des patrons de l’Année Sainte, la dépouille du saint dans sa châsse fut transférée à Rome et exposée à la vénération des fidèles dans la basilique Saint-Laurent-hors-les murs puis dans la basilique Saint Pierre. Du dix-neuf au vingt-et-un   mai, à l’occasion de la fête de la Pentecôte et dans l’année du centième anniversaire des stigmates du Padre Pio, une ostension de son cœur  eut lieu à Paris et à Chartres : le samedi 19 en la cathédrale Notre Dame de Paris, le 19 au soir et le 20, en l’église Saint Eugène et le 21 en la cathédrale de Chartres.

Question des stigmates et examens

Les stigmates du Padre Pio surent examinées par des médecins à plusieurs reprises, en particulier à la demande officielle de sa hiérarchie. Dès 1919, le Saint Office demanda  au docteur L. Romanelli, de l’hôpital de Barletta, qui l’examina  cinq fois entre 1919 et 1920. La blessure du thorax montra clairement qu’elle ne fut pas superficielle. Les mains et les pieds étaient transpercés de part en part. Il ne put trouver une formulation clinique qui  l’autorisa  à classer ces plaies.  Certains témoins dirent avoir pu voir au travers des trous de ses mains, plaies qui n’auraient donc pas été superficielles.

En 1919, un médecin athée, le professeur Bignami, fit poser des scellés sur les bandages, pour écarter l’hypothèse de l’utilisation volontaire d’acide sur les plaies. En 1920 et 1925, le docreur Festa réexamina le Padre et conclut à des phénomènes, reliés harmonieusement entre eux, qui se soustraient au contrôle des recherches objectives et de la science.  En 1921, l’évêque de Volterra, Raffaele Rossi, enquêta auprès de l’entourage de Padre Pio et examine le stigmatique. Il donna dans son rapport une impression favorable : selon lui, le prêtre fut un bon religieux et le couvent San Giovanni Rotondo est une bonne communauté ; les stigmates ne purent pas être expliqués mais ne furent ni l’œuvre du diable, ni une grossière tromperie, ni une fraude ou l’astuce d’une personne sournoise et malveillante ; il s’agit d’un « fait réel.

Par ailleurs, Rossi n’a pu prouver aucune guérison miraculeuse par l’intercession de Padre Pio : « Parmi les guérisons présumées, beaucoup sont non confirmées ou inexistantes. »  Dans la correspondance de Padre Pio, cependant, il y a des déclarations crédibles qui attribuent des miracles à son intercession. En 1920, Padre Pio avait refusé l’examen clinique du père Agostino Gemelli, médecin et psychiatre puis l’accepta en 1925. Gemelli conclut dans son rapport que ses plaies étaient des blessures d’érosion causée par l’utilisation d’une « substance caustique, semblables à certaines blessures de guerre, et confirma que les capacités mentales de Padre Pio &taient limitées, ce dernier n’étant qu’un pauvre homme malade ayant appris sa leçon de son directeur spirituel et maître à San Marco in Lamis, le père Benedetto.

En 1960, le pape Jean XXIII, sceptique à l’égard du cas Padre Pio à la suite de rapports d’écoute , ordonna une autre visite apostolique en 1960 en la personne du père Carlo Maccari, , qui rencontra  Pio neuf fois en tout. Maccari indiqua dans son journal que Padre Pio, qui se méfiait de lui, montrait sa réticence, son étroitesse d’esprit et mentit pour échapper aux questions du prélat ; l’impression qu’il lui donna fut pitoyable.  Il nota dans son rapport que Pio n’est pas un ascète, qu’il  eut de nombreux contacts avec l’extérieur, qu’il travaillait beaucoup pour son âge, qu’il eut une éducation religieuse inadéquate mélangeant le sacré au « trop humain; qu’il baigna également dans un entourage partisan qu’il dénonça  être une organisation vaste et dangereuse  aux conceptions religieuses qui oscillèrent entre la superstition et la magie,  ne l’incitant pas à la modération.

Maccari indiqua en outre qu’il reçut des déclarations de femmes affirmant avoir été les maîtresses de Pio, sans évaluer clairement si elles disaient vrai, mais exigea que le père Pio ne donna plus de baiser après la confession de sœurs laïques. Maccari se demanda finalement comment Dieu put permettre  tant de tromperie. Le visiteur apostolique termina son rapport critique avec une liste de recommandations : délocalisation des frères de Santa Maria delle Grazie, nomination d’un nouvel abbé extérieur à la région, limitation des confessions au père Pio, nouveaux statuts pour l’hôpital.

 À la suite de la visite de Maccari, Jean XXIII nota dans son journal qu’il vit le Père Pio comme une  idole de paille. Les récits de ceux qui restèrent avec Padre Pio jusqu’à la fin de sa vie, en 1968, indiquèrent que les stigmates disparurent complètement. Seule une marque rouge, comme dessinée par un crayon rouge, resta de son côté mais elle finit par disparaître. Selon Guitton et Antier, le corps de Padre Pio ne comportait aucune trace de stigmates ou de cicatrices  lors de l’examen post mortem.

En 2007, l’historien Segio Lizzatto défendit la thèse de la supercherie des stigmates de Padre Pio et de ses miracles. . La nouveauté de son argumentation fut de prendre  pour appui un document jusqu’ici peu connu et présent aux archives du Vatican. Il s’agit d’une lettre en 1919 dans laquelle Padre Pio demanda à l’une de ses premières fidèles de passer commande auprès d’une pharmacie, de 4 grammes d’acide carbolique et de vératrine, indiquant qu’il en avait besoin pour désinfecter les seringues utilisées par lui et un autre frère pour vacciner, en l’absence de médecins, les membres du couvent contre la grippe  espagnole. Sur cette base et celle des autres dénonciations mentionnées, l’auteur prétendit  à un truquage des plaies par Padre Pio.

Une autre critique fut celle de l’emplacement des blessures latérales de la lance : la blessure de saint François était sur la droite, tandis que celle de Padre Pio était sur la gauche. En outre, sa blessure latérale était en forme de croix  ; en d’autres termes, elle avait une forme stylisée plutôt que réaliste. De plus, ses blessures étaient dans les mains plutôt que dans les  poignets et donc non conforme à l’anatomie des crucifiés d’époque, mais conforme aux représentations iconographiques de la crucifixion.

Les stigmates de Padre Pio étaient-ils authentiques ? De nombreux autres stigmatiques – comme Magdalena de la Cruz (1487–1560), en 1543 – avouèrent avoir simulé des stigmates. Le pape Pie IX lui-même  qualifia de fraudeuse Palma Maria Matarelli (1825-1888). . Aussi récemment qu’en 1984, la stigmate  Gigliola Giorgini (1933-2021) fut condamnée pour fraude par un tribunal italien . Même un défenseur des stigmates de Padre Pio, C. Betnard Ruffin, admit :  Pour chaque véritable stigmate, qu’il soit saint ou hystérique, saint ou satanique, il y en a au moins deux dont les blessures sont auto-infligées »

Complément

◊ Faut-il craindre le purgatoire ?  : cliquez ici pour lire l’article →  Saint Padre Pio et les Âmes du Purgatoire

♥ FILM DOCUMENTAIRE SUR SAINT PIO DE PIETRELCINA

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, Histoire, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire, Vie des saints | Pas de Commentaires »

Vingt-quatrième dimanche du Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 11 septembre 2022

Peut être une image de 1 personne et arbre

Le retour du fils prodigue chez son père

De l’Évangile selon Luc                                                               

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’ Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »
Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.

’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !

Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer.

Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.

Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’ Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! « Seigneur, tant que je ne te quitte pas, je suis toujours avec toi. Tu me fais bénéficier de tout ce qui t’appartient. Aide-moi, Seigneur, à me rendre compte de la grâce immense de vivre en ta présence.   (Lc 15, 1-32)

Auteur +PÈRE MARIE LANDRY C +MPS

Ne me laisse jamais m’éloigner de toi, aide-moi à revenir lorsque je m’égare, et aide-moi à bien accueillir tous ceux qui reviennent vers toi. Jésus, toi qui aimes les pécheurs et les attires au Père, donne-moi un cœur comme le tien ! «C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

Le retour du fils prodigue

Aujourd’hui, nous pouvons examiner une des paraboles le plus connues de l’Évangile: celle du fils prodigue qui, en méditant la gravité de l’offense qu’il avait faite à son père, il retourne chez-lui et il est accueilli avec grande allégresse. Nous pouvons revenir au commencement du passage pour trouver la circonstance qui permet à Jésus-Christ de raconter cette parabole. D’après ce que les écritures nous révèlent «les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter» (Lc 15,1), et les pharisiens et les scribes, surpris, récriminaient contre lui: «Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux!» (Lc 15,2).

Il leur semble que le Seigneur ne devrait pas partager son temps et son amitié avec des personnes à une vie précaire et pas trop réglée. Ils se barricadent face à ceux qui, loin de Dieu, ont besoin de conversion. Mais, si cette parabole nous apprend que personne n’est perdu pour Dieu, et encourage les pécheurs les remplissant avec confiance et leur faisant connaître sa bonté, elle nous apporte en même temps un enseignement d’importance pour ceux qui, apparentement, n’auraient pas besoin d’être convertis : ne jugeons pas si quelqu’un est “mauvais” ni bannissons personne, mais faisons de notre mieux pour nous conduire à tous moments avec la générosité du père qui accepte son fils.

La méfiance de l’ainé des fils, mentionnée à la fin de la parabole, coïncide avec le scandale initial des pharisiens. Dans cette parabole on n’invite pas à se convertir seulement celui qui en a vraiment besoin, mais aussi ceux qui ne croient pas en avoir la nécessité. Ici, il ne s’agit pas uniquement des publicains et des pécheurs mais aussi, bien sûr, des pharisiens et des scribes; ce ne sont pas exclusivement ceux qui vivent le dos tourné à Dieu lui-même, mais peut-être nous tous que, malgré recevoir tant de Lui, sommes très satisfaits de ce que nous Lui donnons en échange et si peu généreux lorsque nous traitons avec notre prochain.

Introduits dans le mystère de l’amour de Dieu —nous dit le Concile Vaticane II— nous sommes appelés à établir une relation personnelle avec Lui-même et à entamer un chemin spirituel pour passer de l’homme ancien à l’homme nouveau parfait d’après le Christ. La conversion dont nous avons besoin pourrait être moins remarquable, mais peut-être il faudrait qu’elle soit plus radicale et profonde, plus persévérante et soutenue: Dieu nous
Seigneur Jésus, je cherche à avoir de bonnes intentions, mais parfois j’adopte des attitudes et des comportements qui sont contraires aux tiens.

Aide-moi, Jésus, à rechercher avec toi les brebis perdues. Aide-moi aussi à bien accueillir les fils prodigues qui reviennent vers toi. Aide-moi à participer à ta joie de les rétablir dans leur dignité d’enfants de Dieu. À partir d’aujourd’hui, je m’efforcerai de bien accueillir quelqu’un qui est en train de rechercher le bon chemin.

Contact   Père Marie Landy Bivina

 

♥  Vidéo Parabole du retour du fils prodigue

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Accueil sur mon blog, Catéchèse, comportements, La messe du dimanche, Page jeunesse, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

Vingt-quatrième dimanche dans le Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 5 septembre 2022

enfant prodigue

Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie

# Selon Jacques Ellul, cette parabole dite par le Christ concerne aussi, prioritairement, le fils aîné, tout autant que le fils prodigue. En fait, c’est aussi une interpellation adressée aux pharisiens, étroitement observateurs de la Loi, les interrogeant sur leurs rapports durs, légalistes, à l’égard des brebis égarées qui s’en éloignent. La parabole du Fils prodigue servit, entre le Ve et VIIIe siècles à plusieurs théologiens, dont saint Pierre Chrysologue, pour désigner les deux fils du père, le fils aîné, symbolisant le judaïsme, qui reste étroitement attaché à la maison, et le fils cadet, l’Église, destinée à appeler avec miséricorde tous les hommes pécheurs pour qu’ils reviennent à l’amour de Dieu, leur père, tel que cet amour divin fut révélé et manifesté par Jésus, notre médiateur auprès de Dieu.

Le pape Benoît XVI, à la suite de tout un courant patristique, théologique et magistériel, identifia le père, dans la parabole, à Dieu, le père éternel. C’est pourquoi, la relation avec Lui se construit à travers une histoire, de façon analogue à ce qui arrive à tout enfant avec ses parents.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?  Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

    Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, lle rassemble ses  amies et ses voisines pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’ Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens.

    Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.

Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.

Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.

 Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.

Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’   Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! » (Lc 15, 1-32)

Parabole de l’enfant prodigue

Un homme avait deux fils. Le plus jeune demanda sa part d’héritage et s’en alla dans un pays éloigné, où il dépensa, en vivant dans la débauche, tout ce qu’il eut reçu.  Une famine survint ; il manqua de tout. Il s’attacha à un étranger, qui l’employa à garder les pourceaux, et ne lui donna pas même des gousses, dont ceux-ci se nourrissaient.. Il rentra en lui-même, compara sa position à celle des mercenaires de son père, et se décida à aller vers son père, et à lui confesser sa culpabilitéet son indignité.

Il se leva, et retourna vers son père. Celui-ci le vit venir de loin, courut à sa rencontre, se jeta à son cou et l’embrassa. Le fils confessa son péché. Le père ordonna à ses serviteurs d’apporter ce qu’il fallait pour revêtir son fils, et de préparer un festin en son honneur. Ils commencèrent à se réjouir. Le fils aîné, revenant des champs,  entendit le bruit de la fête et demanda des explications à un serviteur. Celui-ci lui annonça le retour de son frère et le festin ordonné par son père.

Il se mit en colère et refusa d’entrer. son père sortit et le pria d’entrer. Il lui rappela les longs services qu’il lui rendit, et se plaignit de n’avoir jamais reçu de lui la plus petite récompense, tandis qu’au retour de mon frère débauché, tu tua le veau gras. Son père lui répondit que sa récompense fut de demeurer avec lui et de disposer à son gré de tous les biens paternels ; qu’il fallait bien faire une fête et se livrer à la joie, puisque son frère qui était mort revint à la vie..

Plusieurs Pères de l’Église virent dans l’aîné le peuple juif et dans le plus jeune les païens. Les théologiens de l’école de Tubingue s’empressèrent de saisir cette interprétation, pour en appuyer leurs idées sur l’époque tardive de la rédaction des évangiles et sur les tendances qu’ils attribuèrent spécialement à celui de Luc.

Publié dans comportements, La messe du dimanche, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

Jeudi de la vingtième semaine du Temps Ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 17 août 2022

La parabole du grand souper et des invités à la noce

La parabole sur les Noces donnée par Jésus-Christ se conclut par la phrase devenue célèbre proverbe : « il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus ». Cette sentence résume à elle seule l’explication de la métaphore, et rappelle bien d’autres paraboles du Christ : il faut croire et suivre les vertus de l’Église afin de pouvoir être choisi et accéder au ciel, et non aux ténèbres de la damnation.
Cette parabole figure également dans le livre des Proverbes

Grégoire le Grand fit sur cette parabole une homélie entière. Les Noces représentent l’église de la terre. Le roi est Dieu le Père qui fit un banquet pour son Fils lorsqu’il prit l’incarnation humaine. Les bœufs sacrifiés sont les Pères et prophètes de l’Ancien Testament. Ceux qui refusent l’invitation sont en fait les gens qui n’écoutent pas les paroles du Christ. Certains sont pris par un excès dans leur travail, d’autres dans leur négoce, en fait ils courent plus après l’argent qu’après les paroles de l’Eglise.

Les serviteurs tués sont les persécutés, les martyrs ; le roi brûle alors les villes des persécuteurs : là stipule le docteur de l’église, il faut comprendre brûle la chair des persécuteurs dans laquelle les âmes habitaient. Dieu le Père fait alors rassembler bons et méchants, ceux qui sont à des carrefours ou sur des chemins. Il fait ensuite le tri des âmes : l’habit de noces, c’est la parure de l’âme : la charité. L’humain jeté est l’ensemble des pervertis. Il faut agir en homme qui prodigue le Bien, tout en ne sachant pas si on sera élu, précisa Grégoire le Grand.

La Cène de Cyprien (Cena Cypriani), parodie de la Bible composée au IVe ou au ve siècle, qui met en scène un banquet organisé par un roi en l’honneur de son fils, serait plus précisément une parodie de la parabole du festin de noces, selon l’historien E. Ilvonen, dans Parodies de thèmes pieux dans la poésie française du Moyen-âge, H. Champion, 1914, p.2-3.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités,  mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.”

Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.

Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : « Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : «  Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

Parabole des noces

Ces mots des noces pour son fils doivent s’entendre dans leur sens littéral. Ils ne signifient ni un festin en général, ni une fête donnée par ce roi à l’occasion de l’avènement de son fils au pouvoir, comme le pensèrent un grand nombre d’exégètes. Jésus est représenté comme l’époux de son Église :  » Celui qui a la mariée, c’est le marié, mais l’ami du marié, qui se tient là et qui l’entend, éprouve une grande joie à cause de la voix du marié. Ainsi donc, cette joie qui est la mienne est parfaite. » (Jn 3, 29)

Les grands préparatifs que le roi fit annoncer par ses serviteurs auraient dû être pour les invités un puissant motif de venir, et rendront bien plus coupables leur mépris et leur ingratitude. Ces serviteurs partirent sur les routes , rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, tant méchants que bons, et la salle des noces fut remplie de convives. Comme tous ces invités avaient été rassemblés dans les carrefours et que la plupart furent très pauvres, le roi ne pouvait pas s’attendre à ce qu’ils eussent tous un habit de noces digne de paraître à sa cour.

Puisque la salle des noces fut remplie , les élus ne furent pas en si petit nombre, mais ils le furent toujours, comparés aux multitudes d’appelés. Cet appel fut fait de la part de Dieu dans l’intention que celui qui l’entend soit sauvé. Mais ni l’appel, ni même l’acceptation ne suffisent pour cela, comme le prouve le dernier trait de la parabole. Il faut de plus un acte de la grâce souveraine de Dieu. Mais cet acte n’est pas arbitraire ; Dieu possède le secret de le mettre en harmonie avec la liberté humaine, de telle sorte que celui qui est finalement rejeté l’est par sa faute, et que celui qui est sauvé sait qu’il l’est par la pure grâce de Dieu : «  En effet, c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire pour son projet bienveillant.  » (Ph 2, 13)

Signification de la parabole le roi qui fit les noces de son fils c’est Dieu, et ces noces c’est l’établissement de son règne, qui un jour sera élevé à la perfection. Tout, dans ce royaume, où le pécheur est invité à entrer, est préparé par la libre grâce de Dieu ; le salut est absolument gratuit. La première invitation eut lieu par Jésus-Christ lui-même et par ses apôtres, par les prophètes d’abord, puis par Jean-Baptiste et Jésus-Christ ; les serviteurs qui la poursuivirent plus tard furent ses disciples. Les premiers invités représentèrent le peuple d’Israël et ses chefs.

Leur refus, leur mépris de l’invitation, et plus encore la haine violente qu’ils manifestèrent contre le Maître et ses serviteurs, ne justifièrent que trop le terrible châtiment qui vint les atteindre et la destruction de leur ville. Alors commença une époque toute nouvelle dans le règne de Dieu ; son peuple se montra indigne ; les serviteurs furent envoyés vers les nations païennes, auxquelles ils portèrent l’invitation, et la salle des noces se fut remplie.

La première partie de la parabole fut dirigée contre les chefs du peuple juif ; elle établit un grand contraste entre ce peuple et les païens. Dans la dernière partie la pensée de Jésus se généralisa ; la parabole enseigne le caractère intérieur et spirituel du royaume des cieux ; l’homme qui n’avait pas un habit de noces représente toute la catégorie de gens qui sont extérieurement entrés dans le royaume sans que rien ait changé dans les dispositions de leur cœur.

L’habit de noces, c’est la justice intérieure, la sanctification qui s’obtient par la repentance et la foi au Sauveur : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Mt6, 33). Ils n’eurent pas tort, les interprètes qui virent dans cet habit de noces Christ lui-même et sa justice dont le pécheur doit être revêtu. Mais la pleine révélation de cette profonde vérité du salut était encore réservée pour le temps qui suivrait la mort rédemptrice de Jésus.

Le terrible châtiment infligé à ce malheureux convive, et qui étonne au premier abord, montre la culpabilité de ceux qui, préférant les haillons de leur propre justice à la justice parfaite qui leur est offerte, refusent de soumettre leur cœur non régénéré à la sanctification, sans laquelle nul ne verra le Seigneur.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Regnum Christi  : cliquez ici pour lire l’article →  Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce

◊ Hozana  : cliquez ici pour lire l’article → Tout est prêt : venez à la noce. – Hozana

 Vidéo Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

12345
 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS