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Samedi de la quatrième Semaine du Temps Pascal

Posté par diaconos le 1 mai 2021

Celui qui m’a vu a vu le Père

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# La théologie chrétienne a développé la conception d’un Dieu trinitaire : Père, Fils de Dieu et Saint-Esprit. En amont du christianisme, le judaïsme développa certains attributs de YHWH comme Père du fait de sa création, de l’éducation que donne Dieu et de sa paternité envers le peuple d’Israël. Jésus-Christ, dans son enseignement à travers les Évangiles, définit la paternité de Dieu comme l’élément essentiel de Dieu avec l’Amour.
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Cette paternité de Dieu est particulière pour Jésus qui présente sa filiation avec lui. Les chrétiens sont appelés à une paternité adoptive par Jésus. Ses enseignements sur la paternité de Dieu indiquent que cette paternité est ouverte à tous, bons comme méchants.
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La doctrine chrétienne va progressivement conceptualiser la paternité de Dieu à travers le dogme de la Trinité. La représentation de Dieu dans l’art, au début interdite dans le christianisme primitif1 s’appuyant sur le judaïsme, et encore pendant plusieurs siècles développa à travers la peinture et la sculpture, représentant Dieu le Père sous différents aspects : celle de la lumière, ou sous la forme d’une personne d’âge avancé portant généralement une barbe blanche.
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 De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi !

Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. » » (Jn 14, 7-14)

Fondons notre foi sur,les paroles de Jésus

Par ce si, Jésus ne nie pas positivement la connaissance que ses disciples ont de lui et du Père, mais il sollicite leurs âmes au progrès. (Bengel)

Bien plus, Il affirma que dès à présent, après l’instruction profonde qu’il leur donna, ils connurent le Père et qu’ils le virent en lui. Les disciples n’avaient que les premiers rudiments de cette connaissance ; mais il y eut une grande sagesse pédagogique à les encourager ainsi, en leur supposant plus de lumières qu’ils n’en eurent ; et la Parole divine que Jésus répandit dans leur âme y restera comme le principe vivifiant de la connaissance qui leur manqua encore.

Cette interprétation fut celle qu’admirent Tholuck, Meyer, MM. Luthardt et Godet. D’autres exégètes (Chrysostome, Lücke) estimant que Jésus ne pouvait, dès cette époque, parler ainsi à ses disciples, pensèrent que ce fut là une sorte d’indication anticipée de ce qui leur fut accordé par l’Esprit à la Pentecôte.

La parole de Jésus : Vous l’avez vu, comprise par Philippe comme si Dieu pouvait exister pour lui à côté ou en dehors de Jésus, lui inspira le désir de voir une théophanie ou révélation extraordinaire de Dieu, comme la demandait Moïse : « Moïse dit : « Je t’en prie, laisse-moi contempler ta gloire. » (Ex 33, 18) ; et il exprima naïvement ce désir à Jésus. « Cela nous suffit, ajouta-t-il nous n’avions plus aucun doute que le Père ne se révéla pleinement par toi. »

Ce fut avec tristesse que Jésus reprocha à Philippe de ne l’avoir pas connu, malgré toutes les expériences que, depuis si longtemps, il avait pu faire auprès de lui. Il l’appela affectueusement par son nom : Philippe, afin de l’inviter à réfléchir sur la demande qu’il venait de lui adresser. Cette interpellation : Philippe, peut aussi être rattachée à la phrase suivante.

Celui qui a vu Jésus a vu le Père, le Dieu qui est sainteté et amour, et dont Jésus était sur la terre la parfaite manifestation. Philippe demandait à voir, Jésus l’exhorta à croire. Ce fut uniquement par la foi qu’il put pénétrer dans ce mystère de l’unité absolue du Père et du Fils qui lui permit de voir le Père dans le Fils.

Ces paroles de Jésus exprimèrent, tout ensemble, l’intime unité d’essence et le rapport mutuel vivant, actif, qu’il y a entre le Père et le Fils, Jésus le prouva en déclarant que c’est le Père qui parle et agit en lui. Les paroles et les œuvres de Jésus, ces paroles qui sont esprit et vie, ces œuvres de puissance divine et d’amour divin, telle est la démonstration irrécusable que le Père était en lui, parlait et agissait par lui.

Pas une de ses paroles qu’il tire de lui-même. Pas une de ses œuvres que Dieu lui-même n’opère par lui. De sa propre sagesse, rien. Par la force de Dieu, tout ! (Godet)

Après avoir donné à Philippe cette instruction profonde, Jésus se tourna vers tous ses disciples et il les exhorta à le croire quand il leur déclara qu’il est dans le Père et que le Père est en lui, à le croire sur la seule autorité de sa parole.

Mais il ajouta  avec tristesse que si leur foi fut encore trop obscure et trop faible pour se fonder uniquement sur sa parole, ils durent au moins le croire à cause de ses œuvres mêmes, considérées en elles-mêmes. Il entendit par là ses miracles : « Si je n’accomplis pas les œuvres de mon Père, vous n’avez pas besoin de croire en moi. Mais si, au contraire, je les accomplis, même si vous ne voulez pas me croire, laissez-vous au moins convaincre par mes œuvres, pour que vous reconnaissiez et que vous compreniez que le Père est en moi et que je suis dans le Père. » (Jn 10, 37-38)

La foi, fondée sur ces œuvres, ne fut pas encore la vraie foi, mais elle put conduire à la foi immédiate. Jésus revint au discours plein de consolation qu’il adressa à ses disciples au sujet de son départ , et dans lequel il  fut interrompu par Thomas et par Philippe. Et comme il leur montra, en répondant à la requête de celui-ci, que le Père se manifestait pleinement en lui dans ses paroles et dans ses œuvres.

Il leur fit maintenant une magnifique promesse qui leur donna de sa divinité et de la pleine révélation de Dieu en lui une preuve propre à créer une intime conviction : celui qui croit en lui fera lui aussi les mêmes œuvres et en fera de plus grandes encore.

Il promit avec une autorité solennelle : En vérité, en vérité, la communication de l’Esprit et des grâces qui en résulteront pour les disciples.  Cette promesse, en même temps, ajouta à la perspective encore éloignée de la réunion dans la maison du Père,  celle d’une prochaine réunion en esprit : les disciples revirent Jésus qui  les quittera pour s’en aller au Père.

Ce ne furent pas des œuvres extérieures, des miracles matériels, plus étonnants encore que les siens comme le crurent quelques exégètes ; mais bien des miracles spirituels, que les apôtres firent, quand leur parole, animée de l’Esprit de Dieu, régénéra les âmes, fonda l’Église et porta la lumière et la vie au milieu de toutes les nations. « Le livre des Actes est le commentaire de cette parole.(Meyer) »

Ces œuvres plus grandes, Jésus lui-même ne put les faire, parce que  l’Esprit n’était pas encore  (Jn 7, 39).  Quand il reprit possession de sa gloire et que toute puissance lui fut donnée au ciel et sur la terre, il eut accompli lui-même dans ses disciples la parole qu’il prononça. Il le fit en répondant à toutes leurs prières et en répandant sur eux le Saint-Esprit de la Pentecôte.

Les disciples restèrent avec Jésus dans un rapport plus intime et plus vivant que jamais. Eux, sur la terre, prièrent en son nom, et lui leur accorda toutes leurs demandes. Grâce à son action puissante, ils accomplirent ses œuvres, et même de plus grandes, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.

Prier au nom de Jésus, c’est donc, comme le dit Keil, dont M. Godet adopta l’interprétation, prier « en nous replongeant avec foi dans la connaissance que nous avons reçue de lui comme Fils de Dieu abaissé et glorifié,  c’est prier dans une communion intime avec lui, selon sa volonté, par son Esprit, qui seul nous communique la puissance d’accomplir cet acte religieux. Quand celui qui prie ainsi se sent devenu un avec Jésus, il est certain d’être exaucé.

« Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez et il vous sera fait ».

Diacre Michel Houyoux

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  Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

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Présentation de Jésus au Temple

Posté par diaconos le 2 février 2020

Auteur Père Marie André Bivina
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 Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : «Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur».

Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur: un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon.

C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. L’Esprit lui avait révélé qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Messie du Seigneur.

Poussé par l’Esprit, Siméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l’enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.

Siméon prit l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant: «Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël ton peuple». Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qu’on disait de lui.

Siméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : «Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre».

Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S’approchant d’eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. «Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut» (Lc 2, 22-32)

Homélie

Nous célébrons la Présentation de Jésus que Marie et Joseph confient à Siméon pour qu’il puisse l’offrir à Dieu selon les prescriptions de la loi juive. En ce jour de fête nous pourrons nous offrir nous-mêmes à Dieu ainsi que nos familles. C’est ce que le Saint-Père encourageait les fidèles à réaliser en « célébrant cette fête avec toute la famille, pour croître et répondre ensemble aux appels de l’Esprit dans la société contemporaine » (Pape François, Lettre à l’occasion de la vie consacrée, 21 novembre 2014).

Pour le souverain pontife, nos vies sont porteuses de richesses et de grâces pour tous ceux que nous rencontrons et ce sont des « espaces d’humanisation » dans la construction de relations vitales. Elles nous permettent de travailler pour la gloire de Dieu et le salut du monde entier en offrant tout ce qui nous est donné par chaque événement du quotidien.

Nous assistons au cours de cette fête à « la première rencontre de Jésus et de son Peuple » (Pape François, Homélie du 2 février 2014). Sachons prier pour pouvoir réaliser ce à quoi nous sommes appelés, nous qui avons reçu le baptême.  Que la grâce de Dieu nous permette de transmettre le trésor reçu en vivant le présent avec passion et d’embrasser l’avenir avec espérance et charité, sinon « la vie de l’ensemble de l’Église risquerait de se refroidir, le paradoxe salvifique de l’Évangile de s’émousser, le ‘sel’ de la foi de se diluer dans un monde en voie de sécularisation » (Paul VI, Exhortation apostolique Evangelica testificatio, 29 juin 1971, n° 3).

Accorde-moi, Père très bon, la grâce de vivre ce message avec joie, force et conviction au milieu du monde d’aujourd’hui.

Aujourd’hui, en endurant le froid de l’hiver, Siméon attend l’arrivée du Messie. Il y a cinq cents ans déjà, quand a débuté la construction du Temple, il y a eu une grande pénurie, tellement grande que les constructeurs étaient totalement découragés. C’est alors, qu’Aggée a prophetisé: «La splendeur future de ce Temple surpassera la première, et dans ce lieu, je vous ferai don de la paix. Parole du Seigneur de l’univers» (Ag 2,9) et il ajouta «Je vais mettre en branle toutes les nations païennes, leurs trésors afflueront ici» (Ag 2,7). Phrase qui peut s’interpréter de plusieurs manières «le plus précieux» dirons les uns, «le plus prisé» dira saint Jérémie.

A Siméon «l’Esprit lui avait révélé qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Messie du Seigneur» (Lc 2,26), et aujourd’hui «poussé par l’Esprit», il est monté au Temple. Il n’était pas Lévite, ni Scribe, ni Docteur de la loi, mais il était simplement «un homme juste qui attendait la Consolation d’Israël» (Lc 2,25). Mais l’Esprit souffle là où il veut (cf. Jn 3,8).

Maintenant il constate avec un certain étonnement qu’il n’y a pas eu de grands préparatifs d’accueil, pas de drapeaux, pas de guirlandes, ni d’écussons de quelque sorte nulle part. Joseph et Marie traversent l’esplanade en portant l’Enfant dans leurs bras. «Portes, élevez vos linteaux; élevez-vous, portes antiques: que le Roi de gloire fasse son entrée» (Ps 24,7) chante le Psaume.

Siméon s’avance les bras ouverts pour saluer la Mère, il reçoit l’Enfant et bénit Dieu en disant: «Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël ton peuple» (Lc 2,29-32).

Dès la Présentation de Jésus au Temple, le monde est averti du rôle de cet enfant offert au Dieu d’Israël par Joseph et Marie. C’est un appel à la méditation et au remerciement pour le salut, la Rédemption, avec la certitude de la délivrance du péché de l’homme qui peut chanter la gloire de Dieu en remerciant le Père.

Père du ciel et de la terre, je te remercie pour cette miséricorde inaltérable grâce à laquelle nous sommes élevés jusqu’à toi et habités par l’Esprit Saint que nous communique ton Fils Jésus. Merci de nous avoir confiés à Marie, ta Mère qui nous porte dans ses bras et dans son cœur de Mère.

En ce moment où l’Église souffre profondément, je lirai différents passages de l’encyclique Redemptoris Mater de saint Jean-Paul II pour acquérir par la foi mais surtout et d’abord par le cœur une connaissance du rôle de Marie, Mère du Rédempteur, vis-à-vis des membres de l’Église du Seigneur. Amen

Contact → Marie Landry Bivina

Complément

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La présentation de Jésus au Temple

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Présentation du Seigneur au Temple

Posté par diaconos le 28 janvier 2020

Présentation du Seigneur au Temple dans fêtes religieuses

Mes yeux ont vu ton salut

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin  sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou   deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Siméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Siméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.

Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Siméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera      un signe de contradiction  et toi, ton âme sera traversée d’un glaive  : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.

Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. (Lc 2, 22-40)

Fête de la Chandeleur

La présentation de Jésus au temple, la Rencontre du Christ et de son peuple dans la personne du vieillard Siméon, la purification rituelle de Marie, la Chandeleur ou fête de la lumière, tels sont les thèmes multiples de la célébration qui, quarante jours après Noël, clôture les solennités de la manifestation de Dieu aux hommes en son verbe fait

Jésus s'approche de nous pour illuminer nos rencontres

La présentation de Jésus au temple, la Rencontre du Christ et de son peuple dans la personne du vieillard Siméon, la purification rituelle de Marie, la Chandeleur ou fête de la lumière, tels sont les thèmes multiples de la célébration qui, quarante jours après Noël, clôture les solennités de la manifestation de Dieu aux hommes en son verbe fait chair.

Siméon avait salué l’enfant Jésus comme étant la lumière du monde (Lc 2, 22-29). En souvenir de cette parole, l’Église célèbre, le deux février de chaque année,  une liturgie en deux temps.

Liturgie pour ce jour

♦ Lecture extraite du livre du prophète Malachie au chapitre trois

Soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que j’envoie mon messager pour qu’il prépare le chemin devant moi ; et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le messager de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient dit le Seigneur de l’univers. Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui pourra rester debout lorsqu’il se montrera ? Car il est pareil au feu du fondeur, pareil à la lessive des blanchisseurs.

Il s’installera pour fondre et purifier : il purifiera les fils de Lévi, il les affinera comme l’or et l’argent ; ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur, présenter l’offrande en toute justice. Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem sera bien accueillie du Seigneur, comme il en fut aux jours anciens, dans les années d’autrefois. (Ml 3, 1-4)

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Le Seigneur Dieu ré­pondit à ces plaintes qu’il ne tar­dera pas à faire le­ver ce jour qu’ils ré­clamèrent, mais qu’il sera un jour de ju­ge­ment non moins que de sa­lut. Ce jour sera pré­cédé de la ve­nue d’un en­voyé spé­cial, des­tiné à en pré­pa­rer l’ap­pa­ri­tion.

Une voix crie : « Par le désert frayez le chemin de l’Éternel ; aplanissez dans la steppe une route pour notre Dieu ! »  (Is 40, 3) Ce mes­sa­ger ne put être l’en­semble des prophètes, puisque le mot j’envoie, an­nonce un fait nou­veau : « Voici, je vous envoie Élie, le prophète, avant que vienne le jour de l’Éternel, grand et redoutable. » (Ml 4, 5) Le Nou­veau Tes­ta­ment voit la réa­li­sa­tion de cette pro­phé­tie dans l’en­voi de Jean-Bap­tiste ; Jean-Baptiste est celui-ci de qui il est écrit : « Voici, j’envoie mon messager devant ta face qui préparera ton chemin devant toi. » (Mt 11, 10)

Et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Ce fut Dieu lui-même qui vint. Il fallut l’avènement de Jésus-Christ pour comprendre cette prophétie. Devant le Seigneur, aucune imperfection ne pourra tenir, il faudra le reconnaître comme Dieu, et se confier à lui. Il s’installera pour purifie. Ce qui veut signifier que son travail ne sera pas de courte du­rée ; il sera là, tel que le fon­deur, al­lu­mant et en­tre­te­nant le feu sous le creu­set, jus­qu’à ce que les sco­ries soient com­plè­te­ment dé­ta­chées du mé­tal.

Dieu commença la purification des fils de Lévi. La venue de Jésus inaugura une profonde réforme de la fonction sacerdotale remplie jusque là par la famille de Lévi. Le peuple aussi ne pré­sen­ta plus aux sa­cri­fi­ca­teurs que des vic­times conve­nables, comme dans les plus beaux jours de la pra­tique du culte lé­vi­tique. Sous ces formes, le pro­phète dé­crit l’a­do­ra­tion en es­prit et en vé­rité qui ca­rac­té­ri­sera le règne de Dieu ac­com­pli.

Jésus fonda le culte nouveau où l’offrande ne sera plus des animaux : par l’eucharistie , sacrifice spirituel, les chrétiens s’offrent eux-mêmes en union avec jésus- Christ. À cette époque,  l’offrande de Juda et de Jérusalem fut bien accueillie par Dieu. Notre vie devrait être un culte agréable à Dieu. Offrons lui nos travaux, nos paroles, nos actions envers les plus démunis, les laissés pour compte, les marginaux.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Symbole : la cire blanche des cierges de la chandeleur signifie et représente la chair virginale de Jésus et la flamme symbolise le Christ, qui est venu éclairer nos ténèbres. Que veut nous dire l’Église en célébrant la présentation de Jésus au temple ?    Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem.

 Selon la tradition juive, chaque mère devenait impure après son accouchement (impure d’un point de vue cultuel) et elle était exclue du culte jusqu’au jour de sa purification, quarante jours après la naissance d’un fils, 80 après celle d’une fille. Le temps de purification s’achève avec l’offrande d’un agneau âgé d’un an ou de deux colombes pour les plus pauvres

C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Siméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Siméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.

Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Siméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction et toi, ton âme sera traversée d’un glaive : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Compléments

♥ Fête de la Chandeleur ( 2 février) →  Chandeleur : fête du Christ, lumière pour le monde

◊ Homélie pour la présentation de Jésus au temple → La présentation de Jésus au temple

Fêtez la Chandeleur en famille → À la Chandeleur, faisons sauter les crêpes !

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Présentation du Seigneur au Temple

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De la maison de Dieu, vous avez fait une caverne de bandits

Posté par diaconos le 22 novembre 2019

 Détruisez ce temple, dit Jésus, et en trois jours, je le relèverai ". Le temple dont il parlait, c’était son corps, c’est-à-dire sa personne. C’est comme s’il disait : " Vous pouvez détruire le temple, puisque, je suis là ! " Jésus a l’audace de se mettre à la place du temple. – Le lieu de la présence de Dieu, c’était le temple : Jésus est présence de Dieu. – Le lieu de la parole de Dieu, c’était le temple : Jésus est la parole de Dieu.

 

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs. Il leur déclarait :  Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous,  vous en avez fait une caverne de bandits.» Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir, mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire ; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait.  (Lc 19, 45-48)

Homélie  Jésus chassa les marchands du Temple

Le geste de Jésus fut prophétique. À la façon des anciens prophètes, Il réalisa une action symbolique, pleine de sens pour l’avenir. En expulsant du temple les marchands qui vendaient les victimes destinées aux offrandes et en évoquant le fait que la maison de Dieu est une maison de prière (Is 56,7), Jésus annonça la nouvelle situation qu’Il vint instaurer, où les sacrifices d’animaux n’eurent plus leur place. Saint Jean définit le culte nouveau comme une «adoration du Père en esprit et en vérité» (Jn 4,24).

Le Rite Nouveau, c’est la parole de Jésus. Aussi saint Luc a-t-il uni à la scène de la purification du temple, une présentation de Jésus prêchant là chaque jour. Le culte nouveau est centré sur la prière et l’écoute de la Parole de Dieu. Mais en réalité, le centre du centre de l’institution chrétienne est la personne vivante de Jésus Lui-même, qui offre sa chair et répand son sang sur la croix et nous les donne dans l’Eucharistie.

Dans le Nouveau Testament inauguré par Jésus les bœufs et les vendeurs d’agneaux ne sont plus nécessaires. Tout comme, le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres (Lc 19,48), nous ne devons pas aller au temple pour immoler des victimes, mais pour recevoir Jésus, le véritable agneau immolé pour nous une fois pour toutes (He 7,27), et unir notre vie à la sienne.

Quand Jésus eut douze ans, il avait dit à sa mère qui le cherchait dans ce temple : «Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne savez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ?» (Lc 2, 49)

Ainsi, Jésus eut alors déjà conscience de son origine divine. Il nomma Dieu son Père, sentant que ce nom put seul exprimer la réalité et l’intimité de son rapport avec Dieu. Il en fut si rempli, qu’il lui parut naturel d’oublier tout le reste pour être aux choses de son Père ; ce fut là pour lui une nécessité morale : Il fallut ; ne le saviez-vous pas ? – Dans cette première parole de Jésus qui nous soit parvenue, tout est vérité, vie, amour.

Jésus, à peine arrivé, se mit à chasser les vendeurs : il y exerça son autorité en purifiant ce lieu, comme cela avait été annoncé par le prophète Malachie  :  » Voici, j’envoie mon messager, et il frayera le chemin devant moi, et soudain viendra dans son temple le Seigneur que vous cherchez, l’ange de l’Alliance que vous désirez. Voici, il vient, dit l’Éternel des armées. »

En leur disant : «  Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. » ,  Jésus cita Isaïe (Is 56, 7). Isaïe reprocha aux juifs leur autonomisme. En disant : « Vous en avez fait une caverne de bandits », Jésus cita Jérémie (Jr 7, 11).  Ce prophète reprocha aux juifs leur formalisme : Dieu ne voulut plus de gestes de culte sans lien avec la vie quotidienne. 

En chassant tous ces gens du Temple, Jésus restaura le vrai culte de Dieu, au lieu du culte de l’argent qui y régnait. Nous aussi, nous méritons les reproches de Jésus : nos églises sont-elles des maisons de prières ? N’ont-elles pas des arrangements avec l’argent ?

Jésus enseigna chaque jour de cette dernière semaine dans le temple ; puis,  le soir, il se retira hors de Jérusalem, sur le mont des Oliviers ou à Béthanie : « Il entra à Jérusalem, dans le temple ; et ayant porté ses regards autour de lui sur toutes choses, comme le soir était déjà venu, il sortit pour aller à Béthanie avec les douze.  » (Mc 11,11)

D’après Luc et surtout Marc, Jésus ne fit son entrée à Jérusalem que vers la fin de la journée, et se borna à visiter le temple, où il examina tout ce qui s’y passait ; puis, comme le soir était déjà venu, il ressortit du temple et de la ville pour passer la nuit à Béthanie, et ce ne fut que le lendemain qu’il chassa les vendeurs du temple.

La première partie de chaque messe est un enseignement (Première lecture, psaume, deuxième lecture, extrait de l’évangile et sermon). C’est Jésus qui a inauguré ce culte nouveau où la Parole prend le pas sur les rites. Cette première partie est appelée « Liturgie de la Parole ». Tout le monde l’écoutait, suspendu à ses lèvres : ce culte là  devrait trouver son accomplissement chaque jour dans notre vie. Amen

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Fête de sainte Cécile :   cliquez ici pour lire l’article → La musique liturgique nous aide à aller vers Dieu

◊  Sainte Cécile  :   cliquez ici pour lire l’article → Sainte Cécile – Homélie pour la fête de la chorale paroissiale

◊    Père Daniel Sonveaux s.j. :   cliquez ici pour lire l’article → Fête de sainte Cécile : « Bien chanter, c’est prier deux fois ! »

Liens externes

 ◊ Jardinier de Dieu : cliquez ici pour lire l’article →  Ma maison sera une maison de prière

◊ Dieu et moi le nul sans Lui  : cliquez ici pour lire l’article →  Ma maison sera une maison de prière

Jésus chasse les vendeurs du temple – Au fil de l’Évangile

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