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Vendredi de la deuxième Semaine du Temps Ordinaire — Année C

Posté par diaconos le 21 janvier 2022

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Deviens disciple du Christ dan ton milieu de vie

De l’évangile selon Marc

En ce temps-là, Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle avec le pouvoir d’expulser les démons.  Donc, il établit les Douze : Pierre ; c’est le nom qu’il donna à Simon, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de Boanerguès, c’est-à-dire : « Fils du tonnerre », André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote,    et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra. (Mc 3, 13-19)

Être avec Jésus

Aucun des nombreux disciples de Jésus ne fut admis à l’apostolat, si ce ne fut par la volonté expresse de Jésus et le choix de celui-ci fut fondé sur la connaissance profonde qu’il avait d’eux. Aucun des nombreux disciples de Jésus ne fut admis à l’apostolat, si ce ne fut par la volonté expresse de Jésus et le choix de celui-ci fut fondé sur la connaissance profonde qu’il avait d’eux.

Être avec lui, devenir ainsi les témoins de tout son ministère, se pénétrer de sa parole et de ses enseignements, telle était la qualité requise de ceux qui devaient être ses envoyés. Plus tard seulement, il les envoya pour prêcher et pour exercer la puissance de chasser les démons. Ainsi, annoncer l’Évangile et par là détruire le royaume des ténèbres, telle fut la double action de l’apostolat.

Le nom Boanergès est la prononciation araméenne et provinciale des deux mots hébreux Bené Régesh, fils du tonnerre. Ce caractère une fois sanctifié par la grâce et par l’amour pour Jésus, fit de ces deux apôtres les plus puissants propagateurs du feu divin que Jésus était venu allumer sur la terre.

« Ce nom, dit Luther, rappelle en particulier que Jean devait écrire cet Évangile dont la prédication puissante est comme la voix du tonnerre qui trouble, agite, ébranle et rend la terre féconde. » (Luther)

Diacre Michel Houyoux

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◊Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →  Vendredi de la 2e semaine, année paire

◊ Dom Armand Veilleux de l’Abbaye de Maredsous (Belgique) : cliquez ici pour lire l’article →  HOMÉLIE POUR SAMEDI LE 22 JANVIER 2022

♥ Pasteur Guy Gallifot : «  Être reconnu pour avoir été avec Jésus Christ »

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Publié dans Catéchèse, L'Église, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

Troisième dimanche du Temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 17 janvier 2022

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Partout dans le monde, des chrétiens de différentes confessions se rassemblent pour des temps de prière commune. Ils demandent à Dieu de réaliser ce qui était le désir le plus important du Christ au soir du jeudi Saint : « Qu’ils soient un ! ». Ce problème des divisions entre chrétiens se posait dans les premières communautés. Plusieurs se réclamaient de tel ou tel prédicateur. Les trois lectures de ce dimanche peuvent nous aider à réfléchir sur cette question de la paix et de l’unité. Saint Paul nous parle de la solidarité des chrétiens (2ième lecture). Il rappelle aux communautés de Corinthe mais aussi à chacun de nous une vérité fondamentale: «Vous êtes le Corps du Christ». Chaque baptisé est appelé à mettre le meilleur de lui-même au service du bien commun. C’est fondamental si nous voulons favoriser la bonne entente entre tous les hommes. Dans l’évangile, Jésus se présente comme le libérateur, celui qui vient « porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. » Nous sommes appelés au-delà de nos différences à être unis dans la diversité. Cette semaine, pour être concret, prenons le temps de mieux connaître l’autre, celui qui est différent de moi dans sa foi : faisons l’effort de découvrir la foi et la pensée d’un chrétien d’une autre confession.

 La première lecture est tirée du livre de Néhémie au chapitre 8

Commentaire

Nous sommes à Jérusalem vers 450 av. J.C. L’Exil à Babylone est fini, le Temple de Jérusalem est enfin reconstruit, (même s’il est moins beau Texte que celui de Salomon) et la vie a repris. Avec l’Exil à Babylone on avait tout perdu et le retour n’a pas été facile : Le grand problème du retour, c’est la difficulté de s’entendre : entre ceux qui reviennent au pays, pleins d’idéal et de projets et ceux qui se sont installés entre temps, ce n’est pas un fossé, c’est un abîme. Ce sont des païens, pour une part, qui ont occupé la place et leurs préoccupations sont à cent lieues des multiples exigences de la loi juive. Esdras et Néhémie vont donc tout faire pour redresser la situation : il faut relever ce peuple, lui redonner le moral.

Histoire La 7e année d’Artaxerxès Ier Longue-Main, roi de Perse de 465 av J.-C à 424 av. J.-C., Esdras fut chargé par le roi de se rendre à Jérusalem pour y faire une enquête civile et religieuse sur les conditions d’existence de la communauté juive et pour l’exhorter à observer la loi de Dieu. Esdras est l’un des chefs des Judéens qui revinrent de Babylone avec Zorobabel. Ce scribe versé dans la loi de Moïse, dont il faisait un sujet d’étude et d’enseignement, descend de Tsadoq et de Phinéas. Il est le personnage principal du Livre d’Esdras et on le retrouve dans le récit de Néhémie du retour d’exil de Babylone dont voici un extrait. Néhémie est juif, né à Babylone au Ve siècle av. J.-C., personnage principal et narrateur du Livre de Néhémie. Selon le récit biblique, il devint échanson d’Artaxerce Longue-main, roi de Perse; obtint de ce prince la permission de rebâtir les murs de Jérusalem (445 av.J.-C.) et il conduit une partie des exilés juifs en Judée après le premier exil en Babylone. Il fonda la grande synagogue et gouverna le peuple hébreu avec beaucoup de sagesse jusqu’à sa mort, arrivée en 424 av.J.-C. On lui attribue le 2e des livres connus sous le nom d’Esdras.

En cliquant sur les mots soulignés en bleu, vous aurez accès à d’autres informations ! (texte ci-dessus)

Comprendre le texte : pour rétablir l’unité de leur communauté, Esdras et Néhémie ne lui font pas la morale, ils lui proposèrent une fête autour de la parole de Dieu.

Texte

Tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la Porte des eaux. On demanda au scribe Esdras d’apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait donnée à Israël. Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l’assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C’était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la Porte des eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu’à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi.

Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart !

Psaume 19, 8-10.15

Commentaire La charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples » (premier verset ici) : manière de dire que Dieu seul est sage ; pour nous, pas besoin de nous croire malins, laissons-nous guider tout simplement. Et alors, la pratique humble et quotidienne de la Loi peut transformer peu à peu un peuple tout entier. Il n’est donc demandé qu’une pratique humble et quotidienne ; c’est à la portée de tout le monde.

Texte

La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples. Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard. La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables Accueille les paroles de ma bouche, le murmure de mon cœur ; qu’ils parviennent devant toi, Seigneur, mon rocher

La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul, apôtre aux Corinthiens

Commentaire  Ce long développement de Paul prouve au moins une chose, c’est que la communauté de Corinthe connaissait exactement les mêmes problèmes que nous. Pour donner une leçon à ses fidèles, Paul a recours à un procédé qui marche mieux que tous les discours, il utilise une fable que tout le monde connaissait et il l’adapte à son objectif. Cette fable qui circulait à l’époque du Christ, on l’appelait « La fable des membres et de l’estomac » (on la trouve racontée dans « L’Histoire Romaine de Tite-Live » ( La Fontaine l’a mise en vers). Un des points marquants de ce développement , c’est que, pas un instant, il ne parle en termes de hiérarchie ou de supériorité ! Paul, au contraire, insiste sur le respect dû à tous : simplement, parce que la plus haute dignité, la seule qui compte, c’est d’être un membre, quel qu’il soit, de l’unique corps du Christ. Le respect, au sens étymologique, c’est une affaire de regard. Dans cet extrait, Saint Paul ici nous donne une formidable leçon de respect : respect des diversités, d’une part, et respect de la dignité de chacun quelle que soit sa fonction.

Texte

 Prenons une comparaison : notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. Tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps. Tous nous avons été désaltérés par l’unique Esprit. Le corps humain se compose de plusieurs membres, et non pas d’un seul. Le pied aura beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait toujours partie du corps. L’oreille aura beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait toujours partie du corps.

Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu. S’il n’y en avait qu’un seul, comment cela ferait-il un corps ? Il y a donc à la fois plusieurs membres, et un seul corps. L’oeil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ». Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables.

Et celles qui passent pour moins respectables, c’est elles que nous traitons avec plus de respect ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ; pour celles qui sont décentes, ce n’est pas nécessaire. Dieu a organisé le corps de telle façon qu’on porte plus de respect à ce qui en est le plus dépourvu : l a voulu qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie.

Or, vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps. Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d’enseigner, puis ceux qui font des miracles, ceux qui ont le don de guérir, ceux qui ont la charge d’assister leurs frères ou de les guider, ceux qui disent des paroles mystérieuses. Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.

  De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

« Aujourd’hui », c’est le premier mot et le mot clé de sa première homélie dans la synagogue de son enfance. Elle ne peut être plus concrète car toute sa personne parle de Dieu. Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. Cette phrase de l’Évangile s’adresse aux auditeurs de Jésus ; aux premiers chrétiens pour lesquels Luc écrit ; aux lecteurs de tous les temps et donc à nous aussi.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

 Source → Rencontre avec la Parole de Vie : Parole de Dieu–  Éditions Croix du Salut

Commentaire  Ce  récit se situe après le baptême de Jésus et le récit de ses tentations au désert. Quand Jésus affirme « La parole d’Isaïe que je viens de vous lire l’Esprit du Seigneur est sur moi, parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction… c’est en moi qu’elle s’accomplit… », il dit tout simplement « Je suis le Messie, celui que vous attendez ». En disant cela, il ne pouvait que surprendre ses auditeurs. Il y a sûrement eu un temps de silence, le temps qu’on ait compris ce qu’il veut dire.

Note: Luc dit à Théophile qu’il veut lui permettre de vérifier « la solidité des enseignements qu’il a reçus. » Luc reconnaît aussi ne pas avoir été un témoin oculaire des événements ; il n’a pu que s’informer auprès des témoins oculaires, ce qui suppose qu’ils sont encore vivants quand il écrit.

Texte

 Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le début, furent les témoins oculaires et sont devenus les serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après m’être informé soigneusement de tout depuis les origines, d’en écrire pour toi, cher Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as reçus.

Lorsque Jésus, avec la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe.

Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Catéchèse →  Aujourd’hui, s’accomplit la Parole (Lc 1, 1-4; 4, 14-21)

Liens avec d’autres stes web chrétiens

◊ liturgie dominicale avec des enfants →  Troisième dimanche ordinaire, année C – Eglise catholique du Var

◊ Homélie du Père Jean Compazieu → 3ème dimanche du temps ordin

 Abbé Pierre Desroches : « Aujourd’hui s’accomplit la Parole de Dieu pour vous »

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Le Baptême du Seigneur -Année C

Posté par diaconos le 9 janvier 2022

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Comme Jésus priait, après avoir été baptisé, le ciel s’ouvrit

De l’Évangile selon saint Luc

En ce temps-là, le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. » Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » (Lc 3, 15-16.21-22)

Auteur +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

Baptême de Jésus

Seigneur, merci ! Merci pour l’Esprit Saint qui veille sur nous et qui veille avec nous. Ouvre mon cœur, Seigneur, pour que l’Esprit Saint y prenne toute la place.

Aujourd’hui, nous pouvons contempler Jésus déjà adulte. L’Enfant de la Crèche est devenu un homme complet, mûr et respectable, et le moment vient où il devra travailler à la mission que le Père lui a confiée. C’est ainsi que nous le trouvons alors qu’il est sur le point de commencer cette tâche dans la rivière du Jourdain: parmi les hommes de son temps qui s’en allaient écouter Jean, pour lui demander le bain du Baptême, comme signe de propreté et rénovation intérieure.

Et c’est là qu’Il est découvert et signalé par Dieu : «Jésus priait et alors le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint descendit sur Jésus, sous une apparence corporelle, comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre: ‘C’est toi mon Fils: moi, aujourd’hui, je t’ai engendré’». (Lc 3,21-22). C’est l’étape préparatoire du grand chemin qu’il va suivre et qui le mènera jusqu’à la Croix. C’est le premier acte de sa vie publique, son investiture comme Messie.

C’est aussi l’annonce de son style: il n’agira pas violemment, ni avec des cris ou du bruit, mais en silence et par la douceur. Il ne brisera point le roseau courbé mais l’aidera à se tenir droit. Il ouvrira les yeux des aveugles et libérera les captifs. Les signes messianiques décrits par Isaïe s’accompliront en Lui.

Nous en sommes tous les bénéficiaires car comme nous le lisons aujourd’hui dans la lettre de Saint Paul: «Il nous a sauvés. Il l’a fait dans sa miséricorde, et non pas à cause d’actes méritoires que nous aurions accomplis par nous-mêmes. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.

Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous avec abondance, par Jésus Christ notre Sauveur; ainsi, par sa grâce, nous sommes devenus des justes, et nous possédons dans l’espérance l’héritage de la vie éternelle» (Tt 3,5-7).

La fête du Baptême de Jésus doit nous rappeler notre propre Baptême ainsi que l’engagement que nos parents et parrains ont contracté en notre nom quand ils nous ont présenté à l’Église pour nous rendre disciples de Jésus : «Le Baptême nous a libérés de tous les torts qui sont les souillures du péché, mais avec la grâce de Dieu nous devons accomplir tout ce qui est bon» (Saint Césaire d’Arles).

Quelle joie, Seigneur, de te savoir aimé par le Père et de nous savoir aimés de la Sainte Trinité ! Garde moi dans cette joie pour que je puisse accomplir mon ministère en vous laissant toute la place. Cultivons la joie d’être fils ou fille du Père pour faire sa volonté avec plus de légèreté et de bonheur.

Contact Père Marie Landry Bivina

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article (12 janvier 2019) →  Homélie pour le Baptême du Seigneur

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  →  Le baptême du Seigneur — Année C

♥ Parabole d’un curé de campagne : « le baptême de Jésus »

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Le Baptême du Seigneur — Année C

Posté par diaconos le 3 janvier 2022

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Le baptême du Christ est un des épisodes de la vie de Jésus : son baptême dans le Jourdain par Jean-Baptiste. Il est relaté dans les évangiles de Marc, de Matthieu et de Luc Il s’inscrit dans les trois épiphanies de Jésus avec l’adoration des mages et les noces de Cana Le ‘Baptême du Christ’ est un thème que l’on trouve très fréquemment dans l’iconographie chrétienne.

En exégèse biblique, cet événement est considéré comme très probablement authentique car il correspond à l’un des quatre critères d’historicité définis par les spécialistes : celui de l’embarras ecclésiastique,  selon lequel un épisode plus ou moins gênant en termes d’apologétique chrétienne ne saurait avoir été inventé.

Ce critère fut expliqué par Simon Claude Mimouni et Pierre Maraval, qui prirent pour exemple le baptême du Christ. Furent retenues les actions et les paroles de Jésus qui créèrent difficulté dans leur application au sein des premières communautés chrétiennes, par exemple le baptême de Jésus par Jean-Baptiste, qui fut  raconté par Matthieu, car ce récit place le premier en situation de subordination par rapport au second, mettant l’Église en difficulté dans son conflit avec les groupes baptistes.

La région  du Jourdain a une signification particulière dans la Bible : dans l’Ancien Testament, ce fut l’une des limites de la  Terre promise aux Hébreux menés par Moïse.  Moïse n’ayant pas le droit d’entrer dans la Terre promise, il ne put franchir le Jourdain. Jean-Baptiste fit dans le Jourdain.

L’immersion de Jésus dans le Jourdain a un lien avec le péché. La théologie qui se développe au sein du christianisme voit dans le baptême de Jésus une volonté de Jésus-Christ de prendre en charge le péché du monde. Le récit de ce baptême décrit une théophanie, une manifestation du Dieu de la Trinité : Jésus-Christ, le Fils, se faisant baptiser, une colombe symbolisant l’Esprit Saint et la voix de Dieu le Père.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous :« Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. e ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.

 Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit.    L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »  (Lc 3, 15-16.21-22)

Le baptême dsu Seigneur

« Or, comme le peuple était dans l’attente, et que tous se demandaient dans leurs cœurs au sujet de Jean s’il n’était pas lui-même le Christ, (Lc 3, 15) Cette remarque sur les dispositions du peuple à l’égard de Jean est particulière à Luc.  Jésus vint au baptême, avec tout le peuple ; pendant qu’il priait, le ciel s’ouvrit. l’Esprit descendit sur lui sous une forme visible, une voix du ciel le proclama le Fils bien-aimé de Dieu.

Mais, d’autre part, Luc, en se hâtant vers le récit des manifestations divines qui eurent lieu à cette occasion, les raconte d’une manière plus objective et plus explicite que les autres évangélistes .Il rapporta seul ce fait remarquable que les révélations célestes se produisirent pendant que Jésus priait. Ce fut l’explication psychologique et religieuse de ce qui se passa.

La prière fut l’intermédiaire efficace entre le ciel et la terre, entre le Père et son Fils. Pendant que Jésus priait, il fut glorifié sur la montagne sainte et il reçut de Dieu son Père le même témoignage : «  Tu es mon Fils bien-aimé » (Luc 9.29-35). Luc montra le ciel s’ouvrant et l’Esprit-Saint descendant sous une forme corporelle. Il présenta ce fait comme un événement réel et qu’il fut impossible de considérer comme une simple vision.

Dans le récit de Luc, comme dans celui de Marc, le témoignage divin rendu à Jésus : Tu es mon Fils bien-aimé s’adressa directement à lui, tandis que dans Matthieu, il t fut adressé à Jean-Baptiste et par son intermédiaire à tous les hommes, en ces termes :  » Celui-ci est mon Fils bien-aimé « .

Diacre Michel Houyoux

Archive à consulter

◊ Diacre Michel Houyoux   : cliquez ici pour lire l’article  → Homélie pour le Baptême du Seigneur

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◊ La Croix : cliquez ici pour lire l’article→ Baptême du Seigneur C

◊ Eglise catholique en France  :  cliquez ici pour lire l’article →  Le Baptême du Seigneur

♥ Père Philippe Cochinaux : « Le baptême du Seigneur »

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