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L’espérance de la gloire

Posté par diaconos le 8 août 2022

 Christ en Vous, l'Espérance de la Gloire (Colossiens 1:27) - YouTube

La connaissance de Christ est un mystère caché mais révélé à tous ceux qui ont cru en la parole. Quand on l’a, on découvre, on vit et espère la gloire à venir. Certains croient aux connaissances sans connaître la vraie connaissance, celle que donne le Christ. C’est à cela que l’humanité est appelée, connaître Christ et l’accepter comme son Seigneur et Sauveur personnel. 

En tant que croyants, qu’attendons-nous et que voulons-nous? Pour un chrétien, l’espérance est une grande partie de son vécu. Avec la foi et l’amour, c’est l’une des trois choses qui demeurent (1Co 13, 13). Mais l’espérance c’est quoi ? Elle consiste en quoi ?  « Q ue Dieu illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à Son appel, quelle est la richesse de la gloire de Son héritage qu’Il réserve aux saints . » (C’est vraiment la compréhension dont nous avons besoin. »

Nous avons tous besoin d’une plus grande révélation surnaturelle concernant ce que Dieu a de merveilleux à nous montrer. Nous avons besoin que nos yeux spirituels soient “illuminés” pour que nous puissions vraiment voir. Il nous faut découvrir la profondeur de Son merveilleux plan. Et après l’avoir découvert, nous remettre complètement à Jésus afin que Ses desseins s’accomplissent en nous. Cependant, avant que nous puissions vraiment comprendre quelle est notre espérance, il nous faudra remettre en question ou peut-être renoncer à certaines “certitudes” logés dans notre esprit, qui occupent la place de ce qui est authentique. Nous devons libérer notre esprit de tout mythe, tout mensonge et toute vérité partielle dont la source est notre raisonnement et intelligence humaine, et non pas la révélation spirituelle venue de la véritable source Divine.

Toute “compréhension” erronée bloque notre capacité à recevoir ce qui est véritable. Tout concept qui ne découle pas du trône de Dieu, mais de l’intelligence non renouvelée de homme, nous empêchera certainement de voir Sa vérité. Lorsque nous pensons que nous savons déjà tout, notre intellect devient “assouvi” et suffisant, et il sera difficile de recevoir quelque chose d’autre. Cette posture fermée et aveugle, est particulièrement regrettable, si ce que nous pensons être la lumière se révèle être uniquement ténèbres.

Par conséquent, il est impératif de passer du temps, sur ce sujet, non seulement pour exposer ce qui est vrai, mais aussi pour examiner quelques idées fausses très courantes qui prennent la place de la révélation divine dans l’esprit de certains croyants. Que Dieu aie pitié et qu’Il révèle Sa propre vérité, pendant que nous examinons ce sujet important et capital. Comme cela a été confirmé à maintes reprises dans ce livre, notre Dieu donne l’opportunité à tous de recevoir gratuitement, Sa propre vie éternelle. Une fois que nous recevons Sa vie, nous pouvons grandir spirituellement, jusqu’à ce que nous atteignions ce qu’Il est, devenant des enfants mûrs. Étant ainsi transformés, nous sommes prêts à conclure une union sacré de mariage avec notre Créateur.

Par conséquent, le vrai message de l’Évangile est un message sur notre avenir. Il s’agit de savoir qui et ce que nous pouvons devenir. Il s’agit d’un changement radical de vie, de quelque chose de terrestre à quelque chose de surnaturel et de glorieux. Cependant, d’une manière, subtile, cette bonne nouvelle a été modifiée. Le message que nous entendons si souvent aujourd’hui ne concerne plus notre existence, mais d’une destination. Le centre de notre attention a été déplacé de ce que nous pouvons devenir, par ou nous allons et ce que nous allons y obtenir.

Au lieu de prêcher sur ce que nous serons quand nous mourrons, beaucoup se concentrent sur “où nous irons” ou “ce que nous obtiendrons”. Pour de nombreux chrétiens aujourd’hui, leurs espérance est dans un endroit appelé “ciel”. Cela signifie qu’ils regardent vers une destination, un endroit où ils vivront pour toujours. Cet endroit peut être dans leurs imagination comme une sorte de “Disney World” céleste qui offre de nombreux types de divertissement et une grande variété de plaisirs physiques et terrestres.

Non seulement ils pensent qu’ils auront beaucoup de confort et de plaisir, mais ils auront également un énorme manoir et un approvisionnement illimité d’or à dépenser en tout ce qu’ils désirent. Bien sûr, Jésus sera là “de garde”, au cas où ils aurons besoin de Lui pour quoi que ce soit. Certains imaginent qu’ils passeront leurs temps à jouer au football ou au tennis. Pour d’autres, peut-être, le surf ou la pêche est leurs espérance. Beaucoup pensent que leurs passe-temps préféré sera à leurs disposition pour s’assurer qu’ils soient heureux et ne s’ennuient pas. En résumé, beaucoup croient, que le “ciel” doit être comme une sorte de “terre de plaisir” semblable au “paradis” imaginé par les musulmans.

Le problème c’est que tout cela est faux. Cela ne vient que de leurs imagination, ce sont des fables construites à partir de quelques versets bibliques mal compris. Il s’agit d’un concept humain et terrestre sur l’éternité, et pas du tout le message de Jésus-Christ. Et parce que c’est faux, cela n’a pas de pouvoir spirituel. Cette “espérance” n’a aucun autorité pour avoir un impact réel sur nos vies. Cela n’a aucune influence pour lier le cœur des hommes à ce qu’ils espèrent.

Par conséquent, il ne peut pas servir d’ancre de l’âme, sûre et solide (He6:19) qui nous soutient en période de tentation et de souffrance. Le message sur une “terre de plaisir” est simplement un système de pensée terrestre, de l’âme, et est totalement impuissant à modifier la vie de la race humaine. La prédication, de ce type de message est impuissante pour sauver les âmes et ne peut changer les vies ou les attitudes des hommes. Seule la vérité qui émane de Dieu a un réel pouvoir.

Pensez-y. Le confort matériel, ainsi que les richesses physiques et les plaisirs, peuvent désormais être obtenus par les gens sur cette Terre. Beaucoup dans ce monde aujourd’hui passent leurs temps à courir après ces choses. Ils veulent aller dans un endroit nouveau, différent et passionnant. Ils veulent prendre des vacances dans l’un ou l’autre endroit exotique. La poursuite des “choses” est également excessive. De nouvelles et plus grandes télévisions, des voitures plus luxueuses, des immeubles, des bateaux, des vêtements, des chaussures, des bijoux et une infinie variété de choses, sont les objectifs pour lesquels beaucoup de gens dans ce monde aspirent et s’efforcent d’atteindre.

Après tout, si cela sont les objectifs, pourquoi ne pas les rechercher maintenant? Si ces choses sont le plan de Dieu pour nous, alors pourquoi n’essayons-nous pas de les obtenir aujourd’hui, dans cette vie, par tout les moyens et en mettant tous nos efforts? De cette façon, nous pouvons avoir certains de ces plaisirs maintenant, et encore plus, dans le futur “ciel”. Visiter des nouveaux endroits, acheter des “choses”, chercher à tout prix le plaisir c’est ce que les gens de ce monde ambitionnent. Toutes ces choses, n’ont rien à voir avec le royaume de Dieu.

Le dessein de la Vie spirituelle est nouveau pour l’homme naturel. Il n’a rien à voir avec un endroit où nous devons aller ou des biens que nous recevrons, mais il a tout à voir avec une métamorphose ce que nous pouvons devenir. Le dessin spirituel est le juste l’opposé de celui de ce monde. Je me souviens d’avoir parlé à un grand groupe de croyants il y a quelques années, dans un pays pauvre. En essayant de les éclairer sur la véritable espérance de la gloire – les véritables richesses spirituelles que nous devrions aspirer aujourd’hui .

Si avoir une très grande maison, trois voitures dans le garage et beaucoup d’argent à dépenser, c’est le paradis, alors le paradis se trouve aux Émirats arabes. J’ai été choqué de voir que l’ensemble du public bougé la tête en signe d’approbation.. Ceci n’est pas le vrai message de l’Évangile. C’est juste une déplorable idée humaine de ce que pourrait être l’éternité. C’est un mensonge de Satan. Il est possible que affirmer que notre récompense ne seras ni physique ni luxurieuse peut surprendre certains d’entre vous.

 Dieu est tout! Il est tout ce que nous devons avoir besoin et désirer. Il est le Créateur de toutes choses que nous affectionnons tant. Il est tellement plus grand que nos petits plaisirs charnels passagers, que cela les rend ridicules méprisables et c’est très imprudent de vouloir les comparer à Lui. Il est tout en tous et en tout. Dans Sa présence éblouissante, extraordinaire et glorieuse, nous n’aurons pas la capacité de penser à rien d’autre et, si nous le faisions, ce ne serait que pour notre déshonneur. Assurément, Dieu Lui-même sera notre extraordinaire récompense.

Sans aucun doute, lorsque nous serons avec Jésus, il y aura beaucoup à faire. Cependant, ces choses ne seront pas la source de notre plaisir. Ce ne seront pas des activités ou des lieux qui apporteront notre satisfaction. Nous ne les considérerons pas comme une source de divertissement ou de plaisir. Au lieu de cela, étant pleinement satisfaits de notre Dieu, nous éprouverons également de la joie à Le servir et à L’assister, en faisant Sa volonté dans l’univers. Ces activités ne seront pas la source de notre bonheur, mais le résultat de la joie que nous avons en notre Seigneur.

Notre attention et nos désirs seront entièrement centrés sur Lui, plus que tout ce que nous pouvons faire, partout où nous pouvons aller ou tout ce qu’Il peut nous donner. Notre relation avec Lui, notre jouissance intime de Sa Personne, dominera entièrement notre affection. Rien d’autre ne peut être comparé ou ajouté au plaisir de cette intimité indescriptible.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Frère Franck Dubois, di couvent dominicain de Lille (France)  cliquez ici pour lire l’article →  CHRIST EN VOUS, L’ESPERANCE DE LA GLOIRE 

◊  Regards : cliquez ici pour lire l’article →  Christ en vous = l’espérance de la gloire

♥ Vidéo KTOTV : « La foi, l’espérance et la charité »

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Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle, car c’est pour cela que j’ai été envoyé

Posté par diaconos le 9 juin 2022

Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle, car c’est pour cela que j’ai été envoyé dans Catéchèse guerison-de-la-belle-mere-de-simon.png-290

Jésus guérit la belle-mère de Pierre

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue de Capharnaüm et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.     Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant :  « C’est toi le Fils de Dieu ! «  Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.

Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter. Mais il leur dit :  « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs. (Lc 4, 38-44)

Jésus guérit la belle-mère de Pierre

Le royaume de Dieu se réfère à la manière dont Dieu désire que les choses soient accomplies maintenant. Par des versets précédant ce texte de l’évangile de Luc, Jésus décrit le royaume de Dieu : Jésus est venu proclamer la bonne nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le cœur brisé, prêcher la délivrance à ceux retenus captifs par le péché ou la maladie, pour que les aveugles recouvrent la vue, et pour renvoyer libres ceux que les blessures passées ont opprimés. Il est venu annoncer une année de pardon et de restauration à tous ceux qui croiraient en lui et recevraient son message. Jésus est venu déclarer la volonté de Dieu, ses voies, et la méthode par laquelle il agit.

Lorsque Jésus a dit “Je dois prêcher le royaume de Dieu…”, il voulait dire que le royaume de Dieu allait remplacer le royaume de Satan pour les personnes qui le recevraient. Si vous avez reçu Jésus-Christ comme votre Sauveur et que vous avez fait de lui le  Seigneur de votre vie, vous devez prendre exemple sur sa méthode et sur ses principes. Et  agir selon sa parole et ses commandements tous les jours. Cela implique de passer du temps à lire et méditer la parole de Dieu, au point d’en être imprégné et d’être dirigé par cette parole de vie. Vous apprendrez ainsi comment son royaume opère. En agissant de la sorte, vous y participerez et permettrez que son règne vienne.

Si vous ne connaissez pas encore Jésus, la porte est grande ouverte. Il ne rejettera jamais celui qui vient à lui (Jean 6, 37).  Le royaume de Dieu est la justice, la paix et la joie par le Saint-Esprit. Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes. (Rm 14.17-18) Aujourd’hui, prenez le temps de considérer vos voies afin de voir si vous opérez selon la méthode de Jésus.  S’éloignant de nos indifférences, la peine des autres devient aussi parfois la nôtre, jusqu’à nous demander comment l’apaiser en devenant des acteurs de plus grande humanité.

Ce matin, la Parole nous rejoint là où nous sommes mais surtout, là où nous en sommes. Peut-être êtes-vous confrontés à l’inquiétude, née de ces fièvres physiques ou psychologiques, créant une forme de frontière entre un avant et un après ; une inquiétude se dessine alors dans votre vie. Regardons la mère de Simon ; guérie, elle se mit immédiatement à servir. L’idée du service est une réelle chance pour guérir de nos maux et regarder autrement. En lisant les Écritures, il apparaît du reste clairement que la proposition de l’Évangile ne consiste pas seulement en une relation personnelle avec Dieu. Et notre réponse d’amour ne devrait pas s’entendre non plus comme une simple somme de petits gestes personnels en faveur de quelque individu dans le besoin, ce qui pourrait constituer une sorte de “charité à la carte”, une suite d’actions tendant seulement à tranquilliser notre conscience. La proposition est le Royaume de Dieu (Lc 4, 43).

il s’agit d’aimer Dieu qui règne dans le monde. Dans la mesure où il réussira à régner parmi nous, la vie sociale sera un espace de fraternité, de justice, de paix, de dignité pour tous. Donc, aussi bien l’annonce que l’expérience chrétienne tendent à provoquer des conséquences sociales. Cherchons son Royaume :  « Cherchez d’abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît » (Mt 6, 33). Le projet de Jésus est d’instaurer le Royaume de son Père ; il demande à ses disciples :  » Proclamez que le Royaume des cieux est tout proche  » (Mt 10, 7)

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◊ Ministère de l’Alliance : cliquez ici pour lire l’article →  La Bonne Nouvelle du Royaume – Le ROYAUME de DIEU

◊  La Salle (France)   : cliquez ici pour lire l’article →  Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle, … 

♥  Vidéo Tel un baume versé sur tant de plaies

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Va, ta foi t’a sauvé.

Posté par diaconos le 8 février 2022

Va, ta foi t’a sauvé.  dans Catéchèse

De l’Évangile selon  Marc

 Jésus et ses disciples arrivent à Jéricho. Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, un mendiant aveugle, Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route.  Apprenant que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : «Jésus, fils de David, aie pitié de moi !»

Dessin 1 :  l’aveugle Bartimée se mit à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! « 
 tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, un mendiant aveugle, Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route.  47 Apprenant que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : «Jésus, fils de David, aie pitié de moi !»

Beaucoup de gens l’interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le » On appela l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.

 Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ?Rabbouni, que je voie. » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé »  Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivit Jésus sur la route.

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Catéchèse

Cette guérison miraculeuse est relatée dans les évangiles de Matthieu  (Mt 20, 29-34),  de Marc (10, 46-53) et de Luc.  Matthieu fut le seul témoin de la scène et à la différence de Marc et de Luc, il parle de deux aveugles. Ils devaient être deux, mais le deuxième ayant joué un rôle effacé par rapport à son compagnon, n’a pas retenu l’attention de Marc et de Luc.

Dans ce récit, Marc raconta comment la rencontre avec Jésus fut source de guérison et de transformation.

À cette époque, et bien des années plus tard, il n’existait pas de structure, ni d’organisme venant en aide aux aveugles.  La cécité était très courante dans l’Orient ancien, et due sans doute à une insuffisance de soins donnés aux nouveau- nés ou une carence dans leur alimentation. Les aveugles étaient réduits à la mendicité et à l’immobilité. Saleté et misère étaient leur lot quotidien ; ils vivaient en marge de la société, tributaires de la charité des gens.

Dans la symbolique biblique, l’aveugle est l’image même de la pauvreté. Et l’aveugle Bartimée est tragiquement dépendant des autres. En nous intéressant à ce malheureux, nous découvrons qu’il va devenir notre modèle. Oui, il est le modèle de ceux et de celles qui croient voir ! Et Marc de préciser que les gens qui accompagnèrent Jésus eurent, à l’égard de ce malheureux, une attitude de rejet caractérisant bien la société de cette époque: ils voulurent le faire taire. (Mc 10, 48a)

Malgré l’hostilité de la foule à son égard, Bartimée n’abandonna pas : il cria de plus belle. (Mc 10, 48b) Jésus entendit les cris de détresse de cet homme ; des cris qui furent l’expression de sa souffrance, mais surtout d’une incroyable confiance. Bartimée fit  un acte de foi  remarquable. Jésus  ne put pas faire la sourde oreille et continuer son chemin. Ce n’est pas son genre. Voilà un malheureux qui eut besoin de lui. Il s’arrêta et demanda qu’on le lui amena. (Mc 10, 49a)

Voyant cela, la foule encouragea l’aveugle (Mc 10, 49b). L’aveugle se défit de sa tunique qui le gêna et lui ferait perdre du temps. Il fut pressé de rencontrer Jésus.  Il ne fallait pas qu’il rata l’occasion, car elle fut unique (Mc 10, 50). Le voilà devant le Christ, silencieux, qui lui demanda ce qu’il lui voulut (Mc 10, 51a). Bartimée n’eut qu’un désir : c’est de pouvoir voir. Comme si Jésus ne le savait pas… Encore voulut-il que Bartimée le lui eut dit.  Bartimée répondit aussitôt : « Rabbouni, que je voie ! «   (Mc 10, 51b)

« Demandez, et l’on vous donnera. Cherchez, et vous trouverez. Frappez, et l’on vous ouvrira ! » - Jésus lui donna une leçon de foi. Bartimée est le modèle du disciple fidèle. C’est à Dieu qu’il a demandé de voir et Dieu lui a donné de voir. À l’inverse du jeune homme riche (Mc 10, 17-22), qui était venu chercher la lumière et qui a fait demi-tour lorsqu’il l’a entrevue, Bartimée supplia Jésus de lui accorder la vue, et quand il vit, il se mit en route à la suite de Jésus. (Mc 10, 52)

En résumé : Jésus ne déçoit pas la foi des personnes qui croient en lui. Il sait les reconnaître et les secourir. Mettons la même fougue que Bartimée pour approcher le Christ, dans sa Parole et ses sacrements, pour voir et croire.

Dessin 2 : Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? — Rabbouni, que je voie. »

Ls guérison de Bartimée

◊ Source de l’image :  doyenné de ploermel- Morbihan   (diocèse de Vannes – France)

Nous sommes nous aussi bien souvent des aveugles du cœur et de l’esprit. Nous sommes immergés dans nos  doutes et perplexes sur le sens de la vie.Nous sommes des aveugles quand nous ne voyons pas les traces de Dieu dans le monde.Nous sommes des aveugles quand nous nous faisons une idée fausse de Dieu : un Dieu qui détruit, un Dieu qui condamne, un Dieu qui punit, alors qu’il donne, qu’il construit, qu’il pardonne, qu’il libère.Nous sommes des aveugles quand nous ne voyons pas la souffrance qui est à notre porte, quand nous ne voyons pas la détresse d’un tel dans notre rue et que nous pensons que c’est de sa faute qu’il en est arrivé à ce stade.Nous sommes des aveugles quand nous utilisons notre intelligence pour justifier nos erreurs et nos fautes les plus évidentes.

 Le Diacre Michel Houyoux

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♥ Prends courage, il t’appelle

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Samedi de la quatorzième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 10 juillet 2021

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps

FR-Evangile-Illustre-2015-10-16

Disciple Ce terme est souvent utilisé pour désigner ceux qui ont suivi Jésus-Christ, dont les douze apôtres. Il désigne également les septante disciples envoyés par le Christ pour prêcher l’évangile (Lc 10 1-24Platon était le célèbre disciple du non moins célèbre Socrate. Aristote a été disciple de Platon avant de fonder sa propre doctrine. Les disciples d’un guru dans l’hindouisme sont appelés shishya (sanscrit).Dans le bouddhisme et le jaïnisme, les disciples sont appelés shravaka (sanscrit) ou savaka (pali).

Dans le soufisme, le disciple est appelé mouride (arabe murîd). Dans les arts martiaux japonais, un disciple est appelé deshi. Voir aussi : uchi deshi et jikideshi.Dans le bouddhisme tibétain, un disciple est appelé « lanou »Les artistes renommés ont longtemps eu des élèves qu’on appelait disciples. Léonard de Vinci est un de ces maîtres dont les disciples furent nombreux (Salai, Francesco Melzi).Deux auteurs de bandes dessinées, Turk et de Groot, ont créé une série à succès Léonard autour de ce thème et dans laquelle on voit le disciple souffre-douleur, Basile, subir le génie et les humeurs de Léonard de Vinci.

De l’évangile selon Matthieu

24 Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. 25 Il suffit que le disciple soit comme son maître, et le serviteur, comme son seigneur. Si les gens ont traité de Béelzéboul le maître de maison, ce sera bien pire pour ceux de sa maison. 26 Ne craignez donc pas ces gens-là ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. 27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.

28 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. 29 Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. 30 Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. 31 Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. 32 Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. 33 Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux.

» (Mt 10, 24-33)

Motifs de persévérer

 » Il suffit au disciple d’être comme son maître, et au serviteur d’être comme son seigneur. S’ils ont nommé le maître de la maison Béelzébul, combien plus les gens de sa maison ? »  Combien cette vérité proverbiale est évidente, et combien elle est même humiliante pour les chrétiens, quand ils considèrent qu’ici le maître le seigneur est le Fils du Dieu vivant, et que le disciple, le serviteur (grec esclave) est un pauvre pécheur ! Jésus accepte cette comparaison ; où sont les disciples qui l’admettent sérieusement ?

Béelzéboul, peut avoir deux sens, selon l’étymologie que l’on adopte : de Baal sébel, il signifierait le dieu des ordures, et l’on suppose que les Juifs nommaient ainsi, par mépris, cette divinité païenne, de Baal seboul, il aurait le sens de maître du logis, ou de la demeure. Or, les Juifs, toujours par haine de ce nom de Baal, désignaient ainsi le chef de la demeure des démons et des possédés, en l’autorité duquel ils accusaient Jésus de chasser les démons.

Jésus s’appela à dessein le maître de la maison de Dieu, terme qui forme un contraste étrange avec celui de maître de la demeure du diable. Ainsi l’injure est en même temps un blasphème.  Jérôme déjà lisait Béelzéboub, et faisait dériver cette désignation de Satan du nom d’une divinité des Hécronites (Baal-zeboub, le dieu des mouches), que le roi Achazia fit consulter dans une maladie. Puisqu’il ne se peut pas que les hommes ne vous haïssent comme ils m’ont haï, ne les craignez donc pas ! On ne craignit pas ce qui fut inévitable et prévu ; on s’apprêta à l’affronter avec calme.

Les maisons, en Orient, sont surmontées d’une plate forme, d’où l’on pourrait au besoin parler à un nombreux auditoire. Mais l’expression est figurée et proverbiale et indique la grande publicité à donner à l’Évangile, qui ne renferme pas de mystères.

D’excellents interprètes (Stier, Olshausen et d’autres)  pensèrent  que Jésus opposa à la crainte des hommes, non la crainte de Dieu, mais la crainte du diable. Ce fut lui, pensèrent-ils, qui détruisit l’âme et le corps. Et quel encouragement y aurait-il pour les disciples dans cette crainte du diable, qui les aurait au contraire asservis ? Qui ne vit que Jésus, continuant son discours, appela à la confiance en Dieu, qui fut inséparable de la crainte de Dieu ?

Puisqu’il ne se peut pas que les hommes ne vous haïssent comme ils m’ont haï, ne les craignez donc pas ! On ne craint pas ce qui est inévitable et prévu ; on s’apprête à l’affronter avec calme.  Il faut que la vérité fusse  proclamée dans ce monde, et vous fûtes ses témoins. Les maisons, en Orient, sont surmontées d’une plate forme, d’où l’on pourrait au besoin parler à un nombreux auditoire. Mais l’expression est figurée et proverbiale et indique la grande publicité à donner à l’Évangile, qui ne renferme pas de mystères.

Nouveau motif de ne pas craindre, alors même que la proclamation courageuse de la vérité pourrait vous coûter la vie. À cette crainte sans raison d’être, opposez la seule crainte raisonnable, celle du souverain Juge. Combien de martyrs cette parole a soutenus jusqu’à leur dernier soupir ! D’excellents interprètes (Stier, Olshausen et d’autres) pensèrent que Jésus opposa à la crainte des hommes la crainte de Satan. Ce fut  lui, pensèrent-ils, qui  détruit l’âme et le corps.

Quel encouragement y aurait-il pour les disciples dans cette crainte du diable, qui les aurait au contraire asservis ? Qui ne vit que Jésus, continuant son discours appela à la confiance en Dieu, qui fut inséparable de la crainte de Dieu ? Contre la crainte des hommes il n’y a qu’un remède, la confiance en Dieu. Pour inspirer aux siens cette confiance,  Jésus leur montra la divine Providence qui étendit ses soins aux moindres êtres. Ces petits passereaux qui eurent si peu de valeur que deux se vendent pour un sou (assarion, la dixième partie de la drachme ou du denier romain), pas un seul ne périt sans la volonté de Celui qui lui a donné la vie.

Combien plus vous, enfants et serviteurs de Dieu, devez-vous avoir la confiance que pas le moindre mal, fut-ce la perte d’un de vos cheveux, ne peut vous atteindre sans cette même volonté divine ! Confesser Jésus-Christ devant les hommes, se déclarer à lui et pour lui, ou le renier par lâcheté ou manque d’amour, c’est là ce qui divise notre humanité en deux parts. Mais c’est là aussi ce qui la divisera devant Dieu au jour du jugement. Et il ne faut pas oublier qu’il y a diverses manières de confesser ou de renier Jésus.  Qui est cet homme qui fait dépendre de la confession de son nom, de la fidélité à sa personne, toute la vie religieuse et morale, et même la destinée éternelle de ceux qui l’écoutent  ?

Diacre Michel Houyoux

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Samedi de la 14e semaine, année impaire

◊ Abbaye Notre Dame de Scourmont (Belgique) : cliquez ici pour lire l’article → HOMÉLIE POUR LE SAMEDI DE LA 14ÈME SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

  Ne craignez pas ceux qui tuent le corps  » – Lectio Divina -

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