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Samedi de la quatorzième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 10 juillet 2021

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps

FR-Evangile-Illustre-2015-10-16

Disciple Ce terme est souvent utilisé pour désigner ceux qui ont suivi Jésus-Christ, dont les douze apôtres. Il désigne également les septante disciples envoyés par le Christ pour prêcher l’évangile (Lc 10 1-24Platon était le célèbre disciple du non moins célèbre Socrate. Aristote a été disciple de Platon avant de fonder sa propre doctrine. Les disciples d’un guru dans l’hindouisme sont appelés shishya (sanscrit).Dans le bouddhisme et le jaïnisme, les disciples sont appelés shravaka (sanscrit) ou savaka (pali).

Dans le soufisme, le disciple est appelé mouride (arabe murîd). Dans les arts martiaux japonais, un disciple est appelé deshi. Voir aussi : uchi deshi et jikideshi.Dans le bouddhisme tibétain, un disciple est appelé « lanou »Les artistes renommés ont longtemps eu des élèves qu’on appelait disciples. Léonard de Vinci est un de ces maîtres dont les disciples furent nombreux (Salai, Francesco Melzi).Deux auteurs de bandes dessinées, Turk et de Groot, ont créé une série à succès Léonard autour de ce thème et dans laquelle on voit le disciple souffre-douleur, Basile, subir le génie et les humeurs de Léonard de Vinci.

De l’évangile selon Matthieu

24 Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. 25 Il suffit que le disciple soit comme son maître, et le serviteur, comme son seigneur. Si les gens ont traité de Béelzéboul le maître de maison, ce sera bien pire pour ceux de sa maison. 26 Ne craignez donc pas ces gens-là ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. 27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.

28 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. 29 Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. 30 Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. 31 Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. 32 Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. 33 Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux.

» (Mt 10, 24-33)

Motifs de persévérer

 » Il suffit au disciple d’être comme son maître, et au serviteur d’être comme son seigneur. S’ils ont nommé le maître de la maison Béelzébul, combien plus les gens de sa maison ? »  Combien cette vérité proverbiale est évidente, et combien elle est même humiliante pour les chrétiens, quand ils considèrent qu’ici le maître le seigneur est le Fils du Dieu vivant, et que le disciple, le serviteur (grec esclave) est un pauvre pécheur ! Jésus accepte cette comparaison ; où sont les disciples qui l’admettent sérieusement ?

Béelzéboul, peut avoir deux sens, selon l’étymologie que l’on adopte : de Baal sébel, il signifierait le dieu des ordures, et l’on suppose que les Juifs nommaient ainsi, par mépris, cette divinité païenne, de Baal seboul, il aurait le sens de maître du logis, ou de la demeure. Or, les Juifs, toujours par haine de ce nom de Baal, désignaient ainsi le chef de la demeure des démons et des possédés, en l’autorité duquel ils accusaient Jésus de chasser les démons.

Jésus s’appela à dessein le maître de la maison de Dieu, terme qui forme un contraste étrange avec celui de maître de la demeure du diable. Ainsi l’injure est en même temps un blasphème.  Jérôme déjà lisait Béelzéboub, et faisait dériver cette désignation de Satan du nom d’une divinité des Hécronites (Baal-zeboub, le dieu des mouches), que le roi Achazia fit consulter dans une maladie. Puisqu’il ne se peut pas que les hommes ne vous haïssent comme ils m’ont haï, ne les craignez donc pas ! On ne craignit pas ce qui fut inévitable et prévu ; on s’apprêta à l’affronter avec calme.

Les maisons, en Orient, sont surmontées d’une plate forme, d’où l’on pourrait au besoin parler à un nombreux auditoire. Mais l’expression est figurée et proverbiale et indique la grande publicité à donner à l’Évangile, qui ne renferme pas de mystères.

D’excellents interprètes (Stier, Olshausen et d’autres)  pensèrent  que Jésus opposa à la crainte des hommes, non la crainte de Dieu, mais la crainte du diable. Ce fut lui, pensèrent-ils, qui détruisit l’âme et le corps. Et quel encouragement y aurait-il pour les disciples dans cette crainte du diable, qui les aurait au contraire asservis ? Qui ne vit que Jésus, continuant son discours, appela à la confiance en Dieu, qui fut inséparable de la crainte de Dieu ?

Puisqu’il ne se peut pas que les hommes ne vous haïssent comme ils m’ont haï, ne les craignez donc pas ! On ne craint pas ce qui est inévitable et prévu ; on s’apprête à l’affronter avec calme.  Il faut que la vérité fusse  proclamée dans ce monde, et vous fûtes ses témoins. Les maisons, en Orient, sont surmontées d’une plate forme, d’où l’on pourrait au besoin parler à un nombreux auditoire. Mais l’expression est figurée et proverbiale et indique la grande publicité à donner à l’Évangile, qui ne renferme pas de mystères.

Nouveau motif de ne pas craindre, alors même que la proclamation courageuse de la vérité pourrait vous coûter la vie. À cette crainte sans raison d’être, opposez la seule crainte raisonnable, celle du souverain Juge. Combien de martyrs cette parole a soutenus jusqu’à leur dernier soupir ! D’excellents interprètes (Stier, Olshausen et d’autres) pensèrent que Jésus opposa à la crainte des hommes la crainte de Satan. Ce fut  lui, pensèrent-ils, qui  détruit l’âme et le corps.

Quel encouragement y aurait-il pour les disciples dans cette crainte du diable, qui les aurait au contraire asservis ? Qui ne vit que Jésus, continuant son discours appela à la confiance en Dieu, qui fut inséparable de la crainte de Dieu ? Contre la crainte des hommes il n’y a qu’un remède, la confiance en Dieu. Pour inspirer aux siens cette confiance,  Jésus leur montra la divine Providence qui étendit ses soins aux moindres êtres. Ces petits passereaux qui eurent si peu de valeur que deux se vendent pour un sou (assarion, la dixième partie de la drachme ou du denier romain), pas un seul ne périt sans la volonté de Celui qui lui a donné la vie.

Combien plus vous, enfants et serviteurs de Dieu, devez-vous avoir la confiance que pas le moindre mal, fut-ce la perte d’un de vos cheveux, ne peut vous atteindre sans cette même volonté divine ! Confesser Jésus-Christ devant les hommes, se déclarer à lui et pour lui, ou le renier par lâcheté ou manque d’amour, c’est là ce qui divise notre humanité en deux parts. Mais c’est là aussi ce qui la divisera devant Dieu au jour du jugement. Et il ne faut pas oublier qu’il y a diverses manières de confesser ou de renier Jésus.  Qui est cet homme qui fait dépendre de la confession de son nom, de la fidélité à sa personne, toute la vie religieuse et morale, et même la destinée éternelle de ceux qui l’écoutent  ?

Diacre Michel Houyoux

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  Ne craignez pas ceux qui tuent le corps  » – Lectio Divina -

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Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture

Posté par diaconos le 9 janvier 2020

Aujourd'hui s'accomplit ce passage de l'Écriture que vous venez d'entendre

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.

On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.

Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.  » (Lc 4, 14-22a)

Lévangéliste  Luc veut partager ce que les témoins oculaires, des faits et gestes de Jésus, lui furent transmis. Alors il décida d’écrire à son ami Théophile pour qu’il se rendit compte de la solidité des enseignements qu’il  reçut.

Les quatre évangélistes (Saint Matthieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean), nous invitent à  la Bonne Nouvelle du salut annoncée aux pauvres.

Jésus enseigna dans les synagogues (Lc 4,15) : la synagogue est le lieu de l’assemblée religieuse, le lieu de l’écoute de la parole de Dieu et de la prière. Chaque dimanche, Jésus nous invite à la même démarche.

Comme Jésus le fit à la synagogue de Nazareth, (Lc 4, 16a) il nous partage la Parole de Dieu. C’est dans la mesure où tu te nourriras de cette Parole que tu pourras en imprégner ta vie et en faire bénéficier les autres.

Les habitants de son  village s’étonnèrent de son message  (Lc 4, 22). D’autres firent, plus tard, la même expérience : les foules furent frappées de son enseignement, car il parla en homme qui eut autorité et non pas comme les scribes. (Mt 7, 28-29)

Dessin 1 : On  présenta le livre d’Isaïe à Jésus. Il l’ouvrit et il lut. (Lc 4, 17)

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Dessin 2 : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération.

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Le mot-clé de cet extrait de l’Évangile selon Luc est «AUJOURD’HUI» . Ce salut annoncé par Jésus (Lc 4, 21) se réalise encore aujourd’hui. Il s’est déjà réalisé au temps de Jésus, lors de son passage à Nazareth. Il se réalise, dans nos villes et villages, chaque fois que des hommes, des femmes et des jeunes s’approchent de Jésus et accueillent sa Parole avec foi.

Jésus est Parole de Vie. Il t’invite à marcher avec lui pour le découvrir. Marcher avec lui, c’est méditer l’Évangile. C’est croire que Dieu vient te parler dans un cœur à cœur. Dieu  n’attend pas que tu sois parfait pour t’aimer. C’est aujourd’hui que s’accomplit cette parole d’amour pour toi en particulier et pour tous sans condition préalable.

À la messe, après la lecture de l’évangile, le célébrant élève le livre en disant : «Acclamons la Parole de Dieu». Et l’assemblée de répondre plus ou moins par habitude : «Gloire à toi, Seigneur». Sommes-nous convaincus que Jésus lui-même nous adresse la parole en ce moment ? Si nous prenions cela au sérieux , il nous faudrait répondre : «La Parole s’adresse à nous.»  Un dialogue s’instaure alors.  Des questions jailliront dans notre cœur.

Ce  texte et tous les autres textes de l’Évangile écrits il y a plus de deux mille ans et qui ont traversé l’Histoire sont écrits pour tous. Nous sommes les destinataires de l’Écriture car Dieu nous  parle au cœur. Dieu y prend la peine de nous parler avec un langage accessible. Amen

.Michel Houyoux, diacre permanent

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Le Baptême du Seigneur — Année A

Posté par diaconos le 7 janvier 2020

 Le Baptême du Seigneur — Année A dans Catéchèse ob_07d0b5_ilustracion-del-bautismo-de-jesucrist

De l’Évangile de Jésus-Christ selon Matthieu

Puis Jésus apparaît. Il vint de Galilée au Jourdain avec Jean, pour être baptisé par lui. Jean voulut l’arrêter et a dit :  » C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi !   » Jésus lui répondit :  » Laissons cela de côté pour l’instant, car il est juste que nous puissions faire justice de cette façon.   » Alors Jésus le laissa faire. Dès qu’il fut baptisé, il sortit de l’eau, et le ciel s’ouvrit : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et du ciel une voix dit :  » Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. (Mt 3, 13-17).

Le baptême de Jésus

Jésus vint se faire baptiser par Jean-Baptiste. Il y a une signification à découvrir dans son baptême  : Jésus n’eut  pas besoin de baptême parce qu’il est sans péché, il est saint et pur parce qu’il est le Fils de Dieu. Le fait important à considérer dans cet épisode de sa vie est la rencontre avec Jean-Baptiste !

 » Tous se sont demandés dans leur cœur si Jean n’était pas le Christ  » Pourquoi se posèrent-t-il cette question ? Jean fitt ce que seul le Christ peut faire : baptiser ! La personne qui a été baptisée peut recevoir la rémission de tous ses péchés. Seul Dieu peut pardonner les péchés, donc le baptême est réservé au Christ et à Lui seul. C’est pourquoi, sous l’action du Saint-Esprit, les gens se demandèrent si ce qu’ils virent n’était pas le Christ, celui que Dieu envoya en son nom pour annoncer la Bonne Nouvelle du Salut !

Tout le peuple a été baptisé, et Jésus le fut aussi  il se comporta comme tous les autres.  La mission de Jésus  commença après ce baptême  ; il est offert  pour tous par Dieu.  !  « Et tandis qu’il priait, le ciel s’ouvrit. » Le premier acte de la vie publique de Jésus fut la prière ! C’est au cours de cette prière qu’il  reçut l’Esprit Saint. Prier, c’est faire place à l’Esprit Saint, c’est créer les conditions de Sa venue. Est-ce que je prie à cette intention ?

Quelle est la place de la prière dans ma vie, à l’exemple de Jésus qui a prié ? Prions avec persévérance, Dieu qui nous aime et qui veut nous combler. Prier avec foi, c’est d’abord se laisser envahir par Dieu, chercher sa volonté, être d’accord avec son plan pour nous, se laisser transformer par lui. C’est comme cela qu’on prie ?  Dès que le Christ fut baptisé par Jean, le ciel s’ouvrit et le Saint-Esprit se manifesta corporellement en bas sur lui ! Le Père a alors révélé sa présence, en disant ouvertement :  » Tu es mon Fils bien-aimé.

Quel mystère ! C’est le mystère de notre baptême ! Le Père nous aime dans son Fils bien-aimé, par la puissance de l’Esprit ! Il nous appartient maintenant de répondre fidèlement à cet amour jusqu’à la fin de notre vie ! L’Amour de Dieu est omnipotent : attirons-nous vers lui ! Ne résistons pas à la puissance qui est en nous par le sacrement de notre baptême ! Allons à Jésus ! Répondons à son amour en le recevant dignement dans l’Eucharistie ! Demandons à Marie de nous aider sur ce chemin parfois difficile de la vie en Dieu.
Amen.

Diacre Michel Houyoux

Bonjour mes amis !

 Le Baptême du Seigneur

Le Baptême du Seigneur

Il est le Fils de Dieu !

 Aujourd’hui, nous découvrons un texte qui raconte comment Jean-Baptiste a annoncé la venue de celui qu’il appelle  » l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde « . Pour mieux comprendre le témoignage de Jean sur Jésus, commençons à apprendre les mots clés.

2051103.gif Jean signifie « Dieu a donné la grâce ». Il est le fils du prêtre Zacharie et d’Élisabeth, cousine de Marie (la mère de Jésus). Il est connu à l’époque pour être resté dans le désert et pour avoir proposé un baptême de conversion. C’est un homme qui parla au nom de Dieu, donc il fut un prophète  ; il demanda aux personnes, venues le voir, de cesser de faire le mal.

Beaucoup de gens vinrent l’écouter. Il leur parla d’un Sauveur, le Messie qui viendra. Jean baptisa tous ceux qui voulurent se convertir et suivre Dieu. Pour ce faire, il les immergea dans l’eau du Jourdain. D’où ses surnoms de batteur et de précurseur.

Baptiser : En grec, le mot « baptiser » signifie « s’immerger », « se plonger dans l’eau ». L’eau est ce qui lave et purifie. Au temps de Jésus, les gens vinrent se faire baptiser par Jean le Baptiste. L’immersion dans l’eau symbolise une nouvelle naissance, le début d’une vie nouvelle et plus pure. Aujourd’hui, pour nous chrétiens, notre baptême symbolise notre entrée dans l’Église, dans la grande famille des enfants de Dieu, et notre attachement à Jésus.


L’eau : elle est nécessaire à la vie. Sans eau, les gens, les animaux et les plantes ne survivraient pas. L’eau est aussi utilisée pour le lavage et, par extension, pour la purification. L’eau a toujours été précieuse, au temps de Jésus elle était précieuse pour la nourriture, mais aussi pour la purification rituelle et le baptême. Pour nous, chrétiens, c’est un signe que la vie de Dieu coule sur terre et étanche notre soif de vie.

Jésus fut baptisé par Jean pour être reconnu comme le Fils de l’homme et le Fils de Dieu. Par le baptême, la vie et la mort sont associées, car il est un homme nouveau qui sort de l’eau.

Saint-Esprit : Dans la Bible, on nous parle de l’Esprit de Dieu comme d’un souffle, d’un vent vivifiant. Dans les évangiles, il agit en Jésus et après la Pentecôte, il est en action par les apôtres puis de génération en génération par tous les chrétiens. Son action est différente. Il nous éclaire sur le passé, sur les Écritures, il nous aide à témoigner de ses actions et de l’amour de Dieu pour tous les peuples (Actes 2, 1-12).

Colombe : elle représente l’animal qui est offert en sacrifice lorsque l’on est trop pauvre pour offrir un agneau (Lv 5, 7). C’est ce que Marie et Joseph firent lorsque Jésus fut  présenté au Temple (Luc 2 ; 22-24). Après le déluge, lorsque la colombe libérée par Noé revint avec un rameau d’olivier, elle symbolisa la paix. Jésus s’opposa symboliquement au serpent et à sa tromperie (Mt 10, 16). Il expliqua aux apôtres qu’elle symbolise la simplicité du cœur et l’innocence. Enfin, après le baptême de Jésus, elle représente l’Esprit de Dieu descendant sur Jésus. Depuis lors, les artistes chrétiens représentent souvent le Saint-Esprit de cette manière.

Agneau de Dieu : Pour les Juifs qui vivent de l’agriculture, l’agneau exprime la douceur, l’innocence et la docilité. Il sert souvent à symboliser le croyant (Is 40, 11) et Jésus est le berger du troupeau. Avec l’épisode du sacrifice d’Isaac par Abraham, remplacé au dernier moment par un agneau, il devint le symbole même du sacrifice, du don fait à Dieu pour sauver l’humanité. Ainsi, Jésus sera souvent comparé à un agneau, un agneau de Pâques (Jean 1, 29). Comme pour la colombe, l’image de l’agneau est souvent utilisée pour symboliser Jésus et son sacrifice pour sauver les gens.

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Diacre Michel Houyoux

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Le Baptême  de Jésus

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XXXI dimanche du Temps Ordinaire — Année C

Posté par diaconos le 29 octobre 2019

Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des  collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.

Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : «Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison.» Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie.

Voyant cela, tous récriminaient : «Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur.» Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : «Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus.»

Alors Jésus dit à son sujet : «Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.» (Lc 19, 1-10)

Homélie  L’ardent désir de Zachée de voir Jésus

Dessin 1 : Zachée cherche à voir Jésus

2151102.gifAyant entendu parler de Jésus, et sachant combien souvent il montra plein de miséricorde pour toutes les personnes de sa profession méprisée, Zachée, un chef des collecteurs d’impôts romains,  souhaita avec ardeur d’avoir le bonheur de le voir de ses yeux, et de retenir au moins les traits de sa physionomie.

Apprenant que Jésus était arrivé dans la ville de Jérico (ville célèbre de l’Ancien Testament), Zachée, chercha à le voir. En étant empêché par sa petite taille, il décida de monter sur un sycomore (un arbre de grande taille dont les premières branches sont basses).

Il grimpa très facilement dans cet arbre pour prendre de la hauteur et voir passer Jésus. Ses efforts furent récompensés (versets 1 à 4).

Jésus, arriva près de l’arbre, ; il leva les yeux vers Zachée et lui exprima son désir de venir loger chez lui (verset 5).

Jésus avait lu dans le cœur de Zachée son ardent désir du salut ; il l’appela par son nom pour répondre à sa foi naissante.

Dessin 2 :  » Zachée, descends vite, dit Jésus,  aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »

Zachée fut tout surpris de voir, pour la première fois, quelqu’un de bien qui fit attention à lui, quelqu’un qui l’aima et s’offrit à le  fréquenter, jusqu’à venir loger chez lui. Zachée descendit donc rapidement de l’arbre et s’empressa de recevoir Jésus avec joie chez lui (verset 6)Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. (Lc 19,10) dans Catéchèse zachee5

Jugez de sa joie ! Il e fut pas un homme perdu : il valut quelque chose devant Jésus. Zachée en fut donc tout retourné.

La conversion, c’est ce retournement du cœur et de la vie des personnes qui rencontrent Jésus Christ.

L’arrivée de Jésus chez Zachée provoqua les murmures des assistants (verset 7). Zachée se présenta devant Jésus  et lui déclara  sa résolution de faire   don de la moitié de ses biens aux pauvres et de restituer le quadruple aux personnes à qui il aurait fait du tort (versets 7 et 8 )

Zachée veut aimer et partager comme Jésus

Jésus déclara  à son tour que le salut entra ce jour même dans la maison de Zachée, car Zachée aussi fut un fils d’Abraham (verset 9b).

Il est fils d’Abraham a dit Jésus, c’est à dire de la race de ceux et de celles qui entendent les appels de Dieu dans leur vie et y répondent avec foi.

«Car le fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui est perdu» (verset 10) → Le but de sa venue nous est révélé dans cette double action, que Jésus a accomplie avec une tendre charité par sa vie et par sa mort : chercher et sauver ce qui est perdu. Amen

Diacre Michel Houyoux

Liens externes

◊ Un éclairage sur la Vie  :  cliquez ici pour lire l’article→    Zachée

◊  Liturgie avec des enfants → Jésus s’invite…

La Bible racontée aux enfants : cliquez ici →   La rencontre de Jésus avec Zachée

Catéchèse    :  cliquez ici pour lire l’article → Zachée – idees-cate.com

 ♥ Jésus vient sauver ce qui est perdu en nous / Pierre Desroches

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