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Si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, ta lumière se lèvera dans les ténèbres

Posté par diaconos le 15 février 2018

Extrait du livre du prophète Isaïe au chapitre cinquante-huit

Lévi était percepteur des impôts pour l'armée romaine qui se trouvait en Israël. UN jour, sortant d'une maison à Capharnaüm, Jésus le vit à son comptoir percevant l'impôt. Jésus lui demanda de le suivre...

Lévi était percepteur des impôts pour l’armée romaine qui se trouvait en Israël. Un jour, sortant d’une maison à Capharnaüm, Jésus le vit à son comptoir percevant l’impôt. Jésus lui demanda de le suivre…

Ainsi parle le Seigneur :Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi. Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur.

Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais. Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t’appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les chemins ». Si tu t’abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant mon jour saint, si tu nommes « délices » le sabbat et déclares « glorieux » le jour saint du Seigneur, si tu le glorifies, en évitant démarches, affaires et pourparlers, alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je te ferai chevaucher sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre l’héritage de Jacob ton père. Oui, la bouche du Seigneur a parlé. (Is 58, 9b-14)

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Conversion et joie. Il faut changer de vie et célébrer dans la joie ce changement. Dans l’extrait de l’évangile choisi pour aujourd’hui, Jésus, en sortant d’une maison à Capharnaüm, Jésus rencontra un publicain du nom de Lévi-Matthieu. Cet homme était percepteur d’impôts pour l’armée romaine ; il était riche car il remplissait ses poches sur le dos des contribuables avant de remplir les caisses de l’état.

Jésus lui dit : « Viens et suis-moi. » Ce fut un appel à changer de vie. Lévi offrit à Jésus un grand festin dans sa maison pour célébrer sa conversion. Il y eut parmi ses invités beaucoup de publicains et des gens divers attablés avec les disciples. Voilà un exemple de renoncement dans la joie. Il quitta tout pour suivre Jésus. Mais ce choix ne le rendit pas malheureux. Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et quand tu renonces, sois joyeux.

Conversion et joie furent aussi le thème  d’Isaïe : Fais disparaître de chez toi le geste menaçant, donne du pain à celui qui a faim, comble les désirs des malheureux, des opprimés et des rejetés. Voici donc des suggestions très concrètes pour les personnes qui n’ont pas encore choisis des actions utiles à accomplir au cours de ce Carême : mettons de la bonté dans tous nos gestes. Soyons à l’écoute des malheureux pour les rendre plus heureux. Qui dans ton entourage, attend de toi un geste de charité  ?  Valorise, pendant ce Carême, à fond le dimanche, le jour du Seigneur.

Aux com­man­de­ments de la se­conde table, le pro­phète Isaïe ajouta ceux de la pre­mière, re­pré­sen­tés par le Sabbat. Ce jour pa­raît avoir été fort mal ob­servé de son temps. La sanc­ti­fi­ca­tion du jour de Yahvé fut une marque, ai­sée à contrô­ler, de la fi­dé­lité d’Israël en­vers Dieu. En l’ob­ser­vant, l’­homme s’as­su­rait donc les bé­né­dic­tions de l’al­liance : « Tu méprises ce qui m’est consacré, tu violes mes sabbats. » (Ez 22, 8)

En at­tachant un grand prix à l’ob­ser­va­tion du sab­bat, ils virent dans le mé­pris de ce jour l’une des rai­sons prin­ci­pales de la ruine de Jé­ru­sa­lem par les Chal­déens. Pas plus qu’eux Isaïe ne donna des pres­crip­tions nou­velles pour la cé­lé­bra­tion du sab­bat ; il ré­clama sim­ple­ment qu’il fut ob­servé dans un es­prit conforme à son but. Le jour du Sabbat, il était interdit de sortit du camp : « Considérez que l’Éternel vous a donné le sabbat ; c’est pourquoi il vous donne au sixième jour de la nourriture pour deux jours. Que chacun reste à sa place, et que personne ne sorte du lieu où il est au septième jour : « (Ex 16,29)

Le prophète Isaïe compara le sab­bat à un ter­rain consa­cré que l’­homme pro­fane en se li­vrant à ses oc­cu­pa­tions or­di­naires, re­pré­sen­tées par le pied (em­blème de l’ac­ti­vité).Le sab­bat de­vait être un jour de re­pos et de joie pour tous ; il a été fait pour l’homme : « Jésus  leur dit : Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat, de sorte que le Fils de l’homme est maître même du sabbat. »  (Mc 2, 27-28)

Évite de voyager le jour du Sabbat, ne traite pas tes affaires ce jour-là, respecte le jour consacré à Yahvé. Voilà encore des indications très précises pour valoriser notre Carême. Valorise à fond tes dimanches qui ont remplacé le Sabbat. Prends le temps de t’arrêter, pour réfléchir et prier. Prends aussi du temps à donner à ceux que tu aimes : ta famille, tes amis et Dieu.

Jésus est venu appeler les pécheurs à la conversion. Ne résiste pas à ses appels. Essaye de faire un carême meilleur. Jésus compte sur toi.  

Compléments

◊ Catéchèse → Entre la richesse et le salut, il y a incompatibilité (Mc 10 , 17-30)

◊ Prière communautaire en Carême → Relève-toi et bouge !

◊ Partage ton pain avec celui qui a faim → Est- ce là le jeûne qui me plaît ? (Is 58, 1-9a)

Liens externes

◊ La vraie lumière esr celle qui ne s’éteint jamais → Par le Christ, ta lumière se lèvera dans les ténèbres, ton obscurité …

◊ Méditation→ Dieu est lumière ; en lui, il n’y a pas de ténèbres

le Jeûne chrétien en Esprit et en Vérité

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C’est moi qui ai péché, c’est moi qui suis coupable ; mais ceux-là qu’ont-ils fait ?

Posté par diaconos le 31 janvier 2018

Extrait du deuxième livre de Samuel, chapitre vingt-quatre

Le Deuxième Livre de Samuel (en hébreu ספר שמואל Sefer Sh'muel) est un livre classé parmi les Prophètes dans le Tanakh (la Bible hébraïque) et dans les Livres historiques de l'Ancien Testament chrétien. Il est entièrement consacré au règne de David, qui apparaît déjà dans le Premier Livre. David unifie les tribus d'Israël et choisit Jérusalem pour y déposer l'Arche d'alliance. L'épisode de David et Bethsabée figure au chapitre 11.

Le Deuxième Livre de Samuel (en hébreu ספר שמואל) est un livre classé parmi les Prophètes dans la Bible hébraïque et dans les Livres historiques de l’Ancien Testament chrétien. Il est entièrement consacré au règne de David, qui apparaît déjà dans le Premier Livre. David unifia les tribus d’Israël et choisit Jérusalem pour y déposer l’Arche d’alliance.

En ces jours-là,  la colère de Dieu s’alluma de nouveau contre Israël, et il incita David contre eux, en disant : Va, dénombre Israël et Juda. Le roi David dit à Joab, le chef de l’armée, qui était près de lui : « Parcourez toutes les tribus d’Israël, de Dane à Bershéba, et faites le recensement du peuple, afin que je connaisse le chiffre de la population. » Joab donna au roi les chiffres du recensement : Israël comptait huit cent mille hommes capables de combattre, et Juda cinq cent mille hommes.

Mais après cela, le cœur de David lui battit d’avoir recensé le peuple, et il dit au Seigneur : « C’est un grand péché que j’ai commis ! Maintenant, Seigneur, daigne passer sur la faute de ton serviteur, car je me suis vraiment conduit comme un insensé ! » Le lendemain matin, David se leva. Or la parole du Seigneur avait été adressée au prophète Gad, le voyant attaché à David : « Va dire à David : Ou bien fuir devant tes adversaires lancés à ta poursuite, pendant trois mois ? Ou bien la peste dans ton pays pendant trois jours ?

Réfléchis donc, et vois ce que je dois répondre à celui qui m’a envoyé. » David répondit au prophète Gad : « Je suis dans une grande angoisse… Eh bien ! tombons plutôt entre les mains du Seigneur, car sa compassion est grande, mais que je ne tombe pas entre les mains des hommes ! » Le Seigneur envoya donc la peste en Israël dès le lendemain jusqu’à la fin des trois jours. Depuis Dane jusqu’à Bershéba, il mourut 70 000 hommes.

Mais lorsque l’ange du Seigneur étendit la main vers Jérusalem pour l’exterminer, le Seigneur renonça à ce mal, et il dit à l’ange exterminateur : « Assez ! Maintenant, retire ta main. » L’ange du Seigneur se trouvait alors près de l’aire à grain d’Arauna le Jébuséen. David, en voyant l’ange frapper le peuple, avait dit au Seigneur : « C’est moi qui ai péché, c’est moi qui suis coupable ; mais ceux-là, le troupeau, qu’ont-ils fait ? Que ta main s’appesantisse donc sur moi et sur la maison de mon père ! »  (2 S 24, 2.9-17)

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À la fin de son règne, le roi David, au sommet de sa gloire, crut pouvoir s’appuyer sur ses propres forces. Car il ne prit plus appui sur Dieu. Ce comportement fut condamnable. Da­vid vou­lut prendre les manières des mo­narques régionaux, et le peuple de son côté com­men­ça à s’en­vi­sa­ger comme une nation à part entière. Ce fut  la rai­son pour la­quelle la pu­ni­tion frappa le peuple lui-même aussi bien que le roi.

Ce que Da­vid envisagea, ce fut de procéder à un dé­nom­bre­ment mi­li­taire et non ci­vil ; il présenta son projet à Joab, le chef de l’ar­mée. Il vou­lut connaître les forces sur les­quelles il pourrait comp­ter, ce qui prouve qu’il ou­blia en ce mo­ment ce qu’il  éprouva si sou­vent, c’est que sa force était en Dieu. Après avoir procédé au resserrement,  Joab revint à Jérusalem. il com­mu­ni­qua au roi le nombre d’hommes en état de combattre : 800 000 pour Israël et 500 000 pour Juda.

Dans  le premier livre des Chroniques, au chapitre vingt-cinq, nous trouvons : « Joab donna à David le chiffre du recensement du peuple : il y avait dans tout Israël onze cent mille hommes tirant l’épée, et en Juda quatre cent soixante-dix mille hommes tirant l’épée. » (1 Cr 21, 5) Cette  dif­fé­rence pro­vient de ce que ces chiffres ne furent conser­vés que dans la tra­di­tion orale, parce il fut interdit de les ins­crire dans les an­nales de l’État.

Ces totaux cor­res­pondent à une po­pu­la­tion de six à sept millions ‘habitants ; elle n’est pas dis­pro­por­tion­née car la Pa­les­tine pou­vait nour­rir autant de personnes à cette période de sa plus haute pros­pé­rité. Elle ne dé­passe pas ce que Flavius Jo­sèphe, historien de l’antiquité gréco-romaine (38-100),  nous ap­prend sur la po­pu­la­tion de la Ga­li­lée au temps où il vi­vait (deux cent villes et bour­gades dont la plus pe­tite avait plus de 45 000 ha­bi­tants).

À la sa­tis­fac­tion qu’il éprouva en face de ces chiffres énormes, Da­vid re­con­nut avec angoisse le prin­cipe qui le fit agir ; alors il de­vint plus ac­ces­sible au sen­ti­ment de Joab. il s’adressa au Seigneur en disant : « Par­donne-moi, ou du moins dis-moi ce que j’ai à faire pour que mon pé­ché puisse être par­donné. » Par l’in­ter­ven­tion de Gad, l’un des prophètes personnels attachés au roi David, Dieu ré­pondit à son appel.

Le prophète Gad rapporta à David ces mot terribles : « Ainsi parle le Seigneur : Je vais te présenter trois châtiments ; choisis l’un d’entre eux, et je te l’infligerai. » Gad se rendit alors chez David et lui transmit ce message : « Préfères-tu qu’il y ait la famine dans ton pays pendant sept ans ? » L’intervention de Gad  nous révèle l’importance du mi­nis­tère pro­phé­tique, lequel repose toujours  sur une ré­vé­la­tion di­vine. Les Chro­niques disent trois ans, ce qui cor­res­pond plus exac­te­ment aux trois jours, dans ce qui suit.

 Le fléau commença par les ex­tré­mi­tés du pays et se rapprocha ra­pi­de­ment de Jé­ru­sa­lem. Les der­niers mots  »Assez ! Retire maintenant ta main !  » ne furent pas en­core l’ordre de faire ces­ser le fléau, mais d’a­gir de telle sorte que le fléau prit fin avant d’a­voir ra­vagé la ville. Par contre, dans les Chroniques, nous trouvons : « L’Éternel dit à Gad d’aller parler à David…. C’est en exé­cu­tion de cet ordre di­vin que Da­vid monta à l’aire d’A­rauna » (1 Cr, 18).

L’ange du Seigneur fut  une ma­ni­fes­ta­tion, vi­sible de la pré­sence de la ma­jesté di­vine. Les Chro­niques dé­crivent cette ap­pa­ri­tion sous une forme po­pu­laire : l’ange se te­nait entre le ciel et la terre ayant en main l’é­pée nue tour­née contre Jé­ru­sa­lem (ver­set 16). L’aire d’Arauna était si­tuée au nord de la cité de Da­vid, au som­met du pla­teau. (2 S 5.9)  Arauna fut un des­cen­dant des Jé­bu­siens qui occupèrent au­tre­fois cette col­line.

De son pa­lais voi­sin, dans la cité de Da­vid, le roi aper­çut les premiers signes du châtiment divin, annoncé par le prophète Gad. La sin­cé­rité de son re­pen­tir se manifesta  dans la ma­nière dont il prit sur lui et sur les siens toute la res­pon­sa­bi­lité du pé­ché qui at­tira ce châ­ti­ment : « David, ayant levé les yeux, vit l’ange de l’Éternel se tenant entre la terre et le ciel et ayant à la main son épée nue dirigée contre Jérusalem. Et David et les Anciens, couverts de sacs, tombèrent sur leur visage. » (1 Cr 21, 16)

La grandeur du roi David fut de reconnaître ses fautes. Il agit ici avec lucidité et loyauté. La prière de David suffit à arrêter le fléau. Prions le Seigneur de nous donner cette délicatesse de conscience, afin que nous puissions reconnaître nos erreurs. David, lui, implora Dieu pour que la punition annoncée retomba sur lui, personnellement, et épargna le peuple. Nous voyons déjà ici, une des argumentations de Paul, apôtre du Christ, dans l’épître aux Romains : « Si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ. » (Rm 5, 15)

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Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. (2 Co 12, 1-10) Les faiblesses de Paul ne firent que mieux mettre en valeur la force de Dieu qui agit en lui. Comme tous les prophètes de l’Ancien Testament, Paul devint totalement dépendant de la Parole divine. Son échec cuisant à Athènes ne l’empêcha pas d’écrire aux corinthiens qu’il accepta de grand cœur pour le Christ ses faiblesses (2 Co 12 10). Jésus également fut affronté à l’échec dans son ministère.

La foi consiste à dire à Dieu notre reconnaissance. C’est la fidélité du Seigneur qu’il nous faut redécouvrir et célébrer ! Car quelles que soient nos faiblesses et nos infidélités , le Seigneur restera fidèle, car il ne peut se renier lui-même. Dire à Dieu notre reconnaissance par une forme de prière dont nous sommes moins familiers : dire merci à Dieu. Nous sommes tellement plus rapides à demander qu’à remercier ! En effet, il nous vient rarement à l’idée de glorifier Dieu pour notre bonne santé, pour le fait d’avoir chaque jour de quoi manger ou de quoi nous loger, pour l’amour dont nous sommes entourés. Au cours de la semaine qui vient, au moins, essayons de corriger ces oublis.

Complément

◊ Catéchèse →   Jésus guérit toutes sortes de malades. (Mc 1, 29-39)

Liens externes

◊ Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. → Un prophète n’est méprisé que dans son pays

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Je te susciterai dans ta descendance un successeur, et je rendrai stable sa royauté

Posté par diaconos le 24 janvier 2018

Extrait du deuxième livre de Samuel, chapitre sept

Le Seigneur envoya le prophète Nathan chez le roi David pour lui annoncer

Le Seigneur envoya le prophète Nathan chez le roi David pour lui annoncer qu’il sera le chef des israélites et que le Seigneur, lui-même, suscitera dans sa descendance un successeur qui sera un homme de paix et de justice.

Cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée à Nathan : « Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur : Est-ce toi qui me bâtiras une maison pour que j’y habite ? Depuis le jour où j’ai fait monter d’Égypte les fils d’Israël et jusqu’à ce jour, je n’ai jamais habité dans une maison ; j’ai été comme un voyageur, sous la tente qui était ma demeure.

Pendant tout le temps où j’étais comme un voyageur parmi tous les fils d’Israël, ai-je demandé à un seul des juges que j’avais institués pasteurs de mon peuple Israël : “Pourquoi ne m’avez-vous pas bâti une maison de cèdre ?” Tu diras donc à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur de l’univers : C’est moi qui t’ai pris au pâturage, derrière le troupeau, pour que tu sois le chef de mon peuple Israël.

J’ai été avec toi partout où tu es allé, j’ai abattu devant toi tous tes ennemis. Je t’ai fait un nom aussi grand que celui des plus grands de la terre. Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël, je l’y planterai, il s’y établira et ne tremblera plus, et les méchants ne viendront plus l’humilier, comme ils l’ont fait autrefois, depuis le jour où j’ai institué des juges pour conduire mon peuple Israël.

Oui, je t’ai accordé la tranquillité en te délivrant de tous tes ennemis. Le Seigneur t’annonce qu’il te fera lui-même une maison. Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal.

Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. S’il fait le mal, je le corrigerai avec le bâton, à la manière humaine, je le frapperai comme font les hommes. Mais ma fidélité ne lui sera pas retirée, comme je l’ai retirée à Saül que j’ai écarté de devant toi. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. » Toutes ces paroles, toute cette vision, Nathan les rapporta fidèlement à David. (2 S 7, 4-17)

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Ayant soumis Jérusalem, la ville forte, ayant introduit l’Arche d’Alliance dans la ville, Da­vid voulut construire une maison pour Dieu. Il exprima ce dé­sir au pro­phète Na­than, qui pro­vo­qua l’une des parties les plus im­por­tantes de sa vie. Toutes les pro­messes mes­sia­niques pro­non­cées plus tard par les pro­phètes re­posèrent sur le mes­sage que Dieu adressa à David par le pro­phète Nathan.

Sur l’ordre du Seigneur, le prophète Nathan rencontra David et lui dit « Est-ce toi qui me bâtiras une maison pour que j’y habite ?  Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais habité dans une maison ; j’ai été comme un voyageur, sous la tente qui était ma demeure. »  Ai-je dit un mot ?  Me suis-je ja­mais plaint de ce que vous ne m’ayez pas bâti une de­meure digne de moi, ou vous ai-je de­mandé de le faire ? Je n’ai point eu be­soin jus­qu’ici d’une de­meure somp­tueuse au mi­lieu de mon peuple pour ha­bi­ter avec lui et lui faire sen­tir ma pré­sence. »

David com­prit que ce sera Dieu qui l’­ho­no­rera en ac­cep­tant cet hom­mage : « Dieu qui a fait le monde et toutes les choses qui y sont, étant Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas dans des temples faits de main d’homme »  (Ac 17, 24)  Dieu fit comprendre à David que son successeur et sa descendance seront un cadeau perpétuel pour le peuple élu.

Cette pro­messe se rap­porta d’abord à la montée du fils de David sur le trône de son père : « Voici, un fils te naîtra ; ce sera un homme paisible, et je lui donnerai du repos de tous ses ennemis d’alentour ; car Salomon sera son nom, et je donnerai paix et tranquillité à Israël durant sa vie. » (1 Chroniques 22,9).  Dans la descendance de David, nous avons Jésus-Christ, souvent nommé « Fils de David ».

 La fa­mille de Da­vid fut affectée par Dieu comme étant dé­po­si­taire irré­vo­cable de la royauté mes­sia­nique par la­quelle dut être réa­li­sée cette pro­messe faite à Abra­ham :« Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité. » (Gn 22,18) La sé­rie des  pro­messes mes­sia­niques précédentes abou­tit ici à son terme.

La généalogie de Matthieu fut surtout destinée aux Juifs afin de les convaincre que Jésus fut bien le Messie attendu, le « fils de David, c’est-à-dire l’héritier légitime des rois de Juda.  Jésus, voilà cet homme nouveau, qui fonda au milieu de nous le vrai royaume de Dieu, dont la grande charte est contenue dans un seul précepte : l’amour de Dieu par l’amour du prochain.

Compléments

◊ Témoignage → Voici le témoignage de Paul au sujet du Christ, fils de David

◊ Histoire biblique → La royauté de David subsistera toujours devant le Seigneur (2 S, 7)

◊ 24 janvier : fête des François→ Saint François de Sales, évêque et docteur de l’Église -Mémoire

Liens externes

◊ Deuxième roi d’Israël  → Saint David, Fils de Jessé, roi de Juda et d’Israël

◊ Catéchèse → Le prophète Nathan et le roi David – KT42 – portail pour le caté

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Je ne porterai pas la main sur celui qui a reçu l’onction du Seigneur

Posté par diaconos le 19 janvier 2018

Extrait du premier livre de Samuel, chapitre vingt-quatre

Ein-Guédi, sur les rochers des Bouquetins. Ce ha­meau, situé à un ki­lo­mètre du bord de la mer Morte, est do­miné par une mon­tagne, dans les flancs de la­quelle se trouvent de nom­breuses ca­vernes. David arriva au parc à moutons, une zone de pâ­tu­rages que Saül tra­versa en des­cen­dant de ces hau­teurs. Devant les entrées des grottes, il y avait des en­clos for­més par des murs gar­nis de fa­gots d’é­pines. En temps or­di­naire, ces parcs servirent d’a­bri aux trou­peaux, qui se ré­fu­gièrent en hi­ver dans les

Sur les rochers des Bouquetins, le ha­meau de Ein-Guedi est  situé à un ki­lo­mètre du bord de la mer Morte, il est do­miné par une mon­tagne, dans les flancs de la­quelle se trouvent de nom­breuses ca­vernes. David arriva au parc à moutons, il se cacha avec son armée dans une de ces cavernes pour échapper à  Saül qui le rechercha pour le tuer.

En ces jours-là, Saül prit trois mille hommes, choisis dans tout Israël, et partit à la recherche de David et de ses gens en face du Rocher des Bouquetins. Il arriva aux parcs à moutons qui sont en bordure de la route ; il y a là une grotte, où Saül entra pour se soulager. Or, David et ses hommes se trouvaient au fond de la grotte.

Les hommes de David lui dirent : « Voici le jour dont le Seigneur t’a dit : “Je livrerai ton ennemi entre tes mains, tu en feras ce que tu voudras.” » David vint couper furtivement le pan du manteau de Saül. Alors le cœur lui battit d’avoir coupé le pan du manteau de Saül. Il dit à ses hommes : « Que le Seigneur me préserve de faire une chose pareille à mon maître, qui a reçu l’onction du Seigneur : porter la main sur lui, qui est le messie du Seigneur. »

Par ses paroles, David retint ses hommes. Il leur interdit de se jeter sur Saül. Alors Saül quitta la grotte et continua sa route. David se leva, sortit de la grotte, et lui cria : « Mon seigneur le roi ! » Saül regarda derrière lui. David s’inclina jusqu’à terre et se prosterna, puis il lui cria : « Pourquoi écoutes-tu les gens qui te disent : “David te veut du mal” ?

Aujourd’hui même, tes yeux ont vu comment le Seigneur t’avait livré entre mes mains dans la grotte ; pourtant, j’ai refusé de te tuer, je t’ai épargné et j’ai dit : “Je ne porterai pas la main sur mon seigneur le roi qui a reçu l’onction du Seigneur.” Regarde, père, regarde donc : voici dans ma main le pan de ton manteau. Puisque j’ai pu le couper, et que pourtant je ne t’ai pas tué, reconnais qu’il n’y a en moi ni méchanceté ni révolte.

Je n’ai pas commis de faute contre toi, alors que toi, tu traques ma vie pour me l’enlever. C’est le Seigneur qui sera juge entre toi et moi, c’est le Seigneur qui me vengera de toi, mais ma main ne te touchera pas ! Comme dit le vieux proverbe : “Des méchants sort la méchanceté.” C’est pourquoi ma main ne te touchera pas.

Après qui donc le roi d’Israël s’est-il mis en campagne ? Après qui cours-tu donc ? Après un chien crevé, après une puce ? Que le Seigneur soit notre arbitre, qu’il juge entre toi et moi, qu’il examine et défende ma cause, et qu’il me rende justice, en me délivrant de ta main ! » Lorsque David eut fini de parler, Saül s’écria : « Est-ce bien ta voix que j’entends, mon fils David ? »

Et Saül se mit à crier et à pleurer. Puis il dit à David : « Toi, tu es juste, et plus que moi : car toi, tu m’as fait du bien, et moi, je t’ai fait du mal. Aujourd’hui tu as montré toute ta bonté envers moi : le Seigneur m’avait livré entre tes mains, et tu ne m’as pas tué ! Quand un homme surprend son ennemi, va-t-il le laisser partir tranquillement ?

Que le Seigneur te récompense pour le bien que tu m’as fait aujourd’hui. Je sais maintenant que tu régneras certainement, et que la royauté d’Israël tiendra bon en ta main. » (1 S 24, 3-21)

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David, poursuivi par la jalousie de Saül qui fut à sa recherche pour le tuer, se rendit en six ou sept heures de Maon à Ein-Guédi, sur les rochers des Bouquetins. Ce ha­meau, situé à un ki­lo­mètre du bord de la mer Morte, est do­miné par une mon­tagne, dans les flancs de la­quelle se trouvent de nom­breuses ca­vernes. David arriva au parc à moutons, une zone de pâ­tu­rages que Saül tra­versa en des­cen­dant de ces hau­teurs. Devant les entrées des grottes, il y avait des en­clos for­més par des murs gar­nis de fa­gots d’é­pines. En temps or­di­naire, ces parcs servirent d’a­bri aux trou­peaux, qui se ré­fu­gièrent en hi­ver dans les ca­vernes.

Ces ca­vernes, formèrent des la­by­rinthes ra­mi­fiés où purent se ca­cher beaucoup d’hommes. Il y en avait une qui put a­bri­ter quatre mille hommes et une autre  entre Beth­léem et Ein-Guédi, où trente mille se ré­fu­gièrent pour échap­per au si­moun,  un vent chaud, sec et violent qui souffle sur les côtes orientales de la mer Méditerranée, au Sahara, en Palestine, en Syrie et dans le désert d’Arabie.

Saül partit avec trois mille hommes, avec l’intention de capturer David et de le tuer. Un jour, par hasard, Saül s’arrêta près d’une caverne, pour faire ses besoins. Il entra dans cette caverne où David et ses hommes se trouvèrent au fond. David, ayant été averti par ses hommes, de la présence de Saül, à l’entrée de la  caverne, se leva, il alla à sa rencontre avec l’intention de se venger.

Pris par le repentir, David  coupa furtivement le coin du manteau de Saül. Après cela, le cœur lui battit, de crainte d’a­voir déjà par cet acte porté at­teinte au res­pect dû au roi. David fut un homme qui ressortit de son époque, car il ne se laissa pas aller à, la violence, ni à la haine. Il sut montrer sa générosité à son rival.  David témoigna ainsi d’une valeur évangélique essentielle : « Aimez-vous les uns et les autres, comme je vous ai aimés ».

Jésus aussi connut l’envie de la vengeance, lorsque Pierre lui tendit son épée. Il fut légitime qu’il se défendit. Mais au contraire, Jésus leur pardonna. c’est ce qu »il ne cessa jamais de regarder les gens avec la vision de son Père. Dans le marginal, le rejeté, l »abandonné, le plus pauvre Jésus a toujours vu une personne aimée de Dieu.

Soyons miséricordieux envers les autres, comme Dieu est miséricordieux. Suivons l »exemple de Jésus. Jésus en sa personne tua la haine : « Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Car il est notre paix. » (Ep 2, 13-14a)

Source de l’image → Ein Gedi – Harissa

Compléments

◊  Celui qui  a de la haine contre son frère est dans les ténèbres → Celui qui aime son frère demeure dans la lumière (1 Jn 2, 3-11)

◊ Ne soyons pas indifférents à la misère des démunis → Le pauvre Lazare et l’homme riche

 Liens externes

◊ Croire.com →  La relation de Saül et David – David – Bible – Définitions – Croire.com

◊ Mise à l’épreuve de David→   David épargne Saül dans la caverne d’Ein-Guédi

◊ Ein Guedi aujourd’hui→ Ein Gedi – Harissa

 Catéchèse → Le roi David, l’Arche d’alliance e le pardon de Dieu

Vidéo Israël : Ein Gedi, une oasis à la fraîcheur biblique |

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