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Votre paix ira reposer sur lui

Posté par diaconos le 3 octobre 2019

Mercredi 03 octobre 2019
La diffusion du christianisme, au long des siècles, a été stupéfiante. Il a atteint les régions les plus reculées du globe et s’est inculturé sous bien des latitudes. On ne peut qu’admirer les missionnaires de toutes époques pour leur laborieux travail de terrain mais aussi les chrétiens de tout pays pour leur sérieux et leur dévotion. Des Apôtres envoyés par Jésus aux témoins de tout temps, envoyés eux-aussi par Jésus, il y a un élan missionnaire et humain sans précédent

La diffusion du christianisme, au long des siècles, a été stupéfiante. Il a atteint les régions les plus reculées du globe et s’est installé sous bien des latitudes. On ne peut qu’admirer les missionnaires de toutes époques pour leur laborieux travail de terrain mais aussi les chrétiens de tout pays pour leur sérieux et leur dévotion. Des Apôtres envoyés par Jésus aux témoins de tout temps, envoyés eux-aussi par Jésus, il y a un élan missionnaire et humain sans précédent

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore 72, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.     Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.

Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison. » S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.     Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.     Dans toute ville où vous entrerez
et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté.

Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville.» (Lc 10, 1-12)

Homélie

Dans cet extrait de l’évangile de Luc, Jésus envoya ses disciples deux par deux  en mission (verset 1) et il leur donna ses consignes (versets 4  à 10). Jésus les  envoya en mission là où il devait lui-même aller. Il ne leur proposa aucune recette missionnaire, mais il leur enseigna dans quel esprit il devraient accomplir cette mission.

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Pourquoi Jésus les envoya-t-il  deux par deux en mission ?

Il le fit pour  qu’ils rendissent  témoignage collectivement.  Cette consigne est toujours valable pour les chrétiens d’aujourd’hui : qu’il y ait un témoignage collectif dans nos communautés paroissiales ! Que nos rencontres missionnaires ne soient jamais nos petites affaires personnelles, mais soient vraiment  démarches de communauté ! Quelles soient des démarches d’Église.

Que chacune de nos rencontres soit un dialogue, un partage vrai avec l’autre. Alors et alors seulement, nous pourrons partager aussi cette foi qui nous fait vivre, certains que pour les personnes que nous aurons rencontrées ainsi en vérité, le Royaume de Dieu s’est fait tout proche.

Quand l’Église est présente quelque part depuis longtemps, nous avons tendance à croire que tout le monde a eu l’occasion de recevoir l’Évangile et qu’une mission d’évangélisation n’est plus nécessaire.

Jésus nous invite à réfléchir :  « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux  »

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Nous devons  d’abord commencer par croire que Dieu travaille les cœurs (verset 2b) et que si la mission piétine, c’est à cause du manque d’ouvriers apostoliques compétents et convaincus. Cette carence est particulièrement sévère en Europe occidentale.

Jésus n’appela pas de spécialistes auprès de lui pour les envoyer ensuite en mission. il choisit des gens de son entourage pour leur confier une tâche à accomplir.

Dieu te connaît, il t’aime tel que tu es et il t’appelle par ton nom à œuvrer pour son Règne. Vas-tu accepter ?

Jésus te demande tout simplement de témoigner de l’Évangile dans ton milieu familial, professionnel, social. Veux-tu vraiment être cet ouvrier du Règne de Dieu dans ton milieu de vie ? Évangéliser ne signifie pas qu’il faut faire de la propagande pour l’Évangile ! Évangéliser consiste à montrer le pouvoir de libération de l’Évangile face au mal.

En avant, partons plein d’espérance, mettons nous au service de Jésus, le Christ. Ne cherchons pas d’alibis comme  le manque de connaissance en catéchèse ou notre incompétence… : nous pouvons toujours rendre de petits services dans notre communauté paroissiale, dans notre ville ou dans notre village. Si nous marchons avec le Christ, rien ne pourra briser notre élan. Si nous rencontrons la méchanceté, nous triompherons du mal par le bien. Amen

Michel Houyoux,, diacre permanent

Liens externes

◊ Jardinier de Dieu : cliquez ici pour lire l’article→ Jésus commença à les envoyer en mission

◊ Idées Caté   : cliquez ici pour lire l’article→ La mission des disciples

Être disciple-missionnaire, c’est quoi pour vous ?

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Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ?

Posté par diaconos le 26 septembre 2019

Jeudi 26 septembre 2019

Résultat d’images pour Mort de Jean-BaptisteDe l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts. D’autres disaient : «C’est le prophète Élie qui est apparu.» D’autres encore : «’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité.» Quant à Hérode, il disait : «Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ?» Et il cherchait à le voir. (Lc 9, 7-9)

Homélie  Mort de jean-Baptiste

 L’Évangile de Marc (Mc 6, 18) retient un de ces arguments qui rendirent les gens très exaltés en l’entendant parler. Il disait à Hérode Antipas (24 av. J.C.- 39 ap. J.C.) : «Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère (Mc 6, 19)», marquant ainsi son opposition au mariage avec Hérodiade. Cette union choqua en raison de l’interdiction légale du mariage avec la femme de son frère (Lév. 18, 16; 20, 21), que Jean-Baptiste rappela sans ménagement. Selon les évangiles synoptiques, c’est à la suite de ces admonestations de Jean Baptiste qu’Antipas le fit jeter en prison.

 C’est à cause d’Hérodiade qu’il mit Jean en prison. Il exécuta Jean contre sa volonté à cause du serment et des convives. Jean-Baptiste, enchaîné dans une prison, impuissant, dont la prédication  guida tant de pécheurs à la conversion, ne tira d’Hérode qu’un sourire. Mais lui, était libre. Il resta fidèle à sa mission et rien ne put l’arrêter.

Même lorsque Antipas l’emprisonna, même s’il n’y eut plus personne pour l’écouter, même s’il ne se fit que des ennemis et des mécontents, même s’il fut oublié, il ne cessa de prêcher la vérité. Dans son martyre, Jean Baptiste s’identifia à Jésus qui cria sur la croix : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» (Mc 15, 34). En pénétrant au sein de l’abandon et de la souffrance, il ne resta pas seul. Le Christ l’accompagna spirituellement. Amen

Note  l’historien Flavius Josèphe fut en  harmonie avec les évangiles.  Parmi les nombreux traits communs aux évangiles et à Josèphe, nous relevons :

  • le surnom de Jean : « Baptiste »
  • l’accent sur le baptême de Jean, élément unifiant au sein du peuple juif
  • le fait que Jean eut lui-même une excellente réputation sur le plan moral (« un homme de bien »)
  • l’influence considérable de Jean et sa popularité parmi les Juifs de son temps
  • l’autorité spirituelle de Jean
  • l’emprisonnement puis l’exécution de Jean par Hérode Antipas
  • la composante éthique du message de Jean et son insistance sur la piété

Michel Houyoux, diacre permanent

Complément

ll existe deux sources pour l’étude de Jean-Baptiste : le Nouveau Testament et les Antiquités juives de l’historien Flavius Josèphe. Ces deux sources disent-elles la même chose ?

Les quatre évangiles (Matthieu, Marc, Luc et Jean) font tous abondamment référence au ministère de Jean-Baptiste. Ces récits évangéliques sont-ils fiables sur le plan historique ? La réponse c’est oui ! Elle  fait pratiquement unanimité, même parmi les universitaires peu enclins à reconnaître de coutume la fiabilité historique des récits narrés dans les évangiles.

L’historien juif Flavius Josèphe, qui n’était ni chrétien ni disciple de Jean-Baptiste, consacra un paragraphe fort intéressant de ses Antiquités juives à la figure du Baptiste. Les écrits de Josèphe représentent notre principale source pour l’étude de l’histoire de la Palestine au Ier siècle de notre ère.

Certains Juifs furent d’avis que l’armée d’Hérode avait succombé de par Dieu qui – c’était là une expiation fort justifiée – vengeait ainsi Jean surnommé Baptiste. Celui-ci était, en effet, un homme de bien qu’Hérode avait fait mettre à mort. Il exhortait les Juifs à pratiquer la vertu, à agir avec justice les uns envers les autres et avec piété envers Dieu, pour être unis par un baptême. Car c’était assurément ainsi que le baptême s’avérerait agréable à Dieu, s’il servait non pour se faire absoudre de certaines fautes, mais pour purifier le corps, après que l’âme eut été préalablement purifiée par la justice. Comme les autres Juifs se rassemblaient, car ils étaient exaltés au plus haut point en écoutant les paroles de Jean, Hérode craignit qu’une telle force de persuasion n’incitât à une révolte: chacun semblait prêt à faire n’importe quoi sur les conseils de cet homme. Il estima bien préférable de prendre les devants et de le supprimer avant que quelque trouble surgisse du fait de Jean, plutôt que de se retrouver lui-même dans l’embarras si un bouleversement se produisait et d’avoir alors à le regretter. Victime des soupçons d’Hérode, Jean fut envoyé prisonnier à la forteresse de Machéronte dont j’ai parlé plus haut, et il y fut mis à mort. Les Juifs furent d’avis que c’était pour le venger que l’armée avait été condamnée à la destruction: Dieu avait voulu frapper Hérode.

Source :  Antiquités juives, chapitre 18.116-119, cité d’après Flavius Josèphe, un témoin juif de la Palestine au temps des Apôtres .

Les évangélistes furent d’accord avec Josèphe pour affirmer que le baptême de Jean n’eut de sens que s’il fut précédé d’un engagement personnel à mener une vie caractérisée par la justice, la vertu et la piété envers Dieu. Le baptême n’était alors que le signe visible d’un changement plus profond.

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◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →  La mort de Jean Baptiste – idees-cate.com

Jean le Baptiste, une figure de la mission de l’Église

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Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?

Posté par diaconos le 13 septembre 2019

 Vendredi 13 septembre 2019

Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?

Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole : «Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ?

Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.» (Lc 6, 39-42)

Homélie  Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?

Cet extrait de l’Évangile de Luc nous invitent à surveiller notre œil, notre bouche et notre cœur, afin qu’ils ne nous rendent pas un mauvais service dans nos relations fraternelles avec les autres. Jésus nous pose une question fondamentale : « Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? L’image qu’il utilise est bien forte. Elle montre que nous aimons souvent entrer dans les détails de la vie des autres, pour y retrouver la moindre erreur, afin de la grossir.

Ainsi nous oublions de voir nos propres défauts et nos péchés et refusons de nous examiner nous-mêmes. Un tel refus nous rend aveugles : « Être aveugle c’est demeurer dans le péché (Jn 9, 39-41).

Moi, aveugle ? Quand c’est Dieu qui me l’affirme, c’est à la fois un choc et une espérance. C’est un choc parce que, soudainement, Dieu me donne de réaliser que je me suis trompé sur mes capacités, et plus grave, je réalise aussi que j’ai conduit certains de mes proches sur de mauvais chemins, au nom de ma supposée clairvoyance.

Mais c’est aussi une espérance, parce que Jésus aime à guérir les aveugles, et que ceux-ci peuvent le suivre sur le chemin, et devenir davantage ses disciples. A leur tour, ils pourront guérir les aveugles, ils pourront conduire ceux qui leur sont confiés, à la suite de Jésus.  « Le salaire du péché, c’est la mort ». (Rm 6, 23) . Il y a donc un appel à avoir un regard positif envers les autres, qui ne les juge pas, mais qui est plein de compassion et de miséricorde, comme celui de Jésus.

Il y a davantage un appel à nous regarder nous-mêmes pour reconnaître nos péchés et chercher à améliorer notre propre conduite.  « Moi, je suis la vraie Lumière qui éclaire tout homme en venant dans le monde » (Jn 1,9). Les personnes qui  reconnaitront le Christ et qui croiront en son amour vivront dans la lumière : « Demeurez en ma lumière en vous aimant les uns les autres et vous deviendrez ainsi des enfants de la lumière. En effet, « l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour » (1 Jn 4, 7-8).

« Ne trouves-tu pas cela magnifique, Philothée, qu’avec le même amour dont je vous ai aimés, vous vous aimiez les uns les autres ? Et cette espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans vos cœurs par l’Esprit Saint qui vous a été donné » (Rm 5, 5). Là où il y a amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi, Jésus est là parmi nous et nous sommes e véritables enfants de la lumière.

« Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère » (Lc 6, 42). Les gens qui ont une poutre dans l’œil, ce sont ceux qui se croient justes en raison de leurs bonnes œuvres = « C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil «  (Ep 2, 8-9).

Laisse-toi aimer telle que tu es, Philothée. Alors que vous étiez incapables de vous rendre justes devant Dieu, je me suis fait l’un de vous et j’ai souffert à votre place. Désormais, non seulement tes blessures ne m’empêchent pas de t’aimer mais j’ai aussi le pouvoir de les guérir. Ainsi, tu seras de ceux qui reviennent de la grande épreuve, qui ont lavé leurs robes, qui les ont blanchies dans le sang de l’Agneau (Ap 7, 10)

Par delà l’œil et la bouche, c’est finalement notre cœur lui-même que nous devons purifier. Car lorsque le cœur est bon, il rend aussi l’homme bon et lui permet de porter de bons fruits. Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

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◊ Sacerdoti del s. Cuore  : cliquez ici pour lire l’article → UN AVEUGLE PEUT-IL GUIDER UN AVEUGLE ?

◊ Catéchèse   : cliquez ici pour lire l’article →  Quelques idées pour les rencontres de catéchèse

La paille et la poutre

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24ème dimanche du Temps Ordinaire — Année C

Posté par diaconos le 10 septembre 2019

Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : «Cet homme fait  bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux !» Alors Jésus leur dit cette parabole : «Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?

Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’

Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit.» Jésus dit encore : «Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !

Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.

Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer.

Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.     Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer.

Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’

Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !» (Lc 15, 1-32)

Homélie

Jésus a dit cette parabole parce que certains pharisiens étaient réticents à le voir accueillir des pécheurs et manger avec eux. Dans d’autres circonstances, Jésus a simplement dit qu’il était venu pour les pécheurs et non pour les justes. Les Pharisiens, comme le fils aîné dans ce récit, se considéraient comme justes, mais ne connaissaient pas la miséricorde de Dieu.

Le fils cadet représente les pécheurs et les publicains qui fréquentaient Jésus. Après avoir laissé son père dans un acte d’ingratitude (verset 12), il est tombé dans le pire déclin pour un Juif : garder des porcs (verset 15), ces animaux impurs selon la loi juive. Son retour n’est pas dû à la vraie repentance, mais à la faim qui le retient (versets 17-20a). C’est précisément les pécheurs et les marginalisés que Jésus fréquentait ! (verset 1)

Quelle révélation pour les pharisiens d’apprendre que Dieu se réjouit du retour du pécheur à qui il n’a jamais refusé sa tendresse et son amour ! (versets 21-24)

Comme ils sont également reconnus dans l’indignation du fils aîné : « Je suis à votre service depuis de nombreuses années sans jamais désobéir à vos ordres ». (verset 29a). Hélas, il a été jugé comme un serviteur, et non comme un fils (verset 19b). Il n’était même pas frère, comme le montre sa remarque méprisante : « Voici ton fils… ».  (verset 30a) que son père note si discrètement : « Voici ton frère…………………………………………….. « (verset 32b). Et la fête battait son plein pour le retour de cet enfant.

Aidons-nous l’Église dans ses efforts pour atteindre les non-croyants, les pauvres,, ceux qui sont loin ? Joie ou murmure ? Acceptons-nous que notre prêtre nous place à l’arrière-plan de ses préoccupations pour atteindre ceux qui ne viennent pas à lui ? Collaborons-nous à cet effort ? Ne dit-on pas parfois qu’il n’y a rien à espérer ?

Réjouissons-nous que ceux qui se sont toujours sentis marginalisés, exclus et qui vivent sans doute dans la déception et l’illusion, viennent à Jésus. Non, les scribes et les pharisiens n’ont pas compris qu’avec Jésus s’achevait le temps où il fallait se purifier pour accueillir le Seigneur, mais le temps commence quand on devient pur en accueillant le Seigneur. Ils ne l’ont pas compris.

C’est ainsi que Jésus leur raconta cette parabole divisée en trois parties. La première partie est celle du berger qui a perdu un mouton et a laissé l’autre quatre-vingt-dix-neuf pour chercher le perdu : « Quand il l’a trouvé, il l’a pris sur ses épaules, tout heureux… ». ». (Lc 15,1-32) C’est la joie qui caractérise ce passage et le mot « joie » et le verbe « se réjouir » seront répétés.

Ce que les pharisiens et les scribes n’ont pas compris, c’est que Dieu, au lieu de se soucier d’être obéi et respecté, se préoccupe davantage du bonheur des gens. C’est ce que le Seigneur a dans son cœur. Et ainsi, « tout joyeux, il le prit sur ses épaules… ». « . La brebis perdue est l’image du pécheur qui est parti. Quand le berger l’a trouvé, il l’a chargé sur ses épaules.

Il appelait tous ses amis à se réjouir avec lui. Il est revenu et a été accueilli par son père, une figure maternelle et affectueuse. Son père voulait rendre à ce fils une autorité qu’il n’avait jamais eue. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que Dieu communique l’amour d’une manière absolue. Son père, image de l’amour de Dieu, se réjouissait, son frère aîné, image des scribes et des pharisiens, était scandalisé.

Jésus a ridiculisé le comportement de son fils aîné en caricaturant comment la religion peut infantiliser les gens : « Je suis à votre service depuis de nombreuses années sans jamais désobéir à vos ordres, et vous ne m’avez jamais donné un enfant à fêter avec mes amis. (Lc 15,25-32) Ce vieil homme attendait une récompense, parce qu’il ne collaborait pas à l’action de son père. La caricature de Jésus par les autorités religieuses de son temps était très sévère.

Dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, Paul déclare : « Nous sommes ambassadeurs du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu ». Devenir ambassadeurs du Christ, de son esprit de miséricorde, c’est répondre avec joie à l’appel de Dieu à nous réconcilier les uns avec les autres. Dans cette parabole de l’enfant prodigue, Jésus-Christ nous révèle comment Dieu, notre Père, est gratuité, don, désintéressement, amour. Jésus nous a révélé le vrai visage du Père. Tout le contraire d’un Dieu maléfique, jaloux et méchant. Père prodigue de l’amour ! Laissons-nous réconcilier avec Dieu. Demandons pardon pour notre manque de confiance et d’amour. Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊  Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la brebis qui était perdue

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →  Il était perdu et il est retrouvé ! (Lc 15, 1-32)

 

Liens externes

Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → Parabole du Fils prodigue – KT42

Du site Idées Caté : cliquez ici pour lire l’article →  Le fils prodigue

◊ Liturgie de la Parole avec des enfants → Le retour du pécheur

◊ Préparons la messe du dimanche → Liturgie de la Parole avec les enfants

La célèbre triple parabole de Jésus de Luc 15

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