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Mercredi de la seizième semaine du Temps Ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 19 juillet 2022

Voici que le semeur sortit pour semer »

La parabole du semeur est une parabole évangélique racontée dans les trois Évangiles synoptiques : Matthieu XIII, 1-23 ; Marc IV, 1-20 ; Luc VIII, 4-15 ainsi que dans l’Évangile apocryphe selon Thomas . Le semeur, qui représente Jésus, jette les graines dont certaines tombent sur le bord du chemin, sur les roches et dans des buissons d’épines, et la semence est donc perdue; en revanche lorsqu’elles tombent dans de la bonne terre, elles produisent du fruit jusqu’au centuple.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, t il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « .     Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.  D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde.     Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! » (Mt 13, 1-9)

Parabole du semeur

Une grande foule suivait Jésus ;  de chaque ville, dans la contrée où il passait, de nouvelles foules venaient à lui. Matthieu et Marc décrivirent plus exactement que Luc le lieu  de ce grand rassemblement de peuple et de la prédication de Jésus.  « Il y a dans ces termes accumulés quelque chose de familier et de solennel à la fois qui excite l’attention. » (Meyer) Les grains de semence tombés le long du chemin furent foulés par les passants.  Le roc recouvert d’une légère couche de terre. C’est ce que les deux Matthieu et Marc appelèrent des « endroits rocailleux .   Le manque d’humidité, expression particulière à Luc, que Matthieu et Marc remplacèrent par celle de manque de profondeur et par celle-ci : n’avoir pas de racine. Ces trois causes de stérilité, qui se complètent, se trouvaient réellement dans la nature du sol.. Une autre tomba dans la bonne terre ; et ayant poussé, elle produisit du fruit au centuple. En disant ces choses, il s’écria : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! «  Luc indiqua par ce mot au centuple le plus haut degré de productivité.

Tandis que Matthieu et Marc signalèrent aussi les degrés inférieurs : cent, soixante, trente. Selon les trois évangélistes, Jésus ajouta immédiatement à la parabole ce sérieux avertissement ; mais Luc seul remarqua qu’il le fit à haute voix : il s’écriait, il élevait la voix.  Dans les récits de Marc et de Luc, Jésus prononça des paroles qui ne répondirent pas à la question des disciples. Ceux-ci lui demandèrent l’explication de la parabole, explication qu’il leur donna plus tard. Luc identifia la parole divine avec les effets produits par elle et ceux-ci avec les personnes en qui le phénomène s’accomplit. De là ces expressions inusitées : ceux qui sont ensemencés le long du chemin  ; ceux qui sont sur le roc ; ils n’ont pas de racine ; ils sont étouffés.  N’y eut-t-il pas dans cette manière irrégulière de s’exprimer : l’intention de faire remonter jusqu’à nous la responsabilité de l’action diverse qu’exerce la parole divine ?

C’est  chaque personne qui consent à être sauvé par elle, ou qui reste volontairement dans la stérilité et la mort. Matthieu écrivit que les disciples lui posèrent une autre question encore  :  »Pourquoi leur parles-tu en paraboles  ?  »  Ce fut à cette première question que Jésus répondit d’abord : après quoi, revenant à la seconde, il leur indiqua le sens de la parabole. Matthieu et Marc indiquèrent, comme sens moral des épines, les inquiétudes et les richesses. Luc y ajouta les plaisirs, qui sont certainement l’une des principales causes de l’inefficacité de la parole divine.  Deux traits sont particuliers à Luc : c’est d’abord ce cœur honnête et bon, dans lequel ces derniers auditeurs reçurent et retinrent la parole ; ce fut ensuite cette patience avec laquelle ils portèrent du fruit.

Il ne faut pas soulever la question dogmatique de savoir si un homme peut, avant d’avoir entendu et reçu la parole divine, porter en lui un cœur honnête et bon. Les hommes présentent, à des degrés très divers, des dispositions bonnes ou mauvaises à l’égard de la vérité. D’ailleurs, la bonne terre qui produit du fruit a déjà subi une préparation par le labourage, l’engrais, etc. avant les semailles. Ainsi il y a toute une œuvre prévenante de la grâce de Dieu qui éclaire une âme sur ses besoins, sa pauvreté, la rend humble, sincère, altérée de justice et de lumière et la prépare pour le moment où l’Évangile lui sera annoncé.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde ?

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◊ École biblique :  →   : cliquez ici pour lire l’article →  Étude de la Bible – Titre : Parabole du semeur

◊  Idées-Caté : cliquez ici pour lire l’article →    Explication de la parabole du semeur 

  Vidéo La parabole du semeur ou comment la foi peut grandir dans notre vie

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Jésus appela ceux qu’il voulait pour qu’ils soient avec lui

Posté par diaconos le 6 juillet 2022

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Jésus appela douze disciples pour le servir dans sa mission

De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

En ce temps-là, Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer  proclamer la Bonne Nouvelle  avec le pouvoir d’expulser les démons. Donc, il établit les Douze : Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de  Jacques. Il leur donna le nom de Boanerguès, Adré, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et  Judas Iscariote, celui-là même qui le livra. «  (Mc 3, 13-19)

L’appel des Douze

Ce passage de l’Évangile se situa à un tournant de la vie publique du Christ. Jusqu’à présent, Jésus resta autour de Capharnaüm où ses discours et ses miracles attirèrent les foules. Désormais, il voulut que ces foules fassent un pas de plus. Elles vinrent par curiosité, elles durent repartir brûlées de l’amour de Dieu. Elles vinrent pour avoir du pain, elles repartirent rassasiées de la Parole de Dieu. Le Christ voulut les évangéliser en profondeur. C’est à ce moment-là qu’il choisit les douze apôtres. Les apôtres n’étaient pas des inconnus pour Jésus. Certains le connaissaient déjà depuis son baptême au Jourdain, d’autres avaient participé à la pêche miraculeuse. Mais de là à être choisis par lui pour devenir ses collaborateurs intimes !

De leur côté, les Douze étaient déjà fascinés par le Christ, mais ils n’avaient peut-être pas encore pris la décision de le suivre. À partir de maintenant, ils savent qu’ils l’accompagneront toute leur vie. Le premier apôtre fut Jésus, l’envoyé du Père (Jn 17, 18). Il envoya à son tour les apôtres pour porter sa Parole au monde entier. Les Douze, eux aussi, prolongèrent cette chaîne. Dans les Actes des Apôtres, Paul et Barnabé reçurent le titre d’apôtres. De génération en génération, les apôtres se succédèrent pour évangéliser tous les peuples.

Nous aussi, nous sommes apôtres. Nous sommes les nouveaux maillons de cette chaîne. Comme les Douze, nous sommes appelés par le Christ à être ses représentants. Où ? Devant toutes les personnes que nous côtoyons chaque jour. C’est d’abord là où nous vivons, dans notre famille, notre notre paroisse… que nous devons répandre cette bonne odeur du Christ (2 Cor 2, 15). L’apôtre Marc insista sur la libre décision du Christ, qui « appela ceux qu’il voulait ». Ce ne furent pas les apôtres qui le l’eurent choisi, c’est Jésus qui les appela. Mais, la liberté du Christ n’annula pas leur liberté. Ils eurent toujours le choix d’accepter ou de refuser l’appel. Nous aussi, nous recevons tous un appel, une mission de la part du Christ. Au début, cet appel implique toujours un choix radical. Mais une fois notre décision prise, la partie ne s’arrête pas là.

Dieu nous demande toujours un petit plus, cette année plus que l’année dernière, et l’année prochaine plus que cette année. Mais il ne faut pas avoir peur, le Seigneur sera toujours avec nous jusqu’à la fin du monde. « Toi, Israël, mon serviteur, Jacob que j’ai choisi, descendance d’Abraham mon ami : aux extrémités de la terre je t’ai saisi, du bout du monde je t’ai appelé ; je t’ai dit : Tu es mon serviteur, je t’ai choisi, je ne t’ai pas rejeté. Ne crains pas : je suis avec toi ; ne sois pas troublé : je suis ton Dieu. Je t’affermis ; oui, je t’aide, je te soutiens de ma main victorieuse. […] C’est moi, le Seigneur ton Dieu, qui saisis ta main droite, et qui te dis : ‘’Ne crains pas, moi, je viens à ton aide.’’ Ne crains pas, Jacob, pauvre vermisseau, Israël, pauvre mortel. Je viens à ton aide – oracle du Seigneur ; ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël. […] Les pauvres et les malheureux cherchent de l’eau, et il n’y en a pas ; leur langue est desséchée par la soif. Moi, le Seigneur, je les exaucerai, moi, le Dieu d’Israël, je ne les abandonnerai pas. «  (Is 41, 8-17)

Seigneur Jésus, donne-moi la force et la joie de suivre ma vocation jusqu’au bout ! Aide-moi à te rester fidèle jusqu’à mon dernier souffle. Sainte Vierge Marie, tu as soutenu les apôtres aux premiers jours de l’Église. Soutiens-moi ! Garde-moi fidèle à ma décision de suivre ton Fils !

Diacre Michel Houyoux

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Paroisse virtuelle : cliquez ici pour lire l’article →   Il appela ceux qu’Il voulait pour qu’ils soient avec Lui

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →  Jésus choisit ses apôtres

♥ Comment & pourquoi Dieu nous reçoit finalement tous au Paradis

♥ Vidéo  Jésus appela douze apôtres à prêcher et à bénir les gens

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Vendredi de la treizième semaine du Temps Ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 30 juin 2022

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De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôt. Il lui dit : «  Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : «  Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »  Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (Mt 9, 9-13)

 Viens, suis moi !

Saint Mathieu  est le saint patron des comptables, des collecteurs d’impôts  et des vigiles. Dans son évangile, il raconte l’appel fait par Jésus à un certain Matthieu publicain, l’un des percepteurs de taxes douanières à la solde des Romains. Il est aussi appelé Lévi à ne pas confondre avec le personnage de Lévi cité dans le  livre de la Genèse dans l’Ancien Testament.

Le regard de Jésus est un regard d’amour, un regard qui accueille, qui illumine, qui relève. Jésus es le Fils de Dieu fait homme, et agit en tout comme un homme. Jésus aimerait être accueilli chez chaque personne ; il appelle des gens  à entrer à son service. dans ta miséricorde inépuisable, Seigneur, tu as choisi le publicain Matthieu pour en faire un apôtre ; donne-nous, par sa prière et à  son exemple, de suivre le Christ et de nous attacher à lui fermement.

«  Suis-moi. » Jésus alla chez Matthieu pour lui proposer de venir à son service pour l’accompagner dans sa mission d’évangélisation. Marchons aussi, avec Jésus, dans notre travail, à la maison, au cœur de notre paroisse. À l’inverse des pharisiens, réjouissons nous des joies des autres. L’amour du Christ est infini et inconditionnel, il y en a pour tout le monde ! Les réussites, les joies des autres, lorsqu’ils accueillent l’amour de Dieu, cela ne m’enlève rien, au contraire ! Jésus sauve, il nous appelle et il vient pour nous guérir.

Nous avons tous une place à sa table, où d’ailleurs les prostituées et les pécheurs sont invités : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. »  Mt 21, 31) Jésus se montra miséricordieux envers les collecteurs d’impôts et les pécheurs parce qu’il éprouva pour eux la même tendresse que pour les personnes qui sont physiquement malades. Sentons-nous poussés à cultiver une telle miséricorde et à aider les personnes qui sont en difficulté, en particulier sur le plan spirituel ?

Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊ Devenir disciples de Jésus : cliquez ici pour lire l’article → Aime Dieu et ton prochain

◊ Enseignement  : cliquez ici pour lire l’article →  Saint Matthieu Apôtre et évangéliste (21 septembre)

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◊ Catholique.org   : cliquez ici pour lire l’article →  Suis-moi – Les méditations

◊ Fraternité éducative La Salle  : cliquez ici pour lire l’article →  Suis-moi. L’homme se leva et le suivit

KTO : « Conférence de Mgr Chauvet depuis la Cathédrale Notre-Dame de Paris. »

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Lundi de la treizième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 26 juin 2022

 Lundi de la treizième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire dans Catéchèse

# Jésus de Nazareth est un Juif de Galilée, né entre l’an 7 et l’an 5 av. J.-C. Il apparaît dans le cercle de Jean le Baptiste avant de s’engager, entouré de quelques disciples, dans une courte carrière de prédication itinérante de deux à trois ans, essentiellement en Galilée, en pratiquant guérisons et exorcismes. Il suscite engouement et ferveur, s’attirant la méfiance des autorités politiques et religieuses, avant d’être arrêté, condamné et crucifié vers l’an 30 à Jérusalem pendant la fête juive de la Pâque, sous l’administration du préfet Ponce Pilate.

L’annonce de sa résurrection par ses disciples, qui le reconnaissent comme le Messie ou Christ et transmettent son histoire et ses enseignements, donne naissance au christianisme. Pour les chrétiens, Jésus-Christ est le Fils de Dieu, le Messie annoncé dans l’Ancien Testament et envoyé aux hommes pour les sauver. Dans l’islam, Jésus de Nazareth, appelé ʿĪsā, est considéré comme un prophète majeur. Le retentissement de son message, transmis par les différentes Églises chrétiennes, et les interprétations auxquelles il a donné lieu, ont influencé différentes cultures et civilisations au cours de l’Histoire.

Il a inspiré une importante production théologique, littéraire et artistique. Sa naissance est prise comme origine conventionnelle des calendriers julien — depuis le VIe siècle — et grégorien, et le dimanche, devenu jour de repos hebdomadaire en célébration de sa résurrection, adopté au-delà de la chrétienté. Cette importance contraste avec la brièveté de sa prédication et le peu de traces historiques conservées à son sujet, essentiellement au travers de la littérature néotestamentaire.

Ainsi, lorsqu’il aborde la question de Jésus de Nazareth, l’historien « sait qu’il n’est nullement en mesure de révéler ce qui a vraiment été fait ou ce qui a vraiment été dit par ce personnage ». La biographie de Jésus de Nazareth est très mal connue. La principale source d’information vient des textes rédigés vraisemblablement entre 65 et 11027 qui seront appelés « Évangiles » vers 1502, textes dont le but n’est pas historique mais apologétique, et dont l’interprétation en termes de biographie historique est souvent hasardeuse.

Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus, voyant une foule autour de lui, donna l’ordre de partir vers l’autre rive. Un scribe s’approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. »  Mais Jésus lui déclara : «  Les renards ont des terriers, es oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »  Un autre de ses disciples lui dit :  » Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »  Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. » (Mt 8, 18-22)

Suivre Jésus

Au moment où Jésus voulut passer à l’autre bord du lac, un scribe s’offrit à le suivre comme son disciple. Mais Jésus le rendit attentif à la vie pauvre et errante du fils de l’homme. Un autre de ses auditeurs voulut différer de le suivre jusqu’à ce qu’il eût enseveli son père. Jésus le pressa de prendre une décision immédiate. Quand il embarqua avec ses disciples, une violente tempête s’éleva sur le lac. Jésus dormait. Les disciples le réveillèrent par ce cri d’angoisse : « Seigneur, nous périssons ! »  Il leur reprocha leur peu de foi, puis s’étant levé, il commanda avec autorité aux vents et à la mer, et il se fit un grand calme. Tous les témoins de cette scène furent dans l’admiration.

Ce scribe eut entendu la parole de Jésus et vu ses œuvres et il en avait reçu une impression sérieuse. Il lui demanda de pouvoir s’attacher tout à fait à lui comme disciple. Mais il y avait bien de l’ignorance dans cette parole : partout où tu iras. Le chemin de Jésus le conduira jusqu’à la croix. Fusse cela ce que voulut le scribe ? La réponse de Jésus le fit réfléchir. Telle fut sa pauvreté, son détachement de toutes choses dans ce monde qu’il ne sut pas le matin où il reposera, le soir, sa tête fatiguée. « Que veux-tu donc chercher à ma suite ? »

 Jésus aimait à se donner : le fils de l’homme. On l’a diversement interprété, sous l’influence d’idées préconçues. Plusieurs en cherchèrent l’origine dans le Psaumes 8, 5) que c’était pour montrer en lui l’homme par excellence, l’homme idéal, le second Adam, le représentant et le type de l’humanité régénérée. Le nom de fils de l’homme désigne le Messie, mais avec l’idée de son abaissement, de sa pauvreté,  de son humanité, qui un jour sera élevée à la gloire. Le titre de fils de l’homme est l’antithèse de celui de Fils de Dieu. Jésus seul se donna ce nom, ses disciples ne le désignèrent jamais ainsi.

Disciple désigne ici un auditeur de Jésus que le Sauveur invitait a le suivre, mais qui demandait un délai pour rendre à son père mort un dernier devoir. D’autres interprètes pensèrent, avec beaucoup moins de vraisemblance, qu’il voulait différer jusqu’à ce que son père, encore vivant, fût mort et enseveli. « Laisse ceux qui sont moralement et spirituellement morts, rendre ce devoir à leurs morts », au sens littéral et corporel. Il  y eut dans les dispositions intérieures de ce disciple ou dans ses circonstances de famille des raisons motivant l’ordre pressant que Jésus lui donna. Il fut probablement en danger de ne plus suivre Jésus du tout, s’il ne le fit pas à l’instant.

La parole de Jésus signifia : Maintenant ou jamais ! L’intérêt suprême du règne de Dieu et du salut de son âme devait primer tout autre intérêt. Jésus disait aussi : « Si quelqu’un aime son père ou sa mère plus que moi, il n’est pas digne de moi ». Mais si celui qui parle ainsi n’était qu’un homme ; ce serait de sa part l’extravagance de l’orgueil. Ses disciples ne furent pas les apôtres seuls, mais d’autres auditeurs de Jésus qui le suivirent.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  La Chaire de Saint Pierre

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Lundi de la 13e semaine, année impaire

◊ Abbaye Notre Dame de Scourmont (Belgique)  : cliquez ici pour lire l’article → LUNDI DE LA 13ÈME SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

  Paroisse sainte Thérèse de Pétion -ville

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