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Vos corps sont les membres du Christ

Posté par diaconos le 25 mars 2022

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De la première lettre de Paul aux Corinthiens

Les chrétiens de Corinthe, convertis depuis peu, restaient sous l’emprise de la philosophie de Platon. Cette philosophie prônait le mépris du corps et de la réalité tangible au profit du domaine supérieur des idées. En conséquence, peu importait ce qu’on faisait de son corps, puisque c’était le domaine spirituel qui primait. Chez les Corinthiens, cela se traduisait par des slogans du style :  » Tout m’est permis ! » et par une conduite relâchée quant à leur corps. Face à ces influences, Paul revint aux fondements de l’Évangile et rappela à ses destinataires quelques principes de base concernant leur corps.

Tout m’est permis », dit-on, mais je dis : « Tout n’est pas bon ». « Tout m’est permis », mais moi, je ne permettrai à rien de me dominer. 13 Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments ; or Dieu fera disparaître et ceux-ci et celui-là. Le corps n’est pas pour la débauche, il est pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps ; 14 et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur et nous ressuscitera nous aussi.

 Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ. Vais-je donc prendre les membres du Christ pour en faire les membres d’une prostituée ? Absolument pas ! 16 Ne le savez-vous pas ? Celui qui s’unit à une prostituée ne fait avec elle qu’un seul corps. Car il est dit : Tous deux ne feront plus qu’un.

Celui qui s’unit au Seigneur ne fait avec lui qu’un seul esprit. 18 Fuyez la débauche. Tous les péchés que l’homme peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais l’homme qui se livre à la débauche commet un péché contre son propre corps.

Ne le savez-vous pas ? Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car vous avez été achetés à grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.  (1 Co 6, 13c-15a. 17-20) 

N’abusez pas de la liberté chrétienne

Toutes choses me sont permises  : ce principe de liberté chrétienne, vrai en lui-même, fut la maxime favorite de quelques membres de l’Église de Corinthe. Surtout de certains  de ses membres qui se réclamèrent de la pensée de Paul  : « Toutes choses me sont permises, mais moi je ne me rendrai esclave de rien ( 1 Co 1, 12) et ils en abusèrent  en l’appliquant à des pratiques qui furent des péchés. (v 12)

Paul ne nia pas la vérité de cette maxime, il l’adopta au contraire ; mais il fit sentir à ses lecteurs que, comment toute vérité exagérée ou déplacée devient une erreur. Cette maxime, ainsi faussée, put autoriser des excès. Dès lors, Paul la rectifia dans l’application par deux autres principes qui lui servirent de contre-poids : d’abord, il fallut que l’usage de la liberté fut  toujours dirigé par l’amour du prochain, ensuite la permission de choisir entre le bien et le mal, au lieu d’y voir l’affranchissement du péché, elle ne tarda pas à se transformer en servitude.

Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments : s’alimenter, c’est obéir à un besoin naturel et à auquel peut s’appliquer la maxime de la liberté chrétienne.  Prendre des aliments ayant peu de rapport à la vie morale, Paul ajouta que  Dieu détruira le ventre et le corps. Enfin puisque les aliments et les organes qui les reçoivent sont destinés a périr, que serait-ce, si tu y mettais la jouissance de ton âme ! Garde-toi donc de commettre des excès.

De là Paul déduisit que le chrétien devrait vivre dans un état habituel de complet détachement et n’être esclave de rien. En particulier, Paul réagit violemment contre des chrétiens contaminés par l’immoralité et les dérèglements sexuels très répandus dans le monde gréco-romain. Selon eux, la foi n’eut rien à voir dans la vie sexuelle ; elle n’aurait donc pas à s’encombrer de prescriptions morales.

Notre corps est devenu membre du corps du Christ ; c’est oublier la dignité du corps révélée par Jésus Christ. Notre corps est promis à la résurrection au dernier jour, celui du Jugement ; c’est par notre corps que nous pouvons servir Dieu et venir en aide à notre prochain, celui qui se trouve dans le besoin, dans la précarité.

Si l’Esprit -Saint se trouve en nous,  notre corps lui sert de temple ; il participe à cette gloire aussi bien que notre âme ; il doit devenir l’instrument sanctifié de la volonté de Dieu, et glorifier Dieu. Déjà, par la création, cette destination fut assignée à l’homme ; Dieu fut son légitime possesseur ; combien plus après que Dieu le racheta de la domination du péché, et cela à un précieux prix, le sang de Christ !

 C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.  Le Fils de l’homme vint pour donner sa vie pour la multitude. Dieu fit irruption dans notre monde. Et d’une manière surprenante. Tu peux  le découvrir chaque jour et chaque fois que tu regarderas vers le crucifix. Il est là pour toi, comme pour tous les autres.

Compléments

◊ Lectures pour ce dimanche et commentaires   →  Deuxième dimanche du temps ordinaire, année B

◊ Catéchèse → Venez et vous verrez ! » (Jn 1, 35-41)

◊ Méditation → Venez et vous verrez ! (Jn 1, 35-41)

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◊  Liberté et tolérance  : cliquez ici pour lire l’article → La liberté chrétienne

◊ La liberté chrétienne est libération : cliquez ici pour lire l’article →   La liberté – Croire – La Croix

Ce que la Bible dit du Jugement dernier

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Samedi de la deuxième semaine du Carême de l’année C

Posté par diaconos le 19 mars 2022

Samedi de la deuxième semaine du Carême de l'année C dans Carême

Dignité royale de Jésus-Christ

Les derniers mots de la généalogie de Joseph écartent l’idée qu’il fut le père de Jésus. Il fut appelé mari ou époux de Marie de laquelle naquit Jésus. Jésus, en hébreu Jehoschoua, même nom que celui de Josué signifie Jéhovah est Sauveur.

Christ, en hébreu Maschiah signifie OINT. Ce nom indiqua dans l’Ancien Testament la dignité royale, parce qu’on oignit d’huile, symbole de l’Esprit de Dieu, les rois, qui furent ainsi consacrés pour leur charge. Il en fut de même des sacrificateurs et des prophètes. Jésus-Christ qui, pour réaliser l’idée de l’ancienne alliance dans la nouvelle, a rempli ces trois charges, ; il fut l’oint de l’Éternel, et ce fut sous ce nom de Messie que son peuple l’attendit. Lui-même, en prêchant dès l’entrée de son ministère un royaume de Dieu dont il fut le Chef, donna à cette notion toute sa vérité et sa spiritualité. Aussi, dans son Église, le titre de Christ devint peu à peu un nom propre.

Naissance de Jésus

Joseph voyant que Marie, sa fiancée, était enceinte, prit la résolution de la répudier secrètement. Mais un ange lui révéla en songe le mystère de cette conception qui provint du Saint-Esprit, et lui ordonna d’appeler l’enfant qui naîtra de Marie Jésus, car il sera le Sauveur. Joseph obéit, prit Marie sa femme, mais ne la connut pas jusqu’à la naissance de Jésus.

Cette qualité de juste attribuée à Joseph imposa à sa conscience deux devoirs contradictoires : d’une part, il ne put épouser Marie, ne sachant pas ou ne croyant pas le mystère de sa grossesse ; d’autre part, il ne voulut pas l’exposer publiquement à l’ignominie et moins encore aux rigueurs de la loi qui prononçait dans ce cas la peine de mort :  » Si une jeune fille vierge est fiancée et qu’un homme la rencontre dans la ville et couche avec elle, vous les conduirez tous les deux à la porte de la ville. Vous les lapiderez, ils seront punis de mort, la jeune fille pour n’avoir pas crié dans la ville, et l’homme pour avoir déshonoré la femme de son prochain. Tu extirperas ainsi le mal du milieu de toi. » (Dt 22, 23-24)

Par là, Marie aurait échappé à la peine prescrite par la loi et à une procédure publique, mais non à l’opprobre de sa situation. Humblement résignée à toute la volonté de Dieu sera-t-elle abandonnée de lui dans cette épreuve ? Non, Dieu dut-il envoyer pour sa délivrance et pour l’accomplissement de ses propres desseins un ange du ciel, il le fera. Ce terme fils de David dut rappeler à Joseph les promesses faites à la maison de ce roi d’Israël et qui allaient s’accomplir.

Sa foi à la Parole de Dieu devait lui venir en aide dans ses doutes, c’est-à-dire l’épouser publiquement, suivant le cérémonial en usage. Un ange, envoyé par Dieu, vint dissiper tous ses doutes. Ce miracle, l’Église y a toujours cru, non seulement parce qu’il est si simplement raconté ici et dans l’Évangile de Luc comme un fait historique, mais parce qu’il est une donnée nécessaire dans l’œuvre divine de la rédemption du monde.

Quiconque croit avec saint Jean que la Parole éternelle a été faite chair, que le Fils de Dieu est devenu fils de l’homme, que Jésus-Christ a été parfaitement saint. La rédemption ne put sortir de notre humanité, bien qu’elle dût s’accomplir en elle par un être qui en fit partie. Obéissant à la parole de l’ange, Joseph accomplit sans retard la cérémonie du mariage, mais celui-ci ne fut consommé que plus tard.

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Fête de saint Joseph, époux de la vierge Marie – Solennité

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◊  Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article →   Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →   Dieu avec nous, le songe de Joseph – Idees-cate

♥ La naissance de Jésus

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Le figuier stérile

Posté par diaconos le 13 mars 2022

Le figuier stérile dans Carême

Le figuier stérile

Dieu révèle tout son être. Il se révèle comme étant celui qui nous aime tous, sans exception et il est à nos côtés pour toujours. » Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour » (psaume 103, 8). Que pouvons-nous faire, à notre niveau, en famille, pour mieux en témoigner, en parler ? Dieu est patient, il nous laisse toujours une chance supplémentaire comme le vigneron de l’évangile

Les paysans de Palestine avaient l’habitude de planter un figuier dans un coin de leur vignoble  (Lc 13, 6) : cet  arbre, aux larges feuilles brillantes, leur donnait des fruits succulents et aussi de l’ombre où il était agréable de se reposer lors des travaux. Cela avait fait naître la comparaison, courante à l’époque : Israël est la Vigne chérie du Seigneur et le figuier symbolise le Temple, de Jérusalem dans lequel les croyants pouvaient se rendre pour rendre grâce au Seigneur et le remercier de ses bienfaits.

Pour faire comprendre l’importance du moment présent, Jésus raconta à ses auditeurs l’histoire d’un figuier, planté dans un vignoble, n’ayant pas porté de fruits, et celui qui était venu en chercher s’est retrouvé déçu. Sa déception ne dit pas toute la vérité sur ce figuier… Il y avait jachère.

Quelle est la signification morale et religieuse de cette parabole ?

Cette parabole de Jésus visait le système religieux de son peuple : son apparence était parfaite, il fonctionnait avec régularité mais il ne donnait pas les fruits que Dieu attendait ! Les pratiquants se rassuraient par une piété formelle, des liturgies convenables, une honnêteté de surface. Le Temple, avec ses splendides constructions, centre de la vie nationale, lieu des sacrifices et des cérémonies impeccables, était comparable à un figuier qui ne donnerait que de belles feuilles ! Or Dieu exige des fruits : le culte n’a pas sa fin en lui-même mais il doit conduire ses participants à changer de vie, à se convertir.

C’est du présent qu’il s’agit dans ce texte. Le présent est toujours le moment d’une ouverture possible. C’est le moment où quelque chose peut advenir. Il n’est jamais trop tard. Tu peux changer d’esprit, tu peux entrer dans une nouvelle mentalité. D’autant que ce qui est possible aussi dans le présent, c’est que la terre ne soit pas improductive. Mais pour cela, il faut travailler, soigner le figuier, le traiter. C’est ici, très exactement, que se glisse la prière du vigneron : « Laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. » (Lc 13,8)

Cette année, la terre sera travaillée, j’enfouirai du fumier. Le travail de la terre, le fumier épandu, c’est comme le changement d’esprit proposé par Jésus à ses auditeurs. Une fameuse invitation à puiser dans nos réserves. N’est-ce pas cela aussi la conversion ? e convertir, c’est entendre la Parole de Jésus qui nous appelle au changement, c’est tendre tes mains vers celles de Dieu qui nous appelle sans cesse à la vie.

 La parabole du figuier stérile nous montre la patience de Dieu. Elle est comme son amour, infinie. Dans cette histoire, bien que le figuier ne porta pas de fruits, un délai lui fut accordé. (Lc 13, 8-9) Dieu infiniment bon nous accorde de nouveaux délais. Jésus Christ est celui qui donne de son temps et de sa peine pour que l’arbre stérile puisse donner du fruit : il nous invite à quitter le chemin de l’indifférence.

 Si vous ne vous convertissez pas, si vous êtes devenus sourds aux appels des victimes des pouvoirs de toutes sortes, vous communautés chrétiennes seront desséchées ! Dieu donc attend avec la même patience que le vigneron vis à vis de ses vignes. Dans ce récit, le vigneron c’est Dieu lui-même qui nous fait confiance : il a remis le monde entre nos mains. Nous avons la responsabilité d’y travailler pour le rendre meilleur

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Du site Idées-Caté : cliquez ici pour lire l’article →  Le figuier stérile (Lc 13, 8-9)

Croire : cliquez ici pour lire l’article →  Quel est le sens de la parabole du figuier stérile – Croire

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 ♥ Prédication du pasteur Béatrice Cléro-Mazire : «  Le figuier stérile ou la patience de Dieu »

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Samedi de la troisième semaine du Temps Ordinaire — Année paire

Posté par diaconos le 29 janvier 2022

Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais- toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

# La Tempête apaisée est un miracle attribué à Jésus-Christ. Il est cité dans les trois Évangiles synoptiques. Il est le symbole que le Christ est venu apporter la paix à une humanité prise dans les flots tumultueux de la vie. Cet épisode se situerait sur le lac de Génézareth ou lac de Tibériade, ou encore mer de Galilée ou lac de Kinneret. C’est un lac d’eau douce d’une superficie de 160 km2 situé au nord-est d’Israël entre le plateau du Golan et la Galilée Le Christ endormi pendant la tempête, est une huile sur toile de 51 × 61 cm, réalisée par Eugène Delacroix vers 1853, conservé au Metropolitan Museum of Art à New York.

Delacroix a peint au moins six versions de ce passage du Nouveau Testament : réveillé par ses disciples terrifiés, le Christ les a grondés pour leur manque de confiance en la Providence. Cet épisode est appelé, le Miracle de la tempête apaisée. Le lac de Génézareth ou lac de Tibériade, ou encore mer de Galilée, lac de Kinneret, est un lac d’eau douce d’une superficie de 160 km2 situé au nord-est d’Israël entre le plateau du Golan et la Galilée. Dans les travaux antérieurs, le paysage marin est plus important; dans les derniers, comme ici, la barque du Christ occupe une place plus importante.

Une autre œuvre de la même époque, de composition similaire, huile sur toile de 46 × 54 cm, est conservée au Portland Art Museum. Un autre point de vue, plus éloigné est conservé au Walters Art Museum. C’est aussi une huile sur toile de 60 × 73 cm, réalisée en 1854.

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De l’évangile selon Marc

 Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.    Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ?  » (Mc 4, 35-41)

N’ayons pas peur !

  En ce jour là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive » (Mc 4, 35). Ce jour là n’a pas été un jour ordinaire, Pierre s’en est souvenu toute sa vie. Le soir venu, pas seulement la douceur du soir qui descend, mais aussi l’heure de tous les dangers, l’heure des épreuves (Mc 14,17). L’autre rive, pas seulement la rive opposée du lac, mais aussi ce grand passage de l’autre côté, qui est le sort de toute personne, au soir de sa vie, et qui est son grand jour, le jour de Dieu, auquel tous les autres jours le préparent.

 Tu m’invites Seigneur à passer sur l’autre rive, à vaincre ma timidité pour annoncer  la Bonne Nouvelle de l’Évangile, à m’engager au service de mes frères, à rompre avec mes mauvaises habitudes. .Pendant la traversée du lac de Tibériade, Jésus s’était endormi à l’arrière de la barque. Le vent se leva et la force du vent augmenta fortement en amplitude à un point tel que leur barque risquait de couler : « Survient une violente tempête avec des vagues qui se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d’eau. » (Mc 4, 37)

Le lac de Tibériade est réputé pour ses coups de vent inattendus et violents qui descendent en rafales des collines du Golan. Mais, il n’y a pas besoin d’être en mer, pour subir des tempêtes. Toutes les langues du monde utilisent ce mot pour désigner aussi l’épreuve soudaine qui s’abat sur quelqu’un : les moqueries, l’accident, les échecs et rechutes, la peur de perdre un emploi, une maladie grave qui vous est diagnostiquée….

 Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »  (Mc 4, 38b) Voilà une belle prière que nous pourrions faire dans nos moments d’épreuves. Qu’elles sont mes tempêtes ? Dieu va-t-il les apaiser ? Tu sembles dormir Seigneur, je me débats seul, cela ne te fait rien ? « Portés jusqu’au ciel, retombant aux abîmes, ils étaient malades à rendre l’âme. Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur et lui, les a tirés de leur détresse, réduisant la tempête au silence, faisant taire les vagues » (Ps 107, 26-29)

C’est du milieu de la tempête que le Seigneur rappela à Job qu’il est le maître, capable de lui imposer des limites et d’arrêter l’orgueil de ses flots. Alors Job s’inclina dans la foi. Les disciples de Jésus, pêcheurs expérimentés étaient épouvantés de se voir perdus. En réalité, il leur manquait seulement la foi, autrement dit la confiance de l’amour, ayant sans doute compris le Christ à notre manière. (2ième  lecture)

Ce n’est pas n’importe quelle foi qui apaise nos tempêtes intérieures, c’est la foi en Jésus Christ, mort et ressuscité. Jésus est près de nous, invisible. Certes, il n’enlève pas nos difficultés, mais, il nous donne la force intérieure de les porter : « Là où le mal abondera, ma grâce surabondera » Toute sa vie, Jésus nous a montré que notre condition ne le laisse pas indifférent. Il nous promet le bonheur. Notre est courte, ne l’oublions pas. Ayons confiance, Jésus nous aidera à accoster au port de l’éternité, là où l’amour fait la fête avec la joie.

Le grand message de cet évangile c’est au plus fort de la tempête que Jésus est là avec nous, avec son Église. Il ne nous abandonne jamais, même lorsqu’il semble dormir et être indifférent à ce qui se passe. Pour nous aider à comprendre cela, voici un commentaire de Saint Augustin : « Quand on dit que Dieu dort, c’est nous qui dormons ; et quand on dit que Dieu se lève, c’est nous qui nous réveillons. En effet, le Seigneur dormait dans la barque, et si elle était secouée, c’est que Jésus dormait. Ta barque c’est ton cœur. Et Jésus, dans la barque, c’est la foi dans ton cœur. Si tu te souviens de ta foi, ton cœur n’est pas agité, mais si tu oublies ta foi, le Christ dort et tu risques le naufrage.. »

Ne nous gênons pas pour appeler le Christ avec force au cœur de nos tempêtes. Les disciples l’ont fait. Ne doutons jamais de la présence du Seigneur même quand tout va mal. Gardons confiance ! N’ayons pas peur ! Rendons grâce au Seigneur ressuscité toujours présent au cœur de nos vies et de nos tempêtes.

 Diacre Michel Houyoux

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◊ Idées-Catétic : cliquez ici pour lire l’arle → La tempête apaisée

◊ Eglise protestante  : cliquez ici pour lire l’article → Marc 4, 35-41 – La tempête apaisée

 Père Michel-Marie Zanotti : « La tempête apaisée Michel Marie 

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