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Le festin des noces

Posté par diaconos le 14 mars 2021

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# Michel Houyoux, auteur du livre « Les deux voies »,  enseigna la Biologie, la chimie et la physique dans différents instituts et collèges en Belgique et au Burundi (Afrique). Par arrêté royal du 26 novembre 1993, il reçut la décoration de Chevalier de l’Ordre de la couronne en récompense de plus de trente années de bons et loyaux services dans l’enseignement permanent. Il est aussi diacre permanent dans le diocèse de Namur (Belgique)

———————–

Le royaume de Dieu est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils. Dieu nous invite à un banquet où il y aura de la place pour tout le monde. Il nous invite à nous préparer, dans notre vie quotidienne, pour le banquet qu’il réserve à tous. Il ne s’agit pas d’une vieille histoire du passé. Les invitations sont toujours très actuelles. C’est à chaque personne que Dieu a envoyé une invitation.

Beaucoup de gens ne répondront pas à cet appel. Jésus lui-même nous avertit : la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. (Mt 22, 14) Lorsque des noces étaient imminentes, dans la tradition des invitations du MoyenOrient ancien, il y avait deux invitations : la première qui annonçait qu’il allait y avoir des noces, la deuxième pour chercher les invités.

La deuxième invitation se faisait en allant chercher les invités : on leur avait laissé le temps de se préparer et en plus, on les emmenait. Dans le récit de Matthieu (Mt 22, 1-14) les premiers serviteurs envoyés sont ceux qui annoncent la fête, et beaucoup parmi les prévenus, nous dit l’évangile, n’en ont cure. Ils ne voulaient pas venir ! (Mt 22, 3) La deuxième série des serviteurs se fait même tuer.

« Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. » (Mt 22, 5-6) Le roi entra en colère et décida de punir ceux qui l’avaient offensé et châtier les meurtriers et leur ville, nette allusion à la destruction de Jérusalem et de la dispersion de la nation juive.

La première révolte des Juifs de 66, racontée en détails par Flavius Josèphe dans la Guerre des Juifs, fut réprimée et écrasée en 70 après J.-C., entraînant la destruction quasi-complète de la ville par Titus. Comprenez-vous bien le message de ce récit et les réactions des invités ? Le roi qui célébra les noces de son fils, ce fut Jésus qui vint apporter l’invitation aux juifs à participer au festin du Royaume de Dieu.

Mais  le peuple n’écouta pas son appel. Bien avant Jésus, Dieu envoya ses prophètes prêcher la justice, la miséricorde, le pardon et à placer sa confiance en lui. Le peuple élu n’écouta pas ses prophètes. Puisque ceux qui furent appelés ne répondirent pas à l’invitation qui leur fut adressée.

Le roi envoya ses serviteurs aux croisées des chemins pour inviter à participer au repas de noces tous les gens qu’ils rencontrèrent :  « Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noces. » Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle des noces fut remplie de convives. ( Mt 22, 10)

C’est une invitation pour tout le monde, l’appel est universel. Les élus seront toutes les personnes qui entendent cet appel, et personne n’est exclu, quel que soit son lieu d’origine, quelles que soient ses idées, sa race, ses convictions. Il est urgent que nous prenions le temps de réfléchir quant aux appels que Dieu ne cesse de nous adresser.

La description de l’inconscience de ces invités est d’une brûlante actualité. Jésus nous montre ici deux catégories de personnes : les contestataires qui refusèrent l’invitation et dont certains prirent violemment à partie les serviteurs et les négligents qui ne se rendirent même pas compte qu’ils étaient invités et continuèrent à vaquer à leurs occupations.

Il suffit de mettre quelques exemples précis, choisis dans notre quotidien, sous les mots de jadis pour découvrir que Jésus décrivit très exactement l’état de notre monde actuel. Parmi les personnes qui entrèrent dans la salle du festin, un homme n’avait pas revêtu le vêtement des noces. Pourtant le roi avait tout prévu : dans un local proche de la salle du festin il y avait un vestiaire bien approvisionné en vêtements que devaient porter les invités au banquet.

À l’époque, on avait la coutume de procurer à tous les invités le vêtement qu’ils devaient porter au banquet et selon la coutume le roi honorait ses invités en passant de l’un à l’autre. Il suffisait de se servir, d’accueillir ce don royal. Encore fallait-il le faire, se donner la peine de passer par ce renouvellement de tout l’être, prendre le risque de s’engager et de changer sa vie (conversion).

Cet homme aurait pu en avoir un, mais il n’en avait pas ; c’est pourquoi il n’eut rien à répondre lorsque le roi lui demanda pourquoi il n’avait pas revêtu l’habit de noce. Le roi entra dans la salle du festin et vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit :  » Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?  » L’autre garda le silence.

Alors le roi dit aux serviteurs : « Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (Mt 22, 11-14) Il ne put s’en prendre à ce roi qui avait tout fait pour lui faciliter l’entrée dans la salle du festin. Par son choix, il s’exclut lui-même de l’assemblée.

Cet unique exclu, dans ce récit, est l’image de toute personne qui demeure toujours libre de répondre par oui ou par non à l’invitation du Seigneur. Cette inspection royale ressemble fort à une scène de jugement, prélude du jugement dernier. L’homme en question fut condamné pour n’avoir pas porté l’habit de noce sans avoir pu se justifier.

Ce récit culmine par un avertissement solennel : « Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. » (Mt 22, 14) Par cette parabole, Jésus veut nous faire prendre conscience de l’importance de la réponse que nous sommes appelés à donner, en toute liberté, à l’invitation que Dieu nous adresse. Nous sommes tous invités au festin du Royaume. Sommes-nous conscients d’être attendus et qu’il y a une place pour chacun de nous ?

ll suffit de mettre quelques exemples précis, choisis dans notre quotidien, sous les mots de jadis pour découvrir que Jésus décrivit très exactement l’état de notre monde… Comment voulez-vous que je participe à la messe paroissiale le dimanche, je n’ai que ce jour-là pour faire du sport ou encore, c’est le jour où nous sommes souvent partis ou je dois encore faire mes devoirs et étudier mes leçons pour demain lundi…

Ne donnons pas à Dieu la dernière place ! Tant d’autre voix couvrent ses appels. Le prophète Isaïe, il y a plus de 2700 ans, au huitième siècle avant Jésus Christ, nous invitait déjà grand festin messianique. Ce jour-là sera un jour de joie pour ceux et celles qui auront misé leur vie sur Dieu et qui auront vécu dans l’espérance.

Les élus seront toutes les personnes qui entendent cet appel, et personne n’est exclu, quel que soit son lieu d’origine, quelles que soient ses idées, sa race, ses convictions. Répondons aux multiples appels du Christ qui nous sont transmis par l’Évangile, par l’Église, par les rencontres de notre vie.

Dieu invite tout le monde, sans aucune discrimination et il privilégie même les pauvres, les marginaux, les laissés pour compte. Nous sommes tous invités à la noce ! Cependant, comme toute invitation, l’invitation que Dieu nous adresse se heurte à notre liberté. Choisir d’être de la noce ou de ne pas en être.

Choisir ! C’est bien à cela que nous pousse l’évangile. Répondras-tu aux appels multiples de Jésus qui te sont adressés par l’Évangile, l’Église et les rencontres de ta vie ?

Diacre Michel Houyoux

Les deux voies    Éditions Croix du Salut ( 05.06.2013 )

 Les deux voies
7
EAN: 9783841698728
Langue du Livre: Français
By (author) : Michel Houyoux
Nombre de pages: 144
Publié le: 05.06.2013
Catégorie: Christianity

Détails du livre: ISBN-13

Les deux voiesLes deux voies

Choisis le chemin de la Vie. Pour être disciple de Jésus

Il nous faut marcher derrière lui, suivre le même chemin

Auteur le Diacre Michel Houyoux , publié le  5 juin 2013  Broché  Prix : 25, 80€

Pour acheter le livre, cliquez ici →Omni badge Les deux voies     Recevez-le par la poste.
€ 25,80

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Mardi de la première semaine du Temps Ordinaire – Année B

Posté par diaconos le 12 janvier 2021

Il enseignait en homme qui a autorité

# Les Apôtres, sont les douze disciples choisis par Jésus de Nazareth. Jésus a aussi distingué soixante-dix disciples, qui devinrent évêques d’une ville par la suite. Tous ces disciples prêchèrent la bonne nouvelle, expression qui donna naissance au mot évangile, après la rédaction des textes dans les années 65-100. Paul de Tarse fut considéré comme le treizième apôtre par la tradition chrétienne : il fut qualifié d’apôtre des Gentils. Les catholiques et les orthodoxes considèrent les évêques comme les successeurs des apôtres, et accordent une importance particulière au fait que les évêques se situent dans la succession apostolique. Le groupe des Douze demeura après la Résurrection de Jésus. Après la trahison et la mort de Judas, les Onze qui subsistèrent décidèrent de tirer un disciple au sort, Matthias, pour devenir avec nous témoin de la résurrection. Ils furent, avec d’autres disciples, les bénéficiaires du don de l’Esprit à la Pentecôte. Ils se dispersèrent ensuite pour prêcher l’Après la mise à mort de Jacques, frère de Jean, par Hérode Agrippa Ier en 44, le groupe ne se renouvelle pas, tout en revenant rendre compte régulièrement à Jérusalem.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

JMardi de la première semaine du Temps Ordinaire - Année B dans Catéchèseésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il  enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ?

Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en  convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il  commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée. (Mc 1, 21-28)

Jésus est le Saint de Dieu et le sauveur

 Après son arrivée à Capharnaüm, Jésus entra dans la synagogue ; c’ »tait un jour de sabbat, il enseigna, et tous furent surpris de sa doctrine, quand un homme possédé d’un esprit impur s’écria : « Es-tu venu pour nous perdre ? Nous savons qui tu es : le Saint de Dieu. »  

Jésus ordonna à l’esprit de se taire et de sortir de cet homme ; il obéit après avoir agité violemment le possédé et avoir poussé un grand cri. Cette guérison provoqua l’étonnement et les discussions des témoins. La renommée de Jésus se répandit dans la région.

Dans la maison de Simon et d’André, Jésus guérit de la fièvre la belle-mère de Simon, en la saisissant par la main. Elle les servit.  Après le coucher du soleil, Jésus guérit, à la porte de la maison, de nombreux malades ; il défendit aux démons de proclamer qui il fut. Le lendemain, de grand matin, Jésus se rendit dans un lieu désert pour prier. Ses disciples le suivirent dans sa retraite, lui apprenant que tous le cherchèrent. Jésus leur déclara qu’il dut aller prêcher dans les villages environnants.

Il se mit à parcourir la Galilée. Matthieu (Mt 8, 5) et Luc (Lc 4, 31) marquèrent d’une manière plus précise cette arrivée de Jésus à Capharnaüm, où il accomplit la guérison de l’homme à l’esprit impur, Impur, parce qu’il appartenait au royaume des ténèbres, du mal.  Les démoniaques savaient que Jésus fut le Saint de Dieu, celui que Dieu  sanctifia, le SAINT par excellence : « En effet, contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce Pilate se sont ligués dans cette ville avec les nations et avec les peuples d’Israël,  » (Ac 4, 27)

C’est donc le contraste absolu qu’il y a entre cette sainteté de Jésus et les esprits impurs qui fait le tourment de ces derniers et il faut remarquer que celui-ci ne parle pas seulement en son propre nom, mais au nom de tous ses semblables : toi et nous ; nous savons. Jésus adressa la parole au démon et le distingua positivement ainsi de l’homme que ce démon faisait parler : « Sors de lui !  Si cette influence démoniaque ne fut qu’un préjugé populaire, Jésus aurait évidemment partagé ce préjugé.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Regnum Chrisiti : cliquez ici pour lire l’article → Il enseignait en homme qui a autorité

◊ Idées-Caté   : cliquez ici pour lire l’article → L’homme tourmenté

IDiocèse d’Avignon : « Il enseignait en homme qui a autorité »

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Le Christ, roi de l’Univers (Année A)

Posté par diaconos le 17 novembre 2020

 Toi, mon troupeau, voici que je vais juger entre brebis et brebis

Le Christ, roi de l'Univers (Année A) dans La messe du dimanche 126712334

Jésus-Christ est le roi de l’univers entier. L’histoire de la fête remonte à 1899, lorsque le Pape Léon XIII a institué la consécration universelle des hommes au Cœur de Jésus le 11 mai. La même année, la jésuite italienne Sanna Solaro  écrivit à tous les évêques italiens pour signer une pétition demandant l’institution d’une fête liturgique. Quarante-neuf évêques se joignirent à la pétition. Une autre pétition fut présentée au Pape Pie XI après le Congrès eucharistique international qui se tint à Rome dans les premiers mois de son pontificat, signée par 69 prélats. En 1923, une troisième pétition fut présentée avec les signatures de 340 cardinaux, archevêques, évêques et supérieurs généraux.

La pétition demanda : « Afin de réparer les offenses commises à Jésus-Christ par l’athéisme officiel, l’Église devra daigner instituer une fête liturgique proclamant les droits souverains de la personne royale de Jésus-Christ, qui vit dans l’Eucharistie et règne, avec son Sacré-Cœur, dans la société ». Cette demande fut soutenue par deux cents ordres et congrégations religieuses, douze universités catholiques et des pétitions signées par des centaines de milliers de fidèles dans le monde entier. Les objections ne manquèrent pas : selon certains, le thème de cette fête fut déjà été célébré à l’Épiphanie.

# Un pasteur ou une pasteure est une personne qui exerce des fonctions de gestion et d’enseignement dans une communauté ecclésialechrétienne. Le terme désigne un ministre du culte protestant ou évangélique. Il désigne également, mais dans un sens moins institutionnel, un prêtre ou un diacre dans les Églises catholique et orthodoxe. Cette appellation se réfère au thème du berger dans la Bible, en particulier dans le Nouveau Testament, et à l’identification de Jésus-Christ à l’image du Bon Pasteur. Dans la religion catholique, le mot désigne, toute personne chargée de conduire spirituellement une communauté religieuse, et est utilisé quelquefois pour parler du prêtre ou de l’évêque. En anglais nord américain, en Allemagne du nord et dans la langue néerlandaise, un curé est appelé pastor ou pastoor. Dans une partie des Églises protestantes, les femmes peuvent être pasteurs. Certaines dénominations évangéliques autorisent officiellement le ministère des femmes dans les églises

Du livre du prophète Ézékiel

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles. Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer dans tous les  endroits où elles ont été dispersées un jour de nuages et de sombres nuées. C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer, oracle du Seigneur Dieu.
La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit. Et toi, mon troupeau, ainsi parle le Seigneur Dieu, voici que je vais juger entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs. (Ez 34, 11-12.15-17)

Le vrai berger de son peuple

Le Seigneur, véritable berger de son peuple, intervient pour mettre fin à cet état de choses et en trouve un meilleur : « Dieu a entendu leurs lamentations et s’est souvenu de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. Dieu a regardé les enfants d’Israël et a eu pitié d’eux » (Exode 2, 24-25). À leur recherche : il a pris des mesures efficaces pour les faire sortir de cet État.

Dieu lui-même fera ce à quoi les dirigeants précédents n’ont pas pensé ; il remédiera à toutes les formes de misère physique et morale. Mais pour cela, il devra encore exercer un ordre au sein de la nation elle-même. Car il n’y avait pas que des rois du mal en Israël, il y avait aussi des membres riches et puissants du peuple qui opprimaient les autres. Ils sont ce qu’Ezekiel appelle les gros et les forts. Le Seigneur les traitera avec justice.

Entre le mouton faible et malade et le mouton gras et fort… béliers et chèvres ; ne traduisez pas comme s’il y avait : entre béliers et chèvres ; car ces deux termes s’appliquent uniquement à la deuxième classe de moutons, le mouton gras et fort. En hébreu, le mot utilisé ici pour les moutons est très générique, il inclut tous les petits bovins, les chèvres et les moutons, mâles et femelles.

Diacre Michel Houyoux

Compléments

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Le Christ, roi de l’Univers

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Nous serons tous jugés sur le même critère !

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◊ Idées – Caté  : cliquez ici pour lire l’article → Parabole de la brebis perdue et retrouvée

◊ KT42  : cliquez ici pour lire l’article → BD : la parabole de la brebis perdue

Abbé Christian Beaulieu : « Un roi avec ses fragilités ; j’avais faim »

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22ème dimanche du Temps Ordinaire — Année A

Posté par diaconos le 24 août 2020

Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même

  22ème dimanche du Temps Ordinaire — Année A dans La messe du dimanche nNxW8Y_EHvmlH3XY6PcKVXK26eI

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?     Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. »  (Mt 16, 21-27)

Les dis­ciples crurent en Jésus

Les dis­ciples crurent en Jésus et le confessèrent comme le Christ, le Fils de Dieu, il put leur en par­ler ou­ver­te­ment, et même il le fit, afin de dis­si­per si pos­sible dans leur es­prit les fausses idées mes­sia­niques qu’ils eurent encore, et de les pré­pa­rer à par­ta­ger ses hu­mi­lia­tions et ses dou­leurs.

Marc (Marc 8.31) et Luc (Luc 9.20-22) mirent aussi cette pré­dic­tion dans un rap­port di­rect avec la confes­sion de Pierre. Marc ajouta qu’il leur dit hardiment) cette pa­role. C’est quand la vraie foi est née que le chré­tien doit s’at­tendre à la contra­dic­tion et à la souf­france.

Quant à Jé­sus, il le fallait, dit-il. Mys­té­rieuse né­ces­sité, fon­dée sur le dé­cret de la jus­tice et de la mi­sé­ri­corde de Dieu, an­noncé dans les Écri­tures. Il le fallait, à moins que le monde ne dût pé­rir dans son pé­ché. C’est ce que Dieu ne vou­lut pas, et Jé­sus ac­cepte par amour la vo­lonté de son Père : « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, 15afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.’ (Jn 3, 14)

Le san­hé­drin était com­posé de trois classes d’­hommes : les anciens, les grands sacrificateurs et les scribes, ou doc­teurs de la loi. Il y eut quelque chose de so­len­nel dans la ma­nière dont Jé­sus les nomma en dé­tail et les vit conju­rés contre lui pour le tuer. Ce fut là la rup­ture tra­gique de la théo­cra­tie avec le Mes­sie et son règne ! Après la dé­faite, le triomphe, après la mort, la vie ! Si l’une de ces pré­dic­tions ac­ca­bla les dis­ciples, l’autre fut des­ti­née à les re­le­ver. Mais ici la cri­tique trouva une pierre d’a­chop­pe­ment, et l’on ne put nier qu’il n’y eut une difficulté.

Ne pou­vant ré­soudre la ques­tion, les uns révoquèrent en doute la pré­dic­tion, d’autres (Meyer par exemple) sup­posèrent que cette pré­dic­tion fut vague et obs­cure. Les évan­gé­listes eux-mêmes ne nous donnèrent-ils pas le mot de l’é­nigme ?Rem­plis en­core de leur pré­jugé juif concer­nant un Mes­sie glo­rieux, ils ne com­prirent ab­so­lu­ment rien à cette pré­dic­tion de ses souf­frances et de sa ré­sur­rec­tion : « Mais ils ne comprirent rien à cela ; c’était pour eux un langage caché, des paroles dont ils ne saisissaient pas le sens. » (Lc 18, 34)

L’exemple de Pierre prouva qu’il en­tendit mieux les pa­roles de Jé­sus, mais qu’il re­fusa avec dé­ci­sion d’en­trer dans sa pen­sée. Com­ment donc un évé­ne­ment aussi ex­tra­or­di­naire que la ré­sur­rec­tion ne leur au­rait-il pas paru in­croyable ? Et alors même qu’ils n’au­raient pas man­qué à ce point de l’in­tel­li­gence de ce mys­tère, n’y eut-t-il pas une im­mense dis­tance entre comprendre et croire ?  Cette répréhension que Pierre se per­mit eut sans doute pour but de convaincre Jé­sus qu’il fut des­tiné à tout autre chose qu’à une telle fin. Il y eut de l’a­mour pour Jésus dans cette émo­tion de Pierre, mais plus d’i­gno­rance, même quand il in­voqua sur lui la mi­sé­ri­corde.

L’as­su­rance avec la­quelle Pierre af­firma que cela n’arrivera pas, lui at­tira la sé­vère pa­role de Jé­sus  : « Va arrière de moi, Satan, tu m’es en scandale, parce que tu ne penses pas les choses qui sont de Dieu, mais celles qui sont des hommes. » Jé­sus se dé­tourna avec in­di­gna­tion. Sur ce mot sé­vère : Va, arrière de moi« 

Satan si­gni­fie l’adversaire, ce­lui qui ré­siste ; mais ce nom était donné cou­ram­ment au diable  et Jé­sus, en ap­pe­lant ainsi Pierre, voulut lui faire com­prendre qu’il fit dans ce mo­ment l’œuvre du ten­ta­teur. Ce qui le prouva, ce fut ce scandale  que Jé­sus trouva dans les pa­roles de Pierre. Jésus eut be­soin de toute sa sainte ré­so­lu­tion et de toute sa force pour al­ler au-de­vant de ses souf­frances ; et Pierre lui pré­sen­ta la même ten­ta­tion que Sa­tan au désert, en lui of­frant les royaumes du monde et leur gloire  : « Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores. » (Mt 4, 8-9)

Pierre n’at­tacha pas sa pen­sée à ses grands des­seins concer­nant la ré­demp­tion du monde par les souf­frances du Mé­dia­teur, mais aux idées char­nelles d’un Mes­sie glo­rieux. Mais ces pa­roles, ap­pli­cables en tout temps, ont une por­tée beau­coup plus gé­né­rale. Qui est-il ce­lui qui se pré­sente aux hommes comme l’ob­jet su­prême de leur amour, au­quel ils doivent tout sa­cri­fier, jus­qu’à leur vie même ? Ce­lui qui parle ainsi est Dieu où bien il blasphème en se met­tant à la place de Dieu.

 Diacre Michel Houyoux

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◊ La Croix : cliquez ici pour lire l’article →   22e dimanche du temps ordinaire

Commentaire de l’abbé Philippe Aymon (Cathédrale de Sion)

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