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Laissant tout, ils le suivirent

Posté par diaconos le 5 septembre 2019

Jeudi 05 septembre 2019
Ce panneau présente le premier paysage topographique de l’histoire de la peinture. C’est une des quatre peintures restantes du retable de saint Pierre peint par Konrad Witz en 1444 pour le maître-autel de la cathédrale de Genève. Ce retable fut en partie détruit, et la plupart des visages grattés, lors des troubles iconoclastes d’août 1535 à Genève. Ces visages furent repeints aux XIXe et XXe siècles, et ces repeints gardés lors de la restauration de 2011. Jésus annonce à Pierre, Jacques et Jean qu’ils deviendront « pêcheurs d’hommes

Ce panneau présente le premier paysage topographique de l’histoire de la peinture. C’est une des quatre peintures restantes du retable de saint Pierre peint par Konrad Witz en 1444 pour le maître-autel de la cathédrale de Genève. Ce retable fut en partie détruit, et la plupart des visages grattés, lors des troubles iconoclastes d’août 1535 à Genève. Ces visages furent repeints aux XIXe et XXe siècles, et ces repeints gardés lors de la restauration de 2011. Jésus annonce à Pierre, Jacques et Jean qu’ils deviendront « pêcheurs d’hommes

Laissant tout, ils le suivirent

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage.

Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon :«Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche.» Simon lui répondit : «Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets.» Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer.

Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. À cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : «Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur.» n effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;     et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon.

Jésus dit à Simon : «Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras.» Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent. (Lc 5, 1-11)

Homélie

 Première partie du récit → L’annonce de la Parole de Dieu 

Avec Jésus, tout lieu est propice à l’enseignement, après les synagogues de Galilée (Lc 4, 15.31.44 ; Mc 1,21.39 ; Mt 4,23 ;  Mt 9,35 ; Jn 6,59), la synagogue de Nazareth (Lc 4, 16, 20.28 ; Mt 13,54 ; Mc 6,2), la synagogue de Jérusalem (Jn 18,20),  et le désert (Mc 14,15 ; Mc 6, 35 ; Lc 9,12 ; Mt 15,33 ; Mc 8,4), il s’exprima à partir d’une barque immobilisée près du rivage  du lac de Génézareth (Lc 5,1-3).

L’assemblée l’écouta,  il ne dit pas n’importe quoi : il dit la Parole de Dieu. Dire la Parole de Dieu fut le premier rôle de l’Église dès son origine : la prédication. Ce que l’Église essaye de faire, c’est Jésus qui l’a commencé.

Jésus a dit à ses disciples : «Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés.» (Mt 28,18-20)

La prédication de l’Église est donc le prolongement légitime de celle de Jésus, et elle a le même contenu.

Dans  la foule qui l’écouta, il y eut quelques personnes qui devinrent  ses disciples (Lc 6, 12).  Parmi ces personnes, Luc distingua  Simon, au centre de ce récit, six fois nommé dans cet extrait. Voici révélée la structure essentielle de l’Église, voulue par Jésus.

Théologiquement, la structure apostolique de l’Église vient de Jésus : tout prêtre est un serviteur qui représente, par le sacrement de l’Ordre qu’il a reçu, le Christ Serviteur : «Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.» (Jn 13,14)

Le sacerdoce est un signe, un sacrement de Jésus Christ.

Pour l’accomplissement d’une si grande œuvre, le Christ est toujours là auprès de son Église, surtout dans les actions liturgiques. Il est là présent dans le sacrifice de la Messe, et dans la personne du ministre, «le même offrant maintenant par le ministère des prêtres, qui s’offrit alors lui-même sur la croix »et, au plus haut point, sous les espèces eucharistiques. Il est là présent par sa vertu dans les sacrements au point que lorsque quelqu’un baptise, c’est le Christ lui-même qui baptise. Il est là présent dans sa parole, car c’est lui qui parle tandis qu’on lit dans l’Église les Saintes Écritures. Enfin il est là présent lorsque l’Église prie et chante les psaumes, lui qui a promis : «Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là, au milieu d’eux» (Mt. 18, 20). Sacrosanctum Concilium, 7  – Extrait de Sacrosanctum Concilium, publiée au Vatican, par le pape Paul VI, le 4 décembre 1963. 

Prions pour que le pape, les évêques et les prêtres remplissent bien ce rôle.

Deuxième partie du récit → la pêche miraculeuse

Après avoir achevé son enseignement, Jésus ordonna à Simon de jeter le filet. Bien qu’ils eussent travaillé toute la nuit inutilement, Simon obéit, et son filet se remplit tellement qu’il menaça de se rompre. Leurs compagnons dans l’autre barque vinrent à leur aide. Les deux barques furent près d’enfoncer.

Les mots «Jetez  les filets» , s’adressèent à Simon et aux autres pêcheurs qui furent avec lui et qui eurent aussi leur part dans l’action symbolique qui  s’accomplit. (versets 6 et 7)

Dessin  ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchirèrent. (Lc 5,6)

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Source de l’image : cliquez ici →  www.coloriage.org/la-pêche-miraculeuse

Troisième partie du récit → Jésus les institua pêcheurs d’hommes.

Jésus dit à Simon : «Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras.» (verset 10) -  Prendre, saisir du milieu du monde, par la prédication de l’Évangile, des personnes et les amener dans le royaume de Dieu, telle fut la vocation de ses disciples. Elle est la vocation de leurs successeurs, les membres du clergé. Cela nous concerne aussi : le devoir de faire connaître Jésus et son message d’amour à nos enfants (Catéchèse familiale).

Après avoir ramené leurs barques à terre, quittant tout, ils le suivirent (verset 10 ). C’est ainsi que Jésus fonda en fait et en droit le ministère de la Parole.

Liens externes

◊ Liturgie de la Parole avec des enfants : cliquez ici → La pêche  miraculeuse

◊  Catéchèse en famille : cliquez ici → La pêche miraculeuse

◊ Mots croisés bibliques  : cliquez ici →La pêche miraculeuse

La pêche miraculeuse Luc 5, 1-11

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Levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule .

Posté par diaconos le 5 août 2019

Lundi 5 août 2019

Levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule 

La multiplication des pains, Jean 6, 1-15.jpg  150De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,  quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples  s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! »
Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. »

Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants. (Mt 14, 13-21)

Homélie Miracle de la multiplication des pains

Ce récit de la multiplication des pains se trouve dans les quatre évangiles, ce qui est rare. Il se retrouve identique chez Marc (Mc 6, 35-44), en

partie chez Luc (Lc 9,12-17) et aussi dans la première section du chapitre 6 de l’Évangile de Jean (Jn 6, 1-27), chapitre très important où il est question du pain de vie (Jn 6, 1-56). Au début du christianisme, la transmission des informations (enseignement, catéchèse, faits et gestes de Jésus, …) se faisait oralement ; il y avait donc des idées communes et des mots clés qui aidaient à les enchaîner l’une à l’autre. Dans ces quatre récits, le pain est l’un des points communs.

ILevant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule . dans Religion lamultiplicationdespainsschnorrev13l y a une autre multiplication des pains dans l’Évangile de Matthieu (Mt 15, 32-38) et également dans celui de Marc (Mc 8, 1). Chez ce dernier, les deux multiplications diffèrent en plusieurs points : le nombre de pains, le nombre des poissons, le nombre des participants mais aussi le nombre de paniers. Le nombre douze fait penser aux douze tribus d’Israël et aux douze apôtres.

Quant au nombre sept, il rappelle les sept nations païennes qui occupaient le pays de Canaan mais aussi les sept premiers diacres. Selon Matthieu et Marc, il y a donc eu deux miracles de multiplication des pains. L’un de ces miracles a eu lieu en Galilée et l’autre à l’est du lac de Tibériade. Cette multiplication des pains est le symbole du repas messianique (Matthieu 8,11; Marc 14, 25), de la communion de table et du festin céleste que Jésus prépare aux siens.

Tout ce qui touche l’alimentation et principalement le pain avaient une place importante dans le judaïsme De là les questions posées à Jésus et les réponses qu’il donna.

  • Quelques exemples…
  1.  » Pourquoi tes disciples laissent-ils de côtés la tradition des anciens ? Ils ne se lavent pas les mains quand ils prennent leur repas. »  Jésus répondit : » Et vous pourquoi laissez-vous de côté le commandement de Dieu au nom de votre tradition ? (Mt 15, 2-3)

  2.   »Or il arriva, au sabbat second-premier, qu’il passait au travers des blés ; et ses disciples arrachaient les épis, et, les froissant entre leurs mains, ils les mangeaient. Mais quelques-uns des pharisiens leur dirent : « Pourquoi faites-vous ce qu’il n’est pas permis de faire les jours de sabbat ? »

  3. Et Jésus, répondant, leur dit : « N’avez-vous pas même lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui ?

  4. Comment il entra dans la maison de Dieu, et prit les pains de proposition, et en mangea, et en donna aussi à ceux qui étaient avec lui, bien qu’il ne soit permis qu’aux seuls sacrificateurs d’en manger ?  (Lc 6, 1-4 ; Mt 12, 3-4)

  5. En se rendant sur l’autre rive, les disciples avaient oublié de prendre du pain.  Jésus leur dit :  » Attention ! Méfiez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens. »» Ils discutaient entre eux en disant : « C’est parce que nous n’avons pas pris de pain. «   Mais Jésus s’en aperçut et leur dit : « Hommes de peu de foi, pourquoi discutez-vous entre vous sur ce manque de pain ?  » (Mt 16, 5-8)

Même le pain des enfants donnait l’occasion de compléter les enseignements sur l’eucharistie. Dans son discours sur le pain de vie (Évangile de Jean, au chapitre 6), Jésus veut nous faire comprendre que nous devons venir à lui qui est le vrai  pain pour avoir la vie éternelle.

Note  La fête des pains sans levain rappelle le temps quand DIEU a sorti le peuple d’Israël hors de l’Égypte : « Vous observerez la fête des pains sans levain, car c’est en ce jour même que j’aurai fait sortir vos armées du pays d’Égypte; vous observerez ce jour comme une loi perpétuelle pour vos descendants.  Le premier mois, le quatorzième jour du mois, au soir, vous mangerez des pains sans levain jusqu’au soir du vingt et unième jour.  Pendant sept jours, il ne se trouvera point de levain dans vos maisons; car toute personne qui mangera du pain levé sera retranchée de l’assemblée d’Israël, que ce soit un étranger ou un indigène. Vous ne mangerez point de pain levé; dans toutes vos demeures, vous mangerez des pains sans levain. » (Ex 12, 17-20)

L’utilisation du pain dans les cérémonies religieuses, tout particulièrement à l’occasion des grandes fêtes, est fréquente dans le judaïsme,  par exemple dans le  rite des deux « hallot » du sabbat dont l’origine se trouve dans le Lévitique au chapitre 23, versets 17 et suivants.

Dans le judaïsme, le pain a un le rôle central aux trois grands moments de la vie (naissance, mariage et mort).Par exemple, dans une communauté juive, le premier-né est racheté par le don d’un pain tressé (le halla).

Compléments

◊ Catéchèse : cliquez ici → doc dans Nouveau Testament La multiplication des pains (Mt 14, 16-21)

Jeunes talents, à vos pinceaux : cliquez ici → doc Réalise un beau dessin sur la multiplication des pains

Liens externes

◊ Catholique.org.  : cliquez ici → doc Multiplication des pains – Les méditations

◊ Questions de foi    : cliquez ici → docTabgha, la multiplication des pains

La multiplication des pains, Jean 6, 1-15

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Dans la Bible, les poissons sont un symbole de prospérité et de bénédiction

Posté par diaconos le 17 février 2019

Envoi sur ma page Facebook par Paul Calzada

Muet comme une carpe !

Dès le Ier siècle, les premiers chrétiens, lors des persécutions romaines, avaient choisi, en signe de reconnaissance, le symbole du poisson,

Dès le Ier siècle, les premiers chrétiens, lors des persécutions romaines, avaient choisi, en signe de reconnaissance, le symbole du poisson,

 « Parle à la terre, elle t’instruira ; et les poissons de la mer te le raconteront » (Jb 12, 8). Qui n’a jamais entendu cette expression : « Être muet comme une carpe » ? Cette expression n’est pas conforme à la réalité, car les scientifiques ont mis en évidence que les poissons communiquent entre eux. L’océan n’est pas le monde du silence, comme le disait le commandant Cousteau. Les poissons n’arrêtent pas de parler, de crier et même de chanter. Cette découverte est conforme à cette très ancienne déclaration de la Bible : les poissons ont des choses à raconter ! Mais que nous disent-ils ? Quel est leur message ?

Dans la Bible, les poissons sont un symbole de prospérité et de bénédiction. Relevons ces quelques exemples : avec cinq pains et deux poissons, Jésus a nourri une foule nombreuse. Alors que Jésus ordonna à Pierre de jeter les filets du côté droit de la barque, les filets se remplirent d’une énorme quantité de poissons (Jn 6,11 ; Jn 21,6).

Le grand poisson qui avala Jonas, non seulement l’a sauvé de la noyade, mais a ramené Jonas dans la bonne direction. Or, c’est l’Éternel qui fit venir ce grand poisson (Jon 2, 1). Voilà un animal capable d’entendre la voix de Dieu, et d’accomplir sa volonté. Ce poisson-là nous parle de soumission et d’écoute à la voix divine. Sommes-nous, également, sensibles à la voix de Dieu, pour accomplir sa volonté ?

Au premier siècle de notre ère, les chrétiens persécutés par les autorités romaines utilisaient le symbole du poisson comme code secret pour se reconnaître. Mais pourquoi un poisson ? En grec, poisson se dit ichtus. Or, les cinq lettres grecques correspondent à la première lettre d’un des noms de Jésus : « I » Jésus ; « Ch » Christ ; « Th » (Théo) Dieu ; « U » (Uos) Fils ; « S » Sauveur, voilà pourquoi ce symbole.

À l’époque, se déclarer chrétien était risqué. Seuls ceux qui étaient membres de la communauté chrétienne connaissaient le sens de ce code. Aujourd’hui, beaucoup affichent un poisson sur leur voiture pour affirmer qu’ils croient en Christ. Ce qui est détestable, ce sont ceux qui portent cet insigne, mais conduisent leur voiture sans respecter le code de la route et vous doublent en vous faisant de terribles « queues de poisson » ! Ce poisson collé sur l’arrière de votre voiture exige que vous veilliez à ce que vos actes reflètent ce que vous témoignez être : un disciple de Christ !

Un conseil pour ce jour : Comme nous ne comprenons pas le langage des poissons, il nous est difficile de savoir ce qu’ils se disent entre eux, cependant, entendons ce que nous disent leurs comportements.

Paul Calzada

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Compléments

Le ca­rac­tère mi­ra­cu­leux de cette pèche consiste dans la science di­vine par la­quelle Jé­sus connais­sait que du côté droit de la barque se trou­vait une grande quan­tité de pois­sons. À cette vue, les dis­ciples durent se sou­ve­nir de la pa­role de Jé­sus, les ap­pe­lant à l’a­pos­to­lat : » Sui­vez-moi, et je vous fe­rai pé­cheurs d’­hommes  » (Mt 4,19)  et du fait ana­logue dont ils avaient été té­moins (Lc 5.4)

C’é­tait aussi une imagé ma­gni­fique des im­menses bé­né­dic­tions que le Sau­veur de­vait ac­cor­der à leur fu­tur mi­nis­tère. Le sens sym­bo­lique de cette pêche abon­dante n’est point in­di­qué dans le texte, mais il ne pou­vait échap­per à l’es­prit des dis­ciples.

Un grand poisson : cet ani­mal ne peut être, comme on le dit gé­né­ra­le­ment, une ba­leine ; car ce cé­tacé n’existe pas dans la Mé­di­ter­ra­née, et il a d’ailleurs le go­sier trop étroit pour en­glou­tir un homme. Il s’a­git plu­tôt d’une es­pèce de re­quin (car­cha­rias) com­mune dans cette mer et dont la vo­ra­cité est connue. M. Go­bat, évêque de Jé­ru­sa­lem, nous ra­con­tait lui-même qu’il vit ou­vrir près d’A­lexan­drie le ventre d’un de ces ani­maux dans le­quel se trou­vait le corps d’un homme, mort sans doute, mais conservé par­fai­te­ment in­tact. Le cé­lèbre na­tu­ra­liste Oken ra­conte un fait plus ex­tra­or­di­naire en­core. En 1758, un ma­te­lot d’une fré­gate qui na­vi­guait dans la Mé­di­ter­ra­née tomba à la mer et fut à l’ins­tant en­glouti par un re­quin. Le ca­pi­taine fit ti­rer aus­si­tôt sur le re­quin, qui, at­teint par le bou­let, re­jeta sa proie ; le ma­te­lot fut ra­mené vi­vant à bord dans la cha­loupe (Mül­ler, Natursystem des C. von Linné, III, 268).

À ces exemples, nous pour­rions en­core en ajou­ter d’autres (voir aussi An­drié, Introduction à la lecture de la Bible, tome I, page 463). Le mi­racle, dans le cas par­ti­cu­lier ne consiste donc pas dans la conser­va­tion du corps de Jo­nas, mais d’a­bord dans la pré­sence du pois­son au mo­ment où il fut jeté à la mer, puis dans la conser­va­tion de l’é­tin­celle de vie.

Trois jours et trois nuits : cette ex­pres­sion peut dé­si­gner soit un es­pace de soixante-douze heures, soit un jour com­plet avec une por­tion de ce­lui qui l’a pré­cédé et une por­tion de ce­lui qui l’a suivi.

◊ Lectures de la messe : cliquez ici pour lire l’article →  Premier dimanche du Carême de l’année C

◊ Carême 2019 : marchons vers Pâques → Semons le bonheur autour de nous en lieu et place de la violence.

Liens externes

◊ Interbible : cliquez ici pour lire l’article →  Le poisson, un symbole majeur du christianisme primitif

◊ Interbible.org : cliquez ici pour lire l’article → Le symbolisme chrétien du poisson

◊  Signe de rassemblement  : cliquez ici pour lire l’article →  Pourquoi le poisson est le symbole des chrétiens

Pourquoi le poisson est-il le symbole des chrétiens ?

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Sainte Joséphine Bakhita

Posté par diaconos le 16 février 2019

Joséphine Bakhita (1869-1947), ancienne esclave soudanaise devenue sainte, est encore peu connue en Occident, contrairement en Afrique. Raconter sa vie est captivant, tant son parcours terrestre est peu ordinaire, presque romanesque. Sa jeunesse est riche en événements peu communs, mais c'est la période où elle est religieuse qui est la plus importante. Son assez long parcours de 78 ans témoigne que cette humble Fille de la Charité fut un vrai témoin de l'amour de Dieu.

Joséphine Bakhita (1869-1947), ancienne esclave soudanaise devenue sainte, est encore peu connue en Occident, contrairement en Afrique. Raconter sa vie est captivant, tant son parcours terrestre est peu ordinaire, presque romanesque. Sa jeunesse fut riche en événements peu communs, mais c’est la période où elle fut religieuse qui est la plus importante. Son  parcours de 78 ans témoigne que cette humble Fille de la Charité fut un vrai témoin de l’amour de Dieu.

Joséphine Bakhita naquit en 1869 au Soudan, province du Darfour, à Olgossa, à l’ouest de Nyalaa, près du Mont Agileri, dans  la tribu nubienne des Daadjo. Issue d’une famille composée de quatre sœurs et de trois frères, elle n’avait que cinq ans lorsque sa sœur Kishmet fut enlevée sous ses yeux par des trafiquants d’esclaves en 1874.

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Alors qu’elle avait près de neuf ans, elle fut victime de négriers musulmans qui la vendirent et la revendirent plusieurs fois, sur les marchés d’El Obeid (une ville du centre du Soudan) et de Khartoum (capitale du Soudan), en lui infligeant de mauvais traitements.
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Le traumatisme fut si grand qu’elle en oublia son premier nom. C’est ainsi qu’on lui donna le nom de Bakhita, qui signifie « la chanceuse » en arabe. Elle appartint quelques années à un général turc qui lui fit subir de cruels tatouages, bien avant de décider de vendre tous ses esclaves, au début de la guerre des mahdistes (1880-1889) . Bakhita fut alors acquise par le consul d’Italie à Khartoum, Calisto Legnani, en 1883.
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À quatorze ans sa vie changea radicalement : Calisto Legnani, étant assez bon, se prit d’affection pour elle. Joséphine Bakkita n’eut plus de réprimandes, de coups, de châtiments. Joséphine hésita, pendant quelque temps, à croire à tant de paix et de tranquillité. 
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-En 1885, le consul Legnani dût quitter le Soudan à cause de la révolution mahdiste et Bakhita lui demanda de l’emmener. Il finit par accepter, et ils embarquèrent, à Suakin, avec une famille amie, les Michieli. Arrivés à Gênes, Madame Maria Turina Michieli demanda à garder Bakhita à son service. Elle arriva ainsi à Zianigo, près de Mirno dans la province de Venise. Venise.
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Madame Michieli ayant eu une petite fille, Mimmina, elle en confia la garde à Bakhita qui s’en occupa avec beaucoup de tendresse. C’est ensemble qu’elles retournèrent  au Soudan, à Suakin, pour tenir un hôtel, avant de revenir à nouveau en Italie.
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Là, Madame Michieli confia pour une brève période sa petite fille et Bakhita à l’institut des Catéchistes de Venise, tenu par les religieuses canossiennes. Lorsque Madame Michieli voulut la reprendre pour la ramener chez elle, elle demanda à rester chez les religieuses, malgré sa tristesse de quitter Mimmina, ce qui fut difficilement accepté.
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Madame Michieli, refusant de se séparer de Bakhita, elle tenta de faire intervenir diverses personnalités pour la sortir de l’Institut. L’affaire alla  jusqu’à un procès. Néanmoins, le 29 novembre1889, le procureur déclara Bakhita libre de choisir là où elle voulut rester puisque l’esclavage n’existe pas en Italie.
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Les religieuses firent son instruction avec beaucoup de patience, et lui firent connaître ce Dieu que tout enfant, elle sentit  dans son cœur sans savoir qui il était. Voyant le soleil, la lune et les étoiles, Bakhita se posa la question  :  « Qui donc est le maître de ces belles choses ? »  Et éprouva une grande envie de le voir, de le connaître et de lui rendre hommage.

Le neuf janvier 1890, elle fut baptisée par le cardinal-archevêque de Venise, Monseigneur Domenico Agostini, et reçut la confirmation. Elle aimait à baiser les fonts baptismaux en disant :  » Ici, je suis devenue fille de Dieu « .

—–Trois ans après, elle demanda à devenir religieuse, à 24 ans. La Sœur Supérieure, Anna Previtali, lui dit :  » Ni la couleur de la peau, ni la position sociale ne sont des obstacles pour devenir sœur « . Le 7 décembre 1893, Bakhita rejoignit le noviciat des Sœurs de la Charité à l’institut de catéchuménat de Venise.

C’est le huit décembre 1896, à Vérone, qu’elle prononça ses premiers vœux. En 1902, elle fut transférée à Schio, province de Vicence où, pendant plus de cinquante ans, elle s’occupa de la cuisine, de la lingerie, de la conciergerie. En 1927, elle prononça  ses vœux perpétuels.

Aimée de tous, on lui donna le surnom de « Madre Moretta » (Notre petite Mère noire). Elle disait souvent : « Soyez bons, aimez le Seigneur, priez pour ceux qui ne le connaissent pas. Voyez comme est grande la grâce de connaître Dieu. ». En 1910, elle écrivit son histoire à la demande de sa Supérieure, sœur Margherita Bonotto.

Après une longue et douloureuse maladie, et une pénible agonie où elle revit les jours de son esclavage en murmurant : « Lâchez mes chaînes, elles me font mal « , elle  mourut le huit février 1947 en invoquant : «  Notre Dame ! Notre Dame ! « . Les gens vinent se recueillir sur sa tombe.

Le procès pour la cause de canonisation commença douze ans après sa mort, et le premier décembre1978, l’Église publia le  décret sur l’héroïcité de ses vertus. La divine Providence qui prend soin des fleurs des champs et des oiseaux du ciel, guida  cette esclave soudanaise, à travers d’innombrables souffrances, vers la liberté humaine et celle de la foi, jusqu’à la consécration  de sa propre vie pour l’avènement du Royaume. Joséphine Bakhita a été canonisée en l’an 2000 par le pape Jean-Paul II.

Prière à sainte Joséphine Bakhita

Sainte Joséphine Bakhita cette sœur universelle, modèle évangélique de foi simple et de charité, donne à nous aussi la volonté de grandir et d’aimer selon l’Évangile. Exauce-nous les Prières de toutes les personnes qui invoquent son intercession. Donne-nous la grâce d’un cœur miséricordieux comme le sien, cœur capable de pardonner même à ceux qui nous ont fait du mal, cœur capable de vaincre le mal avec la puissante force du bien. »

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—–Sainte Joséphine Bakhita, Priez pour nous ! O Dieu notre Père, Liberté pour les opprimés et Consolateur des pauvres qui appelle les hommes et les femmes de chaque Nation à goûter la béatitude de la Liberté et de la Foi, allume en Tes fils le désir de la Sainteté dont Tu as comblé Sainte Joséphine Bakhita, Vierge, pour que, fidèles à Tes Commandements, nous Te servions avec la même pureté de cœur. Nous Te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Compléments

◊  Jésus est la vérité : cliquez ici pour lire → Rendre témoignage à la Vérité par la vérité

◊ Le 16 février, nous fêtons → Sainte Julienne de Nicodémie

◊ Homélie pour le cinquième dimanche ordinaire, année C : cliquez ici pour lire →  Purifie-moi et envoie-moi. (Lc 5, 1-11)

◊ Messe dominicale  :  cliquez ici pour lire → Cinquième dimanche du temps ordinaire, année C

Liens externes

◊  Mouvement des Curcillos (Canada) : cliquez ici → Sainte Joséphine Bakhita, la première sainte au Soudan …

 ♥ BAKHITA : L’Esclave devenue Sainte » avec Elisabeth de Caligny

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