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Dans la Bible, les poissons sont un symbole de prospérité et de bénédiction

Posté par diaconos le 17 février 2019

Envoi sur ma page Facebook par Paul Calzada

Muet comme une carpe !

Dès le Ier siècle, les premiers chrétiens, lors des persécutions romaines, avaient choisi, en signe de reconnaissance, le symbole du poisson,

Dès le Ier siècle, les premiers chrétiens, lors des persécutions romaines, avaient choisi, en signe de reconnaissance, le symbole du poisson,

 « Parle à la terre, elle t’instruira ; et les poissons de la mer te le raconteront » (Jb 12, 8). Qui n’a jamais entendu cette expression : « Être muet comme une carpe » ? Cette expression n’est pas conforme à la réalité, car les scientifiques ont mis en évidence que les poissons communiquent entre eux. L’océan n’est pas le monde du silence, comme le disait le commandant Cousteau. Les poissons n’arrêtent pas de parler, de crier et même de chanter. Cette découverte est conforme à cette très ancienne déclaration de la Bible : les poissons ont des choses à raconter ! Mais que nous disent-ils ? Quel est leur message ?

Dans la Bible, les poissons sont un symbole de prospérité et de bénédiction. Relevons ces quelques exemples : avec cinq pains et deux poissons, Jésus a nourri une foule nombreuse. Alors que Jésus ordonna à Pierre de jeter les filets du côté droit de la barque, les filets se remplirent d’une énorme quantité de poissons (Jn 6,11 ; Jn 21,6).

Le grand poisson qui avala Jonas, non seulement l’a sauvé de la noyade, mais a ramené Jonas dans la bonne direction. Or, c’est l’Éternel qui fit venir ce grand poisson (Jon 2, 1). Voilà un animal capable d’entendre la voix de Dieu, et d’accomplir sa volonté. Ce poisson-là nous parle de soumission et d’écoute à la voix divine. Sommes-nous, également, sensibles à la voix de Dieu, pour accomplir sa volonté ?

Au premier siècle de notre ère, les chrétiens persécutés par les autorités romaines utilisaient le symbole du poisson comme code secret pour se reconnaître. Mais pourquoi un poisson ? En grec, poisson se dit ichtus. Or, les cinq lettres grecques correspondent à la première lettre d’un des noms de Jésus : « I » Jésus ; « Ch » Christ ; « Th » (Théo) Dieu ; « U » (Uos) Fils ; « S » Sauveur, voilà pourquoi ce symbole.

À l’époque, se déclarer chrétien était risqué. Seuls ceux qui étaient membres de la communauté chrétienne connaissaient le sens de ce code. Aujourd’hui, beaucoup affichent un poisson sur leur voiture pour affirmer qu’ils croient en Christ. Ce qui est détestable, ce sont ceux qui portent cet insigne, mais conduisent leur voiture sans respecter le code de la route et vous doublent en vous faisant de terribles « queues de poisson » ! Ce poisson collé sur l’arrière de votre voiture exige que vous veilliez à ce que vos actes reflètent ce que vous témoignez être : un disciple de Christ !

Un conseil pour ce jour : Comme nous ne comprenons pas le langage des poissons, il nous est difficile de savoir ce qu’ils se disent entre eux, cependant, entendons ce que nous disent leurs comportements.

Paul Calzada

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Compléments

Le ca­rac­tère mi­ra­cu­leux de cette pèche consiste dans la science di­vine par la­quelle Jé­sus connais­sait que du côté droit de la barque se trou­vait une grande quan­tité de pois­sons. À cette vue, les dis­ciples durent se sou­ve­nir de la pa­role de Jé­sus, les ap­pe­lant à l’a­pos­to­lat : » Sui­vez-moi, et je vous fe­rai pé­cheurs d’­hommes  » (Mt 4,19)  et du fait ana­logue dont ils avaient été té­moins (Lc 5.4)

C’é­tait aussi une imagé ma­gni­fique des im­menses bé­né­dic­tions que le Sau­veur de­vait ac­cor­der à leur fu­tur mi­nis­tère. Le sens sym­bo­lique de cette pêche abon­dante n’est point in­di­qué dans le texte, mais il ne pou­vait échap­per à l’es­prit des dis­ciples.

Un grand poisson : cet ani­mal ne peut être, comme on le dit gé­né­ra­le­ment, une ba­leine ; car ce cé­tacé n’existe pas dans la Mé­di­ter­ra­née, et il a d’ailleurs le go­sier trop étroit pour en­glou­tir un homme. Il s’a­git plu­tôt d’une es­pèce de re­quin (car­cha­rias) com­mune dans cette mer et dont la vo­ra­cité est connue. M. Go­bat, évêque de Jé­ru­sa­lem, nous ra­con­tait lui-même qu’il vit ou­vrir près d’A­lexan­drie le ventre d’un de ces ani­maux dans le­quel se trou­vait le corps d’un homme, mort sans doute, mais conservé par­fai­te­ment in­tact. Le cé­lèbre na­tu­ra­liste Oken ra­conte un fait plus ex­tra­or­di­naire en­core. En 1758, un ma­te­lot d’une fré­gate qui na­vi­guait dans la Mé­di­ter­ra­née tomba à la mer et fut à l’ins­tant en­glouti par un re­quin. Le ca­pi­taine fit ti­rer aus­si­tôt sur le re­quin, qui, at­teint par le bou­let, re­jeta sa proie ; le ma­te­lot fut ra­mené vi­vant à bord dans la cha­loupe (Mül­ler, Natursystem des C. von Linné, III, 268).

À ces exemples, nous pour­rions en­core en ajou­ter d’autres (voir aussi An­drié, Introduction à la lecture de la Bible, tome I, page 463). Le mi­racle, dans le cas par­ti­cu­lier ne consiste donc pas dans la conser­va­tion du corps de Jo­nas, mais d’a­bord dans la pré­sence du pois­son au mo­ment où il fut jeté à la mer, puis dans la conser­va­tion de l’é­tin­celle de vie.

Trois jours et trois nuits : cette ex­pres­sion peut dé­si­gner soit un es­pace de soixante-douze heures, soit un jour com­plet avec une por­tion de ce­lui qui l’a pré­cédé et une por­tion de ce­lui qui l’a suivi.

◊ Lectures de la messe : cliquez ici pour lire l’article →  Premier dimanche du Carême de l’année C

◊ Carême 2019 : marchons vers Pâques → Semons le bonheur autour de nous en lieu et place de la violence.

Liens externes

◊ Interbible : cliquez ici pour lire l’article →  Le poisson, un symbole majeur du christianisme primitif

◊ Interbible.org : cliquez ici pour lire l’article → Le symbolisme chrétien du poisson

◊  Signe de rassemblement  : cliquez ici pour lire l’article →  Pourquoi le poisson est le symbole des chrétiens

Pourquoi le poisson est-il le symbole des chrétiens ?

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Sainte Joséphine Bakhita

Posté par diaconos le 16 février 2019

Joséphine Bakhita (1869-1947), ancienne esclave soudanaise devenue sainte, est encore peu connue en Occident, contrairement en Afrique. Raconter sa vie est captivant, tant son parcours terrestre est peu ordinaire, presque romanesque. Sa jeunesse est riche en événements peu communs, mais c'est la période où elle est religieuse qui est la plus importante. Son assez long parcours de 78 ans témoigne que cette humble Fille de la Charité fut un vrai témoin de l'amour de Dieu.

Joséphine Bakhita (1869-1947), ancienne esclave soudanaise devenue sainte, est encore peu connue en Occident, contrairement en Afrique. Raconter sa vie est captivant, tant son parcours terrestre est peu ordinaire, presque romanesque. Sa jeunesse fut riche en événements peu communs, mais c’est la période où elle fut religieuse qui est la plus importante. Son  parcours de 78 ans témoigne que cette humble Fille de la Charité fut un vrai témoin de l’amour de Dieu.

Joséphine Bakhita naquit en 1869 au Soudan, province du Darfour, à Olgossa, à l’ouest de Nyalaa, près du Mont Agileri, dans  la tribu nubienne des Daadjo. Issue d’une famille composée de quatre sœurs et de trois frères, elle n’avait que cinq ans lorsque sa sœur Kishmet fut enlevée sous ses yeux par des trafiquants d’esclaves en 1874.

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Alors qu’elle avait près de neuf ans, elle fut victime de négriers musulmans qui la vendirent et la revendirent plusieurs fois, sur les marchés d’El Obeid (une ville du centre du Soudan) et de Khartoum (capitale du Soudan), en lui infligeant de mauvais traitements.
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Le traumatisme fut si grand qu’elle en oublia son premier nom. C’est ainsi qu’on lui donna le nom de Bakhita, qui signifie « la chanceuse » en arabe. Elle appartint quelques années à un général turc qui lui fit subir de cruels tatouages, bien avant de décider de vendre tous ses esclaves, au début de la guerre des mahdistes (1880-1889) . Bakhita fut alors acquise par le consul d’Italie à Khartoum, Calisto Legnani, en 1883.
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À quatorze ans sa vie changea radicalement : Calisto Legnani, étant assez bon, se prit d’affection pour elle. Joséphine Bakkita n’eut plus de réprimandes, de coups, de châtiments. Joséphine hésita, pendant quelque temps, à croire à tant de paix et de tranquillité. 
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-En 1885, le consul Legnani dût quitter le Soudan à cause de la révolution mahdiste et Bakhita lui demanda de l’emmener. Il finit par accepter, et ils embarquèrent, à Suakin, avec une famille amie, les Michieli. Arrivés à Gênes, Madame Maria Turina Michieli demanda à garder Bakhita à son service. Elle arriva ainsi à Zianigo, près de Mirno dans la province de Venise. Venise.
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Madame Michieli ayant eu une petite fille, Mimmina, elle en confia la garde à Bakhita qui s’en occupa avec beaucoup de tendresse. C’est ensemble qu’elles retournèrent  au Soudan, à Suakin, pour tenir un hôtel, avant de revenir à nouveau en Italie.
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Là, Madame Michieli confia pour une brève période sa petite fille et Bakhita à l’institut des Catéchistes de Venise, tenu par les religieuses canossiennes. Lorsque Madame Michieli voulut la reprendre pour la ramener chez elle, elle demanda à rester chez les religieuses, malgré sa tristesse de quitter Mimmina, ce qui fut difficilement accepté.
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Madame Michieli, refusant de se séparer de Bakhita, elle tenta de faire intervenir diverses personnalités pour la sortir de l’Institut. L’affaire alla  jusqu’à un procès. Néanmoins, le 29 novembre1889, le procureur déclara Bakhita libre de choisir là où elle voulut rester puisque l’esclavage n’existe pas en Italie.
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Les religieuses firent son instruction avec beaucoup de patience, et lui firent connaître ce Dieu que tout enfant, elle sentit  dans son cœur sans savoir qui il était. Voyant le soleil, la lune et les étoiles, Bakhita se posa la question  :  « Qui donc est le maître de ces belles choses ? »  Et éprouva une grande envie de le voir, de le connaître et de lui rendre hommage.

Le neuf janvier 1890, elle fut baptisée par le cardinal-archevêque de Venise, Monseigneur Domenico Agostini, et reçut la confirmation. Elle aimait à baiser les fonts baptismaux en disant :  » Ici, je suis devenue fille de Dieu « .

—–Trois ans après, elle demanda à devenir religieuse, à 24 ans. La Sœur Supérieure, Anna Previtali, lui dit :  » Ni la couleur de la peau, ni la position sociale ne sont des obstacles pour devenir sœur « . Le 7 décembre 1893, Bakhita rejoignit le noviciat des Sœurs de la Charité à l’institut de catéchuménat de Venise.

C’est le huit décembre 1896, à Vérone, qu’elle prononça ses premiers vœux. En 1902, elle fut transférée à Schio, province de Vicence où, pendant plus de cinquante ans, elle s’occupa de la cuisine, de la lingerie, de la conciergerie. En 1927, elle prononça  ses vœux perpétuels.

Aimée de tous, on lui donna le surnom de « Madre Moretta » (Notre petite Mère noire). Elle disait souvent : « Soyez bons, aimez le Seigneur, priez pour ceux qui ne le connaissent pas. Voyez comme est grande la grâce de connaître Dieu. ». En 1910, elle écrivit son histoire à la demande de sa Supérieure, sœur Margherita Bonotto.

Après une longue et douloureuse maladie, et une pénible agonie où elle revit les jours de son esclavage en murmurant : « Lâchez mes chaînes, elles me font mal « , elle  mourut le huit février 1947 en invoquant : «  Notre Dame ! Notre Dame ! « . Les gens vinent se recueillir sur sa tombe.

Le procès pour la cause de canonisation commença douze ans après sa mort, et le premier décembre1978, l’Église publia le  décret sur l’héroïcité de ses vertus. La divine Providence qui prend soin des fleurs des champs et des oiseaux du ciel, guida  cette esclave soudanaise, à travers d’innombrables souffrances, vers la liberté humaine et celle de la foi, jusqu’à la consécration  de sa propre vie pour l’avènement du Royaume. Joséphine Bakhita a été canonisée en l’an 2000 par le pape Jean-Paul II.

Prière à sainte Joséphine Bakhita

Sainte Joséphine Bakhita cette sœur universelle, modèle évangélique de foi simple et de charité, donne à nous aussi la volonté de grandir et d’aimer selon l’Évangile. Exauce-nous les Prières de toutes les personnes qui invoquent son intercession. Donne-nous la grâce d’un cœur miséricordieux comme le sien, cœur capable de pardonner même à ceux qui nous ont fait du mal, cœur capable de vaincre le mal avec la puissante force du bien. »

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—–Sainte Joséphine Bakhita, Priez pour nous ! O Dieu notre Père, Liberté pour les opprimés et Consolateur des pauvres qui appelle les hommes et les femmes de chaque Nation à goûter la béatitude de la Liberté et de la Foi, allume en Tes fils le désir de la Sainteté dont Tu as comblé Sainte Joséphine Bakhita, Vierge, pour que, fidèles à Tes Commandements, nous Te servions avec la même pureté de cœur. Nous Te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Compléments

◊  Jésus est la vérité : cliquez ici pour lire → Rendre témoignage à la Vérité par la vérité

◊ Le 16 février, nous fêtons → Sainte Julienne de Nicodémie

◊ Homélie pour le cinquième dimanche ordinaire, année C : cliquez ici pour lire →  Purifie-moi et envoie-moi. (Lc 5, 1-11)

◊ Messe dominicale  :  cliquez ici pour lire → Cinquième dimanche du temps ordinaire, année C

Liens externes

◊  Mouvement des Curcillos (Canada) : cliquez ici → Sainte Joséphine Bakhita, la première sainte au Soudan …

 ♥ BAKHITA : L’Esclave devenue Sainte » avec Elisabeth de Caligny

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La vérification de votre foi produit l’endurance, pour que vous soyez parfaits et intègres

Posté par diaconos le 12 février 2018

Extrait de la lettre de saint Jacques , chapitre un

La sagesse de Dieu est un cadeau du saint-Esprit. Avec cette sagesse, nous pouvons avancer. Comprendre les choses comme Dieu les comprends. Demandons à Dieu le don de l'intelligence pour comprendre la Parole de Jésus, comprendre la profondeur de sa parole.

La sagesse de Dieu est un cadeau du saint-Esprit. Avec cette sagesse, nous pouvons avancer. Comprendre les choses comme Dieu les comprend. Demandons à Dieu le don de l’intelligence pour comprendre la Parole de Jésus, comprendre la profondeur de sa parole. Le Seigneur me donne des conseils. C’est un autre don de l’Esprit-Saint. Accueillons ce don dans notre cœur. Avec  ce don, le Saint-Esprit nous aide à vivre en communauté. Prions le Saint-Esprit qu’il nous donne le don du Conseil. Prions-le qu’il nous aide toujours. Vas voir la vierge, elle te donneras le don du conseil. Demandez ce don pour pouvoir aider vos enfants. Demandez toujours ce don. Un autre don du Saint-Esprit nous aide dans notre faiblesse : c’est le don de la force, qui nous libère de situations particulièrement difficiles et douloureuses. Ne jamais baisser les bras, le Saint-Esprit peut nous aider avec  le don de la force.

Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus de la Diaspora, salut ! Considérez comme une joie extrême, mes frères, de buter sur toute sorte d’épreuves. Vous le savez, une telle vérification de votre foi produit l’endurance, et l’endurance doit s’accompagner d’une action parfaite, pour que vous soyez parfaits et intègres, sans que rien ne vous manque. Mais si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, lui qui donne à tous sans réserve et sans faire de reproches : elle lui sera donnée.

Mais qu’il demande avec foi, sans la moindre hésitation, car celui qui hésite ressemble aux vagues de la mer que le vent agite et soulève. Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, qu’il recevra du Seigneur quoi que ce soit, s’il est partagé, instable dans toute sa conduite. Que le frère d’humble condition tire sa fierté d’être élevé, et le riche, d’être humilié, car il passera comme l’herbe en fleur.    En effet, le soleil s’est levé, ainsi que le vent brûlant, il a desséché l’herbe, sa fleur est tombée, la beauté de son aspect a disparu ; de même, le riche se flétrira dans toutes ses entreprises.  (Jc 1, 1-11)

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 La lettre de Jacques réunit une sélection de morceaux choisis dans l’Ancien Testament. Elle est attribuée à Jacques, le fils de Zébédée ; il est cité dans les Évangiles synoptiques (en Mc 3, 17, Mt 10, 2 et Lc 6, 14) ainsi que dans les Actes des apôtres (Ac 1, 13). Il est le frère de l’apôtre Jean. Le plus ancien des évangiles, celui de Marc, présente les deux frères comme des pêcheurs du lac de  Tibériade qui laissèrent leur barque pour suivre Jésus, épisode repris par Matthieu et Luc.

De l’histoire de la réception de cette lettre et surtout de sa reconnaissance tardive dans l’Église à ses débuts, on peut déduire que son auteur ne doit probablement être identifié à Jacques, le fils de Zébédée. Différentes observations d’ordre littéraire et théologique confirme que son auteur n’est pas le Jacques cité dans l’introduction. Mais alors, qui rédigea cette lettre ? D’après le style de la lettre, son auteur fut une personne de langue grecque instruite à l’école hellénistique, se référant aux traditions juives. Il fut un chrétien d’origine païenne de la deuxième ou troisième génération  chrétienne.

Jacques (voir l’Introduction) prit le titre de serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ. Sa vie entière et spécialement l’office dont il s’acquitta en écrivant à ses frères furent un service, dans lequel il n’accomplit pas sa volonté ni la volonté d’autres personnes, mais la seule volonté de Dieu et de son Fils Jésus.  C’était la salutation ordinaire chez les Grecs. (Actes 23.26) mais la sincérité du langage chrétien en faisait autre chose qu’une formule de politesse et lui donnait une signification. Il plaça  Jésus, qu’il appela Seigneur à côté de Dieu, le Père. Peux-tu, toi-même, mettre ton nom en en tête d’une formulation de ce genre ? Te considères-tu serviteur ou servante de Dieu et de Jésus ?

Les douze tribus de la diaspora,  dans l’introduction de la lettre,  furent constituées d’Israélites établis hors de la terre sainte parmi les païens : « Sur quoi les Juifs dirent entre eux: Où ira-t-il, que nous ne le trouvions pas? Ira-t-il parmi ceux qui sont dispersés chez les Grecs, et enseignera-t-il les Grecs?  (Jn 7, 35) Ces Israélites avaient pour la plupart reconnu en Jésus le Messie, puisque Jacques leur écrivit comme serviteur du Seigneur Jésus Christ et en les appelant ses frères. Mais ils ne furent complètement séparés de leurs compatriotes juifs. Des Juifs de la classe aisée vinrent assister aux assemblées des chrétiens, et les chrétiens relevèrent des tribunaux juifs.

Considérez comme une joie extrême, mes frères, de buter sur toute sorte d’épreuves : « Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. » (Mt 5, 4.10.11) François d’Assise reprit ce thème et proposa la joie parfaite aux personnes qui souffrent. ll y a souvent tout ensemble épreuve et tentation ; on se se trouve alors dans une situation dangereuse. Quel paradoxe que cette exhortation  de « regarder ces souffrances comme une pure joie ».

Sache que l’épreuve de ta foi produit la patience et la persévérance : « Car l’endurance vous est nécessaire pour accomplir la volonté de Dieu et obtenir ainsi la réalisation des promesses. » (He 10, 36) Mais si  tu manques  de sagesse, demande la à Dieu qui donne à tous simplement et sans reproches, et elle lui sera donnée. (Jc 1, 5) Sache que celui qui demande en hésitant ne peut être exaucé ! Un tel homme est inconstant, sans fermeté, non seulement dans la prière, mais dans toute sa conduite.

Sache que Jésus te veux heureux, Jésus te veux joyeux :  » Afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite » (Jn 15, 11) Qu’est-ce qui émane de ta vie ? Joie ou tristesse ? Sois persévérant, tiens bon et surtout tu ne baisseras pas les bras. Reste un homme debout ! En pensant à tes difficultés rencontrées dans ton travail ou tes épreuves, demande à Dieu, dans ta prière, d’être ta force et ta persévérance. Que cette persévérance t’accompagne d’une conduite parfaite. Jésus l’a souvent répété : « Soyez parfait, comme le Père du ciel est parfait ! »  Avec l’aide de Jésus, essaye de suivre cet idéal. Jésus est toujours disponible pour aider quiconque fera des efforts en ce sens

Compléments

◊ Catéchèse → Heureux les pauvres de coeur : le Royaume des cieux est à eux ! (Mt 5,1)

◊ Conseil →   Si vous voulez vraiment être heureux, voilà comment il faut faire…

◊ Accueil sur mon blog → Heureux… Malheureux… (Lc 6, 17.20-26)

Liens externes

◊ Entretiens chrétiens →  Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés
◊ Dieu donne avec générosité→ Demander la sagesse a dieu parce qu’il donne genereusement

Qu’est-ce que tu fais pour être Heureux ?

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Saint Paul Miki et ses compagnons, martyrs (5 février 1597)

Posté par diaconos le 6 février 2017

Martyrdom_of_Paul_Miki_S.J.,_Jacob_Kisai_S.J.,_John_Goto_S.J_Wellcome_V0033263En août 1549, le jésuite François Xaxier et d’autres religieux débarquèrent à Kagoshima (Japon). Ils commencèrent à évangéliser tout en créant des écoles, des paroisses et des hôpitaux. Ils réussirent à répandre le christianisme dans le pays.

Le shogun Taïcosama, grand général,  pacificateur des barbares, chercha à unifier le pays en limitant l’influence des daïmios locaux. Il voulut limiter l’influence des étrangers au Japon. Il chercha à la fois à unifier le pays et à lutter contre les puissances religieuses locales.

Dans la tourmente d’une réaction nationaliste, la jeune communauté chrétienne de Nagasaki fit les frais de la violence. Cela conduisit Paul Miki, jeune jésuite japonais, et vint-cinq de ses compagnons à être crucifiés à Nagasaki.

Source de l’image → St. Paul Miki and Companions (Martyrs) – Catholic Exchange

De 1597 à 1637, les chrétiens furent violemment persécutés pour des motifs à la fois religieux et politiques. Ce général  s’en prit surtout aux  chrétiens qui représentaient d’après son opinion une insupportable influence étrangère. Les missionnaires furent expulsés et  le christianisme devint clandestin.

En décembre 1596 Jean Joan, novice jésuite,  fut arrêté avec les autres jésuites d’Osaka. Ils furent conduits à la prison de Myako  où ils rejoignirent six franciscains et leurs tertiaires (membres laïcs du Tiers Ordre franciscains). Le 3 janvier 1597 les prisonniers furent condamnés à mort.  Pour l’exemple l’exécution par crucifiement  eut lieu à Nagasaki où se trouvait une communauté catholique relativement importante. Un long et pénible voyage de quatre semaines les conduisit t de Miyako à Nagasaki.

En février  1597, ces vingt-six chrétiens, laïcs et religieux, furent  torturés et crucifiés sur une colline de Nagasaki. Dont Paul Miki, fils de militaire, séminariste jésuite japonais,   Jean Joan, Jacques Kisaï (deux frères jésuites, tous deux catéchistes), six franciscains et dix-sept laïcs.

Ils furent tous béatifiés en 1627 par  le Pape Urbain VIII et canonisés le 8 juin 1862 par le Pape Pie XI. L’Église  en fait mémoire le  6 février. Sur la colline où les martyrs furent crucifiés, il y a un monument représentant les martyrs, une chapelle moderne et un musée abritant des souvenirs de l’époque.  Le 10 juin 2012, la Conférence des évêques catholiques du Japon désigna  » haut lieu de pèlerinage national « , le site de leur crucifixion.

Et en France deux endroits sont dédiés à leur mémoire : à Paris, au siège des Jésuites et à Cambrai, à la chapelle des Jésuites.

Durant toutes les années où la persécution  a duré, plus de deux cent mille chrétiens moururent. Mais un petit reste subsista, et devint  la base du renouveau chrétien au dix-neuvième  siècle. Ainsi le grain tombé en terre porta du fruit.

À leur exemple, nous sommes invités à marcher dans un chemin de foi, d’amour et d’espérance là où surgit la violence, invités à nous laisser attirer par la faiblesse de Jésus, pour y puiser courage et fermeté à sa suite. Nous sommes invités à laisser résonner en nous ce mystère :  » Il m’a aimé et s’est livré pour moi »» (Ga 2, 20). Devant la violence et la lutte des pouvoirs, par quoi, par qui nous nous   laissons attirer ? Où placerons-nous  notre confiance, notre espérance, notre amour ?

Seigneur, attire-nous vers toi !

Ainsi en est-il de St Paul Miki qui disait, avant de mourir :  » Je vous le déclare donc : il n’est aucune voie de salut sinon celle que nous suivons. Et puisqu’elle m’enseigne à pardonner aux ennemis et à tous ceux qui m’ont fait du mal, je pardonne de tout coeœur aux responsables de ma mort. »

  • Ainsi en fût-il d’Étienne, le premier des martyrs au nom du Christ.
  • Ainsi en fût-il de Jésus : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Entre la faiblesse du pardon, qui baisse les armes de la violence redoublée pour préférer l’amour gratuit, et la faiblesse du Sauveur se laissant crucifier par les siens, il y a une ligne continue.

Source → Jeunes Cathos St Paul Miki et ses compagnons : sur les traces des …

Complément

◊ Saint François Xaxier → Saint François Xavier, prêtre et missionnaire (1506-1552) – Mémoire

Liens externes

◊  Sombres années → Saint Paul Miki et ses compagnons,  martyrs au Japon

◊  Histoire des vingt-six chrétiens exécutés le 5 février 1596  →  26 martyrs japonais

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