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Vendredi de la vingt-septième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 8 octobre 2021

 Parabole de l'homme fort — Wikipédia

Belzébuth : Seigneur de tout ce qui vole) est un dieu du monde sémite vraisemblablement vénéré à Éqrôn (ou Accaron). Dans des sources principalement bibliques et postérieures aux textes vétéro-testamentaires, Belzébuth est un démon et un des princes couronnés de l’Enfer. Les Philistins anciens l’adoraient sous le nom de « Baal-Zebub ». Il est aussi connu sous le nom de « Enlil », « Bel », ou bien encore comme le Démon goétique « Bael ». Il est représenté sous l’apparence d’une mouche gigantesque .Le culte de Belzébuth est évoqué dans le deuxième livre des Rois dans la querelle qui opposa le roi Ochozias au prophète Élie. Dans cet épisode de la vie d’Élie, Belzébuth fut une divinité païenne adorée à Éqron, et non un démon. Étant tombé du balcon de son palais, Ochozias fit consulter Belzébuth pour savoir s’il guérira ; mais Dieu envoya Elie pour informer celui-ci qu’il sera puni pour avoir adoré un dieu païen. Ochozias envoya à deux reprises un groupe de soldats pour se saisir d’Élie et par deux fois,

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Dieu les fit périr. À la troisième fois, Dieu épargna les soldats qui s’en retournèrent et confirmèrent au roi Ochozias la sentence prononcée par Élie à son encontre. Ochozias mourut et son frère Joram lui succéda. Le nom de Belzébuth apparaît à plusieurs endroits dans le Nouveau Testament et laisse entendre qu’au premier siècle le monde sémite tient Belzébuth comme le chef des démons. Un glissement sémantique s’est effectué entre les écrits vétéro-testamentaires et les Évangiles ; de divinité païenne, Belzébuth est maintenant considéré comme un démon.

Dans la bible les cultes offerts aux autres divinités furent considérés comme des cultes rendus aux anges déchus (et donc aux démons) qui se font adorer comme des dieux et dissimulent leurs véritables identités aux hommes pour les tromper et les détourner de Dieu. Belzébuth est cité dans deux épisodes de la vie du Christ : le discours apostolique et la guérison d’un démoniaque sourd-muet. Les opinions divergent quelque peu concernant la place exacte de Belzébuth dans l’ordre infernal. Il pourrait être le Prince des démons et le chef suprême de l’empire infernal. Cette notion est reprise par sainte Françoise Romaine dans ses révélations, relatées dans son Traité sur l’Enfer : Belzébuth appartenait avant sa rébellion contre Dieu au chœur des dominations; depuis il a établi son pouvoir sur tous les crimes qu’enfante l’idolâtrie, et préside aux ténèbres infernales.

Pour d’autres, il est un sous-prince, empereur des 666 légions infernales. Pour John Milton, il est premier en pouvoir et en crime après Satan. Le Grand Grimoire le mentionne également, lui attribuant le titre de prince, juste en dessous de Lucifer. Belzébuth appartient à la première hiérarchie des mauvais Anges et fut jadis appelé dans le pays de Canaan « Seigneur des ordures » ou « Seigneur des mouches »

De l’évangile selon Lucbue tout ce dont il l’a dépouillé.

23 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. 24 Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.” 25 En arrivant, il

15 Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » 16 D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. 17 Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. 18 Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons.

19 Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. 20 En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. 21 Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. 22 Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distri

la trouve balayée et bien rangée. 26 Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept ; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début.»  (Lc 11, 15-26)

Jésus accusé de chasser les démons par Béelzébul

Ce fut la guérison d’un démoniaque muet, à la suite de laquelle les uns accusèent Jésus de chasser les démons par Béèlzébul, les autres lui demandèrent un signe du ciel. Son Jésus montra que cette accusation fut absurde, puisqu’elle supposait-que Satan fut divisé contre lui-même et qu’elle provint d’une injuste malveillance, puisque les pharisiens furent loin de la porter contre leurs propres exorcistes. Ce fut par la puissance de Dieu que Jésus agit ; le royaume de Dieu fut parvenu à eux.

Satan est semblable à un homme fort qui a été vaincu par un plus fort et dont les biens sont mis au pillage. Sévère avertissement aux contradicteurs : Jésus leur déclara que celui qui ne fut pas avec lui fut contre lui ; il leur représenta, par une parabole, que leur endurcissement devinrent irrémédiable. Jésus fut interrompu par une femme qui célébra le bonheur de celle qui eut porté le Messie dans son sein. Il répliqua qu’un bonheur plus grand fut la part de celui qui écoute et pratique la Parole de Dieu.

Réponse de Jésus à la demande

L’unique signe donné ne fut pas donné à cette génération méchante d’autre signe que celui de Jonas. La reine du Midi et les Ninivites parurent comme témoins à charge contre cette génération, car celui qu’elle repoussa fut plus grand que Salomon et que Jonas. La clarté dont rayonna l’apparition de Jésus fut pleinement suffisante pour que les personnes ;puissent le reconnaître, si seulement leur organe spirituel fut sain. Les gens qui recevront la divine lumière en seront tout pénétrés et transfigurés.

Jésus et les pharisiens

Matthieu rapporta que les foules furent dans l’admiration à la vue de ce miracle, mais qu’elles en prirent occasion de se demander si Jésus n’était pas le Messie.Luc distingua fort bien ensuite deux classes de contradicteurs. D’’après lui, les adversaires demandèrent un signe venant du ciel. Jésus dit que dans la destruction d’un royaume ou d’une ville,  on vit réellement s’écrouler maison sur maison. La pensée de Jésus eut quelque chose de pittoresque et de saisissant.

« Mais si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc parvenu jusqu’à vous. » (Lc 11, 20)  Cette parabole, que Luc rapporta en des termes dramatiques confirma que Jésus fut l’instrument de Satan et son puissant adversaire. Ce fut en vain que l’homme fort, bien armé garda à l’entrée de sa maison et sa cour, entourée de mur), crut tout ce qu’il eut en sûreté ; quand un plus fort que lui vint le surprendre, il le désarma et lui enleva ses dépouilles !

Satan, dont Jésus reconnut l’existence et la personnalité, était cet homme fort, confiant dans ses moyens de séduction : il fut surpris et vaincu par Jésus, qui opéra la libération des victimes qu’il avait en sa possession.Attribuer au démon les œuvres de Jésus était la pire manière de se déclarer contre lui. Ce fut aussi disperser le bien qu’il faisait aux personnes en les éloignant de lui.

Dans l’évangile selon Matthieu, cette parabole figurait la condition du peuple juif, qui se fut endurcit dans son incrédulité. Selon Luc, elle fut appliquée plus aux pharisiens qui ’accusèrent Jésus qui réfuta leur accusation blasphématoire. La guérison du démoniaque, que Jésus délivra devant eux, lui fournit l’image sous laquelle il présenta sa pensée.

Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article Ne craignez pas ceux qui tuent le corps

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◊ Père Gilbert Adam: cliquez ici pour lire l’article → Le vendredi 8 octobre 2021 ♦ Vendredi de la 27e semaine, année impaire

◊ Inter bible : les Écritures : cliquez ici pour lire l’article → Béelzéboul – Le portail de la pastorale biblique

Pprédication de la pasteure Béatrice Cléro-Mazire : « Jésus et la maison de l’homme fort »

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Vingt-troisième dimanche du Temps Ordinaire – Année B

Posté par diaconos le 30 août 2021

Il fait entendre les sourds et parler les muets

Mc 7, 31-37 Guérir la relation : « effata », ouvre-toi … - Jardinier de Dieu

# Les miracles de Jésus sont l’ensemble des événements surnaturels attribués à Jésus dans le Nouveau Testament. La guérison du sourd-muet de Décapole est un miracle attribué à Jésus-Christ. Il est cité dans l’Évangile selon Marc et fait partie du Sondergut de ce livre. Cet épisode se conclut par l’obligation du « secret messianique » Les miracles sont nombreux dans la littérature antique juive et gréco-latine : les inscriptions rapportent des guérisons miraculeuses à Épidaure, le sanctuaire grec du dieu de la médecine Asclépios ; les Romains ont leurs guérisseurs comme Apollonius de Tyane, les juifs leurs rabbis thaumaturges comme Honi HaMe’aguel ou Hanina ben Dossa. .
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Pour Daniel Marguerat, « il s’est avéré que dans la variété de leurs motifs et de leurs personnages, ces récits se présentaient comme les variations infinies d’un même genre, stéréotypé, que l’on retrouve en abondance dans la culture gréco-romaine  ». Les signes et les miracles étaient le « fonds de commerce » des charismatiques [ou faiseurs de miracles], la preuve de l’intimité de leur relation avec Dieu qui leur accordait ces pouvoirs, écrit Paula Fredriksen. Flavius Josèphe, tout comme certaines sources rabbiniques plus proches et le Nouveau Testament, conserve le souvenir de ces individus. Un certain Eléazar chassait les démons des possédés ; Hanina ben Dosa de Galilée guérissait à distance3″ ; l’historien Geza Vermes voit un « parallèle frappant » entre ce pouvoir thaumaturgique et celui attribué à Jésus dans l’épisode de la guérison du fils d’un officier, où Jésus est également censé agir à distance . « 
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D’autres charismatiques commandaient à la nature : Honi, le traceur de cercles (« Onias » dans Josèphe), et son petit-fils Hanan étaient réputés pour faire venir la pluie. [...] Ces faiseurs de pluie étaient conscients de leur relation privilégiée avec Dieu : Hanan le faiseur de pluie allait même jusqu’à prier pour que son auditoire fît la distinction entre lui et celui qui accordait véritablement la pluie, le Abba [le Père] au ciel. . Les miracles sont, pour les rédacteurs des Évangiles, des signes de l’action divine que tout le monde ne percevait pas. La valeur des miracles comme « signes », affirmée dans le Nouveau Testament, rejoint sur ce point l’analyse des historiens, pour qui ils ne sont pas une description objective des faits mais une façon d’exprimer une vérité religieuse.
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Daniel Marguerat indique en ce sens « que le récit de miracle est un langage religieux connu de l’Antiquité, et qu’il est porteur d’une ambition bien plus forte que de rappeler un fait merveilleux du passé ; ce langage vit de protester contre le mal6. » Les biblistes classent les miracles de Jésus en plusieurs catégories. Gerd Theissen7 Xavier Léon-Dufour8 relèvent trente-trois motifs qui affleureraient dans les récits évangéliques de miracles9.
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De l’évangile selon Marc

31 Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. 32 Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui. 33 Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. 34 Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »

35 Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement. 36 Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. 37 Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets.» (Mc 7, 31-37)

Guérison d’un sourd-muet

Jésus étant ressorti du territoire de Tyr, revint vers la mer par la Décapole. On lui amena un sourd-muet, auquel on le prie=a d’imposer les mains..  Jésus l’ayant tiré hors de la foule, toucha ses oreilles et sa langue et levant les yeux au ciel, il dit en soupirant : « Ephphata, ouvre-toi ! » L’infirme fut complètement guéri (33-35).  Jésus défendit à ceux qui étaient présents de raconter ce miracle, mais plus il le leur défendit, plus ils le publièrent. Et, dans un étonnement extrême, ils s’écrièrent : « Il a tout bien fait ! »

Jésus s’était avancé jusqu’aux limites septentrionales de la Galilée, où commençait le territoire de Tyr. Maintenant, au lieu de revenir immédiatement sur ses pas, il fit un détour encore plus au nord, par  le territoire de Sidon, pour revenir vers la mer de Galilée, en franchissant le Liban dans la direction de Damas, puis en traversant la Décapole. Marc ne  dit pas pourquoi Jésus eut choisi  cette route.  Dans ce long voyage en pays païen, il put s’entretenir d’une manière suivie avec ses disciples.

La Décapole (dix villes) était une vaste contrée, située au-delà du Jourdain au nord-est de la Galilée.. Jésus avait abordé une fois cette contrée ; il avait dû se retirer à la prière des habitants, mais y avait laissé un témoin de sa puissance  : « Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire. Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui.  Il n’y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. » (Mc 5, 17-19)

Ces gens avaient confiance en  Jésus, puisqu’ils le prièrent de lui imposer les mains. Marc seul raconta cette guérison. Matthieu. Matthieu indiqua que Jésus était entouré de plusieurs malades, parmi lesquels il y avait des sourds-muets.  Jésus, ) ayant craché, met ses doigts dans les oreilles, avec de la salive et touche la langue du muet.  À l’ordinaire Jésus guérissait uniquement par la parole. En agissant autrement, quel put être son but ? Les uns pensèrent qu’il voulait ainsi suppléer à ce qui manquait à la foi du malade ; l’encourager en lui montrant qu’il s’occupait de lui avec intérêt.

D’autres supposent qu’il avait en vue les témoins de la guérison et s’accommodait à leurs idées sur l’efficacité de certains moyens, afin de prévenir en eux la superstition qui pouvait s’attacher au miracle.  Jésus ne faisait rien d’inutile, trouvait ces moyens nécessaires pour accomplir quelques-uns de ses miracles. C’était là une sorte d’intermédiaire entre lui et le malade.

 Il y eut une grande solennité dans l’accomplissement de ce miracle. Jésus, comme il le fit souvent, leva les yeux au ciel, où son regard cherchait auprès de Dieu toute lumière et toute puissance ; il soupira, soit en faisant monter vers Dieu son ardente prière, soit par la douleur qu’il éprouvait en prenant sur lui nos infirmités ; enfin il prononça la parole puissante qui rendit à un malheureux l’usage de l’ouïe et de la parole : Ephphatha ! (mot araméen) Dans le langage figuré, les oreilles du muet étaient fermées, sa langue était liée, de là ces termes : ses oreilles furent ouvertes, et (grec) le lien de sa langue fut délié. Cette multitude, témoin du miracle, obéissait plutôt à son enthousiasme qu’aux ordres de Jésus.

Diacre Michel Houyoux

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◊  Père Gilbert Adam  : cliquez ici pour lire l’article → 23e dimanche du temps ordinaire, année B

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  Prédication du pasteur Marc Pernot : « Ephatha (Ouvre-toi ) »

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Mardi de la quatorzième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 6 juillet 2021

Évangile et Homélie du mardi 24 Mar 2020. Lève-toi, prends ton brancard, (  grabat, lit, natte, civière) et marche. - Chorale Belgo-Burundaise CSFA

# La fille de Jaïre désigne un personnage du Nouveau Testament. Elle est la fille du chef de synagogue Jaïrus. Elle est associée à l’un des miracles de Jésus, celui de la résurrection de la fille de Jaïre, décrit dans les Évangiles synoptiques aux passages suivants : Marc 5:21-43, Matthieu 9:18-26 et Luc 8:40-56. Chez Marc, l’épisode se conclut par l’obligation du  secret messianique. Cet épisode survint juste après l’exorcisme du possédé de Gerasa. Jaïre vint demander à Jésus de soigner sa fille mourante.
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Peu de détails furent donnés quant à l’identité de Jaïre. L’Évangile selon Matthieu n’indique même pas son nom. Sa fonction exacte ne fut pas mentionnée. Il porte un nom hébraïque, Ya’ir, qui signifie « il éclaire » ou « il réjouit ». Alors qu’il fut un notable, il s’abaissa aux pieds de Jésus. L’un des enseignements de cet épisode de l’histoire de Jésus est que la foi permet d’obtenir la guérison. Lorsque la femme fut guérie, Jésus lui dit : « Ta foi t’a sauvée».
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Pour Pierre Chrysologue, ce miracle veut porter tous les humains à croire, mais aussi que le temps ne peut pas intervenir sur le don d’une réalité éternelle. Ce miracle montre aussi l’omnipotence de Dieu. Pour l’abbé Antoni Carol i Hostench, ce passage de la Bible est exemple de foi sans limite. Il cite l’annonce de l’archange à Zacharie et celle de Marie qui sont pour lui deux autres exemples extraordinaires de la foi. Il cite aussi saint Luc afin de prouver la générosité divine envers ceux qui croient : « Et moi je vous dis : demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira » (Luc 11, 9).
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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

32 Ils sortirent donc, et voici qu’on présenta à Jésus un possédé qui était sourd-muet. 33 Lorsque le démon eut été expulsé, le sourd-muet se mit à parler. Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient : « Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! » 34 Mais les pharisiens disaient : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » 35 Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.

36 Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. 37 Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. 38 Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.» (Mt 9, 32-38)

Retour d’une jeune fille à  la vie

Comme Jésus parla encore, un chef entra et, se prosternant devant lui, le pria de venir imposer les mains à sa fille qui venait de mourir. Aussitôt Jésus le suivit. Pendant qu’il fut en chemin, une femme qui avait une perte de sang s’approcha timidement par derrière et toucha le bord de son vêtement, convaincue que cela lui suffira pour être guérie. Jésus, se retournant, lui déclara que sa foi l’a sauvée . Arrivé à la maison du chef, Jésus voyant des gens qui faisaient de bruyantes lamentations, leur ordonna de se retirer, ajoutant : ‘« La jeune fille n’est pas morte, elle dort ». Puis il prit la jeune fille par la main, et elle se leva.

D’après Matthieu, cet homme s’approcha de Jésus immédiatement.  Marc et Luc assignèrent à cette histoire une tout autre place et pour le temps et pour le lieu.  Ce chef était, selon Marc  et Luc  qui racontèrent avec plus de détails, président de la synagogue de Capharnaüm : il était chargé de surveiller et de diriger le culte. Il s’appelait Jaïrus et la jeune fille âgée de douze ans pour laquelle il implora le secours de Jésus était son unique enfant. D’ordinaire les hommes de cette classe n’étaient pas prosternés aux pieds de Jésus ; mais l’épreuve avait déjà produit son fruit.

 Jaïrus n’apprit la mort de son enfant que lorsque Jésus fut en chemin avec lui pour se rendre dans sa maison. Peut-être supposa-il que l’enfant qu’il avait laissée à l’extrémité mourut pendant son absence.

Dans les trois synoptiques, l’histoire touchante de cette guérison trouve place comme épisode, dans le récit de la résurrection de la jeune fille. Ici encore Matthieu résuma, Marc et Luc donnèrent plus de détails.  Cette pauvre femme, depuis si longtemps malade, s’approcha de Jésus  par derrière , en se cachant, parce que sa maladie la rendait souillée selon la loi.

Elle parut avoir eu une confiance illimitée, même un peu superstitieuse, en la puissance de Jésus. Elle pensa que le contact de la frange de son vêtement pourrait la guérir. Sa foi obscure, mais sincère, la conduisit à son but.   Jésus insista pour la faire parler, l’éclairer, la convaincre que ce n’était pas l’attouchement d’un vêtement qui l’avait guérie, mais sa parole puissante et miséricordieuse répondant à sa foi.

Jésus, voyant cette pauvre femme intimidée,  tremblante, lui adressa de touchantes paroles d’encouragement, puis il attribua sa délivrance à sa foi, pour bien lui faire comprendre que ce ne fut pas le vêtement touché qui, par une action magique, opéra la guérison. Bien plus, cette parole : « Ta foi t’a sauvée », exprima que l’action déjà accomplie et permanente dans ses résultats, alla plus loin que la guérison du corps. Cette délivrance et la tendre charité de Jésus formèrent entre lui et cette femme un lien qui eut pour effet le salut de son âme.

Chez les peuples de l’antiquité, dès que quelqu’un avait expiré on appelait des joueurs de divers instruments et des femmes qu’on nommait des  pleureuses, afin de faire entendre des airs lugubres et de grandes lamentations sur le mort. La foule que Jésus trouva là, se composait de tous ces gens et des amis et voisins accourus pour faire leurs condoléances.

Jésus fit retirer tout ce monde car il voulut agir dans le calme et le silence. De sa parole, comprise trop littéralement, des exégètes très sérieux (Olshausen, Néander et d’autres) conclurent que la jeune fille n’était réellement pas morte mais endormie d’un sommeil léthargique. Matthieu, Marc et Luc eurent une conviction opposée. Selon Matthieu, ce miracle se serait accompli sans parole. Ce fut la main de Jésus,  prenant la main de la jeune fille, qui aurait rendu la vie à celle-ci.

On amena à Jésus un homme muet, démoniaque. Il n’est pas dit, dans le cas présent, si le mutisme de cet homme venait de l’influence d’un démon ou s’il avait cette infirmité dès sa naissance ; mais il est sûr que sa guérison coïncida avec l’expulsion du démon. Des pharisiens ne nièrent pas les miracles de Jésus ; mais, dans leur incrédulité haineuse, ils préférèrent les attribuer au diable plutôt qu’à Dieu. Matthieu rapporta ce discours à propos de la guérison d’un démoniaque aveugle et muet, qui fut pour les pharisiens l’occasion de répéter leur propos.

Jésus parcourut en vrai missionnaire les divers lieux du pays ; il n’attendit pas que les hommes vinrent à lui, il alla à leur rencontre. Enseigner, prêcher la bonne nouvelle du royaume et guérir le corps et l’âme, telle fut son œuvre.  Ce fut dans le lamentable état moral des hommes de son temps que Jésus vit les indices d’une grande moisson d’âmes, prête à être recueillie dans le royaume de Dieu . Plus l’homme sent sa misère et en souffre, plus ses besoins profonds le jettent dans les bras de Jésus. Mais, pour la moisson, il faut des ouvriers pour conduire les âmes à la source de là vie, il faut des serviteurs de Dieu qui la leur montrent avec amour ; et alors il y en avait si peu, que Jésus demanda à ses disciples de prier pour que le nombre en fut accru.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Père Gilbert Adam HOMÉLIE POUR LE MARDI DE LA 14ÈME SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE (6 JUILLET 2021)

◊ Dom Armand Veilleux (Abbaye Notre Dame de Scourmont (Belgique)   HOMÉLIE POUR LE MARDI DE LA 14ÈME SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE (6 JUILLET 2021)

  Lectio Divina : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! « 

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Mardi de la dixième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 8 juin 2021

Vous êtes le sel de la terre

Vous êtes le sel de la terre" (Matthieu 5.13) - Pages volantes

# Le récit de l’Expulsion des démons chez les Gadaréniens se trouve dans les trois Évangiles synoptiques. La scène semble se situer à Gadara, aujourd’hui Umm Qeis en Jordanie, non loin du lac de Tibériade, ou à Gérasa. Saint Jean Chrysostome raconte que ce miracle montre toute la miséricorde, l’œil providentiel qu’a Dieu pour les humains. Et le saint de rajouter : « Nous apprenons encore par cette histoire que Dieu ne veille pas seulement en général sur tous les hommes, mais sur chacun d’eux en particulier. Jésus-Christ sans doute le déclare expressément à-ses disciples lorsqu’il leur dit : « Tous les cheveux de votre tête ont été comptés » (Matth. X, 30) ».

L’abbé Antoni Carol i Hostench axe son homélie sur la liberté humaine. Pour lui autant est grand le pouvoir divin concrétisé par ce miracle, autant est importante la liberté donnée aux humains de croire en Dieu, ou de ne pas croire, et ce malgré les preuves apportées .

Guérisons de Jésus Aveugle de Bethsaïde · La Femme courbée · La Femme hémorragique · Guérison d’un aveugle-né · Guérison de l’aveugle près de Jéricho · Guérison de deux aveugles en Galilée · Guérison de la belle-mère de Pierre · Guérison du fils d’un officier · Guérisons en nombre à Génésareth · Guérison de l’homme à la main paralysée · Guérison d’un homme rempli d’œdèmes · Guérison d’un lépreux · Guérison des dix lépreux · Guérison de l’oreille d’un domestique · Guérison d’un paralytique · Guérison à la piscine de Béthesda · Guérison d’un serviteur d’un centurion · Guérison du sourd-muet de DécapoleExorcismes Expulsion des démons chez les Gadaréniens ·

Exorcisme sur un aveugle muet · Guérison d’un possédé à Capharnaüm · Autres exorcismes à Capharnaüm · Guérison d’un démoniaque muet · Guérison d’un épileptique · Guérison de la fille d’une Cananéenne

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De l’évangile selon Marc

13 Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer. 14 Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé.  15 Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. 16 Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé et ce qui était arrivé aux porcs. » (Mt 5, 13-16)

Le démoniaque de Gadara

« Les esprits impurs étant sortis, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau s’élança avec impétuosité en bas la pente, dans la mer, au nombre d’environ deux mille, et ils furent noyés dans la mer. » (Mc 5, 13-16 ) Marc seul  nota ce nombre. il serait impossible de dire quelle influence produisit dans ces animaux le mouvement impétueux par lequel ils se précipitèrent dans la mer.

Le démoniaque, jusque-là agité, frénétique, fut tranquillement assis ; il était vêtu, tandis qu’auparavant il ne se revêtait d’aucun habit » (Lc 8, 27). Marc le désigna comme étant un fou furieux ; il le rappela en ajoutant ces mots : « … lui, qui avait eu la légion. » Quel monument de la puissance et de l’amour de Jésus ! Les personnes qui l’avaient vu racontèrent cela  aux habitants de la contrée.

Diacre Michel Houyoux.

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◊ Au large biblique : cliquez ici pour lire l’article →  Aux sources de la Résurrection Un mot, beaucoup de questions

◊ Taizé  : cliquez ici pour lire l’article  → Méditation de frère Alois: La terre est notre maison commune

Frère Jean-Baptiste : « Vous êtes le sel de la terre »

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