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Saint Luc, évangéliste

Posté par diaconos le 18 octobre 2021

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# Les septante disciples étaient les disciples de Jésus mentionnés dans l’Évangile selon Luc (X: 1-24). Selon ce texte, le seul du canon où ils apparaissent, Jésus les choisit et les dépêcha par groupes de deux vers différentes régions pour annoncer l’Évangile. La tradition chrétienne occidentale les désigne le plus souvent sous le nom de « disciples » tandis que les chrétiens orientaux les appellent volontiers « apôtres ». Si l’on se réfère au lexique grec, un « apôtre » est celui que l’on envoie en mission tandis qu’un « disciple » est un élève : les deux traditions s’opposent donc sur la portée du mot « apôtre ».
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Il existe plusieurs listes antiques, comportant plus ou moins d’informations et présentant certaines différences. Dans certaines versions de la Bible, le nombre de disciples est de 72. Il en est de même dans plusieurs textes du christianisme oriental. On peut penser que chacun des 12 apôtres était responsable de la formation des disciples. Ainsi, on se serait trouvé en présence de 12 groupes de 6 disciples, chaque groupe ayant à sa tête un apôtre formateur. Ces douze groupes de formation évangélique auraient donc été formés chacun de sept membres pour un total de 84, soit 72 disciples plus 12 apôtres.
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L’effectif est de 70 dans les manuscrits de la tradition d’Alexandrie (comme le Codex Sinaiticus) et la tradition de Césarée mais de 72 dans quelques codex de tradition alexandrine et occidentale. Le concept renvoie peut-être aux 70 nations de la Genèse ou aux autres listes de 70 noms que l’on trouve dans la Bible, ou même aux 72 traducteurs de la Bible des Septante nommés dans la Lettre d’Aristée. Pour son édition de la Vulgate, Jérôme a retenu le nombre de 72. L’Évangile selon Luc est le seul des Évangiles synoptiques à relater deux épisodes dans lesquels Jésus dépêche ses disciples en mission.
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La première occasion (Luc IX:1-6) suit de près la mission évoquée dans l’Évangile selon Marc VI:6b-13, qui cependant ne parle que des douze apôtres, et non de 70 fidèles, bien que les détails donnés soient identiques. Ce parallèle (voir aussi Matthieu IX:35, et X:1,7-11) suggère une origine commune à rechercher dans la Source Q. Ce qui fut annoncé aux Septante-deux en Luc X:4 est d’ailleurs repris au passage dans l’annonce aux apôtres en Luc XXII, 35 : « Jésus leur dit, « Lorsque je vous ai envoyés sans bourse ni chaussures, avez-vous manqué de quelque chose ? »
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Ils dirent: « De rien.» La tradition orthodoxe énumérant les Septante dont les noms sont inscrits dans les cieux est associée à un évêque de la fin du IIIe siècle, Dorothée de Tyr, qui n’est connu que par cette nomenclature, et à qui l’on attribua un récit du ministère des Septante, qu’on ne connut que par une copie du VIIIe siècle. Les noms des disciples sont donnés par différentes listes : le Chronicon Paschale, et celle du Pseudo-Dorothée (imprimés dans la Patrologia Graeca du père Migne, vol. XCII, p. 521-524 ; p. 543-545 ; p. 1061-1065).

 De l’évangile selon Luc

01 Après cela, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. 02 Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. 03 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. 04 Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.

05 Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” 06 S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. 07 Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. 08 Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. 09 Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.”  » (Lc 10, 1-9)

L’envoi des soixante-dix

« Or, après cela, le Seigneur désigna encore soixante et dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui, dans toute ville et tout lieu où lui-même devait aller. » (Lc 10, 1)   Ce fut ce moment important que Jésus eut ’ choisi pour envoyer devant lui ces nombreux disciples. Leur mission avait pour but de réveiller l’attention et de préparer les voies à sa prédication dans les lieux où lui-même devait aller. Jésus les envoya deux à deux : ils pouvaient se compléter l’un l’autre et se fortifier contre les dangers moraux et les découragements ; le témoignage aussi qu’ils étaient appelés à rendre en acquérait plus d’autorité.

Les uns y virent, selon le symbolisme biblique des chiffres, le nombre des douze apôtres, multiplié par six. On aurait ainsi soixante-douze, ce qui expliquerait pourquoi ce dernier terme se trouve réellement dans plusieurs manuscrits  D’autres  y retrouvèrent l’idée énoncée dans le Talmud que l’humanité entière renfermait soixante-dix peuples et mettre cette mission dans une relation quelconque avec l’évangélisation du monde. Ceci montra combien les disciples de Jésus étaient nombreux dès cette époque, puisqu’il put en choisir soixante-dix des plus capables pour leur confier cette importante mission.

II ne les appelait pas, du reste, comme il l’avait fait pour les douze, à quitter d’une manière permanente leur vocation terrestre. Après avoir rempli cette mission et peut-être accompagné Jésus jusqu’à Jérusalem pour y célébrer la fête, ils devaient retourner à leurs travaux ordinaires. Comme cet envoi des soixante-dix disciples fut passé sous silence par Matthieu et Marc, la critique négative ne manqua d’y voir une invention de Luc, ou  une tradition sans fondement historique.

D’après Matthieu, ce fut au moment d’envoyer les douze dans leur première mission que Jésus fit entendre cette exhortation. Jésus  prononça plus d’une fois cette courte et grave sentence.  Les instructions que Jésus donna aux soixante-dix disciples furent pour la plupart répétées également : quelques-unes se retrouvent, d’après Luc lui-même, adressées aux douze. Par ce préambule Jésus fit sentir à ceux qu’il envoya l’importance du moment actuel et l’opportunité de la mission qu’il leur confia.

Les chaussures étaient des chaussures de rechange. Comment Jésus put-il défendre à ses disciples de remplir un simple devoir de politesse ou même de bienveillance ?  Les salutations furent cérémonieuses et compliquées en Orient ; or Jésus voulut que ses disciples fussent pénétrés de l’importance suprême de leur mission et s’y consacrèrent exclusivement, sans perdre leur temps pour de vaines formes. Si les disciples, après avoir reçu l’hospitalité dans une maison, passaient dans une autre, leurs hôtes pourraient interpréter cette conduite comme un signe de mécontentement, un manque de reconnaissance et d’affection ; ils exciteraient ainsi des jalousies. Or, ils devaient apporter la paix

Dans leur attitude à l’égard d’une ville entière, les disciples furent guidés par les mêmes principes que dans leur conduite envers chaque maison particulière. Ainsi, pour les malades, la guérison ; pour tous, la grande proclamation du royaume de Dieu, qui s’est approché de vous : telle fut la double et bienfaisante mission des disciples. L’action symbolique, si sévère de secouer la poussière de leurs pieds ne suffit pas ; ils durent proclamer qu’ils le firent, en disant aux habitants : « C’est à vous, contre vous-mêmes. » Mais la responsabilité de toutes les grâces de Dieu resta sur la tête de ces rebelles ; car il fallut qu’ils le surent, le royaume de Dieu s’est approché.

Diacre Michel Houyoux

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Abbé Laguérle : « L’Evangile à bras-le-corps »

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Vendredi de la vingt-sixième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 1 octobre 2021

Celui qui me voit, voit celui qui m'a envoyé | À l'écoute des Évangiles

# Les septante disciples étaient les disciples de Jésus mentionnés dans l’Évangile selon Luc (X: 1-24). Selon ce texte, le seul du canon où ils apparaissent, Jésus les choisit et les dépêcha par groupes de deux vers différentes régions pour annoncer l’Évangile. La tradition chrétienne occidentale les désigne le plus souvent sous le nom de « disciples » tandis que les chrétiens orientaux les appellent volontiers « apôtres ».
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Si l’on se réfère au lexique grec, un « apôtre » est celui que l’on envoie en mission tandis qu’un « disciple » est un élève : les deux traditions s’opposent donc sur la portée du mot « apôtre ». Il existe plusieurs listes antiques, comportant plus ou moins d’informations et présentant certaines différences. Dans certaines versions de la Bible, le nombre de disciples est de 72. Il en est de même dans plusieurs textes du christianisme oriental.
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On peut penser que chacun des 12 apôtres était responsable de la formation des disciples. Ainsi, on se serait trouvé en présence de 12 groupes de 6 disciples, chaque groupe ayant à sa tête un apôtre formateur. Ces douze groupes de formation évangélique auraient donc été formés chacun de sept membres pour un total de 84, soit 72 disciples plus 12 apôtres. Il existe des divergences et des erreurs dans certaines listes des soixante-dix apôtres.
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Dans une liste attribuée à St Dorothée de Tyr, certains noms sont repris (Rodion ou Hérodion de Patras, Apollos de Césarée de Cappadoce, Tychique, Aristarque), tandis que d’autres sont omis (Timothy, Titus, Épaphras, Archippe, Aquila, Olympas). St Démétrius de Rostov a consulté l’Ecriture Sainte, les traditions transmises par les Pères et les récits des historiens dignes de confiance quand il eut tenté de corriger les erreurs et les incertitudes dans la liste dans la compilation de son recueil de Vies des Saints»
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« Au IXe siècle St Joseph l’Hymnographe a composé le Canon pour le Synaxis des soixante-dix apôtres du Christ.» La liste de la tradition orthodoxe est la suivante (les indications entre crochets « [ ] » proviennent de la liste attribuée à Hippolyte de Rome)  :Jacques frère du Seigneur, évêque de Jérusalem (23 octobre) , auteur présomptif de l’Épître de Jacques) ; Marc l’évangéliste, évêque d’Alexandrie, auteur de l’Évangile selon Marc ; Luc l’évangéliste (18 octobre), auteur traditionnel de l’Évangile selon Luc qui a eu plusieurs auteurs ; Cleopas (30 octobre), frère de Joseph le fiancé de Marie, et Siméon, fils de Cleopas, évêque de Jérusalem, (27 avril).
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; Barnabas,  évêque de Milan (11 juin) ;Joses, ou Joseph, nommé Barsabas ou Justus, évêque de Beth Guvrin, appelée Éleuthéropolis au IIe ou IIIe siècle) Thaddeus (21 août) [« qui a transmis l'épître à Augarus10 (Abgar V) »] (aussi appelé saint Addaï : Ananias (1er octobre) [« qui a baptisé Paul, et fut évêque de Damas. Étienne le diacre, premier martyr (27 décembre)…
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 De l’évangile selon Luc

31 Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre. 14 D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement.

15 Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non ! Jusqu’au séjour des morts tu descendras ! 16 Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. » (Lc , 10, 13  – 16)

Reproches aux villes galiléennes

« Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu’au ciel, tu seras abaissée jusqu’au séjour des morts. » (Lc , 10, 13)  Dans l’évangile selon Matthieu, ces reproches aux villes galiléennes suivirent le discours de Jésus sur le ministère de Jean-Baptiste, resté inutile pour le grand nombre. Jésus voyait dans ce fait le prélude de l’endurcissement qui se produirait en présence de son propre ministère.

Dans Luc, ces paroles, placées à la fin de ce même ministère en Galilée parurent plus frappantes. Luc décrivit d’une manière saisissante un état de repentance et d’humiliation profonde par ces mots : assis dans le sac et la cendre ; allusion à l’usage oriental de se revêtir d’une tunique grossière, espèce de cilice et de s’asseoir dans la cendre, en signe de pénitence ou de profonde affliction.

Ceux qui, agissant tout autrement que ces villes rebelles, les écoutèrent,  Jésus lui-même qui les revêtit de son autorité ; et cette autorité fut celle de Dieu même. Quelle ne fut pas la grandeur de l’œuvre que Jésus leur confia ! La pensée de Jésus s’éleva jusqu’à Dieu à qui il s’assimila et dont la majesté divine se refléta dans  l’apparition des envoyés du Christ.

Diacre Michel Houyoux

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Prédication du Pasteur Marc Pernot

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Jeudi de la vingt-sixième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 30 septembre 2021

 Votre paix ira reposer sur lui

Le Maître de Moisson : Votre paix ira reposer sur lui – St-Jacques  St-Christophe de la Villette

# Les septante disciples étaient les disciples de Jésus mentionnés dans l’Évangile selon Luc (X, 1-24). Selon ce texte, le seul du canon où ils apparaissent, Jésus les choisit et les dépêcha par groupes de deux vers différentes régions pour annoncer l’Évangile. La tradition chrétienne occidentale les désigna le plus souvent sous le nom de  disciples tandis que les chrétiens orientaux les appellent apôtres Dans certaines versions de la Bible, le nombre de disciples est de 72.
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Il en est de même dans plusieurs textes du christianisme oriental. On peut penser que chacun des 12 apôtres était responsable de la formation des disciples. Ainsi, on se serait trouvé en présence de 12 groupes de 6 disciples, chaque groupe ayant à sa tête un apôtre formateur. Ces douze groupes de formation évangélique auraient donc été formés chacun de sept membres pour un total de 84, soit 72 disciples plus 12 apôtres.
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Dans une liste attribuée à Saint Dorothée de Tyr, certains noms sont repris (Rodion ou Hérodion de Patras, Apollos de Césarée de Cappadoce, Tychique, Aristarque), tandis que d’autres sont omis (Timothy, Titus, Épaphras, Archippe, Aquila, Olympas). Saint Démétrius de Rostov consulta l’Ecriture Sainte, les traditions transmises par les Pères et les récits des historiens dignes de confiance quand il tenta de corriger les erreurs et les incertitudes dans la liste dans la compilation de son recueil de Vies des Saints
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Au IXe siècle St Joseph l’Hymnographe composa le Canon pour le Synaxis des soixante-dix apôtres du Christ. Certaines versions de la Bible différent sur le nombre de disciples dans ce passage de l’Évangile selon Luc (X:1-24). Dans certaines traductions le nombre de disciples est de 72, comme dans les versions internationales New International Version publiée par Biblica (en) ; New American Standard Bible ; et The Jerusalem Bible.
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Des notes dans les nombreuses traductions indiquent que les manuscrits grecs sont divisés entre les nombres 70 ou 72, et il n’y a aucun moyen d’être sûr du nombre exact de disciples envoyés par Jésus. Une question similaire existe dans les interprétations juives du nombre de familles originelles mentionnées dans Genèse 10 (Bereshit 10 en hébreu) : 70 noms sont mentionnés ; certains commentaires hébraïques traditionnels (comme le Sefer Ha Zohar) mentionnent que deux personnes seraient restées au camp. Pour des raisons liées à l’étude hébraïque du passé de Jésus-Christ et de certains textes juifs anoblissant le chiffre 7, il se peut que ce soit le nombre originel de disciples envoyés par Jésus.
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 De l’évangile selon Luc

01 Après cela, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. 02 Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. 03 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.

04 Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. 05 Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” 06 S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. 07 Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.

08 Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. 09 Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” 10 Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : 11 “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” 12 Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. » (Lc 10, 1-12)

De l’évangile selon Luc

01 Après cela, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. 02 Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. 03 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.

04 Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. 05 Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” 06 S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. 07 Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.

08 Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. 09 Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” 10 Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : 11 “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” 12 Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. »(Lc 10, 1-12)

L’envoi des soixante-dix en mission

Ce fut un moment important que Jésus choisit pour envoyer devant lui ces nombreux disciples. Leur mission avait pour but de réveiller l’attention et de préparer les voies à sa prédication dans les lieux où lui-même devait aller. Jésus les envoie deux à deux : ils pouvaient se compléter l’un l’autre et se fortifier contre les dangers moraux et les découragements ; le témoignage aussi qu’ils étaient appelés à rendre en acquérait plus d’autorité.

Les uns y virent selon le symbolisme biblique des chiffres, le nombre des douze apôtres, multiplié par six. On aurait ainsi soixante-douze, ce qui expliquerait pourquoi ce dernier terme se trouve réellement dans plusieurs manuscrits. D’autres voulurent retrouver l’idée énoncée dans le Talmud que l’humanité entière renfermait soixante-dix peuples et mettre cette mission dans une relation quelconque avec l’évangélisation du monde.

Jésus pensa aux soixante-dix anciens d’Israël comme il pensa aux douze tribus en choisissant douze apôtres. « Or, après cela, le Seigneur désigna encore soixante et dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui, dans toute ville et tout lieu où lui-même devait aller. »

C’est ce moment important que Jésus choisit pour envoyer devant lui ces nombreux disciples. Leur mission avait pour but de réveiller l’attention et de préparer les voies à sa prédication dans les lieux où lui-même devait aller.

Jésus les envoie deux à deux : ils pouvaient se compléter l’un l’autre et se fortifier contre les dangers moraux et les découragements ; le témoignage aussi qu’ils étaient appelés à rendre en acquérait plus d’autorité. Les uns y virent, selon le symbolisme biblique des chiffres, le nombre des douze apôtres, multiplié par six. On aurait ainsi soixante-douze, ce qui expliquerait pourquoi ce dernier terme se trouve réellement dans plusieurs manuscrits.

D’autres voulurent retrouver l’idée énoncée dans le Talmud que l’humanité entière renfermait soixante-dix peuples et mettre cette mission dans une relation quelconque avec l’évangélisation du monde.

Jésus pensa à cette opinion juive et comme il n’envoya pas ses disciples vers les nations païennes, cette interprétation supposa que, en s’arrêtant à ce nombre, Jésus pensait aux soixante-dix anciens d’Israël comme il avait pensé aux douze tribus en choisissant douze apôtres.

Ce fait nous montre combien les disciples de Jésus étaient nombreux dès cette époque, puisqu’il put en choisir soixante-dix des plus capables pour leur confier cette importante mission. II ne les appela pas comme il le fit pour les douze, à quitter d’une manière permanente leur vocation terrestre. Après avoir rempli cette mission et accompagné Jésus jusqu’à Jérusalem pour y célébrer la fête, ils durent retourner à leurs travaux ordinaires.

Comme cet envoi des soixante-dix disciples fut passé sous silence par Matthieu et Marc, la critique négative ne manqua pas d’y voir une invention de Luc, ou du moins une tradition sans fondement historique. D’après Luc, ce fut au moment d’envoyer les douze dans leur première mission que Jésus fit entendre cette exhortation. Les instructions qu’il donna aux soixante-dix disciples furent pour la plupart répétées également : quelques-unes, en effet se retrouvèrent, d’après Luc adressées aux douze.

Par ce préambule Jésus voulut faire sentir à ceux qu’il envoya l’importance du moment actuel et l’opportunité de la mission qu’il leur confia. Les chaussures fuent des chaussures de rechange, porté comme un fardeau. Comment Jésus put-il défendre à ses disciples de remplir un devoir de politesse ou même de bienveillance ? Voulut-il leur interdire de rechercher la faveur des gens en prenant à leur égard une attitude obséquieuse ?

 Les salutations furent cérémonieuses et compliquées en Orient ; Jésus voulut que ses disciples fussent pénétrés de l’importance suprême de leur mission et s’y consacrèrent exclusivement, sans perdre leur temps pour de vaines formes.  Matthieu dit :  » …digne de sa nourriture » Les disciples durent se considérer comme des membres de la famille. Si les disciples, après avoir reçu l’hospitalité dans une maison, passaient dans une autre, leurs hôtes pourraient interpréter cette conduite comme un signe de mécontentement, un manque de reconnaissance et d’affection ; ils exciteraient ainsi des jalousies. Or, ils durent apporter la paix.

Dans leur attitude à l’égard d’une ville entière, les disciples furent guidés par les mêmes principes que dans leur conduite envers chaque maison particulière.  Mais la responsabilité de toutes les grâces de Dieu resta sur la tête de ces rebelles ; car il fallut qu’ils le sachent, le royaume de Dieu se fut approché. Mais la responsabilité de toutes les grâces de Dieu resta sur la tête de ces rebelles ; car il fallut qu’ils le sachent, le royaume de Dieu se fut approché. Dans l’évangile selon Matthieu, ces reproches aux villes galiléennes suivirent le discours de Jésus sur le ministère de Jean-Baptiste, resté inutile pour le grand nombre.

Mais la responsabilité de toutes les grâces de Dieu resta sur la tête de ces rebelles ; car il fallut qu’ils le sachent, le royaume de Dieu se fut approché. Dans l’évangile selon Matthieu, ces reproches aux villes galiléennes suivirent le discours de Jésus sur le ministère de Jean-Baptiste, resté inutile pour le grand nombre. Jésus vit dans ce fait le prélude de l’endurcissement qui se produisit en présence de son propre ministère.

Dans Luc, ces paroles, placées à la fin de ce même ministère en Galilée parurent plus frappantes. Luc décrivit d’une manière saisissante un état de repentance et d’humiliation profonde par ces mots : assis dans le sac et la cendre ; allusion à l’usage oriental de se revêtir d’une tunique grossière, espèce de cilice et de s’asseoir dans la cendre, en signe de pénitence ou de profonde affliction.

Jésus vit dans ce fait le prélude de l’endurcissement qui se produisit en présence de son propre ministère. Dans Luc, ces paroles, placées à la fin de ce même ministère en Galilée parurent plus frappantes. Luc décrivit d’une manière saisissante un état de repentance et d’humiliation profonde par ces mots : assis dans le sac et la cendre ; allusion à l’usage oriental de se revêtir d’une tunique grossière, espèce de cilice et de s’asseoir dans la cendre, en signe de pénitence ou de profonde affliction.

Diacre Michel Houyoux

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 Prédication de la pasteure Agnès Adeline-Schaeffer : « La mission des douze est aussi la nôtre »

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Vingt-cinquième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 21 septembre 2021

 Suis-moi. L’homme se leva et le suivit

 Évangile et Homélie du Sam 04 Mars 2017. Je ne suis pas venu appeler des  justes mais des pécheurs, pour qu'ils se convertissent - Chorale  Belgo-Burundaise CSFA

# L’institution des douze apôtres est un épisode de la vie de Jésus qui apparaît dans les trois évangiles synoptiques : Matthieu 10, 1–4 , Marc 3, 13–19, Luc 6, 12–16, mais pas dans l’Évangile selon Jean. Il relate la sélection initiale des douze apôtres effectuée par Jésus pour un quart déjà disciples de Jean le Baptiste. Les douze Apôtres furent les douze disciples choisis par Jésus de Nazareth. Selon la tradition chrétienne, Jésus distingua aussi soixante-dix disciples, qui devinrent évêques d’une ville par la suite.
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Tous ces disciples prêchèrent la  bonne nouvelle, expression qui donna naissance au mot « évangile », après la rédaction des textes dans les années 65-100. Paul de Tarse fut considéré comme le treizième apôtre par la tradition chrétienne : il est qualifié d’« Apôtre des Gentils » . Les catholiques et les orthodoxes considèrent les évêques comme les successeurs des Apôtres, et accordent une importance particulière au fait que les évêques se situent dans la succession apostolique, c’est-à-dire que la tradition à laquelle ils se rattachent remonte aux apôtres dans la succession des personnes et des doctrines.
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La théologie du groupe chrétien constitué autour des Douze est très vaguement connue par le livre des Actes des Apôtres, les discours prêtés à Pierre lors de la Pentecôte ou devant le Sanhédrin. La christologie est peu développée. Aucune rupture sensible avec le judaïsme officiel ne s’esquisse et rien n’est retrouvé de la polémique attribuée à Jésus contre les Pharisiens, le Sabbat et les offrandes au Temple.
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Ce groupe a certainement une dimension charismatique se prétendant guidé par le Saint-Esprit dont la manifestation, perçue comme ultime, est le signe qui attesterait la résurrection et la victoire de Jésus sur la mort. La conviction de la Résurrection de Jésus et les premières manifestations de l’Esprit apparurent en Galilée. C’est pourquoi les Douze et leurs disciples pratiquèrent une espèce de communisme primitif, chacun vendant ses biens, s’il en avait, pour faire survivre la communauté dans le petit laps de temps qui lui restait à passer sur terre avant le Grand Jour du Jugement dernier.
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Il n’est même pas sûr qu’à ce stade les premiers chrétiens aient clairement identifié le Messie ou l’Envoyé ultime de Dieu avec Jésus, même ressuscité. Peut-être attendaient-ils le Ressuscité comme le restaurateur du Royaume d’Israël (d’après Actes 1). Mais cette effusion de l’Esprit avait surtout « prouvé » que Jésus était un innocent et que ceux qui l’avaient rejetés et livrés aux Romains (les chefs du peuple) étaient dans leur tort. Dieu donnait raison à Jésus et à ses disciples contre le Sanhédrin ! Les Douze étaient les témoins de Dieu et de Jésus contre les chefs juifs. Et si l’innocence et le caractère divin de la mission du Messie étaient reconnus a posteriori (ce dont la prédication chrétienne cherchait à convaincre), alors Dieu hâterait la venue du Messie.
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De l’évangile selon Matthieu

09 Jésus partit de là et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. 10 Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples.

11 Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » 12 Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. 13 Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.»  (Mt 9, 9-13)

Vocation de Matthieu

 Jésus passant devant le bureau des péages, appela Matthieu à le suivre, ce qu’il fit aussitôt. Il invita Jésus pour un repas, et, avec lui, beaucoup de péagers et de gens mal famés .Les pharisiens accusèrent Jésus de frayer avec des pécheurs. Des pharisiens voyant cela, demandèrent aux disciples comment il se fit que leur Maître mangea avec de telles gens.

Jésus répondit : « Ce sont précisément les malades qui ont besoin de médecin. »  Ils pourraient le savoir, car l’Écriture dit : « Dieu prend plaisir à la miséricorde, non au sacrifice : le Sauveur vient appeler des pécheurs, non des justes. En ce moment des disciples de Jean-Baptiste demandèrent à Jésus pourquoi ceux qui le suivaient ne pratiquent point la loi du jeûne.

Il leur répondit que ses disciples ne pouvaient être dans le deuil ou la tristesse tant que l’époux fut avec eux, mais que les jours viendront où ils jeûneront.

Puis il s’appliqua à leur faire comprendre, par deux comparaisons frappantes, que la vie nouvelle qu’il apporta au monde fut incompatible avec les vieilles institutions légales et même qu’elle exigea l’entier renouvellement de l’homme intérieur. Marc et Luc racontèrent aussi cette vocation d’un disciple avec les mêmes détails de lieu, de temps, de circonstances, il s’agit évidemment d’un fait identique dans les trois récits.

Tandis que Matthieu appela ce disciple Matthieu, les deux autres le nommèrent Lévi. Le nom de Matthieu se retrouve dans tous les catalogues des apôtres, tandis que celui de Lévi n’y paraît jamais, pour être convaincu que le disciple appelé en cette circonstance à l’apostolat changea dès ce moment son nom de Lévi en celui de Matthieu, qui signifie don de Dieu. Ainsi Simon prit le nom de Pierre Saul celui de Paul.

Bureau des péages Lieu où l’on percevait les impôts sur les marchandises en transit. Comme ces contributions étaient prélevées pour le compte des Romains, les Juifs qui exerçaient ces fonctions de percepteurs étaient généralement haïs et méprisés. .Et c’est parmi ces péagers que Jésus choisit l’un de ses apôtres !

Voulait-il seulement faire voir combien il se mettait au-dessus des préjugés juifs ? Ou désirait-il aussi posséder parmi ses disciples un homme habitué à manier la plume ? Tout cela est possible ; mais il y a quelque chose de si brusque, de si spontané et de si étrange dans cet appel, qu’on ne peut, en tout cas, douter que Jésus ne l’ait adressé par une impulsion directe d’en haut. Ce caractère divin de l’appel ressort aussi de la décision et de la promptitude avec lesquelles il est accepté. Entre Jésus et cet homme, il doit y avoir eu comme un coup de divine sympathie. (Frédéric Godet)

Tout dans l’histoire évangélique est une révélation de la miséricorde de Dieu. Matthieu connaissait déjà Jésus, qui habitait cette même ville de Capharnaüm qu’il avait entendu et reçu sa parole et que cet appel à le suivre fut une vocation décisive à l’apostolat. Mais l’autorité de cet appel de Jésus et la prompte obéissance de Matthieu n’en furent pas moins admirables.

Matthieu ne dit pas dans quelle maison,mais Luc écrivit que c’était la maison de Matthieu Lévi, dans laquelle celui-ci fit  un grand banquet. Il voulut ainsi, dans le zèle de son premier amour, offrir à tous ces péagers et ces pécheurs qu’il invita, une occasion de voir et d’entendre Jésus. Quelques interprètes prétendirent que, selon Matthieu comme selon Marc, ce repas eut lieu dans la maison de Jésus. Mais par quelle raison cette foule de péagers aurait-elle tout à coup envahi la maison de Jésus ?.

Matthieu, péager lui-même, avait aussi invité plusieurs de ses amis ayant la même vocation méprisée,  et d’autres personnes dont la réputation ne fut pas meilleure et qui furent désignées dans les évangiles comme des gens de mauvaise vie. Ce mot se trouve souvent uni à celui de péagers parce que ces derniers avaient généralement le même caractère moral.

Les pharisiens, dans leur propre justice, se croyaient justes ; ils n’avaient donc pas besoin d’un médecin, de Jésus qui  guérissait les personnes de leurs maladies morales. Mais ceux qui se portèrent mal, les malades, ces pécheurs qui se sentirent tels et qui l’entourèrent, eurent besoin de lui et  ils l’écoutaient avec bonheur leur parler de pardon et de réconciliation avec Dieu.

Jésus fit aux pharisiens une certaine concession, admettant une différence morale extérieure entre eux et les péagers, mais c’était une concession ironique , comme dit Calvin, car au fond leur orgueil et leur dureté de cœur envers ces pauvres pécheurs que Jésus recevait, les rendaient, malgré leurs lumières, plus coupables qu’eux devant Dieu . « Or allez, et apprenez ce que signifie cette parole : Je veux la miséricorde et non le sacrifice ; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (Mt 9, 13) 

Selon la plupart des interprètes, Jésus l’applique aux pharisiens qui, sans miséricorde pour les péagers et les pécheurs, mettaient toute leur confiance pour leur salut dans les sacrifices qu’ils offraient et dans les dehors cérémonials de la religion ; précisément l’inverse de ce que Dieu veut. Selon d’autres, Jésus s’appliquerait à lui-même cette déclarations et justifierait ainsi par une parole divine la miséricorde dont il usait envers les pécheurs.

Les justes et les pécheurs furent les gens en santé et les malades et cette nouvelle comparaison des pharisiens avec les péagers renferma la même ironie. Jésus, sans exclure ces propres justes de son royaume, ne pouvait pas les y appeler, tant qu’ils persistaient dans leur orgueil,  il est sûr que le sentiment douloureux du péché est la porte de ce royaume céleste auquel Jésus appelait.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Jésus choisit Matthieu pour apôtre (Mt 9, 9-13)

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  Prédication de la Pasteure Agnès Adeline-Schaeffer : « La mission des apôtres est aussi  la nôtre ! »

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