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Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix !

Posté par diaconos le 21 novembre 2019

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     De Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant : «Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix !

Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux. Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ; ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait.»  (Lc 19, 41-44)

Homélie

 Les disciples éclatèrent en joyeuses acclamations, tandis que Jésus pleurait ! Les paroles qu’il prononça nous indiquent la cause de ses larmes. Mais ces larmes mêmes nous révèlent, mieux encore que ses paroles, à la fois la tendre compassion de Jésus, son amour pour son peuple dont il prévoyait la ruine, et la certitude des jugements de Dieu que ce peuple attirera sur lui par son endurcissement. Plus tard, au sein même de Jérusalem, Jésus éprouva encore cette profonde et douloureuse émotion. (Mt 23,37)

Si toi aussi, tu avais connu… Cette exclamation est une phrase inachevée ; l’émotion empêcha Jésus de la finir. Chacun des mots qu’il y accumula a sa signification profonde : «Si tu avais connu…» C’est donc par ignorance que le peuple juif  rejettera son Sauveur et comblera par sa mise à mort la mesure de ses péchés (1Co 2, 8) ; cette ignorance fut volontaire : «Vous ne l’avez pas voulu !» (Mt 23, 37)

Toi aussi, comme mes disciples, ces âmes droites et simples qui se sont ouvertes à la foi. Au moins dans ce jour qui est à toi,  ce jour où Jésus entra à Jérusalem pour offrir une dernière occasion au peuple et à ses chefs de venir se jeter, repentant à ses pieds. Jésus appela ce jour «le temps de ta visitation.»

Il y a dans le développement des peuples comme des individus des moments qui, mis à profit ou négligés, déterminent leur destinée pour longtemps, peut-être pour toujours ; ce sont des temps de crise, de décision pour le bien ou pour le mal.

Citation

«La présence de Jésus provoqua une lutte entre un petit nombre de personnes bien disposées et la masse corrompue du peuple. Tandis que celles-là s’ouvrirent à son influence et trouvèrent en lui la lumière et la vie, celle-ci n’en reçut que l’anéantissement de ses vaines espérances et de ses visées égoïstes,» 0lshausen.

Les choses qui regardent ta paix sont importante, ce sont la vérité, le pardon, le salut que Jésus offre à tous. Accueillons Jésus avec foi, nous trouveront alors en lui la paix et la prospérité.

«Car des jours viendront sur toi, où tes ennemis t’environneront d’un retranchement et t’enfermeront et te serreront de toutes parts» Ici encore, la phrase est suspendue par l’émotion. Puis les divers traits de la prédiction se succédèrent, liés les uns aux autres par le mot et cinq fois répétés.

Un retranchement, autour d’une ville assiégée, était une sorte de rempart en palissade, élevé par l’ennemi, afin de réduire la ville par la famine. L’historien Josèphe raconte que les Romains élevèrent un tel retranchement autour de Jérusalem, d’abord en bois puis en pierre, quand le premier eut été brûlé par les Juifs.

«Ils te jetteront à terre, toi et tes enfants qui sont chez toi»  C’est à dire : tous les habitants de Jérusalem ; il ne s’agit pas des enfants par opposition aux adultes. La cause de ces malheurs fut clairement indiquée par Jésus à la fin de sa prédiction. ‘Ils te raseront au niveau du sol, de sorte qu’il ne restera pierre sur pierre.«   Toute cette prophétie fut accomplie à la lettre, au milieu de calamités inouïes, quarante ans après, lors de la destruction de Jérusalem par les Romains.

croix-diaconale2 Amour infini de Dieu dans Temps de l'Avent Michel Houyoux, diacre permanent

 Liens externes

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → Jésus annonce le châtiment de Jérusalem

◊ Opus Déi  : cliquez ici pour lire l’article →En voyant la ville, Jésus pleura sur elle

Pleurs et résurrection – prédication du pasteur Marc Pernot

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Publié dans Enseignement, Religion, Rencontrer Dieu, Temps ordinaire | Pas de Commentaires »

Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division

Posté par diaconos le 24 octobre 2019

Jeudi 24 octobre 2019

Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre.jpg 330

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : «Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! Je dois recevoir un  baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division.

Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère.»   (Lc 12, 49-53)

Homélie  C’est un feu que je suis venu apporter sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !

Jésus n’est pas venu apporter la paix et la tranquillité, mais la lutte. Tous ceux qui se donneront à Lui devront lutter sans trêve et sans merci contre eux-mêmes et contre les mentalités régnantes.

Jésus nous avertit de ce qui arrive à tout fidèle disciple, au cœur même de sa propre famille :; « Car Je suis venu séparer un homme de son père, et une fille de sa mère, et une belle-fille de sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis ceux de sa maison”  C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui. La mentalité des fils et des filles est souvent diamétralement opposée à celle des parents, vis-à-vis de l’amour, vis-à-vis de l’Eglise, vis-à-vis de l’autorité et de la liberté.

Avec le Christ, les chemins de la liberté deviennent les chemins de la contradiction, car on n’est pas forcément d’accord avec les siens si on suit Jésus et si l’on met en pratique ses paroles. Il y a des moments dans

Il y a des moments dans notre vie où la souffrance est comme l’eau envahissante d’une marée inéluctable qui nous recouvre de ses flots. Jésus a voulu connaître la déréliction des personnes qui perdent un enfant, de celles qui voient mourir leur femme ou leur époux, de celles qui voient ruiner leur réputation, s’effondrer leur équilibre matériel ou psychique.

la vie humaine où la souffrance est comme l’eau envahissante d’une marée inéluctable qui nous recouvre de ses flots. Jésus a voulu connaître la déréliction de ceux qui perdent un enfant, de ceux qui voient mourir leur femme ou leur époux, de ceux qui voient ruiner leur réputation, s’effondrer leur équilibre matériel ou psychique.

Dans l’Ancien Testament, le feu symbolise la Parole de Dieu proclamée par les prophètes. Le feu est aussi le jugement de Dieu qui, en passant au milieu du peuple, le purifie. Il en va de même de la Parole de Jésus : elle construit, et en même temps détruit ce qui est sans consistance, ce qui est corruptible, ce qui est vanité. Elle laisse debout la vérité seule.

Jean Baptiste avait dit de Jésus : «Il vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu». Il annonçait le baptême chrétien qui fut inauguré le jour de la Pentecôte avec l’effusion de l’Esprit Saint sous forme de langues de feu. Telle est donc la mission de Jésus : répandre le feu sur la terre, communiquer l’Esprit Saint et sa force rénovatrice et purificatrice.

Jésus nous donne l’Esprit. Mais comment l’Esprit Saint agit-il ? Il agit en répandant l’amour en nos cœurs. Cet amour qu’il nous faut maintenir allumé en nous, selon son désir.
Quelle est la nature de cet amour ? C’est l’amour évangélique qui n’est ni terrestre, ni limité, mais universel comme celui du Père du ciel qui « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et les injustes, y compris sur les ennemis. Cet amour n’attend rien des autres. Il prend toujours l’initiative, il aime en premier.

Cet amour ‘se fait un avec chaque personne. Il souffre et se réjouit avec elle, se préoccupe ou espère avec elle et il le fait en agissant concrètement si c’est nécessaire. Cet amour nous fait aimer le Christ en chaque personne que nous rencontrons, en  nous rappelant qu’il a dit :  » C’est à moi que vous l’avez fait. »»
Il tend à la réciprocité, à réaliser avec les autres l’amour réciproque.

L’amour est comme un feu, l’important, c’est qu’il reste allumé. Pour cela, il lui faut toujours quelque chose à brûler. Avant tout, notre moi égoïste, et cela se réalise car en aimant, nous sommes complètement projetés en dehors de nous-même, soit vers Dieu, en accomplissant sa volonté, ou vers le prochain, lorsque nous l’aidons. Amen

Diacre Michel Houyoux

 Liens externes

◊ Regnum Chrsti : cliquez ici pour lire l’article →  Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre

◊ Doyenné de la Gohelle  : cliquez ici pour lire l’article →   Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre

Jésus qui apporte un feu sur la terre, un glaive de vérité / Pierre Desroches

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XXX dimanche du temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 22 octobre 2019

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

XXX dimanche du temps ordinaire de l'année C.jpg 330

En ce temps-là, à ceux qui étaient convaincus que c’était juste et méprisaient les autres, Jésus dit la parabole suivante : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était un pharisien, et l’autre, un public (c.-à-d., un percepteur d’impôt). Le pharisien se leva et pria en lui-même : « Mon Dieu, je te remercie, car je ne suis pas comme les autres hommes. -Ils sont des voleurs, injustes, adultérins, ou comme ce publicain.

Je jeûne deux fois par semaine et je paie un dixième de ce que je gagne. Le publicain, par contre, était à distance et n’avait même pas le courage de regarder le ciel ; mais il se frappait la poitrine en disant : « Mon Dieu, montre-toi au pécheur que je suis !  Je vous le déclare : quand il est rentré dans sa maison, c’était lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Celui qui se lèvera sera abaissé ; celui qui se lèvera sera élevé. (Lc 18,9-14).

Homélie

Plus un être est déficient, endommagé, malade,  défiguré… plus Dieu l’aime. Plus un être peut mériter le mépris, plus il a besoin d’être aimé d’un amour libre. Le vrai Dieu, le seul Jésus révélé, est le Dieu des perdus, des rejetés, des condamnés, des marginalisés, des indifférents. Mépriser ! Comment Dieu aurait-il pu mépriser l’une de ses créatures ?

« Le Seigneur ne fait aucune différence entre les hommes. Il ne désavantage pas les pauvres. Il écoute la prière des opprimés, il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni les plaintes répétées de la veuve » (Si 35, 16-17) C’est une certitude : le cri des hommes est toujours entendu par Dieu. Dieu écoute et accueille celui qui le sert de tout son cœur.

L’amour le plus pur et le plus gratuit va à l’être qui en a le plus besoin… et qui, à tout le moins, ne peut pas rendre l’amour. Dieu, en tout cas, est ainsi. Amour sans calcul et sans retour. L’amour absolu.  Jésus a dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus de leur justice et méprisaient tous les autres. Un pharisien et un publicain sont tous deux allés au Temple pour prier. (Lc 18,9-10)

Le pharisien a vraiment prié et sa prière peut être considérée comme humble : il est conscient de sa justice, mais il sait que c’est un don de Dieu. Il remercie Dieu pour la grâce qu’il a reçue d’être un homme juste : « Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes, je jeûne deux fois par semaine et je verse un dixième de ce que je gagne.  «  (Lc 18,11-12)

Son attitude n’est pas très différente de celle de Paul dans sa lettre à Timothée : « J’ai livré le bon combat, je suis à la fin de ma course, j’ai gardé ma foi… » (2 Tm 4,7) Quant au publicain, il n’osa même pas regarder au ciel. Il dit simplement : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !  » (Lc 18,13b)

Il est certain que personne dans notre assemblée ne se reconnaît dans ce pharisien prétentieux et méprisant : les pharisiens sont toujours les autres. Il est également difficile de se reconnaître dans ce publicain qui appartient à la catégorie des pécheurs publics. Pourtant, si nous avons l’humilité de nous laisser interpeller par la parole de Jésus, nous pourrions peut-être découvrir qu’il y a en nous un pharisien qui s’ignore et aussi un publicain qui pourrait vraiment se reconnaître comme tel.

Devant Dieu, nous sommes tous au même point : pécheurs, incapables de nous sauver, nous devons nous confier à l’amour du Christ. Quelle est notre attitude dans la prière : celle du pharisien ou celle du publicain ? Notre foi, notre charité, nos efforts sont-ils pour nous des raisons de fierté ? Sommes-nous heureux avec nous-mêmes, au lieu d’être heureux avec Dieu ?

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis juste une parole et je serai guéri. Croyons-nous parfois que nous ne sommes pas vraiment dignes et croyons-nous que Jésus seul nous sauve avec une parole de pardon ?  » Le Seigneur écoute les personnes qui l’appellent : Il les libère de toute angoisse. Il est proche du cœur brisé, sauvant l’esprit inconsolable  » (Ps 33, 18-19). Partageons avec les personnes que nous rencontrerons cette certitude que nous sommes tous écoutés et aimés de Dieu, attentifs à toutes nos demandes.

En conclusion  Rappelons-nous que tout pardon vient de Dieu. Lui seul peut justifier, arranger les choses. Il suffit que l’homme se reconnaisse lui-même comme pécheur. Par-dessus tout, il nous suffit de croire que la miséricorde de Dieu est disproportionnée par rapport à notre misère. Amen.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Dans cette parabole, Jésus nous met en présence de ces deux hommes dont les dispositions morales sont totalement aux deux pôles extrêmes de la vie religieuse, et leur fait exprimer clairement leurs pensées. Le pharisien est un homme pieux et honnête qui respecte la loi juive et la met en pratique : il est en matière de religion pour une stricte observance qui pratique encore plus que la loi l’exige. Il est venu au Temple pour rendre grâce à Dieu, d’abord pour le mal qu’il ne fait pas, puis pour tout le bien qu’il fait.

« Il priait pour lui-même. « (v   sa pensée, s’arrêtant complaisamment sur lui-même, ne s’éleva pas vers Dieu. Dans son examen de conscience, il prend comme mesure, non pas la loi de Dieu, mais d’autres hommes (v 11b) ; et ces hommes, exagèrent leurs vices au point de les calomnier (voleurs, injustes, adultères…), car ils ne sont pas tous comme il les décrit. Enfin, son dernier mot trahit un profond mépris pour le public.

La prière du Pharisien et celle du publicain

La prière du Pharisien et celle du publicain

Dans sa prière, le pharisien rappela à Dieu qu’il jeûnait deux fois par semaine et qu’il donnait un dixième de ce qu’il gagnait au Temple. Jeûner deux fois par semaine (lundi et jeudi), et donner une dîme de tous ses revenus, était le devoir de tout Israélite. Peut-être auriez-vous voulu que Dieu le félicita pour son attitude ?

Quant au publicain, il appartenait à la catégorie des pécheurs publics. Tout chez cet homme montra sa repentance la plus profonde pour ses péchés, son attitude et ses paroles : il était à distance du sanctuaire ; il n’osait même pas lever les yeux vers le ciel, de peur d’y rencontrer son juge ; il se frappait la poitrine, en signe de douleur profonde.

Sa prière fut une humble confession et une supplication ardente. Il n’eut pas beaucoup de mots, ce fut un cri du cœur. D’un côté, un homme plein de lui-même et de ses mérites (le pharisien) qui crut que Dieu lui dut le féliciter, et de l’autre, un homme (le publicain) qui connaissait sa misère morale et qui sut qu’il pourrait être pardonné : il compta humblement sur Dieu pour être sauvé ; il eut pleine confiance et espéra  bénéficier de la grâce de Dieu. Il savait que Dieu aime librement !

Devant Dieu, nous sommes tous au même point de ce publicain. Pécheurs, nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes ! Nous devons nous confier à l’amour du Christ.

* Quelle est votre attitude dans la prière : celle du pharisien ou celle du publicain ?

* Pensez-vous que seul Jésus peut vous sauver avec une parole de pardon ? (Sacrement de la Réconciliation)

Où êtes-vous avec l’amour de Dieu et de vos frères et sœurs ? 

Liens externes

◊   Liturgie : cliquez ici pour lire l’article → Trentième dimanche ordinaire, année C

◊  Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → La parabole du Pharisien et du publicain - Lc 18 (9-14)

Le pharisien et le publicain en nous / Christian Beaulieu

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Cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie

Posté par diaconos le 17 octobre 2019

Jeudi 17 octobre 2019

Cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie

Cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait :  » , alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs  tombeaux.

C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront. Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde, epuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire.

Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération. Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés.  » Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ; ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles. (Lc 11, 47-54)

Homélie

Scribes, pharisiens, docteurs de la Loi possédaient un pouvoir immense dans la société juive contemporaine de Jésus.  Jésus osa, avec une indépendance absolue, les contrer, s’opposer à eux et leur reprocher leur manière de faire…

“Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Qui purifiez le dehors de la coupe et du plat et dont le contenu provient de la rapine ou de l’intempérance. Pharisiens aveugles ! Purifie le dedans de la coupe et du plat, afin que son extérieur aussi devienne pur”

Jésus perçut très bien que les personnes qui détinrent un pouvoir devinrent facilement homicides pour le conserver : « Voilà pourquoi la Sagesse de Dieu, elle aussi, a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres. Et ils en tueront et persécuteront”

Jésus constata que le pouvoir, sous de multiples formes, fermait aux personnes l’accès du Royaume des Cieux de peur de perdre son autorité sur le royaume de la terre. “Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le Royaume des Cieux ; car vous-mêmes n’entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui le voudraient”

Jésus nous engage à ne rien craindre du pouvoir et à toujours témoigner d’une liberté d’esprit absolue, même au risque de la mort. Nous nous figurons souvent cette recommandation dans l’abstrait, et pourtant, sous des régimes politiques très durs, dits de droite ou de gauche, tant de chrétiens réalisent ce témoignage dans leur sang ou dans la privation de leur liberté.

“Or, Je vous le dis à vous, mes amis : ne craignez pas ceux qui tuent le corps et après cela ne sauraient rien faire de plus. Mais je vous montrerai qui vous devez craindre ;  craignez celui qui, après avoir tué, a la puissance de jeter dans la Géhenne. Oui, vous dis-Je, craignez celui-là” (Lc 12, 4)

S’adressant aux docteurs de la Loi, Jésus les avertit : «Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.».

Cet avertissement nous concerne aussi. Par notre baptême, nous sommes tous appelés à connaître cette Loi de Dieu et à la transmettre. Le risque est de se limiter à transmettre des autorisations, des interdits, voire de fulminer des condamnations ou d’attribuer des satisfecit. le docteur de la Loi, ne fut plus fidèle à celle-ci. Au lieu de servir la Loi de Dieu, il s’en servit.

Les prophètes reçurent de Dieu la mission de transmettre sa Parole, d’être les interprètes de ses volontés. Le prophète nous conduit à connaître le cœur de Dieu et le docteur de la Loi devrait nous aider à répondre concrètement, dans nos actes, nos paroles, notre vie, à ce cœur de Dieu : connaître l’Amour de Dieu, pour y répondre dans l’amour.

Sans une morale, sans les œuvres, la foi risque de n’être qu’une illusion, des velléités, sans fondement et sans objet. Nous pourrions toujours être tentés de nous contenter de quelques obligations ou interdits, et de nous justifier nous-mêmes, et ainsi de nous fabriquer une religion à notre mesure.

Laissons la Parole de Dieu faire irruption dans nos vies pour leur donner une lumière nouvelle, une impulsion renouvelée. Acceptons que  cette Parole de Dieu fasse irruption dans notre vie. Puisse-t-elle nous donner une impulsion nouvelle pour affronter nos journées. Il y a un enjeu vital à laisser Dieu toucher notre cœur par sa Parole, à ne pas nous laisser enterrer dans nos habitudes. Amen

Diacre Michel Houyoux

Liens externes

◊  Catholiques.Org : cliquez ici pour lire l’article →  Les prophètes, un don de Dieu

◊ À méditer  : cliquez ici pour lire l’article → Il y a urgence !

Qu’est-ce qu’un prophète ?

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