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Jésus nous enseigne comment nous devons prier

Posté par diaconos le 21 mai 2022

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Enseignement sur la prière chrétienne

# La prière chrétienne est un échange avec Dieu, fondé sur la Bible. Selon le Nouveau Testament, le croyant peut parler à Dieu comme à un père, « au Nom du Seigneur Jésus-Christ ». La prière chrétienne se réalise seul, en groupe, en tout lieu et en tout temps. Elle prend différentes formes selon les Églises. Le Notre Père est la prière commune à tous les chrétiens, directement tirée des évangiles (Matthieu, 6: 9-13 et Luc, 11: 2-4), et enseignée par Jésus à ses premiers disciples. La prière qui s’appuie sur les promesses de la Bible est un acte fondamental de la foi chrétienne, vécue comme une action de Grâce et de communion avec Dieu, une communion d’esprits entre Dieu et les siens1.

C’est Dieu le Père que le croyant prie «au Nom du Seigneur Jésus-Christ». Dans la Bible, Jésus a parfois associée la prière à la méditation, des lectures de textes bibliques, au jeûne et à des veilles. Elle est effectuée de façon individuelle ou communautaire, en tout lieu et à l’église, en position assise, debout, couchée ou à genoux. Dans les Églises catholiques et orthodoxes la prière est faite à Dieu le Père, à Jésus Christ son Fils, au Saint Esprit, et les prières adressées aux Saints et à la Vierge Marie5 sont dites des prières d’intercession.

Il est demandé à la communauté des saints, ou à la Sainte Vierge Marie, Reine des Saints, de prier la Sainte Trinité pour celui qui lui demande son intercession. Les catholiques et orthodoxes ne prient pas de la même manière Dieu le Père, Jésus le Fils et le Saint Esprit, que les saints ou la Vierge Marie. Ils prient Le Père, Jésus ou l’Esprit Saint comme Dieu, et les saints ou la Sainte Vierge comme une personne qui, parce qu’il est ou elle est tout(e) proche de Dieu, pourra intercéder.

Cette distinction n’est pas toujours visible ou comprise de prime abord. La prière à la communion des saints est une spécificité de la foi chrétienne catholique et chrétienne orthodoxe. L’utilisation d’objets de cultes (crucifix, icônes, chapelets, statues, etc.) est courante mais pas obligatoire. Les cultures et les milieux sociaux ont également une grande influence sur les manières de prier. Elles s’appuient sur des liturgies précises et selon des rites particuliers (signe de croix avec les mains, génuflexion, prosternation…

Dans le protestantisme, la prière est adressée à Dieu seul, au nom de Jésus . Dans la Communion anglicane et dans certaines Églises méthodistes, le Livre de la prière commune est utilisé comme guide de prière. Dans les églises catholiques, orthodoxes et protestantes, des moines peuvent consacrer leur vie exclusivement à la prière. Dans le christianisme évangélique, les miracles et la guérison par la foi sont possibles avec la foi et la prière, par le Saint-Esprit18. Le biblicisme fait en sorte que les miracles décrits dans la bible sont encore d’actualité et peuvent être présents dans la vie du croyant.

De l’évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :  « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »  (Mt 6, 7-15)

Jésus enseigna l’efficacité de la prière

Luc assigna à la prière du Seigneur une place tout autre que Matthieu. Selon ce dernier, elle fait partie du sermon sur la montagne, tandis que, d’après Luc, elle fut enseignée plus tard à la demande expresse d’un disciple. Un grand nombre d’excellents exégètes (Calvin, Ebrard, de Wette, Olshausen, Neander, Godet) en conclurent que Matthieu, selon son habitude de grouper certains enseignements homogènes de Jésus, avait introduit cette prière dans le discours sur la montagne. Dans ces instructions sur les diverses manifestations de la piété, l’aumône, la prière, le jeûne, après avoir condamné les prières hypocrites, faites avec ostentation et en usant de vaines redite, Jésus ajoutât : « Vous, mes disciples, priez ainsi « Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié… » et que, au milieu de la foule qui l’entourait, les yeux levés vers le ciel, il prononçât d’un ton pénétré cette prière si profonde dans sa simplicité, si riche dans sa brièveté.

Tholuck, Meyer, Stier, Gess et d’autres virent une confirmation de leur opinion dans le fait que Matthieu seul conserva dans sa plénitude ce modèle de prière. Jésus enseigna l’efficacité de la prière, soit par des analogies, soit par des contrastes, comme dans la parabole . Cette parabole renferme à la fois une promesse et une exhortation. La promesse pourrait se traduire ainsi : « Si un homme, par pur égoïsme et pour se délivrer d’un solliciteur, lui accorde sa demande, même au temps le plus inopportun (minuit), combien plus Dieu, qui connaît tous vos besoins et qui est amour ! « 

Quant à l’exhortation, c’est le solliciteur lui-même qui la fit entendre par son exemple : « Puisque, dans les circonstances les plus défavorables, mais pressés par vos besoins, vous ne craignez pas d’importuner avec insistance un homme que vous savez si peu généreux, pourquoi ne faites-vous pas de même envers Dieu qui, dans sa miséricorde infinie, est toujours prêt à vous accorder bien au-delà de toutes vos prières. « Demandez, cherchez, heurtez, c’est là ce que fit fait l’homme de la parabole ; il vous sera donné, vous trouverez, il vous sera ouvert, telle fut son expérience ; combien plus certainement sera-ce la vôtre auprès de Dieu !

Dieu exauce la prière. Parmi les dons que l’enfant demanda à son père, Matthieu ne désigna que du pain et un poisson : c’étaient les provisions que l’on prenait d’ordinaire pour le voyage. À ces trois aliments furent opposés : une pierre, cruelle ironie ; un serpent, très dangereux ; un scorpion plus nuisible encore. Qui est le père qui répondra par de tels dons à la demande de son enfant ? Cette question devient plus frappante quand, à la place d’un père quelconque, Jésus nomma le Père céleste. Quel contraste avec la bonté et l’amour du Père qui est du ciel !

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article → Jésus rend libre

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 ◊ Un message d’amour : cliquez ici pour lire l’article →  L’efficacité de la prière

◊ Père Gilbert Adam  : cliquez ici pour lire l’article → Samedi de la 5e semaine de Pâques

♥ Jérémy Sourdril : « Apprendre à prier »

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Vendredi de la cinquième semaine du temps pascal dans l’année C

Posté par diaconos le 20 mai 2022

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De l’évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : «  Mon commandement, le voici : ‘Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.’ Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. 

Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres.  » (Jn 15, 12-17)

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Soyons des amis de Jésus

Le point central de ce texte est  l’amour.  Qui en est l’objet ?  Toutes les personnes de toutes races, peuples et nations :  » La preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs. » (Rm 5, 8 )  Observer le commandement de l’amour est ce qui distingue les enfants de Dieu. Nous avons tendance à répartir les gens en deux camps : les bons et les mauvais, ceux qui aiment et ceux qui n’aiment pas !

Nous aimer les uns et les autres comme le Christ nous aime, nous fait entrer dans le monde de Dieu où il n’y a plus de distance, plus de différence, plus de crainte ni de méfiance !  Seigneur, aide-moi à supporter les personnes que je suis tenté de ne pas aimer. Voici à quoi nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Jésus nous aime d’un amour universel. Il pardonna même ceux qui le mirent à mort :  « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.  » (Lc 23, 33-34)

Comme Jésus, donnons notre vie pour nos frères, nous devons aimer par des actes et en vérité. Pour saint Jean, l’amour s’exprime par des actes et non par des intentions ou des discours. Est-ce que vous aimez vraiment, dans votre métier, dans votre famille ? Soyez attentif aux actes que vous faites. Ne vous contentez pas de belles paroles ! Agissez !

 Si vous remplissez vos journées de gestes concrets au service des autres, alors l’amour de Dieu demeurera en vous.  Ayez foi en Jésus, et aimez-vous  les uns les autres comme il nous l’a commandé.  Les chrétiens portent ce beau titre : « Amis de Jésus »   Nous sommes ses amis parce qu’il a donné sa vie pour nous, parce qu’il nous a introduits dans le secret du projet de Dieu sur le monde, parce qu’ils nous a choisis (Jn 15, 16).

Cette amitié est le fait du grand amour du Christ pour tous. Cependant nous ne pourrions nous prévaloir de cette amitié sans en vivre les exigences, c’est à dire sans demeurer fidèles aux commandements du Père et sans accomplir la mission pour laquelle le Christ nous envoie dans le monde (Jn 15, 17).

 Es-tu heureux (heureuse) d’avoir été choisi (choisie) comme ami (amie) par Jésus Christ ? Travaillons à faire connaître, là où nous vivons, cette amitié du Christ pour tous. Pour bien accomplir cette tâche, conduisons nous en amis du Christ par le témoignage de notre vie et en répondant OUI  aux appels du Père, par un véritable amour fraternel les uns pour les autre.

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◊ Catholique.org. : cliquez ici pour lire →  C’est de vous aimer les uns et les autres

◊ Père Gilbert Adam    : cliquez ici pour lire →  Jeudi de la 5e semaine de Pâques 

♥ Abbé Guillaume Le Gall :  » Aimez-vous les uns et les autres comme je vous ai aimés »

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Jeudi de la troisième semaine du Temps pascal dans l’année C

Posté par diaconos le 5 mai 2022

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Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là,, Jésus disait aux foules : «  Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui- là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. «  (Jn 6, 44-51)

Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel

Seigneur, dans ta bonté et ta miséricorde, accorde-nous la foi en ce mystère qui dépasse infiniment notre intelligence et accorde-nous d’accepter notre pauvreté spirituelle face au mystère qui se déroule devant nous et dont tu es l’origine. Prends-nous dans tes bras et Serre-nous sur ton cœur miséricordieux. Serre-nous comme celui du Père qui prend son enfant dans ses bras, lui manifestant ainsi la profondeur de son amour face à l’ignorance et à l’incompréhension du mystère qui, grâce à toi, se déroule devant lui et pour lui.

Seigneur, ouvre mes yeux et purifie mon cœur. Le saint Curé d’Ars disait à ceux qu’il rencontrait que nous étions tous de pauvres aveugles et que nous devions demander au Seigneur de nous ouvrir les yeux à la messe au moment de la consécration lorsque le prêtre, autre Christ, élève l’hostie et le calice en disant « Ceci est mon Corps ; ceci est mon sang ». Seigneur, si telle est ta volonté, accorde-moi la grâce d’ouvrir mes yeux et mon entendement pour adhérer à cette promesse.

Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire vers moi

Aujourd’hui, l’Évangile nous montre l’étonnement dans lequel vivaient les compatriotes de Jésus dans sa présence, «Cet homme-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire: ‘Je suis descendu du ciel’?» (Jn 6,42). La vie de Jésus parmi les siens avait été tellement normale, qu’au début de sa mission, ceux qui le connaissaient se scandalisaient de ses paroles.

De quel Père, que personne n’avait vu, leur parlait-il? Quel était ce pain venu du ciel qui donnerait la vie éternelle à ceux qui le mangeraient? Il niait que c’était la manne du désert car ceux qui l’avaient mangé étaient morts. «Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie» (Jn 6,51). Sa chair pouvait-elle être une nourriture pour les hommes? La consternation que semait Jésus parmi les juifs pourrait s’appliquer à nous aussi si nous ne répondons pas à une question fondamentale de notre vie chrétienne : qui est Jésus ?

Beaucoup d’hommes et des femmes se sont posé cette même question bien avant nous et ils ont répondu personnellement, ils sont allés vers Jésus, ils l’ont suivi et ils jouissent d’une vie sans fin et pleine d’amour. «(…) Et moi je les ressusciterait au dernier jour» (cf. Jn 6,44). Juan Casiano exhortait ses moines leur disant: «Approchez vous de Dieu et Dieu s’approchera de vous, car ‘personne ne peut venir à Moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire vers Moi’. Dans l’Évangile nous entendons le Seigneur qui nous invite à aller vers lui ‘Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos’». Accueillons la Parole de l’Évangile qui nos rapproche de Jésus chaque jour, accueillons l’invitation de ce même Évangile à rentrer en communion avec Lui en mangeant sa chair, car «c’est la nourriture vrai, la chair du Christ, celui qui étant le Verbe, se fait chair pour nous» (Orígenes).

Seigneur, augmente en moi la foi : que je sache vivre de ta vie et la communiquer à chaque instant : moments faciles ou moments d’épreuve. Méditez quelques instants, devant le Saint-Sacrement si cela vous est possible, sur le don que Dieu vous fait par l’Eucharistie. Le remercier tout en lui demandant pardon de la pauvreté de votre réponse..

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Dimanche de la dix-neuvième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Dix-neuvième dimanche du temps ordinaire, année B

  Je suis le pain de vie descendu du ciel : celui qui le mange vivra pour toujours

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Jeudi de la deuxième semaine du temps pascal dans l’année C

Posté par diaconos le 28 avril 2022

 Jean 3:31 fdb - Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous. Celui qui  est de la terre est la terre, et parle…

Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui vient de la terre est de la terre

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

 » Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » (Jn 3, 31-36)

Jésus et Jean-Baptiste en Judée

Jean-Baptiste confirma et généralisa le contraste absolu qu’il eut établi entre Jésus et lui. Celui qui vient d’en haut, le Fils de Dieu, est au-dessus de tous, de tous les hommes de ses serviteurs les plus éminents, fusent-ils prophètes ou apôtres. C’est ce que confirme abondamment l’expérience ; aucun des plus excellents serviteurs ne supporte la moindre comparaison avec lJésus. Jean exprima cette vérité en opposant à Celui qui vient d’en haut celui qui est de la terre : il en émane, il appartient à notre pauvre humanité déchue, il est et reste de la terre, il en porte les caractères, les infirmités ; et quand il parle, il ne peut le faire que comme étant de la terre.

.Ces paroles malgré ce qu’elles ont d’absolu, n’excluent ni la vocation d’en haut que peut avoir reçue un serviteur de Dieu (Luc 3, 2), ni les révélations ou les secours de l’Esprit de Dieu qui font de sa parole une parole divine (Jean 1, 33-34). Mais la propre expérience de Jean-Baptiste montra que ce jugement sévère n’était que trop fondé. Celui qui vient du ciel et parle de ce qu’il a vu et entendu a une connaissance immédiate et parfaite de ce qu’il affirme. Grand contraste avec  celui qui est de la terre !  Comment Jean ajouta-t-il cette réflexion attristée : mais personne ne reçut son témoignage.  Tous allèrent à lui, lui-même exprima toute sa joie de voir les prémices de l’Église se réunir autour du céleste époux.

Ce fut  que Jean  Baptiste pas plus que Jean, pas plus que Jésus lui-même, ne se fit d’illusions sur les dispositions du cœur de l’homme ; auprès de la masse des incrédules et des indifférents, le nombre des personnes qui se donnent à Jésus est infiniment petit.  Ce mot : personne, est l’hyperbole d’une profonde douleur  (Meyer) ; et Jean-Baptiste lui-même en modifia l’expression en parlant des gens qui reçurent Jésus. Celui qui a reçu dans son cœur par une foi vivante, le témoignage rendu par Jésus-Christ scella, certifia au moment de son sceau, le fait que Dieu est vrai ou véridique.

La foi, la confiance du cœur est en elle-même, de la part du croyant, une attestation de la véracité de Dieu, tandis que celui qui ne croit pas Dieu,  le fait menteur).   Ce qui n’est pas donné avec mesure, est donné sans mesure, avec une abondance infinie, comme Dieu donne. Mais à qui le donne-t-il ainsi ? Évidemment à Celui qu’il a envoyé, à son Fils qu’il aime et à qui il a remis toutes choses.  Aucun prophète ne reçut l’Esprit de Dieu d’une manière infinie et permanente. Chaque croyant le reçoit dans la mesure que Dieu lui dispense, le Fils de Dieu seul en a toute la plénitude. En parlant de ce don de l’Esprit, Jean-Baptiste pensa à ce dont il fut témoin au baptême de Jésus.  (Jn 1, 32).

C’est dans cet ineffable rapport d’amour qui l’unit au Père, que le Fils possède non seulement la plénitude de l’Esprit, mais toutes choses. « Tout ce qui est à moi, est à toi et ce qui est à toi, est à moi » (Jn 17, 10  ; Mt 11,  27  ;  1 Co 15, 27 ;  Ep 1, 22). Telle est la conclusion de tout ce qui concerne le  du Fils de Dieu, la foi en lui ou l’incrédulité à son égard ont des conséquences qui se prolongent jusque dans l’éternité. Croire en lui c’est avoir actuellement la vie éternelle.  Lui-même est la vie (Jn 14, 6) ; être avec lui, par la foi, dans une communion vivante, c’est posséder, en lui, cette vie impérissable qui, un jour, s’épanouira pleinement dans le ciel (Jn 5, 4).

Mais quels contrastes entre cette déclaration et la sentence qui suit !

  1. On s’attendait à ce qu’à ces mots : croire au Fils, seraient opposés ceux-ci : ne pas croire ; au lieu de cela, nous lisons : désobéit au Fils. C’est que, comme la foi est un acte moral de la conscience et du cœur qui constitue l’obéissance même, l’incrédulité est une révolte morale de l’homme pécheur contre Celui qui lui offre le salut.
  2. À ce verbe au présent : a la vie, se trouve opposé un verbe au futur : ne verra point la vie, ni maintenant, ni plus tard.
  3. D’une part, la vie éternelle ; d’autre part, la colère de Dieu, qui est l’indignation de la sainteté contre le péché et l’ingratitude. Cette colère demeure sur l’incrédule ; elle était donc déjà sur lui par l’effet du péché héréditaire (Éphésiens 2.3), elle reste sur lui et s’accroît par le fait du mépris de la grâce offerte.

Ces paroles sont la conclusion vraiment prophétique du discours et de tout le témoignage du Précurseur. C’est comme s’il avait dit, avec Moïse : «  Voici j’ai mis devant toi la vie et la mort !  » (Dt 30, 15).

Compléments

◊ Prêtre au milieu du peuple : cliquez ici →  Francesco Spinelli (185-1913)

◊ Défenseur des sans voix : cliquez ici →  Saint Oscar Romero (1917-1980)

◊ Un guide spirituel pour tous durant toute sa vie : cliquez ici → Saint Paul VI (1897-1978)

◊ La sainteté a vocation à être universelle : cliquez ici →  Soyez heureux, depuis le Ciel, je vous assisterai toujours.(Nunzio Sulprizio)

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊  Un saint curé; modèle pour tous : cliquez ici → Vincenzo Romano, le Curé d’Ars d’Italie

◊ Le Christ nous invite à prendre des risques pour Le suivre totalement →  Le Christ demande des choix courageux

Prières inspirées

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