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Vendredi Saint : PASSION DU SEIGNEUR

Posté par diaconos le 2 avril 2021

Le Christ s’est anéanti lui-même en prenant la condition de serviteur

Une pause par jour – 6 novembre 2018 | «Notre-Dame des 3 Vallées

 

# Le Vendredi saint est le vendredi qui précède Pâques. Ce jour-là, les chrétiens commémorent la passion et la crucifixion de Jésus-Christ. Cette fête est observée avec des pratiques et des rituels particuliers par les fidèles de nombreuses confessions chrétiennes. Le Vendredi saint, les cloches, qui appellent traditionnellement les fidèles à la célébration de l’Eucharistie, ne sonnent pas en signe de deuil. Il faut cependant préciser à partir de quel moment, car il existe différentes traditions selon les différents rites catholiques. Selon le rite romain, les cloches sonnent pour la dernière fois le soir du jeudi saint, et précisément au chant du Gloria pendant la messe du soir, puis reviennent sonner de manière festive pendant la veillée pascale, toujours au chant du Gloria, en signe de l’annonce par les chrétiens de la résurrection de Jésus. Dans le rite ambrosien, cependant, les cloches sonnent jusqu’à l’annonce de la mort du Seigneur : trois heures de l’après-midi du Vendredi saint. Après cela, ils se taisent jusqu’à la Vigile de Pâques. La célébration de la messe est également exclue dans le rite romain le samedi saint. Dans le rite ambrosien, il est également exclu chaque vendredi du Carême.

# Le Vendredi saint est la commémoration religieuse célébrée par les chrétiens le vendredi précédant le dimanche de Pâques. Il marque le jour de la crucifixion et de la mort de Jésus-Christ. Il fait partie du triduum pascal, qui s’étend du Jeudi saint (commémoration du dernier repas du Christ avec ses apôtres) aux vêpres du dimanche de Pâques. Dans la tradition orthodoxe, il est appelé « Grand vendredi » ou « Saint et grand vendredi ».

Ce jour est férié dans un grand nombre de pays ou de régions dont une partie de la population est chrétienne, en Europe (Allemagne, Espagne, Italie, Pologne, Royaume-Uni, Suisse…), au Liban, en Amérique (Argentine, Canada, Chili, 12 des 50 États des États-Unis…), en Afrique (Éthiopie, Kenya, Nigeria…) et en Asie (Hong Kong, Inde, Indonésie, Macao…). C’est également un jour férié pour les départements français de la Moselle, du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, et des collectivités territoriales de la Martinique et de la Guadeloupe. La mort du Christ et la foi en sa Résurrection sont fondamentales pour le christianisme ; ce jour est donc célébré par toutes les Églises chrétiennes. Il s’agit d’un jour de tristesse et de méditation sur la signification de cette mort1.

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Les passages du livre d’Isaïe (première lecture) et de la lettre aux Hébreux (deuxième lecture) donnent un sens à cette terrible et ignoble souffrance de Jésus. Celui qui a porté nos souffrances et nos péchés est la cause de notre salut.  C’est par lui que nous sommes sauvés, sa mort nous ouvre la vie. Le deuxième moment important de la célébration liturgique de ce soir est la grande prière universelle. Il s’agit de prier le Christ, l’espoir de tous les hommes, et de demander sa lumière pour ceux qui en ont le plus besoin.

La croix s’est levée sur le monde d’aujourd’hui. Le Vendredi saint n’est pas seulement l’anniversaire d’un événement passé. Avant tout, l’Église nous demande de croire que, par sa mort, le Christ nous apporte la certitude de notre résurrection. Le Vendredi saint, nous ne célébrons pas la messe. Cependant, à la fin de la cérémonie, nous serons invités à recevoir la communion, le corps du Christ offert pour l’humanité.

Joyeuses et saintes Pâques à vous, cher ami en Christ, et à vos proches. Avec mes salutations amicales et fraternelles.

Diacre Michel Houyoux

Pour nos iniquités, il a été écrasé

Extrait du livre du prophète Isaïe

Mon serviteur prospérera, dit le Seigneur, il s’élèvera, il sera exalté ! Les foules furent stupéfaites en le voyant, car il était tellement défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme, il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera une multitude de nations, et les rois se tiendront devant lui avec crainte, car ils verront ce qu’on ne leur a jamais dit, et ils verront des choses dont ils n’ont jamais entendu parler.

Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? A qui le bras puissant du Seigneur a-t-il été révélé ? Devant lui, le serviteur a grandi comme une plante rabougrie, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté pour attirer nos yeux, son apparence ne nous plaisait pas. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleur, familier de la souffrance, il était comme celui devant lequel on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, nous l’avons considéré comme un moins que rien. Car c’est lui qui a porté nos souffrances, nos peines dont il était accablé.

Et nous pensions qu’il était amoureux,… blessé par Dieu, humilié. Mais c’est à cause de nos rébellions qu’il a été transpercé,…et à cause de nos iniquités qu’il a été écrasé. Le châtiment qui nous donne la paix était sur lui : par ses blessures nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des moutons, chacun suivant son propre chemin. Mais le Seigneur a mis nos fautes sur lui. «  (Is 52, 13 – 53, 12).

Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau mené à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc se soucie de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé pour les émeutes de son peuple. Son tombeau a été mis avec les méchants, sa tombe avec les riches ; pourtant il n’avait pas fait de violence, on n’a pas trouvé de tromperie dans sa bouche.

Écrasé par la souffrance, il était satisfait du Seigneur. S’il donne sa vie en sacrifice de réparation, il verra des descendants, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.  À la suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le remplira. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes ; il prendra sur lui leurs iniquités.

C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, Avec les puissants, il partagera le butin, Parce qu’il s’est dépouillé jusqu’à la mort, Et qu’il a été compté parmi les pécheurs, Alors qu’il a porté le péché de plusieurs, Et qu’il a intercédé pour les pécheurs. (Is 52, 13 – 53, 12)

Le sacrifice et la gloire du Seigneur

C’était comme si le serviteur s’approchait de plus en plus du lointain et apparaissait de plus en plus clairement. Beaucoup ont été étonnés et pétrifiés à sa vue : le serviteur n’est parvenu à la gloire qu’au prix de souffrances telles qu’il a été défiguré. L’étonnement causé par sa misère n’a d’égal que celui causé par sa gloire.

Le serviteur, apparaissant soudainement dans sa gloire, a provoqué un profond choc dans le monde païen, qui a sursauté d’étonnement et d’anticipation.  Les rois le virent et se levèrent… Leur extrême surprise s’explique d’autant mieux que son destin ne leur avait pas été annoncé comme à Israël.Le rejet sans précédent du Messie par Israël s’explique par l’infirmité de son apparence.

Sous cette faiblesse, qui le scandalise, le peuple ne discerne pas le bras de Dieu. Isaïe a comparé le serviteur à une plante frêle, que personne ne remarquait, mais sur laquelle les yeux et la faveur de Dieu se reposaient, car Lui seul connaissait son prix.   Ce germe n’a pas poussé à partir du tronc d’Isaïe, comme l’a fait Isaïe 11, 1, mais à partir d’un sol desséché (du sein d’Israël) qui avait été profondément abaissé. Car le Messie apparaît ici et tout au long de cette partie d’Isaïe, non pas comme le représentant de la famille royale, le fils de David, mais comme le représentant de tout le peuple, dont il était le prêtre (le véritable Israël, Isaïe 49, 3).

Le prophète a vu l’image d’un de ces lépreux à qui la loi ordonnait de se couvrir le visage devant ses semblables (Lévitique 13, 45). Mais ici, ce sont les autres hommes qui se couvrent pour ne pas le voir, tant son apparence l’horrifie.  Nos maladies et nos souffrances étaient le salaire de son péché.

Israël raisonne comme les amis de Job : prétendant mesurer sa culpabilité à sa souffrance, ils le considèrent comme un homme que Dieu a frappé d’un mal horrible à cause d’un crime exceptionnel, considéré comme la punition directe du péché ; voir par exemple Lévitique 13, 1-59 ; le traité talmudique traitant de la lèpre est intitulé Plaies. Selon la tradition juive, le Messie fils de Joseph (le Messie humilié) devait être lépreux.

Le prophète modifie l’image pour introduire une nouvelle caractéristique : non seulement le serviteur souffre d’infirmités qui provoquent le mépris et l’incrédulité, mais la haine de son peuple est dirigée contre lui, et à la fin il succombe à une mort violente Cette mort voulue par Dieu est une punition pour ses péchés. Isaïe ne fait pas de distinction entre les fidèles et les infidèles ; tout Israël, sans exception, a péché et a besoin de la médiation du serviteur. Le prophète est en accord avec lui-même et avec tout l’Ancien Testament (Psaumes 14, 2-3 ; Psaumes 143, 2).

Loin de protester contre cette punition imméritée, le serviteur l’accepte et la supporte en silence. Le Nouveau Testament revient fréquemment sur ce type de l’Agneau de Dieu Jean 1, 29 ; 1 Pierre 1, 18-19 ; 1 Pierre 2, 23.  Le mot d’or signifie ici génération. Beaucoup l’ont appliqué à la postérité spirituelle du serviteur.

Dans sa mort, il est avec l’homme riche. L’hébreu dit simplement : dans sa mort avec l’homme riche. Il serait assez naturel de mettre en parallèle ces mots : son sépulcre avec les méchants. Il faudrait alors, avec Luther et Calvin, donner au mot riche le sens de fier ou de violent. Mais cela détournerait le mot hébreu de sa signification constante.

La sépulture d’un homme riche, bien qu’impie, n’est pas une sépulture ignominieuse, comme celle d’un malfaiteur. Si nous laissons le mot riche dans son sens naturel, les deux membres de la phrase forment évidemment une antithèse. Ceux qui ont condamné le serviteur à mort (verset 8), lui ont donné la sépulture d’un criminel.

Le récit évangélique de la mort de Jésus entre deux criminels et de son enterrement dans le tombeau du riche Joseph d’Arimathie (Mt. 27, 57) offrirait une coïncidence frappante avec cette ligne de prophétie. Mais nous avons du mal à croire que c’est là le véritable sens du texte. L’explication suivante nous semble plus naturelle : il a été enterré avec les criminels (avec lesquels il est mort) ; mais après sa mort, il a été placé par Jéhovah parmi les plus honorés.

L’expiation était une compensation offerte par la loi pour certaines infractions. Le serviteur était représenté ici comme payant la dette que les pécheurs étaient incapables de payer eux-mêmes.

C’est son âme qui a été offerte. Dans les sacrifices de l’ancienne alliance, le sang était l’élément purificateur, car c’est en lui que réside la vie ou l’âme (Lévitique 17:11). Par cette allusion aux rites lévitiques, Isaïe laisse entendre que dans les souffrances volontaires du juste serviteur du Seigneur, Israël a trouvé la réalité de ce qui n’était que représenté par les sacrifices de l’ancienne alliance.

Le prophète a mentionné une triple récompense pour les souffrances du serviteur :

  1.  une postérité : ceux que sa mort a fait revivre, Jean 12, 21
  2. de longs jours : la vie sans fin du Ressuscité, Apocalypse 1, 18 ; Romains 6, 9-10 ; Hébreux 7, 16-24
  3. Enfin, la prospérité de l’œuvre de Jéhovah entre ses mains. Cette œuvre était l’établissement du royaume de Dieu dans le monde entier, que le Rédempteur a accompli du sein de sa gloire.

La période d’humiliation et d’échec qu’il a traversée sur la terre, pendant son ministère auprès d’Israël, a été suivie d’une période de conquêtes spirituelles après son exaltation, dont le terme a été la soumission de toute l’humanité à son empire (Jean 12, 32 ; Philippiens 2, 9-11).  Le serviteur jusqu’alors méprisé, l’esclave et le puissant (Isaïe 49, 7), est devenu lui-même un homme puissant dans l’histoire de l’humanité, un de ceux qui ont marqué son développement, un des conquérants spirituels du monde, et a distribué le butin parmi les membres de la vaillante armée qui a combattu avec lui pour l’établissement du royaume de Dieu.

Diacre Michel Houyoux

Complément

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   Un temps de prière pour le vendredi saint avec les dominicains

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Lundi de la cinquième semaine du Carême

Posté par diaconos le 22 mars 2021

Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre

Jean 8:1-11 Celui d'entre-vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à  jeter une pierre | Outdoor furniture, Outdoor decor, Decor

# Souccot, « Fête des Cabanes », « des Huttes », « des Tentes » ou « des Tabernacles »), est l’une des trois fêtes de pèlerinage prescrites par la Torah, au cours de laquelle on célèbre dans la joie l’assistance divine reçue par les enfants d’Israël lors de l’Exode et la récolte qui marque la fin du cycle agricole annuel. Elle est fêtée à partir du 15 tishri (qui correspond, selon les années, aux mois de septembre ou octobre dans le calendrier grégorien) et dure sept jours, outre le ou les deux jours de la fête suivante, Chemini Atseret.

Seuls les premiers jours (le premier en terre d’Israël et dans le judaïsme réformé) sont totalement fériés. Divers rites de commémoration de l’événement historique ou de propitiation pour obtenir l’abondance des pluies et des récoltes s’y rattachent, parmi lesquels la prescription pour les Juifs de résider (au minimum prendre leurs repas) dans une soukka (une sorte de hutte, souvent décorée), et celle des quatre espèces végétales. Au cours de l’exil de Babylone, Ézéchiel insista sur le festival du septième mois qu’il incombera aux princes de respecter après la reconstruction du Temple. Souccot est d’ailleurs la première fête observée après la reconstruction du Second Temple de Jérusalem.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,  Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu,   et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.
Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? »    Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir  l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre.   Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.   Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ?
Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. » » (Jn 8, 1-11)

La fête des Tentes

Un grand nombre de manuscrits, du quatrième au neuvième siècle, omirent ce récit, et plusieurs de ceux qui l’ont conserva le marquèrent de signes de doute. Les versions anciennes, sauf quelques manuscrits de l’Itala ne le renferment pas davantage. Les Pères de l’Église des trois premiers siècles, et même Chrysostome, ne le mentionnèrent pas comme renfermé dans l’évangile. Origène, qui s’occupa de l’état du texte, n’en parla pas. Dans plusieurs documents, ce morceau se trouve placé à la fin de l’Évangile de Jean ; dans quelques autres à la suite de Luc, chapitre 21. Le style de ce récit n’est pas celui de Jean ; il porte tous les caractères des narrations synoptiques.

La fête des Tabernacles ou des tentes, l’une des plus grandes et des plus joyeuses fêtes israélites, se célébrait chaque année, à dater du quinzième jour du septième mois (correspondant à peu près à notre mois d’octobre), en souvenir du long séjour d’Israël sous les tentes du désert et du repos que ce peuple avait enfin trouvé dans la terre promise.

C’était, en même temps, la fête d’actions de grâces pour les récoltes de l’année, elle durait huit jours, dont le premier et le huitième étaient des sabbats : « Le quinze du même mois, comme la saison s’acheminait désormais vers l’hiver, Moïse ordonne qu’on construise des tentes dans chaque famille afin de se mettre en garde et de se protéger contre le froid de l’année. Et lorsqu’ils auront leur patrie, une fois parvenus dans cette ville qu’ils tiendront pour métropole à cause du temple, pendant huit jours ils célébreront une fête, et offriront alors des holocaustes et des sacrifices de reconnaissance à Dieu, en portant dans leurs mains un bouquet de myrte et de saule avec une branche de palmier et le fruit de la perséa. Ils devront, le premier jour, sacrifier comme holocaustes treize bœufs, autant d’agneaux plus un, et deux béliers avec un bouc en sus pour le pardon des péchés. Pour les jours suivants, on sacrifie le même nombre d’agneaux et de béliers avec un bouc, en retranchant chaque jour un bœuf de façon à arriver à sept. On s’abstient de tout travail le huitième jour, et l’on sacrifie à Dieu, comme nous l’avons déjà dit, un veau, un bélier, sept agneaux et un bouc pour le pardon des péchés. Tels sont les usages, consacrés par les ancêtres, que les Hébreux observent pour la fête des tentes. » (Joseph, antiquités juives III, 10, 4)

Tout le peuple érigeait sur les places, dans les rues et sur les plates-formes des maisons, des tentes, construites en rameaux verts d’arbres fruitiers, et chaque famille habitait sous cette tente, pendant toute la fête, en y prenant joyeusement ses repas. Quant au culte public, on offrait dans le temple divers sacrifices, on faisait chaque matin une libation d’eau pure, rappelant l’eau que Moïse avait fait jaillir du rocher, de plus, dans l’année sabbatique, on faisait une  solennelle lecture de la loi : « Il leur donna cet ordre : Tous les sept ans, au moment où commencera l’année de la remise des dettes, lors de la fête des cabanes, quand tout Israël viendra se présenter devant l’Éternel votre Dieu dans le lieu qu’il aura choisi, vous lirez cette Loi pour tout Israël. (Dt 31, 10-11)

Jésus n’ayant pas assisté cette année aux fêtes de Pâques ni de Pentecôte à Jérusalem, il fut assez naturel que ses frères s’attendissent à ce qu’il allât à celle des Tabernacles, car c’était le devoir de tout Israélite de se rendre au moins à l’une des trois grandes fêtes. Puisque la grande fête fut proche et que tout Israélite pieux dut y assister. .

Les frères de Jésus invoquèrent l’approche de la fête comme un argument pour le presser d’obtempérer à leur désir. Ils en trouvent un autre dans l’idée que ses disciples de Judée  ne devaient pas être privés de voir aussi les œuvres qu’il fit. Enfin ils eurent la prétention d’enseigner à Jésus un principe de conduite auquel il ne s’échappa pas.

Ses disciples furent témoins de ses œuvres, qu’ils ne purent nier, et d’autre part ils ne purent se décider à reconnaître comme Messie ce frère auquel ils furent unis par les liens du sang, qu’ils furent habitués à traiter familièrement et dont ils n’eurent pas pénétré la nature supérieure ; la sublime élévation de son caractère et de ses enseignements leur échappa même, aveuglés qu’ils furent par les grossiers préjugés messianiques qu’ils partagèrent avec tous les Juifs.

S’il fut le Messie, pourquoi exerça-t-il son activité dans cette obscure province de la Galilée ?  Si tu fais ces choses, ou puisque tu les fais, porte ton activité sur un théâtre digne de toi, au centre de la théocratie juive, à Jérusalem, manifeste-toi toi-même au monde ! C’est précisément la voie dans laquelle le tentateur voulait engager le Sauveur, celle de la gloire mondaine.

« Il y a ainsi, dans la réponse de Jésus à ses frères, quelque chose de doux, à la fois, et de sévère : doux, en ce qu’il condescend à leur faire pressentir sa situation tragique vis-à-vis du monde ; sévère, en ce qu’il les assimile à ce monde méchant qui le hait. » (Stier)

Ce fut une sérieuse difficulté que l’incrédulité  exploita dès les premiers siècles de l’Église. On sait par Jérôme que Porphyre en prenait occasion d’accuser Jésus d’inconstance. L’exégèse moderne  fit diverses tentatives pour expliquer cette parole de Jésus. Enfin une interprétation plus élevée et plus vraie, proposée par Bengel, admise par M. Luthardt et développée par M. Godet consiste à voir dans la parole de Jésus une réponse directe à la demande que ses frères lui faisaient de paraître publiquement et comme le roi Messie au sein de cette fête.

Ce serait là ce que Jésus refusa, attendu que son temps ne fut pas encore accompli. Il n’alla pas à cette fête se manifester comme Messie ; il dit : « Je ne monte pas à cette fête, et non : à la fête », ce fut qu’il en eut une autre en vue, celle de Pâque.

 Jésus, sachant qu’il était exposé à Jérusalem, ne s’y rendit pas avec les caravanes galiléennes, ni même entouré de tous ses disciples ; mais comme un voyageur qui eut de sérieuses raisons de garder l’incognito.

Diacre Michel Houyoux

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   L’homme ne vit pas seulement de pain

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