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Lundi dans l’Octave de Pâques

Posté par diaconos le 5 avril 2021

Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront

Allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là  qu'ils me verront »

# Jésus de Nazareth, né entre l’an 7 et l’an 5 av. J.-C.1. Il apparaît dans le cercle de Jean le Baptiste avant de s’engager, entouré de quelques disciples, dans une courte carrière de prédication itinérante de deux à trois ans, essentiellement en Galilée, en pratiquant guérisons et exorcismes. Il suscite engouement et ferveur, s’attirant la méfiance des autorités politiques et religieuses, avant d’être arrêté, condamné et crucifié vers l’an 30 à Jérusalem pendant la fête juive de la Pâque, sous l’administration du préfet Ponce Pilate. L’annonce de sa résurrection par ses disciples qui transmirent son histoire et ses enseignements, donna naissance au christianisme.

Pour les chrétiens, Jésus-Christ est le Fils de Dieu, le Messie annoncé dans l’Ancien Testament et envoyé aux hommes pour les sauver. Dans l’islam, Jésus de Nazareth, appelé ʿĪsā, est considéré comme un prophète majeur. Le retentissement de son message influencèrent différentes cultures et civilisations au cours de l’Histoire. Il inspira une importante production théologique, littéraire et artistique. Ainsi, lorsqu’il aborde la question de Jésus de Nazareth, l’historien sait qu’il n’est nullement en mesure de révéler ce qui a vraiment été fait ou ce qui a vraiment été dit par lui.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue.»
Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui.  Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront.»
Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé. Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous   dormions.” Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui.» Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui. (Mt 28, 8-15)

L’apparition de Jésus ressuscité

L’apparition de Jésus aux femmes avait été précédée d’une autre à Marie-Madelaine seule, à moins qu’on ne puisse, selon l’opinion de quelques exégètes, identifier ces deux apparitions, en supposant que Jésus apparut à Marie de Magdala seule, après que ses compagnes furent retournées à la ville. Le récit de Matthieu fut celui de Jean généralisé. La crainte, la joie, le bonheur de retrouver Jésus  se confondirent dans ce mouvement d’adoration, par lequel les femmes voulurent s’assurer que ce fut bien lui, et en quelque sorte le retenir.

Jésus ne donna à ses disciples ce beau et doux nom de frères qu’après sa résurrection : « Jésus lui dit: Ne me touche pas; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » (Jn 20, 17)  Ces dernières paroles de Jésus :  » C’est là qu’ils me verront », sont conformes à celles de l’ange ; elles prouvent que Matthieu n’eut pas en vue d’autres apparitions de Jésus ressuscité que celles qui eurent lieu en Galilée.

Ce fut là que Jésus eut le plus de disciples, parce qu’il y séjourna constamment  et annonça le règne de Dieu. Il put, dans cette province reculée et montagneuse, réunir sans bruit tous ceux qui crurent en lui, afin de leur donner les preuves les plus certaines de sa résurrection : « Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade » ( Jn 21, 1)

Matthieu ne rapporta pas les autres apparitions de Jésus à Jérusalem, que Luc et Jean racontèrent en détail. Il s’était formé, dans la tradition apostolique, deux courants parallèles. Les faits rapportés par cette double tradition ne s’excluent pas. Il fut naturel que Jésus apparut à ses disciples d’abord à Jérusalem, où ils étaient réunis au lendemain de sa mort, puis dans la Galilée, leur patrie, où tout les rappelait et qu’il les eut enfin ramenés à Jérusalem aux approches de la Pentecôte.

Quelques gardes racontèrent aux principaux sacrificateurs ce qui arriva. Le sanhédrin, s’étant assemblé, et en ayant délibéré, offrit une forte somme aux soldats à condition qu’ils dirent que le corps de Jésus eut été dérobé pendant la nuit par ses disciples. Il promit d’intervenir auprès de Pilate, si cette affaire vint à sa connaissance. Les soldats acceptèrent le marché.

Diacre Michel Houyoux

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◊  Chorale paroissiale de Fontainebleau  : cliquez ici pour lire l’article →  Lundi dans l’Octave de Pâques

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   Cathédrale Saint-Paul (Liège) • Lundi dans l’octave de Pâques

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Veillée Pascale

Posté par diaconos le 3 avril 2021

Ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus

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# La Vigile pascale (ou « Veillée pascale »), est la cérémonie liturgique qui prélude à la fête de Pâques. Elle clôt le Triduum pascal. Elle marque le début du temps pascal où le jeûne du carême et de la Semaine sainte est rompu. Historiquement, c’est au cours de ce service qu’on pratique les baptêmes et que les catéchumènes reçoivent leur première communion. La Vigile se tient de nuit, entre le coucher du soleil du Samedi saint et le lever du soleil de Pâques.

Dans les Églises d’Occident — Église catholique romaine, Églises anglicanes, Église luthérienne —, la Vigile pascale est une des plus importantes manifestations cultuelles de l’année liturgique. C’est à la Vigile pascale que, pour la première fois depuis le début du carême, on s’exclame « Alléluia ! », marque distinctive du temps pascal. Dans les Églises d’Orient — Églises orthodoxes et Églises catholiques de rite byzantin et autres traditions —, les cérémonies festives des Heures canoniales et de la Divine Liturgie qui sont célébrées au cours de la Vigile pascale sont les plus élaborées et les plus importantes de l’année liturgique. De nombreux croyants qui ne vont à l’église qu’une fois par an le font pour l’Office de minuit de Pâques.

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De la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères, nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute- puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts.
Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché.

Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car lui qui est mort, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c’est pour Dieu qu’il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ. » (Rm 6, 3b-11)

Crucifié avec le Christ

Ce qui en nous fut crucifié avec Christ, c’est  l’homme naturel tel qu’il naît, grandit et vit avant d’avoir été régénéré par l’Esprit de Dieu et renouvelé dans la communion avec Christ. L’homme nouveau se développe dans la proportion où le vieil homme périt.

Paul la considéra comme un fait accompli : notre vieil homme fut crucifié avec Christ. Il le fut dans la mort du Christ, à laquelle le croyant participe ; mais il ne le fut que virtuellement, en principe.

Par un acte de foi sans cesse renouvelé, le croyant doit transformer cette virtualité en une réalité. Le crucifiement du vieil homme ne s’opère pas dans le croyant d’une manière soudaine et en quelque sorte magique, le plaçant une fois pour toutes dans une condition morale où le péché serait entièrement détruit et ne lui ferait plus sentir ses atteintes.

La mort au péché dont parle l’apôtre est un état sans doute, mais un état de la volonté, qui ne subsiste qu’aussi longtemps qu’elle se tient elle même sous l’empire du fait qui l’a produit et le produit constamment, la mort de Jésus. (Godet)

Le but du crucifiement du vieil homme, c’est la destruction du corps du péché. Le corps du péché ne signifie pas seulement le corps de l’homme pécheur car Paul ne vit pas dans le corps la source, ni même le siège unique du péché. Il reconnut que  l’esprit a aussi ses « souillures ; il déclara que  la vie de Jésus se manifeste dans notre corps « portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. » (2 C0 4, 10).

Le corps du péché, c’est la totalité du péché considéré comme formant un organisme, comme ayant des  membres divers : « Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie » ( Co 3, 5)  Paul fut amené à employer cette métaphore par l’image du vieil homme cloué sur la croix. Peut-être aussi la pensée que c’est dans le corps que le péché établit son principal empire et exerce ses plus terribles ravages.

Une fois que notre vieil homme fut crucifié, le péché peut subsister encore en nous, il ne règne plus. Le croyant ne le sert plus, il n’est plus son esclave. S’il combat, s’il souffre, s’il saigne, s’il subit parfois de honteuses défaites et reçoit des blessures cuisantes, il ne languit plus impuissant sous l’esclavage du péché et de la mort. Il est de plus en plus vainqueur dans la lutte ; et cette lutte même, quelque ardente et douloureuse qu’elle puisse être, est une preuve que la vie nouvelle triomphe de la nature déchue.

Le chrétien croit qu’il participera à h vie de Christ ; sa foi repose sur un fait qui n’est pour lui l’objet d’aucun doute : sachant bien que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. La vie nouvelle de Christ appartient  à Dieu. Le Fils unique et bien-aimé vit avec le Père dans une communion de gloire éternelle, et toute son activité tend à créer et à entretenir dans le cœur des hommes une semblable vie, sainte et impérissable : « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui.  » (Lc 20, 38)

 Plus cette communion est intime et vivante, plus aussi nous constatons que nous sommes vraiment morts au péché, car nous voyons son empire sur nous diminuer graduellement ; et nous nous assurons que nous sommes vivants pour Dieu en Jésus-Christ, car nous sentons la vie divine se déployer avec puissance dans nos cœurs. Christ nous est ainsi fait de la part de Dieu sanctification aussi bien que justice :  » C’est grâce à lui que vous êtes en Jésus-Christ, lui qui est devenu, par la volonté de Dieu, notre sagesse, notre justice, la source de notre sainteté et notre libérateur, » (1 Co 1, 30)

Celui qui n’attribue pas à la mort de Jésus le rôle que Paul lui assigna, celui qui considère la résurrection de Christ comme un fait douteux ou sans importance, n’a pas encore saisi la vérité essentielle de l’Évangile et ignore le principe de la vie chrétienne. Car c’est bien la morale propre à l’Évangile que Paul montra comment la vie du chrétien prend sa source dans la mort et la résurrection de Jésus-Christ.

Diacre Michel Houyoux.

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◊ Église catholique en France : cliquez ici pour lire l’article → Qu’est-ce que la Vigile pascale ?

◊ Puiser à,la Source : cliquez ici pour lire l’article → Veillée Pascale

Vidéo Mort et ressuscité selon les écritures

https://youtu.be/2BJ10IYbv64

 

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Jeudi Saint

Posté par diaconos le 1 avril 2021

L’Esprit du Seigneur est sur moi ; il m’a consacré par l’onction

 Peut être une image de 1 personne et texte qui dit ’L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle ©LPi’

# Le Triduum pascal est une période de trois jours pendant laquelle l’Église célèbre la Passion, la Mort et la Résurrection de Jésus et qui s’étend de la messe vespérale du Jeudi saint aux vêpres du dimanche de Pâques. La messe vespérale du Jeudi saint commémore le dernier repas que Jésus prit avec ses disciples, lors duquel il instaura l’Eucharistie et il leur lava les pieds. On ne célèbre pas de messe le Vendredi saint, mais vers trois heures de l’après-midi, on commémore la Passion. On commence avec la liturgie de la Parole, qui comprend des lectures d’Isaïe, du Psaume 30(31) et de la Lettre aux Hébreux et le récit de la Passion selon Jean suivis par une Prière universelle plus longue que l’habituelle.

La seconde partie est la vénération de la Croix. La troisième, la communion donnée avec des hosties qui ont été consacrées le Jeudi saint. Après la messe, transfert du Saint-Sacrement au reposoir. La célébration de la Passion du Seigneur débute par l’arrivée du clergé en silence, par un moment de prière en silence sans salutation d’accueil, et par la prière d’ouverture sans « Oremus », et se conclut par l’envoi en forme d’une prière (précédée par « Inclinez-vous pour la bénédiction ») et par le départ du clergé en silence après avoir fait une génuflexion à la croix

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.

Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » – Acclamons la Parole de Dieu» (Lc 4, 16-21)

Jeudi Saint : fête de l’Eucharistie

 Jésus  montra, en se levant, son intention de lire et de parler. À l’ordinaire, c’était le président de la synagogue qui invitait à remplir cette fonction à quelqu’un des assistants qu’il y croyait propre  : « Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez une parole d’exhortation pour le peuple, parlez. » Paul se leva, fit un signe de la main et dit : « Israélites, et vous aussi qui craignez Dieu, écoutez » (Ac 13, 15-16)  ; mais Jésus, plein du sentiment de sa vocation sainte, s’offrit lui-même à prendre la parole, qui lui fut aussitôt accordée.

Il y avait deux portions des saintes Écritures fixées pour chaque jour : l’une tirée de la loi (parasche), l’autre des prophètes (haphthare). On remit à Jésus le livre du prophète Ésaïe à Jésus pour la lecture.  Le texte à lire était lu dans les synagogues à la fête des expiations (septembre). Mais ce passage se présenta providentiellement à Jésus en déroulant le livre.

Jésus lu tout le chapitre. Et il y eut, dans sa manière de lire, quelque chose qui fit pénétrer dans les cœurs la parole divine. De là le vif intérêt avec lequel tous attendirent son explication, de là ces regards de tous fixés sur lui. Cette scène fut empruntée par Luc à un témoin oculaire.

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Jeudi Saint : fête de l’institution de l’Eucharistie

◊Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Jeudi saint : Le Seigneur m’a consacré par l’onction, il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles.

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Jeudi saint : l’heure est venue, l’heure de Jésus ! (Jn 13, 1-15)

◊  Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Jeudi Saint : « Jésus nous a donné l’exemple du service. » (Jn 13, 1-15)

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◊ La Semaine Sainte : cliquez ici pour lire l’article → Quel est le sens du Jeudi Saint  ?
◊ Aleteia : cliquez ici pour lire l’article →  Voici comment célébrer ce Jeudi saint à la maison

   L’abbé Robert Gendreau nous explique le Triduum pascal

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Mercredi Saint

Posté par diaconos le 31 mars 2021

Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit ; mais malheureux celui par qui il est livré !

# La Cène (terme issu du latincena, « repas du soir, dîner ») est le nom donné dans la religion chrétienne au dernier repas que Jésus-Christ prit avec les douze apôtres le soir du Jeudi saint (le 14 Nissan du calendrier hébraïque), avant la Pâque juive, peu de temps avant son arrestation, la veille de sa crucifixion, et trois jours avant sa résurrection. Après avoir célébré avec eux la Pâque, il institua l’Eucharistie — selon trois des quatre évangiles canoniques — en disant : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang ».

L’idée d’un banquet communautaire célébrant l’arrivée du Royaume de Dieu existait dans le judaïsme contemporain chez les esséniens, qui anticipaient un tel repas présidé par le Prêtre et le Messie (1 QSA 2, 17-222), et qui observaient selon leur règle un repas communautaire en prévision du banquet messianique de la Fin des temps (1 QS 6, 4-63). Des textes apocalyptiques postérieurs (Baruch, Enoch, l’Apocalypse d’Elie) parlent d’une abondance de nourriture à la Fin des temps ainsi que d’un repas pris avec le Messie » Les chrétiens de toutes tendances confondues (orthodoxes, catholiques, protestants), considèrent que ce dernier repas pris par Jésus avec ses disciples institue le sacrement de l’Eucharistie.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Mercredi Saint - Père Gilbert AdamEn ce temps-là,  l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent.  Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.

 Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.

Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? »
Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! » (Mt 26, 14-25)

L’institution de la cène

Les paroles de Jésus prononcées au sujet de Marie irritèrent Judas et déterminèrent sa trahison. Ce fut Judas  qui prit l’initiative de dénoncer Jésus aux chefs des prêtres. Malgré les avertissements réitérés de Jésus  Judas s’enferma dans ns son péché et joua avec une passion qui finit par livrer son âme à la puissance des ténèbres  : « Satan entra en Judas, appelé Iscariote, qui était au nombre des Douze. » (Lc 22, 3)  Au reste, bien qu’il y ait un profond mystère dans la destinée de cet homme , comme dans celle de toute âme qui se perd,

  Judas ne prévit pas le résultat de sa trahison. de sa trahison. Il pensa que le sanhédrin se contenterait d’infliger à Jésus une peine légère ou que celui-ci ferait usage de sa puissance pour échapper à ses ennemis. Ce qui le prouva, ce fut sa conduite après l’événement.  Ces trente pièces d’argent qui étaient sans doute des sicles, était le plus bas prix d’un esclave :  » Si c’est un esclave, homme ou femme, on donnera 30 pièces d’argent au maître de l’esclave et le bœuf sera lapidé. » (ex 21, 32)

Judas n’avait pas prévu les conséquences de son action,  et qu’ainsi, dans son aveuglement, il n’y attacha pas l’importance que les événements  donnèrent à son crime. Cet argent avait été pris dans le trésor du temple, qui servait à acheter les victimes. Ainsi l’Agneau de Dieu dut être payé par ce trésor, où cependant les trente pièces d’argent ne rentrèrent plus. Le premier jour des pains sans levain, les disciples demandèrent à Jésus où ils durent lui préparer la Pâque. Jésus leur indiqua une maison amie, en ville, et les disciples exécutèrent ses ordres.

Le soir venu, il se mit à table avec les douze. Il déclara que l’un d’eux le livrera. Consternés, ils demandèrent chacun :  » Est-ce moi  ? »  Jésus désigna le traître et dit que la mort du fils de l’homme fut l’accomplissement des prophéties, mais que celui qui fut l’instrument de cette mort n’en fut pas moins coupable et malheureux. Judas demandant à son tour si ce fut  lui, Jésus le lui confirma. Pendant le repas, Jésus prit du pain, et après avoir prononcé une bénédiction, il le rompit et le donna à ses disciples en leur disant : Ceci est mon corps. Il prit aussi une coupe, et leur commanda d’en boire tous, disant : Ceci est mon sang, le sang de l’alliance répandu pour la rémission des péchés. Jésus termina le repas en déclarant qu’il ne boira plus du produit de la vigne jusqu’à ce qu’il le boive à nouveau dans le royaume de son Père. Après le chant des cantiques, ils s’acheminèrent vers le mont des Oliviers.

Le quatorze du mois de nisan, les juifs préparèrent l’agneau de Pâque et les pains sans levain, et la fête commençait le même jour à six heures du soir, bien qu’elle fût fixée au lendemain quinze, de même que le sabbat des Juifs commençait le vendredi à six heures du soir. L’après-midi du 14 nisan, avant le coucher du soleil, l’agneau pascal était immolé par les sacrificateurs dans les parvis du temple et c’était dans la soirée qu’on le mangeait.

Les Israélites, à l’origine, célébraient la Pâque debout, les reins ceints et le bâton à la main : « Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur. » (Ex 12, 11) Dans la suite, l’usage prévalut de prendre ce repas à demi couché sur le côté : « Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum. » (Lc 7, 38)

Les convives devaient être au moins dix, car l’agneau devait être entièrement mangé. Les Israélites mangeaient, avec l’agneau de Pâque, un plat composé de dattes, de figues… appelé charoset et ayant la couleur des briques, en souvenir de celles d’Égypte. Ils plongeaient dans cette sauce le pain et les herbes amères. Judas, assis près de Jésus, fit en même temps que lui ce mouvement de la main.

La vie est un don de Dieu, mais l’homme est responsable de l’usage qu’il en fait, si elle devient pour lui un mal, il ne peut l’attribuer qu’à sa faute : tel n’était pas le dessein de Dieu. En présence de la perdition d’une âme, cette parole de Jésus est d’une redoutable et mystérieuse vérité, mais dans les grandes afflictions de la vie présente, c’est par erreur que l’homme arrive quelquefois à considérer le don de l’existence comme un malheur.

L’insolence de Judas dépassa toutes les bornes. Mais cet entretien eut lieu à voix basse, Jésus ne voulant pas même alors rendre tout retour impossible à ce malheureux disciple, en le dévoilant directement aux autres. Ceux-ci en effet, ignorèrent ses intentions criminelles  : « Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela.  Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. » (Jn 13,, 28-29)

Diacre Michel Houyoux

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◊ Père Gilbert Adam  : cliquez ici,pour lire l’article → Mercredi Saint

   Avec le père Eric Beaumer, professeur de liturgie : La Cène

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